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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 23:00

Jacques Burin
1756-1794

Né le 6 janvier 1756 à Champfleur (Sarthe), Jacques fut vacher et resta illettré jusqu’à l’âge de douze ans.
Au Petit séminaire il rattrappa vite son retard, passa au Grand séminaire du Mans, et fut ordonné prêtre le 23 septembre 1779 ou 1780.
D’abord vicaire à Lammay, il était devenu, en 1786 ou 1787, curé de Saint-Martin-de-Connée.
Dans cette campagne très pauvre, il distribuait ce qu’il avait pour nourrir et soutenir les habitants. C’est lui qu’ils choisirent comme représentant du peuple en 1789.
Le 20 février 1791, il avait prêté le serment réclamé, en réservant les droits du pape ; quand il eut connaissance de la condamnation de la Constitution civile du clergé par le pape Pie VI, la réserve qu’il avait posée ne lui sembla pas suffisante, et, pour éviter le scandale, il lut publiquement, le 12 juin 1791, le document pontifical.
Cet acte courageux lui valut d’être arrêté ; il fut emmené à pied enchaîné à la prison Sainte-Suzanne le 13 juillet suivant, fut transféré dans les  prisons de Laval, ramené à Sainte-Suzanne… et libéré grâce à une intervention des Chouans.
Il se réfugia alors au hameau de Coffrard, à Saint-Georges-sur-Erve ; pour pouvoir continuer à exercer son ministère, il se fit passer pour un marchand de fil, sous le nom de M. Sébastien.
Il rayonnait sur plusieurs paroisses, dont Saint-Martin-de-Connée, allant de refuge en refuge, dans des familles sûres.
Il ne pouvait cependant rester inconnu des révolutionnaires. Un jour de 1794, les filles d’un certain Lemaire de Courcité lui firent dire qu’elles voulaient le rencontrer. Mais c’était un traquenard. Ses amis lui conseillèrent de ne pas répondre, il crut de son devoir de ne pas éloigner des pécheurs qui pouvaient se repentir et fit répondre qu’il serait, le 17 octobre au Petit-Coudray à Champgenêteux. Quand il arriva, le fermier Rouland, conscient du danger, l’invita à se rendre dans une cachette. Il n’y alla pas. Les Gardes nationaux d’Evron cernèrent la maison ; Terre, ancien chantre d’Evron, qui guettait, l’aperçut et lui tira un coup de fusil, sans peut-être le reconnaître ; sa joie éclata quand, en le dépouillant, il trouva son calice et reconnut qu’il avait tué un prêtre.
Il jeta son corps sur le fumier. Il ne fut enterré, clandestinement, que trois jours plus tard, près de la ferme où il avait trouvé la mort, le 17 octobre 1794.
Jacques Burin fut béatifié en 1955.

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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 23:00

Emilas et Jeremías de Cordoue

† 852

 

Ces deux jeunes gens nobles de Cordoue versèrent ensemble leur sang pour leur foi.

Ils avaient fait leurs études là, et parlaient l’arabe de façon très correcte.

Emilas fut diacre, Jeremías, non ; les détails qu’on a sur eux ne parlent pas de leur âge, de leur enfance. Jeremías était peut-être plus jeune et pas encore décidé d’entrer au service de Dieu, ou bien n’était-il simplement pas appelé par Dieu, mais les deux jeunes gens s’entendaient bien, surtout pour conserver intacte leur foi et, à l’occasion, la témoigner ouvertement.

Emilas cueillit un jour cette occasion en disant haut et fort ce qu’il savait et ce qu’il pensait sur Mahomet.

Ce fut l’arrestation immédiate, les mauvais traitements en prison, et la décapitation.

La journée de leur martyre était une belle journée automnale, mais au moment de la décapitation un orage violent se déchaîna brusquement, on crut à un tremblement de terre, la grêle tomba drue, le soleil fut complètement masqué par d’épais nuages. On aurait pu se croire au Golgotha, quand l’obscurité se fit sur tout le pays et que la terre trembla  (Mt 27:45 et 51).

Les corps des deux Athlètes du Christ furent pendus à des chevalets, de l’autre côté du Guadalquivir, bien en vue de toute la population.

