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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 23:19

Joaquín Ochoa Salazar

1910-1936

 

Joaquín naquit le 16 avril 1910 à Villanueva de Valdegovia (Álava, Espagne), dans une famille unie de quatre filles et deux garçons.

Le père, étant employé du Conseil provincial d’Álava, fut nommé à Peñacerrada, où enseignaient les Marianistes.

Joaquín fréquenta ce collège, et demanda à être admis au noviciat.

Il fit les premiers vœux en 1928, et en 1935, la profession perpétuelle ; après Escoriaza, il se trouvait depuis 1932 dans la maison de Madrid, pour préparer sa licence d’Histoire, en même temps qu’il s’occupait des enfants.

Dans sa demande de vœux, il avait écrit : Je demande à être pour toujours inscrit sous l’étendard de Marie, pour travailler à son honneur jusqu’à l’heure de succomber à son service.

Le 18 juillet 1936, il restait quatorze Marianistes. Le 24, des miliciens vinrent occuper l’établissement en même temps qu’une commission gouvernementale ; ils se disputaient leur «proie». A peine entrés, des miliciens tinrent en joue les Religieux tandis que d’autres allaient à la recherche des fameuses «armes», qu’ils ne trouvaient jamais ! Ils repartirent, mais avec les Religieux, dont ils vérifièrent les papiers et qu’ils laissèrent libres, leur conseillant même de «disparaître».

Les trois Frères Florencio, Joaquín et Sabino se réfugièrent chez des connaissances, où ils retrouvèrent un père et un frère dominicains (voir : Manuel Álvarez et Teófilo Montes).

Le 12 septembre, ce fut la dernière «fête» : le Saint Nom de Marie, fête patronale des Marianistes. Ce jour-là le portier les dénonça.

Le 13 septembre, irruption des miliciens, qui fouillèrent l’appartement de fond en comble ; voyant tant de livres et d’objets de piété, l’un dit : C’est tout des trucs de curé, ici.

On emmena les Religieux à la tchéka, le couvent des Salésiennes réquisitionné, où ils furent rapidement jugés et condamnés à mort, leur délit étant d’être religieux.

En attendant l’exécution, un boxeur professionnel «s’entraînait» sur les victimes.

Aux premières heures du 14 septembre 1936, fête de la Croix, ils furent fusillés sur la route de El Pardo. A la fin de la guerre, c’est un ancien élève qui reconnut la photographie des Frères.

Joaquín Ochoa Salazar et ses Confrères furent béatifiés en 2007.

 
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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 23:00

 

Jean Chrysostome

344-407

 

Ioannis, communément traduit par Jean en Occident, naquit à Antioche de Syrie vers 344 (349 ?), fils de Secundus et d’Anthuse, qui avaient déjà une fille. Secundus est un officier de l’armée syrienne.

Anthuse était déjà veuve à vingt ans et ne voulut pas se remarier ; elle s’occupa amoureusement de ses deux enfants. Jean écrit lui-même qu’il devait beaucoup au dévouement inépuisable et à l’affection éclairée de sa mère, qui se préoccupa de lui donner les meilleurs maîtres, intellectuels et spirituels.

A Antioche, Jean développa, dit-on, ses talents d’éloquence auprès d’un maître païen, Libanius. Excellent orateur en herbe, Jean ne se laissa pas gagner pour autant par la vanité ou les idées fausses, et demanda le baptême, qu’il reçut de l’évêque Mélèce, à dix-huit ans.

Jean avait un grand ami, Basile, qui lui aurait donné le désir de se retirer dans la solitude, mais sa mère le pria de bien vouloir attendre sa mort, le suppliant de ne pas “la laisser veuve une seconde fois”, à quoi le bon Jean acquiesça, demeurant sous le toit maternel à Antioche. Il reçut bientôt l’ordre de lecteur. Il s’imposa dans le clergé par sa science, mais surtout par sa sainteté. Il soutenait les âmes en peine ou tentées, il gagna à la foi des Maxime et des Théodore, qui furent de saints évêques à Séleucie et à Mopsueste.

