Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 17:03

Josep Ferrer Escolà
1878-1936

Né et baptisé le 21 octobre 1878 à Alsamora (Lleida), fils de Manuel et Dolores, il fut confirmé en 1882.

Voulant se consacrer à Dieu, il entra en 1893 au postulat des Pères clarétains de Barbastro et fit ses Humanités ; passé au noviciat de Cervera, il fit la profession en 1897, puis suivit les cours de philosophie et de théologie, malgré son peu d’aptitudes pour ces matières.

Il souffrit de quelques accès d’épilepsie, si bien qu’en 1902, il passa à la condition de frère convers. En 1903, il alla tout de même à Santo Domingo de la Calzada pour achever la théologie, mais resta ensuite définitivement convers.

A Cervera, il s’occupa de reliure - un domaine où il excellait, et rendit mille services, fort appréciés, en électricité, en ferblanterie, et en entretien et réparation de toutes les machines de la maison.

En 1936, il se retira quelque temps à Mas Claret pour être soigné. Quand commença la révolution de juillet, le Comité de Cervera occupa la propriété de Mas Claret, mettant à contribution tous les Religieux qui s’y trouvaient, de sorte que le frère Josep fut sans cesse sollicité pour leur rendre d’autres services. Josep fut particulièrement provoqué par des propositions indignes d’un homme qui avait promis la chasteté, mais il ne céda pas un instant.

Vainqueur, il subit le martyre avec les autres, le 19 octobre 1936.

Béatifié en 2017, Josep Ferrer Escolà sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 19 octobre.

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 17:03

Juan Senosiain Zugasti
1911-1936

Né et baptisé le 15 mai 1911 à Guirguillano (Navarre), il était le fils de Francisco et Teresa, qui le firent confirmer an 1915.

Il entra au postulat des Clarétains d’Alagón en 1924, mais ne put se faire aux études. Il s’orienta vers l’état de frère convers.

Après un court séjour dans sa famille, il reprit le chemin du noviciat, mais à Vic et fit la profession en 1929.

Il fut envoyé à Cervera, d’où il dut partir avec toute la communauté sur l’ordre du Comité révolutionnaire, le 19 juillet 1936. Faisant partie du groupe qui s’arrêta à Mas Claret, il y fut martyrisé le 19 octobre 1936.

Béatifié en 2017, Juan Senosiain Zugasti sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 19 octobre.

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:49

José Loncán Campodarve
1915-1936

Né le 18 avril 1915 à Azlor (Huesca) et baptisé le 21 avril suivant, il était l’un des six garçons de José et María.

Petit, il courait à l’église dès que la Messe sonnait, car c’était le premier arrivé qui revêtait l’aube pour servir la Messe. Ainsi commença sa vocation au sacerdoce.

En 1926, il entra au postulat clarétain de Barbastro et acheva les Humanités à Cervera. Il passa à Vic pour le noviciat ; c’était l’année 1930. L’année suivante, fut proclamée la Deuxième République et le climat politico-social fut très agité : des églises et des couvents partirent en flammes. La famille de José nourrissait beaucoup d’inquiétudes, mais José leur répondait qu’il n’avait pas peur et qu’il s’attendait tranquillement à mourir martyr.

Cette même année 1931, il fit la profession religieuse. Lui et ses compagnons d’étude revinrent à Solsona, mais sans leur habit religieux. Après la philosophie, ils revinrent à Cervera pour la théologie, en 1935.

Disons ici que les jeunes gens qui, comme notre José, se préparaient au sacerdoce, n’étaient pas parfaits, loin de là. Ils avaient leurs défauts, que leurs Supérieurs notaient dans leurs rapports, pour que chacun fût suivi et aidé au mieux sur son chemin. José Loncán était loin de donner satisfaction, on le donnait comme plus enclin à la science qu’à la vertu. Les événements, cependant, révélèrent le vrai fond du novice. 

Le 21 juillet 1936, la plus grande partie de la communauté quitta Cervera, direction Solsona ; les révolutionnaires les empêchèrent de passer ; le lendemain, José dut revenir à l’hôpital de Cervera, car il souffrait d’un douloureux erysipèle : on craignit même pour sa vie ; José supporta ses douleurs avec une patience infinie, puis l’inflammation diminua.

