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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 23:00

Baiduo Liu Wenyuan

1760-1834

 

Baiduo (Pierre) était né vers 1760 à Guizhou (Chine).

Il se maria et se convertit au Catholicisme.

Catéchiste, il subit une première fois la prison en 1797, puis il fut exilé en Mongolie pour sa foi, en 1814.

Ayant bénéficié d'une “mesure de clémence”, il put rentrer chez lui en 1827. Sans tarder, il se mit au service des missionnaires.

A la reprise de la persécution, beaucoup de Chrétiens furent mis en prison, mais Baiduo put éviter d'être arrêté.

Toutefois, courageusement, il visitait les prisonniers, pour les encourager, leur apporter consolation et réconfort. Parmi ces prisonniers, se trouvaient ses propres fils.

Baiduo fut repris et condamné à mort.

 

Son exécution, par strangulation, eut lieu le 17 mai 1834.

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 23:00

Bartholomeus Baba Han'emon

1574-1627

 

Il était né vers 1574 à Fukae (Nagasaki, Japon). Il était marié.

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 23:00

Boniface IV

617-615

 

Fils du médecin Johannes, né dans les Abruzzes (Italie centrale), il était moine à Rome. Du temps de Grégoire Ier  il était diacre dispensator, c’est-à-dire responsable de l’administration du patrimoine.

Succédant à Boniface III après plus de dix mois de vacance du siège apostolique, il est le soixantième pape.

Comme l’empereur Phocas montrait de bonnes dispositions envers le pontife romain, Boniface lui demanda de confirmer officiellement la primauté du siège romain sur celui de Constantinople.

Le même empereur céda au pape le temple romain du Panthéon, qui était encore debout malgré les démolitions des temples païens, et le pape le consacra au culte en l’honneur de la Vierge Marie et de tous les Saints sous le titre de Sancta Maria Rotunda : premier exemple dans l’histoire de l’Eglise d’un temple devenu église. C’est à cette occasion que fut composée la messe Terribilis de la Dédicace.

En 610 il y eut un concile à Rome où il fut traité de “la vie et le repos des moines”. L’évêque anglais Mellitus fit qu’on parla de l’ordination des moines “s’ils avaient les qualités requises” et qu’ils pouvaient exercer le “ministère de lier et de délier”. Les usages celtes y furent abolis.

On ne connaît pas la réponse ni la réaction de Boniface IV aux vives admonestations que se permit de lui écrire saint Colomban (malgré toute la déférence de celui-ci pour le Saint-Siège).

Il y eut à cette époque des inondations à Rome, une période de famine et d’épidémie de peste.

Boniface IV mourut le 25 mars pour les uns, le 8 mai 615 pour les autres, et c’est cette dernière date qui est retenue au Martyrologe Romain. Son pontificat aurait duré cinq ans, huit mois et douze jours.

 

Il eut pour successeur Deusdedit (Adeodatus) Ier.

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 23:00

Benoît II

683-685

 

Benedictus était romain de naissance, et attaché à l’Eglise dès l’enfance, appliqué à l’étude de l’Ecriture et du chant ecclésiastique, qu’il considérait comme l’apprentissage de ce que font les saints au paradis.

Élu au siège apostolique en 683, il succédait à saint Léon II comme quatre-vingt-unième pape, connu pour sa piété, son humilité, sa douceur, sa patience, son amour des pauvres.

Un “incident” marqua son élection, car à cette époque on devait attendre la confirmation de l’élection par l’empereur avant d’introniser le nouveau pape. Cette attente dura près d’un an dans le cas de Benoît II. C’est d’ailleurs ce dernier qui, d’entente avec l’empereur Constantin Pogonat, décida qu’il ne serait plus nécessaire d’attendre cette confirmation.

L’empereur était justement bien disposé envers le pape : il lui fit adopter ses deux fils, Iustinianus et Heraclius.

Benoît II s’employa à faire recevoir partout les décrets du concile de Constantinople contre le monothélisme. Entre autres, il demanda à l’épiscopat espagnol de s’exprimer plus clairement à ce sujet.

Le pape chercha à ramener le patriarche d’Antioche, Makarios, à la sainte union, car il avait été déposé un moment pour hérésie. Il se montra favorable à la cause de l’archevêque d’York, saint Wilfrid, pour le faire réintégrer sur son siège.

