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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:00

Julio Alameda Camarero

1911-1936

 

Il vit le jour le 28 mai 1911 à Castroceniza (Burgos, Espagne), fut baptisé deux jours plus tard, et confirmé en 1923.

En 1926, il entra au noviciat des Frères Carmes de l’Enseignement à Tarragona et professa en 1928.

De 1928 à 1936, il exerça à Tarragona.

Lorsque la révolution éclata en juillet 1936, il se réfugia avec trois autres Collègues chez les parents du Frère Buenaventura à Tarragona. C’est là que se présentèrent des hommes de la FAI à la recherche d’un prêtre. Buenaventura déclara que les quatre qui étaient là étaient tous quatre Religieux et ils furent arrêtés, le 25 juillet. 

Il fut incarcéré aux Pilatos, le siège des miliciens ; de là, on le fit passer avec les autres au bateau-prison Río Segre, où il resta jusqu’au 11 novembre, priant avec les Confrères et redonnant du courage aux autres prisonniers.

Ce jour-là, le commandant descendit à la recherche de tous les prêtres et, en général, à tous ceux qui portaient la tonsure (à cette époque, tous les clercs portaient ce signe très visible sur la tête, en signe de consécration à Dieu). Or, le Frère Isidre ne faisait pas partie de la liste, car un des miliciens, ami des Carmes, les avait rayés de la liste. Les Frères se confessèrent et se présentèrent au commandant, qui les fit immédiatement passer dans le groupe des appelés.

Ils priaient le psaume 50 (Miserere), tandis qu’on les conduisait au cimetière de Torredembarra. Au moment de leur exécution, ils proclamaient encore Vive le Christ Roi.

Ils furent béatifiés en 2013.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:00

Josif Džidžov

1919-1952

 

Josif naquit le 19 juillet 1919, à Plovdiv (Bulgarie) dans une famille catholique de rite latin.

Il entra dans la congrégation des Passionnistes comme novice dans le Jura français, avec le nom de Pavel.

En 1942, la maladie l’obligea à revenir en Bulgarie pour y achever ses études.

En 1946, il reçut le sacerdoce.

Il fut nommé économe au collège de Saint-Augustin, jusqu’en 1948, quand l’école fut fermée par les autorités communistes.

De citoyenneté bulgare, il put rester dans le pays, comme économe provincial et procureur, jusqu’à son arrestation avec le père Petăr Vichev.

On ne sut plus rien de ce Religieux, jusqu’à ce que, après la chute du Mur de Berlin, on apprît qu’il fut fusillé avec deux autres Assomptionnistes (Robert Šiškov et Petăr Vichev), et probablement aussi avec Mgr Bossilkov lui-même, dans la nuit du 11 novembre 1952.

Le père Josif avait trente-trois ans.

Jetés dans une fosse commune, leurs corps ne furent jamais retrouvés.

Josif et ses Compagnons furent béatifiés en 2002, lors d’une cérémonie à laquelle le métropolite orthodoxe demanda à participer.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:00

José Boschdemont Mitjavila

1880-1936

 

José vit le jour le 11 août 1880 à Cassá de la Selva (Gerona, Espagne) et fut baptisé deux jours plus tard.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Bujedo en 1894.

Il fit le noviciat et le scholasticat, il reçut l’habit avec le nom de Gilberto de Jesús.

Après le scholasticat, il fut catéchiste à Benicarló puis à Santa Madrona.

En 1918, il fut en activité à la librairie Bruño de Barcelone. Il devait y rester dix-sept ans.

En 1935, il dut se reposer à Cambrils. Il espérait retrouver son travail à Barcelone, mais la révolution se déchaîna. Comme toute la communauté, il quitta la maison de Cambrils et chercha à se réfugier à Tarragona. Très peu après, il fut arrêté par les miliciens et incarcéré dans le bateau-prison Ríu Segre, en rade de Tarragona, dont presque chaque jour on faisait sortir un certain nombre de prisonniers pour aller les fusiller.

Le «tour» du Frère Gilberto arriva le 11 novembre 1936. A une heure du matin, tout le monde fut réveillé en sursaut par les hurlements des miliciens. L’un d’eux annonça les noms de sa liste. Il en manquait quelques-uns, qui étaient à un autre endroit. Il commença à en désigner quelques autres, au hasard. Il s’arrêta quand on lui cria que le véhicule était plein. Parmi les vingt-quatre appelés, se trouvaient Frère Jenaro et Frère Gilberto. Au cimetière de Torredembarra, on les aligna contre le mur et on les fusilla.

