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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 23:00

Jacinto Hoyuelos Gonzáles (Gonzalo)

1914-1936

 

Jacinto vit le jour le 11 septembre 1914 à Matarrepudio (Santander, Cantabria, Espagne), de Flaviano et Dalmacia, qui le firent baptiser dès le lendemain. Il fut confirmé en 1921.

Les premiers mots qu’il apprit à dire, furent le nom de Jésus et l’Ave Maria.

En 1923, il entra au collège des Frères Maristes, où il reçut la Première communion, puis ses parents déménagèrent à Menaza (Palencia).

Pauvre, il prit très vite l’habitude de donner son pain à plus pauvre que lui, et même son lit. Plus d’une fois, à l’exemple de ses parents, il introduisit chez lui un malheureux, et disait à sa mère : Maman, ce Pauvre ne sait pas où dormir cette nuit et n’a rien mangé aujourd’hui ; s’il vous plaît, recevez-le.

A seize ans, il dut quitter la maison pour aller travailler aux champs comme journalier.

Grâce à son curé, il fut heureusement orienté vers les Frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu et put entrer dans cet Ordre à Palencia. En 1935, il émit la profession religieuse.

En janvier 1936, il fut envoyé comme conscrit à Ciempozuelos (Madrid). Il accomplit son service militaire à la clinique militaire, où étaient soignés les militaires atteints de maladie psychique.

Le 7 août 1936, il fut arrêté par les miliciens, mais sauvé in extremis par le docteur de la clinique, qui le réclama comme étant un soldat à ses ordres.

Un mois plus tard, d’autres infirmiers du clan de la milice le prirent à parti, cherchant à le faire blasphémer ; refusant, il fut par eux maltraité, et condamné à mort.

Le soir du 18 septembre 1936, ils l’emmenèrent aux environs de Ciempozuelos, où se trouvait un pont. Ils lui attachèrent une corde au cou, de sorte que poussé dans le vide, il mourut étranglé ; puis ils le criblèrent de balles. Il venait d’avoir vingt-deux ans.

Frère Jacinto fut béatifié en 1992. Le Martyrologe le mentionne au 17 septembre.

 
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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 23:00

 José María Llópez Mora

1874-1936

 

José María naquit le 22 août 1874 à Torrent (Valencia, Espagne).

Il fréquenta l’école communale avant d’entrer en 1889 dans la congrégation des Tertiaires Capucins, fondés par le père Luis Amigó, d’où leur nom de Amigoniens.

En 1896 il fit la profession comme frère coadjuteur et porta désormais le nom de Recaredo María.

Il exerça un apostolat très fécond auprès des jeunes en situation difficile, en plusieurs écoles, montrant des dons peu communs pour approcher et aider ces malheureux garçons.

En dernier lieu, il se trouva au couvent de Notre-Dame-du-Mont-Sion, à Torrent, s’occupant inlassablement à enseigner la doctrine de la foi aux enfants, à ouvrir des écoles du soir gratuites pour eux, ainsi qu’à établir des œuvres de charité.

On le connaissait pour son naturel doux, toujours entouré d’enfants, visitant les malades et les prisonniers.

Au moment de la révolution de 1936, il fut expulsé avec les confrères du couvent, le 20 juillet. 

D’abord réfugié chez une parente, il fut arrêté le 4 août et enfermé dans la prison de l’endroit.

De là, au petit matin du 18 septembre 1936, on l’emmena avec sept autres prêtres et religieux au quartier La Mantellina (ou Puchá d’Alt), près de Montserrat. Une fois descendus du camion, on les mit devant un fossé et on éclaira la scène avec les phares.

Fusillés, les huit martyrs (dont cinq Amigoniens) furent d’abord ensevelis dans une fosse commune.

Le frère José-Recaredo María mourut martyr ce 18 septembre 1936, et fut béatifié en 2001. 

José María Llópez Mora

1874-1936

 

José María naquit le 22 août 1874 à Torrent (Valencia, Espagne).

Il fréquenta l’école communale avant d’entrer en 1889 dans la congrégation des Tertiaires Capucins, fondés par le père Luis Amigó, d’où leur nom de Amigoniens.

En 1896 il fit la profession comme frère coadjuteur et porta désormais le nom de Recaredo María.