Le pontificat de Benoît II fut très bref, mais intense en œuvres diverses : réparation d’édifices, souci des pauvres, conversion des hérétiques.

 

Benoît II mourut le 8 mai 685, et eut pour successeur Jean V.

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 23:00

Bolesław Frąckowiak

1911-1943

 

Né le 8 juillet 1911 à Łowęcice (Jarocin, Poznan, Pologne), il était huitième des douze enfants de Andrea et Sophia Płończak, de bons catholiques.

En 1927, il entra au petit séminaire.

A dix-huit ans, il entra au noviciat de la Société du Verbe Divin à Gorna Grupa. C’était un missionnaire dans l’âme. Il prit le nom de Grzegorz (Grégoire).

Il fut réceptionniste et travailla à l’imprimerie comme relieur professionnel.

On le savait particulièrement sensible pour les pauvres : beaucoup venaient trouver auprès de lui quelque chose à manger, un accueil chaleureux, une bonne parole. On l’appela l’ami du pauvre.

Les étudiants du petit séminaire appréciaient aussi sa gentillesse, sa simplicité et sa profonde spiritualité.

Il fit sa profession solennelle le 8 septembre 1938, bien conscient d’offrir sa vie pour le Christ et l’Eglise. 

Au début de la Guerre mondiale, la maison de Gorna Grupa fut réquisitionnée et transformée en camp d’internement de prêtres, obligeant les religieux à la quitter. Bolesław-Grzegorz commença par s’installer chez des parents à Poznan ; il y fut sacristain à Saint-Martin, enseigna le catéchisme et même baptisa quelques nouveau-nés.

Quand le curé fut arrêté par la Gestapo, il n’était plus possible de conserver la Sainte Eucharistie sans risque de profanation ; aussi Bolesław-Grzegorz invita les paroissiens à venir adorer le Saint Sacrement pendant un jour et une nuit sans relâche, après quoi il donna la communion à tous les présents.

Bolesław-Grzegorz trouva momentanément du travail dans une imprimerie de Jarocin, proche de chez lui. Il eut l’occasion de recevoir et de faire passer du matériel anti-nazi, des pamphlets ; un Collègue le dissuada de continuer, et il obéit. 

Un an après, la Gestapo découvrit ces activités. Parmi les arrêtés, se trouvaient des hommes mariés et pères de famille. Bolesław-Grzegorz posa la question à son directeur spirituel : Pourrait-il prendre sur lui la responsabilité de ces hommes ? Son directeur lui répondit : Si tu en as le courage et la force. Mais cela signifiera sacrifier ta vie. 

Bolesław-Grzegorz se confessa, reçut la communion, et tendit la main à son directeur en lui disant : Au revoir, mais pas sur cette terre.

Revenu à la maison, il fut arrêté le lendemain même. Il «confessa» son crime, et l’un des autres suspects fut immédiatement remis en liberté.

Bolesław-Grzegorz fut mis en prison et torturé à Jarocin, conduit à Poznan, et finalement à Dresde, où il fut condamné à être guillotiné.

Peu avant de mourir, il écrivit à ses parents quelques mots :

Je vous écris pour la dernière fois. Quand vous recevrez cette lettre, je ne serai plus en vie. Aujourd’hui, mercredi 5 mai 1943, à 6.15, je serai exécuté. Priez pour moi. Il est déjà une heure du matin, et à deux heures le prêtre m’apportera Jésus. Ne pleurez pas, mais priez pour mon âme. Je suis complètement en paix. Dieu vous bénisse. Restez fidèlement catholiques. Pardonnez toutes mes fautes. Je suis désolé pour ma pauvre maman. Que Dieu vous protège. Nous nous reverrons au ciel.

Bolesław-Grzegorz a été béatifié en 1999.

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 23:00

Benvenuto Mareni de Recanati

† 1289

 

Il y a parfois de grands saints dont l’humilité semble vouloir l’emporter sur la célébrité même dans l’éternité.

Le frère Benvenuto, un frère lai, c’est-à-dire “laïc”, qui n’a pas reçu les ordres des clercs, mais qui s’était consacré corps et âme pour chercher dès cette vie la voie de la sainteté, s’éleva au sommet de la perfection par une fidélité inviolable à la règle franciscaine. Il vécut dans une constante union avec Dieu et eut de fréquentes extases.