 

Ils ont été béatifiés en 2013.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:00

Josep Bru Ralduà

1870-1936

 

Ce prêtre éminent naquit le 27 octobre 1870 à Tarragona, de Pau et Teresa, et fut baptisé trois jours plus tard.

Après ses études au séminaire, il fut ordonné prêtre en 1896.

Il eut très vite la réputation d’excellent directeur d’âmes et de confesseur, car il passait de nombreuses heures dans le confessional. Aussi fut-il nommé encore jeune prêtre confesseur pour les séminaires et les collèges. Les pénitents avaient toujours l’impression qu’il les connaissait à fond. 

En outre, il avait un don particulier pour assister les mourants.

Rien d’étonnant alors, qu’il fût nommé chanoine à la cathédrale de Tarragona, professeur aux séminaires, official et juge, chancelier et secrétaire à la curie épiscopale.

Le 27 juillet 1936, il fut arrêté chez un ami, sur la route de la Unió, et conduit au bateau-prison Ríu Segre, comme tant d’autres prêtres. Il en profita pour continuer son apostolat, parmi les prisonniers, laïcs ou prêtres, qui s’y trouvaient.

Le 11 novembre, on fit sortir du bateau vingt-trois prisonniers, dont le chanoine Bru Ralduá, qui se mirent à réciter entre eux un psaume, probablement le psaume 50 (Miserere).

Arrivés au mur du cimetière de Torredembarra, on les fusilla à la mitraillette. Puis ils reçurent le coup de grâce.

 

Don Josep Bru Ralduà tomba martyr le 11 novembre 1936, et fut béatifié en 2013.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:00

Joan Roca Vilardell

1905-1936

 

Joan (Jean) naquit le 13 août 1905 à Girb de la Plana (Osona, Catalogne, Espagne), de Joan et Mercé, des parents très chrétiens qui offrirent à Dieu quatre de leurs douze enfants.

De ces quatre, deux sont martyrs : Joan et Dolors (pour celle-ci, voir au 8 août).

Joan fit rapidement voir son goût pour la religion et la liturgie.

Il fut ordonné prêtre en 1929, et célébra sa première messe solennelle à Gurb le 22 janvier suivant.

Les paroisses qui le virent en exercice furent Sant Marti de Tous (Anoia) et Granollers de la Plana (Osona). Il sera nommé Chantre à la cathédrale de Tarragona.

Lors de la révolution de juillet 1936, il fut parmi les premiers arrêtés et mis dans le bateau-prison Riú Segre d’abord, puis dans le Ciutat de Maó (= «ville de Mao», ndlr), en rade de Tarragona.

Là, il supporta avec grande résignation les mauvais traitements qu’il eut à subir, sans oublier les offenses d’ordre obscène dont étaient régulièrement l’objet les prêtres et les religieux.

Le 11 novembre 1936, on le fit sortir de cet enfer ; il obéit sans opposer résistance. Ils furent vingt-quatre à être ensuite alignés et fusillés contre le mur du cimetière de Torredembarra.

 

Don Joan Roca Vilardell fut béatifié en 2013.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:00

Josep Alberich Lluch

1865-1936

 

Josep était né le 7 février 1865 à Benicarló (Castelló).

Il entra chez les Carmes Déchaux : après le noviciat au Désert de las Palmas, il fit la profession avec le nom de Josep Cecili de Jésus-Marie.

Entre autres activités, il fut chargé de l’infirmerie et de la quête pour subvenir aux besoins de la communauté carmélite.

On l’envoya à Valencia, Matanzas (Cuba), San Clemente (Cuenca), Caravaca, Borriana, Castelló.

Dès le début de la guerre civile, il quitta son couvent dans l’idée d’aller se réfugier chez les siens à Benicarló.

Il fut arrêté à Vinarós, et envoyé sur le bateau-prison Río Segre, dans le port de Tarragona, où se retrouvèrent plusieurs Carmes. Le père Felipe Arce était là : le Frère Josep renouvela ses vœux devant lui.

Le 11 novembre 1936, on les fit sortir de là pour aller les fusiller au cimetière de Torredembarra.

 

Le Frère Josep fut béatifié en 2013.


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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 00:00

María Zenona Aranzábal de Barrutia

1878-1936

 

(Voir la notice générale des Adoratrices à Madrid).

 

María Zenona était née à Elguetra (Guipuzcoa, Espagne) le 9 juillet 1878.

Entrée chez les Adoratrices Esclaves du Saint-Sacrement et de la Charité, elle prit le nom de Borja de Jésus.

