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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 23:00

Bonifatius de Mayence

672-754

 

Bonifatius était né vers 672 en Angleterre, probablement à Crediton (Exeter, Devon, Wessex), et portait le nom de Wynfreth (qu’on a aussi écrit sous diverses formes : Wynfnith, Winfrid, Winfried).

Tout petit déjà il demanda à son père de le laisser aller chez les Bénédictins ; ce n’est «qu’» à sept ans qu’il fut admis parmi les bons moines d’Exeter, qui ne tardèrent pas à l’envoyer à l’abbaye de Nursling.

Excellent élève, il fut bientôt professeur ; on a conservé de lui une grammaire latine.

Il fut ordonné prêtre vers 702. 

Moine exemplaire, Wynfreth était cependant animé d’un désir missionnaire : porter l’Evangile en Germanie, d’où étaient venus ses lointains ancêtres. La Frise l’attirait, parce que cette région avait déjà été touchée par l’apostolat de saint Willibrord (voir au 7 novembre), un autre bénédictin anglo-saxon qui, parvenu en Frise, y avait évangélisé les habitants grâce à l’appui de Pépin d’Héristal, puis s’était retiré au monastère d’Echternach, qu’il avait fondé (actuel Luxembourg).

Wynfreth resta très peu de temps en Germanie. Sa première tentative restait généreuse, mais peu fructueuse encore. Arrivé en 716, il repartit en Angleterre dès 718.

Dans son abbaye de Nursling, on voulut l’élire abbé, mais un autre fut finalement élu, de sorte qu’il se sentit à nouveau appelé à partir en mission en Germanie, mais il voulut cette fois-ci se munir de la bénédiction du pape, et se rendit à Rome.

Grégoire II le reçut très paternellement, l’encouragea, le bénit ; il lui donna un nouveau nom : Bonifatius, car Wynfreth était ainsi appelé à «faire du bien». En 719 donc, Bonifatius repartit en Frise et en Hesse, où il rencontra Willibrord. Dans un nouveau voyage qu’il fit à Rome en 722, Bonifatius reçut l’épiscopat : le pape le nomma évêque et son légat pour la Germanie, sans siège particulier.

C’est à cette période qu’appartient l’épisode du chêne sacré, consacré au culte païen de Thor (ou Donar). Il le fit abattre, pour bien montrer aux habitants que ce dieu n’existait pas et ne pouvait se venger sur la population. Le bois de l’arbre servit à construire une église en l’honneur de Saint Pierre. C’est là que s’élève maintenant la cathédrale de Fritzlar.

Boniface appuyait son travail d’évangélisation sur des monastères qu’il fondait : Amönburg et Fritzlar en Hesse. 

Puis il s’occupa de la Thuringe, où il fonda les abbayes de Ohrdruff (pour les moines), de Kitzingen, Ochsenfurt et Bischoffsheim (pour les moniales). Une des moniales célèbres, qui venait aussi d’Angleterre, fut Lioba (voir au 28 septembre).

Le nouveau pape élu en 731, Grégoire III, le soutint aussi. En 732, il le nomma archevêque et lui conféra le pallium, en signe d’union avec Rome et avec le pouvoir de nommer d’autres évêques pour la Germanie. Bonifatius est et restera l’organisateur de l’Eglise en Allemagne.

Désormais, le champ d’action de Bonifatius allait être la Bavière.

La Bavière était déjà chrétienne, grâce à saint Rupert et saint Corbinien (voir au 27 mars et au 8 septembre), mais pas encore organisée. Bonifatius y réorganisa ou fonda de multiples évêchés : Regensburg (Ratisbonne), Passau, Salzburg, Freising.

Après un nouveau plerinage à Rome, Bonifatius retourna, comme avait fait saint Paul, dans les régions où il était passé et fonda ainsi les évêchés de Büraburg près de Fritzlar,, Würzburg, Eichstätt, Erfurt.

Il fonda la très fameuse abbaye bénédictine de Fulda, siège de la Conférence épiscopale allemande.