Il fut désigné, avec Basile, pour recevoir l’épiscopat, mais par un stratagème plein d’humour et d’amitié, il réussit à faire consacrer son ami Basile, tout en se cachant et échappant ainsi à la consécration, que son humilité lui faisait craindre.

Peu après, la pieuse maman Anthuse remit son âme à Dieu, laissant son fils libre de gagner la vie solitaire (374). Au bout de quatre ans, cependant, il dut regagner Antioche à cause d’une maladie d’estomac.

Il est ordonné diacre en 381, prêtre en 386. C’est de cette période, jusqu’en 398, que datent ses célèbres homélies, qui lui valurent son surnom de Chrysostome, Bouche d’Or.

A la mort de l’évêque Nectaire de Constantinople (397), un seul nom était dans tous les cœurs pour lui succéder, celui de Jean., qui fut donc consacré en 398.

Le nouveau patriarche de Constantinople continua sa sainte vie, aussi ascétique et pauvre qu’il le pouvait, dormant et mangeant peu, recevant les pauvres, cherchant à redresser les défauts de son clergé, lui rappelant en particulier le devoir du célibat, la pauvreté et la modestie de leur vie.

Jean Chrysostome dut combattre durement ce qui restait encore d’arien, de païen et de novatien dans son nouveau diocèse. Plusieurs incidents marquants, mais trop longs à résumer, finirent par lui rendre hostile l’impératrice elle-même, Eudoxie.

Protégé par elle, Théophile d’Alexandrie convoqua le conciliabule du Chêne (403), qui déposa Jean et le condamna à l’exil, sentence bientôt confirmée par l’empereur, mais un mouvement de foule obligea l’impératrice à faire marche arrière. Peu après, un nouvel incident ralluma les cendres, et Jean fut, dans un premier temps, détenu dans son propre palais épiscopal, puis l’empereur lui intima l’ordre de partir, peu après la Pentecôte de 404.

On ne manqua pas de rejeter sur lui un grave incendie qui détruisit la basilique Sainte-Sophie et le Sénat, et qui occasionnèrent le martyre de Tigre et Eutrope (v. 12 janvier). Un appel à l’arbitrage du pape Innocent Ier (v. 12 mars)  échoua.

Sur le siège de Constantinople, on remplace Jean par Arsace, un vieillard, auquel succède Atticus, un ennemi acharné de Jean.

L’évêque fut traîné jusqu’à Cucuse, à l’autre bout de la Cappadoce, sur les frontières de la Cilicie dans la Petite Arménie. On connaît pas mal de détails sur cet exil par les lettres-mêmes que Jean put faire parvenir à Olympiade, une sainte veuve de Constantinople, et à ses amis fidèles.

On passa par Nicée, où il put se reposer et même s’intéresser à l’évangélisation de la Phénicie. En route pour Césarée de Cappadoce, il fut en revanche mal reçu par certains évêques. Après soixante-dix jours de voyage, on arriva à Cucuse. Il ne s’y trouva pas si mal qu’il le craignait. De là, il continuait à veiller sur les missions en Cilicie, en Phénicie, en Perse, tout en gardant malgré tout des contacts avec ses amis de Constantinople et d’Antioche. 

Ses amis crurent bon de lui trouver une “meilleure” résidence et lui trouvèrent Pityonte, sur la côte orientale de la mer Noire : il fallait retraverser l’Asie Mineure, mais du sud au nord (juin 407). Jean était épuisé, le voyage fut lent. On s’arrêta à Comane, où Jean remit son âme à Dieu, en prononçant encore : Gloire à Dieu pour toutes choses !

C’était le 14 septembre 407. La nouvelle traversa toute la chrétienté. Jean fut aussitôt honoré comme confesseur, et le pape Innocent demanda de le faire inscrire sur les diptyques des Églises d’Orient (414).

A Constantinople, Jean Chrysostome fut réhabilité sous l’empereur Théodose le Jeune. Le 27 janvier 438, on procéda à la translation de son corps de Comane à Constantinople.

Au concile de Chalcédoine (451), Jean Chrysostome fut proclamé Docteur de l’Église.

Pendant longtemps, la fête commune de Jean Chrysostome tant en Orient qu’en Occident fut placée au 27 janvier, jour anniversaire de la première translation, tandis que la mention de sa mort (ou dies natalis) était au 14 septembre. Récemment, la fête liturgique de saint Jean Chrysostome a été établie au 13 septembre, car le 14 est la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix.

Selon une tradition, le corps de saint Jean Chrysostome fut plus tard rapporté à Rome, et déposé dans la basilique Vaticane (741). On l’y vénère en effet. Peut-être que la science moderne pourra confirmer un jour l’origine de ces précieuses reliques.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 23:00

Joaquim Balcells Bosch

1900-1936

 

Il naquit à L’Espluga Calba (Garrigues, Espagne) le 16 septembre 1900 et fut baptisé le lendemain.

Très vite, ses parents allèrent avec lui habiter à Vimbodí (Conca de Barberá), d’où il partira pour le séminaire. 

Ordonné prêtre en 1927, il aura pour poste la paroisse de Santa María de Sarral, puis celle de Sant Jaume de Vallespinosa (Conca de Barberá), où il se trouvera au moment de la révolution de 1936.

Don Joaquim s’était montré en tout un prêtre simple, humble, bon, prudent et pieux. Il vivait très sobrement, dans une sainte pauvreté.

En juillet 1936, avec son vieux papa, il partit se cacher dans les montagnes mais, épuisés et pieds nus, ils durent prendre une décision : Joaquim pensa aller se présenter lui-même aux autorités de Vimbodí, espérant qu’un de ses oncles pourrait intervenir pour l’aider.

Il portait toujours sa soutane, le chapelet à la main. Son père lui fit remarquer quel danger il y avait pour lui à porter le chapelet, et il répondit : C’est ma seule arme ! Il passa la nuit et, de bon matin, s’en alla pour Vimbodí. Au Comité révolutionnaire, on lui donna un bon repas.

Don Joaquim s’offrit pour cultiver leur jardin, mais on lui répondit : Des gens comme vous, ça n’a rien à demander. Il leur demanda tout de même des espadrilles, et on lui répondit qu’ils n’en avaient pas à lui donner.

Dans l’après-midi, on le conduisit près de Fontscaldes. Arrivés là où se trouvait un four à chaux, ils le fusillèrent, pour le seul fait qu’il était prêtre.

 

C’était le dimanche 13 septembre 1936, veille de la fête de la Croix.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 23:27

Jaime Puigferrer Mora

1898-1936

 

Il vit le jour le 12 juillet 1898, à Manlleu.

Il eut un frère aîné lasallien, qui mourut en 1914.

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes en 1914, Jaime (Jacques) prit le nom de Miquel de Jésus, mais ne put enseigner comme les Confrères, à cause d’une indisposition nerveuse ; il collabora avec eux, fut aussi sacristain, dans la communauté de Condal (Barcelone).

Le 20 juillet 1936, il se réfugia d’abord quelques jours au domicile de l’aumônier, puis rejoignit son pays, où vivait sa mère. 

Il n’avait aucune crainte, répétant : S’il m’arrive quelque chose de désagréable, j’élèverai ma voix vers le Ciel et je dirai : Dieu soit béni.

Le 12 septembre 1936 en fin d’après-midi, quatre miliciens vinrent l’appeler pour une simple déclaration sans grande importance. La bonne maman voulait s’y opposer, retenant son fils, mais on enleva le Religieux par la force. 

On retrouva quelques heures plus tard son corps en sang sur la route de Roda de Ter aux environs de Barcelone.

