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11 octobre 2022 2 11 /10 /octobre /2022 23:00

Carlo Acutis

1991-2006

 

Carlo Acutis naquit le 3 mai 1991 à Londres, où se trouvaient ses parents pour raisons professionnelles, mais ils revinrent bientôt à Milan (Italie) dès le mois de septembre.

Ces parents sont des gens qui conservent les bonnes habitudes, mais ne sont pas vraiment pratiquants. En revanche, la semence chrétienne que leur fils Carlo recevra, germera et grandira de façon extraordinaire.

Carlo aimait prier, aller dans les églises, visiter les sanctuaires, et ses parents ne lui refusaient pas ces moments où le garçon rencontrait déjà l’Invisible.

Il désirait intensément recevoir l’Eucharistie, et put faire la Première communion à l’âge de sept ans ; de ce jour, il tint à participer chaque matin à l’Eucharistie de sa paroisse. Etre toujours uni à Jésus, tel est le but de ma vie, écrivit-il alors. Mieux : il savait se recueillir un moment avant la messe ou après, et répétait : Si l’on s’approche tous les jours de l’Eucharistie, on va tout droit au paradis.

Il aimait en même temps se purifier avant de communier, et pour cela se confessait chaque semaine. Et comme on ne peut dissocier Jésus de sa sainte Mère, il priait chaque jour le chapelet. De Marie, il dira plus tard : Elle est l’unique femme de ma vie. Il s’intéressa particulièrement aux apparitions mariales de Lourdes et de Fatima.

Il aurait certainement apprécié notre blog, car il aimait lire la vie des Saints, comme s.François d’Assise, s.Antoine de Padoue, s.Dominique Savio, ou encore les trois Voyants de Fatima.

En grandissant, Carlo ne se distingua pas de ses camarades de jeux et d’école ; il jouait au football, comme tout Italien, apprenait le saxophone ; bon élève, tant chez les Marcellines de Milan qu’à l’Institut Léon XIII des bons pères Jésuites, il montrait simplement son enthousiasme et sa gentillesse envers tous. Il encourageait ses camarades de l’aumônerie : L’Eucharistie, c’est l’autoroute qui mène au ciel.

Son temps libre passait en bonnes œuvres : le catéchisme aux plus jeunes de la paroisse, la visite aux personnes âgées ; s’il avait de l’argent, il le gardait pour le redonner en aumônes, répétant : Le bonheur s’est d’avoir le regard tourné vers Dieu. La tristesse, c’est d’avoir le regard tourné vers soi-même.

Mais surtout, ce jeune garçon fut un passionné d’informatique. Sans avoir encore la formation d’un professionnel, il «flairait» les trucs qui lui permettaient de réaliser des merveilles : montages de films, création de sites (pour la paroisse, pour le lycée), et expliquait aux autres comment il fallait faire.

Sa plus belle réussite fut sa recherche enthousiaste sur les miracles eucharistiques. Pendant deux années, avec l’aide de ses parents, bien sûr, il visita les lieux de cent trente-six miracles reconnus par l’Eglise, recueillant toutes les informations, les récits, les photographies possibles. Ce fut d’abord un petit site internet, qui aboutit finalement à une magnifique exposition : elle fut présentée dans le monde entier, sur les cinq continents, dans les paroisses, dans les sanctuaires de Lourdes, de Fatima, de Guadalupe…

Et voilà qu’en octobre 2006, le jeune Carlo de quinze ans fut diagnostiqué très gravement malade : leucémie foudroyante de type M3. Il fut hospitalisé à Monza ; mais il demeura le garçon souriant qu’il avait toujours été. Jamais une plainte : J’offre toutes les souffrances que je dois subir au Seigneur, pour le pape et pour l’Eglise, et pour aller directement au Paradis.

Toujours préoccupé des autres, il dit à ses parents d’aller se reposer, il encourageait les autres patients ; le personnel médical était étonné, édifié par cette attitude si tranquille, alors que Carlo était en phase terminale.

Avant de voir mourir ce jeune garçon, digne d’un Domenico Savio (v. 9 avril), citons encore deux phrases de ce «cyber-apôtre» :

Notre objectif doit être l’infini, non pas le fini. L’Infini est notre Patrie. Depuis toujours nous sommes attendus au Ciel.

Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies.

Carlo s’éteignit à ce monde au matin du 12 octobre 2006.

Selon son souhait, il fut enterré à Assise, la ville de s.François.

Douze ans plus tard, dans le cadre du procès de béatification de Carlo, on procéda à la reconnaissance canonique de son corps : la maman put l’attester, son fils lui semblait comme mort à peine quelques instants auparavant, tant il était bien conservé.

On attendait un miracle : en 2010, un petit enfant brésilien était atteint d’une grave déformation du pancréas ; l’opérer aurait coûté la vie du jeune garçon. On invoqua l’intercession de Carlo : le pancréas reprit sa forme et sa place normales, sans aucune intervention. Le changement était inexplicable.

Carlo Acutis a été béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 12 octobre.

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26 février 2022 6 26 /02 /février /2022 00:00

Cayetano Giménez Martín

1866-1936

 

Cayetano Giménez Martín naquit le 27 novembre 1866 à Alfornón (Sorvilan, Grenade, Espagne).

Il fut ordonné prêtre en  1890 et nommé vicaire en plusieurs paroisses, dont Alboloduy, puis curé de la paroisse de l’Incarnation et archiprêtre de Loja.

Il fut abattu au cimetière de Loja, le 9 août 1936.

Cayetano Giménez Martín devrait être béatifié en 2022, et inscrit au Martyrologe le 9 août.

 

 

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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 23:00

Chrysanthus et Daria à Rome
3
e siècle

Né en Égypte, Chrysanthus était fils d'un sénateur romain en charge à Alexandrie. Jeune encore, il accompagna son père à Rome où, en bon étudiant avide de la vérité, il découvrit les Saintes Ecritures.
On lui indiqua un prêtre, Carpophorus, qui l’initia et le prépara au baptême.
Dans son enthousiasme, Chrysanthus se mit à parler du Christ, à évangéliser, montrant sans se gêner sa conviction chrétienne.
Evidemment, le père ne la voyait pas de cette façon : il fit enfermer son garçon, le mit au pain et à l’eau, ce qui donna à Chrysanthus l’occasion d’expérimenter avec joie ce qu’est le jeûne.
Puis son père tenta de le corrompre, en l’installant dans une chambre somptueuse, en compagnie de cinq créatures ravissantes, dont il se débarrassa bien vite en priant Dieu de leur insuffler un sommeil profond.
Alors, on introduisit une prêtresse, Daria qui, sans pouvoir convaincre Chrysanthus, finit plutôt par accepter ce que lui disait Chrysanthus. C’est elle qui se convertit. Ils simulèrent vouloir se marier, obtenant ainsi leur libération ; mais ce fut pour reprendre avec encore plus d’ardeur le travail d’évangélisation.
Une des plus remarquables conquêtes de Chrysanthus fut la conversion du tribun Claudius et de toute sa maison. Furieux, l’empereur (Numérien, dit-on, bien qu’il ne soit pas dit qu’il y ait eu des persécutions à cette époque) fit noyer ou décapiter tout ce monde.
Chrysanthus fut ensuite enfermé à la Prison Mamertine, et Daria dans un lupanar. D’autres prodiges s’étant manifestés, l’empereur fit conduire les deux «époux» sur la Via Salaria, où ils furent assommés par une pluie de pierres et de terre.
Il n’y a malheureusement aucun document à disposition sur ces faits, qu’on ne connaît que par tradition.
Les saints Chrysanthus et Daria sont mentionnés le 25 octobre au Martyrologe.

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21 septembre 2021 2 21 /09 /septembre /2021 23:00

Chŏng Ha-sang Baolo
1795-1839

Paulus (Baolo) était né en 1795 à Mahyŏn (Yanggŭngun, Kyŏnggi, Corée S), dans une famille chrétienne de la noblesse, qui comptait déjà ses martyrs : son père, Chŏng Yak-jong Augustinus, ainsi que son frère aîné, Chŏng Ch’ŏl-sang Carolus, furent martyrisés le 8 avril 1801.
Augustinus avait rédigé un Catéchisme des plus importants articles de la doctrine chrétienne.
Cette même année 1839, où la persécution avait repris, allaient tomber notre Paulus, ainsi que sa mère, Yu So-sa Cæcilia (le 23 novembre), ainsi que sa sœur, Chŏng Chŏng-hye Elisabeth (le 29 décembre).
Ses deux oncles, Chŏng Yak-yong et Chŏng Yak-jŏn, étaient des personnalités en vue dans la Corée.
Quand le papa était mort, en 1801, le petit Paulus avait à peine moins de sept ans. Tous les biens du papa furent confisqués, la famille dut vivre dans une extrême pauvreté, mais la maman sut transmettre à Paulus sa foi inébranlable.
En 1815, il vint à Seoul, dans l’espoir de reconstruire l’Eglise, dévastée par la récente persécution, privée de prêtres.
Il rencontra un éminent professeur qui avait étudié en Chine, puis, malgré son origine noble, se fit serviteur d’un interprète qui allait souvent à Pékin.
En 1816, il put ainsi rencontrer à Pékin l’évêque, pour lui demander d’envoyer des missionnaires en Corée.
Ce fut l’occasion pour l’évêque de conférer à Paulus les sacrements de Confirmation et de l’Eucharistie.
En 1817, l’évêque envoya un prêtre en Corée, mais celui-ci mourut avant le terme de son voyage. Paulus chercha au moins à se faire aider par de nouveaux baptisés, parmi lesquels son oncle Chŏng Yak-yong, qui vivait en exil à Kang-jin.
Paulus et ceux de son groupe envoyèrent de nouvelles demandes insistantes, tant à Pékin qu’à Rome même, pour obtenir des missionnaires. Cette fois-ci, Rome réagit, établit en 1831 un Vicariat Apostolique pour la Corée, et chargea les Missions Etrangères de Paris de constituer l’Eglise en Corée.
Paulus fit neuf fois le voyage à Pékin. Il rencontra enfin le premier Vicaire Apostolique, Mgr Imbert (voir la notice) et l’introduisit en Corée, le reçut chez lui et le servit continuellement.
Mgr Imbert appréciait tellement les qualités de Paulus, qu’il lui enseigna le latin en vue de le préparer au sacerdoce, mais la persécution l’obligea à fuir à Suwŏn.
Paulus s’attendait chaque jour au martyre. Il eut l’audace d’écrire au Premier Ministre une lettre en défense de la foi catholique, qui constitue ainsi le premier ouvrage d’apologétique en Corée. Même les ennemis de l’Eglise en apprécièrent l’éminent contenu.
Vint pour Paulus l’heure de l’arrestation, en même temps que sa mère et sa sœur.
Considéré comme le leader de l’Eglise coréenne, il subit un raffinement de tortures, qu’il supporta patiemment, jusqu’à la décapitation à la Petite Porte Ouest de Seoul, le 22 septembre 1839.
Il fut béatifié en 1925 et canonisé en 1984.
Rappelons que la fête commune de tous les Martyrs de Corée est au 20 septembre.

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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 23:00

Thascius Cæcilius Cyprianus de Carthage
200-258

Ce très célèbre Père de l’Eglise naquit vers l’an 200 en Afrique du Nord, probablement dans la région berbère.
Après une brillante éducation, il devint professeur de rhétorique et avocat.
Par un ami prêtre, il connut la Sainte Ecriture, la lut et se convertit profondément, au point que désormais il ne citera plus jamais un auteur païen. Dès lors il fit le vœu de continence.
Sa droiture l’amena à être choisi pour recevoir le sacerdoce puis, quand le siège épiscopal de Carthage fut vacant en 249, il fut quasi unanimement désigné pour recevoir l’épiscopat.
Le nouvel évêque se montra à la hauteur de sa mission, dans tous les domaines, pastoral et doctrinal.
Il rappela aux clercs leur devoir d’une vie exemplaire, aux vierges d’être modestes (c’est-à-dire de ne pas sacrifier aux modes vestimentaires ou capillaires).
En 250, un édit de Dèce menaça tous les chrétiens qui n’auraient pas accepté de sacrifier au génie de l’empereur. Cyprien jugea opportun de se protéger, pour soutenir ses fidèles : confiant les affaires à un prêtre fidèle et à ce qu’on appellerait aujourd’hui son conseil presbytéral, il se cacha, tout en maintenant le contact épistolaire avec les fidèles et avec les chrétiens de Rome. Certains de ces derniers suggéraient que Cyprien avaient trahi ; l’évêque écrivit pour expliquer son point de vue et sa décision prudente.
Au lendemain de cette vague de persécution, se posa le problème des lapsi, les chrétiens qui avaient momentanément cédé à la pression pour ne pas être accusés de christianisme ; ils voulaient rentrer dans l’Eglise, mais sans formalités autres qu’un billet de réconciliation, qu’ils obtenaient trop facilement d’autres fidèles. Cyprien fit savoir qu’on ne s’acquittait pas d’un pardon bien nécessaire sans une pénitence adéquate, après avoir ainsi, pour certains, apostasié, pour d’autres même sacrifié aux idoles.
Le pape Fabien approuva cette décision. Mais sur place, Novat fomentait un schisme contre Cyprien ; partisan d’une réconciliation facile, il dressait les fidèles contre leur évêque ; de plus, et étrangement, il se mettait en même temps dans le parti du romain Novatien qui, de son côté, n’admettait rigoureusement aucune réconciliation possible des lapsi.
Cyprien rentra à Carthage dès 251, année où fut élu pape Corneille.
En mai 252, un concile africain décidait de réintégrer les lapsi pénitents, les Pères communiquèrent leur décision au pape, et la situation s’apaisa.
Il y eut alors une épidémie de peste dans l’empire, et les Chrétiens furent tout de suite pointés du doigt ; la tension remontait.
Deux événements sont ici à signaler, avant le grave problème qui allait surgir à propos du baptême conféré par des hérétiques.
En 253, on voit Cyprien, plein de sollicitude, organiser des secours en faveur des Chrétiens numides, victimes d’une razzia ; puis l’évêque s’élève contre la pratique erronée de consacrer de l’eau à la place du vin à la Messe.
Après Corneille, fut élu pape Lucius, qui mourut dès 254, puis vint Stephanus (Etienne) 1
er, réputé plus autoritaire que ses prédécesseurs, et qui ne manifesta pas un grand désir de communiquer avec Cyprien.
Mais Cyprien «osa» bientôt intervenir pour déclarer que le nouveau pape avait été trompé au sujet de la réintégration de deux évêques espagnols, précédemment déposés pour s’être procuré de faux «billets de sacrifice». Cyprien écrivit aussi au pape pour demander la déposition de l’évêque d’Arles, coupable de déviation dans le sens novatianiste. Le pape ne réagit pas.
En revanche, il se manifesta énergiquement quand on souleva la question du baptême conféré par des hérétiques. Cyprien soutenait que ce baptême était impossible, car seule l’Eglise peut conférer le sacrement. Toutefois, la doctrine de l’Eglise est plus universelle, et proclame que en cas de nécessité, toute personne, même non baptisée, ayant l’intention requise, peut baptiser. L’intention requise, c’est de vouloir faire ce que fait l’Eglise en baptisant, et appliquer la formule baptismale trinitaire (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n.1256) ; à cela s’ajoute la pratique de verser soi-même l’eau (ou de pratiquer l’immersion) en prononçant cette formule trinitaire (N, je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit). Cette doctrine était déjà celle de l’Eglise au 3
e siècle, et le pape Stephanus la rappela, précisant que Rome n’admettait aucune nouveauté.
Cyprien ne trahissait pas la tradition de l’Eglise. Il jugeait cependant nécessaire, localement, d’imposer une pratique plus sévère à l’encontre des partisans de Novat.
C’était apparemment une rupture ; deux conciles à Carthage appuyèrent l’avis de Cyprien. Certains commencèrent à s’en prendre au pape autoritaire, qui eut cependant l’heur de mourir en 257, et auquel succéda un esprit plus conciliateur en la personne de Sixte II.
Finalement, la polémique s’apaisa d’elle-même, lorsque se déclencha la persécution de Valérien en 257.
Cyprien fut une première fois condamné à l’exil à Curubis, une petite ville peu éloignée de Carthage, d’où il put maintenir le contact avec les fidèles du diocèse.
En 258, Cyprien regagna Carthage, mais Valérien intensifia la persécution : on devait décapiter tout évêque, prêtre et diacre, à peine identifiés. C’est ainsi que mourut à Rome le pape Sixte II (v. 6 août) et son diacre Laurent (v. 10 août).
A nouveau arrêté, Cyprien subit un procès, dont on a reçu un compte-rendu exact, au terme duquel la sentence fut que Thascius Cyprianus est condamné à périr par le glaive, ce qu’entendant, Cyprien répondit : Deo gratias !
Le saint évêque fut conduit au lieu de l’exécution, avec beaucoup d’autres Chrétiens qui criaient Qu’on nous décapite nous aussi avec lui !. Cyprien retira son manteau et sa dalmatique, pria, fit remettre vingt-cinq pièces d’or au bourreau, se noua un bandeau sur les yeux, se fit attacher les mains par un prêtre et un diacre, encouragea le bourreau qui n’osait pas lever la main, et reçut le coup fatal.
Saint Cyprien mourut le 14 septembre 258 et fut immédiatement honoré en Afrique, à Rome et ailleurs ; on inscrivit son nom dans le Communicantes du Canon romain de la Messe, seul martyr non romain mentionné dans cette prière. Il est actuellement fêté avec saint Corneille, le 16 septembre.
Jusqu’à la ruine de Carthage (698), le culte de saint Cyprien fut très en honneur et trois basiliques furent construites. Ses reliques furent ensuite rapportées à Lyon.
On conserve de saint Cyprien de nombreux écrits, parmi lesquels un commentaire du Pater, un traité sur l’habillement des vierges, sur la pratique de l’aumône, sur la patience, sur la pudeur, sur la jalousie, sur l’unité de l’Eglise ; c’est dans ce dernier qu’il proclame qu’ hors de l’Eglise, il n’y a pas de salut.

