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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

José María Ruiz Cano

1906-1936

 

Né le 13 septembre 1906, à Jerez de los Caballeros (Badajoz), José María reçut la Première communion en 1914.

Dix ans plus tard, il était chez les Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie ou Clarétains, du nom de leur fondateur (Antonio María Claret, v. 24 octobre). 

En 1927, alors qu’on ne parlait pas de persécution, il écrivait dans ses notes : Mon bon Jésus, si je n’en étais pas si indigne, je te demanderais la grâce du martyre, pour sceller ainsi ma vie religieuse.

Il fut ordonné prêtre en 1932.

Il enseigna une année à Aranda de Duero (Burgos) ; en 1933, il écrivait dans son agenda : Seigneur ! Que soit faite ta volonté ! Donne-nous ta grâce pour boire le calice amer de la persécution et du martyre. Rends-en moi digne !

En juin 1933, il fut envoyé comme formateur au séminaire clarétain de Sigüenza, où il était ainsi responsable de soixante jeunes séminaristes, qui avaient entre douze et seize ans.

Arriva la révolution de juillet 1936.

Jusqu’au 25 juillet, la situation semblait se maintenir assez calme à Sigüenza, lorsque, ce jour-là, l’évêque et quatre Clarétains furent arrêtés, puis fusillés (cet évêque fut martyrisé le 28 juillet ; la cause n’est pas encore conclue).

Le père José María réunit alors tous ses «disciples» dans la chapelle, vers treize heures, et les mit au courant de la situation. Il tenta de les rassurer, leur disant que les supérieurs avaient seulement décidé, pour le moment et par précaution, de fermer le collège et de disperser tous les élèves par petits groupes, qui iraient se réfugier chez des amis et proches alentour, disposés à les accueillir.

Cela dit, le Père se tourna vers l’image de la Vierge Marie portant l’Enfant-Jésus. A genoux, les bras en croix, il pria à peu près en ces termes : O ma Mère ! si vous voulez une victime, me voilà ; choisissez-moi, mais ne permettez pas que ces innocents subissent le moindre mal, car ils n’ont rien fait à personne.

Aux plus grands qu’il voyait partir et qui lui disaient A bientôt !, il répondait : Au Ciel !

Il resta avec le groupe des plus jeunes élèves et partit le dimanche 26, pour Guijosa, à quelque sept kilomètres de Sigüenza, où il arriva à la tombée de la nuit. Le curé et les habitants les accueillirent à bras ouverts. Certains proposèrent au Père de laisser là les enfants, qui ne risquaient plus rien, et de s’enfuir. Sa réponse fut : Même s’ils me prennent et m’abattent, je ne laisse pas les enfants.

On chercha le Père des enfants qui avaient fui de Sigüenza.

Le 27 juillet, tôt, le Père célébra la Messe pour ces jeunes garçons, en l’église paroissiale. A midi, arrivèrent sept voitures. Un milicien de Sigüenza prit la parole : Voilà le Père, lequel rétorqua : Notre-Dame du Carmel, sauvez l’Espagne ; je meurs content.

On l’interrogea pendant une heure, dans une des voitures, gardée par deux miliciens, tandis que les séminaristes se massaient autour. Le Père leur dit : N’ayez pas peur. Il n’y a rien. Je meurs content.

On voulut lui faire dire Vive le communisme ! Vive la Russie !, mais il traduisit : Vive le Christ roi ! Vive la Vierge Marie ! Certains voulaient le tuer sur place, mais le chef le fit monter dans une voiture.

Des miliciens qui venaient de profaner l’église paroissiale, lui apportèrent une pieuse image de l’Enfant-Jésus ; ils la jetèrent au père José María en lui disant : Tiens, tu vas mourir en dansant avec lui. Le Père serra l’image contre son cœur, puis un milicien la lui arracha et la jeta par-terre.

La voiture partit. Le Père dit adieu aux enfants et les bénit.

La caravane de voitures alla s’arrêter à la limite de la colline Otero, à mi-chemin entre Guijosa et Sigüenza. Ordre fut donné au père José María de descendre ; il obéit, les bras en l’air (en forme de croix). Il pardonna à ses ennemis, les bénit et commença de monter sur l’Otero : c’était la montée au Calvaire, avant la Croix.

Il y eut une décharge de fusil. Le prêtre tomba à terre, les bras en croix, le crâne tout défoncé. C’était le 27 juillet 1936, à treize heures. Après le Calvaire et la Croix, la gloire de la Résurrection.

