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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:44

Josep Ros Nadal
1876-1936

Né le 14 octobre 1876 à Artesa de Lleida de Francisco et Francisca, il fut baptisé dès le lendemain et confirmé l’année suivante.

Dieu permit qu’il fût très tôt orphelin de ses deux parents, qui étaient de bons chrétiens. Aussi fut-il engagé comme domestique chez les Frères Maristes de Lleida tout en faisant ses études classiques, pour passer ensuite une année à Barcelone en 1896.

Il entra dans la congrégaton des Pères Missionnaires Clarétains de Cervera en 1898, où il fit la profession l’année suivante comme frère convers. On lui confia la couture et la cuisine.

Josep avait une mauvaise vue, de naissance. C’était cependant un grand travailleur et il édifia tous les Confrères par sa grande disponibilité à faire n’importe quel travail.

Il fut d’abord à Cervera, puis Barbastro et Sabadell, toujours comme cuisinier. Puis il fut envoyé aux missions de Fernando Póo (Guinée Espagnole) en 1904 et fut à Annobón, où il se montra un vrai cuisinier professionnel. Mais en 1907, sa vue subit une nouvelle détérioration ; d’autres difficultés de santé l’obligèrent à revenir en Espagne.

Malgré tous les efforts de la médecine, on ne put empêcher la cécité totale. Le Frère supporta cette épreuve avec une résignation édifiante. Il aidait comme il pouvait à l’atelier de reliure ; il parcourait les couloirs en priant le chapelet. Il fut à Sabadell, puis à Cervera à partir de 1921.

Le 21 juillet 1936, il suivit les Confrères malades et âgés à l’hôpital de Cervera. On fit pour lui une demande de retour à son pays natal, mais la réponse mit trop de temps à parvenir.

Le frère Josep fut martyrisé le 18 octobre 1936 à Cervera.

Béatifié en 2017, Josep Ros Nadal sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:43

Joan Buxó Font
1879-1936

Né à Montcada, Barcelone, le 24 octobre 1879 (fête du Fondateur des Clarétains, Antonio María Claret), Joan fut baptisé le 28 suivant ; des neuf enfants du chirurgien José et de Catalina, cinq moururent en bas âge, les quatre autres entrèrent en religion : de ces quatre, Joan était l’aîné, les trois autres furent Religieuses.

Joan faillit lui aussi mourir en bas âge, à deux ans, mais il eut la «chance» d’être évacué chez un oncle de Centellas, de sorte qu’il échappa à la contagion.

Au catéchisme, à l’école, Joan était toujours le premier arrivé. C’est qu’il était aussi, à sa façon, quelque peu têtu et désobéissant, en tout cas volontaire, travailleur et fidèle à ses engagements.

Il reçut la Première communion à dix ans et entra au collège des Pères Piaristes de Sabadell. Quand il eut obtenu son baccalauréat (1895), il exprima le désir de devenir chirurgien comme son père ; en 1897, il fut interne à l’hôpital ; il obtint sa licence en médecine en 1902 et vint s’installer à Montcada.

Joan se montra toujours un homme sérieux, studieux ; il ne savait pas perdre de temps ; sa sobriété le fit surnommer par les camarades doctor castus ; il ne manquait jamais la prière quotidienne du chapelet ni la Messe ; il se fit tertiaire dominicain et refusa toutes les propositions de mariage dont on lui parla. En outre, il fut en enthousiaste défenseur de l’Espéranto, communiquant dans cette langue divers articles et participant à des congrès internationaux.

Peu à peu, mûrit sa vocation religieuse. En 1914, à trente-quatre ans, il entra au noviciat de Cervera et fit la profession en 1915. On admira l’humilité avec laquelle il sut se mettre au niveau des jeunes novices et accepter tant de changements dans son quotidien. Il fallut passer aux études de philosophie ; il s’y mit avec ardeur, avec un professeur uniquement pour lui. Puis il fit la théologie à Alagón et Cervera, pour enfin être ordonné prêtre en 1920.

Préférant l’intimité, il célébra sa première Messe dans la chapelle de l’infirmerie, près des malades. On lui confia l’enseignement de diverses matières, mais il continua à exercer l’art de la médecine, au profit des autres Religieux de la Congrégation ; d’autres médecins de Cervera préféraient être soignés par le p.Buxó. En outre, il fut un excellent confesseur, par sa clairvoyance psychologique des personnes.

Il se mortifia, refusant toujours de se plaindre du froid ou de la chaleur, de la fatigue physique ou de la perte de mémoire. Il portait un cilice.

