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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 23:00

Karl Leisner
1915-1945

Karl était né le 28 février 1915 à Rees (Rhénanie Nord, Allemagne).
Dès l’âge de douze ans, il tint un petit journal, dans lequel on peut lire son aversion totale pour le nazisme. Ainsi en 1934, entendant scander Heil Hitler, il écrivit dans son calepin : J’ai une passion pour le Christ. Heil !
Au lycée, il rencontra le Mouvement de Schönstatt, un groupe dont il recevra toute sa spiritualité.
Militant chrétien, à dix-huit ans il était responsable de son groupe à Kleve (Clèves). Son évêque lui confia la responsabilité de la jeunesse pour tout le diocèse.
Séminariste, il fut ordonné diacre le 25 mars 1939. Peu après, il apprit qu’il était atteint de tuberculose pulmonaire et s’en fut se reposer en Forêt Noire.
Après l’attentat manqué du 8 novembre 1939 contre Hitler, il commenta imprudemment : Dommage qu’il fût parti et fut arrêté par la Gestapo dès le lendemain.
Emprisonné à Freiburg-in-Breisgau, transféré à Sachsenhausen, il fut interné au camp de Dachau en décembre 1940.
A Dachau s’étaient constitués trois groupes de Schönstatt. Celui auquel appartenait Karl prit comme devise Victor in vinculis (Vainqueur dans les chaînes).
Clandestinement, l’évêque de Clermont-Ferrand, qui était prisonnier aussi, Mgr Piguet, conféra l’ordination sacerdotale à Karl dans ce même camp, le 17 décembre 1944. Rien ne manqua pour cette ordination : une jeune fille de vingt ans, qui travaillait aux plantations voisines, put, au risque de sa vie, faire passer l’autorisation officielle de l’évêque de Düsseldorf, diocèse originaire de Karl, celle de l’évêque de Münich, diocèse de Dachau, le saint Chrême, le Pontifical, même la crosse épiscopale.
Karl, déjà mourant, ne put célébrer qu’une seule fois la Messe, le 26 décembre, fête de saint Etienne.
Peu après que les alliés eurent ouvert le camp et libéré les prisonniers, Karl fut interné au sanatorium de Planegg (Münich, Bavière), où il mourut le 12 août 1945.
Les derniers mots de son journal furent : Seigneur, bénis aussi mes ennemis !
En 1988, Jean-Paul II le donna comme modèle à la jeunesse d’Europe. Karl avait écrit le 16 juin 1945 : Une seule chose : Pauvre Europe ! Retourne à ton Seigneur ! Là est ta Source pour tout ce que tu portes de plus beau.
Karl Leisner a été béatifié en 1996.

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5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 23:00

Kyriaki de Nicomédie
† 4
e siècle

Les Grecs honorent le 6 juillet cette vierge qui aurait été martyrisée à Nicomédie (Bithynie, act. Izmit, Turquie NW), sous Dioclétien.
Elle aurait renversé des idoles, aurait été jetée aux bêtes (qui l’épargnèrent) et décapitée.
Il se trouve qu’on vénère à Tropea (Calabre, Italie S) une sainte Domenica, dont le nom est dérivé de Dominus, de même que Kyriaki dérive de Kyrios (seigneur).
Cette Domenica aurait été exilée sur les bords de l’Euphrate, et ramenée par les anges à Tropea, sa ville natale.
On ne saurait dire s’il s’agit d’une simple transposition, d’une invention, d’un transfert de reliques, de deux personnages distincts…
Sainte Kyriaki de Nicomédie est commémorée le 6 juillet dans le Martyrologe Romain.

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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 23:00

