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26 mars 2024 2 26 /03 /mars /2024 00:00

Les Martyrs de Crimée

375

 

Vers 375, un roi des Goths prénommé Wingurich (sans doute celui que l’historien Sozomène appelle Athanaric), voulut empêcher ses sujets d’embrasser le christianisme. Il fit avancer une statue d’idole vers un groupe de Chrétiens en les sommant d’adorer cette statue. Il y eut des défections, mais de fidèles Témoins aussi.

Sur leur refus d’obtempérer à l’ordre du roi, ce dernier les fit enfermer dans leur église, à laquelle on mit le feu. Durant ce « sacrifice », un homme qui venait prier confessa le nom du Christ et fut jeté dans la fournaise. Il y eut trois-cent huit victimes, dont on connaît les noms pour une vingtaine d’entre eux.

Selon les manuscrits, il y a des différences dans l’orthographe des noms, dans le nombre des victimes, parmi lesquelles un (ou deux) prêtres, un moine, des laïques hommes et femmes.

Quelques années plus tard, la reine des Goths, Gaatha, une princesse chrétienne, aidée par un certain Thyellas, fit reporter les restes de ces Martyrs à Cyzique (Mésie, Asie Mineure NO). Pour ce geste généreux, ils furent tous deux lapidés. Une autre version affirme que c’est le fils de Gaatha, Agathon, qui fut lapidé avec sa mère.

Voici les noms des Martyrs.

Bercus, avec ses deux fils et/ou ses deux filles ;

Arpilus, moine ;

Abibus, Agnus, Reasus, Igathrax, Iscoeus, Silas, Signicus, Sonirilus, Suimbalus, Thermus, Philgas, Bathusius ; (Agathon, Thyellas ?).

Anna, Alla, Baride, Manca, Virco, Animaïs, de pieuses femmes. La nommée Baride est plus connue sous le nom de Larissa.

Ces glorieux Martyrs sont mentionnés le 26 mars au Martyrologe.

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25 mars 2024 1 25 /03 /mars /2024 14:12

Camille Costa de Beauregard

1841-1910

Camille naquit le 17 février 1841 à Chambéry (Savoie) dans une famille aristocratique : ils sont neuf enfants du marquis Pantaléon, membre du parlement de Turin et très chrétien, et de Marthe de Veyrac.

Monsieur le Marquis avait fait construire dans son domaine, une école-hôpital, où Madame conduisait ses enfants pour partager leur goûter avec les élèves.

En 1857, Camille fut atteint de typhoïde et en conserva de graves complications. Il poursuivit ses études au château familial.

Comme beaucoup de jeunes, il perdit peu à peu la foi et consacra son temps libre en voyages, en études, en soirées, jusqu’au jour où, au terme de ses études de philosophie, en 1863, il entra dans la cathédrale de Chambéry, où alors il retrouva la foi de son enfance et toute sa vie bascula.

En 1863, il entra au séminaire français de Rome et, en 1866, fut ordonné prêtre.

On pensa le promouvoir à l’épiscopat, mais il refusa par deux fois cet « honneur ».

Revenu à Chambéry en 1867, sans perdre de temps, il créa une caisse d’aide mutuelle pour les ouvriers.

En août 1867, une épidémie de choléra s’abat sur Chambéry et le père Camille recueille plusieurs orphelins chez lui. La place manque : un notable lui offre l’ancien bâtiment des douanes : ce sera le Bocage, qui abritera jusqu’à cent vingt-cinq orphelins. Le père Camille y versera toute sa fortune personnelle. On l’appela bientôt le père des orphelins.

En mai 1879, Camille ira voir Don Bosco à Turin, pour s’informer sur la méthode de s.Giovanni Bosco. Désormais, les orphelins apprendront l’art de jardiner et travailleront dans les serres du domaine et les divers travaux de la ferme. Ensuite, ils trouveront plus facilement un « job ».

Le père Camille est épaulé par des religieuses, des prêtres, et surtout son neveu Ernest, qui poursuivra fidèlement cette œuvre de charité, avant de la confier aux Salésiens de Don Bosco, peu avant sa mort en 1954.

Le père Costa de Beauregard, lui, mourut le 25 mars 1910, en la fête de l’Annonciation.

Après sa mort, advint un miracle qui va servir à la prochaine béatification du père Camille. Un enfant eut un accident en septembre 1910 : il eut une blessure à un œil, et cette blessure s’aggravait de jour en jour. C’est alors qu’une religieuse du Bocage eut l’idée d’appliquer sur l’œil malade un mouchoir ayant appartenu au père Camille et entama une neuvaine de prière, avec toute la communauté, tous les enfants et quelques autres prêtres. Le 28 octobre, l’œil reprit sa consistance normale, il était sec et propre : la guérison était totale, et demeura stable. Le dossier des témoignages, mystérieusement, fut oublié pendant un siècle, et fut retrouvé récemment en 2015 ; on peut y lire le témoignage de l’ophtalmologue qui examina l’enfant : la guérison s’est produite en dehors des lois naturelles, et d’une façon extraordinaire.