Bonifatius convoqua des conciles ; il participa à un concile pour les Francs à Soissons (743), où il aurait aussi consacré roi Pépin ; en 747, il fixa son siège archiépiscopal à Mayence, puis il organisa un nouveau voyage apostolique en Frise.

Il y alla avec une solide escorte d’une cinquantaine d’hommes, moines et soldats. Arrivés à Dokkum, ils furent attaqués par une troupe de païens ; Bonifatius eut le crâne fendu d’un coup d’épée. Toute la troupe fut exterminée.

Bonifatius reçut ainsi la couronne du martyre le 5 juin 754. Ses restes furent reportés à Fulda. 

Bien vite il fut vénéré en Germanie, mais aussi en Angleterre, dont il est le troisième protecteur après saint Grégoire le Grand et saint Augustin de Canterbury.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 23:00

Bona de Pise

1156-1207

 

Voici un récit vraiment extra-ordinaire, qu’un esprit trop rationaliste pourrait mettre au rang des histoires merveilleuses incroyables. Mais les documents historiques existent.

La naissance-même de Bona fut annoncée miraculeusement à un prêtre, nommé Giovanni, qui était alors étudiant à Paris : un ange l’avait pressé de retourner à Pise, où il deviendrait chanoine augustin et devrait recevoir une certaine Bona dans son ordre et la consacrer à Dieu.

Bona  vint au monde vers 1156 à Pise (Italie C), de Bernardo et d’une mère corse, Berta.

En 1159, Bernardo partit en voyage et ne revint pas. Epreuve bien dure pour une maman et sa petite fille (un certain Bouddha avait fait la même chose en son temps, abandonnant de nuit son épouse et son petit enfant, sans rien dire à personne, et prétendant ainsi être un «modèle» pour des millions d’hommes…). Ce que ne savait pas la petite Bona, c’est que son père avait eu, d’un premier mariage, trois fils ; elle devait en avoir révélation plus tard.

Courageuses, Bona et Berta continuèrent donc de vivre dans leur chaumière comme deux sœurs, partageant leurs joies et leurs travaux.

Or, elles dormaient dans une même pièce, mais quand Bona eut sept ans, elle fut avertie par le Seigneur d’avoir désormais à rester seule dans sa chambre : elle obéit, mais en supprimant couvertures et matelas, pour s’étendre sur de la paille. Elle se mit à jeûner trois fois par semaine au pain et à l’eau, s’habillant avec une modeste étoffe de poil de chèvre, qui couvrait une ceinture de fer qu’elle porta toute sa vie.

A la même époque, comme elle passait devant l’église du Saint-Sépulcre et qu’elle saluait le Crucifix, celui-ci se pencha vers elle et la bénit. Plus tard, dans cette même église, le Seigneur lui apparut, en compagnie de la Sainte Vierge, des deux autres Marie de l’Evangile (v. 24 avril), et de l’apôtre saint Jacques.

C’est donc vers cette époque que le prêtre Giovanni eut à recevoir Bona dans la vie religieuse. Bona s’installa dans une maison près de l’église. Un jour que Berta était venue voir sa fille, elles eurent une vision du Seigneur et de la Sainte Vierge, similaire à celle qu’avait eue Bona, mais Berta ne connaissait pas tous ces saints Personnages ! Le Seigneur lui parla, lui révéla que son mari Bernardo était vivant et que Bona devait aller le rencontrer, guidée par tous ceux qui étaient là : Berta n’y comprenait pas grand-chose et répondit seulement : Vous paraissez de bons étrangers ; je vous accorde ce que vous demandez, et voilà partie Bona avec sa sainte Compagnie.

Ils se rendirent en Palestine, où se trouvaient Bernardo et ses fils, l’un patriarche de Jérusalem, l’autre maître du Temple, le troisième dans l’Ordre hospitalier ; tous quatre eurent révélation de l’arrivée de Bona, mais ne s’en réjouirent guère, car ils détestaient les Corses ! Bernardo tenta même d’empêcher Bona de descendre du navire. Bona ne chercha pas à s’imposer et alla se réfugier dans la contrée, où elle rencontra un pieux ermite nommé Ubaldo, qui l’accompagna aux Lieux Saints.