Kim Barbara
(Gim Bareubara)
1804-1839

Barbara était servante dans une famille coréenne catholique.
Elle voulait conserver sa virginité.
Un jour son père vint la voir et lui dit qu’il fallait se marier. Il disait qu’il lui avait trouvé un bon compagnon, catholique. En réalité, son père la trompait ; il se refusait simplement à voir sa fille rester vierge.
Barbara accepta ce mariage, et découvrit bien vite que son mari était un païen convaincu. Elle essaya de l’amener au Christ, en vain. Elle eut plusieurs d’enfants, dont une seule fille fut croyante.
Après la mort de son mari, Barbara fut baptisée par les missionnaires, qui venaient d’arriver en Corée. A partir de ce moment-là, Barbara fut une fervente catholique.
Arrêtée en mars ou avril 1839, avec toute la famille à laquelle appartenait la maison où elle habitait, elle refusa d’apostasier et de donner des noms d’autres Catholiques.
Elle fut torturée, frappée jusqu’à ce que ses os fussent brisés, mais elle proclama sa foi jusqu’à la fin.
Elle mourut en prison, victime de la typhoïde qui sévissait dans les geôles de la prison, à cause des très mauvaises conditions hygiéniques où se trouvaient les prisonniers.
C’était le 27 mai 1839. Elle n’avait que trente-cinq ans.
Kim Barbara fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1984.
Les Martyrs coréens sont fêtés ensemble le 20 septembre.

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 00:00

Krikor Narekatsi
950-1010

Krikor Narekatsi (ou aussi Grigor Naregatsi) naquit vers 945-951 dans le Vaspourakan des Artzrouni, une province arménienne au nord de l'Irak.
Il avait deux frères : Hovhannès (Jean), qui sera moine copiste également à Narek, et Sahak, pratiquement inconnu.
Très tôt la mère mourut et c'est le père, l'évêque Khosrov Andzévatsi (le Grand) qui se chargea de leur éducation. Cet évêque était déjà auteur d'importants ouvrages théologiques. Puis ce fut l'oncle de Grigor, Anania Narekatsi, abbé du monastère de Narek, qui poursuivit l'éducation de son neveu.
Grigor fut donc moine au monastère de Narek, fondé en 935, non loin du lac de Van, près de l'église d'Aghtamar.
Il fut ordonné prêtre en 977 et fut vardapet (c’est-à-dire docteur en théologie), puis enseignant. C’était un esprit encyclopédique, maître en musique, astronomie, géométrie, mathématiques, littérature et théologie.
Reconnu comme maître spirituel, il fut chargé de former les novices de son couvent et, chose délicate, de réformer les monastères voisins.
Il arriva justement que des moines, jaloux de son influence et de ses qualités, le dénoncèrent comme coupable d'hérésie. De par sa formation, Grigor pouvait être taxé de chalcédonisme, comme son père qui avait même été un temps excommunié par le Catholicos Ananias Ier de Moks. Mis à l'écart et rejeté dans l'ombre, Grégor montrera son orthodoxie : on lui rendra justice, à cause de son humilité.
Vers la fin de sa vie, ce grand mystique a écrit en langue arménienne classique un poème intitulé Livre des Lamentations, chef d'œuvre de la poésie arménienne médiévale. Ce maître de la discipline a, pour ce faire, tiré la langue arménienne classique de la liturgie pour lui donner, après l'avoir remodelée et sculptée, une autre forme et un autre sens, la poésie arménienne médiévale.
Gregor a rédigé un Commentaire sur le Cantique des Cantiques de Salomon, une Histoire de la croix d'Aparan, des odes célébrant la Vierge Marie, des chants et des panégyriques.
Il a introduit à cette époque le vers monorime dans la poésie arménienne. Son influence a marqué la littérature arménienne et se retrouve chez d'autres poètes. Son œuvre est l'un des sommets de la littérature universelle.
Il mourut vers 1003 ou 1010 et un mausolée lui fut consacré à Narek, malheureusement détruit à la suite du génocide arménien.
Il sera canonisé par l'Eglise arménienne.
Les Lamentations ont été mises en musique en 1985 par Alfred Schnittke, dans une traduction russe de Naum Grebnev.
Grégoire de Narek est un théologien, poète et philosophe. Il a été appelé le Docteur des Arméniens et sera proclamé Docteur de l’Eglise en 2015.
Ses élégies constituent actuellement le recueil majeur de prières de la liturgie arménienne.
Gregor est mentionné le 27 février au Martyrologe Romain.

