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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:00

José Boschdemont Mitjavila

1880-1936

 

José vit le jour le 11 août 1880 à Cassá de la Selva (Gerona, Espagne) et fut baptisé deux jours plus tard.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Bujedo en 1894.

Il fit le noviciat et le scholasticat, il reçut l’habit avec le nom de Gilberto de Jesús.

Après le scholasticat, il fut catéchiste à Benicarló puis à Santa Madrona.

En 1918, il fut en activité à la librairie Bruño de Barcelone. Il devait y rester dix-sept ans.

En 1935, il dut se reposer à Cambrils. Il espérait retrouver son travail à Barcelone, mais la révolution se déchaîna. Comme toute la communauté, il quitta la maison de Cambrils et chercha à se réfugier à Tarragona. Très peu après, il fut arrêté par les miliciens et incarcéré dans le bateau-prison Ríu Segre, en rade de Tarragona, dont presque chaque jour on faisait sortir un certain nombre de prisonniers pour aller les fusiller.

Le «tour» du Frère Gilberto arriva le 11 novembre 1936. A une heure du matin, tout le monde fut réveillé en sursaut par les hurlements des miliciens. L’un d’eux annonça les noms de sa liste. Il en manquait quelques-uns, qui étaient à un autre endroit. Il commença à en désigner quelques autres, au hasard. Il s’arrêta quand on lui cria que le véhicule était plein. Parmi les vingt-quatre appelés, se trouvaient Frère Jenaro et Frère Gilberto. Au cimetière de Torredembarra, on les aligna contre le mur et on les fusilla.

 

Ils ont été béatifiés en 2013.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:00

Josep Bru Ralduà

1870-1936

 

Ce prêtre éminent naquit le 27 octobre 1870 à Tarragona, de Pau et Teresa, et fut baptisé trois jours plus tard.

Après ses études au séminaire, il fut ordonné prêtre en 1896.

Il eut très vite la réputation d’excellent directeur d’âmes et de confesseur, car il passait de nombreuses heures dans le confessional. Aussi fut-il nommé encore jeune prêtre confesseur pour les séminaires et les collèges. Les pénitents avaient toujours l’impression qu’il les connaissait à fond. 

En outre, il avait un don particulier pour assister les mourants.

Rien d’étonnant alors, qu’il fût nommé chanoine à la cathédrale de Tarragona, professeur aux séminaires, official et juge, chancelier et secrétaire à la curie épiscopale.

Le 27 juillet 1936, il fut arrêté chez un ami, sur la route de la Unió, et conduit au bateau-prison Ríu Segre, comme tant d’autres prêtres. Il en profita pour continuer son apostolat, parmi les prisonniers, laïcs ou prêtres, qui s’y trouvaient.

Le 11 novembre, on fit sortir du bateau vingt-trois prisonniers, dont le chanoine Bru Ralduá, qui se mirent à réciter entre eux un psaume, probablement le psaume 50 (Miserere).

Arrivés au mur du cimetière de Torredembarra, on les fusilla à la mitraillette. Puis ils reçurent le coup de grâce.

 

Don Josep Bru Ralduà tomba martyr le 11 novembre 1936, et fut béatifié en 2013.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:00

Joan Roca Vilardell

1905-1936

 

Joan (Jean) naquit le 13 août 1905 à Girb de la Plana (Osona, Catalogne, Espagne), de Joan et Mercé, des parents très chrétiens qui offrirent à Dieu quatre de leurs douze enfants.

De ces quatre, deux sont martyrs : Joan et Dolors (pour celle-ci, voir au 8 août).

Joan fit rapidement voir son goût pour la religion et la liturgie.

Il fut ordonné prêtre en 1929, et célébra sa première messe solennelle à Gurb le 22 janvier suivant.

Les paroisses qui le virent en exercice furent Sant Marti de Tous (Anoia) et Granollers de la Plana (Osona). Il sera nommé Chantre à la cathédrale de Tarragona.

Lors de la révolution de juillet 1936, il fut parmi les premiers arrêtés et mis dans le bateau-prison Riú Segre d’abord, puis dans le Ciutat de Maó (= «ville de Mao», ndlr), en rade de Tarragona.

Là, il supporta avec grande résignation les mauvais traitements qu’il eut à subir, sans oublier les offenses d’ordre obscène dont étaient régulièrement l’objet les prêtres et les religieux.

Le 11 novembre 1936, on le fit sortir de cet enfer ; il obéit sans opposer résistance. Ils furent vingt-quatre à être ensuite alignés et fusillés contre le mur du cimetière de Torredembarra.

 

Don Joan Roca Vilardell fut béatifié en 2013.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:00

Josep Alberich Lluch

1865-1936

 

Josep était né le 7 février 1865 à Benicarló (Castelló).

Il entra chez les Carmes Déchaux : après le noviciat au Désert de las Palmas, il fit la profession avec le nom de Josep Cecili de Jésus-Marie.

Entre autres activités, il fut chargé de l’infirmerie et de la quête pour subvenir aux besoins de la communauté carmélite.

On l’envoya à Valencia, Matanzas (Cuba), San Clemente (Cuenca), Caravaca, Borriana, Castelló.

Dès le début de la guerre civile, il quitta son couvent dans l’idée d’aller se réfugier chez les siens à Benicarló.

Il fut arrêté à Vinarós, et envoyé sur le bateau-prison Río Segre, dans le port de Tarragona, où se retrouvèrent plusieurs Carmes. Le père Felipe Arce était là : le Frère Josep renouvela ses vœux devant lui.

Le 11 novembre 1936, on les fit sortir de là pour aller les fusiller au cimetière de Torredembarra.

 

Le Frère Josep fut béatifié en 2013.


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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 00:00

María Zenona Aranzábal de Barrutia

1878-1936

 

(Voir la notice générale des Adoratrices à Madrid).

 

María Zenona était née à Elguetra (Guipuzcoa, Espagne) le 9 juillet 1878.

Entrée chez les Adoratrices Esclaves du Saint-Sacrement et de la Charité, elle prit le nom de Borja de Jésus.

Lors de la révolution de juillet 1936, plutôt que de profiter d’un hébergement chez ses parents, elle préféra rester au milieu de ses Consœurs.

C’est elle aussi qui aurait alors exprimé cette magnifique phrase : Et si je mourais martyre, ne serait-ce pas là mon devoir ?

Elle fut fusillée avec les vingt-deux autres, au cimetière de la Almudena (Madrid) le 10 novembre 1936.

La béatification de tout ce groupe eut lieu en 2007.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 00:00

Josepa Boix Rieras

1893-1936

 

(Voir la notice générale des Adoratrices à Madrid).

 

Elle était née à Anglés (Girona, Espagne) le 22 février 1893.

Entrée chez les Adoratrices Esclaves du Saint-Sacrement et de la Charité, elle prit le nom de Josepa de Jésus.

Elle fut fusillée avec les vingt-deux autres, au cimetière de la Almudena (Madrid) le 10 novembre 1936.

La béatification de tout ce groupe eut lieu en 2007.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 00:00

Johannes Prassek

1911-1943

 

Johannes naquit le 13 août 1911 à Hamburg, dans le quartier Barmbek ; c’était le fils d’un humble ouvrier.

Après ses études à Hamburg, il étudia la philosophie et la théologie à Frankfurt-sur-le-Main et à Münster ; il reçut le sacerdoce à Osnabrück en 1937.

Il fut d’abord aumônier à Wittenburg, puis exerça son activité pastorale à partir de 1939 dans la paroisse du Sacré-Cœur à Lübeck.

On le connaissait comme un homme de caractère, courageux. Ainsi, deux semaines avant son arrestation, il était décoré pour avoir secouru les malades d’un hôpital de Lübeck qui avait été bombardé dans la nuit du 28 au 29 mars 1942, pour aider à les faire héberger.

Il ne craignait pas de condamner le national-socialisme, jusque dans ses homélies. 

Pour venir en aide aussi aux prisonniers polonais, il en apprit la langue. Il allait les réconforter, ce qui était strictement interdit. 

Il fut finalement dénoncé, en même temps que deux autres Confrères et un Pasteur évangélique et arrêté le 18 mai 1942.

Durant son procès, il continua d’affirmer sa conviction contre le régime.

L’évêque tenta un recours en grâce, qui fut repoussé, et Johannes Prassek fut condamné à mort, avec ses trois autres Compagnons. Ils furent guillotinés dans la prison de Hamburg le 10 novembre 1943.

Durant la béatification de ces trois prêtres, en 2011, on rappela aussi le sacrifice du Pasteur.

 
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 00:00

John Duns Scotus

1266-1308

 

John naquit en 1266 (ou à la fin de 1265). 

On le nomme en général Duns Scot, à la française, oubliant que son prénom était celui de l’Apôtre Jean, qu’il était natif de Duns, en Ecosse, d’où son surnom de Scotus, écossais. 

Il entra dans l’Ordre franciscain et enseigna à Oxford et Paris.

Sa doctrine philosophique procédait selon une démarche très différente de celle de l’autre maître de l’époque, saint Thomas d’Aquin. Mais ils défendaient tous deux la même foi catholique, soutenant tous deux le primat de Pierre et la papauté.

John Duns Scott eut ainsi l’occasion de défendre ouvertement le pape Boniface VIII contre le roi Philippe le Bel, ce qui lui valut l’exil pendant quelque temps.

Les deux écoles, franciscaines et dominicaines, continuèrent pendant longtemps de s’opposer l’une à l’autre avec des arguments intellectuels savants qu’on ne reprendra pas ici.

John Duns Scott lui-même avait une pensée telle, qu’il reçut le surnom de Doctor subtilis, Docteur subtil, tandis que son «rival», Tommaso d’Aquin, reçut celui de Doctor angelicus, Docteur angélique. 

Il a été considéré comme subtil, d’abord pour la profondeur de ses thèses ; plus tard, on chercha à le déconsidérer pour ses subtilités qu’on n’appréciait pas.

Il reste un des grands défenseurs du dogme de l’Immaculée Conception, de celui de l’Infaillibilité Pontificale.

En-dehors de ces controverses, on sait d’ailleurs peu de choses précises sur la vie de notre Docteur.

Il s’éteignit à Cologne (Allemagne), le 8 novembre 1308.

Longtemps considéré comme Bienheureux par les Franciscains, il l’est maintenant «officiellement», depuis que son culte a été confirmé en 1993.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

José Vega Riaño

1904-1936

 

José vit le jour à Siero de la Reina (León, Espagne) le 19 mars 1904, le jour de la fête de saint Joseph, dont il porta le nom. Les parents étaient d’humbles paysans.

Il entra chez les Oblats de Marie Immaculée (OMI) et fit la profession à Urnieta (Guipúzcoa) en 1922, puis commença les études de philosophie.

Il fut envoyé à Rome pour compléter ses études, et il fut reçu docteur en philosophie, en théologie et en droit canonique. C’est aussi à Rome qu’il fut ordonné prêtre en 1927.

En 1930, il pouvait ainsi assumer l’enseignement de théologie dogmatique à Pozuelo de Alarcón. On appréciait ses cours, qui étaient de réelles lectures spirituelles.

Au moment de la révolution de 1936, le 22 juillet, toute la communauté fut arrêtée. Deux jours après, on conduisit José à la Direction Générale de Sécurité (Madrid). Remis en liberté le lendemain, il se réfugia chez une famille amie avec d’autres jeunes religieux.

Le 10 octobre, il fut à nouveau arrêté.

A partir du 7 novembre, les prisonniers furent exécutés ; le premier groupe comprenait le père José avec, entre autres, les pères dominicains Alfredo Fanjul, Juan Mendibelzúa, Vicente Rodríguez, Isabelino Carmona (voir leurs notices), qui furent donc emmenés aux environs de Madrid, à Paracuellos de Jarama, où ils furent fusillés.

C’était au matin du 7 novembre 1936 : le père José avait trente-deux ans. 

José Vega Riaño fut béatifié en 2011.

 
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 00:00

Juan Mendibelzúa Ocerín

1878-1936

 

Né le 23 novembre 1878, baptisé le lendemain, il fut tout petit en contact avec les moniales dominicaines, grâce auxquelles il entendit bientôt l’appel de Dieu

Entré à son tour chez les Dominicains, il fit la profession à Corias (Asturies) en 1894 ; après la philosophie, il fit la théologie à Salamanque et fut ordonné prêtre en 1902.

Particulièrement doué pour la musique, il fut chantre dans les couvents où il passa ; il jouait de l’orgue et composait.

Destiné au couvent de Madrid (Olivar), ce fut un religieux remarquable, qui eut l’occasion de célébrer la Messe dans l’oratoire privé du président de la République, M. Zamora.

Lors de l’assaut du couvent de l’Olivar, le 20 juillet 1936, il reçut l’hospitalité dans des familles accueillantes, mais fut arrêté à la mi-octobre.

Mis en prison, avec une centaine d’autres personnes arrêtées, dans un endroit très étroit, puis dans la prison Modelo, ce Religieux à la santé robuste souffrit beaucoup des mauvais traitements qu’il reçut.

Il se retrouva avec le père Vicente Rodríguez, qu’il soutint dans l’épreuve et qui allait être martyrisé avec lui.

Le 15 août, fête de l’Assomption, arrivèrent là quatre étudiants dominicains, qui devaient être martyrisés eux aussi.

Cette détention prit fin au matin du 7 novembre 1936, quand on fit sortir tout le monde pour les fusiller à Paracuellos del Jarama (environs de Madrid).

Le père Juan Mendibelzúa, avec ses Compagnons, fut béatifié en 2007.

 
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