Il exerça un apostolat très fécond auprès des jeunes en situation difficile, en plusieurs écoles, montrant des dons peu communs pour approcher et aider ces malheureux garçons.

En dernier lieu, il se trouva au couvent de Notre-Dame-du-Mont-Sion, à Torrent, s’occupant inlassablement à enseigner la doctrine de la foi aux enfants, à ouvrir des écoles du soir gratuites pour eux, ainsi qu’à établir des œuvres de charité.

On le connaissait pour son naturel doux, toujours entouré d’enfants, visitant les malades et les prisonniers.

Au moment de la révolution de 1936, il fut expulsé avec les confrères du couvent, le 20 juillet. 

D’abord réfugié chez une parente, il fut arrêté le 4 août et enfermé dans la prison de l’endroit.

De là, au petit matin du 18 septembre 1936, on l’emmena avec sept autres prêtres et religieux au quartier La Mantellina (ou Puchá d’Alt), près de Montserrat. Une fois descendus du camion, on les mit devant un fossé et on éclaira la scène avec les phares.

Fusillés, les huit martyrs (dont cinq Amigoniens) furent d’abord ensevelis dans une fosse commune.

Le frère José-Recaredo María mourut martyr ce 18 septembre 1936, et fut béatifié en 2001.

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 23:00

 

 

Józef Kut

1905-1942

 

 

Józef est originaire de la voïvodie de Grande Pologne. Il naît le 21 janvier 1905, de Józef et Marianna Piaskowska.

Après ses études primaires, il fréquente le lycée de Ostrow Wielkopolski, dont il sort bachelier en 1924. 

Il se prépare au sacerdoce aux séminaires de Poznan et Gniezno et reçoit l’ordination sacerdotale le 16 juin 1929. 

Il est successivement vicaire à Chodziez, puis à la paroisse de Saint-Nicolas de 1930 à 1936, enfin curé de paroisse à Goscieszyn.

Arrêté par les forces nazies le 30 octobre 1941, il est envoyé au camp de Dachau.

Il aurait pu obtenir sa libération s’il acceptait de renoncer au ministère sacerdotal et s’il donnait sa signature pour obtenir la nationalité allemande. Ce qu’il refusa évidemment.

Torturé, affamé, malade, il meurt le 18 septembre. Son corps est brûlé dans un four crématoire.

Il a été béatifié parmi les cent-huit Martyrs polonais de la Seconde Guerre mondiale, en 1999, qui sont fêtés ensemble le 12 juin (en Pologne), tandis qu’au Martyrologe le bienheureux Józef Kut est mentionné à son dies natalis le 18 septembre.

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 23:00

Juan Péres Rodrigo

1914-1936

 

Il vit le jour le 27 janvier 1914 à Añoza (León, Espagne) et fut baptisé le 29.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes de Monreal.

En 1930, à Cambrils, il commença le noviciat proprement dit, prit l’habit et le nom de Nicolás Adriano, puis fit le scholasticat.

Il fit de l’apostolat à Bonanova puis, en 1933, fut professeur au scholasticat. En 1934, il fut envoyé à Tarragona.

Il fut un Religieux plein de piété, sérieux, exigeant, plein de respect pour les supérieurs. 

Lors de la révolution de 1936, le collège fut fait évacuer par les miliciens, qui le saccagèrent, en brûlèrent les meubles. 

Notre Nicolás, avec quatre autres Frères, devant éviter de compromettre les gens qui les hébergeaient, furent accueillis dans l’Hôtel Nacional, se présentant comme un professeur avec ses élèves, en voyage d’études. Le patron, un bon chrétien, ne s’y trompa pas et leur accorda l’hospitalité. Mais il fut dénoncé par une employée ; les Frères furent immédiatement arrêtés, avec le patron en question.

Le soir, les miliciens les firent monter en camion découvert et, sous une pluie battante, les conduisirent hors de Tarragona. 

Profitant de l’obscurité et de la pluie, le Frère Anastasio réussit à sauter du camion. On mitrailla les autres dans le camion même, entre Ferrán et Tamarit, tard dans la nuit du 18 septembre 1936.