Le 22 janvier 1991, fut reconnue l’héroïcité des vertus du père Camille de Beauregard. En 2022-2023, fut examiné le miracle susmentionné. En 2024 fut promulgué le décret approuvant ce miracle : c’est la voie ouverte vers la béatification.


 

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9 mars 2024 6 09 /03 /mars /2024 00:00

Cyrille de Sébaste

320

Voir la notice Sébaste 320 (Quarante Soldats Martyrs), au 9 mars.

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9 mars 2024 6 09 /03 /mars /2024 00:00

Cudion de Sébaste

320

Voir la notice Sébaste 320 (Quarante Soldats Martyrs), au 9 mars.

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9 mars 2024 6 09 /03 /mars /2024 00:00

Claude de Sébaste

320

Voir la notice Sébaste 320 (Quarante Soldats Martyrs), au 9 mars.

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9 mars 2024 6 09 /03 /mars /2024 00:00

Candide de Sébaste

320

Voir la notice Sébaste 320 (Quarante Soldats Martyrs), au 9 mars.

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9 mars 2024 6 09 /03 /mars /2024 00:00

Caius de Sébaste

320

Voir la notice Sébaste 320 (Quarante Soldats Martyrs), au 9 mars.

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11 octobre 2022 2 11 /10 /octobre /2022 23:00

Carlo Acutis

1991-2006

 

Carlo Acutis naquit le 3 mai 1991 à Londres, où se trouvaient ses parents pour raisons professionnelles, mais ils revinrent bientôt à Milan (Italie) dès le mois de septembre.

Ces parents sont des gens qui conservent les bonnes habitudes, mais ne sont pas vraiment pratiquants. En revanche, la semence chrétienne que leur fils Carlo recevra, germera et grandira de façon extraordinaire.

Carlo aimait prier, aller dans les églises, visiter les sanctuaires, et ses parents ne lui refusaient pas ces moments où le garçon rencontrait déjà l’Invisible.

Il désirait intensément recevoir l’Eucharistie, et put faire la Première communion à l’âge de sept ans ; de ce jour, il tint à participer chaque matin à l’Eucharistie de sa paroisse. Etre toujours uni à Jésus, tel est le but de ma vie, écrivit-il alors. Mieux : il savait se recueillir un moment avant la messe ou après, et répétait : Si l’on s’approche tous les jours de l’Eucharistie, on va tout droit au paradis.

Il aimait en même temps se purifier avant de communier, et pour cela se confessait chaque semaine. Et comme on ne peut dissocier Jésus de sa sainte Mère, il priait chaque jour le chapelet. De Marie, il dira plus tard : Elle est l’unique femme de ma vie. Il s’intéressa particulièrement aux apparitions mariales de Lourdes et de Fatima.

Il aurait certainement apprécié notre blog, car il aimait lire la vie des Saints, comme s.François d’Assise, s.Antoine de Padoue, s.Dominique Savio, ou encore les trois Voyants de Fatima.

En grandissant, Carlo ne se distingua pas de ses camarades de jeux et d’école ; il jouait au football, comme tout Italien, apprenait le saxophone ; bon élève, tant chez les Marcellines de Milan qu’à l’Institut Léon XIII des bons pères Jésuites, il montrait simplement son enthousiasme et sa gentillesse envers tous. Il encourageait ses camarades de l’aumônerie : L’Eucharistie, c’est l’autoroute qui mène au ciel.

Son temps libre passait en bonnes œuvres : le catéchisme aux plus jeunes de la paroisse, la visite aux personnes âgées ; s’il avait de l’argent, il le gardait pour le redonner en aumônes, répétant : Le bonheur s’est d’avoir le regard tourné vers Dieu. La tristesse, c’est d’avoir le regard tourné vers soi-même.

Mais surtout, ce jeune garçon fut un passionné d’informatique. Sans avoir encore la formation d’un professionnel, il «flairait» les trucs qui lui permettaient de réaliser des merveilles : montages de films, création de sites (pour la paroisse, pour le lycée), et expliquait aux autres comment il fallait faire.

Sa plus belle réussite fut sa recherche enthousiaste sur les miracles eucharistiques. Pendant deux années, avec l’aide de ses parents, bien sûr, il visita les lieux de cent trente-six miracles reconnus par l’Eglise, recueillant toutes les informations, les récits, les photographies possibles. Ce fut d’abord un petit site internet, qui aboutit finalement à une magnifique exposition : elle fut présentée dans le monde entier, sur les cinq continents, dans les paroisses, dans les sanctuaires de Lourdes, de Fatima, de Guadalupe…

Et voilà qu’en octobre 2006, le jeune Carlo de quinze ans fut diagnostiqué très gravement malade : leucémie foudroyante de type M3. Il fut hospitalisé à Monza ; mais il demeura le garçon souriant qu’il avait toujours été. Jamais une plainte : J’offre toutes les souffrances que je dois subir au Seigneur, pour le pape et pour l’Eglise, et pour aller directement au Paradis.

Toujours préoccupé des autres, il dit à ses parents d’aller se reposer, il encourageait les autres patients ; le personnel médical était étonné, édifié par cette attitude si tranquille, alors que Carlo était en phase terminale.

Avant de voir mourir ce jeune garçon, digne d’un Domenico Savio (v. 9 avril), citons encore deux phrases de ce «cyber-apôtre» :

Notre objectif doit être l’infini, non pas le fini. L’Infini est notre Patrie. Depuis toujours nous sommes attendus au Ciel.

Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies.

Carlo s’éteignit à ce monde au matin du 12 octobre 2006.

Selon son souhait, il fut enterré à Assise, la ville de s.François.

Douze ans plus tard, dans le cadre du procès de béatification de Carlo, on procéda à la reconnaissance canonique de son corps : la maman put l’attester, son fils lui semblait comme mort à peine quelques instants auparavant, tant il était bien conservé.

On attendait un miracle : en 2010, un petit enfant brésilien était atteint d’une grave déformation du pancréas ; l’opérer aurait coûté la vie du jeune garçon. On invoqua l’intercession de Carlo : le pancréas reprit sa forme et sa place normales, sans aucune intervention. Le changement était inexplicable.

Carlo Acutis a été béatifié en 2020, et inscrit au Martyrologe le 12 octobre.

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26 février 2022 6 26 /02 /février /2022 00:00

Cayetano Giménez Martín

1866-1936

 

Cayetano Giménez Martín naquit le 27 novembre 1866 à Alfornón (Sorvilan, Grenade, Espagne).

Il fut ordonné prêtre en  1890 et nommé vicaire en plusieurs paroisses, dont Alboloduy, puis curé de la paroisse de l’Incarnation et archiprêtre de Loja.

Il fut abattu au cimetière de Loja, le 9 août 1936.

Cayetano Giménez Martín devrait être béatifié en 2022, et inscrit au Martyrologe le 9 août.

 

 

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24 octobre 2021 7 24 /10 /octobre /2021 23:00

Chrysanthus et Daria à Rome
3
e siècle

Né en Égypte, Chrysanthus était fils d'un sénateur romain en charge à Alexandrie. Jeune encore, il accompagna son père à Rome où, en bon étudiant avide de la vérité, il découvrit les Saintes Ecritures.
On lui indiqua un prêtre, Carpophorus, qui l’initia et le prépara au baptême.
Dans son enthousiasme, Chrysanthus se mit à parler du Christ, à évangéliser, montrant sans se gêner sa conviction chrétienne.
Evidemment, le père ne la voyait pas de cette façon : il fit enfermer son garçon, le mit au pain et à l’eau, ce qui donna à Chrysanthus l’occasion d’expérimenter avec joie ce qu’est le jeûne.
Puis son père tenta de le corrompre, en l’installant dans une chambre somptueuse, en compagnie de cinq créatures ravissantes, dont il se débarrassa bien vite en priant Dieu de leur insuffler un sommeil profond.
Alors, on introduisit une prêtresse, Daria qui, sans pouvoir convaincre Chrysanthus, finit plutôt par accepter ce que lui disait Chrysanthus. C’est elle qui se convertit. Ils simulèrent vouloir se marier, obtenant ainsi leur libération ; mais ce fut pour reprendre avec encore plus d’ardeur le travail d’évangélisation.
Une des plus remarquables conquêtes de Chrysanthus fut la conversion du tribun Claudius et de toute sa maison. Furieux, l’empereur (Numérien, dit-on, bien qu’il ne soit pas dit qu’il y ait eu des persécutions à cette époque) fit noyer ou décapiter tout ce monde.
Chrysanthus fut ensuite enfermé à la Prison Mamertine, et Daria dans un lupanar. D’autres prodiges s’étant manifestés, l’empereur fit conduire les deux «époux» sur la Via Salaria, où ils furent assommés par une pluie de pierres et de terre.
Il n’y a malheureusement aucun document à disposition sur ces faits, qu’on ne connaît que par tradition.
Les saints Chrysanthus et Daria sont mentionnés le 25 octobre au Martyrologe.

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