Interrogés, des ouvriers répondirent : On savait bien que ce monsieur était religieux et qu’il était chez les Frères depuis l’âge de douze ans. (En effet, avant sa prise d’habit, Jaime était élève dans ce même collège lasallien).

C’est le consul français à Barcelone qui paya les funérailles.

Le Frère Jaime-Miquel fut béatifié en 2007.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 23:00

Josep Plana Rebugent

1900-1936

Josep vit le jour le 16 septembre 1900 à Sellera (Girona, Espagne), et fut baptisé le lendemain.

Il étudia chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, qui se trouvaient à Anglés, à sept kilomètres de chez lui, une distance qu’il ne devait certainement pas faire en scooter…

En 1916, il entra au novicat mineur de Hostalets, commença le noviciat proprement dit et reçut l’habit, avec le nom de Emeri Josep.

Après le scholasticat (1918), il exerça son ministère à Josepets et Barcelone.

Il enseigna à Gerona sur une période de quinze années, interrompues entre 1925 et 1928 par son service militaire, à Cuba, où il fut dans les communautés de Marianao et La Havane.

A son retour, il fut directeur du collège de Gerona, sous-directeur de la communauté, préfet du centre et professeur en classe commerciale.

En juillet 1936, toute la communauté dut se dissoudre. Frère Emeri se réfugia chez des connaissances puis, le 20 août, avec le Frère Hugo Julián (voir notice Julián Delgado Díez), ils s’installèrent dans l’Hôtel Quima, dont le patron était un bon chrétien.

Il y eut un contrôle des miliciens, qui s’intéressèrent à ces deux «professeurs». En quittant le patron, ils lui dirent qu’ils allaient vérifier quelques détails et qu’ils allaient revenir.

Effectivement, ils revinrent quelques jours plus tard à neuf heures du soir, réclamant les deux Frères. Ils les conduisirent dans un bosquet en face de la maison Dorca, sur la route de Ruidellots. C’était le 12 septembre 1936.

Frère Emeri Josep a été béatifié en 2007.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 23:00

Julián Delgado Díez

1905-1936

Julián vit le jour le 9 janvier 1905 à Villarrodrigo de la Vega (Palencia, Espagne), jour de la fête de saint Julien, dont il reçut le nom au baptême, le 14.

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, en 1919, au novicat mineur de Hostalets ; il reçut l’habit en 1921 et prit le nom de Hugo Julián.

Après le scholasticat, il exerça son ministère à Gerona.

En juillet 1936, toute la communauté dut se dissoudre. Frère Hugo se réfugia chez des connaissances de Ruidellots, puis resta six semaines chez un ami.

Le 20 août, avec le Frère Emeri Josep (voir notice Josep Plana Rebugent), ils s’installèrent dans l’Hôtel Quima.

Les miliciens les y retrouvèrent pour les emmener à neuf heures du soir dans un bosquet en face de la maison Dorca, sur la route de Ruidellots. C’était le 12 septembre 1936.

Frère Hugo Julián a été béatifié en 2007.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 23:00

José María Segura Penadés

1896-1936

 

Il était né le 13 octobre 1896 à Ontinyent (Valencia, Espagne), de Vicente et Concepción, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Le père était avocat ; les parents étant très pratiquants, l’enfant entendit très jeune l’appel de Dieu.

Après ses études au Petit, puis au Grand séminaires de Valencia, il fut ordonné prêtre en 1921.

D’abord vicaire à Villa de Adzaneta de Albaida, il fut nommé en 1929 à Ontinyent, son pays natal.

Dans la première paroisse, il fonda pour les jeunes la congrégation de Saint-Louis-de-Gonzague ; on voyait cette jeunesse dans les rues, le dimanche, prier le chapelet. Il fonda en outre un patronat ouvrier dédié au Sacré-Cœur : les jeunes ouvriers s’y retrouvaient pour des cours du soir, mais aussi des enfants pour recevoir un bon enseignement, former une troupe théâtrale.

