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4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 21:42

Bronisław Komorowski
1889-1940

Né près de Skorcz (près Dantzig en allemand, Gdansk en polonais), Bronisław fut tôt orphelin de père. Sa mère épousa en secondes noces Jan Fankidejski, qui lui enseigna l’histoire de la Pologne.

Le garçon étudia au Collegium Marianum à Pelpin. 

Il fit partie de la société secrète des Philarètes, cercles où l’on étudiait différentes matières avec ce sentiment unanime patriote pour la Pologne. 

Après avoir étudié la physique et les mathématiques, la médecine, les lettres et le droit, il poursuivit sa formation à Chelmno (Culm en allemand), moitié catholique et moitié protestante.

Il ressentit alors la vocation au sacerdoce, en réponse au Kulturkampf laïc de la politique prussienne de Bismarck.

Ordonné prêtre en 1914, il fut vicaire à Praust (actuelle Pruszcz, faubourg de Dantzig), une agglomération où se développait une intense industrialisation.

Nommé à Saint-Nicolas de Dantzig, rattachée de force à la Prusse mais polonaise, Bronisław enseigna l’histoire de la Pologne.

Au lendemain de la guerre, le traité de Versailles proclamait Dantzig ville libre, mais cette ville était encore majoritairement allemande. C’était localement l’expression même du germe de la prochaine guerre.

En 1924, Bronisław changea de faubourg et se retrouva à Langfuhr (aujourd’hui Wrzeszcz), où il fit construire une église nouvelle. Il y avait là une école technique fréquentée majoritairement par des polonais (qui durent évacuer en 1939).

En 1933-1934, il fut élu au parlement de Dantzig. La ville se reprenait de l’après-guerre, et les habitants allemands voulaient se réunir à l’Allemagne, tandis que les Polonais s’y attachaient ou commençaient à émigrer vers le sud, d’autant plus que sévissaient des lois anti-catholiques.

L’évêque confia la pastorale des Polonais à l’abbé Bronisław, avant de se retirer à Rome sur la pression nazie. Bronisław réunit les Polonais dans des cercles et des clubs culturels, religieux et sportifs.

Lors de l’invasion nazie du 1er septembre 1939, toute cette élite polonaise fut ratissée, quinze cents personnes arrêtées, et tandis que commençait la Deuxième Guerre mondiale, la ville de Dantzig «votait» son rattachement à l’Allemagne. 

L’abbé Bronisław fut arrêté, mis en prison à la Viktoriaschule, déporté à Stutthof, en même temps que l’abbé Marian Górecki. 

Ils y travaillèrent eux-mêmes, nuit et jour, à l’abattage des arbres, la construction des bâtiments du camp et la pose des vitres. S’ils chantaient en travaillant, ils étaient «punis». 

Le 22 mars 1940, ils furent tous deux fusillés le jour-même du Vendredi Saint, pour avoir célébré la messe la veille, le Jeudi Saint avec d’autres prisonniers. 

Rappelons que la ville de Dantzig fut rasée à 90%, faisant cent-mille morts ; les survivants, allemands, furent à leur tour expulsés par l’Armée rouge, et la ville fut de nouveau polonaise en 1945.

Ces deux prêtres ont été reconnus Martyrs de l’époque nazie, et béatifiés parmi les cent-huit Polonais en 1999.

A un ami qui lui demandait quels étaient ses sentiments dans les moments de grande humiliation (on songe aux mauvais traitements qu’il dut subir entre septembre et mars…), il répondit : Je me sens comme en chaire et je pense à faire une bonne prédication.