Le couvent franciscain de Recanati, dans la province italienne des Marches, avait été fondé en 1212. Un des premiers frères fut, justement, le frère Benvenuto, dont on ne connaît rien d’autre que ses extases et sa douceur. Plusieurs documents historiques parlent de lui comme d’un homme “illustre par sa vie et ses miracles”. “Il avait une dévotion toute spéciale pour écouter la Messe, et il lui semblait serrer dans ses bras le Christ, tant était forte et extraordinaire sa dévotion pour le corps du Seigneur.”

Un des signes de sa haute sainteté est cet épisode où, occupé à préparer le repas des frères, il eut un désir ardent d’aller se recueillir devant le Saint Sacrement, quelques instants, avant de revenir à son travail. Mais son ardeur le plongea dans une extase qui dura fort longtemps, après quoi il fut tout angoissé pour les victuailles qui seraient sans doute perdues. Arrivé dans la cuisine, il trouve un beau jeune homme occupé à manier la casserole et qui lui dit d’inviter les frères à venir manger. Aussitôt, il appelle les frères et leur dit : Mangez, mes amis, tout cela vous est préparé par l’ange du Seigneur. Et eux de constater qu’ils n’avaient jamais rien mangé d’aussi bon.

On n’a pas su combien d’années vécut notre Bienheureux. Un examen des restes de son corps aboutit à la constatation qu’il ne mesurait guère plus d’un mètre soixante-quatre, et qu’il dut s’éteindre à un âge avancé, et c’était le 5 mai 1289.

Les documents de l’époque parlent souvent de “saint Benvenuto”, à qui on décide d’élever un tombeau digne de sa sainteté. Mais Benvenuto est jusqu’à présent resté dans l’humilité et n’a pas été canonisé. Son culte immémorial a été confirmé au XIXe siècle. 

 

La fête du Bienheureux fut autrefois célébrée le 17 septembre, jour où l’on commémorait, depuis 1340, les stigmates reçues par s.François d’Assise en 1224. Mais le bienheureux Benvenuto est mentionné le 5 mai au Martyrologe Romain, jour où il est désormais célébré. Un calendrier local le mentionne aussi le 23 mai.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 23:00

Bolesław Strzelecki

1896-1941

 

Bolesław était né à Suwalki Poniemuniu (Pomogne) le 10 juin 1896.

Il fréquenta le séminaire de Sandomierz et reçut l’ordination sacerdotale le 21 décembre 1918.

Il exerça sa charge pastorale à la paroisse Saint-Michel de Ostrowiec puis à Radom. On le connaissait pour sa grande activité caritative envers les pauvres et les nécessiteux. On l’a appelé le saint François de Radom.

Entre 1919 et 1923, il fréquenta l’université de Varsovie et reçut le doctorat en droit canonique.

Il fut chargé de l’inspection des écoles d’enseignement religieux en même temps qu’il était le confesseur pour les religieuses, avant d’être nommé curé à Radom.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, il montra son patriotisme polonais en protégeant des prisonniers de guerre évadés.

Arrêté en janvier 1941 par les Nazis, il fut envoyé au camp de Auschwitz (Oswiecim) ; là, il retrouva des prisonniers originaires de sa paroisse, pour lesquels il quémanda un peu de pain.

Il mourut d’épuisement peu après, le 2 mai 1941, jour où le commémore le Martyrologe.

Il a été béatifié en 1999 avec une centaine d’autres Compagnons victimes de la répression nazie, qui sont honorés ensemble le 12 juin.

 

Dans l’actuel diocèse de Radom, il est le patron de la Caritas, avec saint Albert Adam Chmielowski et Mère Teresa (voir aux 25 décembre et 5 septembre).

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 23:00

Benoît-Joseph Labre

1748-1783

 

Né le 25 mai 1748 à Amettes (Boulogne-sur-Mer, Pas-de-Calais), Benoît-Joseph était l’aîné des quinze enfants de parents chrétiens, qui vivaient de leur terre et d’un petit commerce de mercerie.

Le nom de Benoît-Joseph lui fut donné par son parrain, un saint prêtre de la famille.

Le garçon apprit à développer de bonnes qualités pour modérer les moins bonnes : la douceur et l’obéissance dominèrent sa vivacité. Très tôt il sut recevoir des mortifications sans se plaindre, comme lorsqu’un domestique du presbytère le maltraita sans raison (car il arrive que ces braves gens se croient un peu plus maîtres de céans que leurs «patrons» et finissent par n’en faire qu’à leur tête). 