Plus tard, un des miliciens reconnut : Ce Frère qui était avec les enfants, tout de même, il disait qu’il nous pardonnait, alors qu’on allait le tuer…

Le lendemain, quatorze autres jeunes Clarétains devaient recevoir la palme du martyre près de Ciudad Real. Avec eux, le père José María Ruiz Cano fut béatifié, en 2013.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

  Joaquín de la Madrid Arespacochaga
1864-1936


Parmi les ancêtres de la famille de la Madrid et Arespacochaga, il y eut de grands personnages qui illustrèrent l’histoire de l’Espagne, mais aussi de grands Saints : ni plus ni moins saint Dominique de Guzmán, la bienheureuse Beatriz de Silva, et sainte Thérèse d’Ávila.
Les époux Rafael de la Madrid Baeza et María del Carmen Arespacochaga Armenta eurent quatre enfants : Rafael, Jesús, notre Joaquín et María de la Cinta.
Joaquín vit le jour le 6 novembre 1860 à La Seu de Urgel (Lleida).
Dès tout petit, Joaquín montra des signes de la vocation sacerdotale. Quand son père fut nommé à Murcia, Joaquín entra au séminaire de cette ville. Il avait dix-neuf ans : pour un problème cardiaque, il avait dû attendre quelques années avant d’y entrer.
En 1886, il fut ordonné prêtre.
Après avoir été curé à Azucaica et chapelain d’un couvent, il passa à l’Hospitalito (petit hôpital) du Roi (1889), fut chapelain à la cathédrale de Tolède (1911) et chanoine (1917).
Lors d’une grave inondation en 1908, il fonda un orphelinat pour recueillir les enfants qui avaient perdu leurs parents dans la catastrophe.
Pour les dames qui acceptèrent de s’en occuper, il écrit une première «règle de vie», leur donna l’habit des Franciscaines Conceptionnistes, obtint l’approbation ecclésiastique, et ouvrit plusieurs collèges dans toute l’Espagne.
Les jalousies se manifestèrent bientôt, et quand Joaquín dut partir pour Tolède, confiant la direction de l’Œuvre à un Jésuite, les nouvelles Religieuses prétendirent que le fondateur était ce père jésuite, qui s’appelait Malo. Lors d’un chapitre général, le jeune Joaquin fut légitimement reconnu comme authentique fondateur, par le témoignage de certaines Religieuses qui avaient connu les premières fondatrices. Joaquín ne se préoccupa pas outre mesure de cet accroc : ce qui lui importait, c’étaient ses orphelins.
A Tolède, il ouvrit une autre maison, pour accueillir les femmes pauvres, veuves et sans ressources suffisantes. Là encore on le calomnia.
Il ouvrit alors une maison pour recevoir les seuls orphelins de père et mère, sous la protection de Marie Immaculée. Il réunit quelques hommes, qui seront Tertiaires Franciscains et devront demander l’aumône pour aider ces orphelins. Lui-même donna l’exemple en allant quêter sur la place des Abastos.
Devenu prêtre, il fut alors nommé aumônier de l’hôpital royal. Sur le chemin entre l’orphelinat et l’hôpital, des voyous, sous le couvert de pauvres malheureux, l’insultèrent ; il décida bientôt de transférer l’orphelinat à l’intérieur de Tolède.
Ces activités ne l’empêchèrent pas de prêcher la Bonne Nouvelle. Au contraire, on pourrait dire qu’il n’y avait pas de sanctuaire à Tolède, ni de localité de cette province, où il n’avait pas semé la graine de l’Evangile, en particulier à Camuñas, où il ramena beaucoup de Protestants dans le giron de l’Eglise.
Ses supérieurs ne manquèrent pas d’apprécier la valeur d’un tel prêtre. Humble, discret et si efficace, prédicateur plein de talent, il fut nommé Aumônier de la Chapelle Royale de la Cathédrale, et Chantre. Tant que sa santé le lui permit, il remplit fidèlement ses devoirs dans ces charges ; quand il fut malade, le Saint-Siège l’en dispensa, mais il s’efforça toujours de les remplir autant qu’il le put. Il eut aussi la permission de célébrer chez lui.
Il avait une confiance totale, absolue, en la Vierge Marie, à laquelle il recourait chaque fois qu’on manquait de pain, ou d’argent pour payer les notes de nourriture. Chaque fois, un donateur anonyme se présentait avec un sac de vivres, ou des amis lui envoyaient des chèques…
Il savait communiquer son amour pour l’Eucharistie. Tout ce qu’il désirait, était que les élèves vinssent communier même chaque jour.
Son amour pour les orphelins était vraiment maternel ; il était prêt à se lever de nuit pour remettre une couverture sur un lit, à acheter des jouets à Noël.
Il vivait très pauvrement, racommodant lui-même son unique soutane.
Ce fut un thaumaturge, dont on put observer les miracles. Une dame malade des yeux vint le voir, après avoir consulté l’ophthalmologue ; il la bénit et lui dit que ce n’était rien ; au moment de l’opération, le docteur ne trouva plus rien à soigner, le mal avait disparu… La même chose pour un prêtre qui devait être opéré d’une hernie : au moment de l’opération, la hernie avait disparu ! Le père Joaquín avait béni le prêtre. Une autre fois encore, la bénédiction du prêtre guérit instantanément le genou d’un petit garçon qui ne pouvait pas marcher normalement…
Il y eut aussi des faits «extraordinaires» avec le sang qu’on lui retirait fréquemment à cause de sa maladie cardiaque. Le sang se conservait, parfois solidifié, mais sans se corrompre. Le phénomène se répéta, fut observé par l’évêque qui en fit analyser un flacon à Paris : personne ne put expliquer comment ce sang humain se conservait.
Il prophétisa. Bien avant la persécution de 1936, il annonça : Vous verrez le sang des prêtres couler dans les rues d’Espagne.
Par précaution, avant même le déclenchement de la guerre civile, il avait envoyé les enfants dans d’autres localités, chez des parents ou des amis. Il n’en restait plus beaucoup dans la maison. Quand commença l’état de guerre à Tolède, le 17 juillet 1936, il réunit tout le monde dans la chapelle pour prier. Quand le palais de l’Alcázar fut bombardé, comme le collège était proche, il décida qu’il fallait sortir de là.
Il exhorta tous les enfants à défendre le Christ coûte que coûte, donna la bénédiction et voulut se confesser à un tout jeune prêtre qui était là. Il lui dit : J’aurai été le premier à me confesser à toi, et peut-être bien que tu seras le dernier à me confesser. Le prêtre en oublia de donner une pénitence : le père Joaquín le lui rappela ! Puis il prit avec lui les Hosties dans une custode, et tout le monde sortit ; c’était une véritable procession du Saint Sacrement !
On lui disait que c’était dangereux pour lui et pour tous les autres, de porter la soutane. A quoi il répondit : Si Dieu nous a choisis, que s’accomplisse sa volonté.
Ils se réfugièrent chez un ami, qui les accueillit à bras ouverts, au risque de sa vie, jusqu’au 27 juillet.
Tous les jours, on entendait parler de prêtres fusillés par les rouges. Or, le père Joaquín devait absolument faire la prise de sang, mais il courait le danger d’être appréhendé par les miliciens. Alors, leur hôte se décida à aller trouver le maire lui-même, pour lui expliquer le cas. Le maire répondit qu’il y avait déjà pensé, et qu’il était sûr qu’on ne ferait rien au père Joaquín. Mieux, il s’offrit pour aller le chercher et le conduire lui-même au dispensaire.
Mais survint un autre fait : un milicien de l’endroit put observer le père en soutane, parmi les gens présents, à un moment où on ouvrait la porte pour faire passer un peu d’air. Les miliciens ne devaient pas tarder à arriver.
Entre temps, le père Joaquín envoya les élèves au collège, pour y prendre ce qui pouvait rester de vivres, et les apporter à la famille qui les hébergeait.
Vint le moment où, le nombre des victimes augmentant de plus en plus, le père Joaquín dit à deux des plus jeunes : Vous, allez vous-en, vous êtes jeunes, vous pourrez vous mettre à l’abri ; moi, ils vont venir me prendre bientôt.
Des témoins oculaires purent observer ou entendre les faits qui suivent.
Des inconnus se présentèrent à la maison, cherchant des prêtres. Le père Joaquín se présenta en disant : Mes enfants, qu’est-ce que je vous ai fait de mal ?
Un séminariste voulut aller à la Cuesta de los Pajaritos, on l’arrêta un peu plus loin et une balle le tua. Le père Joaquín dit (alors qu’il ne pouvait voir la scène) : Ils ont tué Estanislao ! Peu après, on apportait le corps du garçon, mais le père Joaquín n’eut pas la permission de rester prier un instant auprès de lui.
Les témoignages ne concordent pas sur le lieu du martyre du père Joaquín. Mais on sait qu’il tira de sa poche quelques monnaies qui lui restaient et les distribua aux assassins. Certains d’entre eux, habitants de Tolède, dirent : Nous, on ne tue pas un homme comme ça. Les Madrilènes leur répondirent : Si vous ne le tuez pas, c’est nous qui le ferons.
Le père Joaquín fut alors fusillé. De pieuses femmes, connaissant le phénomène du sang du père Joaquín, vinrent imprégner des tissus avec ce sang. Des envoyés du maire vinrent chercher le père Joaquín, mais c’était trop tard, il venait d’expirer.
C’était le 27 juillet 1936 ; le père Joaquín fut béatifié en 2001.
Parmi ses nombreux élèves, il y eut beaucoup de prêtres, en particulier celui qui fut l’évêque de Ciudad Real, et qui reçut à son tour la palme du martyre (Narciso Estenaga Echevarría, v. 22 août).