Ils n’étaient pas les premiers ni les derniers courageux témoins de la foi de cette période ; en une dizaine d’années, plus de cinquante hommes et femmes furent exécutés à Cordoue par les autorités musulmanes.

Emilas et Jeremías sont commémorés le 15 septembre au Martyrologe.

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12 septembre 2021 7 12 /09 /septembre /2021 23:00

Juan Capel Segura
1875-1936

Né le 18 janvier 1875 à Huércal de Almería, il fut ordonné prêtre en 1909.
Pauvre et généreux, il s’occupa de la famille de sa sœur, lorsque l’époux de celle-ci fut malade. Il vivait si modestement qu’il en était presque réduit à demander l’aumône pour manger, et même alors, il se privait pour donner son pain à plus pauvres que lui.
Modeste, discret, il fut vicaire à Huércal, où personne ne pouvait dire du mal de lui. Il parlait peu, mais son comportement, sa prière, en disaient beaucoup.
Lors de la persécution de 1936, on vint l’arrêter chez lui le 10 septembre ; on voulut l’obliger sous la torture à blasphémer. Au milicien qui lui tira dans les pieds, il conseilla de se convertir et lui pardonna de tout son cœur.
Il partagea le sort de don José Álvarez-Benavides de la Torre (v. plus haut).
Don Juan fut un des douze prêtres martyrisés le 13 septembre 1936 à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería) et qui ont été béatifiés en 2017.
Juan Capel Segura sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 septembre.

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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 23:00

Josep Padrell i Navarro
1898-1936

Josep naquit le 8 mars 1898 à La Pobla de Mafumet (Tarragonès, Catalogne, Espagne), de Josep et Magdalena, qui le firent baptiser le 11 mars.
Il y eut au moins deux autres garçons dans cette famille très chrétienne : Antoni et Lluís.
Au séminaire de Tarragona, en marge de ses études, Josep montra un talent remarquable pour l’harmonie et le contrepoint.
Il reçut l’ordination sacerdotale en 1922.
On trouve dans les archives du séminaire une grande quantité d’œuvres qu’il écrivit durant les années où il fut maître de chapelle du séminaire.
Si la révolution de 1936 n’avait pas tronqué cette vie, don Josep aurait certainement une grande place dans la musique religieuse du 20
e siècle.
Lors de la persécution religieuse de 1936, don Josep était vicaire et organiste à L’Espluga Calba (Lleida). Il accepta de venir se réfugier chez son frère Lluís à Barcelone, chez lequel il resta quatre ou cinq jours.
La belle-sœur de Josep, qui connaissait ses dons musicaux, lui suggérait de s’engager dans quelque compagnie de théâtre ou de zarzuela, mais il lui répliqua : Si je le fais et que je tombe dans quelque péché, je préfère mourir.
Il partit avec son frère s’installer dans une auberge de Girona. Mais voilà que dans le train, un employé reconnut Lluís et le dénonça : on les arrêta. A la gare, on leur prit tout ce qu’ils avaient et on les interrogea.
A Lluís : Quel métier fais-tu ? - Paysan.
A l’abbé Josep : Et toi ? Lluís s’empressa de répondre avant son frère : Il est paysan, comme moi. Eux : Réponds, toi ! Et Josep : Lluís, pourquoi nier ? Je suis prêtre ! S’ils veulent me tuer pour ça, ils peuvent le faire.
On les emmena à la prison de Barcelone.
Ce même 7 septembre, à huit heures du soir, des miliciens entrèrent dans leur cellule et disaient entre eux : Les voilà ! Ils leur apportèrent un souper, mais seul Josep mangea, calmement, tranquillement. Lluís ensuite s’agenouilla devant son frère prêtre, et se confessa.
Vers vingt-et-une heures, les miliciens revinrent les chercher et les firent monter dans une voiture, escortée par une autre voiture. Ils se dirigèrent vers l’Arrabassada. En route, Lluís demanda aux miliciens où ils les emmenaient et son frère Josep lui dit : Ne t’inquiète pas, Lluís, la mort n’est rien. Pardonne-leur, Lluís, pardonne-leur, ne conserve aucune rancœur.
En descendant de la voiture, Lluís dit à son frère Josep : Saute par cette porte et sauve-toi. Et Josep : Non, je ne m’échapperai pas ; la mort n’est rien ! Lluís lui redit de s’enfuir, et Josep répéta : Non, je ne m’enfuirai pas.
Alors, ils s’embrassèrent et Josep dit à son frère : Au ciel !
Lluís n’était pas convaincu par les paroles de son frère prêtre. Il se jeta contre le chef de la patrouille ; il y eut une petite bagarre ; un autre milicien donna un bon coup de crosse de fusil dans le ventre de Lluís, qui se mit à courir, tandis que Josep restait là, sans bouger.
Lluís réussit à se cacher dans les buissons ; les balles sifflaient, l’une le blessa au bras, mais il put se sauver. En courant, il tomba contre une clôture de buissons épineux. Il se retourna et vit encore son frère, debout au même endroit.
Juste après, le prêtre fut abattu.
Quant à Lluís, avec sa blessure au bras, on pouvait le suivre par les traces de son sang, mais on finit par abandonner la poursuite ; il se rapprocha d’une maison de campagne et entendit qu’on y priait le chapelet ; il frappa, montra son bras : on le banda et on lui offrait l’hospitalité, mais il ne voulait pas compromettre ces gens charitables ; il continua son chemin.
C’était le 7 septembre 1936. Plusieurs récits portent la date du 8 septembre, mais la suite des faits tels qu’ils se présentent, montre bien que don Josep expira au soir du 7 septembre.
Don Josep a été béatifié en 2013.