Benoît-Joseph avait le cœur ouvert aux malheureux, aux étrangers de passage ; il s’imposa des pénitences sévères, comme de dormir la tête sur une planche, de pratiquer l’abstinence avant même l’âge autorisé par l’Eglise.

Dès seize ans, il pensa à la vie religieuse. Commença alors pour lui une série de démarches et de voyages infructueux. Benoît-Joseph se sentait attiré par la vie des Trappistes. Sa famille s’y opposait, son confesseur l’en dissuadait aussi ; on lui suggéra la Chartreuse, mais Benoît-Joseph n’y trouva jamais la paix.

Pendant quelques années, il fut ainsi aux Chartreuses de Val-Sainte, Neuville ; aux Trappes de Mortagne (Normandie), de Sept-Fonts… toujours à pied.

Ces échecs successifs l’amenèrent à comprendre qu’il devait vivre son idéal trappiste dans le monde, dans l’abnégation totale, dans la vie d’oraison, la pauvreté et la pénitence. Il devint un perpétuel pèlerin, et voyagea à travers l’Europe, de sanctuaire en sanctuaire, édifiant partout les fidèles et le clergé par son humilité, sa piété, malgré l’aspect repoussant de ses haillons. On a dit que par pénitence il ne s’était plus jamais lavé de sa vie.

Son bagage consistait en trois livres : le Nouveau-`Testament, l’Imitation de Jésus-Christ, le Bréviaire. Il portait sur la poitrine un crucifix, au cou un chapelet et dans ses mains le rosaire.

D’après les souvenirs de ses passages en divers lieux, on a pu estimer qu’il parcourut à pied quelque vingt-cinq mille kilomètres. Il fit par exemple onze fois le pèlerinage de Rome à Loreto.

Ses trajets le portèrent à : Paray-le-Monial (Saône-et-Loire, où apparut le Sacré-Cœur), Tarare (Lyon, où les Capucins le prirent pour un espion et le jetèrent), Dardilly (où l’accueillit le père de Jean-Marie Vianney), Chieri (Piémont, d’où il écrivit pour la dernière fois, à ses parents) ; Loreto, Assise, Rome, Fabriano (au tombeau de saint Romuald)…

On sait qu’il parcourut l’Italie (Bari, Cossignano, Vérone), la Suisse, l’Allemagne, la France (Reims, Moulins, Aix-en-Provence, Nancy, Paris, Gray), l’Espagne (Barcelone, Burgos, Saint-Jacques de Compostelle)…

A Bari (Italie du sud), ému d’entendre les plaintes des prisonniers, il mit son chapeau à terre et commença à chanter les Litanies de Lorette : il recueillit ainsi des aumônes des passants touchés, et les fit remettre aux prisonniers.

Il multiplia le pain pour des pauvres, guérit un malade, sauva de la noyade un enfant (alors qu’il n’avait jamais appris à nager) ; parfois, on parlait de lui et il s’effaçait bien vite ; parfois, on le recevait mal aussi. Jamais une plainte…

Il eut le don de prophétie : plusieurs fois il parla des «prochains» événements qui allaient s’abattre sur la France, et l’on comprit plus tard qu’il entrevoyait les horreurs de la Révolution. La onzième fois qu’il fut à Loreto, il annonça qu’il n’y serait pas l’année suivante, «devant regagner sa patrie», sa patrie céleste.

On lui observa aussi le don de bilocation, car il fut remarqué par des témoins simultanément en deux endroits différents. Quand l’un d’eux lui en posa alors la question précise, l’humble pèlerin, «pris la main dans le sac», baissa la tête sans rien répondre.

Il eut des extases, élevé de terre dans une position sans équilibre, pendant des heures entières.

Benoît-Joseph sentit sa mort approcher. Il mourut le Mercredi Saint 16 avril 1783, ayant pour une fois accepté l’hospitalité d’un boucher qui le connaissait et qui le reçut chez lui. Il s’éteignit dans la soirée.

Tout Rome répétait : ‘E morto il Santo ! Le Saint est mort !

Il fut inhumé dans l’église de Sainte-Marie-aux-Monts, où on l’avait si souvent vu en prière.