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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 07:29

Benedetta Bianchi Porro
1936-1964

Benedetta naquit le 8 août 1936 à Dovadola (Forli, Italie CE), unique enfant de ses pieux parents.
Dès la naissance, elle fut sujette à de nombreux problèmes de santé ; elle fut baptisée en urgence, tant on craignait pour sa vie. Toute son enfance et sa jeunesse furent ponctuées de visites aux médecins.
A huit ans, elle reçut la Première communion et commença à tenir son journal quotidien.
A treize ans, elle commença aussi à perdre l’ouïe. Ses réflexions surprenaient par leur profondeur : «(La vie) est un rêve, un rêve beau et triste à la fois, un bonheur et une douleur mêlés». Dès lors, elle cherchait à accomplir tous les actes quotidiens comme des actes d’amour.
A dix-sept ans, elle put entrer à l’université de Milan pour des études de médecine. Depuis l’enfance, elle désirait être médecin, pour aider les autres. Mais à l’université, on ne la regarde pas d’un œil favorable, car on remarque son état de faiblesse, sa surdité progressive, et en plus… c’est une femme, une des rares de l’université, à l’époque. Mais Benedetta s’accroche, et décroche son diplôme à vingt-trois ans.
Elle perdait progressivement aussi la vue. En 1956, l’opération d’un ulcère à la cornée ne résolut rien. On lui diagnostiqua ensuite une neurofibromatose, une maladie très rare. Benedetta demeura très calme au milieu de ses souffrances ; elle s’unissait à la passion de Jésus-Christ, s’offrait intérieurement, et conservait imperturbablement sa disponibilité à recevoir et réconforter ses amis. Elles poursuivit encore ses études.
Les opérations répétées, loin de lui procurer une amélioration, la faisaient empirer. Elle perdit totalement l’usage de l’oreille droite ; son corps se couvrit de plaies profondes ; surgirent aussi des problèmes dentaires : on lui retira quatorze dents.
En 1962, durant son pèlerinage à Lourdes, elle ne demanda pas la grâce d’une guérison, mais celle d’obtenir la force de persévérer dans la souffrance, pour le salut des hommes.
Elle perdit presque toute la vue, ses membres se paralysèrent. Mais elle avait encore la force de recevoir des amis, qui repartaient réconfortés alors qu’ils étaient venus pour la consoler. Ensuite, c’étaient eux qui venaient demander des prières et des conseils : elle leur transmettait sa joie de vivre, sa foi en Dieu.
Benedetta s’éteignit à cette vie le 23 janvier 1963.
Le miracle retenu pour procéder à la béatification de Benedetta, fut le réveil inattendu d’un jeune homme italien plongé dans le coma pendant dix jours après un grave accident de la route. Les parents invoquèrent l’intercession de Benedetta et le malade se réveilla sans aucune séquelle. Ce miracle fut reconnu en 2018 et Benedetta fut béatifiée en 2019.
Elle sera mentionnée au martyrologe le 23 janvier.

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 19:53

Bernardo Suárez Jurado

1910-1936

 

Bernardo Suárez Jurado naquit le 31 mars 1910 à Hinojosa del Duque (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 15 septembre 1936 à Morente.

Bernardo Suárez Jurado sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 15 septembre.

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 08:37

Blas Jesús Barbancho González

1906-1936

 

Blas Jesús Barbancho González naquit le 29 décembre 1906 à Hinojosa del Duque (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 29 août 1936 à Villaviciosa.

Blas Jesús Barbancho González sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 29 août.

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 16:08

Blanca de Lucía Ortiz de Velasco

1875-1936

 

Blanca de Lucía Ortiz de Velasco naquit le 21 novembre 1875 à Palma del Río (Cordoue, Espagne S).

C’était une pieuse personne, mariée, consciente et fière de sa foi, dont elle témoigna jusqu’à la mort.

Son martyre eut lieu le 20 août 1936 à Palma del Río.

Blanca de Lucía Ortiz de Velasco sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 20 août.

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 08:37

Bartolomé Cantador Gonzáles

1892-1936

 

Bartolomé Cantador Gonzáles naquit le 10 juin 1892 à Balalcázar (Cordoue, Espagne S).

Laïc, marié, il se montra fidèle à l’Eglise jusqu’au bout.

Son martyre eut lieu le 15 août 1936 à Balalcázar.

Bartolomé Cantador Gonzáles sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 15 août.

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 18:43

Baltasar Torrero Béjar

1865-1936

 

Baltasar Torrero Béjar naquit en 1865 à Villafranca (Cordoue, Espagne S).

Ce pieux laïc témoigna courageusement de sa foi jusqu’à la fin de sa vie.

Son martyre eut lieu le 2 août 1936.

Baltasar Torrero Béjar sera béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 2 août.

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 17:39

Buenaventura Rodríguez Bollo

1895-1936

 

Buenaventura Rodríguez Bollo naquit à Villalcampo (Zamora, Espagne OC) le 28 octobre 1895.

Il fut prêtre chez les Frères Mineurs Franciscains.

Son martyre eut lieu le 31 juillet 1936 à Puente Genil.

Buenaventura Rodríguez Bollo sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 31 juillet.

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 18:48

Baldomero Márquez García-Maribello

1860-1936

 

Baldomero Márquez García-Maribello naquit le 27 février 1860 à Hinojosa del Duque (Cordoue, Espagne S).

Il reçut l’ordination sacerdotale.

Le 27 juillet 1936, il fut martyrisé à Hinojosa del Duque.

Baldomero Márquez García-Maribello sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 27 juillet.

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 19:37

Benigna Cardoso da Silva

1928-1941

 

Benigna naquit le 15 octobre 1928 à Oiti (Santana do Cariri, Ceará, Brésil), benjamine des quatre enfants de José et Thereza Maria. Les aînés s’appelaient Carmélia, Alderi et Cirineu.

José mourut avant même la naissance de Benigna, et Teresa peu après, de sorte que les quatre enfants furent adoptés par deux sœurs, Rosa et Honorina Sisnando Leite.

L’enfance de Benigna se passa sans autres événements importants. On se rappelle qu’elle se prépara avec grande joie à la Première communion et qu’elle allait volontiers à la Messe, que sa foi était réelle et profonde ; les premiers vendredis, elle faisait pénitence par amour du Cœur Sacré de Jésus. On notait son obéissance, sa disponibilité pour tous les travaux domestiques, son très bon comportement à l’école.

C’est en 1941 qu’elle montra son union parfaite au Christ. Cette année-là, un garçon mal intentionné  et qui avait à peu près le même âge qu’elle, lui fit des avances répétées, qu’elle refusa systématiquement, encouragée en cela par les bons conseils de son curé.

A notre époque, la meilleure réaction aurait été de signaler tout de suite aux autorités le comportement du garçon, bien sûr.

Le drame eut lieu le 24 octobre : Benigna venait d’avoir treize ans ; l’après-midi, elle devait aller puiser de l’eau en un endroit que le jeune garçon connaissait bien lui aussi. Il se cacha derrière les buissons et en sortit dès qu’elle fut à sa portée ; Benigna encore une fois refusa, et le garçon devint vraiment furieux ; il sortit la machette qu’il avait prise, et frappa quatre fois la petite fille : un premier coup sectionna trois doigts à la main droite, un deuxième la blessa à la face, un troisième à l’estomac, le dernier, au cou, acheva la petite martyre. Il était seize heures.

Bien sûr, le malheureux assassin - il s’appelait Raimundo Alves Riberio, couramment Raul - s’enfuit. Ce fut Cirineu, le petit frère de Benigna, venu à la recherche de sa sœur, qui la trouva là, dans une mare de sang.

Après enquête, la police arrêta Raul qui purgea sa peine en prison. En 1991, il retourna sur le lieu de son crime, exprimant ses regrets. Avec des larmes, il s’est converti, a fait pénitence et demandé à Benigna de l’aider à sauver son âme.

Benigna devrait être béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 24 octobre.

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