Extrait du Livre des Lamentations, XXVI :

« J'ai été orgueilleux, moi, poudre vivante,
et fier, moi, argile parlante,
et hautain, moi, terreau vil.
Je me suis exalté, moi, cendre sordide ;
j'ai brandi le poing, moi, coupe fragile.
Je me suis accru plus qu'un roi ;
puis comme l'homme qu'on expulse
je me suis reclus à nouveau en moi.
J'ai reflété l'incendie de la fureur
moi, boue intelligente ;
ma présomption m'enfla comme étant immortel,
moi, de mort encloué comme les bêtes ;
j'ai étendu les bras vers la passion de vivre,
n'ai pas tourné ma face mais mon dos ;
l'esprit ailé je me ruais vers de noirs mystères ;
j'ai dégradé mon âme pure en flattant mon corps. »

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 15:22

Kolë Shllaku

1907-1946

 

Kolë (Nicolas) Shllaku naquit le 27 juillet 1907 à Shkodër (Albanie), de Loros et Marë Ashtës.

Il fréquenta le collège des Frères Mineurs, qu’il rejoignit au postulat de Troshan en 1922.

Quand il fit la profession solennelle, il prit le nom de Gjon (Jean).

Il fut envoyé en Hollande pour ses études de théologie et fut ordonné prêtre en 1931.

De 1932 à 1936, il compléta ses études à Louvain et reçut le doctorat en théologie.

Revenu à Scutari, il enseigna la philosophie et le français à l’école Illyrikum ; ses dons intellectuels et spirituels lui valurent une certaine renommée.

Lors de l’invasion italienne, il se réfugia en Yougoslavie ; revenu en Albanie un an plus tard, il publia des articles très vifs contre le marxisme et le fascisme, tout en inculquant aux étudiants le sens d’une résistance non-violente et surtout l’absence de toute vengeance.

En 1940, il fut nommé à la tête des Franciscains d’Albanie, continuant à exposer point par point l’erreur du Marxisme. Il fut bientôt dans la ligne de mire du gouvernement athée.

Arrêté durant l’hiver 1945, il subit des semaines de torture ; un semblant de procès l’accusa de complot noir avec le Vatican, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ; avec sept autres prévenus, il fut condamné à être fusillé et fut abattu avec six d’entre eux le 4 mars suivant.

Il est un des trente-huit Martyrs d’Albanie béatifiés en 2016.

Kolë Shllaku est inscrit au Martyrologe le 4 mars.

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 11:27

Kim No-sa Rosa

(Gim No-sa Rosa)

1783-1839

 

Rosa était née vers 1783 à Seoul (Corée S).

Veuve, elle embrassa le catholicisme avec une joie non dissimulée, qu'elle montrait à tous, en particulier à ses proches.

On vint brusquement l'arrêter chez elle en décembre 1838, et on l'emmena en prison ; elle ne montra pas d'inquiétude : elle invoquait les noms de Jésus et de Marie, et restait tout-à-fait tranquille. Elle resta en prison plusieurs mois.

Le chef de la police la menaça un jour en lui montrant les instruments de torture. Voici le dialogue :

  

- On va te briser tous les os, à moins que tu renies Dieu et que tu nous donnes les noms des autres Catholiques.

- Je ne peux pas faire ça.

- Et pourquoi ?

- Dieu est le Créateur de tous les hommes. Nous commettons un péché en le reniant et en faisant du mal aux autres. Il est inutile de me demander de telles choses. Je suis déterminée à mourir pour Dieu.

- Le roi interdit ta religion.

- Dieu est plus haut que le roi.

Le chef de police tortura durement Rosa, qui ne céda pas un moment.

Condamnée à mort, elle fut mise en prison, où elle rejoignit les autres femmes catholiques qui s'y trouvaient déjà, arrêtées durant le mois de mars 1839.

Kim No-sa Rosa fut décapitée au-delà de la Porte Etroite Ouest, le 20 juillet 1839, avec sept autres Catholiques. Elle avait cinquante-six ans.

Les Martyrs coréens de cette période ont été béatifiés en 1925 et canonisés en 1984. Ils ont leur fête commune le 20 septembre.

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 11:24

Kim Sŏng-im Martha

(Kim Syeng-im Mareuta)

1786-1839

 

Mareuta (Martha) était née à Pupyeong (Gyeonggi-do, Corée S).

Elle avait divorcé de son premier mari et s'était remariée avec un prétendu diseur de bonne aventure.