Benoît-Joseph Labre fut béatifié en 1860, et canonisé en 1883, un siècle après sa mort.

 

 

Benoît-Joseph Labre

1748-1783

 

Né le 25 mai 1748 à Amettes (Boulogne-sur-Mer, Pas-de-Calais), Benoît-Joseph était l’aîné des quinze enfants de parents chrétiens, qui vivaient de leur terre et d’un petit commerce de mercerie.

Le nom de Benoît-Joseph lui fut donné par son parrain, un saint prêtre de la famille.

Le garçon apprit à développer de bonnes qualités pour modérer les moins bonnes : la douceur et l’obéissance dominèrent sa vivacité. Très tôt il sut recevoir des mortifications sans se plaindre, comme lorsqu’un domestique du presbytère le maltraita sans raison (car il arrive que ces braves gens se croient un peu plus maîtres de céans que leurs «patrons» et finissent par n’en faire qu’à leur tête). 

Benoît-Joseph avait le cœur ouvert aux malheureux, aux étrangers de passage ; il s’imposa des pénitences sévères, comme de dormir la tête sur une planche, de pratiquer l’abstinence avant même l’âge autorisé par l’Eglise.

Dès seize ans, il pensa à la vie religieuse. Commença alors pour lui une série de démarches et de voyages infructueux. Benoît-Joseph se sentait attiré par la vie des Trappistes. Sa famille s’y opposait, son confesseur l’en dissuadait aussi ; on lui suggéra la Chartreuse, mais Benoît-Joseph n’y trouva jamais la paix.

Pendant quelques années, il fut ainsi aux Chartreuses de Val-Sainte, Neuville ; aux Trappes de Mortagne (Normandie), de Sept-Fonts… toujours à pied.

Ces échecs successifs l’amenèrent à comprendre qu’il devait vivre son idéal trappiste dans le monde, dans l’abnégation totale, dans la vie d’oraison, la pauvreté et la pénitence. Il devint un perpétuel pèlerin, et voyagea à travers l’Europe, de sanctuaire en sanctuaire, édifiant partout les fidèles et le clergé par son humilité, sa piété, malgré l’aspect repoussant de ses haillons. On a dit que par pénitence il ne s’était plus jamais lavé de sa vie.

Son bagage consistait en trois livres : le Nouveau-`Testament, l’Imitation de Jésus-Christ, le Bréviaire. Il portait sur la poitrine un crucifix, au cou un chapelet et dans ses mains le rosaire.

D’après les souvenirs de ses passages en divers lieux, on a pu estimer qu’il parcourut à pied quelque vingt-cinq mille kilomètres. Il fit par exemple onze fois le pèlerinage de Rome à Loreto.

Ses trajets le portèrent à : Paray-le-Monial (Saône-et-Loire, où apparut le Sacré-Cœur), Tarare (Lyon, où les Capucins le prirent pour un espion et le jetèrent), Dardilly (où l’accueillit le père de Jean-Marie Vianney), Chieri (Piémont, d’où il écrivit pour la dernière fois, à ses parents) ; Loreto, Assise, Rome, Fabriano (au tombeau de saint Romuald)…

On sait qu’il parcourut l’Italie (Bari, Cossignano, Vérone), la Suisse, l’Allemagne, la France (Reims, Moulins, Aix-en-Provence, Nancy, Paris, Gray), l’Espagne (Barcelone, Burgos, Saint-Jacques de Compostelle)…

A Bari (Italie du sud), ému d’entendre les plaintes des prisonniers, il mit son chapeau à terre et commença à chanter les Litanies de Lorette : il recueillit ainsi des aumônes des passants touchés, et les fit remettre aux prisonniers.

Il multiplia le pain pour des pauvres, guérit un malade, sauva de la noyade un enfant (alors qu’il n’avait jamais appris à nager) ; parfois, on parlait de lui et il s’effaçait bien vite ; parfois, on le recevait mal aussi. Jamais une plainte…

Il eut le don de prophétie : plusieurs fois il parla des «prochains» événements qui allaient s’abattre sur la France, et l’on comprit plus tard qu’il entrevoyait les horreurs de la Révolution. La onzième fois qu’il fut à Loreto, il annonça qu’il n’y serait pas l’année suivante, «devant regagner sa patrie», sa patrie céleste.