Au carême suivant, le Seigneur annonça à Bona qu’elle aurait beaucoup d’enfants spirituels, et qu’elle devrait les aider par sa présence à se convertir, à se sanctifier. Le Seigneur lui remit alors l’anneau des Fiançailles mystiques.

Ubaldo l’informa qu’elle devait regagner Pise : elle partit, en passant par le lieu du Calvaire, où elle fut blessée et capturée par des Musulmans ; des marchands pisans la rachetèrent et la ramenèrent à son pays. Elle se retira dans une vie de recluse, dans la prière et la contemplation, et c’est alors que commença sa mission de mère protectrice. Nous sommes en 1175 : Bona a dix-neuf ans !

Neuf fois, elle fut envoyée sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, assistée de l’apôtre saint Jacques, pour accompagner les pèlerins durant ce long pèlerinage de plusieurs mois, mais elle alla aussi à Rome, à Saint-Michel du Mont Gargan, à Jérusalem. Sa mission maternelle était d’encourager les pèlerins, de les soigner dans leurs maladies, et surtout de les aider à ne pas se contenter de «faire un pèlerinage», mais principalement à prier et à se sanctifier vraiment.

Bona guérit un pèlerin blessé par un brigand (et convertit le brigand) ; elle fit passer les pèlerins sur une rivière dont le pont avait été détruit ; elle aida, avec saint Jacques, une brave personne de Pise à construire une église en l’honneur de saint Jacques, qui s’appela Saint-Jacques-di-Podio…

Elle lisait dans les cœurs, avertissait un confesseur de Pise du vrai état intérieur de ses pénitents, reprochait à un autre d’avoir l’intention de rédiger les miracles qu’elle accomplissait avec saint Jacques.

Deux ans avant sa mort, elle fut invitée par Jésus-Christ à retirer sa ceinture de fer et à la remettre au prêtre Giovanni, qui devait en faire une croix, mais le prêtre n’eut rien à faire : à peine eut-il chauffé le métal, qu’il se transforma en une croix magnifique, tandis que Giovanni était enveloppé d’une lumière éclatante ; de cette lumière se détacha une goutte de sang qui tomba sur la croix. Quel sens attribuer à ce prodige ? Bona fut sans doute la seule à comprendre.

Bona fit encore un dernier pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, dans des circonstances miraculeuses, car son corps était désormais bien affaibli par l’âge et les pénitences. Elle tomba malade peu avant son retour à Pise et les Religieux allèrent la chercher. Elle mourut le 29 mai 1207. 

La tradition a canonisé Bona, sans autre déclaration officielle de l’Eglise. 

Mais l’histoire de n’arrête pas là : au 20e siècle, le pape Jean XXIII (v. 3 juin) proclama sainte Bona patronne des hôtesses de l’air.

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 23:00

Bernard de Roquefort

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Bernard de Roquefort (ou Rocheforet) fut un prêtre de l’Ordre dominicain.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

 

 

 

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 23:00

Bernard de Toulouse

? - 1242

 

Lire la notice Avignonet (Martyrs d’)

 

Bernard, clerc du diocèse de Toulouse, était le secrétaire du chanoine Raymond de Cortisan, dit Escriban.

Il est commémoré avec ses dix Compagnons le 29 mai.

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 23:00

Bede le Vénérable

672-735

 

Le nom de saint Bede devrait se prononcer, en anglais, bi:d, mais les Français, qui ne sont pas toujours des linguistes passionnés, l’ont toujours orthographié et prononcé : Bède. Laissons faire.

Bede, donc, naquit en 672 ou 673, en Northumbrie (Angleterre).

Orphelin à sept ans, il grandit à l’ombre du couvent bénédictin de Wearmouth. Il fut ainsi sous la vigilante responsabilité de saint Benoît Biscop (voir au 12 janvier), puis de saint Ceolfrid à Jarrow (voir au 25 septembre).

