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22 avril 2021 4 22 /04 /avril /2021 23:00

Georges de Lydda

† ? 303

 

Ce qui est certain, dans la vie de cet illustre soldat, c’est qu’il fut martyrisé à Lydda en Palestine (ou non loin de cette ville).

Ce qui le semble moins, c’est tout ce qu’on trouve dans divers manuscrits postérieurs, remontant à une tradition ancienne dont on n’a malheureusement pas de témoignages sûrs.

A partir de là, tout sera dit au conditionnel.

Georges serait le fils de Gerontius, un idolâtre, et de Polychronia, une chrétienne. Le père était d’origine cappadocienne (Turquie C) et vivait en Arménie.

On a dit que le nom de Georgius serait à l’origine du nom de la Géorgie, mais cette étymologie est aujourd’hui réfutée au profit d’une autre, qui prétend que le nom vient du grec, georgia, agriculture.

Georgius donc, fut dès sa jeunesse animé d’un grand zèle pour la religion chrétienne, et n’hésitait pas à détruire les temples païens, à en abattre les statues, même à tuer les prêtres païens, tout en se «rachetant» par d’abondantes aumônes aux pauvres.

La Légende dorée de Giacomo de Voragine ajoute que Georgius aurait abattu un monstre dans la province de Libye, délivrant ainsi la fille du roi qui devait être livrée à la bête et provoquant la conversion de toute la population. On a pu attribuer cette victoire au grand soldat par imitation du combat entre saint Michel et le Dragon infernal, ou par allégorie de la victoire du Bien sur le Mal, de la Foi sur le Péché, avec ces deux différences que l’archange saint Michel porte des ailes et n’a pas besoin de cheval pour se déplacer.

Georgius aurait été tribun dans l’armée impériale. Au moment où l’empereur Dioclétien se préparait à exterminer la religion chrétienne, Georgius aurait été sommé de sacrifier aux dieux païens, et cela se passait à Lydda, en Palestine.

Sur son refus, il subit alors une série de tortures : flagellation avec lanières de cuir garnies de petits plombs, écrasement de la poitrine avec une lourde pierre, déchirures sur tout le corps, qu’un ange vint miraculeusement guérir. 

Georgius se présenta à nouveau devant l’empereur, provoquant la conversion de deux chefs de l’armée et de l’impératrice elle-même. Jeté pendant trois jours dans une fosse remplie de chaux vive, il en sortit indemne ; obligé de marcher avec des chaussures garnies de pointes rougies au feu, il en fut encore une fois guéri miraculeusement.

Dioclétien, changeant de tactique, chercha à l’amadouer, et Georgius feignit d’être convaincu ; mais conduit au temple païen, il renversa les idoles d’un seul signe de croix.

A ce point, la sentence impériale fut irrémédiable et définitive : Georgius fut décapité.

Saint Georges bénéficia d’un culte extraordinaire dans tout l’Orient, puis en Occident. La seule Egypte avait une quarantaine d’églises consacrées à lui. Il y a à Rome une église Saint-Georges-in-Velabro, dont on ignore l’origine. 

Lors des croisades, l’invocation à saint Georges et à saint Demetrius était habituelle : on leur attribua la reprise de Jérusalem.

En Angleterre, un concile tenu à Oxford en 1222 ordonne que la fête de saint Georges soit une fête d’obligation. L’Ordre de la Jarretière était à l’origine l’ordre des Chevaliers de saint Georges. La célébration de la fête de saint Georges devait avoir la même solennité que celle de Noël, et les Protestants conservèrent cette fête dans leur calendrier. En Angleterre, Georges ne porte pas d’s : George.

Cette fête est traditionnellement au 23 avril. La fête, un moment retirée du calendrier romain, y fut remise récemment.

Il est trop long d’énumérer tous les pays, tous les mouvements et associations qui se réclament de saint Georges. En voici quelques-uns : 

Les pays : Géorgie, Ethiopie, Angleterre, Serbie, Espagne (Aragon et Catalogne), Russie, Grèce. La Croix de saint Georges figure sur le drapeau anglais, et sur les armoiries de Russie.

Les villes : Beyrouth, Gênes, Venise, Barcelone, Rio de Janeiro.

Les ordres : Ordre du Temple, ordre Teutonique.

Les associations : l’armée blindée française, l’armée bulgare, les gendarmes à cheval belges, certains Scouts.

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 00:00

German Gardiner

 ? -1544

 

Laïc anglais, on suppose qu’il fut parent (et secrétaire) de Stephen Gardiner, l’évêque de Winchester.

Formé probablement au Trinity Hall de Cambridge, il ne craignit pas de s’exposer pour défendre la foi catholique.

Il publia ainsi un tract en 1534. Pendant la persécution de cette période, il fut pénétré de courage par l’héroïcité des Martyrs, en particulier de Thomas More (v. 6 juillet). Il eut une occasion de donner un témoignage remarquable.

En 1543, il fut accusé d’avoir dressé une liste d’erreurs contre la foi. Cette année-là, le Despote royal changea de caprice, et préféra sacrifier les Catholiques au lieu des hérétiques, tandis qu’ensuite il se retourna plutôt contre les Protestants. 

L’acte d’accusation de German montre clairement qu’il fut accusé de vouloir priver le roi de sa dignité et de son titre de Chef suprême de l’Eglise d’Angleterre et du Pays de Galles.

Il fut exécuté pour sa foi le 7 mars 1543 ou 1544 à Tyburn, dernier des Martyrs catholiques sous le roi Henry VIII, en même temps que les prêtres John Larke et John Ireland.

Le culte de German et de ses Compagnons a été confirmé en 1886, ce qui équivaut à la béatification.

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9 février 2021 2 09 /02 /février /2021 08:23

Giacomo Abbondo
1720-1788

Giacomo naquit le 27 août 1720 à Salomino (Tronzano Vercellese, Verceil, Italie N), de Carlo Benedetto et Francesca Maria Naya ; l’aînée, Maria Margherita, était morte peu de temps avant la naissance de Giacomo, et après lui naquirent encore quatre frères et sœurs.
La famille était chrétienne ; elle comptait déjà un prêtre, frère du papa.
Giacomo fréquenta l’école primaire à Tronzano, puis à Verceil.
Sa vocation se faisait déjà sentir, au point qu’en 1740, non seulement il reçut la Confirmation, mais aussi il fut admis à l’état clérical, recevant la Tonsure, puis les Ordres dits «mineurs» de Portier et de Lecteur.
A cette époque, il n’y avait pas de véritable séminaire ; Giacomo dut fréquenter la faculté royale pour compléter ses études. Et pour payer celles-ci, il fut engagé chez le conte Agostino Benedetto Cusani de Sagliano, maire de Verceil, qui le chargea de la formation de ses sept enfants.
En 1743, Giacomo fut nommé professeur aux Ecoles Royales.
Cette même année, il reçut le sous-diaconat et, compte tenu de son excellente préparation intellectuelle, fut nommé professeur de théologie scholastique à l’université royale de Verceil.
L’année suivante, il reçut successivement le diaconat et, le 21 mars, la prêtrise.
Il continua sa formation et, en 1748, obtint le doctorat en Lettres à l’université de Turin, ce qui lui valut d’être nommé professeur des Humanités aux Ecoles Royales de Verceil.
On lui confia alors des activités pastorales, d’abord à la paroisse Saint-Michel de Verceil, enfin à la paroisse Saints Pierre-et-Paul de Tronzano, son pays natal.
Cette dernière paroisse avait subi négativement l’enseignement du curé précédent, qui était de tendance janséniste. Les bancs de l’église étaient vides.
Don Giacomo se mit au travail avec ardeur. Il visita les familles, il encouragea l’assistance à la Messe dominicale, il enseigna le catéchisme aux adultes et aux enfants ; il prépara ces derniers à la Première communion dès l’âge de dix ans (ce qui était une nouveauté à l’époque, car on attendait parfois jusqu’à douze ou quatorze ans) ; il visitait les malades, faisait porter de la nourriture et du bois de chauffage aux plus pauvres… Et alors qu’en été, beaucoup suspendaient leurs activités, lui au contraire affirmait : Ici, on n’est pas en vacances !
Il eut lui-même la joie de recevoir le nouvel évêque pour consacrer l’église de Tronzano, qui n’était pas encore consacrée !
La paroisse reprit vie, au vu de l’activité intense et de la sainteté de vie de leur cher Curé.
Don Giacomo mourut le 9 février 1788 à Tronzano, pleuré et regretté unanimement de toute la population.
Les grâces reçues par son intercession furent très nombreuses, on recueillit les témoignages de «miracles» obtenus. La cause de la béatification commença le 22 janvier 1923, fut reprise récemment et approuvée.
Le miracle retenu pour la béatification officielle, fut la guérison totale d’un jeune garçon qui, en déchargeant des bottes de foin, lâcha malencontreusement sa fourche et, en tombant, eut tout le ventre traversé par les dents de l’outil. On invoqua don Giacomo et, très vite, malgré cet accident, tout l’organisme du blessé se remit très vite du choc et le garçon vécut sans aucun problème.
Don Giacomo Abbondo fut béatifié en 2016 et inscrit au Martyrologe le 9 février.

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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 19:16

Giovanna de Fonte Chiusi
? - 1105

Giovanna (Jeanne) vit le jour à Fonte Chiusi (Bagno di Romagna, Forlí, Emilie-Romagne, Italie CNE) et se consacra à Dieu dès l’enfance.
Elle fut sœur converse, puis religieuse de chœur chez les camaldules à Bagno di Romagna.
Au moment de sa mort, toutes les cloches sonnèrent d’elles-mêmes.
Des miracles nombreux furent opérés à son tombeau.
En 1506, une procession de ses reliques mit fin à une épidémie de peste.
Son culte immémorial a été confirmé en 1823.
La bienheureuse Giovanna est mentionnée au 16 janvier dans le Martyrologe Romain.

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 11:15

Gregorio Ernesto Mohedano Cabanillas

1898-1936

 

Gregorio Ernesto Mohedano Cabanillas naquit le 9 mai 1898 à Belmez (Cordoue, Espagne S).

Ce jeune laïc préféra verser son sang pour la Vérité, que trahir le Christ.

Son martyre eut lieu le 13 octobre1936 à Peñarroya-Pueblonuevo.

Gregorio Ernesto Mohedano Cabanillas sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 13 octobre.

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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 22:58

Gregorio Gómez Molina

1887-1936

 

Gregorio Gómez Molina naquit le 9 mai 1887 à Priego de Córdoba (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 12 août 1936 à Vallecas (Madrid).

Gregorio Gómez Molina sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 12 août.

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 22:27

Guillermo Fernández Aguilera

1874-1936

 

Guillermo Fernández Aguilera naquit en 1874 à Baena (Cordoue, Espagne S).

Laïc et marié, il montra sa foi inébranlable jusqu’au bout.

Avec deux autres prêtres (Pablo Brull Carasco et Rafael Contreras Leva), son martyre eut lieu à Baena, le 29 juillet 1936.

Guillermo Fernández Aguilera sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 29 juillet.

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 19:37

Gjon Pantalia

1887-1947

 

Gjon Pantalia naquit le 2 juin 1887 à Prizren (Serbie).

Sa famille était apparentée à la Mère Teresa de Calcutta (v. 5 septembre).

Il entra dans l’Ordre des Jésuites au noviciat de Soresina (Italie), mais renonça humblement à recevoir le sacerdoce, pour s’occuper pleinement des activités de la maison, comme la chorale ou le théâtre, pour lesquels il composa la musique et écrivit des textes ; il fut aussi un excellent accompagnateur spirituel.

Parmi ses étudiants, il s’en trouvèrent qui adhérèrent au Parti communiste albanais, mais qui le protégèrent durant les premiers temps de la persécution, ce qui permit à Gjon de continuer certaines de ses activités, d’aider les frères arrêtés et de leur procurer des avocats.

A son tour, il fut arrêté en septembre 1946 ; il tenta de s’échapper par une fenêtre, mais se cassa les jambes ; repris, manquant de soins et torturé dans le couvent de Gjudahol, transformé en prison, il y mourut le 31 octobre 1947.

Gjon Pantalia fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 31 octobre.

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 19:28

Gjon Koda

1893-1947

 

Gjon Koda naquit le 25 avril 1893 à Janjevo (auj. Janjevë, Lypjan, Serbie).

Il entra dans l’Ordre des Frères Mineurs Franciscains, prit le nom de Serafin et fut ordonné prêtre en 1925.

Il fut professeur en même temps que vicaire à Lezhë.

Il fut arrêté en avril 1947 : on voulait lui faire avouer que les Franciscains étaient en train de comploter contre l’Etat. Ce n’était qu’un vilain prétexte pour le condamner.

Après deux semaines de tortures indescriptibles, Gjon fut exécuté à Lezhë, le 11 mai 1947. On lui enfila des clous dans la gorge. On l’enterra secrètement et sa tombe ne fut découverte qu’en 1994.

Gjon Koda fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 11 mai.

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 15:19

Gjelosh Lulashi

1925-1946

 

Gjelosh Lulashi naquit le 2 septembre 1925 à Shosh (Shkodër, Albanie).

Dès l’âge de sept ans, il fréquenta l’école tenue par les Franciscains à Shkodër puis commença le séminaire.

Durant le service militaire, il fut secrétaire à l’hôpital militaire.

Il aida son ami Mark Çuni dans l’élaboration des tracts de l’Union Albanaise, et c’est ce qui le compromit.

Arrêté et mis en prison le 3 décembre 1945, il fut accusé d’espionnage au service du Vatican.

Un semblant de procès eut lieu le 22 février suivant, au terme duquel Gjelosh fut condamné à mort.

L’exécution eut lieu au matin du 4 mars 1946.

Gjelosh, âgé de vingt ans,  est le plus jeune des trente-huit Martyrs d’Albanie béatifiés en 2016.

Gjelosh Lulashi est inscrit au Martyrologe le 4 mars.

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