Ce patronat subit un accident juste après Noël 1926 : le toit s’écroula sous la neige ; fort heureusement, il était vide, alors qu’il était comble la veille pour la représentation de la Crêche ; don José le fit reconstruire à ses propres frais.

Dans la deuxième paroisse, le curé s’occupa avec zèle renouvelé du Centre paroissial, pour lequel il puisait largement et généreusement dans son héritage personnel. Il y donna beaucoup de leçons de Religion et d’Histoire Sainte.

Toute la population lui était attachée. Le 24 juin 1936, les jeunes lui offrirent un gâteau avec l’inscription : les jeunes de l’Action Catholique suivront leur curé jusqu’à la croix, ce qui reflétait bien l’ambiance qu’on respirait alors.

Lors de la persécution de 1936, dès le 18 juillet, les activités paroissiales cessèrent. Don José célébra chez lui, jusqu’au 15 août. Profitant d’un sauf-conduit de son Confrère, il se dirigea vers Valencia, mais il fut dénoncé par une milicienne de Ontenyent, de sorte que des miliciens qui voyageaient le firent arrêter à Játiva, où on le mit en «prison» dans le couvent San Francisco. On lui demanda de renoncer à tout : à ses biens, à ses activités, mais aussi à sa foi et à son sacerdoce. 

Les miliciens ne lui laissèrent pas le temps de discuter : ils le fusillèrent en gare de Genovés (Valencia), le 11 septembre 1936. Un mois plus tard, il aurait eu quarante ans.

Don José María a été béatifié en 2001.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 23:00

José Piquer Arnáu

1881-1936

 

José (Joseph) vint au monde le 27 octobre 1881 à Onda (Castellón, Espagne).

Il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

Quand il fut en détention, il put voir de sa fenêtre comment on emmenait le corps d’un prêtre qui avait été son élève : Veinard, fiston, qui nous précèdes ; je ne vais pas tarder à te suivre.

Il reçut la palme du martyre à Bechí (Castellón) le 11 septembre 1936 et fut béatifié en 2013.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 23:00

Josep Pla Arasa

1888-1936

 

Josep vit le jour le 16 novembre 1888 à Santa Bárbara (Tarragona, Espagne).

Il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur de Jésus et fut ordonné prêtre.

On le connaissait communément comme Mossèn Flores.

Il écrivit : Je serai bien heureux si, après cette vie cachée, Dieu m’accepte comme martyr secret.

Il fut martyrisé à Tortosa (Tarragona), le 11 septembre 1936.

Peu avant d’être béatifié, il fut confondu avec un homonyme de l’époque, républicain et athée, qui n’avait vraiment rien à voir avec lui ; une descendante dut fournir toute une documentation, signée du curé de l’endroit, pour le prouver.

Don Josep, lui, fut enfin béatifié en 2013.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 23:00

Jean-Gabriel Perboyre

1802-1840

 

Ce futur missionnaire fut un cadeau royal pour ses parents, de bons cultivateurs : il naquit le jour de l’Épiphanie, 6 janvier 1802, à Mongesty près de Cahors (Lot). Pierre Perboyre et Marie Rigal auront huit enfants, dont six entreront en religion. Jean-Gabriel est leur aîné, et devrait reprendre l’exploitation.

La vocation de Jean-Gabriel fut toutefois assez anecdotique : il accompagnait son petit frère Louis au séminaire, le temps que ce dernier s’y habitue, mais il entendit alors la vocation. Ses pieux parents l’encouragèrent vivement à persévérer.

Le séminaire de Montauban était dirigé par son oncle lazariste, et quoique déjà âgé de quinze ans et n’ayant jamais fait de latin, Jean-Gabriel rattrapa vite ses camarades.

Jean-Gabriel choisit justement la Congrégation de la Mission, fondée par saint Vincent de Paul en 1625. Il fit son “noviciat” sur place, avec son oncle, car l’Institut était encore un peu désorganisé, à la suite de la Révolution.

Modèle de novice et de séminariste, il fit sa théologie à Paris entre 1811 et 1814, prononça ses voeux en 1820 ; avant d’être ordonné prêtre (1826), il est professeur à Montdidier près d’Amiens pendant trois ans. Puis il sera chargé de la formation des séminaristes de Saint-Flour. Il est professeur au grand séminaire, puis directeur du petit séminaire en 1831.

Entre temps, Louis était aussi entré dans la même Congrégation et avait postulé pour aller en Chine : déjà un autre Lazariste y avait été martyrisé en 1820 : François-Régis Clet (1) . Mais Louis mourut durant la traversée (1832). Jean-Gabriel demanda à le remplacer. 

Sa petite santé fait d’abord pencher ses supérieurs et ses médecins pour la négative. Mais l’autorisation arriva quand même.

Il arrive en Chine en août 1835. Après un temps de préparation à Macao, il fait un voyage de huit mois à pied ou à cheval pour joindre Nanyang (Honan) et étudie la langue avec ferveur : au bout de cinq mois il peut s’exprimer en bon chinois et se lance dans la prédication.

On l’envoie dans le Hubei, la région des lacs du Yangtze Kiang (le Fleuve Bleu). Il s’efforce d’oublier ses propres épreuves et tentations et d’être toujours actif.

La petite église est d’une pauvreté extrême mais, dit le père Perboyre, sa richesse est le millier de fidèles qui la remplit, même sous la pluie et la neige.

En 1839-1842 il y eut la “guerre de l’opium” entre la Chine et l’Angleterre, qui alourdit encore plus l’atmosphère de persécutions qui sévissait depuis quelque temps.

Le 15 septembre 1839, le père Perboyre se trouvait avec un père lazariste chinois (Wang), un autre lazariste français (Baldus) et un franciscain (Rizzolati). Une alerte leur parvint, à laquelle ils ne crurent pas nécessaire de donner suite. On alla se cacher trop tard. Les soldats menacèrent un catéchumène, qui eut la faiblesse d’indiquer où se cachait le père Perboyre.

La marche au supplice commença par des interrogatoires sans fin et sans ménagement. Jean-Gabriel fut transféré à Siang-Yang. On le mit plusieurs heures à genoux sur des chaînes de fer rouillées, on le suspendit par les pouces et les cheveux à une poutre (supplice appelé hantzé), on le battit à coups de cannes de bambou, au milieu des moqueries et des insultes.

Transfert à Wuchang. Vingt interrogatoires devant quatre tribunaux. On força quelques chrétiens à abjurer et à cracher sur le missionnaire, qui refusa de piétiner le Crucifix et reçut pour cela cent-dix coups de rotin. On voulut l’accuser d’avoir eu des relations immorales avec une jeune vierge chinoise, Anna Kao. On l’obligea à revêtir les ornements sacerdotaux, pour mieux l’insulter et l’accuser.

Jean-Gabriel ne céda pas un instant. Sa dernière réponse au vice-roi fut : Plutôt mourir que renier ma foi. La sentence fut la condamnation à mort par strangulation.

En cette période de guerre avec l’Occident, l’atmosphère n’était pas à la conciliation. La sentence fut confirmée et mise à exécution le 11 septembre 1840.

Comme le Christ, Jean-Gabriel fut conduit sur une colline avec des bandits. On le lia à un poteau en forme de croix ; lui ayant passé une corde autour du cou, serrée avec un bambou, on l’étrangla. Il était midi.

Le cœur du père Jean-Gabriel a été conservé sur place, tandis que son corps est maintenant en France, à la maison-mère de Paris.

Il a été béatifié en 1889, puis canonisé en 1996 : il est le premier martyr de Chine canonisé. 

Il est inscrit le 11 septembre au Martyrologe.

 

 

1 Saint François-Régis Clet est fêté le 18 février.

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