Il fut ordonné prêtre en 702.

Fin lettré, Bede écrivit une traduction en grec (inachevée) de l’évangile de saint Jean ; il connaissait tous les auteurs anciens, grecs et surtout latins, sans oublier les Pères de l’Eglise. 

Bede fut l’encyclopédie vivante de la science de son époque, mais il est surtout célèbre pour son travail d’histoire. Son Histoire ecclésiastique du peuple anglais l’ont fait appeler le père de l’histoire anglaise. Son Martyrologe, un ouvrage précieux quant à sa méthode rigoureuse, le montre vraiment soucieux de l’impartialité et de la vérité.

Il écrivit aussi des commentaires sur l’Ecriture, que salua saint Boniface (voir au 5 juin) en nommant son auteur sagassimus investigator.

Il est beau de mentionner ses derniers moments. Le jour de sa mort, il s’occupait encore à corriger des textes. Son disciple, Cuthbert, lui signala qu’il manquait encore un chapitre. Bede lui dit : Prends ta plume et écris aussi vite que possible. A la dernière phrase, il le pressa encore un peu. Quand il eut fini, Bede se prosterna pour chanter Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, et expira.

C’était le 26 mai 735.

Sa dépouille fut placée dans la cathédrale de Durham, et profanée au 16e siècle, lors de la persécution anglicane.

Saint Bede le Vénérable fut proclamé Docteur de l’Eglise en 1899.

Sa fête liturgique est au 25 mai.

 
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 23:00

Bernardino degli Albizzeschi

1380-1444

 

Né le 8 septembre 1380 à Massa Marittima, Bernardino perdit sa mère avant trois ans et son père à six ans. C’étaient de pieux parents, qui le firent baptiser le jour-même de la naissance.

Orphelin, Bernardino fut élevé par des parents à Sienne ; c’est pourquoi on l’appelle communément Bernardino de Sienne.

Il étudia le droit canonique, la théologie, les Ecritures.

Très poussé vers la dévotion mariale, il fut épris d’une très noble dame, la Vierge Marie, et s’affilia à dix-sept ans aux Disciplinati Confraternitatis B. Mariæ.

En 1402, il entra au couvent des Frères Mineurs de Sienne, puis gagna le couvent des Observants à Colombaio,. Il fit la profession en 1403.

Au cours d’une quête en ville, il se servit de sa discipline pour repousser une femme de mauvaise vie : celle-ci fut définitivement convertie.

En 1404, il était ordonné prêtre, car il avait déjà accompli les études, et fut chargé de mission dès 1405. Ce fut désormais une vie de prédication qui le mena, à part quelques intervalles comme gardien de couvent (il fonda celui de Capriola, où il se retira aussi entre deux voyages), à Milan, Bergame, Côme, Mantoue, Plaisance, Brescia ; plus tard à Venise, Vérone, Vicenza, Belluno, Ferrare, Bologne, Florence, Sienne bien sûr, Arezzo, Pérouse, Orvieto ; le Latium avec Orvieto, Viterbe, Rome.

Partout, ses prédications touchèrent les pécheurs, réconcilièrent les factions, retournèrent les mœurs. 

Bernardino développa la dévotion au Saint Nom de Jésus, montrant partout les trois lettres IHS (Iesus, hominum Salvator : Jésus, Sauveur des hommes).

Ses prédications s’accompagnèrent de miracles retentissants, surtout de conversions de personnages importants. Il traversa un lac sur son manteau, le batelier ayant refusé de le passer. Il fit aussi le miracle de convaincre des dames de Florence d’abandonner leurs tenues luxueuses. Un lépreux fut guéri en chaussant les sandales de Bernardino…

Tout de même, en 1427, il fut dénoncé au pape comme hérésiarque et reçut l’interdiction de monter en chaire, jusqu’à ce que le pape fût mieux éclairé et, au contraire, encourageât Bernardin à parler.

Il refusa l’évêché de Sienne qu’on voulait lui proposer.

En 1438, de gardien de Capriola, il fut nommé vicaire général pour tous les couvents de l’Observance franciscaine, charge dont il démissiona en 1442.

Son dernier voyage de mission le porta - à dos d’âne cette fois-ci - en Lombardie, en Ombrie : Foligno, Spolète, Rieti, et L’Aquila, où il s’éteignit le 20 mai 1444, en la veille de l’Ascension.

On a pu conserver de lui plusieurs ouvrages des discours qu’il prononça peut-être par centaines.

Bernardino était ami de deux grands Saints contemporains : Giacomo de la Marche (voir au 28 novembre) et Giovanni de Capistran (voir au 23 octobre). Ces deux derniers hâtèrent le procès en vue de la canonisation, qui advint en 1450.

Saint Bernardino de Sienne est fêté le 20 mai.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 23:00

Biagio de’ Signori

1676-1740

 

Biagio (Blaise) naquit le 30 octobre 1676 à Corte (Corse, alors gênoise).

A dix-sept ans il entra chez les Capucins, et passa chez les Frères Mineurs de l’Observance, prenant en 1693 le nom de Teofilo.

On l’envoya étudier la philosophie à Rome, la théologie près de Salerno, où il fit la profession solennelle et fut ordonné prêtre.

Il embrassa ensuite la vie érémitique dans le Latium, où il rencontra saint Tommaso de Cori (voir au 11 janvier).

Il resta proche de ce dernier à Bellegra, puis retourna en Corse en 1730, pour fonder un couvent franciscain à Zúani ; en 1734, il fut rappelé à Rome et à Bellagra en 1735, avant de fonder un nouveau couvent à Fucecchio (Toscane).

Biagio-Teofilo de Corte mourut le 19 mai 1740 à Fucecchio. Il fut béatifié en 1896 et canonisé en 1930.

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 23:00

Beatrice d’Este l’Ancienne

1192-1226

 

Cette Beatrice, née vers 1192, était la fille du marquis Azzo VI d’Este de Ferrare et de Sofia, comtesse de Savoie.

Elle connut la vie brillante de la cour dans les châteaux d’Este et de Calaone, où l’on admira unanimement sa beauté et ses vertus.

Son père mourut au combat dans les rivalités entre guelfes et gibelins ; son frère fut assassiné (ou empoisonné) en 1215 : ces tristes événements l’aidèrent à considérer la vanité de ce monde et elle se retira au monastère bénédictin de Sainte-Marguerite de Salarola, près du château de Calaone, où elle resta un an et demi (1220-1221).

Mais il y avait un petit désaccord avec son frère, Azzo VII, nouveau marquis d’Este. Beatrice travailla à la réconciliation, puis obtint de l’évêque un ancien monastère abandonné, sur le mont Gemola, qu’elle restaura de ses biens. 

Là, dans la solitude et la pénitence, elle se distingua par son amour de l’humilité et de la pauvreté. D’autres femmes de la noblesse la rejoignirent et formèrent une communauté de dure pénitence et de prière.

Beatrice, qui refusa constamment d’être élue abbesse, vaincue par la tuberculose, s’éteignit à ce monde qui passe pour entrer dans le monde de l’éternité, le 10 mai 1226.

Le culte dont on l’honora fut approuvé en 1763.

Il ne faut pas confondre cette première Beatrice avec celle du même nom, sa nièce (v. 18 janvier) ni avec une autre homonyme du 15e siècle, qui fut même béatifiée par confusion avec la précédente !

Notre Martyrologe la mentionne au 10 mai.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 23:03

Benincasa de Montepulciano

1375-1426

 

Benincasa s’appelait réellement Giovanni Benincasa, soit Jean de bon augure, et naquit en 1375 à Montepulciano (Sienne, Toscane, Italie C), même si on l’a parfois fait naître à Florence, qui n’est pas loin.

On se heurte dans la biographie de Benincasa à deux sources «authentiques» dont certains détails ne coïncident pas.

Adolescent, Benincasa entra dans l’Ordre des Servites de Marie.

A vingt-cinq ans, il décida de se retirer dans un ermitage de Monticchiello, sur un terrain appartenant aux Servites, où ils devaient édifier un couvent en 1494. Benincasa se construisit une cabane (ou bien : occupa une grotte) et, pour vivre, confectionna de petits objets artisanaux qu’il échangeait contre un peu de pain que lui apportaient des visiteurs.

L’autre source affirme que le lieu de cet ermitage était le Monte Amiata, là où s’était lui-même retiré saint Filippo Benizi (v. 22 août).

Benincasa n’avait pas besoin de beaucoup d’aliments, tant il se mortifiait dans le jeûne ; par ailleurs ses visiteurs ne pouvaient jamais entrer dans cette cabane, car il n’apparaissait qu’à la fenêtre, et encore, jamais aux femmes. Il devait sans doute recevoir son directeur de conscience, pour se confesser et recevoir l’Eucharistie.

Les tentations de la chair ne manquaient pas, et il demandait à Dieu la force de les vaincre, disant que le Seigneur l’avait immergé dans le feu pour le libérer de la rouille.

L’ermite ne perdait pas son temps : d’un signe de croix, il libéra des possédés ; l’eau qu’il bénissait guérissait les malades qui la buvaient.

Quand il eut cinquante ans (1425), le Supérieur général des Servites lui aurait enjoint de gagner le proche monastère (sans doute pas celui de Monticchiello, édifié seulement en 1494). Il avait dû être averti par le Ciel, car Benincasa mourut effectivement peu après, le 9 mai 1426 : ce jour-là toutes les cloches de l’endroit se mirent à sonner.

Le corps de l’ermite fut déposé dans une église de Monticchiello, près de laquelle les habitants, reconnaissants envers les bienfaits miraculeux de Benincasa, aidèrent les Servites à édifier le couvent dont il était question plus haut. Au 16e siècle, église et couvent furent abandonnés, et les restes du Bienheureux furent déposés dans l’église paroissiale, où ils se trouvent encore maintenant.

Le culte de Benincasa fut confirmé en 1829 et le Martyrologe le mentionne au 9 mai.

 

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 23:00

Bartolomeo Puccio Francesco

1250-1330

 

Bartolomeo Puccio Francesco était de famille noble et naquit vers la moitié du 13e siècle à Montepulciano (Toscane, Italie C).

Rien de particulier dans son enfance et son adolescence ; rien de particulier non plus dans le fait qu’il épousa Millia del Pecora, fille d’un capitaine, avec laquelle il eut quatre enfants.

Dans cette belle famille, aisée, on tenait à vivre le christianisme sans demi-mesure, et les pauvres recevaient un accueil fraternel, en particulier lors d’une période de famine qui assombrit la vie sociale de la région.

En 1290, les enfants de Bartolomeo avaient atteint l’âge de la majorité et ce papa prit alors une grave décision : il demanda à être admis au couvent des Frères Mineurs franciscains. Ce n’était pas un coup de tête, ni une décision mystérieuse qu’il prit sans en parler à personne : son épouse suivit d’ailleurs son exemple peu après et fit à son tour le vœu de chasteté.

Certains cependant le prirent pour un malade, un dérangé, et se moquèrent de lui ouvertement en le rencontrant dans la rue. Bartolomeo ne se soucia pas du qu’en-dira-t-on et vécut désormais les quarante années qui lui restaient à vivre, dans la prière et l’effacement.

Ceux qui s’étaient moqués de lui purent bientôt changer d’avis : le bruit se répandit que Bartolomeo était favorisé de visions de la Sainte Vierge et des Anges ; il y eut aussi des miracles. 

Bartolomeo mourut très âgé, sans doute octogénaire, le 6 mai 1330.

En 1880, fut confirmé son culte ab immemorabili et ce Bienheureux fut inséré dans la récente édition du Martyrologe.

 

 

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