On lui observa aussi le don de bilocation, car il fut remarqué par des témoins simultanément en deux endroits différents. Quand l’un d’eux lui en posa alors la question précise, l’humble pèlerin, «pris la main dans le sac», baissa la tête sans rien répondre.

Il eut des extases, élevé de terre dans une position sans équilibre, pendant des heures entières.

Benoît-Joseph sentit sa mort approcher. Il mourut le Mercredi Saint 16 avril 1783, ayant pour une fois accepté l’hospitalité d’un boucher qui le connaissait et qui le reçut chez lui. Il s’éteignit dans la soirée.

Tout Rome répétait : ‘E morto il Santo ! Le Saint est mort !

Il fut inhumé dans l’église de Sainte-Marie-aux-Monts, où on l’avait si souvent vu en prière.

Benoît-Joseph Labre fut béatifié en 1860, et canonisé en 1883, un siècle après sa mort.

 

 

On pourra remarquer qu’en 1984, à peu près deux siècles après la mort de saint Benoît-Joseph Labre, furent béatifiés les Martyrs d’Avrillé : quatre-vingt dix-neuf victimes de la Révolution française, qu’avait prophétisée le Saint. Parmi ces victimes se trouvent vingt-six Martyrs laïcs, deux hommes et vingt-quatre femmes, fusillées ce même 16 avril en 1794, onze ans après la mort de saint Benoît-Joseph.

 Au moment de la canonisation de saint Benoît-Joseph Labre, le poète français, Paul Verlaine, écrivit ce sonnet en son honneur :


 Comme l’Église est bonne en ce siècle de haine,

 D’orgueil et d’avarice et de tous les péchés,

 D’exalter aujourd’hui le caché des cachés,

 Le doux entre les doux à l’ignorance humaine,

 

Et le mortifié sans pair que la Foi mène,

 Saignant de pénitence et blanc d’extase, chez

 Les peuple et les saints, qui, tous sens détachés,

 Fit de la Pauvreté son épouse et sa reine,

 

Comme un autre Alexis, comme un autre François,

 Et fut le Pauvre affreux, angélique, à la fois

Pratiquant la douceur, l’horreur de l’Évangile !

 

Et pour ainsi montrer au monde qu’il a tort

Et que les pieds crus d’or et d’argent sont d’argile,

Comme l’Église est tendre et que Jésus est fort !


 

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 23:00

Bernadette Soubirous

1844-1879

 

Qui ne connaît pas le sanctuaire de Lourdes ? 

Le plus souvent, on se rappelle que la Voyante qui vit Marie à Lourdes, s’appelait Bernadette, mais on connaît beaucoup moins sa vie et son caractère.

Elle naquit le 7 janvier 1844 à Lourdes, où l’on a si froid en hiver, aînée des nombreux enfants de François Soubirous et Louise Castérot, qui la confièrent à une nourrice de Bartrès.

Au baptême, cette petite fille reçut les prénoms de Marie-Bernarde, mais on l’appela habituellement Bernadette.

L’enfance de Bernadette ne fut pas «malheureuse», mais la pauvreté et la maladie l’empêchèrent d’aller à l’école.

François Soubirous, meunier, dut quitter son moulin de Boly et trouver refuge chez un parent dans la rue des Petits-Fossés. Bernadette, qui souffrait déjà de l’asthme, resta toujours chétive et maladive.

En 1857, sa nourrice de Bartrès l’appela pour «garder les enfants», en réalité pour garder les troupeaux, si bien qu’à quatorze ans, Bernadette ne savait guère plus que le Notre Père, le Je vous salue Marie, le Je crois en Dieu.

C’est en 1858 qu’elle fut favorisée des apparitions de la Vierge Marie.

Première apparition : jeudi 11 février. Comme Bernadette priait le chapelet, la Vierge égrenait son chapelet en même temps que Bernadette, mais ne s’unissait à elle que pour les Gloire au Père. C’est déjà là un signe évident : Marie ne peut pas dire à elle-même Je vous salue, Marie.