Joaquín de la Madrid Arespacochaga

1864-1936

 

 

Parmi les ancêtres de la famille de la Madrid et Arespacochaga, il y eut de grands personnages qui illustrèrent l’histoire de l’Espagne, mais aussi de grands Saints : ni plus ni moins saint Dominique de Guzmán, la bienheureuse Beatriz de Silva, et sainte Thérèse d’Ávila.

Les époux Rafael de la Madrid Baeza et María del Carmen Arespacochaga Armenta eurent quatre enfants : Rafael, Jesús, notre Joaquín et María de la Cinta.

Joaquín vit le jour le 6 novembre 1860 à La Seu de Urgel (Lleida).

Dès tout petit, Joaquín montra des signes de la vocation sacerdotale. Quand son père fut nommé à Murcia, Joaquín entra au séminaire de cette ville. Il avait dix-neuf ans : pour un problème cardiaque, il avait dû attendre quelques années avant d’y entrer.

En 1886, il fut ordonné prêtre.

Après avoir été curé à Azucaica et chapelain d’un couvent, il passa à l’Hospitalito (petit hôpital) du Roi (1889), fut chapelain à la cathédrale de Tolède (1911) et chanoine (1917).

Lors d’une grave inondation en 1908, il fonda un orphelinat pour recueillir les enfants qui avaient perdu leurs parents dans la catastrophe. 

Pour les dames qui acceptèrent de s’en occuper, il écrit une première «règle de vie», leur donna l’habit des Franciscaines Conceptionnistes, obtint l’approbation ecclésiastique, et ouvrit plusieurs collèges dans toute l’Espagne.

Les jalousies se manifestèrent bientôt, et quand Joaquín dut partir pour Tolède, confiant la direction de l’Œuvre à un Jésuite, les nouvelles Religieuses prétendirent que le fondateur était ce père jésuite, qui s’appelait Malo. Lors d’un chapitre général, le jeune Joaquin fut légitimement reconnu comme authentique fondateur, par le témoignage de certaines Religieuses qui avaient connu les premières fondatrices. Joaquín ne se préoccupa pas outre mesure de cet accroc : ce qui lui importait, c’étaient ses orphelins.

A Tolède, il ouvrit une autre maison, pour accueillir les femmes pauvres, veuves et sans ressources suffisantes. Là encore on le calomnia.

Il ouvrit alors une maison pour recevoir les seuls orphelins de père et mère, sous la protection de Marie Immaculée. Il réunit quelques hommes, qui seront Tertiaires Franciscains et devront demander l’aumône pour aider ces orphelins. Lui-même donna l’exemple en allant quêter sur la place des Abastos.

Devenu prêtre, il fut alors nommé aumônier de l’hôpital royal. Sur le chemin entre l’orphelinat et l’hôpital, des voyous, sous le couvert de pauvres malheureux, l’insultèrent ; il décida bientôt de transférer l’orphelinat à l’intérieur de Tolède.

Ces activités ne l’empêchèrent pas de prêcher la Bonne Nouvelle. Au contraire, on pourrait dire qu’il n’y avait pas de sanctuaire à Tolède, ni de localité de cette province, où il n’avait pas semé la graine de l’Evangile, en particulier à Camuñas, où il ramena beaucoup de Protestants dans le giron de l’Eglise.

Ses supérieurs ne manquèrent pas d’apprécier la valeur d’un tel prêtre. Humble, discret et si efficace, prédicateur plein de talent, il fut nommé Aumônier de la Chapelle Royale de la Cathédrale, et Chantre. Tant que sa santé le lui permit, il remplit fidèlement ses devoirs dans ces charges ; quand il fut malade, le Saint-Siège l’en dispensa, mais il s’efforça toujours de les remplir autant qu’il le put. Il eut aussi la permission de célébrer chez lui.

Il avait une confiance totale, absolue, en la Vierge Marie, à laquelle il recourait chaque fois qu’on manquait de pain, ou d’argent pour payer les notes de nourriture. Chaque fois, un donateur anonyme se présentait avec un sac de vivres, ou des amis lui envoyaient des chèques…

Il savait communiquer son amour pour l’Eucharistie. Tout ce qu’il désirait, était que les élèves vinssent communier même chaque jour.

Son amour pour les orphelins était vraiment maternel ; il était prêt à se lever de nuit pour remettre une couverture sur un lit, à acheter des jouets à Noël. 

Il vivait très pauvrement, racommodant lui-même son unique soutane. 

Ce fut un thaumaturge, dont on put observer les miracles. Une dame malade des yeux vint le voir, après avoir consulté l’ophthalmologue ; il la bénit et lui dit que ce n’était rien ; au moment de l’opération, le docteur ne trouva plus rien à soigner, le mal avait disparu… La même chose pour un prêtre qui devait être opéré d’une hernie : au moment de l’opération, la hernie avait disparu ! Le père Joaquín avait béni le prêtre. Une autre fois encore, la bénédiction du prêtre guérit instantanément le genou d’un petit garçon qui ne pouvait pas marcher normalement…

Il y eut aussi des faits «extraordinaires» avec le sang qu’on lui retirait fréquemment à cause de sa maladie cardiaque. Le sang se conservait, parfois solidifié, mais sans se corrompre. Le phénomène se répéta, fut observé par l’évêque qui en fit analyser un flacon à Paris : personne ne put expliquer comment ce sang humain se conservait.

Il prophétisa. Bien avant la persécution de 1936, il annonça : Vous verrez le sang des prêtres couler dans les rues d’Espagne.

Par précaution, avant même le déclenchement de la guerre civile, il avait envoyé les enfants dans d’autres localités, chez des parents ou des amis. Il n’en restait plus beaucoup dans la maison. Quand commença l’état de guerre à Tolède, le 17 juillet 1936, il réunit tout le monde dans la chapelle pour prier. Quand le palais de l’Alcázar fut bombardé, comme le collège étaiti proche, il décida qu’il fallait sortir de là.

Il exhorta tous les enfants à défendre le Christ coûte que coûte, donna la bénédiction et voulut se confesser à un tout jeune prêtre qui était là. Il lui dit : J’aurai été le premier à me confesser à toi, et peut-être bien que tu seras le dernier à me confesser. Le prêtre en oublia de donner une pénitence : le père Joaquín le lui rappela ! Puis il prit avec lui les Hosties dans une custode, et tout le monde sortit ; c’était une véritable procession du Saint Sacrement !

On lui disait que c’était dangereux pour lui et pour tous les autres, de porter la soutane. A quoi il répondit : Si Dieu nous a choisis, que s’accomplisse sa volonté.

Ils se réfugièrent chez un ami, qui les accueillit à bras ouverts, au risque de sa vie, jusqu’au 27 juillet.

Tous les jours, on entendait parler de prêtres fusillés par les rouges. Or, le père Joaquín devait absolument faire la prise de sang, mais il courait le danger d’être appréhendé par les miliciens. Alors, leur hôte se décida à aller trouver le maire lui-même, pour lui expliquer le cas. Le maire répondit qu’il y avait déjà pensé, et qu’il était sûr qu’on ne ferait rien au père Joaquín. Mieux, il s’offrit pour aller le chercher et le conduire lui-même au dispensaire.

Mais survint un autre fait : un milicien de l’endroit put observer le père en soutane, parmi les gens présents, à un moment où on ouvrait la porte pour faire passer un peu d’air. Les miliciens ne devaient pas tarder à arriver.

Entre temps, le père Joaquín envoya les élèves au collège, pour y prendre ce qui pouvait rester de vivres, et les apporter à la famille qui les hébergeait.

Vint le moment où, le nombre des victimes augmentant de plus en plus, le père Joaquín dit à deux des plus jeunes : Vous, allez vous-en, vous êtes jeunes, vous pourrez vous mettre à l’abri ; moi, ils vont venir me prendre bientôt.

Des témoins oculaires purent observer ou entendre les faits qui suivent.

Des inconnus se présentèrent à la maison, cherchant des prêtres. Le père Joaquín se présenta en disant : Mes enfants, qu’est-ce que je vous ai fait de mal ?

Un séminariste voulut aller à la Cuesta de los Pajaritos, on l’arrêta un peu plus loin et une balle le tua. Le père Joaquín dit (alors qu’il ne pouvait voir la scène) : Ils ont tué Estanislao ! Peu après, on apportait le corps du garçon, mais le père Joaquín n’eut pas la permission de rester prier un instant auprès de lui.

Les témoignages ne concordent pas sur le lieu du martyre du père Joaquín. Mais on sait qu’il tira de sa poche quelques monnaies qui lui restaient et les distribua aux assassins. Certains d’entre eux, habitants de Tolède, dirent : Nous, on ne tue pas un homme comme ça. Les Madrilènes leur répondirent : Si vous ne le tuez pas, c’est nous qui le ferons.

Le père Joaquín fut alors fusillé. De pieuses femmes, connaissant le phénomène du sang du père Joaquín, vinrent imprégner des tissus avec ce sang. Des envoyés du maire vinrent chercher le père Joaquín, mais c’était trop tard, il venait d’expirer.

C’était le 27 juillet 1936 ; le père Joaquín fut béatifié en 2001.

 

Parmi ses nombreux élèves, il y eut beaucoup de prêtres, en particulier celui qui fut l’évêque de Ciudad Real, et qui reçut à son tour la palme du martyre (Narciso Estenaga Echevarria, voir au 22 août).

 

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Jaime Ortiz Alzueta

1913-1936

 

Né le 24 mai 1913 à Pampelune (Espagne), Jaime fréquenta divers collège, où son caractère difficile le faisait mal noter.

Il commença par travailler, puis demanda à entrer chez les Salésiens de Pampelune, pour pouvoir plus tard éduquer chrétiennement les futurs ouvriers.

Il fit le noviciat, puis la profession religieuse en 1932.

Il fut envoyé à Turin pour se perfectionner en mécanique et assista à la canonisation du Fondateur, don Giovanni Bosco.

Il devait rejoindre Sarriá, il se réfugia chez une personne amie, mais fut découvert par les miliciens. On trouva des médailles dans l’étui de sa clarinette et il fut condamné à mort.

Après des tortures, il fut abattu à Barcelone, le 27 juillet 1936. Plus tard, on retrouva des photographies de son corps, blessé à la poitrine et le visage déformé par les coups de bâton.

Il fut béatifié en 2001.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 23:00

Josep María Jordá i Jordá

1884-1936

 

Il était né le 17 novembre 1884 à Tarragona (Espagne).

Bénédictin, il faisait partie de la communauté de Montserrat, probablement frère convers.

Actuellement, on ne sait pas en dire plus sur sa vie.

Au soir du 22 juillet 1936, les moines chantèrent une dernière fois les vêpres, puis commencèrent à se disperser, espérant échapper au massacre général qui se tramait. Ils emportèrent avec eux l’antique image de la Vierge Noire, vénérée dans leur église (la Moreneta). Personne ne fut attaqué à ce moment-là.

De toute la communauté, vingt-trois furent arrêtés et martyrisés. Certains de ceux qui échappèrent eurent cependant beaucoup à souffrir dans les difficultés, les déplacements nocturnes, les cachettes, les dangers d’être dénoncés. Certains purent rejoindre d’autres communautés à l’étranger. Le plus jeune des Martyrs avait dix-huit ans, le plus âgé quatre-vingt-deux.

 

Le père Josep María Jordá i Jordá reçut la palme du martyre à Pont Negre (Terragona) le 26 juillet 1936, et fut béatifié en 2013.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 23:00

Josep Masquef Ferrer

1872-1936

 

Il était né le 11 mai 1872 à Tarragona, de Antoni et Isabel.

En 1897, il fut ordonné prêtre.

Vicaire à L’Aleixar (Baix Camp), il suscita sept vocations religieuses.

Ce bon prêtre recevait chaque jour deux pauvres à sa table.

Très heureux d’être prêtre, il exprima plusieurs fois sa ferme volonté de ne jamais renier son état sacerdotal, même pour chanter la messe quelques jours de plus. 

Le 26 juillet 1936, la révolution faisait déjà son œuvre destructrice. On vint à sa porte à sept heures du soir. Il se présenta lui-même : C’est moi. Que s’accomplisse la volonté de Dieu !

On l’emmena avec un camion sur la route de Valls, où on l’assassinat d’une balle dans la tête, ainsi que l’autre prêtre, Antoni Perere.

C’était le 26 juillet 1936. 

 

Don Josep fut béatifié en 2013.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 23:00

Josep Badia Minguella

1863-1936

 

Josep était natif de Salomó (Tarragona), le 18 septembre 1863. On fêtait ce jour-là saint Joseph de Cupertino.

Il fut baptisé deux jours après, et confirmé en 1877.

Ordonné prêtre en 1889, il fut à San Pedro de Reus (Tarragona).

Prêtre exemplaire, cherchant la perfection, il donnait tout ce qu’il avait ; il ne permettait jamais la moindre critique du prochain.

Dès les années 20, il parlait du martyre, et s’y préparait. Peu avant les événements de juillet 1936, il organisa un Chemin de Croix, durant lequel il appelait les fidèles à la pénitence.

Au matin du 26 juillet, il sortit de sa chambre beaucoup plus tard que d’habitude. Il dit à la maîtresse de maison : La Sainte Vierge m’a inspiré un grand courage. Je suis persuadé qu’il ne m’arrivera rien de mal.

Il commença à prier le chapelet. Au moment des mystères douloureux, cinq miliciens entrèrent pour fouiller. Ils cherchaient le prêtre, qui répondit : C’est moi ! On se rappelle Notre-Seigneur à Gethsémani (Jn 18:5).

Un des miliciens lui demanda : Du moment que tu es prêtre, pourquoi es-tu habillé en civil ? - C’est contre ma volonté, les circonstances m’y obligent, répondit le prêtre. Ils reprirent : On t’arrête ! et ils l’emmenèrent.

Parvenus au chemin du Molinet, devant l’usine de gaz de Reus, ils lui dirent de se mettre la face contre le mur. Il leur obéissait, mais il voulut d’abord les regarder en face et leur dit : Je vous pardonne. Vous m’envoyez au ciel. Il les bénit et ajouta : Tirez ! Vive le Christ Roi !

Il mourut sur place. On l’inhuma dans le cimetière de Reus. C’était le 26 juillet 1936.

Plus tard, un des assassins, à son tour moribond, raconta qu’il voyait constamment la main de don Josep en train de le bénir.

Don Josep a été béatifié en 2013.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 23:00

Josep Civit Timoneda

1874-1936

 

Josep était né le 21 décembre 1874 à Omells de na Gaia (Urgell), de Josep et Cecilia, et fut baptisé deux jours après.

Après ses études aux Petit et Grand séminaire, il fut ordonné prêtre en 1899.

Il fut successivement à Rocafort de Nalec, Reus et Sarral.

Bon prêtre, il était connu pour sa discrétion, sa prudence. Il passait beaucoup de temps au confessionnal.

Lors de la révolution de 1936, l’abbé Civit Timoneda allait célébrer la Messe chez les Sœurs des Pauvres à Reus. Il y allait toujours en soutane, et sa gouvernante le priait sans cesse de ne pas la porter, par prudence envers les marxistes qui rôdaient de tous côtés.

Le 26 juillet, vers treize heures, on vint le prendre. Il portait sa soutane et son manteau (qu'on appelait en français «douillette»). On le conduisit sur la route de Reus, au milieu des insultes les plus grossières.

A la route de Valls (Rambla de Miró), on le fit mettre à genoux et on le fusilla.

C’est ainsi, avec sa soutane, que l’abbé Josep Civit Timoneda reçut la palme du martyre, le 26 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2013.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 23:00

Josep Más Pujolrás

1913-1936

Né le 13 août 1913 à Mieras (Girona, Espagne), il fut baptisé le 17.

Il entra chez les Frères des Ecoles Chrétiennes : noviciat mineur à Fortianell en 1926, vêture en 1929 avec le nom de Josep Benet.

Scholasticat à Cambrils, catéchèse à Horta (1932), Salt (1933), enfin Moncada (1934).

Le 19 juillet 1936, Josep dut se réfugier avec trois autres Frères chez Pedro Garau, dans sa maison de Mas Rampiño, proche de Moncada. Cet homme reçut d’ailleurs bien d’autres Religieux, qui ne se montraient jamais en compagnie de la famille, pour ne pas les compromettre.

Une première fois, les Frères purent se cacher dans un champ de haricots blancs, lors d’une inspection des miliciens, mais le 25 juillet, une quarantaine de miliciens réapparurent brusquement, encerclèrent la maison, arrêtèrent le patron :

- Tu caches quatre prêtres ici.

- Erreur, ce sont des professeurs.

- Pour nous, c’est tout comme. Amène-les !

Les Frères se présentèrent. Le «Chef» les rassura :

- N’ayez pas peur. On va vous conduire en France.

Trois voitures se présentèrent, mais qui les conduisirent au cimetière. Le soir, on entendit des coups de feu : les quatre Frères tombaient, martyrs, après avoir crié encore une fois Vive le Christ Roi !

C’était le 25 juillet 1936.

Ils furent pieusement ensevelis le lendemain. Plus tard, les corps furent exhumés, en 1940, reconnus par les gens de la famille qui les avaient hébergés.

Josep fut béatifié en 2007.

(Pour les trois autres Frères, voir les notices : Santos López Martinez, Vicente Fernández Castrillo, Jesús Juan Otero).

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 23:00

Josep Bardolet Compte

1903-1936

Né le 20 juillet 1903 à Capsanes (Tarragona, Espagne), il fut baptisé le 26 suivant.

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, il fréquenta d’abord leur collège à Salt, puis le noviciat mineur à Hostalets (1916), le noviciat (1919) et prit le nom de Benet Josep.

Il fit le scholasticat à Bujedo (1920), et exerça son apostolat successivement à San Celoni, Granollers, Palamós, Gerona et Moncada.

Le 19 juillet 1936, il fallut évacuer la maison et chaque Frère de la communauté devait trouver où se cacher. Josep trouva d’abord une cabane abandonnée : il y passa la nuit.

Le 21, il fut accueilli dans une famille amie, où il fut pris d’un très fort tremblement, qui se calma lentement. Il disait : Je ne demande pas de mourir. Mais si je dois mourir durant cette tourmente, je l’accepte, parce qu’ainsi je pourrai servir à la Cause de Dieu.

Le 25, il était en train de donner une leçon de français à un des enfants de la famille, quand huit miliciens arrivèrent le chercher. Il se rendit sans résistance.

On lui mit les menottes. Comme pour Jésus-Christ, la foule hurlait : A mort ! A mort !