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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 23:00

Caterina Vincenza Gerosa
1784-1847

Caterina naquit le 29 octobre 1784 à Lovere (Bergame, Lombardie, Italie N), aînée des cinq filles de Gianantonio et Giacomina Macario, commerçants de fourrures, et ne fit pas d’autres études.
Elle grandit dans la foi, participant à la Messe quotidienne et servant dans la boutique. Bientôt moururent son père, ses sœurs, sa mère ; héritière, elle ouvrira sa maison aux pauvres.
Lors de l’invasion napoléonienne, Lovere passa de la République de Venise à l’empire français. Après l’Empereur de France, ce sera l’Empereur d’Autriche. La boutique ne fonctionnait plus. Caterina se mit à enseigner gratuitement à des filles pauvres, à assister des malades.
En 1824, avec Bartolomea Capitanio (v. 26 juillet), elle ouvrit un hôpital, modeste, puis en 1832 elles décidèrent toutes deux de fonder un institut dont la mission serait d’assister les malades, d’instruire gratuitement les petites filles, recueillir les orphelins, épauler la jeunesse.
Le travail s’annonçait immense, mais Bartolomea mourut de tuberculose dès 1833. La «communauté» se réduisit à Caterina ! Sans perdre de temps en larmes de deuil, tout de suite elle accueillit d’autres jeunes filles, vivant selon la règle de sainte Jeanne Antide Thouret (v. 24 août).
En 1840, elles obtinrent l’approbation pontificale et s’appelèrent Sœurs de Marie Enfant. Caterina prit le nom de Vincenza. Leur Règle sera désormais celle écrite par Bartolomea avant sa mort, sous les conseils de Caterina.
Sept ans après, à la mort de Caterina Vincenza, les Sœurs étaient déjà cent soixante-et-onze. Elles sont aujourd’hui environ cinq mille, concentrées en Lombardie, dans le Trentino et le Veneto (Italie N et NE).
Caterina-Vincenza Gerosa mourut le 20 juin 1847, fut béatifiée en 1926 et canonisée en 1950.

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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 23:00

Martyrs de Casamari

1799

 

L’abbaye cistercienne de Casamari se trouve à Veroli (Frosinone, Latium, Italie C).

En 1811, les troupes napoléoniennes s’emparèrent des bâtiments de l’abbaye ; dans leur élan dévastateur, ils s’apprêtaient à profaner les ornements liturgiques, les vases sacrés, le Saint Sacrement, que six moines tentèrent de protéger en s’interposant. Ils furent impitoyablement massacrés.

C’était le 13 mai 1799.

En voici les noms :

  • Ignace (Siméon) Cardon
  • Jan Chrysostom (Domenico Maria) Zavřel
  • Albertin-Marie Maisonade
  • Modeste-Marie Burgen
  • Mathurin-Marie Pitri
  • Zosimo Maria Brambat

 

Les Six Martyrs de Casamari seront béatifiés en 2021, et inscrits au Martyrologe le 13 mai.

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 23:36

Cándido del Cacho Cruz

1886-1936

 

Cándido del Cacho Cruz naquit le 3 octobre 1886 à Fonteovejuna (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 21 septembre 1936 à Granja de Torrehermosa (Badajoz).

Cándido del Cacho Cruz sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 21 septembre.

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 17:46

Claudio Pedro Gómez Gil

1883-1936

 

Claudio Pedro Gómez Gil naquit le 28 janvier 1883 à Hinojosa del Duque (Cordoue, Espagne S).

Lui et son frère Francisco, deux laïcs mariés, soutenaient l’Eglise, qu’ils défendirent de leur sang plutôt que de trahir.

Leur martyre eut lieu le 4 septembre 1936 à Hinojosa del Duque.

Claudio Pedro Gómez Gil et son frère seront béatifiés en 2021, et inscrits au Martyrologe le 4 septembre.

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 10:31

Carolina  Santocanale

1852-1923

 

Carolina Santocanale naquit le 2 octobre 1852 à Palerme (Sicile), de nobles parents : Giuseppe Santocanale des Barons de la Celsa Reale, est avocat ; son épouse est Caterina Andriolo Stagno.

La petite fille reçut le baptême dès le lendemain, 3 octobre, avec les noms de Carolina Concetta Angela, et reçut la Première Communion en 1860.

Sa toute première formation se fit dans un institut proche, géré par deux demoiselles aidées par d’autres enseignants ; elle reçut ainsi des leçons de lettres, de musique, de français. Puis elle reçut le reste de son éducation à la maison, avec de bons précepteurs.

Un premier épisode important la fit profondément réfléchir sur la vanité du monde : ce fut le Carême prêché en la cathédrale de Palerme par un de ses précepteurs, dont elle resta fortement impressionnée. Elle abandonna ses habits trop luxueux, et se prépara à recevoir la Confirmation, en 1869, à dix-sept ans.

En 1871, elle assista Paolo Stagno, son grand-père, qui était mourant. Cet homme avait racheté les terrains des Bénédictins de Cinisi, confisqués par l’Etat ; la mort de cet homme chrétien (1872) fut pour elle l’occasion d’un nouveau mouvement intérieur, décisif. Elle demanda au père Mauro Venuti d’être son directeur spirituel. Bien que demandée en mariage assidûment, elle se sentait irrésistiblement attirée par la vie religieuse, mais sans réussir encore à choisir entre la vie contemplative et la vie au service des pauvres et des malades.

Elle songea un moment au monastère Sainte-Catherine de Palerme, mais son père s’y opposa, ayant en tête quelque projet matrimonial pour sa fille. Ce n’était pas le seul obstacle à sa vocation : un litige s’éleva bientôt entre la grand-mère et le père, au point que Carolina ne put retourner dans la maison de Cinisi que huit années plus tard.

En attendant le retour à la paix familiale, fin 1873, elle entra dans l’Association des Enfants de Marie dans une paroisse de Palerme, dont elle fut même nommée présidente, y voyant là comme le prélude à son prochain noviciat.

En 1880, elle retrouva la grand-mère à Cinisi et, là, eut l’occasion de catéchiser trois jeunes ; son désir de vie active reprit. Elle reçut alors la permission de recevoir l’Eucharistie à la messe quotidienne, ce qui était très rare.

En 1884, elle contracta alors une mystérieuse douleur à la jambe, qui l’épuisa durant plus d’une année, au point qu’elle n’avait plus la force de faire son signe de croix ; elle s’en remit difficilement et s’en sortit définitivement en 1887 seulement.

Durant ces années, elle fut invitée à participer au Boccone del Povero (la Bouchée du Pauvre), organisé par Giacomo Cusmano (v. 14 mars) ; mais en 1887, elle fut orientée vers l’Ordre Séculier Franciscain, car on fêtait alors le septième centenaire de la mort de s.François d’Assise (v. 4 octobre) ; elle en reçut l’habit et prit le nom de Maria de Jésus.

Désormais elle parcourut toute la ville de Palerme, de maison en maison, assistant, distribuant des aumônes, consolant, soignant. Devant l’immensité de la tâche, elle songea enfin à regrouper celles qui le voulaient dans une nouvelle branche franciscaine, les Sœurs Capucines de l’Immaculée de Lourdes.

En 1891, elle eut la faveur de pouvoir s’installer dans la propriété des grands-parents, à Cinisi, où s’ouvrirent successivement un orphelinat, une maison pour jeunes filles bourgeoises, un jardin d’enfants. Maria et ses Compagnes enseignaient la broderie.

Maria souffrit de la mort prochaine de ses parents, puis eut l’opération de la cataracte. Elle dut faire face à quelques réticences de son propre directeur spirituel, qui rompit même avec cette œuvre. Il invita un père Capucin à s’occuper de la nouvelle famille : ce dernier rédigea la Règle, rapprocha les Religieuses de l’Ordre des Capucins, et organisa leur véritable noviciat.

La fondation proprement dite remonte au 8 décembre 1908, et l’approbation diocésaine dès 1909. En 1911, Maria reçut l’habit nouveau de cette famille, et le remit ensuite aux autres Religieuses.

D’autres épreuves arrivèrent : Maria dut être opérée d’un adénofibrome au sein ; puis le nouvel évêque lui imposa sa visite canonique, lui disant qu’elle ne devait plus gouverner comme une mère de famille, mais comme une supérieure de communauté (!). En outre, une des Religieuses, récemment admise, se mit aussi à critiquer l’ensemble de la fondation. Maria en tomba malade, mais se reprit.

On arriva enfin à un heureux compromis ; l’évêque consentit à la réouverture du noviciat, émit un (nouveau !) décret de Droit diocésain, le 24 janvier 1923, couronnement de l’intense labeur de Maria de Jésus.

Le 27 janvier 1923, Maria organisa encore le repas de noces d’une jeune couple avec soixante invités. Un infarctus la frappa vers vingt-trois heures. Pleine d’action de grâce, de joie - et de mérites, elle s’éteignit doucement.

La congrégation devint de droit pontifical en 1947 et reçut successivement le Décret de Louange en 1968. Elle est présente en Albanie, au Mexique et au Brésil, à Madagascar.

Le miracle retenu pour la béatification, eut lieu en 2003. On était en train de construire la nouvelle chapelle, près de la Maison-mère ; une poutre se rompit et un jeune ouvrier qui s’y déplaçait, fit alors une chute de plus de onze mètres sur la dalle de ciment. Les autres collègues pensaient relever un cadavre, mais le jeune homme se releva de lui-même et n’eut aucune marque ni aucune séquelle de sa chute. On remarqua alors qu’il était tombé exactement à l’endroit où l’on devait bientôt déposer les restes de la Fondatrice.

Carolina  Santocanale fut béatifiée en 2016, canonisée en 2022 et inscrite au Martyrologe le 27 janvier.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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