Bernadette décrivit la Vierge comme une jeune fille de seize à dix-sept ans. Elle porte une robe blanche serrée à la ceinture par un ruban bleu qui glisse le long de la robe presque jusqu’aux pieds. Sur sa tête, un voile blanc laisse à peine apercevoir les cheveux ; il retombe en arrière, enveloppe les épaules et descend au-dessous de la taille. Les pieds nus, que couvrent en grande partie les derniers plis de la robe, portent chacun à l’extrémité une rose couleur d’or. Elle tient sur le bras droit un chapelet aux grains blancs et dont la chaîne d’or brille comme la rose de ses pieds.

C’est au 11 février que l’Eglise a établi la fête de Notre-Dame de Lourdes.

Deuxième apparition, le dimanche 14 février. Bernadette jette de l’eau bénite en direction de la Dame, qui apprécie de la tête, mais ne parle toujours pas.

Le 18 février, Bernadette tend un papier et un crayon à la Dame, qui lui répond : Ce que j’ai à vous dire, il n’est pas nécessaire que je l’écrive ; faites-moi seulement la grâce de venir ici pendant quinze jours. Bernadette remarqua que la Dame la voussoyait. C’est ce jour-là que Marie dit aussi : Je vous promets de vous rendre heureuse, non pas en ce monde, mais dans l’autre.

Les 19 et 20 février, la foule augmentait.

Le dimanche 21, un docteur observa de près Bernadette. Ce jour-là, elle pleura, voyant la tristesse de la Dame qui lui dit : Priez pour les pauvres pécheurs, pour le monde si agité.

Les autorités commençaient à se remuer, mais pas pour protéger Bernadette. Au procureur qui la sommait de ne plus retourner à la grotte, elle répondit : Monsieur, je ne vous le promets pas.

Pas d’apparition les 21 et 22. La Dame n’avait pas dit qu’elle apparaîtrait tous les jours, elle avait demandé à Bernadette de venir pendant quinze jours.

Septième apparition le 23. On voit Bernadette s’agenouiller, baiser la terre, se déplacer à genoux.

Mercredi 24, huitième apparition : Bernadette pleure abondamment, et invite la foule : Pénitence ! Pénitence ! Pénitence !

Jeudi 25, la Dame fait découvrir à Bernadette la source de l’eau que les pèlerins devraient utiliser.

Vendredi 26, dixième apparition.

Samedi 27, onzième apparition, la Dame dit : Allez dire aux prêtres qu’il doit se bâtir ici une chapelle. Vu la «méfiance» spontanée du clergé, c’est à cette petite fille que la Dame demandait de transmettre le message, car au moins elle, elle y croirait.

Les jours suivants, autres apparitions, sauf le 3 mars. Le jeudi 4, la Dame vint ; c’était le dernier jour de la quinzaine. Durant tout ce temps, la foule a pu être largement informée, au point que les autorités ne pouvaient plus mettre en doute les paroles de Bernadette.

La Dame revint le 25 mars, fête de l’Annonciation. C’est ce jour-là que la Dame révéla (en patois) : Que soy era immaculada councepciou ! Je suis l’Immaculée Conception ! 

Or, Bernadette ignorait que ce dogme de l’Immaculée Conception avait été proclamé en 1854, elle ignorait jusqu’à l’expression elle-même. En revanche, dès qu’elle répéta la phrase de la Dame aux foules, tous se mirent à répéter : Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !, l’invocation que Notre-Dame avait enseignée en 1830 à la chapelle de la Rue du Bac, à sainte Catherine Labouré.

Cette seizième apparition se renouvela le 7 avril, puis le 16 juillet, dix-huitième et dernière apparition.

Pendant et après cette période particulière, Bernadette ne perdit pas sa candeur enfantine : simple, humble, parfois espiègle mais jamais blessante.

A son curé qui ironisait un peu parce que la Dame était muette, Bernadette répondit : Si elle était muette, elle n’aurait pas pu me dire de venir vous trouver. Et quand le curé prétend qu’il ne croit pas à ces apparitions, elle rétorque : La Dame ne vous demande pas d’y croire, elle m’a dit de vous le dire ! 

Un jour que le médecin l’avait contrainte à priser, elle fit passer à toutes ses camarades de classe une petite prise, qui provoqua un éternuement général.

Sa prière était efficace ; quand on voulait obtenir une grâce, une guérison, on savait recourir à sa prière.

Elle préférait la discrétion, et un jour qu’on la présenta à des pèlerins, elle remarqua : Vous me faites voir comme une bête curieuse.

