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9 juillet 2024 2 09 /07 /juillet /2024 23:00

Engelbert Kolland

1827-1860

 

Il était né le 21 septembre 1827 à Ramsau (Zell am See, Salzburg, Autriche).

Il était entré au couvent de Salzburg en 1847, fut ordonné prêtre en 1851 à Bolzano, et y resta comme vicaire jusqu’en 1855, puis vint en Terre Sainte. 

En 1860, il était vicaire aux côtés de Carmelo Volta. 

Le soir du 9 juillet, il tentait de rejoindre Abd-el-Kader, et s’arrêta chez des Chrétiens, où une dame lui passa un grand voile blanc de femme, mais ses pieds nus et ses sandales le firent reconnaître. 

Il fut tué à la hache sur son refus d’apostasier. Il avait trente-trois ans.

Béatifié en 1926, il a été canonisé en 2024, ainsi que ses Compagnons.

 

 

 

Voir la notice Damas (Martyrs de 1860)

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2 mai 2024 4 02 /05 /mai /2024 23:00

Estfān Al-Dwayhī

1630-1704

Cet éminent représentant de la hiérarchie du clergé maronite, vit le jour le 2 août 1630 à Ehden (Jabal Lubnān, Liban). Son père, Mikhayel, descendait d’une longue lignée de diacres ; dans cette très ancienne et noble famille Dwayhī, on comptait plusieurs patriarches, évêques, moines et moniales.

Estfān (Étienne) commença très tôt l’apprentissage des langues arabe et syriaque. Son intelligence et ses succès le firent remarquer par l’évêque, qui l’envoya au Collège maronite de Rome en 1641. Là, Estfān brilla parmi tous les élèves, autant par ses dons intellectuels que par ses qualités personnelles. On le comparait à l’aigle qui vole au-dessus des autres oiseaux.

C’est durant ces années romaines qu’Estfān subit une mystérieuse maladie aux yeux, qui faillit compromettre ses études et l’obliger à retourner au Liban. Mais sa dévotion mariale – et un vœu qu’il sut observer toute sa vie -, lui permirent de recouvrer la vue mystérieusement et de reprendre ses brillantes études.

En 1650, il obtint le doctorat en philosophie.

Il reçut plusieurs offres alléchantes pour différents postes, en Europe occidentale, mais il préférait retourner dans son pays natal. Il accumula à Rome une importante collection de documents historiques qui devait lui permettre d’écrire plus tard une histoire de l’Ordre maronite ; il publia aussi un mémoire dans lequel il démontrait que son pays natal (Ehden) était le lieu du Paradis terrestre.

En 1656, il fut ordonné prêtre. Désormais, il se consacrerait au rapprochement de l’Église orientale et de l’Église catholique : on avait jusque là tendance à considérer l’Église maronite comme « séparée » du tronc romain de l’Église.

Estfān travailla énormément à recueillir des informations sur l’Ordre maronite, consultant et corrigeant les ouvrages qu’il pouvait trouver, où s’étaient glissées des erreurs dans la transcription. Il publia plusieurs livres liturgiques fondamentaux de l’Ordre maronite, après les avoir savamment corrigés.

Estfān fonda une école pour les enfants, principalement les pauvres et les orphelins, et y enseigna personnellement pendant cinq années. Par la suite, il chercha à rappeler au Liban ses confrères libanais qui étudiaient à Rome, en leur demandant de consacrer trois années à enseigner à ces enfants.

En 1660, Estfān s’occupa davantage de pastorale en plusieurs localités. Partout il fut estimé et admiré pour son action pastorale. On le surnommait volontiers Chrysostome (v.14 septembre). En particulier à Alep, il se soucia de ramener à l’Église romaine beaucoup de chrétiens arméniens, syriaques ou grecs.

En 1668, au terme d’un pèlerinage à Jérusalem, il fut élevé à l’épiscopat, pour l’Église de Chypre.

En 1670, il fut nommé patriarche des maronites ; Estfān dut montrer tout son esprit de diplomatie pour se rallier un certain nombre d’autorités laïques qui contestaient son élection.

En 1672, Estfān reçut l’envoyé du roi Louis XIV avec toute la solennité qu’il put manifester.

Il y eut ensuite des remous, des persécutions locales, car des ennemis de l’Église se déchaînèrent et firent périr beaucoup de chrétiens, notamment des régions de Jebbé et Kisrawan. Jusqu’à la fin de sa vie, Estfān quitta plusieurs fois Qannubine pour se réfugier en pays Kisrawan. Il put enfin revenir dans sa chère Qannubine, où s’acheva sa longue vie active, le 3 mai 1704.

En 2008, fut proclamée l’héroïcité des vertus d’Estfān.

Voici le miracle examiné et reconnu en vue de sa béatification : au Liban, en 2013, une dame souffrait d’une grave polyarthrite rhumatismale séronégative. Son état étant estimé désespéré, on la conduisit à Ehden, le lieu de naissance du patriarche Al-Dwayhi. Après ce pèlerinage, la dame n’a plus présenté aucun symptôme de la maladie, de façon complète et durable.

Ce miracle a donc ouvert la voie à la béatification du Patriarche, qui adviendra probablement en 2024.

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10 avril 2024 3 10 /04 /avril /2024 23:00

Elena Guerra

1835-1914

 

Ecrivain, théologue, apôtre, sainte, dit d'elle son biographe, le père Domenico Abbrescia, elle était née en Italie à Lucca (Lucques) le 23 juin 1835. 

A la maison, elle a étudié le français, la musique, la peinture, la broderie et en plus, en cachette, le latin. A 19 ans, elle est infirmière auprès des malades du choléra de Lucca et à 22 ans un mal mystérieux l'immobilisera pendant presque huit ans au lit. Elle lit les Pères de l'Eglise, elle crée un groupe d' “Amitiés spirituelles” avec celles qui lui rendent visite, elle nourrit des projets de formes de vie contemplative.

Elle guérit, elle étudie, elle voyage ; en 1870, elle assiste à Rome à une séance du Concile du Vatican ; à Lucca, après bien des échecs, elle donne naissance à une communauté féminine, de vie active, dédiée à l'éducation des jeunes filles sous le patronage de sainte Zita, patronne de la ville.

C'est une communauté sans vœux, une association de volontaires pour l'enseignement, dirigée par elle-même et ses écrits, ses “livrets”, guides très efficaces pour l'enseignement de la foi.

Dans cet institut est reçue une certaine Gemma Galgani, qui y fera la première Communion en 1887. Curieusement, Elena Guerra mourra le même jour que sainte Gemma Galgani, à quelques années de différence.

Plus tard, l'Institut sera reconnu par l'Eglise comme congrégation religieuse. Elena y connaît déjà des problèmes, des conflits, mais elle rêve d'une entreprise qui va bien au-delà de cette congrégation, de Lucca, de l'Italie même : elle doit investir l'Eglise entière. Elle y pense depuis des années, elle lance maintenant sa croisade : il faut guider tous les fidèles vers la connaissance et l'amour grâce à l'Esprit Saint, dont le Christ disait : Il vous guidera vers la vérité tout entière (Jn 16:13).

Selon elle, les chrétiens sont trop faiblement conscients de la glorieuse perspective qui nous attend, renouvelant l'événement de la Pentecôte de Jérusalem. C'est le moment d'agir, et personne ne l'arrête : elle écrit au pape Léon XIII, elle insiste, écrit encore, se rendra à l'audience pour demander au pape de promouvoir fortement le “retour à l'Esprit”, qui surviendra au vingtième siècle dans de nombreux mouvements et groupes. Deux documents pontificaux, en 1895 et 1897, invitent les fidèles à œuvrer dans ce but particulièrement cher au cœur de Léon XIII : c’est la lettre apostolique Provida Matris Caritate (1895), promouvant la neuvaine à l’Esprit Saint pour l’unité des chrétiens, entre l’Ascension et la Pentecôte, et l’encyclique sur l’Esprit Saint Divinum Illud Munus (1897), précisant que cette neuvaine doit se faire tous les ans. Le même pape donne aux Sœurs d'Elena le nom d'Oblates de l'Esprit Saint. Elena a été comprise, Rome l'a entendue.

Mais à Lucca, on lui met des bâtons dans les roues ; ce sont ses propres Sœurs, ses filles spirituelles. Elle en vient à démissioner de sa place de Mère générale, avec en plus des humiliations vraiment injustes. Elle accepte tout, soutenue par l'amitié de Consœurs fidèles et également par sa vision limpide de l'exemple d'amour qu'il faut savoir donner à tout moment. C'est son heure suprême. 

Elle s'éteint le matin du Samedi Saint 1914, le 11 avril, juste après avoir vêtu l'habit des Oblates de l'Esprit Saint. Son corps est enseveli à Lucques, dans l'église Saint-Augustin.

Elle est béatifiée en 1959, par le pape Jean XXIII qui lui a donné le titre d'Apôtre de l'Esprit Saint.

Elle devrait être canonisée en 2024.

 

Note. L'Association du Buisson Ardent, de la mouvance du Renouveau Charismatique, diffuse dans beaucoup de pays, se réfère à l'esprit qu'elle a voulut répandre dans l'Eglise, pour inviter tous les fidèles à une adoration de l'Esprit Saint.

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9 mars 2024 6 09 /03 /mars /2024 00:00

Eutychès de Sébaste

320

Voir la notice Sébaste 320 (Quarante Soldats Martyrs), au 9 mars.

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9 mars 2024 6 09 /03 /mars /2024 00:00

Eunoïque de Sébaste

320

Voir la notice Sébaste 320 (Quarante Soldats Martyrs), au 9 mars.

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9 mars 2024 6 09 /03 /mars /2024 00:00

Elien de Sébaste

320

Voir la notice Sébaste 320 (Quarante Soldats Martyrs), au 9 mars.

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9 mars 2024 6 09 /03 /mars /2024 00:00

Elie de Sébaste

320

Voir la notice Sébaste 320 (Quarante Soldats Martyrs), au 9 mars.

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9 mars 2024 6 09 /03 /mars /2024 00:00

Editius de Sébaste

320

Voir la notice Sébaste 320 (Quarante Soldats Martyrs), au 9 mars.

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9 mars 2024 6 09 /03 /mars /2024 00:00

Eutychius de Sébaste

320

Voir la notice Sébaste 320 (Quarante Soldats Martyrs), au 9 mars.

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 00:00

Elfrieda Schilling
1908-1945

Elfrieda Schilling naquit le 5 mai 1908 à Wrocław (Pologne).
Elle émit les vœux religieux chez les Sœurs de Sainte-Elisabeth, avec le nom de Maria Rosaria.
Son martyre eut lieu le 23 février 1945, à Naumburg am Queis (act. Nowogrodziec), Bolesłaviec, Pologne)
Elfrieda Schilling sera béatifiée en 2022, et inscrite au Martyrologe le 23 février (pour ses neuf Compagnes, voir aux 20 et 25 février, 1er et 24 mars, 2 et 11 mai).

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