Ensuite, le temps passa dans la préparation à subir le martyre. Ce fut le 18 octobre 1936 à minuit quinze. José, benjamin de sa communauté, avait vingt-et-un ans et n’avait encore reçu aucun Ordre, mais il reçut la couronne de gloire.

Béatifié en 2017, José Loncán Campodarve sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:44

Josep Ros Nadal
1876-1936

Né le 14 octobre 1876 à Artesa de Lleida de Francisco et Francisca, il fut baptisé dès le lendemain et confirmé l’année suivante.

Dieu permit qu’il fût très tôt orphelin de ses deux parents, qui étaient de bons chrétiens. Aussi fut-il engagé comme domestique chez les Frères Maristes de Lleida tout en faisant ses études classiques, pour passer ensuite une année à Barcelone en 1896.

Il entra dans la congrégaton des Pères Missionnaires Clarétains de Cervera en 1898, où il fit la profession l’année suivante comme frère convers. On lui confia la couture et la cuisine.

Josep avait une mauvaise vue, de naissance. C’était cependant un grand travailleur et il édifia tous les Confrères par sa grande disponibilité à faire n’importe quel travail.

Il fut d’abord à Cervera, puis Barbastro et Sabadell, toujours comme cuisinier. Puis il fut envoyé aux missions de Fernando Póo (Guinée Espagnole) en 1904 et fut à Annobón, où il se montra un vrai cuisinier professionnel. Mais en 1907, sa vue subit une nouvelle détérioration ; d’autres difficultés de santé l’obligèrent à revenir en Espagne.

Malgré tous les efforts de la médecine, on ne put empêcher la cécité totale. Le Frère supporta cette épreuve avec une résignation édifiante. Il aidait comme il pouvait à l’atelier de reliure ; il parcourait les couloirs en priant le chapelet. Il fut à Sabadell, puis à Cervera à partir de 1921.

Le 21 juillet 1936, il suivit les Confrères malades et âgés à l’hôpital de Cervera. On fit pour lui une demande de retour à son pays natal, mais la réponse mit trop de temps à parvenir.

Le frère Josep fut martyrisé le 18 octobre 1936 à Cervera.

Béatifié en 2017, Josep Ros Nadal sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:43

Joan Buxó Font
1879-1936

Né à Montcada, Barcelone, le 24 octobre 1879 (fête du Fondateur des Clarétains, Antonio María Claret), Joan fut baptisé le 28 suivant ; des neuf enfants du chirurgien José et de Catalina, cinq moururent en bas âge, les quatre autres entrèrent en religion : de ces quatre, Joan était l’aîné, les trois autres furent Religieuses.

Joan faillit lui aussi mourir en bas âge, à deux ans, mais il eut la «chance» d’être évacué chez un oncle de Centellas, de sorte qu’il échappa à la contagion.

Au catéchisme, à l’école, Joan était toujours le premier arrivé. C’est qu’il était aussi, à sa façon, quelque peu têtu et désobéissant, en tout cas volontaire, travailleur et fidèle à ses engagements.

Il reçut la Première communion à dix ans et entra au collège des Pères Piaristes de Sabadell. Quand il eut obtenu son baccalauréat (1895), il exprima le désir de devenir chirurgien comme son père ; en 1897, il fut interne à l’hôpital ; il obtint sa licence en médecine en 1902 et vint s’installer à Montcada.

Joan se montra toujours un homme sérieux, studieux ; il ne savait pas perdre de temps ; sa sobriété le fit surnommer par les camarades doctor castus ; il ne manquait jamais la prière quotidienne du chapelet ni la Messe ; il se fit tertiaire dominicain et refusa toutes les propositions de mariage dont on lui parla. En outre, il fut en enthousiaste défenseur de l’Espéranto, communiquant dans cette langue divers articles et participant à des congrès internationaux.

