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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 09:53

Bonita de Brioude

9e ou 11e siècle

 

Cette mystérieuse vierge est invoquée à Alvier (Brioude, Allier).

Elle aurait été une pieuse bergère, gardienne d’oies.

En allant prier sur le tombeau de s.Julien (v. 28 août), elle aurait aperçu des soldats Normands prêts à fondre sur Brioude, et donna l’alerte.

Elle aurait aussi arrêté une inondation de l’Allier.

Au 17e siècle, on fit une reconnaissance de ses reliques, qui révélèrent une très jeune fille aux vêtements simples, aux beaux cheveux tirant sur le blond.

Saint Bonita de Brioude est commémorée le 16 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 22:38

Bruno de Cologne

925-965

 

Il ne faut surtout pas confondre ce Bruno, évêque de Cologne, avec Bruno le Chartreux, natif de Cologne (v. 6 octobre).

Celui dont il s’agit ici naquit en 625, troisième fils du roi de Germanie Henri 1er et de ste Mathilde (v. 14 mars).

Henri mourut quand Bruno n’avait que onze ans (936) ; lui succéda son fils aîné, Otto, dit le Grand.

Bruno, le fils cadet, passa quatre années à l’école épiscopale d’Utrecht, puis rejoignit la cour d’Otto. Ce n’était pas pour jouir de la vie de cour, car il ne cessait de s’instruire, de lire ; il parlait latin et grec.

Otto, qui n’était pas si instruit, eut l’heureuse idée de s’appuyer sur les grandes qualités intellectuelles et spirituelles de son jeune frère. 

Il confia à Bruno l’administration des deux grandes abbayes de Lorsch et de Corvey.

Diacre en 941, à quinze ans, Bruno reçut et recouvra la charge de chancelier jusqu’en 953. Il sut avoir une heureuse influence sur plusieurs personnages de la cour, qui ensuite devinrent ses confrères d’épiscopat.

En 953, il fut choisi pour devenir archevêque de Cologne.

Un de ses premiers soucis fut la réconciliation entre ses deux frères aînés, qui faillit réussir, mais fut en réalité le début de nouveaux affrontements qui gagnèrent toute l’Allemagne.

Bruno se vit confier l’administration du duché de Lorraine, qu’il garda jusqu’à la mort. 

Mais surtout, il s’occupa de la formation de son jeune clergé ; il fonda à Cologne un monastère bénédictin ; .

En 961, Otto, avant de descendre en Italie, confia à Bruno son fils Otto ; Bruno l’accueillit à son retour  à Worms et célébra avec lui les fêtes de Pâques à Ingelheim, avant de regagner Cologne, où les attendaient ste Mathilde et ses deux filles. Puis Bruno gagna Compiègne, où il rédigea une formule d’accord entre ses neveux Lothaire III (fils de sa sœur Gerberge) et Hugues Capet (fils de son autre sœur Hadwig).

Il n’eut pas le temps de revenir à Cologne. La fièvre le prit et il mourut à Reims, le 11 octobre 965. Son corps fut ramené à l’abbaye qu’il avait fondée à Cologne.

Bruno fut un des esprits les plus cultivés de son temps ; son influence en Allemagne et en France fut très grande.

En 1870, son culte fut autorisé.

Saint Bruno de Cologne est commémoré le 11 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 00:00

Begu de Hackness

7e siècle

 

S.Bède (v. 25 mai) parle de sainte Begu dans son Histoire ecclésiastique, comme d’une religieuse vivant dans le monastère de Hackness (Scarborough, Yorkshire, Angleterre NE), au 7e siècle.

Begu était depuis plus de trente ans dans ce monastère, lorsqu’elle entendit une nuit le son du glas. Elle observa alors que le toit de la maison avait disparu, qu’une grande lumière arrivait du ciel, et elle vit l’âme de l’abbesse de Whitby portée au ciel par les anges. Elle se réveilla alors réellement et, constatant que toutes les autres moniales dormaient, comprit qu’elle avait eu une vision. Elle alla avertir sa Supérieure et lui raconta sa vision ; cette dernière invita alors toutes les moniales à prier pour le repos éternel de l’Abbesse Hilda (v. 17 novembre). Au matin, des moines vinrent confirmer l’événement en leur annonçant la mort de Hilda : le trépas avait eu lieu à la même heure que la vision de Begu.