Lors de la révolution de juillet 1936, plutôt que de profiter d’un hébergement chez ses parents, elle préféra rester au milieu de ses Consœurs.

C’est elle aussi qui aurait alors exprimé cette magnifique phrase : Et si je mourais martyre, ne serait-ce pas là mon devoir ?

Elle fut fusillée avec les vingt-deux autres, au cimetière de la Almudena (Madrid) le 10 novembre 1936.

La béatification de tout ce groupe eut lieu en 2007.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 00:00

Josepa Boix Rieras

1893-1936

 

(Voir la notice générale des Adoratrices à Madrid).

 

Elle était née à Anglés (Girona, Espagne) le 22 février 1893.

Entrée chez les Adoratrices Esclaves du Saint-Sacrement et de la Charité, elle prit le nom de Josepa de Jésus.

Elle fut fusillée avec les vingt-deux autres, au cimetière de la Almudena (Madrid) le 10 novembre 1936.

La béatification de tout ce groupe eut lieu en 2007.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 00:00

Johannes Prassek

1911-1943

 

Johannes naquit le 13 août 1911 à Hamburg, dans le quartier Barmbek ; c’était le fils d’un humble ouvrier.

Après ses études à Hamburg, il étudia la philosophie et la théologie à Frankfurt-sur-le-Main et à Münster ; il reçut le sacerdoce à Osnabrück en 1937.

Il fut d’abord aumônier à Wittenburg, puis exerça son activité pastorale à partir de 1939 dans la paroisse du Sacré-Cœur à Lübeck.

On le connaissait comme un homme de caractère, courageux. Ainsi, deux semaines avant son arrestation, il était décoré pour avoir secouru les malades d’un hôpital de Lübeck qui avait été bombardé dans la nuit du 28 au 29 mars 1942, pour aider à les faire héberger.

Il ne craignait pas de condamner le national-socialisme, jusque dans ses homélies. 

Pour venir en aide aussi aux prisonniers polonais, il en apprit la langue. Il allait les réconforter, ce qui était strictement interdit. 

Il fut finalement dénoncé, en même temps que deux autres Confrères et un Pasteur évangélique et arrêté le 18 mai 1942.

Durant son procès, il continua d’affirmer sa conviction contre le régime.

L’évêque tenta un recours en grâce, qui fut repoussé, et Johannes Prassek fut condamné à mort, avec ses trois autres Compagnons. Ils furent guillotinés dans la prison de Hamburg le 10 novembre 1943.

Durant la béatification de ces trois prêtres, en 2011, on rappela aussi le sacrifice du Pasteur.

 
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 00:00

John Duns Scotus

1266-1308

 

John naquit en 1266 (ou à la fin de 1265). 

On le nomme en général Duns Scot, à la française, oubliant que son prénom était celui de l’Apôtre Jean, qu’il était natif de Duns, en Ecosse, d’où son surnom de Scotus, écossais. 

Il entra dans l’Ordre franciscain et enseigna à Oxford et Paris.

Sa doctrine philosophique procédait selon une démarche très différente de celle de l’autre maître de l’époque, saint Thomas d’Aquin. Mais ils défendaient tous deux la même foi catholique, soutenant tous deux le primat de Pierre et la papauté.

John Duns Scott eut ainsi l’occasion de défendre ouvertement le pape Boniface VIII contre le roi Philippe le Bel, ce qui lui valut l’exil pendant quelque temps.

Les deux écoles, franciscaines et dominicaines, continuèrent pendant longtemps de s’opposer l’une à l’autre avec des arguments intellectuels savants qu’on ne reprendra pas ici.

John Duns Scott lui-même avait une pensée telle, qu’il reçut le surnom de Doctor subtilis, Docteur subtil, tandis que son «rival», Tommaso d’Aquin, reçut celui de Doctor angelicus, Docteur angélique. 

Il a été considéré comme subtil, d’abord pour la profondeur de ses thèses ; plus tard, on chercha à le déconsidérer pour ses subtilités qu’on n’appréciait pas.

Il reste un des grands défenseurs du dogme de l’Immaculée Conception, de celui de l’Infaillibilité Pontificale.

En-dehors de ces controverses, on sait d’ailleurs peu de choses précises sur la vie de notre Docteur.

Il s’éteignit à Cologne (Allemagne), le 8 novembre 1308.

Longtemps considéré comme Bienheureux par les Franciscains, il l’est maintenant «officiellement», depuis que son culte a été confirmé en 1993.

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