Peu à peu, mûrit sa vocation religieuse. En 1914, à trente-quatre ans, il entra au noviciat de Cervera et fit la profession en 1915. On admira l’humilité avec laquelle il sut se mettre au niveau des jeunes novices et accepter tant de changements dans son quotidien. Il fallut passer aux études de philosophie ; il s’y mit avec ardeur, avec un professeur uniquement pour lui. Puis il fit la théologie à Alagón et Cervera, pour enfin être ordonné prêtre en 1920.

Préférant l’intimité, il célébra sa première Messe dans la chapelle de l’infirmerie, près des malades. On lui confia l’enseignement de diverses matières, mais il continua à exercer l’art de la médecine, au profit des autres Religieux de la Congrégation ; d’autres médecins de Cervera préféraient être soignés par le p.Buxó. En outre, il fut un excellent confesseur, par sa clairvoyance psychologique des personnes.

Il se mortifia, refusant toujours de se plaindre du froid ou de la chaleur, de la fatigue physique ou de la perte de mémoire. Il portait un cilice.

Lors de la dispersion obligée de toute la communauté de Cervera le 21 juillet 1936, il gagna Barcelone, chez les Religieuses du Cœur Immaculé de Marie, puis revint à l’hôpital de Cervera lorsque ces dernières furent expulsées. On le nomma médecin de garde.

Comme on l’a vu à propos du p.Lluís Jové Pach (v. plus haut), les miliciens vinrent appeler les Pères au soir du 17 octobre. Parmi ces miliciens, il s’en trouvait un, ultra révolutionnaire, qui avait été soigné par le p.Buxó.

Celui-ci ne fut pas emmené tout de suite  ; une Religieuse vint l’avertir qu’elle avait entendu les coups de feu, et le p.Buxó lui dit : Que faire ? Ils sont martyrs. Dieu soit loué !

Une heure plus tard, on vint le chercher. Son ex-patient lui demanda : Où veux-tu que je te fasse la piqûre . - Où tu veux, répondit le Père ; ils parlaient bien sûr des coups de feu.

Martyrisé le 18 octobre 1936 à Cervera, béatifié en 2017, Joan Buxó Font sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:42

José Serrano Pastor
1899-1936

Né le 24 mars 1899 à Corella (Navarre) de Eugenio et Felicia, il fut baptisé le lendemain, et confirmé en 1901.

Dans cette famille, il y eut trois Religieux clarétains (Antonio, José et Jesús) et une Religieuse. Antonio mourut en 1991 au Chili, Jesús devint évêque à Panama et mourut en 1997 à quatre-vingt quinze ans.

José reçut sa formation avec Antonio à Alagón (Saragosse) et Barbastro, où il fut brillant, puis à Cervera, Alagón et Solsona pour la théologie ; il fut qualifié de Meritissimus Maior, et fut ordonné prêtre en 1923.

Le p.José fut frappé du Mal de Pot et en souffrit de façon toujours plus intense, sans jamais perdre son humour. On l’envoya en divers endroits, chaque fois dans l’espoir de l’aider à supporter sa maladie : Játiva, Solsona, Cervera, Barcelone. Trop malade, il fut soigné à Cervera, Tarragona et Lleida, enfin de retour à Cervera. 

A cause de sa maladie, il dut même être exempté du bréviaire, qu’il remplaça par la prière du Rosaire ; quand il célébrait la Messe, il utilisait toujours les mêmes textes, qu’il disait de mémoire.

A partir du 21 juillet 1936, il partagea le sort des autres membres de la Communauté, à l’hôpital de Cervera, jusqu’à la soirée du 17 octobre.

Martyrisé le 18 octobre 1936 au cimetièire de Cervera et béatifié en 2017, José Serrano Pastor sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:40

José Gómez de Haro
1899-1936

Né le 31 août 1899  à Vera (Almería), José fut baptisé par un autre futur martyr, don Alfredo Almunia López, qui l’orienta vers le séminaire d’Almería.

José eut le sort de devoir être amputé d’une jambe à la suite d’une maladie, et fut ainsi condamné à porter une prothèse orthopédique, qu’il supporta avec courage et sans perdre sa bonne humeur.

