Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 00:02

Jacques, ermite

6e siècle

 

Cette histoire est à lire dans le contexte de l’Année Jubilaire de la Miséricorde, qu’elle illustre à la perfection.

Jacques (Iacobus, Iacob ?) eut une jeunesse marquée par des chutes déplorables. Il finit par renoncer au monde et s’enfermer dans une caverne au pied du mont Carmel, en Palestine.

Pendant quinze années, il s’y exerça à la mortification la plus rigoureuse et fit de tels progrès dans les vertus que Dieu lui accorda le don des miracles. Sans sortir de sa grotte, il convertit un grand nombre de ceux qui venaient le visiter.

Le démon lui tendit un piège dans lequel ce pénitent se laissa prendre. Un jour, un homme amena à Jacques sa fille possédée de l’esprit impur. Jacques réussit à la délivrer par sa prière.

Le père, qui redoutait le retour du mal, laissa auprès de l’ermite l’enfant guérie avec un de ses frères. Mais le Tentateur, revenant à la charge, s’attaqua cette fois-ci à l’ermite, qui céda au vice : il corrompit la jeune fille et, cédant à la panique, assassina le frère et la sœur et jeta les deux cadavres dans le fleuve. Puis il s’enfuit.

L’histoire ne dit pas quelle fut la réaction ou l’attitude du pauvre père quand il crut retrouver ses enfants.

Quant à Jacques, horrifié par son triple péché, il erra et rencontra bientôt un vieil anachorète, auquel il s’ouvrit. Ce dernier lui fit comprendre que, si la malice  humaine a ses abîmes, la miséricorde divine a aussi ses profondeurs. Saint Paul ne parle-t-il pas de l’excessive charité divine, propter nimiam caritatem (Eph 2:4) ?

Aussi, sur le conseil de l’Ancien, Jacques alla s’ensevelir vivant dans un sépulcre abandonné et là, durant dix années, jour et nuit, il pleura sa faute, humblement et rempli de sincères sentiments de conversion.

Avant de rappeler à lui ce grand pécheur, devenu un grand pénitent, Dieu lui donna un nouveau gage de sa faveur ; ainsi, à la prière de Jacques, on vit cesser une grande sécheresse dont souffrait la contrée voisine.

Par ce fervent anachorète que de longues années de pénitence ne purent préserver de fautes énormes, Dieu veut, par la voix de l’Eglise, nous rappeler de craindre pour nous-mêmes de tomber dans le péché, de ne jamais désespérer dans nos chutes, même graves, et surtout nous inviter à admirer ceux qui surent profiter de la grâce divine.

La Vita de saint Jacques Ermite fut écrite par un contemporain peu après sa mort, au 6e siècle. Le Martyrologe le mentionne au 28 janvier.

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 00:00

Jean-François Régis

1597-1640

 

Jean-François Régis naquit le 31 janvier 1597 à Fontcouverte (Aude), dans une famille de paysans. Son père écrivit avec son patois que Jean-Francès es nasqut un divendrès, est né un vendredi.

Le garçon fréquenta le collège des Jésuites à Béziers, logeant chez l’habitant. Déjà il convainquit ses hôtes de faire une lecture durant les repas.

Il fit partie des pénitents bleus de Saint-Jérôme, qui s’occupaient des malades et des pauvres ; également de la congrégation mariale.

N’ayant pas ressenti d’attrait pour l’abbaye de Lagrasse, il entra chez les Jésuites de Toulouse en 1616. Les activités commencèrent.

1618 : professeur de grammaire à Auch.

1619 : professeur à Billom, puis étudiant en philosophie à Tournon.

1625 : professeur de troisième au Puy.

1627 : études de théologie à Toulouse et professeur de troisième à Auch.

1630 : ordination sacerdotale.

1631 : «troisième année» de noviciat, selon le règlement jésuite, et professeur de première à Pamiers.

1632 : envoyé en mission à Montpellier, il s’emploie à convertir les Huguenots, et à ramener les filles de mauvaise vie. Puis il est envoyé à Sommières. 

1633 : il émet les vœux. A partir de cette année-là, il sera envoyé dans les Cévennes. Après des débuts marqués par quelques audaces imprudentes (il a rappelé à l’ordre des prêtres pour le célibat, et on l’a dénoncé à l’évêché), le comte Chalendar de Lamothe convaincra l’évêque de n’y voir qu’une mauvaise cabale.

1634 : il demanda (mais vainement) de partir aux missions du Canada. Son Canada sera le Vivarais. Après deux mois de mission, il ramena à Dieu la ville de Privas.