 

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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 23:00

Josep Nadal Guiu
1911-1936

Josep vit le jour le 25 juillet 1911 à Bell’lloc d’Urgell (Lleida, Espagne).
Il avait un frère jumeau, qui sera jésuite.
Le jour de sa Première communion, il manifesta le désir d’être prêtre.
En 1922, il entra au Petit séminaire puis passa au Grand séminaire de Lleida, et fut ordonné prêtre le 15 juin 1935.
Il était doux de caractère ; sa vie était irréprochable : il recherchait en tout la perfection, était inspiré par le zèle pour le salut des âmes, et considérait son apostolat véritablement comme un sacrifice. Son modèle était le saint Curé d’Ars (v. 4 août).
Fervent envers la Mère du Ciel, il fut président de la congrégation mariale. Musicien, il fut organiste et dirigea le chœur du séminaire. Il y fut aussi sous-préfet.
Nommé vicaire à la paroisse de Sainte-Marie de Montsò (ou Monzòn), il y fonda avec enthousiasme l’Action Catholique et un chœur d’enfants ; il visitait les pauvres et les malades ; il restait longtemps dans le confessional et manifestait une grande dévotion à l’Eucharistie.
Il écrivait à son frère, le père jésuite : Victime en tant que prêtre, et donc pour le Christ. Ecce adsum, me voici, les yeux fermés (en catalan : Víctima com a sacerdot, i per tant, per Crist. Ecce adsum, aquí estic, a ulls clucs). Visiblement, il pressentait sa mort probable et prochaine.
Il subit ce martyre le 12 août 1936, à vingt-cinq ans, après seulement quatorze mois de sacerdoce, exprimant son pardon envers les assassins, leur disant : Je meurs pour le Christ ..... Je n'ai pas peur de vous ... et je vous pardonne tous en son nom. On lui tira plusieurs balles, mais il n’était pas mort. Il leur montra alors son crucifix, le posa à terre et leur dit : Maintenant, vous pouvez me tuer. Ils lui tirèrent leur dernière balle et il tomba.
Avec lui fut exécuté aussi son Confrère, José Jordàn Blecua ; on les appelait les deux curés de Monzón. Leurs corps calcinés, inséparables, furent ensevelis dans une même tombe.
Don Josep Nadal Guiu fut béatifié, ainsi que don José Jordàn Blecua, en 2013.

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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 23:00

José Ruiz Montero
1914-1936

José Ruiz Montero naquit le 25 mars 1914, jour de l’Annonciation, à Puente Genil (Cordoue, Espagne S).
Il était au Grand séminaire et se préparait avec enthousiasme à son ordination sacerdotale.

Le 23 juillet 1936, à Puente Genil, il reçut la palme du martyre : il ne pouvait pas encore offrir la Victime de l’autel, mais il fut déjà victime innocente, totalement offerte à Dieu.

Il n’avait que vingt-deux ans.

José Ruiz Montero sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 23 juilllet.

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 23:00

Juan González del Castrillo Martínez
1419-1479

Juan González del Castrillo y Martínez vit le jour le 24 juin 1419, en la fête de saint Jean-Baptiste dont il porta le nom. Ses parents, Juan et Sancia, prièrent beaucoup pour obtenir ce premier fils, qui fut suivit de six autres.
La localité où naquit Juan est Sahagún (León, Espagne NO), que l’on a «traduit» en français Saint-Facond.
Il étudia d’abord chez les Bénédictins de Sahagún et commença la théologie, malgré quelques réserves paternelles. On lui donna le bénéfice d’une chapelle de village.
L’évêque en fit son secrétaire, avec une confiance d’autant plus absolue envers Juan, que celui-ci était à l’occasion accusé de dilapider les biens épiscopaux en aumônes pour les pauvres. L’évêque l’ordonna prêtre.
Juan célébra chaque jour l’Eucharistie.
A la mort de son oncle et de ses parents, il partagea son héritage entre ses frères et sœurs et partit pour Salamanque. Il fut reçu au séminaire (1450), puis se retira chez un chanoine pendant dix ans ; durant tout ce temps, il fut reçu docteur en théologie et en droit canonique, matières qu’il enseigna à son tour.
Sa prière réussit à obtenir la paix entre deux factions de Salamanque, qui se déchiraient depuis quarante ans (et firent beaucoup de victimes). C’est en souvenir de cela qu’une place de Salamanque porte le nom de Plaza de los Bandos.
On dit aussi que sa prière délivra la ville de la peste noire.
Après une nuit où il reçut des consolations extraordinaires du Ciel, il ne put en dire que ces quelques mots mystérieux : Seul Dieu sait ce qui se passa cette nuit-là entre Lui et mon âme. Mais on sait bien ce qui se passa ensuite : il se présenta dès le lendemain chez les Augustins et reçut le jour-même l’habit, tant il était connu pour sa sainteté et (déjà) ses miracles.
Un de ces miracles fut qu’il sortit d’un puits un petit enfant, qui put s’accrocher à son cordon en même temps que l’eau remontait au bord du puits ; un autre miracle fut qu’il adoucit un taureau déchaîné dans les rues de Salamanque, lui disant Tente, necio (Calme-toi, idiot), expression qui a donné son nom à la rue Tentenecio.
Dans le monastère, la bénédiction qu’il donnait chaque jour au tonneau de vin, fit que la quantité du précieux liquide ne diminua pas de toute l’année.
En 1464, il fit sa profession. L’année suivante, on le nommait maître des novices, puis définiteur pour la province, charge qu’on lui renouvela à chaque chapître jusqu’à la mort (fait unique dans l’histoire de l’Ordre).
Il faisait oraison après minuit jusqu’à l’heure de l’Office ; il se confessait jusqu’à plusieurs fois par jour, s’attirant les reproches du Prieur. Il ne pouvait célébrer la Messe en moins de deux heures, occupé à admirer  en vision Notre-Seigneur glorieux.
Lui-même fut deux fois nommé prieur, en 1471 et 1477.
Juan continua aussi à prêcher, reprochant aux seigneurs leur vie déréglée, visitant les prisonniers et cherchant à ramener dans le bon chemin des brebis égarées. Les miracles continuèrent : il aurait ressuscité sa nièce, morte de la peste. Il lisait dans les cœurs, il prophétisait, entre autres sa prochaine mort. Peu après en effet, il fut pris d’une sorte de torpeur mortelle, comme si on lui avait fait prendre quelque poison lent : on le lui aurait mélangé dans le vin de messe ou dans son repas, sur instigation d’une personne qu’il avait sévèrement blâmée pour sa mauvaise conduite.
Juan «de Saint-Facond» mourut le 11 juin 1479 ; sa tombe porta l’épitaphe suivante : Hic jacet per quem Salmantica non jacet : Ici repose celui par lequel Salamanque n’est pas tombée. Il a été choisi comme céleste Patron de Sahagún et Salamanque.
Il fut béatifié en 1601 et canonisé en 1691.