Elle connut le Catholicisme et commença à le pratiquer. Après la mort de son deuxième mari, elle vécut dans la maison d'autres Catholiques, qu'elle aidait de son mieux pour compenser l'hospitalité qu'elle en recevait. Cette dépendance la peinait un peu, mais elle resta fidèle dans son attitude et dans la foi en Dieu.

Un jour qu'elle se trouvait avec Yi Magdalena, Yi Theresa et Kim Lucia, la conversation arriva sur la persécution, les courageux martyrs et le bonheur du Ciel. Toutes quatre, transportées par ces pieuses pensées, eurent l'idée de se livrer à la police, pour partager les souffrances et le sacrifice du Christ et obtenir ainsi le martyre.

On leur avait bien appris que s'offrir ainsi spontanément à la mort n'était pas régulier ; mais on pouvait admettre que Dieu inspirât une telle résolution dans des circonstances bien spéciales, par exemple pour échapper à une situation encore plus grave (viol, peur d'apostasier à cause de la torture, peur d'être aveuglé(e) par des interrogatoires trop pointus et de donner sans le vouloir quelque information grave...). Dans ces cas-là, on admettra qu'il ne s'agit pas de suicide, mais d'un don total de tout l'être à Dieu, y compris la vie naturelle, pour ne pas céder au Mal et être plus sûrement uni à Dieu dans la Vérité.

Il y a d'ailleurs des cas analogues dans l'histoire des premiers Chrétiens, comme par exemple sainte Apollonia (v. 9 février).

Ces quatre pieuses femmes, donc, sur la fin de mars ou au début d'avril 1839, se rendirent tout simplement au poste de police et demandèrent à être mises en prison, du fait qu'elles étaient catholiques. Au policier éberlué et incrédule, elles montrèrent leur chapelet. Le policier les attacha et les jeta en prison. On imaginera facilement les tortures qu'elles eurent ensuite à subir.

Martha fut interrogée ainsi :

- Tu crois que la religion catholique est la vraie religion ?

- Bien sûr, que je le crois. Sinon, nous ne serions pas ici.

- Renie Dieu.

- Nous ne pouvons jamais renier Dieu, dussions-nous mourir.

- Tu n'as pas peur des tortures ?

- Tu perds ton temps à vouloir nous faire renier Dieu. Nous nous sommes présentées nous-mêmes pour l'amour de Dieu. Comment le renier maintenant ? Nous mourrons si c'est requis par la loi du pays, mais nous ne pouvons jamais renier Dieu.

Les tortures reprirent et se répétèrent. Les courageuses femmes furent présentées à la Haute cour où on les interrogea à nouveau. Mêmes questions, mêmes réponses.

Le chef de la police les tortura encore plus durement, du fait qu'elles s'étaient rendues spontanément, mais elles ne faiblirent pas. Finalement elles furent condamnées à mort.

Martha et ses trois Compagnes, ainsi que quatre autres (trois femmes et un homme) furent décapités, comme Kim No-sa Rosa, le 20 juillet 1839. Martha avait cinquante-trois ans.

Comme ses Compagnes, Martha fut béatifiée en 1925, canonisée en 1968. Leur fête commune est au 20 septembre.

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 22:37

Kim A-gi Agatha

(Gim A-gi Agata)

1787-1839

 

Née en 1787 à Seoul, Agatha était de famille païenne ; elle épousa un mari qui l'entraîna pendant longtemps dans des pratiques superstitieuses, qu'elle finit par abandonner et brûler grâce aux bons conseils de sa sœur aînée, qui était catholique.

Agatha avait peu de mémoire et ne pouvait retenir les prières du matin et du soir.

Durant l'interrogatoire, elle déclara : Je ne connais rien d'autre que Jésus et Marie. J'aime mieux mourir que renier Jésus et Marie.

Elle fut durement torturée, mais ne céda pas. Une fois en prison, les autres Catholiques la reçurent joyeusement : Bienvenue, Agatha, toi qui ne connais que Jésus et Marie ! Ils lui enseignèrent les principales vérités de la Foi et la baptisèrent.

Elle endura encore d'autres tortures, courageusement et sans plier. Le motif de sa condamnation à mort était, comme pour Kim Magdalena, qu'elle professait l'hérésie catholique, qu'elle lisait des livres chrétiens et qu'elle avait des images pieuses.