 

Il ne semble pas que le brave maître d’hôtel ait été retenu dans la cause de béatification des Frères. Les quatre Frères furent béatifiés en 2013.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 23:00

Jan (Stanisław) Papczyński

1631-1701

 

Il naquit le 18 mai 1631 à Podegrodzie (Pologne), benjamin des sept enfants de Tomasz et Zofia Tacikowskich. 

Petit, il «joua à être prêtre», construisant des autels, faisant des processions. 

Il fréquenta l’école des Jésuites et des Piaristes à Podolińiec, Jarosław, Lviv et Rawa Mazowie.

A la fin de ses études, contrairement aux souhaits de ses parents, il voulut entrer en religion. Il préféra la congrégation des Piaristes, en raison de leur dévotion mariale. Il y prit le nom de Stanisław de Jésus et Marie.

Après le noviciat, il fit la profession en 1656, et reçut l’ordination sacerdotale en 1661.

Séminariste, il enseigna déjà la rhétorique avec un texte qu’il avait lui-même écrit : Le Messager de la Reine des Arts, qui lui valut bien des louanges.

Il fut professeur à Varsovie, mais aussi confesseur renommé ; il eut parmi ses pénitents le nonce papal, Antonio Pignatelli, futur pape Innocent XII.

Ses dévotions personnelles étaient en particulier : la Divine Providence, la Passion du Christ, l’Eucharistie, la Sainte Vierge, les Ames du Purgatoire et leur salut.

Lorsqu’en 1669 on prétendit atténuer la règle de la Congrégation, il préféra demander une dispense des vœux et fonder une nouvelle famille religieuse, les Marianistes de l’Immaculée Conception (différents des Marianistes français). Les Religieux porteraient un habit tout blanc en l’honneur de l’Immaculée Conception de Marie. On trouve aussi l’appellation moins équivoque de Pères mariens.

Pour une fois, cette fondation était due à un homme natif de Pologne, de sorte qu’il obtint assez facilement l’approbation diocésaine.

La première communauté s’établit dans la forêt Korabiewickiej et fut approuvée en 1673. C’était une communauté d’ermites, qui recevaient des hôtes désireux de vivre un temps de retraite. En 1679, l’institut devint de droit diocésain et répandit la dévotion à l’Immaculée Conception ainsi que la prière pour le salut des âmes du Purgatoire. Les Religieux enseignaient aussi les fondements de la Foi, confessaient. 

Le père Stanisław prit une mesure énergique pour combattre l’alcoolisme, qui pénétrait jusque dans les murs du monastère : il interdit totalement la vodka. 

Désireux d’obtenir aussi l’approbation papale, Stanisław partit pour Rome, à pied, en 1690, mais le pape mourut en février 1691 et il y eut une vacance de cinq mois avant l’élection d’Innocent XII, de sorte que Stanisław remplaça provisoirement l’approbation papale en affiliant sa Congrégation à d’autres Ordres déjà approuvés.

En 1699, il envoya cette fois-ci un Confrère à Rome, qui entra en contact avec les Frères Mineurs franciscains ; le Général franciscain présenta au nouveau pape la Règle des Dix Vertus de la Bienheureuse Vierge Marie, qui comportait l’affiliation légale de la Congrégation à l’Ordre franciscain. Le pape donna son approbation. 

L’évêque leur confia ensuite le couvent de Nouvelle Jérusalem, qui s’appelle aujourd’hui Mont Calvaire, où les Religieux reçoivent des pèlerins.

Le père Stanisław fut peu à peu rongé par la maladie. Il s’éteignit à ce monde le 17 septembre 1701 et fut béatifié en 2007.

La canonisation a été proclamée en 2016, après qu’une jeune fille de vingt ans soit sortie indemne du coma à la suite de problèmes respiratoires. Les médecins avaient supprimé toute assistance et la maman fit une neuvaine de prières, au terme de laquelle la jeune fille avait repris toutes ses facultés ; elle put se marier et elle est la maman de deux enfants.

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 23:00

  

Juan Ventura Solsona

1875-1936

 

 

Juan naquit à Villahermosa del Río (Castellón, Espagne) en l’an 1875, dans une famille pauvre qui comptait onze enfants. Le papa était tisserand.

Juan fut très tôt orphelin de père, et sa mère dut souffrir beaucoup pour élever tous ses enfants.

Il obtint une bourse d’étude pour fréquenter le séminaire de Valencia. Il fit partie de la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains et fut ordonné prêtre en 1901.

Il fut envoyé huit ans comme vice-recteur et professeur au séminaire de Cuernavaca (Mexique).

En 1909, il revint en Espagne et enseigna dans les séminaires de Tolède et Cuenca, avant d’être envoyé comme vice-recteur au Collège Espagnol de Rome de 1911 à 1919. 

Il fut ensuite nommé directeur spirituel au séminaire de Barcelone, jusqu’en 1923 : cette année-là, il eut la permission de quitter la Fraternité dont il faisait partie et, malgré sa demande d’y revenir, sa santé ne le lui permit pas.

Nommé curé de Notre-Dame-des-Anges à Cabanyal, il y resta dix ans, et finit par être nommé archiprêtre de Villahermosa del Río, son pays natal où vivait encore sa vieille maman octogénaire.

Il fut arrêté une première fois le 18 juillet 1936 au moment de la guerre civile espagnole, durant un voyage à Valencia. Quelqu’un obtint sa libération et lui fournit un habit de paysan pour revenir chez lui.

Le 2 août, l’église était fermée, le 10 il se cacha dans un grenier, où il put encore célébrer la messe le 29 août. Pour ne pas compromettre ceux qui l’hébergeaient, il devait changer d’endroit continuellement ; finalement, il décida de se présenter spontanément au Comité.

On lui promit qu’il ne lui arriverait rien et il se mit à travailler dans les champs.

Toutefois, un commando vint l’arrêter le 17 septembre suivant, pour l’enfermer au siège de Castillo de Villamalefa. Là, l’abbé Juan demanda à pouvoir encore dire quelque chose : il pardonna à ceux qui allaient le fusiller, répétant les paroles du Christ en croix.

Puis il fut exécuté : c’était le 17 septembre 1936.

Ensuite, les miliciens vinrent chez sa mère, qu’ils expulsèrent, et saccagèrent la maison.

Don Ventura Solsona fut béatifié en 2001. 

Juan Ventura Solsona

1875-1936

 

Juan naquit à Villahermosa del Río (Castellón, Espagne) en l’an 1875, dans une famille pauvre qui comptait onze enfants. Le papa était tisserand.

Juan fut très tôt orphelin de père, et sa mère dut souffrir beaucoup pour élever tous ses enfants.

Il obtint une bourse d’étude pour fréquenter le séminaire de Valencia. Il fit partie de la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains et fut ordonné prêtre en 1901.

Il fut envoyé huit ans comme vice-recteur et professeur au séminaire de Cuernavaca (Mexique).

En 1909, il revint en Espagne et enseigna dans les séminaires de Tolède et Cuenca, avant d’être envoyé comme vice-recteur au Collège Espagnol de Rome de 1911 à 1919. 

Il fut ensuite nommé directeur spirituel au séminaire de Barcelone, jusqu’en 1923 : cette année-là, il eut la permission de quitter la Fraternité dont il faisait partie et, malgré sa demande d’y revenir, sa santé ne le lui permit pas.

Nommé curé de Notre-Dame-des-Anges à Cabanyal, il y resta dix ans, et finit par être nommé archiprêtre de Villahermosa del Río, son pays natal où vivait encore sa vieille maman octogénaire.

Il fut arrêté une première fois le 18 juillet 1936 au moment de la guerre civile espagnole, durant un voyage à Valencia. Quelqu’un obtint sa libération et lui fournit un habit de paysan pour revenir chez lui.

Le 2 août, l’église était fermée, le 10 il se cacha dans un grenier, où il put encore célébrer la messe le 29 août. Pour ne pas compromettre ceux qui l’hébergeaient, il devait changer d’endroit continuellement ; finalement, il décida de se présenter spontanément au Comité.

On lui promit qu’il ne lui arriverait rien et il se mit à travailler dans les champs.

Toutefois, un commando vint l’arrêter le 17 septembre suivant, pour l’enfermer au siège de Castillo de Villamalefa. Là, l’abbé Juan demanda à pouvoir encore dire quelque chose : il pardonna à ceux qui allaient le fusiller, répétant les paroles du Christ en croix.

Puis il fut exécuté : c’était le 17 septembre 1936.

Ensuite, les miliciens vinrent chez sa mère, qu’ils expulsèrent, et saccagèrent la maison.

Don Ventura Solsona fut béatifié en 2001.

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 23:00

 

José Manuel Ferrer Jordá

1872-1936

Salvador Ferrer Cardet

1884-1936

 

Impossible de séparer ces deux frères, religieux de la même famille, arrêtés ensemble et assassinés ensemble lors de la Guerre civile espagnole.

 

José Manuel Ferrer Jordá naquit à Burriana (Castellón) le 26 novembre 1872.

 

Il fréquente l’école communale et participe aux activités paroissiales.

 

En 1890 il entre au noviciat des Tertiaires Capucins de Notre-Dame des Douleurs et fait la profession religieuse deux ans après. Il prend le nom de Benito María.

 

En 1898, il émet les vœux perpétuels comme religieux coadjuteur, donc sans être prêtre.

 

Son activité principale sera, pendant vingt-cinq ans, de s’occuper des jeunes en difficulté dans des maisons de rééducation, reconduisant ces élèves sur le chemin de la Vérité et du Bien.

 

Ce fut un religieux discret, austère, peu bavard, très dévot de l’Eucharistie et de Notre-Dame des Douleurs. Bon pasteur, il obtenait davantage de bons résultats de la part de ses “garnements” par son exemple que par ses discours.

 

En 1932, il est envoyé au Collège Fondation Caldeiro, à Madrid. Au moment de la guerre civile, il est expulsé du Collège, transformé en caserne, et cherche refuge dans son pays natal. Mal accueilli, il se dirige à Torrent, où il retrouve son frère chez Trinidad Navarro, le 14 août 1936. Durant tout le mois qui suivit, il ne prononça qu’une douzaine de paroles, selon l’affirmation de la même Trinidad, laquelle assura aussi que Le 12 septembre, fête du saint Nom de Marie, il récita dix-neuf dizaines du Rosaire.

 

Salvador Ferrer Cardet, lui, était né à Burriana (Castellón) le 13 octobre (août ?) 1884, où il fit ses premières études ; à onze ans, il imite son frère aîné Benito, et entre dans l’école séraphique, tenue par les Tertiaires Capucins de Notre-Dame des Douleurs, au couvent de Monte Sión, à Torrent (Valencia).

 

Il émet les premiers vœux le 8 décembre 1900 (à seize ans) et prend le nom de Laureano María, puis les vœux solennels le 12 avril 1907, année où il reçoit le sacerdoce en septembre à Turia. Il exerce son ministère sacerdotal au Monastère Royal de Yuste (Cáceres), à l’Ecole Santa Rita (Madrid), à Teruel, à Dos Hermanas (Séville) et finalement à Godella (Valencia) ; dans ces maisons il fut généralement Supérieur, charge qu’il menait de front avec celle de ministre général.

 

C’est dans cette dernière localité que le surprend la guerre ; quittant son couvent le 25 juillet, il trouve un accueil chaleureux à Torrent, chez Madame Trinidad Moreno. Il passa les jours qui précédèrent son martyre, en priant et en s’y préparant. Quand Madame Trinidad lui disait : “Mon Père, les Rouges ne sont pas d’accord à votre sujet”, il répondait : “Ne vous en faites pas, ce n’est pas encore l’heure : je me prépare en lisant le livre de Job”. Jamais il ne se mêla de politique.

 

Le père Laureano était de taille moyenne, chauve depuis longtemps, avec une petite barbe clairsemée et quelques pustules sur le visage. Il avait un caractère prévenant et aimable, où dominait une grande bonté. Il était connu pour sa délicatesse, sa propreté, et il montrait un don spécial dans ses attentions pleines de délicatesse à l’égard des pauvres, des infirmes et des nécessiteux. Il eut aussi un grand zèle pour l’expansion de son Institut, ainsi qu’une profonde dévotion envers Notre Dame des Douleurs.

 

 Le 13 septembre, les deux frères furent arrêtés et conduits à la prison du village. Le 15, fête de Notre-Dame des Douleurs et fête patronale de leur Institut, ils chantèrent encore une fois les Douleurs de Marie. A la tombée de la nuit de ce même jour, ils furent arrêtés et conduits à la Masía de Calabarra, commune de Turís (Valencia), où ils furent assassinés, avec un autre Confrère, au matin du 16 septembre.

 

Le Martyrologe mentionne ces deux frères martyrs le 16 septembre. 

 

Ils ont été béatifiés en 2001.

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 23:00

Juan Macías

1585-1645

 

Juan naquit le 2 mars 1585 à Ribera del Fresno, en Extremadure, au diocèse de Plasencia. Son père s’appelait Pedro de Arcas et sa mère Juana Sánchez, qu’il perdit dès l’âge de quatre ans. Son oncle l’employa à la garde des brebis.

Notre Juan aurait dû porter le nom de Arcas Sánchez, mais on l’appela bien vite comme on appelait tous les bergers de la propriété familiale les “macías”, du nom des terres de l’endroit ; ou aussi Juan Pastorcillo : Jean le petit berger.

Une nuit de Noël, à huit ans, sans doute sur quelque invitation céleste, il annonce qu’il part.

Il rejoint un marchand qu’il avait connu et travaille quelques années avec lui. Puis il s’embarque pour l’Amérique. On rejoint Carthagène (Colombie), on traverse la Nouvelle Grenade, on passe par Pasto et Quito (Equateur) et on arrive finalement au Pérou.

Le premier souci de Juan fut de s’enquérir des Dominicains présents à Lima, car, disait-il, il avait entendu une voix, à vingt ans, qui lui disait de les rejoindre au Pérou.

 Formé au métier, il travaille dans les foires de la ville : il partage avec les pauvres le peu qu’il gagne, et rend des services au monastère dominicain de Sainte Marie-Magdeleine, auquel il se lie comme frère et où il est enfin admis et prend l’habit le 23 janvier 1622. Il fait les vœux solennels le 25 mars 1623, jour de l’Annonciation.

Il se lie d’amitié avec Martín de Porrés et Rosa (v. 3 novembre et 24 août) .

Désormais membre de la communauté dominicaine, Juan prit le chemin de la prière assidue, de la pénitence et de la charité. 

Il dut bientôt subir une opération difficile pour soigner une grave infirmité, ce qui ne l’empêcha pas de continuer à se soucier des nécessiteux, qu’il aidait à la porte du couvent : tous les pauvres, les malades, les abandonnés de Lima venaient lui demander ses conseils.

De caractère, il préférait se retirer et éviter la conversation. Seule l’obéissance put le maintenir comme portier du couvent, pendant plus de vingt ans, charge qu’il exerça avec toute la joie et la disponibilité possibles. Il se montrait d’une humilité exemplaire envers ses semblables. A genoux il donnait à manger aux pauvres. Jamais il ne regardait les femmes en face, dirigeant son regard vers le sol pour éviter toute tentation.

Juan fut favorisé de grâces extraordinaires. Ainsi, lors d’un tremblement de terre à Lima, tandis que tous les religieux sortirent dans le jardin, Juan affirma qu’une voix le retenait là, la voix de la Vierge Marie, qui le protégeait : en effet, ni le couvent ni l’église ne furent détruits.

A soixante ans, Juan comprit qu’il allait enfin partir pour rejoindre au Ciel son cher ami, saint Jean l’Évangéliste, qu’il avait vu plusieurs fois en vision. Il raconta lui-même, plein de reconnaissance à Dieu, toutes les grâces qu’il avait reçues depuis sa jeunesse, en particulier de la vision de la gloire qu’il aurait reçue au ciel.

A Juan de la Torre, son ami, qui le suppliait de “ne pas l’abandonner”, il répondit : Je vous en donne ma parole, je vous serai plus ami là-bas que je ne l’ai été ici.

Quand vint “l’heure”, Juan en avertit ses Confrères, qui vinrent lui apporter le Saint Viatique dans sa cellule. Après quelques instants, le Prieur lui administra le Sacrement des Malades, qu’on appelait alors l’Extrême Onction, tandis que la Communauté priait et chantait. Juan s’éteignit au chant du Salve Regina, au matin du 16 septembre 1645.

Quand, trente-six ans plus tard, on voulut transférer les restes de Juan dans un cercueil de cèdre, ceux-ci étaient intacts.

Plus tard, en 1678, un jeune novice qui souffrait déjà d’une hernie inguinale, fit malencontreusement un effort physique en travaillant, de sorte que les médecins ne pouvaient le sauver que par une intervention qu’on ne savait pas faire à l’époque. Le novice reçut les derniers sacrements, mais le Prieur lui mit entre les mains une petite image de Juan, qui était mort une trentaine d’années plus tôt. Quand les religieux revinrent visiter le malade, il était debout et ne souffrait plus.

Un autre miracle attesté, fut la multiplication du riz dans le grenier, quand une religieuse invoqua Juan pour donner à manger aux pauvres.

Juan fut béatifié en 1837, et canonisé en 1975.

Le Martyrologe le mentionne le 16 septembre.

 

 

 

1 Saint Martín de Porrès est fêté le 3 novembre ; sainte Rose de Lima a son dies natalis le 24 août, et est fêtée le 23 août.

 

(1)   Saint Martín de Porrès est fêté le 3 novembre ; sainte Rose de Lima a son dies natalis le 24 août, et est fêtée le 23 août.

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 23:43

Juan Bautista de San Francisco Cajonos

 

 

(Voir la notice Jacinto de los Ángeles)

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 23:00

  

 

 

 

Juan Bautista

Jacinto de los Ángeles

1660-1700

 

Ces deux indigènes zapatèques de la Sierra Nord de Oaxaca (Mexique) pourraient être deux jumeaux parfaits, si l’on considère la trajectoire commune de leur vie.

L’unique différence fut leur mariage : Juan Bautista épousa Josefa de la Cruz et eut une fille, Rosa. Jacinto épousa Petrona et eut deux enfants, Juan et Nicolasa.

Nés tous deux en 1660 à San Francisco Cajonos, ils étaient fidèles aux enseignements des pères Dominicains et leur rendaient mille services.

Choisis déjà pour leur honnêteté à remplir diverses charges civiles (arbitres, juges, syndics, maires), ils collaborèrent fidèlement avec les Pères, pour tenir l’église, servir la messe, entretenir la sacristie.

En outre, au vu de leur irréprochable honnêteté, ils furent chargés de signaler ce qui n’allait pas dans le village, les déviations, les irrégularités (matrimoniales ou morales), les blasphèmes, etc.

Ils avaient ainsi le titre de «Procureur» (Fiscal, en mexicain).

On arriva au 14 septembre 1700, jour où nos deux amis découvrirent un petit groupe de personnes qui pratiquaient un culte païen. Ils en parlèrent immédiatement aux Pères. On vint avec le «capitaine» du lieu pour dissoudre la réunion et confisquer les offrandes des participants.

Le jour suivant, 15 septembre 1700, la population fut excitée par les «victimes» ; les gens vinrent réclamer au couvent la remise des «offrandes» ; ils voulaient aussi rencontrer les deux Procureurs.

Le peuple menaça de mettre le feu au couvent. Finalement, le capitaine accepta de livrer les deux Procureurs, avec promesse qu’on respecterait leur vie.

Les Pères tentèrent de s’opposer à cette tractation. Mais les Procureurs eux-mêmes déposèrent leurs armes, acceptèrent l’éventualité de mourir, se confessèrent et reçurent la Communion. Juan Bautista déclara : Nous allons mourir pour la loi de Dieu ; comme j’ai reçu en moi la Divine Majesté, je ne crains rien, et je n’ai pas besoin d’armes.

Une fois aux mains de leurs «bourreaux», il ajouta : Me voilà. Si vous voulez me tuer demain, faites-le dès maintenant.

Ils furent attachés sur la place publique et reçurent les moqueries des bourreaux. Le 16 septembre, on les conduisit à San Pedro, où on les ligota de nouveau en prison. On les invita à renier leur foi pour être libérés, mais ils déclarèrent qu’ils resteraient fidèles à leur baptême.

On les mena par monts et par vaux jusqu’à la montagne Xagacía, où on les jeta à terre, presque on les égorgea et on les tua à coup de machettes ; on leur arracha le cœur, qu’on donna aux chiens, mais que les bêtes ne touchèrent pas. Deux des bourreaux burent le sang des deux martyrs, comme pour en recevoir la force, mais en réalité selon une antique coutume, en signe de haine.

Les deux Martyrs furent ensevelis sur place, et la montagne prit dès lors le nom de Montagne des Saints Procureurs (Monte Fiscal Santos).