Entre 1636 et 1640, il organisa des catéchismes au Puy : des milliers de fidèles accoururent à ses enseignements. Il y fonda un refuge pour les prostituées converties. Le Père Général des Jésuites le félicita pour son apostolat.

1638 : lors d’une famine, il se dévoua auprès des pauvres et des malades ; on signale des miracles insignes, des guérisons, une multiplication du blé dans un coffre vide…

1640 : rappel au collège pour remplacer un professeur malade.

Vers Noël, on l’attendait à La Louvesc (qu’on prononce La Louvé) ; s’étant perdu, il arriva juste la veille de Noël, éreinté. Il confessa, il prêcha trois fois ; le 26, il s’évanouit en confessant. 

Il mourut le 31 décembre 1640, et les bons pères Jésuites comprirent bien qu’il n’était pas question de reporter ailleurs les restes du père Régis, qui repose toujours à La Louvesc. L’endroit est resté un lieu de pèlerinage très fréquenté ; Jean-Marie Vianney (v. 4 août) s’y rendit pour être réconforté dans sa vocation.

Jean-François Régis fut béatifié en 1716, et canonisé en 1737.

En 1937, le cardinal Pacelli (futur pape Pie XII), suggérait d’invoquer Jean-François Régis comme patron des missions rurales en France.

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 21:33

Jeanne de Toulouse

13e ou 15e siècle

 

L’unique certitude qu’on ait sur cette recluse, c’est qu’elle vécut à Toulouse.

Une source «valable» pourrait être l’ouvrage d’un ancien Carme, qui quitta l’Ordre pour devenir évêque anglican en Irlande : selon lui, Jeanne vécut en recluse à Toulouse. Ce personnage ayant vécu au 15e siècle, il pourrait avoir connu Jeanne mais, s’il est sincère, il ne nous en apprend pas beaucoup.

Une autre source carmélitaine, d’un Carme espagnol, parue au 17e siècle, parle de Jeanne comme ayant reçu le scapulaire de Simon Stock lui-même (v. 16 mai), ce qui ferait remonter la vie Jeanne au 13e siècle ; l’ennui de cette hypothèse est que l’ouvrage en question fut mis à l’Index juste après sa parution, ce qui jette une ombre sur ces informations, mais sans incriminer forcément ce qui concerne Jeanne.

S’il faut croire que Simon Stock est bien passé à Toulouse en 1265, Jeanne aurait adopté cette spiritualité, mais on sait par ailleurs que les monastères de carmélites ou même le Tiers-Ordre carmélitain ne datent que du 15e siècle.

A cela s’ajoute une autre source, qui fait de Jeanne la fille du malheureux Baudoin de Toulouse, assassiné en 1214 par son frère Raymond VI de Toulouse ; elle se serait «cloîtrée» en réparation de ce crime, dans une petite maison près de la cathédrale de Toulouse.

Des miracles révélèrent la sainteté de Jeanne.

On ne peut donc rien tirer de certain de tout cela. 

Comme le réfère le Martyrologe Romain, on place le dies natalis de Jeanne au 31 mars.

Les reliques de Jeanne se trouvaient dans la chapelle du couvent des Carmes de Toulouse, qui fut complètement rasé après la Révolution. Elles furent sauvées et replacées à la cathédrale de Toulouse.

Le culte rendu à la bienheureuse Jeanne fut confirmé en 1895.

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 22:26

Jeanne-Marie de Maillé

1331-1414

 

Jeanne-Marie naquit au château de La Roche (Tours, Indre-et-Loire), fille d’Hardouin et de Jeanne de Montbazon.

A onze ans, elle eut une apparition de Notre-Dame, qui lui recommanda de méditer souvent sur la Passion du Christ. Elle se donna alors entièrement à Dieu.

La maladie l’attaqua : sa mère fit alors un vœu à saint Jacques (l’apôtre, vénéré à Compostelle) et Jeanne guérit.

Après la mort de son père, elle chercha à imiter Jésus-Christ de plus en plus intensément.

Et voilà qu’on voulut la marier, en 1346, à un certain Robert de Sillé. Jeanne le connaissait depuis l’enfance, car elle lui avait sauvé la vie en le tirant de la noyade par ses prières. Se marier n’était pas du tout conforme au vœu de Jeanne, mais humblement elle se soumit, redoublant de prières. Celles-ci furent suffisamment efficaces pour convaincre Robert de vivre dans la continence totale avec son épouse.