Cette sainte Begu était commémorée traditionnellement le 31 octobre, et l’on doute qu’il s’agisse d’elle dans le Martyrologe Romain actuel au 6 septembre.

Sainte Begu n’est apparemment pas commémorée dans le Martyrologe Romain.

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 21:10

Severinus Boetius

480-524

 

Celui que nous appelons communément Boèce en français, naquit vers 480 à Rome et s’appelait Anicius Manlius Severinus Boethius. 

Son père, Flavius Manlius Boetius, fut consul en 487. C’est Quintus Aurelius Symmacus qui l’aida, et devint son beau-père lorsqu’il en épousa la fille, Rusticiana. Il eut deux fils.

Durant les études qu’il fit à Rome, peut-être aussi en Alexandrie, il se montra d’une telle rare précocité qu’un Ennodius lui écrivait : Ce que trouvaient difficilement les anciens vers la fin de leur vie, tu l’as en abondance dès le seuil.

Dès 500, il publiait des travaux. Le roi Théodoric lui demandait de construire une clepsydre et un cadran solaire.

En 510, il fut nommé consul.

Nombreux sont ses ouvrages, traitant de la logique, de l’arithmétique, de la musique, de la géométrie. Il a commenté Porphyre, Aristote et Platon, qu’il traduisit du grec en latin, et Cicéron.

Il se lança aussi dans une étude sur la Trinité et la nature du Christ, notamment contre les erreurs de Nestorius et d’Eutychès.

En 520, il devint magister officiorum et ses deux fils furent nommés consuls en 522.

Vers 523, le vent tourna. De profondes agitations opposèrent Rome et Byzance, Théodoric et Justin. Boèce affirma fièrement son attachement au Sénat romain, refusant toute implication dans une sorte de «complot» qui se tramait à Rome contre l’arien Théodoric et en faveur de l’empereur Justin.

Accusé aussi de magie, Boèce fut arrêté et interné à Pavie. C’est durant cette détention qu’il composa sa Consolation de la Philosophie, un ouvrage où il imagine que Dame Philosophie vient sous les nobles traits d’une belle reine pour lui parler de Dieu, de la fin ultime des choses, de la Providence. Non pas un traité religieux, mais une longue prosopopée où l’esprit s’échappe de la terre et s’élève vers l’immatériel.

Boèce fut exécuté en 524. L’année suivante périt à son tour son beau-père Symmacus.

Les habitants de Pavie le vénérèrent bientôt comme un martyr, à son tour aussi l’Eglise, mais sans le canoniser officiellement.

Boèce fut considéré comme l’auteur le plus distingué de son siècle. Il a joué un rôle fondamental dans la transmission de la pensée grecque en occident. On peut dire qu’il a été l’initiateur de la philosophie médiévale scolastique. Lui, un laïc, a laissé des écrits théologiques dans la stricte doctrine chrétienne.

Saint Severinus Boetius est commémoré le 23 octobre dans le Martyrologe Romain.

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 22:21

Bérégise d’Andage

670-746

 

Les dates indiquées sont approximatives.

Bérégise (ou Bergis) naquit à Emptinne (Namur, Belgique) vers 670, de pieux parents. Sa mère s’appelait Berilla.

Le garçon étudia à l’école abbatiale de Saint-Trond.

Il fut ordonné prêtre et devint l’aumônier de Pépin d’Héristal, qui fut l’arrière-grand-père de Charlemagne.

La tradition rapporte que l’épouse de Pépin, Plectrude, trouva un mystérieux parchemin rédigé en lettres d’or, qu’elle confia à Bérégise pour le déchiffrer. Celui-ci expliqua que Dieu demandait la construction d’un monastère dans la forêt d’Ardenne. Telle fut l’origine de l’abbaye d’Andage.

Bérégise dédia l’église à l’apôtre s.Pierre, y instaura la règle canoniale et la communauté prospéra. On dit que son abbatiat dura plus d’un quart de siècle.

On ne connaît pas la date de la mort de Bérégise ; il mourut après 725, date à laquelle une vigne fut offerte à l’abbaye, mais certains avancent cette date jusqu’à 746.

Saint Bérégise d’Andage est commémoré le 2 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 10:07

Bavon de Gand

589-658

 

Allowinus - appelé communément Bavon - naquit vers 589 au pays d’Hesbaye (Belgique), de famille noble.

En grandissant, il connut les plaisirs et quelques écarts ; il épousa cependant la fille du comte Adilion et eut une fille, Aggletrude.

A la mort de son épouse, il conçut un réel remords pour ses fautes passées et alla trouver s.Amand (v. 6 février) : sa vie allait changer radicalement. Il distribua ses biens aux pauvres et vint au monastère fondé par s.Amand à Elnone ; il y reçut la tonsure ; Amand le prit avec lui dans ses voyages.

Amand avait prêché dans la région de Gand : Bavon y retourna et, en accord avec l’abbé Florbert, commença la construction d’un ermitage ; Attinus, qui l’aidait, se retrouva étouffé par son chariot qui se retourna : Bavon le ressuscita trois heures plus tard.

Un autre épisode montre comment la conversion de Bavon était profonde. Il rencontra un homme qu’il avait autrefois vendu comme serf. Il se jeta à ses pieds en lui demandant pardon, et le supplia de le traiter comme un condamné : tête rasée, pieds et mains entravés, et enfermé quatre mois dans un cachot.

Un telle volonté de réparation et de sanctification ne fut pas exempte de tentations ou d’épreuves, que lui infligea le Démon. 

Au bout d’environ trois années de cette vie d’ermite, Bavon sentit approcher son heure. Il mourut un 1er octobre et apparut à sainte Gertrude de Nivelles (v. 17 mars) en lui demandant de venir l’ensevelir, ce qu’elle fit. On sait que sainte Gertrude mourut en 659, Bavon mourut donc au plus tard en 658.

En 1559, l’église Saint-Jean de Gand devint la cathédrale Saint-Bavon, notre Saint devenant le céleste Patron du nouveau diocèse de Gand.

Saint Bavon de Gand est commémoré le 1er octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 23:00

Bega de St Bees

9e siècle

 

Un vieux manuscrit de l’abbaye cistercienne de Holmcultram (Cumbria, Angleterre NO, détruite en 1538) parle de sainte Bega.

Princesse irlandaise, promise au fils du roi de Norvège, elle s’enfuit, traversa la mer et vint vivre sur la côte de Cumbria, où se développa la localité de St Bees.

Trouvant la forêt de l’endroit bien adaptée pour une vie de solitaire, Bega s’aménagea là une petite cellule dans la roche, et y vécut plusieurs années.

A l’approche de dangereux pirates, sa frayeur n’était pas de mourir, d’être maltraitée ou de perdre ses affaires, mais de perdre sa virginité, son plus précieux trésor. Elle pria, et fut informée dans sa prière qu’elle devait partir. Elle laissa seulement sur place un bracelet qui, par les miracles qu’on en obtiendrait, resterait le témoin de la sainte vie de Bega.

Le même récit ajoute qu’après cette période de vie solitaire, Bega rejoignit la Northumbrie, où elle émit les vœux, probablement dans quelque communauté locale.

Par la suite, elle aurait même fondé le monastère de Hartlepool (ce que les modernes contestent, l’attribuant plutôt à une autre moniale, nommée Heui, du 7e siècle, alors que les incursions des Vikings ne datent que du 9siècle).

Un des miracles attribués à sainte Bega fut le miracle de la neige : des moines craignaient d’être expulsés par un comte, mais le jour du jugement du tribunal, toute la région était couverte de neige, sauf leur monastère, et ce jour-là était le jour de la fête de sainte Bega.

Un autre «miracle» concerna un jeune homme de la région, qui voulait voler un cheval ; sa mère l’avertit sévèrement de ne pas commettre une telle injustice dans la région de sainte Bega, mais il persista dans son intention - et fit une chute mortelle peu après.

Un autre encore fut la conversion de trois assassins qui, ayant confessé leur péché à sainte Bega, furent délivrés par elle et fondèrent ensuite un sanctuaire. 

Ou encore la guérison de deux frères malades qui, venus prier jusqu’à St Bees, recouvrirent la santé et repartirent en laissant sur place la petite charrette avec laquelle on les avait amenés.