Lors de la dispersion obligée de toute la communauté de Cervera le 21 juillet 1936, il gagna Barcelone, chez les Religieuses du Cœur Immaculé de Marie, puis revint à l’hôpital de Cervera lorsque ces dernières furent expulsées. On le nomma médecin de garde.

Comme on l’a vu à propos du p.Lluís Jové Pach (v. plus haut), les miliciens vinrent appeler les Pères au soir du 17 octobre. Parmi ces miliciens, il s’en trouvait un, ultra révolutionnaire, qui avait été soigné par le p.Buxó.

Celui-ci ne fut pas emmené tout de suite  ; une Religieuse vint l’avertir qu’elle avait entendu les coups de feu, et le p.Buxó lui dit : Que faire ? Ils sont martyrs. Dieu soit loué !

Une heure plus tard, on vint le chercher. Son ex-patient lui demanda : Où veux-tu que je te fasse la piqûre . - Où tu veux, répondit le Père ; ils parlaient bien sûr des coups de feu.

Martyrisé le 18 octobre 1936 à Cervera, béatifié en 2017, Joan Buxó Font sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:42

José Serrano Pastor
1899-1936

Né le 24 mars 1899 à Corella (Navarre) de Eugenio et Felicia, il fut baptisé le lendemain, et confirmé en 1901.

Dans cette famille, il y eut trois Religieux clarétains (Antonio, José et Jesús) et une Religieuse. Antonio mourut en 1991 au Chili, Jesús devint évêque à Panama et mourut en 1997 à quatre-vingt quinze ans.

José reçut sa formation avec Antonio à Alagón (Saragosse) et Barbastro, où il fut brillant, puis à Cervera, Alagón et Solsona pour la théologie ; il fut qualifié de Meritissimus Maior, et fut ordonné prêtre en 1923.

Le p.José fut frappé du Mal de Pot et en souffrit de façon toujours plus intense, sans jamais perdre son humour. On l’envoya en divers endroits, chaque fois dans l’espoir de l’aider à supporter sa maladie : Játiva, Solsona, Cervera, Barcelone. Trop malade, il fut soigné à Cervera, Tarragona et Lleida, enfin de retour à Cervera. 

A cause de sa maladie, il dut même être exempté du bréviaire, qu’il remplaça par la prière du Rosaire ; quand il célébrait la Messe, il utilisait toujours les mêmes textes, qu’il disait de mémoire.

A partir du 21 juillet 1936, il partagea le sort des autres membres de la Communauté, à l’hôpital de Cervera, jusqu’à la soirée du 17 octobre.

Martyrisé le 18 octobre 1936 au cimetièire de Cervera et béatifié en 2017, José Serrano Pastor sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:40

José Gómez de Haro
1899-1936

Né le 31 août 1899  à Vera (Almería), José fut baptisé par un autre futur martyr, don Alfredo Almunia López, qui l’orienta vers le séminaire d’Almería.

José eut le sort de devoir être amputé d’une jambe à la suite d’une maladie, et fut ainsi condamné à porter une prothèse orthopédique, qu’il supporta avec courage et sans perdre sa bonne humeur.

Il fut ordonné prêtre en 1924, et fut nommé à Tabernas, comme vicaire et aumônier des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cuevas del Almanzora, puis en 1925 à Vera, son pays natal.

Lors de l’insurrection révolutionnaire de 1936 et de la persécution qui s’ensuivit, il fut arrêté une première fois par les miliciens, qui le relâchèrent lorsque la famille leur versa une rançon de deux mille pesetas. Mais le Comité se prononça ensuite pour sa condamnation à mort. En pleine nuit du 18 octobre, neuf miliciens vinrent tambouriner à la porte de sa famille : la mère de don José refusait d’ouvrir, mais les miliciens enfoncèrent la porte et s’emparèrent du prêtre.

Ils l’emmenèrent près d’un pont d’Antas (Ballabona), et l’assassinèrent. Le même jour était assassiné don Alfredo, qui l’avait baptisé ; ils avaient quarante ans de différence sur terre, mais la même gloire dans le Ciel.

Martyrisé le 18 octobre 1936 et béatifié en 2017, José Gomez de Haro sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 18:45

José Gómez de Haro
1899-1936

Né le 31 août 1899  à Vera (Almería), José fut baptisé par un autre futur martyr, don Alfredo Almunia López, qui l’orienta vers le séminaire d’Almería.