Certains ont objecté que les deux Procureurs n’avaient fait que dénoncer leurs concitoyens, en s’opposant aux coutumes ancestrales. Mais les procès tant civil qu’ecclésiastique qui se déroulèrent peu après, firent bien apparaître que les deux hommes étaient bien morts pour leur foi en Dieu.

L’Eglise a sanctionné ces jugements et a béatifié les deux Martyrs en 2002.

Ils moururent le 16 septembre 1700, mais le Martyrologe les mentionne au 15 septembre. 

Juan Bautista

Jacinto de los Ángeles

1660-1700

 

Ces deux indigènes zapatèques de la Sierra Nord de Oaxaca (Mexique) pourraient être deux jumeaux parfaits, si l’on considère la trajectoire commune de leur vie.

L’unique différence fut leur mariage : Juan Bautista épousa Josefa de la Cruz et eut une fille, Rosa. Jacinto épousa Petrona et eut deux enfants, Juan et Nicolasa.

Nés tous deux en 1660 à San Francisco Cajonos, ils étaient fidèles aux enseignements des pères Dominicains et leur rendaient mille services.

Choisis déjà pour leur honnêteté à remplir diverses charges civiles (arbitres, juges, syndics, maires), ils collaborèrent fidèlement avec les Pères, pour tenir l’église, servir la messe, entretenir la sacristie.

En outre, au vu de leur irréprochable honnêteté, ils furent chargés de signaler ce qui n’allait pas dans le village, les déviations, les irrégularités (matrimoniales ou morales), les blasphèmes, etc.

Ils avaient ainsi le titre de «Procureur» (Fiscal, en mexicain).

On arriva au 14 septembre 1700, jour où nos deux amis découvrirent un petit groupe de personnes qui pratiquaient un culte païen. Ils en parlèrent immédiatement aux Pères. On vint avec le «capitaine» du lieu pour dissoudre la réunion et confisquer les offrandes des participants.

Le jour suivant, 15 septembre 1700, la population fut excitée par les «victimes» ; les gens vinrent réclamer au couvent la remise des «offrandes» ; ils voulaient aussi rencontrer les deux Procureurs.

Le peuple menaça de mettre le feu au couvent. Finalement, le capitaine accepta de livrer les deux Procureurs, avec promesse qu’on respecterait leur vie.

Les Pères tentèrent de s’opposer à cette tractation. Mais les Procureurs eux-mêmes déposèrent leurs armes, acceptèrent l’éventualité de mourir, se confessèrent et reçurent la Communion. Juan Bautista déclara : Nous allons mourir pour la loi de Dieu ; comme j’ai reçu en moi la Divine Majesté, je ne crains rien, et je n’ai pas besoin d’armes.

Une fois aux mains de leurs «bourreaux», il ajouta : Me voilà. Si vous voulez me tuer demain, faites-le dès maintenant.

Ils furent attachés sur la place publique et reçurent les moqueries des bourreaux. Le 16 septembre, on les conduisit à San Pedro, où on les ligota de nouveau en prison. On les invita à renier leur foi pour être libérés, mais ils déclarèrent qu’ils resteraient fidèles à leur baptême.

On les mena par monts et par vaux jusqu’à la montagne Xagacía, où on les jeta à terre, presque on les égorgea et on les tua à coup de machettes ; on leur arracha le cœur, qu’on donna aux chiens, mais que les bêtes ne touchèrent pas. Deux des bourreaux burent le sang des deux martyrs, comme pour en recevoir la force, mais en réalité selon une antique coutume, en signe de haine.

Les deux Martyrs furent ensevelis sur place, et la montagne prit dès lors le nom de Montagne des Saints Procureurs (Monte Fiscal Santos).

Certains ont objecté que les deux Procureurs n’avaient fait que dénoncer leurs concitoyens, en s’opposant aux coutumes ancestrales. Mais les procès tant civil qu’ecclésiastique qui se déroulèrent peu après, firent bien apparaître que les deux hommes étaient bien morts pour leur foi en Dieu.

L’Eglise a sanctionné ces jugements et a béatifié les deux Martyrs en 2002.

Ils moururent le 16 septembre 1700, mais le Martyrologe les mentionne au 15 septembre.

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