Cette sainte Bega, commémorée traditionnellement le 7 novembre, est peut-être celle dont parle le Martyrologe Romain actuel au 6 septembre, qui cependant la situe au 7e siècle.

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 23:00

Bertin de Sithiu

610-709

 

Le monastère de Sithiu (Pas-de-Calais) remontait à saint Omer (v. 1er novembre). Son premier abbé fut Mommelin, auquel succéda Bertin vers 661, lorsque Mommelin devint évêque de Noyon (v. 16 octobre).

Bertin gouverna l’abbaye pendant près d’un demi-siècle, jusqu’à sa mort.

On le rencontre en divers actes importants. En 663, Omer et Bertin édifièrent sur une hauteur près de Sithiu, une église dédiée à Notre-Dame, avec un cimetière. Cette même année, Omer concéda à l’abbaye de Sithiu un privilège qui la détacha de toute éventuelle emprise de l’autorité épiscopale. En 675, Bertin assista à la lecture solennelle du testament de s.Amand, le grand apôtre de la Belgique (v. 6 février).

Quand Bertin mourut, en 709, il était quasi centenaire.

L’abbaye de Sithiu, devenue abbaye Saint-Bertin, ne nous offre plus aujourd’hui que de tristes ruines.

Saint Bertin est commémoré le 5 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 23:00

Bertulf de Bobbio

† 639

 

Bertulf était d’une famille noble, à laquelle était aussi apparenté s.Arnoul de Metz (v. 18 juillet), mais n’était pas baptisé.

Il se convertit à un âge adulte et se mit quelque temps sous la conduite de s.Arnoul, puis entra au monastère de Luxeuil, alors gouverné par s.Eustase (v. 2 avril).

Sur la demande de l’abbé de Bobbio, qui s’était arrêté à Luxeuil, Bertulf passa au monastère de Bobbio et, en 626, y fut élu abbé à l’unanimité.

Il se passa alors un curieux événement, que l’Eglise ne devrait pas connaître, mais que même des hommes d’Eglise suscitent parfois pour des raisons plus humaines que divines. Il se trouva donc que l’évêque de Tortona, se sentant blessé de ne pas avoir été informé de l’élection de Bertulf, appela à sa rescousse le dernier des personnages qui pouvaient être intéressés par l’affaire : le roi des Lombards, Ariovaldus, qui était arien. Mais le Saint-Esprit suggéra une bonne idée à ce roi : il pria Bertulf d’aller consulter le pape. Mesure salutaire, recourir au Successeur de Pierre !

Bertuf fut reçut très paternellement par le pape, Honorius 1er, qui lui accorda la pleine immunité pour le monastère, de sorte qu’il échappait définitivement à l’autorité épiscopale et dépendait directement du pape. Cette mesure fut successivement appliquée à tous les monastères.

Au retour, Bertulf fut pris d’une violente fièvre en arrivant à Bismantum, auj. Pietra di Bismantova. C’était un 28 juin, vigile de la fête de saint Pierre Apôtre. Dans la nuit, Bertulf eut la vision ou l’apparition de quelqu’un qui lui enjoignait de rejoindre les moines à l’office, ajoutant qu’il était Pierre, que l’univers fête en ce jour. Bertulf se remit pleinement et, parvenu à Bobbio, en dirigea l’abbaye plusieurs années encore.

Il mourut le 19 août 639 ou 640.

Saint Bertulf de Bobbio est commémoré le 19 août dans le Martyrologe Romain.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 23:00

Blane de Kingarth

† 590

 

Blane (vieil irlandais Bláán) aurait été un enfant illégitime d’une certaine Ertha, dont le frère, s.Cathan (v. 17 mai ?), s’occupa de l’éducation de l’enfant.

Cathan passa en Ecosse et confia Blane aux saints Comgall et Kenneth (v. 10 mai et 11 octobre).

Devenu moine, Blane serait devenu évêque à Kingarth (île de Bute, Ecosse).

On lui attribua beaucoup de miracles, entre autres la résurrection d’un enfant.

Malgré le peu de détails certains qu’on a sur lui, Blane fut très populaire en Ecosse et objet d’une intense dévotion.

Saint Blane de Kingarth est commémoré le 10 août dans le Martyrologe Romain.

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