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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 23:00

Jovana Katarina Kosić
1493-1565

Jovana naquit le 25 novembre 1493 à Relezi (Zeta, Montenegro), de Pero Kosić, un prêtre orthodoxe comme son grand-père et son arrière-grand-père. Son oncle, moine, devint évêque à Zeta.
Petite, elle fut bergère et s’habitua vite à passer ses heures de solitude dans la prière.
On rapporte qu’elle vit un jour un très joli Bébé dans l’herbe et que, voulant le prendre dans ses bras, celui-ci disparut tout-à-coup. Elle devait avoir souvent d’autres apparitions de ce genre.
A quatorze ans, Jovana voulut rejoindre la côte vénétienne et s’établir à Kotor (actuel Montenegro), où elle espérait pouvoir prier davantage. Sa mère ne comprenait rien à ce langage et lui trouva une place de domestique dans la famille Bucca, qui était catholique.
Cette famille permit à la jeune fille de fréquenter l’église catholique autant qu’elle le désirait. Jovana put bientôt entrer officiellement dans l’Eglise catholique, prenant désormais le nom de Katarina (on se souvient qu’elle était née en effet le jour de la fête de sainte Catherine).
Elle apprit alors à lire et à écrire dans ses moments libres et put ainsi lire aussi bien en latin qu’en italien des livres de piété, et surtout la Sainte Ecriture.
Bientôt, Katarina se sentit appelée à davantage de solitude et voulut embrasser l’état d’ermite. Son confesseur la trouvait encore bien jeune, et l’établit dans une petite cellule proche de l’église Saint-Bonaventure à Kotor. Par une fenêtre, elle pouvait suivre la Messe, et par l’autre, elle pouvait répondre aux gens qui venaient lui confier des intentions de prières ou lui donner de la nourriture. Katarina fit le vœu de stabilité et la porte fut scellée. C’est à cette période de sa vie que remonte son nom de Katarina Kotorska.
Un tremblement de terre détruisit la cellule et Katarina se déplaça dans une autre cellule voisine de l’église Saint-Paul. A cette occasion elle devint Tertiaire dominicaine, et prit le nom religieux de Ozana, en souvenir de Osanna de Mantoue, une autre dominicaine mystique (v. 19 avril). Elle allait désormais suivre la règle dominicaine pendant plus d’un demi-siècle.
Un groupe de sœurs dominicaines s’établit non loin d’elle et la prit comme «supérieure» ; il y en eut tant, que l’on y construisit un véritable couvent. On en considéra Ozana comme la fondatrice, quoiqu’elle ne le fut jamais.
Ozana eut des visions de Jésus enfant, de la Vierge Marie, des Saints. Un jour, même le Diable prit les traits de Marie et lui suggéra d’alléger ses mortifications : Ozana comprit d’où venait la tentation et fit disparaître l’Ennemi.
On attribua à ses prières et à ses conseils la libération de Kotor lors de l’invasion des Turcs en 1539, ainsi que lors d’une épidémie de peste. Les gens accouraient de toutes parts pour obtenir par sa prière des grâces, pour rétablir la paix. On l’appela la trompette du Saint Esprit ou aussi la Maîtresse de Mystique, ou encore la vierge réconciliatrice, l’Ange de la paix.
Ozana mourut le 27 avril 1565 et fut béatifiée en 1934.

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 14:02

Juan Muñoz Mediavilla

1868-1936

 

Juan Muñoz Mediavilla naquit à Cabeza del Buey (Badajoz, Espagne O) le 2 décembre 1868, et reçut probablement le baptême le 4 décembre, jour de la fête de s.Jean Damascène, dont il porta le nom.

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 29 novembre 1936 à Cabeza del Buey.

Juan Muñoz Mediavilla sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 29 novembre.

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 12:05

José Toral Cascales

1914-1936

 

José Toral Cascales naquit en 1914 à Peñarroya-Pueblonuevo (Cordoue, Espagne S).

Ce jeune laïc et son frère aîné Antonio versèrent leur sang pour l’amour inconditionnel du Christ.

Leur martyre eut lieu le 24 octobre 1936 à Almagro (Ciudad Real).

José Toral Cascales, comme son frère, sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 24 octobre.

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  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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