José eut le sort de devoir être amputé d’une jambe à la suite d’une maladie, et fut ainsi condamné à porter une prothèse orthopédique, qu’il supporta avec courage et sans perdre sa bonne humeur.

Il fut ordonné prêtre en 1924, et fut nommé à Tabernas, comme vicaire et aumônier des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cuevas del Almanzora, puis en 1925 à Vera, son pays natal.

Lors de l’insurrection révolutionnaire de 1936 et de la persécution qui s’ensuivit, il fut arrêté une première fois par les miliciens, qui le relâchèrent lorsque la famille leur versa une rançon de deux mille pesetas. Mais le Comité se prononça ensuite pour sa condamnation à mort. En pleine nuit du 18 octobre, neuf miliciens vinrent tambouriner à la porte de sa famille : la mère de don José refusait d’ouvrir, mais les miliciens enfoncèrent la porte et s’emparèrent du prêtre.

Ils l’emmenèrent près d’un pont d’Antas (Ballabona), et l’assassinèrent.

Martyrisé le 18 octobre 1936 et béatifié en 2017, José Gomez de Haro sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 05:15

José Sánchez Medina
1900-1936

Il naquit le 3 août 1900 à Archena (Murcia), de José et Lucía, qui le firent baptiser le 6 août suivant.

La maman mourut dès 1902 ; la tante Rufina, une Religieuse, sœur de Lucía, éleva l’enfant maternellement, de concert avec son bon père.

Au terme de sa formation aux Petit puis au Grand séminaires, José fut ordonné prêtre en 1926.

Il fut un an secrétaire de son évêque, puis il fut envoyé au sanctuaire marial de Cartagena, comme organiste et maître de chapelle.

Ses connaissances et compétences musicales et littéraires étaient vastes. Il écrivit plus d’une trentaine d’articles dans le journal El Eco de la Milagrosa, qu’il dirigeait, ainsi que de petites comédies théâtrales pour les enfants, à travers lesquelles il faisait passer l’enseignement du catéchisme.

Quand, en juillet 1936, le sanctuaire fut pris d’assaut et le curé arrêté, il ne lui resta plus que de se retrancher chez les siens à Archena, où le rejoignit bientôt la persécution.

Il fut contraint, avec d’autres prêtres, de participer à la construction d’une école, sous les regards moqueurs et méchants d’une foule laïcisante qui ne leur ménageait pas les insultes. Ces travaux s’achevèrent le 16 octobre. Don José alors se confessa à un autre prêtre, tout en travaillant. Il faisait bien.

Au soir de ce 16 octobre 1936 en effet, deux miliciens se présentèrent chez le Prêtre et lui dirent d’aller recevoir son «salaire» ; il y alla, accompagné de son père et y retrouva deux autres prêtres et un laïque. En fait de «salaire», ils furent horriblement torturés et reçurent les balles des révolutionnaires, devant la boutique Picolo, au carrefour de la route d’Archena et de celle de Murcia-Madrid.

Le père de José demanda à mourir le premier, pour ne pas assister à la mort de son fils, mais les bourreaux firent exprès de le faire souffrir davantage en tuant d’abord le prêtre sous ses yeux.

Les autres prêtres fusillés ce jour-là ne font pas partie de la même cause de béatification.

Martyrisé le 17 octobre 1936 et béatifié en 2017, José Sánchez Medina sera mentionné avec son père dans le Martyrologe Romain au 17 octobre.

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 22:12

Joaquín Gelada Hugas
1881-1936

Né le 5 décembre, baptisé le 6 décembre 1881 à Olot (Girona), il y fut confirmé l’année suivante, avec son frère jumeau Jerónimo. Le père, Jerónimo, fabriquait des cordes ; la mère, Inés, travaillait courageusement pour tenir sa grande famille.

Joaquín travaillait bien à l’école ; à dix ans, il commença le latin. La même année passa dans le pays un père clarétain, qui suscita la vocation des deux jumeaux.

Ils entrèrent au postulat de Barbastro en 1892. Peu après, ils revinrent à la maison, Jerónimo pour sa santé, Joaquín parce qu’il ne montrait pas de signes réels de vocation, dit-on. Ils continuèrent cependant leurs études avec un prêtre et firent la Première au séminaire de Gerona.

En 1897, Joaquín entra au noviciat de Cervera ; là encore on doutait un peu de sa vocation, mais il fit la profession en 1898, puis la philosophie et la théologie, pour finalement être ordonné prêtre en 1906. Il avait vingt-cinq ans, il allait en passer trente à enseigner.

Au début, il croyait qu’on l’enverrait en pays de mission, en Amérique, mais sa première destination fut Burgos (1907), comme préfet des élèves externes ; en 1908, on l’expédia à Ségovie où, durant l’été, il eut à faire des répétitions à deux garçons qui avaient été recalés en juin ; il écrivait plaisamment à son frère jumeau qu’il devait les rendre moins ânes. En 1909, on l’envoya à Valmaseda, comme professeur, une charge qui lui convenait très bien. En 1912, il fut à Santo Domingo de la Calzada, où on lui reconnut enfin ses excellentes qualités de pédagogue ; il y enseigna aussi le latin ; en 1921, il alla à Medina de Rioseco, pour arriver finalement en 1921 à Castro Urdiales.

L’élève à qui l’on reprochait son peu de piété, était devenu un prêtre assidu au devoir et passionné par l’enseignement. Les petits élèves l’appelaient gentiment El Abuelazo, le petit Grand-père ; il aimait beaucoup enseigner aux enfants pauvres.

Le 22 juillet 1936, il retrouva le p. Carrascal chez les Servantes de Jésus, où les rejoignit ensuite le frère Barrio. Le 13 octobre, il célébra la Messe pour la dernière fois. A onze heures, arriva une troupe de miliciens pour les arrêter. Le p. Joaquín voulait prendre quelque vêtement avec lui, et dut donner sa parole d’honneur qu’il revenait immédiatement. Puis il donna sa bénédiction aux Religieuses. Après avoir fouillé partout, le chef des miliciens lança : Nous avons pris les trois moineaux.

Comme on l’a vu pour le p. Isaac Carrascal, on les conduisit dans la «prison» des Clarisses, où on les confina dans le chœur de la chapelle.

Au petit matin du 14 octobre 1936, à une heure de la nuit, on réquisitionna un chauffeur pour conduire les trois Religieux avec trois miliciens, qui insultaient et frappaient les prisonniers ; ils tentaient aussi de les faire apostasier. Arrivés à l’endroit prévu, les miliciens firent descendre les Religieux et les autres prisonniers et ordonnèrent au chauffeur de continuer vers Santander : on l’abattrait s’il racontait quelque chose. Il n’avait pas fait cinq cents mètres, qu’il entendit des coups de feu. C’était au niveau de Torrelavega, sur la route entre Sierrapando et La Cavada.

Béatifié en 2017, Joaquín Gelada Hugas sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 14 octobre.

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12 octobre 2018 5 12 /10 /octobre /2018 18:42

Joan Puig Serra
1879-1936

Joan naquit le 20 juillet 1879 à Sant Martí de Centelles (Barcelone) ; cette date allait être tristement historique, dans la mesure où un demi-siècle plus tard elle marquerait le début de la guerre civile et d’une atroce persécution dans le pays.

Joan commença le séminaire de Vic, puis entra dans la Congrégation de s.Vincent de Paul (Vincentiens) en 1899 à Madrid. Des études, il n’en avait pas fait beaucoup, mais il se mit avec ardeur au travail et fut ordonné prêtre en 1907.

A l’école apostolique de Bellpuig il fut professeur d’espagnol, de catalan, de grec, de géographie et d’histoire naturelle ; il prêcha à Maiorque et en Catalogne, dans le diocèse de La Seo de Urgel ; il fut directeur de la maison de Rialp, avant de l’être à Figueras en 1932.

Très dévôt du Sacré-Cœur, il l’était aussi de la Sainte Vierge et de s.Vincent de Paul, dont il publia des images avec une neuvaine.

Le père Joan répétait naïvement que, n’ayant jamais fait de mal à personne, on ne lui ferait jamais rien de mal à lui non plus, mais il se trompait. Le 19 juillet (veille de son anniversaire), la révolution éclata alors que toute la communauté - sauf lui et un autre - s’étaient rendue à Palma pour le centenaire de la fondation de la maison. Le p.Joan tenta de se réfugier chez les Filles de la Charité, mais il fut trahi par un milicien qui le connaissait. On l’y arrêta le 5 août 1936 dans la soirée et on l’emmena dans le vieux château de Figueras.

Il y resta jusqu’au treize octobre, dans une cellule du sous-sol qu’il partageait avec un prisonnier de droit commun ; ce dernier, peu à peu, changea d’attitude jusqu’à demander pardon pour sa mauvaise conduite. La nourriture du Père lui était portée par des amis, de la part des bonnes Religieuses. Des gens venaient le voir ; il les exhortait à pardonner aux ennemis. Les derniers temps de sa vie, il répétait souvent : Nous devons toujours nous préparer à mourir.

Au soir du 13 octobre 1936, des miliciens firent irruption dans le château, ouvrirent les portes des cellules et tirèrent sur tous les prisonniers. Outre le p.Joan, se trouvaient là aussi huit autres prêtres et quatre laïques, mais ces derniers ne se trouvent pas dans la même cause de béatification que le père Joan.

Béatifié en 2017, Joan Puig Serra sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 13 octobre.

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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 21:34

Joan Codinach Espinalt
1872-1936

Né et baptisé le 28 mai 1872 à Mura (Barcelone), il avait pour parents José, un fabricant, et Antonia.

Il éudia aux séminaires diocésains de Vic, puis de Barcelone pour la théologie, et fut ordonné prêtre en 1897. 

Il travailla dans les paroisses d’Esparraguera, Llobregat, Badalona, San Juan de Gracia ; mais l’activité paroissiale ne le satisfaisait pas : il s’orienta vers les missionnaires clarétains.

Il fit un noviciat à Cervera et la profession en 1907. On le nomma coadjuteur du maître des novices.

En 1908, il fit partie de la deuxième expédition de Pères clarétains pour la Colombie, qui quitta Barcelone en décembre. En Colombie, de Sabanilla à Barranquilla et Cartagena, on arriva à Quibdó en février 1909.

De cette expédition, plusieurs moururent de maladies contractées sur place ; d’autres partirent à temps. Le père Codinach revint en Espagne très malade, et le resta tout le reste de sa vie.

En 1912, il fut envoyé à la communauté clarétaine de Berga, comme bibliothécaire, puis à Vic en 1915. Il publia des homélies, des poésies, des traductions, qui furent publiées dans la revue catalane Le Messager du Cœur de Jésus ainsi que dans La Festa Santificada, sous le pseudonyme de Joan de Mura.

Le 20 juillet, il partit du couvent avec d’autres ; le 24, ils furent reçus dans une ferme, où ils priaient chaque jour le rosaire.

Le 13 août, eut lieu une perquisition ordonnée par les révolutionnaires de Taradell, qui ordonnèrent aux Prêtres de ne pas bouger de là, sous peine d’entraîner la mort des propriétaires. Le 8 octobre, on vint les prendre pour la prison de Vic. 

On fusilla le père Joan au petit matin du 12 octobre 1936 le long de la route Vic-Barcelone, au niveau de Malla.

Béatifié en 2017, Joan Codinach Espinalt sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 octobre.

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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 21:33

Josep Casals Badía
1891-1936

Né et baptisé le 8 février 1891 à Berga (Barcelone), Josep avait pour parents José et Antonia.

Il entra chez les Pères Clarétains de Cervera en 1910 et, après le noviciat, fit la profession comme frère convers en 1911.

C’est à Cervera qu’il passa presque toute sa vie religieuse. Dans cette grande communauté de plus de deux cents personnes, il accomplit sa mission de cuisinier et économe, chargé des provisions et des courses. En 1935, il passa à Vic.

Le 21 juillet 1936, il fut un des derniers à quitter la maison, juste après avoir caché l’image de la Très Sainte Vierge, et juste avant l’irruption des Rouges. Le 22 il s’occupa de fournir de quoi manger aux novices.

Le 23 il fut arrêté une première fois et conduit à la mairie, mais le maire le fit relâcher, avec la recommandation de ne pas circuler dans la rue.

Du 25 au 29 juillet, il fut envoyé par son Supérieur auprès de l’évêque qui se cachait par là.

Le 13 août, il rejoignit Le Vivet, où un autre Frère put lui obtenir un laisser-passer pour Berga, son pays natal. Il pensait partir le lendemain matin, mais il y eut une perquisition dans la nuit, et il reçut l’ordre de ne pas sortir de là où il se trouvait. Et on lui déchira son laisser-passer. Les jours passèrent.

Le 8 octobre, des miliciens de Vic arrivèrent : les Religieux étaient en train de prier le Rosaire avec la famille ; ils embarquèrent les pères Codinach et Codina et le frère Casals, en direction de la prison.

Le 11 octobre, la Generalidad annonça que le lendemain, 12 octobre, les comités cessaient, de sorte que celui de Vic s’occupa de «nettoyer» la prison.

Le 12 octobre 1936 au petit matin, on les emmena tous les trois sur la route Vic-Barcelone ; on retrouva le cadavre du Frère à hauteur de Manso Rosell, sur la route de Manlleu.

Béatifié en 2017, Josep Casals Badía sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 12 octobre.

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