On lui fit subir une parodie de jugement et on le condamna comme Religieux.

Le soir même de ce 25 juillet 1936, on le fusilla près du Besós. Il avait trente-trois ans.

Benet Josep fut béatifié en 2007.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 23:00

Jesús Juan Otero

1902-1936

Né le 6 juin 1902 à Abastas (Palencia, Espagne), ce nouveau Jésus fut baptisé le 15 juin suivant et grandit dans une famille très chrétienne de la Vieille Castille.

Ses compagnons avaient pour lui une réelle estime ; l’un d’eux put témoigner : Quand Jesús est là, on bouge et on est joyeux.

En 1917, un Frère des Ecoles Chrétiennes passa par là et parla de la vocation au jeune garçon, qui fut conquis par l’idée de faire du bien aux enfants.

Ses pieux parents furent heureux de le voir partir dès le mois d’août 1917 au noviciat de Hostalets de Llers, où là encore il conquit l’estime de tous par son innocente allégresse.

En 1918, il prit l’habit, et le nom de Arnoldo Julián. Un fait assez remarquable marqua ce noviciat : quelques mois après son entrée, arriva aussi son jeune frère, qu’il rencontra justement à l’entrée de la maison. Arnoldo, au lieu d’aller le saluer comme cela aurait été naturel, alla d’abord en solliciter du supérieur la permission. Oh ! admirable obéissance d’un jeune religieux ! On croirait revoir saint Jean-Baptiste qui, voyant arriver le Christ, n’osa pas même se déplacer pour saluer son cousin, mais annonça fortement à tout le peuple : Voici l’Agneau de Dieu ! (Jn 1:29).

Après le noviciat, Arnoldo fit le scholasticat à Bujedo.

En 1920, il rejoignit la communauté de San Celoni, où il fut éducateur de jeunes pendant treize années, avec un «succès» unanime auprès des enfants. Il en reçut même d’excellents éloges de la part d’inspecteurs d’état.

Il préparait ses cours avec grand scrupule, et n’hésitait pas à demander des conseils, des explications, à d’autres Frères plus expérimentés, quand il avait un doute.

Le curé de la paroisse recourait aussi à ses services pour pouvoir entrer en contact avec des paroissiens qui, sinon, n’auraient pas osé contacter le prêtre.

Fortement attaché à l’esprit religieux, il sut aussi imposer le respect du Supérieur, à l’occasion de «troubles» intérieurs, qui ne manquent jamais dans les communautés. Il n’hésita pas non plus à reprendre très fraternellement tel ou tel Frère dont le comportement donnait des signes d’affaiblissement. Parfois, certains en vinrent quand même à l’accuser par derrière, à quoi Arnoldo savait répondre fraternellement en rétablissant la justice et la vérité.

En 1933, il fut envoyé à Moncada : ce fut un regret unanime de la part de ceux qu’il quittait, mais aussi la joie de ceux qui le recevaient.

L’année suivante, un problème de santé l’obligea à ne prendre que du lait durant les repas, ce qu’il supporta fidèlement, en esprit d’obéissance.

L’atmosphère politique se couvrait de nuages, et le Frère, conscient de la situation, «prophétisait» : Ils vont nous tuer à Moncada. A tout hasard, le directeur lui donna une adresse sûre où se réfugier en cas de nécessité.

Cette occasion arriva, le 19 juillet 1936 : Arnoldo dut se réfugier avec d’autres frères (Josep, Mariano et Vicente) chez Pedro Garau, dans sa maison de Mas Rampiño, proche de Moncada. Cet homme reçut d’ailleurs bien d’autres Religieux, qui ne se montraient jamais en compagnie de la famille, pour ne pas les compromettre.

Une première fois, les Frères purent se cacher dans une plantation voisine lors d’une inspection des miliciens, mais le 25 juillet, une quarantaine de miliciens réapparurent brusquement, encerclèrent la maison, arrêtèrent le patron :

- Tu caches des prêtres ici.

- Erreur, ce sont des professeurs.

- Pour nous, c’est tout comme. Amène-les !

Les Frères se présentèrent. Le «Chef» les rassura :

- N’ayez pas peur. On va vous conduire en France.

Trois voitures se présentèrent, mais qui les conduisirent au cimetière. Le soir, on entendit des coups de feu : les quatre Frères tombaient, martyrs, après avoir crié encore une fois Vive le Christ Roi !

C’était le 25 juillet 1936.

Ils furent pieusement ensevelis le lendemain. Plus tard, les corps furent exhumés, en 1940, reconnus par les gens de la famille qui les avaient hébergés.

Arnaldo fut béatifié en 2007.

(Pour les trois autres Frères, voir les notices : Josep Más Pujolrás, Santos López Martinez, Vicente Fernández Castrillo).

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