Le vendredi 24 mai 1839, elle fut décapitée avec huit autres Catholiques, au-delà de la Porte Etroite Ouest. Elle avait cinquante-trois ans.

Elle fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1968. Son dies natalis est au 24 mai, tandis que la fête commune des cent-trois Martyrs coréens est au 20 septembre.

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 20:34

Kim Ŏb-i Magdalena

(Gim Eob-i Magdallena)

1774-1839

 

Née en 1774 à Seoul, elle désirait rester vierge, mais fut forcée de se marier par ses parents. Après avoir perdu son mari et ses enfants, elle vécut à Seoul avec sa mère, dont elle supporta avec patience le tempérament difficile.

Après la mort de celle-ci, Magdalena continua d'enseigner le catéchisme aux enfants et à baptiser les enfants païens en danger de mort.

Elle montra un cran remarquable durant les interrogatoires et les tortures : pendant qu'on torturait sa compagne Han Barbara, elle n'hésitait pas à expliquer au chef de police les points importants de la doctrine chrétienne.

D'après les notes de la police, Magdalena fut condamnée à mort pour trois motifs : elle lisait des livres chrétiens, elle possédait des images saintes, elle croyait en l'hérésie catholique.

Le vendredi 24 mai 1839, elle fut décapitée avec huit autres Catholiques, au-delà de la Porte Etroite Ouest. Elle avait presque soixante-six ans.

Elle fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1968. Son dies natalis est au 24 mai, tandis que la fête commune des cent-trois Martyrs coréens est au 20 septembre.

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9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 16:12

Kwŏn Chin-i Agatha

(Gweon Ji-i Agata)

1819-1840

 

Agatha était la fille d'un fonctionnaire ; sa mère, catholique, était Han Yŏng-i Magdalena (ou Han Yeong-i Magdallena), future martyre.

Elle se maria (ou on la maria) lorsqu'elle n'avait que douze ou treize ans, avec un homme beaucoup trop pauvre pour s'acheter une maison à lui, de sorte qu'après la cérémonie du mariage, Agatha resta chez un parent.

Elle trouva un petit travail en faisant le ménage chez un prêtre chinois. Ce dernier se prit d'affection pour cette petite femme. Agatha lui dit qu'elle désirait rester vierge et le prêtre fit déclarer nul son mariage. Par la suite, le prêtre et Agatha partagèrent une amitié dangereuse, qui finit par scandaliser la communauté chrétienne. Après plusieurs mois de cette conduite, l'évêque admonesta Agatha et l'engagea à mettre fin à ce comportement. Obéissante, et fortement attachée au Christ, Agatha prit une sage décision.

Elle revint chez sa mère et mena désormais une vie édifiante de prière et de repentir. Elle pensait que seul le martyre pouvait la remettre pleinement dans l'amitité de Dieu.

Elle reçut cette autre Agatha (Yi Kyŏng-i), qui avait dû quitter son « mari » sur le conseil de l'évêque.

Agatha fut arrêtée une première fois avec sa compagne, le 17 juillet 1839, avec une autre jeune fille. Celui qui les avait dénoncées arriva et prétendit séduire notre Agatha, qui ne répondit pas à ses avances.

Touchés par la jeunesse et la beauté des jeunes femmes, les policiers les laissèrent partir, de sorte qu'elles furent un temps hors de portée de leur dénonciateur et tentateur. Mais les policiers furent punis pour leur « lâcheté ».

Les trois jeunes femmes se cachèrent dans une maison de Catholiques à Seoul, mais la jeune fille, arrêtée, révéla leur cachette.

Les deux Agatha furent arrêtées une deuxième fois, et remises en prison. On les tortura, on les frappa, mais elles ne renièrent pas leur foi.

Agatha revit sa mère, en prison, où elles eurent leur dernière conversation avant d'être immolées, la mère le 29 décembre 1839, Agatha un mois plus tard.

Les témoins affirmèrent qu'Agatha versa davantage de larmes et répandit davantage de parfum odorant, que Marie Magdeleine à l'époque de Jésus.

Finalement, on conduisit les deux Agatha au lieu-dit Tangkogae, près de Seoul, où elles furent décapitées, le 31 janvier 1840.

Elles furent béatifiées en 1925 et canonisées en 1984.

 

 

 

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  • : Le blog de samuelephrem
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