Il fut ordonné prêtre en 1924, et fut nommé à Tabernas, comme vicaire et aumônier des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cuevas del Almanzora, puis en 1925 à Vera, son pays natal.

Lors de l’insurrection révolutionnaire de 1936 et de la persécution qui s’ensuivit, il fut arrêté une première fois par les miliciens, qui le relâchèrent lorsque la famille leur versa une rançon de deux mille pesetas. Mais le Comité se prononça ensuite pour sa condamnation à mort. En pleine nuit du 18 octobre, neuf miliciens vinrent tambouriner à la porte de sa famille : la mère de don José refusait d’ouvrir, mais les miliciens enfoncèrent la porte et s’emparèrent du prêtre.

Ils l’emmenèrent près d’un pont d’Antas (Ballabona), et l’assassinèrent. Le même jour était assassiné don Alfredo, qui l’avait baptisé ; ils avaient quarante ans de différence sur terre, mais la même gloire dans le Ciel.

Martyrisé le 18 octobre 1936 et béatifié en 2017, José Gomez de Haro sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 18:45

José Gómez de Haro
1899-1936

Né le 31 août 1899  à Vera (Almería), José fut baptisé par un autre futur martyr, don Alfredo Almunia López, qui l’orienta vers le séminaire d’Almería.

José eut le sort de devoir être amputé d’une jambe à la suite d’une maladie, et fut ainsi condamné à porter une prothèse orthopédique, qu’il supporta avec courage et sans perdre sa bonne humeur.

Il fut ordonné prêtre en 1924, et fut nommé à Tabernas, comme vicaire et aumônier des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cuevas del Almanzora, puis en 1925 à Vera, son pays natal.

Lors de l’insurrection révolutionnaire de 1936 et de la persécution qui s’ensuivit, il fut arrêté une première fois par les miliciens, qui le relâchèrent lorsque la famille leur versa une rançon de deux mille pesetas. Mais le Comité se prononça ensuite pour sa condamnation à mort. En pleine nuit du 18 octobre, neuf miliciens vinrent tambouriner à la porte de sa famille : la mère de don José refusait d’ouvrir, mais les miliciens enfoncèrent la porte et s’emparèrent du prêtre.

Ils l’emmenèrent près d’un pont d’Antas (Ballabona), et l’assassinèrent.

Martyrisé le 18 octobre 1936 et béatifié en 2017, José Gomez de Haro sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 05:15

José Sánchez Medina
1900-1936

Il naquit le 3 août 1900 à Archena (Murcia), de José et Lucía, qui le firent baptiser le 6 août suivant.

La maman mourut dès 1902 ; la tante Rufina, une Religieuse, sœur de Lucía, éleva l’enfant maternellement, de concert avec son bon père.

Au terme de sa formation aux Petit puis au Grand séminaires, José fut ordonné prêtre en 1926.

Il fut un an secrétaire de son évêque, puis il fut envoyé au sanctuaire marial de Cartagena, comme organiste et maître de chapelle.

Ses connaissances et compétences musicales et littéraires étaient vastes. Il écrivit plus d’une trentaine d’articles dans le journal El Eco de la Milagrosa, qu’il dirigeait, ainsi que de petites comédies théâtrales pour les enfants, à travers lesquelles il faisait passer l’enseignement du catéchisme.

Quand, en juillet 1936, le sanctuaire fut pris d’assaut et le curé arrêté, il ne lui resta plus que de se retrancher chez les siens à Archena, où le rejoignit bientôt la persécution.

Il fut contraint, avec d’autres prêtres, de participer à la construction d’une école, sous les regards moqueurs et méchants d’une foule laïcisante qui ne leur ménageait pas les insultes. Ces travaux s’achevèrent le 16 octobre. Don José alors se confessa à un autre prêtre, tout en travaillant. Il faisait bien.

Au soir de ce 16 occtobre 1936 en effet, deux miliciens se présentèrent chez le Prêtre et lui dirent d’aller recevoir son «salaire» ; il y alla, accompagné de son père et y retrouva deux autres prêtres et un laïque. En fait de «salaire», ils furent horriblement torturés et reçurent les balles des révolutionnaires, devant la boutique Picolo, au carrefour de la route d’Archena et de celle de Murcia-Madrid.