Ce jeune seigneur devait bientôt se signaler lors de la bataille de Poitiers (1356), où une blessure le rendit boîteux plusieurs années ; fait prisonnier par les Anglais ou leurs alliés, il devait payer une énorme rançon et, pour s’en acquitter, vendre toutes ses propriétés ; les deux époux furent ruinés totalement et voués à la misère. Robert mourut peu après sa délivrance en 1362 ou 1363. Cette union avait duré quinze ans.

Les parents de Robert ne tardèrent pas à rendre Jeanne responsable de la perte de leurs biens et l’expulsèrent du château de Silly.

Réduite à mendier, Jeanne se retira dans une chaumière à Tours, non loin de la basilique Saint-Martin. Elle suivait l’office nuit et jour, et occupait son temps aux bonnes œuvres, visitant les malades et les lépreux. L’un de ceux-ci guérit par son intervention.

En même temps, elle s’imposait de fortes pénitences, avec ceintures de fer, cilices, disciplines ; inutile de dire qu’elle mangeait peu, réduite à une telle pauvreté ; en plus de ses mortifications, elle avait encore le «luxe» de dormir sur la dure, à même le sol.

Elle guérit d’une grave maladie et, en reconnaissance, alla trouver l’archevêque de Tours, entre les mains duquel elle fit vœu de chasteté perpétuelle, et alla dans sa propre famille pour remettre à ses proches tout ce qui pouvait lui rester comme possessions.

Les religieuses de l’hôpital la reçurent et lui confièrent le soin de quelques malades (surtout les cas les  plus difficiles), mais des personnes jalouses obligèrent les religieuses à la renvoyer ; ce fut la même chose chez les religieuses de Beaumont. Jeanne trouva un ermitage à Planche les Vaux, où elle resta quelques années, jusqu’en 1386.

La dernière partie de sa vie se passa à Tours, dans un petit réduit adossé au couvent des Cordeliers, comme s’appelaient les Franciscains Observants en France. Si elle put y trouver une relative tranquillité, elle ne diminua pas ses austérités.

Repoussée par ses proches, elle fut en revanche consultée par beaucoup de personnalités, jusqu’à Angers, à Paris et à la cour du roi. Jeanne s’offrit particulièrement aussi pour faire cesser le schisme d’Occident ; elle apprit ainsi par révélation que le schisme cesserait. Ses prières obtinrent de nombreuses conversions.

Elle obtint du roi la libération des prisonniers de Tours et, comme le ministre tardait à obéir aux ordres royaux, elle fit ouvrir les portes de la prison par sa prière. Elle obtint même la non-exécution d’un condamné à mort et sa libération totale.

Elle annonça la venue du roi Charles VI à Tours, et convainquit les belles dames de la cour à renoncer à leurs beaux atours.

En 1412, Jeanne obtint encore une grâce extraordinaire : dans son désir extrême de subir le martyre par amour pour Notre-Seigneur, et méditant dans une église de Châtellerault sur le martyre de saint Etienne (v. 26 décembre), elle obtint de recevoir une grêle de pierres «mystiques», qui ne la blessèrent pas, mais lui causèrent une intense sueur sur tout le corps.

Elle mourut peu après, le 28 mars 1413 : elle avait quatre-vingt deux ans.

L’enquête en vue de sa béatification commença très vite, mais fut retardée par les événements d’Avignon et de Rome ; en 1562, les Huguenots profanèrent la tombe de Jeanne-Marie : il n’en resta que quelques ossements ; en 1791, l’église où ils se trouvaient fut dévastée puis démolie.

Le culte rendu à Jeanne-Marie se perpétua ; il fut reconnu en 1871 et la bienheureuse Jeanne-Marie est commémorée au Martyrologe le 28 mars.

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 00:00

Jehan de Mata

1160-1213

 

Il faut tenir compte pour cette notice de récentes découvertes ou mises au point.

Si l’on disait auparavant que Jean de Matha naquit à Faucon-de-Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence),  il semble maintenant plus exact de dire que Jehan de Mata naquit le 23 juin 1160 à La Motte-du-Caire (même département), d’Euphème de Mata et Marthe qui, le faisant baptiser dès le lendemain de sa naissance, lui donnèrent le nom du Saint du jour, Jean-Baptiste.

La maman avait eu une secrète révélation céleste concernant l’avenir de son fils, et le consacra à la Sainte Vierge.

Les parents s’installèrent à Marseille, où l’enfant commencera à étudier, mais aussi, avec sa mère, à rencontrer les pauvres, les malades, les prisonniers, et à leur manifester de la compassion.

Jehan fut ensuite envoyé faire ses études à Aix-en-Provence, où il continua ses pieuses pratiques, puis revint un moment auprès de ses parents, où il vécut dans la solitude, avant de gagner Paris pour y compléter sa formation intellectuelle. Il rencontra à Paris un gentilhomme italien, Lotario de Segni, auquel il prédit qu’il serait pape : ce devait être Innocent III (1198-1216), dont il va être question plus bas.

Il reçut le doctorat en théologie et l’archevêque Maurice de Sully l’ordonna prêtre. Au moment où le pontife lui imposait les mains, on vit sur la tête de Jehan une colonne de feu. Le jour de sa première Messe, au moment de l’élévation, apparut un jeune homme revêtu d’une robe blanche avec une croix rouge et bleue sur la poitrine ; il avait les bras croisés et les mains posées sur deux captifs, l’un chrétien, l’autre maure. L’évêque conseilla à Jehan d’aller en informer le pape et de lui demander ce qu’il devait faire.

Avant de partir pour Rome, Jehan alla rencontrer un pieux ermite qui vivait près de Gandelu-en-Brie et qui le reçut avec grande bienveillance ; cet ermite «aurait reçu» plus tard le nom de Félix de Valois, dont les historiens mettent en doute l’existence même (v. 4 novembre). Durant leurs conversations, ils aperçurent le long d’une source un cerf blanc qui portait dans ses cornes une croix rouge et bleue. Ce signe, qui confirmait celui de la première Messe de Jehan, précéda une triple apparition d’un ange qui les invitait à rencontrer le pape sans tarder.

Or le pape régnant était justement Innocent III, qui venait d’être élu. Il avait eu la même vision que Jehan. Il reçut Jehan et Félix, approuva leur projet et leur remit lui-même un habit aux couleurs de la vision de Jehan : blanc avec une croix rouge et bleue. L’Ordre qu’ils allaient fonder s’appellerait : Ordre de la Sainte Trinité pour le rachat des captifs et sa mission serait de rassembler des fonds pour racheter la liberté des Chrétiens captifs des Maures, surtout en Espagne et en Afrique du Nord.

De retour à Paris, les deux Fondateurs obtinrent l’approbation de Philippe-Auguste. Un monastère construit près de la source où s’était manifesté le cerf, s’appela Cerfroid (Cerf-froid), et devint le noviciat des nouvelles recrues, préparés par Félix.

Parmi les premiers candidats, il y eut Jean l’Anglais de Londres, William Scot d’Oxford, Pierre Corbellin futur évêque de Sens, Jacques Fournier futur évêque de Todi.

Le même Innocent III approuva bientôt les constitutions et accorda une maison à Rome, sur le Mont Cœlius.

L’œuvre débuta par des opérations encourageantes. Jean l’Anglais et William Scot ramenèrent d’Afrique cent quatre-vingt-six Chrétiens, esclaves des Maures ; Jehan de Mata ramena de Tunis cent-dix esclaves.

Le voyage de retour de Jehan de Tunisie fut tourmenté, mais heureux. Certains Infidèles retirèrent au bateau ses voiles, mais Jehan fixa au mât son propre manteau en guise de voile et pria : le bateau accosta à Ostie.

Un couvent fut fondé en Flandre, un autre en Arles, plusieurs en Espagne. Il y eut deux autres fondations en France, à Planels et Bourg-la-Reine. La maison de Paris s’établit près de la chapelle Saint-Mathurin, ce qui fit appeler en France les Trinitaires : Mathurins.

Des milliers de prisonniers chrétiens furent rachetés aux Musulmans d’Afrique du Nord.

Jehan de Mata passa les deux dernières années de sa vie à Rome, visitant les prisonniers, soulageant les pauvres, prêchant. Il eut une vision de la mort de Félix (4 novembre 1212) et apprit qu’il le rejoindrait un an plus tard. Il mourut en effet le 17 décembre 1213.

Des miracles se produisirent auprès de la dépouille de Jehan : quatre aveugles recouvrèrent la vue.

Une canonisation par oral aurait été prononcée en 1265. Le culte de saint Jehan de Mata fut confirmé en 1666. Le Martyrologe Romain actuel mentionne saint Jean de Matha au 17 décembre.

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 00:26

Jean de Bonnevaux

† 1145

 

Jean était chanoine à Lyon, où il était né. Les historiens n’ont rien conservé de plus sur sa famille et son enfance.

Ayant fait le vœu d’entrer chez les Cisterciens, des amis (et le diable aussi) lui suggérèrent qu’il n’était peut-être pas fait pour de telles austérités. Convaincu de son erreur, il commua son vœu en pèlerinage à Compostelle.

Mais de retour à Lyon, il eut un songe. Il voyait Notre-Seigneur, entouré de saint Pierre et de saint Jean. Pierre lisait les noms des élus ; au nom de Jean, le Seigneur se leva et ordonna d’effacer le nom de ce parjure ; mais l’apôtre Jacques intercéda en faveur du chanoine, qui avait fait le pèlerinage à Compostelle et promit, au nom de Jean, que celui-ci reprendrait son vœu et entrerait sans tarder chez les Cisterciens.

A son réveil, Jean pouvait être quelque peu secoué ! Sans rien dire à personne cette fois-ci, il alla droit à Cîteaux.

Jean se montra digne de l’idéal cistercien et l’abbé, qui était Etienne Harding (v. 28 mars), le mit à la tête du groupe qui allait s’installer dans l’abbaye de Bonnevaux, fondée en 1117.

Le nouvel abbé confirma les qualités du moine. L’abbaye fut florissante et fonda à son tour, du vivant de Jean, les abbayes de Tamié (1132), Mazan et Le Thoronet (1136) et Léoncel (v. 1137). Plus tard, elle fonderait encore Montpeyroux (1148), Valmagne (1155), Sauveréal (1173), Valbenoîte (1184), Valcroissant (1189).

Disons ici que c’est Jean qui reçut à Bonnevaux le pieux Amédée de Clermont, qui voulait embrasser la vie religieuse avec son petit garçon, le futur Amédée de Lausanne (v. 27 août). Quand Amédée (père) lui «reprocha» de ne pas enseigner le latin à son fils, Jean lui répondit sagement que des Religieux devaient fort peu se mettre en peine d’apprendre les lettres ; que celui qui voulait suivre le Christ ne devait pas s’instruire des fables et des imaginations des Philosophes, mais seulement purifier son cœur, et qu’ainsi l’Esprit Saint lui apprendrait plus de chose en un moment que ne pourraient faire mille philosophes et mille maîtres en plusieurs années.

Mais l’abbé Jean fut retiré à son silence et nommé évêque de Valence, en 1138. Jean resta sur ce siège pendant sept ans, cherchant toujours à procurer la gloire de Dieu, à sanctifier son troupeau et à sauver son âme.

Il mourut, rempli de mérites, le 21 mars 1145.

Son culte fut approuvé en 1903.

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 23:13

Jeanne Véron 

1766-1794

 

Jeanne naquit le 6 août 1766 à Quelaines (Mayenne).

Entrée chez les Filles de la Charité, elle faisait la classe aux enfants et s’occupait des malades. 

En 1783, elle assista Françoise Tréhet (v. 13 mars) pour l’ouverture d’une école à Saint-Pierre-des-Landes.

En plus, au moment de la persécution causée par la Révolution, elle abrita et cacha des prêtres.

Dénoncée et découverte, elle fut arrêtée et condamnée à mort. A cause de ses infirmités, on la poussa sur son fauteuil jusqu’au lieu du supplice et elle fut guillotinée à Ernée (Laval), le 20 mars 1794, une semaine après Françoise Tréhet.

Jeanne Véron a été béatifiée en 1955, en même temps que Françoise Tréhet et que les Quatorze Martyrs de Laval (voir cette notice).

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 00:00

Jacinto García Chicote

1891-1936

 

Voir les détails connus des moines de Viaceli dans la notice de Julián Heredia Zubia

Né le 16 août 1891 à Támara de Campos (Palencia, Espagne).

Entré chez les moines Trappistes comme Convers, il prit le nom de Eustaquio.

Il fut martyrisé à Santander (Cantabria) le 4 décembre 1936 et béatifié en 2015.

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 06:07

Juan Bautista Ferris Llopis

1905-1936

 

Né le 24 mars 1905 à Algemesí (Valencia, Espagne).

Entré chez les moines Trappistes, il fut ordonné prêtre.

Il fut martyrisé à Santander (Cantabria) le 3 décembre 1936 et béatifié en 2015.

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 00:07

Julián Heredia Zubia

1875-1936

 

Né le 16 février 1875 à Larrea (Álava, Espagne).

Entré chez les moines Trappistes, il prit le nom de Pio et fut ordonné prêtre.

Il fut martyrisé à Santander (Cantabria) le 3 décembre 1936 et béatifié en 2015.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens