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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 23:24

 

 

Jacques Gagnot

1753-1794

 

 

Jacques était né le 9 février 1753 à Frolois (Meurthe-et-Moselle).

Entré chez les Carmes Déchaux, il prit le nom de Hubert de Saint-Claude.

Déporté de la Dordogne, il fut de ces nombreux prêtres entassés misérablement sur le Deux-Associés.

Dépouillé de ses anciens revenus, loin de regretter son ancienne aisance, il bénissait hautement la Providence de l’en avoir privé. Rien de plus édifiant que les réflexions chrétiennes qu’il faisait journellement à ce sujet.

Le fonds de son caractère était la douceur, la bonté, la modestie, l’affabilité.

Il mourut comme un saint et fut universellement regretté, le 10 septembre 1794, et fut béatifié en 1995.

 

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 23:00

Jacques Désiré Laval

1803-1864

 

La vie du jeune Jacques-Désiré Laval était marquée par l’exemple admirable de sa mère. Affectueuse et tendre, elle était une âme très charitable secourant les pauvres des campagnes normandes. 

Jacques-Désiré naquit le 18 septembre 1803 à Croth (Eure, France). Son père, Jacques, était paysan et maire du village ; Jacques reçut aussi le nom de Désiré, car les parents “désiraient” tellement un garçon après leurs trois filles.

Après quelques études auprès de son oncle Nicolas, à 14 ans il entre au petit séminaire d’Évreux. Mais, jeune, frivole et paresseux, il s’y ennuie et rentre chez lui. Son père, mécontent, l’assigne aux plus rudes des travaux de la ferme. Le jeune Jacques reprend ses études et est envoyé au collège Stanislas à Paris.

Doué d’une brillante intelligence, il est reçu bachelier ès lettres à l’âge de 22 ans, et bachelier ès sciences physiques l’année suivante. Il fait des études médicales et soutient le 21 août 1830 une thèse sur le rhumatisme articulaire.

Lors de la révolution de 1830, il revient en Normandie et exerce la médecine pendant quatre ans à Saint-André-de-l’Eure, faisant preuve à l’occasion d’une grande charité. Il se fixa successivement à Ivry-la-Bataille, pour fuir une campagne de calomnies qui s’était déclenchée contre lui.

Le train de vie de Jacques-Désiré était très mondain ; il aimait le plaisir, le luxe dans son mobilier autant que dans ses vêtements, il aimait parader en uniforme à la tête de la garde nationale de sa commune, mais le jeune médecin, intérieurement, n’était pas satisfait et combattait. Deux événements eurent raison de son hésitation : une déception amoureuse, et un accident qui faillit lui être fatal.

Le 3 février 1835 en effet, il fait une terrible chute de cheval. Il reconnaît alors l’appel de Dieu. «Si je suis vivant, c’est que Dieu m’appelle ailleurs (…) J’ai embrassé la médecine et aujourd’hui, je vois que j’ai eu tort. Dieu m’appelle à être prêtre. C’est ma vocation…» Il annonce alors son entrée au séminaire d’Issy-les-Moulineaux (juin 1835).

Le 22 décembre 1838, Jacques-Désiré Laval est ordonné prêtre par Mgr Hyacinthe de Quelen, archevêque de Paris. 

Le 8 janvier 1839, il est envoyé à Pinterville (Eure), qu’il quittera le 21 février 1841, déclarant après la messe : «Je m’en vais… c’est que Dieu me veut missionnaire.» Il y fit en effet comme son noviciat de missionnaire, laissant sa porte ouverte aux pauvres, vivant dans l’austérité et dans la prière.

Il entre dans la Société du Saint-Cœur de Marie, fondée par le père François Libermann, aujourd’hui appelée Congrégation du Saint-Esprit, ou Spiritains.

Il s’embarque de Londres sur le navire Tanjore, quittant à tout jamais l’Europe, à destination de l’Ile Maurice, le 4 juin 1841, avec Mgr William Collier, évêque bénédictin et d’autres prêtres. Le 13 septembre 1841, le Père Laval débarque à Maurice, dans la plus grande indifférence. Il reçoit la charge de la Mission des Noirs. On le tourne en ridicule: «Pauvre abbé, il perd son temps.»

Il commence par apprendre le créole, fait le catéchisme avec les Noirs affranchis, leur enseigne l’Évangile, forme et envoie ses premiers laïcs évangéliser les Noirs, leur enseignant le catéchisme en créole.

Le père Laval s’efforçait de vivre pauvrement au milieu de la pauvreté des habitants, leur montrant la plus grande délicatesse, les appelant Monsieur ou Madame ; ses “chers Noirs” en étaient tout ébahis. Il leur rendait visite chez eux, à l’hôpital, dans la prison. Il créa de petites écoles en même temps que de petites chapelles. Après un cyclone en 1848, il fallut tout reconstruire, ce que firent les fidèles avec enthousiasme.

Les colons blancs au début le haïssaient, jaloux de sa présence et de son succès auprès d’un peuple qu’on traitait de marginal. Il fallut même le protéger avec deux policiers, mais la patience et l’humilité du père Laval eurent raison de cette aversion, qui se changea même parfois en réelle admiration.

Sa foi héroïque, admirable, extraordinaire, son courage inébranlable, son amour mystique pour Jésus-Christ, et à travers lui, Dieu notre Père et sa dévotion exemplaire à Marie, font déjà de lui, un «Saint».

Lui qui n’avait pas vraiment fait de “noviciat” dans la congrégation, et qui ne se souciait pas beaucoup des “formalités” consistant à envoyer des rapports réguliers à ses Supérieurs, se voit nommer supérieur provincial des missions de l’Ile Bourbon (la future Réunion) et de l’Ile Maurice.

En 1854 et 1856, deux épidémies, de choléra et de variole, stimulent la charité du père Laval qui va au chevet des malades et des mourants.

Après plusieurs attaques cardiaques, il meurt le 9 septembre 1864. Lui qui était arrivé parfaitement incognito sur l’Ile Maurice, fut accompagné à sa dernière demeure par quelque quarante-mille personnes. Il fut inhumé au pied du calvaire, devant l’église de Sainte-Croix.

Il fut béatifié en 1979 : c’était la première béatification que faisait le nouveau pape Jean-Paul II, qui le prit comme protecteur de son pontificat et alla se recueillir sur sa tombe en 1989.

Le bienheureux Jacques-Désiré Laval est mentionné le 9 septembre dans le Martyrologe.

 

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:00

  

John Norton

?-1600

 

 

John Norton vivait avec son épouse Margaret à Laymsley (Durham, Angleterre).

Ils reçurent Thomas Palaser, prêtre qui exerçait son ministère dans la clandestinité.

Des agents les surveillaient et vinrent arrêter et le prêtre et les deux époux et un autre laïc présent.

Ils furent tous les quatre condamnés à mort, le prêtre pour le crime d’être prêtre, les laïcs pour l’avoir hébergé et aidé. 

Un incident survint en prison, pendant que les condamnés attendaient le jour de l’exécution. L’épouse de leur gardien tenta de les empoisonner. L’entreprise échoua, mais provoqua la conversion de la servante de cette femme, qui devint catholique.

L’épouse de John Norton ne fut pas exécutée, car elle était enceinte : même les ennemis de l’Eglise, à cette époque, respectaient la vie.

Les trois Martyrs furent exécutés le 8 septembre 1600, comme le rapporte le Martyrologe (mais on trouve quelquefois le 9 août).

Tous trois furent béatifiés en 1987.

  

John Norton

?-1600

 

John Norton vivait avec son épouse Margaret à Laymsley (Durham, Angleterre).

Ils reçurent Thomas Palaser, prêtre qui exerçait son ministère dans la clandestinité.

Des agents les surveillaient et vinrent arrêter et le prêtre et les deux époux et un autre laïc présent.

Ils furent tous les quatre condamnés à mort, le prêtre pour le crime d’être prêtre, les laïcs pour l’avoir hébergé et aidé. 

Un incident survint en prison, pendant que les condamnés attendaient le jour de l’exécution. L’épouse de leur gardien tenta de les empoisonner. L’entreprise échoua, mais provoqua la conversion de la servante de cette femme, qui devint catholique.

L’épouse de John Norton ne fut pas exécutée, car elle était enceinte : même les ennemis de l’Eglise, à cette époque, respectaient la vie.

Les trois Martyrs furent exécutés le 8 septembre 1600, comme le rapporte le Martyrologe (mais on trouve quelquefois le 9 août).

Tous trois furent béatifiés en 1987.

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 23:00

John Talbot

?-1600

 

Né à Thornton-le-Street (Yorkshire, Angleterre), il se trouvait chez les époux Norton à Laymsley (Durham, Angleterre), au moment de l’arrestation de Thomas Palaser, prêtre qui exerçait son ministère dans la clandestinité.

Ils furent tous les quatre condamnés à mort, le prêtre pour le crime d’être prêtre, les laïcs pour l’avoir hébergé et aidé. 

Un incident survint en prison, pendant que les condamnés attendaient le jour de l’exécution. L’épouse de leur gardien tenta de les empoisonner. L’entreprise échoua, mais provoqua la conversion de la servante de cette femme, qui devint catholique.

Les trois Martyrs furent exécutés le 8 septembre 1600, comme le rapporte le Martyrologe (mais on trouve quelquefois le 9 août).

Tous trois furent béatifiés en 1987.

 
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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 23:47

Josep María Masip Tamarit

1914-1936

 

Il vit le jour le 2 mars 1914 à El Cogul (Lleida, Espagne) et fut baptisé le 4.

Ses parents s’en vinrent à Lleida et se mirent au service des Carmélites Déchaussées. C’est ainsi que leur petit garçon connut l’Ordre. Il entra au Petit séminaire des Carmes Déchaux à Palafrugell.

En 1929, il entra au noviciat à Tarragona, où il professa en 1930, avec le nom de Marçal de-Sainte-Anne.

En 1931, il fut envoyé au Mont Carmel (Israel) pour y faire la philosophie en même temps que cette période servait au service militaire, dans le cadre d’une coopération à l’étranger. Puis il revint à Barcelone, pour la théologie.

Vers le 20 juillet, il fut violemment frappé dans la rue avec une crosse de fusil et il s’écroula sur un Confrère, Juan José, qui était déjà à terre, mortellement blessé. Marçal était si rougi par le sang de ce dernier, qu’on le crut blessé et qu’il fut transporté à l’hôpital. Mais il s’en échappa bien vite et rejoignit des amis à Barcelone.

Peu après, il retrouva le père Antoni Bonet Sero, avec lequel il alla dans une propriété du frère de ce dernier.

Le 3 septembre, on les découvrit, on les arrêta et on les emmena à un chalet du Paseo de San Juan. 

Le 7 septembre, on les fit sortir de là, et on ne les revit plus.

Ils furent béatifiés en 2007.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 23:00

Jan Franciszek Czartoryski

1897-1944

 

Il vit le jour le 19 février 1897 à Pełkinie (Podkarpackie, Pologne), sixième des douze enfants du couple princier Witold et Jadwiga Dzieduszycka.

Witold Czartoryski était un membre éminent de la société polonaise, industriel, député, membre de l’Action Catholique ; il mourut en 1945 à quatre-vingt-un ans.

L’aînée de ces douze enfants fut Visitandine ; deux autres garçons furent prêtres.

Après ses premières études à la maison, Jan fréquenta l’université de Lviv, où il obtint le diplôme d’ingénieur en architecture.

Lors de la défense de Lviv, sa bravoure lui valut plusieurs décorations : Médaille de l’Indépendance, Croix des défenseurs de Lviv, Croix de la Vaillance.

En 1927, il entra chez les Dominicains à Cracovie, où il professa en 1928 avec le nom de Michał.

Il fut ordonné prêtre en 1931.

Comme dominicain et architecte, il collabora à la construction du nouveau couvent dominicain de Varsovie en 1937-1939.

Entre autres nominations, il fut maître des novices.

Bien que de famille noble princière, il voulut toujours demeurer effacé et accomplir les tâches les plus humbles ; un jour qu’il voyait un Confrère en train de nettoyer les toilettes, il lui dit malicieusement : Va donc arroser les fleurs dans la sacristie, et il prit sa place.

Conscient de la situation, il rappelait qu’il fallait savoir se préparer au martyre.

Le 1er août 1944, devant aller consulter un ophthalmologue, il se trouva mêlé à l’insurrection de Varsovie (qui devait faire près de deux-cents mille victimes) ; ne pouvant retourner à son couvent, il trouva un hébergement chez un ami et, dès le lendemain, se proposa volontaire comme aumônier des soldats. 

Il se dévoua à l’assistance des malheureux blessés, redonnant la paix, calmant les révoltés, confessant, absolvant. 

Le 6 septembre, après la chute du quartier, il se trouvait parmi les derniers blessés dans un sous-sol de l’hôpital. Les Allemands tirèrent par les fenêtres, achevant tous ceux qui s’y trouvaient. Déjà gravement blessé, le père Michał succomba et son corps fut brûlé sur une barricade à proximité, le 6 septembre 1944 à Varsovie (Pologne).

Il fut béatifié en 1999.

 

Nota. Sur le prince Auguste Czartoryski, parent du père Michał, voir au 8 avril.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 23:31

José Vicente Hormaechea Apoita

1880-1936

 

Il vit le jour le 1er septembre 1880 à Navarniz (Biscaye, Espagne), dans une famille typiquement basque.

Entré à seize ans chez les Trinitaires à Algorta (Bilbao), il prit le nom de José de Jésus-Marie.

Il reçut l’ordination sacerdotale à Madrid en 1903.

On l’envoya en mission à Cuba.

A son retour, il fut nommé supérieur à Cordoue, puis à Villanueva del Arzobispo (Jaén) en 1935.

Le 21 juillet 1936, les miliciens vinrent exiger des Religieux de leur remettre les armes cachées

Le 22, ils revinrent exiger la même chose, et comme les pauvres Religieux n’avaient aucune arme à remettre, ils furent embarqués en camion : trois à l’intérieur, et le père José devait courir derrière, au milieu des moqueries de la populace.

Une fois à la prison, on lui arracha le scapulaire, son chapelet et les médailles qu’il portait au cou.

Le 23 juillet, il y eut un grave incident : un milicien voulut frapper don José avec sa crosse de fusil, et don José, instinctivement, fit un geste de défense, et écarta l’arme ; un coup partit, qui blessa légèrement le gardien au pied, un autre coup blessa sérieusement le père José, qui fut transporté à l’hôpital ; il devait y rester plus d’un mois.

Durant ce temps, il recevait de fréquentes «visites» de miliciens, à toute heure du jour ou de la nuit, pour l’insulter, blasphémer contre le Bon Dieu et contre l’Eglise. Une fois, ils le frappèrent avec un des crucifix de l’hôpital et le lui présentèrent ensuite pour le baiser, ce qu’il fit de tout son cœur. Puis ils lui demandèrent de le piétiner, ce qu’il refusa énergiquement.

On arriva ainsi au 4 septembre 1936. Vers une heure du matin, les miliciens exigèrent l’ouverture de la porte. Comme les Religieuses refusaient, ils appelèrent le maire, qui ordonna de leur ouvrir. Les miliciens se lancèrent dans l’hôpital, obligèrent les Religieuses à ouvrir l’infirmerie, forcèrent le père José à se lever pour aller déposer une déclaration à Jaén.

Le père José alla trouver dans la chambre voisine don Montoro pour lui dire : Notre heure a sonné ; donnons-nous l’absolution pour que Dieu ait pitié de nous.

Il s’habilla avec tout son calme. Il voulait être fusillé sur place, dans l’hôpital. Il leur demanda : Pour sortir d’ici, il me faut un ordre écrit du Gouverneur. Ils appelèrent leur chef, qui arriva vers trois heures, armé de son pistolet, ordonnant au Père de le suivre. Ce dernier répéta qu’il sortirait de l’hôpital seulement sur prescription écrite du maire. Le chef alors lui tira à brûle-pourpoint à la tempe droite.

Le père José s’écroula sur place, ce 4 septembre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 23:30

Jean-Henri-Louis Samson

1754-1792

 

(Voir la notice : Septembre (Martyrs de).

Prêtre, né le 25 août 1754 à Avranches (Manche). Il reçut parmi ses prénoms celui du Saint du  jour : saint Louis, roi de France.

Vicaire à Saint-Gilles de Caen.

Il fut martyrisé au Couvent des Carmes de Paris le 2 septembre 1792, et béatifié en 1926.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 23:28

José Pascual Carda Saporta

1893-1936

 

Il vit le jour le 29 octobre 1893 à Villarreal de los Infantes (Castellón de la Plana, Espagne).

Son frère aîné, Blas, sera aussi prêtre et martyr (il sera fusillé au début d’août 1936, mais fait partie d’une autre cause de Martyrs espagnols).

José rejoignit ce dernier au collège de Tortosa. Bientôt, il entra dans la Fraternité des Prêtres Ouvriers Diocésains du Sacré-Cœur.

Il n’était que sous-diacre, quand on le nomma préfet au séminaire de Tarragona.

Ordonné prêtre en 1918, il fut successivement au Petit séminaire de Belchite (Saragosse), puis à Tarragona (1922) comme préfet des théologiens.

En 1924, il fut envoyé à Mexico, où il fut actif dans la paroisse San Felipe, mais qu’il dut quitter en 1926, en raison de la loi anticléricale mexicaine.

Il fut alors envoyé au collège de Valencia, puis à Tolède, Valladolid, Saragosse et, en 1929, comme recteur à Belchite.

En 1930, il tenta de regagner Mexico, mais dut revenir immédiatement.

Envoyé à Valencia, il fut témoin de la triste journée du 11 mai 1931, où les ennemis de l’Eglise incendièrent églises et maisons religieuses. Le séminaire aussi fut en flammes, mais don José réussit à limiter les dégâts. Il passa alors à Burgos.

En 1934, il fut à Ciudad Real, jusqu’en 1936.

Il s’absenta quelques jours en juin 1936 pour prêcher une retraite à Tortosa, mais repartit précipitamment le 18 juillet, quand éclata la révolution. 

A Ciudad Real, le séminaire fut envahi par les révolutionnaires, et don José obtint la permission de rejoindre la Fonda Francesca, d’où il pouvait, par la fenêtre, communiquer avec Mgr Esténaga, qui serait martyrisé un peu plus tard (voir au 22 août).

Malgré le sauf-conduit qu’il avait obtenu pour rejoindre son pays, les miliciens l’attendaient à la descente du train et l’arrêtèrent.

Don Carda fut mis en prison dans l’ancien couvent des Dominicaines.

Le 4 septembre 1936, on l’en sortit pour l’emmener aux environs de Oropesa et là le fusiller.

Juste avant de tomber, don Carda remit aux miliciens sa montre et leur exprima sa reconnaissance pour le martyre qu’ils lui obtenaient ainsi.

Un témoin affiirma plus tard : Ils l’ont abattu, parce qu’il était prêtre, et aussi parce qu’il était particulièrement saint.

Il fut béatifié en 1995.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 23:00

José Bleda Grau

1867-1936

 

Il vit le jour le 23 juillet 1867 à Lloc Nou de Fenollet (Valencia), aîné des trois enfants de José et Rosario Antonia, qui le firent baptiser le 28 juillet.

Jeune, il voulait devenir religieux, mais la famille avait besoin de lui pour travailler, vu que son frère faisait son service militaire à Cuba.

Entré dans l’Ordre des Capucins à trente-deux ans, il fit la profession comme Frère convers en 1901, avec le nom de Berardo de Lugar Nuevo de Fenollet.

En 1904, il fit la profession solennelle à Orihuela.

Dans le couvent de Orihuela où il resta toute sa vie, on le chargea de recueillir les aumônes et de coudre les habits de la communauté. 

En juillet 1936, il dut abandonner son couvent pour se réfugier chez ses parents.

Ce vieillard quasi septuagénaire et presque aveugle, fut arrêté sans pitié le 30 août et dut encore supporter les mauvais traitements de ses bourreaux.

Le 4 septembre 1936 (c’est la date «officielle», mais on parle aussi de la même date du 30 août), on l’emmena à Genovés, sur la route Manuel-Benigánim, pour le fusiller.

C’est un habitant de l’endroit, passant par là avec son jeune fils, qui découvrit le cadavre : ils remarquèrent que son crâne était complètement détruit.

Le Frère Berardo, fut béatifié, en 2001.

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