Sa vocation se précisa après les apparitions et, encouragée par l’évêque, elle put obtenir son admission chez les Religieuses de Nevers, qu’elle avait connues à Lourdes. Elle quitta Lourdes en 1866,  à vingt-deux ans.

A Nevers, on imposa le silence aux jeunes postulantes et novices, et Bernadette s’abstint de parler des apparitions qu’elle avait reçues, sauf si une autorité lui demandait d’en parler.

Elle reçut l’habit en 1866, et, pourrait-on dire, «de nouveau» le nom de Marie-Bernard. Cette année-là, elle souffrit beaucoup de son asthme, et de la mort de sa maman.

En 1867, lors de sa profession, elle renouvela ses vœux avec les autres, mais on ne lui donna pas de charge car, dit la Mère générale à l’évêque, elle n’est bonne à rien. On lui confia une présence à l’infirmerie, pour seconder l’infirmière : C’est tout ce qu’elle peut faire, dit aussi la Mère, qui, on le voit, savait humilier son monde.

Le médecin apprécia ses qualités auprès des malades, et la défendit avec autorité lorsqu’on se permit de la traiter d’hallucinée.

En 1874, Marie-Bernard fut chargée de la sacristie.

La guerre de 1870 lui donna l’occasion d’exprimer toute son angoisse pour notre Pays. Nous aurions plus besoin de pleurer que de nous réjouir, en voyant notre pauvre France si endurcie et si aveugle. Que Notre-Seigneur est offensé ! Prions beaucoup pour ces pauvres pécheurs afin qu’ils se convertissent. Après tout, ce sont nos frères : demandons à Notre-Seigneur et à la très sainte Vierge de vouloir bien changer ces loups en agneaux.

Sa vie religieuse fut une ascension continue. Elle prit le parti de faire toujours ce qui lui coûterait le plus. Autour d’elle se répandait à son insu cette onction de l’amour pour Dieu. Sa mission était de ramener les pécheurs à la vie de la grâce. Elle priait, elle s’offrait. Elle acceptait avec grand empressement les humiliations que lui imposait la Supérieure pour l’éprouver.

A partir de 1877, elle reconnut que Notre-Seigneur l’appelait à l’emploi d’être malade. L’asthme empirait, avec les crises, les vomissements de sang, l’oppression de la poitrine, mais aussi avec un abcès au genou droit qui évolua en une tumeur énorme.

En 1878, elle émit les vœux perpétuels. Alors que jusque là elle disait qu’elle mourrait «plus tard», à partir de 1879, elle montra clairement qu’elle s’attendait à mourir bientôt.

En la fête de saint Joseph (19 mars), elle demanda la grâce d’une bonne mort. Le 28 mars, elle reçut volontiers le Sacrement des Malades. Au moment de Pâques, elle vécut une réelle agonie et on l’entendit répéter plusieurs fois : Va-t-en, Satan !

Le mercredi après Pâques, sœur Marie-Bernard, comme Jésus en croix, dit : J’ai soif ! Elle invoqua une dernière fois la Vierge Marie : Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour moi, pauvre pécheresse, pauvre pécheresse, et elle expira. 

C’était le 16 avril 1879.

 

Celle que tous connaissent sous le nom de Bernadette Soubirous, fut béatifiée en 1925, et canonisée en 1933.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 23:00

Basilissa et Anastasia

1er siècle

 

Sur ces deux Martyres romaines, les informations sont un peu maigres et, peut-être aussi, douteuses.

Ces deux saintes femmes auraient été parmi les premières converties par la prédication de saint Pierre et/ou saint Paul.

Après le martyre des Apôtres, elles leur auraient donné la sépulture et, pour ce fait, auraient été dénoncées auprès de l’empereur Néron.

Etant donné d’une part que les Apôtres Pierre et Paul n’ont pas reçu le martyre au même moment, et que d’autre part saint Pierre semble avoir subi ce martyre le 29 juin, il pourrait être étonnant que la dénonciation et l’arrestation ait eu lieu presque un an après, en avril. Ou peut-être qu’elles ont enseveli les corps d’autres Martyrs…

Seules ces Martyres pourraient, si elles le voulaient bien, nous renseigner mieux par quelque révélation… 

Basilissa et Anastasia auraient donc reçu à leur tour la palme du martyre par la décapitation, le 15 avril.

 

Elles ne sont pas mentionnées au Martyrologe Romain.

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