Le père de José demanda à mourir le premier, pour ne pas assister à la mort de son fils, mais les bourreaux firent exprès de le faire souffrir davantage en tuant d’abord le prêtre sous ses yeux.

Les autres prêtres fusillés ce jour-là ne font pas partie de la même cause de béatification.

Martyrisé le 17 octobre 1936 et béatifié en 2017, José Sánchez Medina sera mentionné avec son père dans le Martyrologe Romain au 17 octobre.

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 22:12

Joaquín Gelada Hugas
1881-1936

Né le 5 décembre, baptisé le 6 décembre 1881 à Olot (Girona), il y fut confirmé l’année suivante, avec son frère jumeau Jerónimo. Le père, Jerónimo, fabriquait des cordes ; la mère, Inés, travaillait courageusement pour tenir sa grande famille.

Joaquín travaillait bien à l’école ; à dix ans, il commença le latin. La même année passa dans le pays un père clarétain, qui suscita la vocation des deux jumeaux.

Ils entrèrent au postulat de Barbastro en 1892. Peu après, ils revinrent à la maison, Jerónimo pour sa santé, Joaquín «parce qu’il ne montrait pas de signes réels de vocation», dit-on. Ils continuèrent cependant leurs études avec un prêtre et firent la Première au séminaire de Gerona.

En 1897, Joaquín entra au noviciat de Cervera ; là encore on doutait un peu de sa vocation, mais il fit la profession en 1898, puis la philosophie et la théologie, pour finalement être ordonné prêtre en 1906. Il avait vingt-cinq ans, il allait en passer trente à enseigner.

Au début, il croyait qu’on l’enverrait en pays de mission, en Amérique, mais sa première destination fut Burgos (1907), comme préfet des élèves externes ; en 1908, on l’expédia à Ségovie où, durant l’été, il eut à faire des répétitions à deux garçons qui avaient été recalés en juin ; il écrivait plaisamment à son frère jumeau qu’il devait les «rendre moins ânes». En 1909, on l’envoya à Valmaseda, comme professeur, une charge qui lui convenait très bien. En 1912, il fut à Santo Domingo de la Calzada, où on lui reconnut enfin ses excellentes qualités de pédagogue ; il y enseigna aussi le latin ; en 1921, il alla à Medina de Rioseco, pour arriver finalement en 1921 à Castro Urdiales.

L’élève à qui l’on reprochait son peu de piété, était devenu un prêtre assidu au devoir et passionné par l’enseignement. Les petits élèves l’appelaient gentiment El Abuelazo, le petit Grand-père ; il aimait beaucoup enseigner aux enfants pauvres.

Le 22 juillet 1936, il retrouva le p. Carrascal chez les Servantes de Jésus, où les rejoignit ensuite le frère Barrio. Le 13 octobre, il célébra la Messe pour la dernière fois. A onze heures, arriva une troupe de miliciens pour les arrêter. Le p. Joaquín voulait prendre quelque vêtement avec lui, et dut donner sa parole d’honneur qu’il revenait immédiatement. Puis il donna sa bénédiction aux Religieuses. Après avoir fouillé partout, le chef des miliciens lança : Nous avons pris les trois moineaux.

Comme on l’a vu pour le p. Isaac Carrascal, on les conduisit dans la «prison» des Clarisses, où on les confina dans le chœur de la chapelle.

Au petit matin du 14 octobre 1936, à une heure de la nuit, on réquisitionna un chauffeur pour conduire les trois Religieux avec trois miliciens, qui insultaient et frappaient les prisonniers ; ils tentaient aussi de les faire apostasier. Arrivés à l’endroit prévu, les miliciens firent descendre les Religieux et les autres prisonniers et ordonnèrent au chauffeur de continuer vers Santander : on l’abattrait s’il racontait quelque chose. Il n’avait pas fait cinq cents mètres, qu’il entendit des coups de feu. C’était au niveau de Torrelavega, sur la route entre Sierrapando et La Cavada.

Béatifié en 2017, Joaquín Gelada Hugas sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 14 octobre.

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens