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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 23:00

Mateu Casals Mas
1883-1936

Né le 10 septembre 1883 à Bagá (Barcelone), il fut baptisé le lendemain avec les noms de Mateu Lorenz Josep. Il était l’avant-dernier des neuf enfants de Mateo et Dolores.
Cette pieuse maman infusa dans le cœur de son fils la dévotion à la Passion du Christ, à laquelle il resta fidèle, particulièrement durant les cérémonies de la Semaine Sainte. Mais la route de l’adolescent ne fut pas une trajectoire en ligne droite ; il connut ses «libertés» et prit le temps de travailler dans les champs et dans les bois, puis comme tisserand. Après la mort de sa mère (1897), il commença à se «convertir».
Il entra au séminaire de Solsona, grâce à la générosité de sa tante ; petit à petit, il prit conscience que sa vraie vocation le conduisait vers les Pères clarétains. Rejoindre la plus proche maison de cette Congrégation n’était pas facile : il fallut vaincre les oppositions de la famille, les moqueries des «amis», trouver un peu d’argent pour le voyage ; en outre, pour aller prendre le train à Ripoll (il n’avait encore jamais vu un train de sa vie), il fit neuf heures de marche à pied (près de quarante kilomètres), pour arriver tard le soir à Vic. C’était en juillet 1902, il avait dix-neuf ans.
Il commença ainsi le noviciat ; sa conversion était profonde. Il fut sévère pour lui-même, pour son alimentation, et il s’offrit totalement à la Sainte Vierge Marie. Il avait de très bonnes dispositions morales et intellectuelles ; il dut cependant consulter un spécialiste de Barcelone, pour quelques «troubles» nocturnes. Mais il fut rassuré et fit la profession en août 1903.
Il fit les études de philosophie à Cervera, celles de théologie à Alagón, et fut finalement ordonné prêtre en 1911.
Ses insomnies et ses maux de tête ne l’abandonnèrent pas. Mais il fut fidèle à sa vocation. On l’envoya à Aranda de Duero, puis Alagón et Solsona (1913). En 1916, il fut professeur de théologie mystique, tout en travaillant activement au salut des âmes par la prédication en divers lieux.
En 1922, il fut supérieur de Sabadell, en 1930 à Cervera, puis Solsona, de nouveau Sabadell en 1934, où il vécut les premières persécutions républicaines. Lui qui avait connu ses hésitations, était désormais considéré comme un saint.
Le 19 juillet 1936, devant abandonner leur maison, les Religieux se dispersèrent chez des amis. Le 20 juillet, le p.Mateu célébra dans la chapelle des Petites Sœurs des Pauvres. Ceci dura jusqu’au 4 août : ce jour-là, on vint l’arrêter pour l’envoyer en prison. On suppose que les révolutionnaires eurent en mains la liste des adresses où se trouvaient les Religieux clarétains.
En prison, les Clarétains organisèrent leur prière commune ; des familiers venaient leur rendre visite ; à l’un qui proposait sa maison au p.Mateu pour sa sortie de prison, il répondit qu’il pressentait qu’il mourrait avant d’être libéré.
En effet, au soir du 4 septembre, on vint sortir tous les prisonniers, quinze en tout, qu’on emmena sur la route près de la localité San Quirico de Tarrasa ; en chemin, les condamnés chantaient à tue-tête Vive le Christ Roi, Vive le Cœur Sacré de Jésus !. On les fusilla par groupes de quatre (trois pour le dernier groupe) au matin du 5 septembre 1936 vers cinq heures.
Béatifié en 2017, Mateu Casals Mas sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 5 septembre.

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23 août 2021 1 23 /08 /août /2021 23:00

María Vicenta Rosal Vásquez
1815-1886

Cette Fondatrice vit le jour le 28 octobre 1815 (ou 1820, date plus souvent retenue, mais une image d’époque porte la date de 1815) à Quetzaltenango (Guatemala), dans une famille chrétienne.
A quinze ans, elle fut conquise par le mystère de Bethléem et sentit l’appel de Dieu.
En 1837 elle entra dans l’Institut des Sœurs de Bethléem, fondées au 17
e siècle par saint Pedro Betancur (v. 25 avril).
A sa vêture, elle prit le nom de María Encarnación du Cœur de Jésus, en souvenir de la naissance à Bethléem du Celui qui mourut pour le salut des hommes.
S’apercevant que l’Institut commençait déjà à s’écarter de sa vocation première, elle crut trouver ce qu’elle attendait à Sainte-Catherine, un autre monastère plus fidèle, qui ne lui donna pourtant pas satisfaction, de sorte qu’elle revint à son premier monastère.
La providence fit qu’elle fut élue prieure du monastère en 1855. Cette année-là, elle fonda deux écoles à Quetzaltenango.
Voulant revoir les constitutions et les ré-harmoniser avec le charisme du Fondateur, elle rencontra l’opposition des Religieuses, comme cela arrive presque toujours quand un(e) Saint(e) veut reporter l’Institut à la pureté de sa fondation.
Aussi, María Encarnación fonda elle-même une nouvelle Congrégation, qui s’appela Sœurs Bethlémites-Filles du Sacré-Cœur, auxquelles elle voulait donner l’esprit du Fondateur saint Pedro Betancur.
Malheureusement, le pays traversa une crise politique et la Fondatrice dut émigrer au Costa-Rica voisin (1877). A Cartago, elle fonda une première école pour les filles ; en 1886, elle ouvrit un orphelinat.
De nouveau une crise politique s’abattit sur le pays, et María passa alors en Colombie : à Pasto, elle ouvrit une maison pour les enfants pauvres et abandonnés. Puis elle ouvrit deux maisons pour sa congrégation, en territoire équatorien, tout près de la frontière avec la Colombie, à Tulcán et à Otavalo.
Nouvelle étape dans l’expansion de l’œuvre : la maison-mère devait s’établir à Bogota (Colombie), et une nouvelle fondation s’ouvrit à Dallas (Texas).
Patiemment, la Mère María Encarnación réussit à répandre dans ses fondations l’esprit du saint Fondateur Pedro Betancur. Elle y promut la dévotion au Sacré-Cœur et, en union avec le Sacrifice divin, l’expiation pour les péchés du monde. C’est ainsi que chaque 25 du mois, les Religieuses élèvent à Dieu d’intenses prières en expiation.
María Encarnación fit une chute de cheval tandis qu’elle se rendait de Tulcán à Otavalo ; elle mourut à Tulcán (Equateur) le 24 août 1886, la veille de la fête des Douleurs du Sacré-Cœur, une fête que le Christ lui-même lui avait demandée précédemment.
La Congrégation s’est désormais développée non seulement en Amérique du Sud, mais aux Etats-Unis, en Espagne et en Italie, ainsi qu’en Inde. Les Religieuses enseignent, évangélisent, assistent les personnes âgées.
Depuis la mort de María Encarnación, son corps est resté frais et souple.
Elle fut béatifiée en 1997.

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18 août 2021 3 18 /08 /août /2021 23:00

María Calaf Miracle
1871–1936

María vit le jour le 18 décembre 1871 à Bonastre (Tarragona, Espagne).
Elle entra dans la congrégation des Carmélites de la Charité en 1890 au noviciat de Vic (Barcelone).
Elle professa avec le nom de María de Notre-Dame de la Providence.
Très mariale, appréciée pour sa candeur angélique et sa délicatesse fraternelle.
Quand fut fondée la communauté de Benicásim, elle en fut co-fondatrice, puis passa à celle de Cullera en 1899, jusqu’à la fin de sa vie.
Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia) le 19 août 1936.
Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

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30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 23:00

Marcel Denis

1919-1961

 

Marcel Denis naquit le 7 août 1919 à Alençon (Orne), deuxième de trois enfants d’un foyer chrétien où le père est un employé de la SNCF.

Alençon est aussi la ville native de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (v. 1 octobre), envers laquelle Marcel aura une grande dévotion.

Après ses études primaires à Montsort, il entra au Petit séminaire de Sées en 1932.

En 1942, il entra aux Missions Etrangères de Paris et, après le service militaire, fut ordonné prêtre (1945).

Sa mission fut le centre du Laos, pour lequel il s’embarqua à Marseille en 1946. Il arriva à destination en juin 1946 et restera à Thakhek pour apprendre la langue laotienne.

Comme on le sait, le Laos fut la proie des Japonais, puis devint l’arrière-base des communistes vietnamiens.

Après une période à Dong Makba, le père Marcel fut envoyé dans la région de Khammouane (1952). Il s’exténua à évangéliser, à baptiser, à construire des écoles, des églises ; à former des catéchistes, à soigner des malades.

La guerre civile commença en 1953. Elle n’avait pas cessé en 1961 : en avril, le père Marcel voulut aller chercher son catéchiste Unla dans le village de Phon Saat et mettre en sûreté la famille de celui-ci. Mais c’est là qu’il fut arrêté. Il aurait pu quitter l’endroit, mais il ne voulait pas compromettre son gardien.

On croit savoir qu’il fut enlevé en juillet, accompagné de soldats dans sa propre jeep. On l’aurait forcé à rejoindre le Vietnam, puis ramené au Laos. Il fut fusillé le 31 juillet 1961 à Kham Hè (Nhommalath, Khammouan, Laos).

Il a été béatifié le 11 décembre 2016, avec seize autres Compagnons.

Son dies natalis sera le 31 juillet dans le Martyrologe Romain.

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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 23:00

Mariantonia Samà

1875-1953

 

Mariantonia (Marie-Antoinette) Samà naquit le 2 mars 1875 à Sant’Andrea Ionio (Catanzaro, Italie S), fille unique de Bruno (qui mourut déjà en 1874) et de Marianna Vivino, de très pauvres personnes.

Mariantonia reçut le baptême le 3 mars 1875, la Première communion et la Confirmation en 1882.

La vie fut très difficile, à cause de cette extrême pauvreté. Chaque semaine, Mariantonia conduisait au moulin la mule chargée de blé et, au retour, échangeait la farine contre une miche de pain.

Dans cette pauvreté, autant la mère que la fille étaient complètement illettrées et ne parlaient que leur dialecte local. Mais elles étaient très attachées à la religion : été comme hiver, elles se rendaient pieds-nus à la Messe.

C’est en 1886 que commença la calvaire de la pauvre Mariantonia. Après avoir accompagné sa mère pour laver du linge le long de la rivière, au retour elle but de l’eau sans doute non potable et en resta très malade et paralysée pendant un mois, n’articulant que des sons incohérents, et ne prenant de la nourriture qu’après minuit. On en vint à supposer un cas de possession diabolique, qui devait durer huit années.

En 1894, une pieuse personne, baronne de son état, organisa le transport de la pauvre Mariantonia à la chartreuse proche (là où mourut s.Bruno, v. 6 octobre) ; le voyage connut bien des péripéties, car il fallut «enfermer» Mariantonia dans une sorte de caisse, à cause de ses violentes convulsions ; quatre gaillards portaient cette caisse avec son contenu vivant,  la malheureuse Mariantonia.

A leur arrivée à la chartreuse, les moines procédèrent à un exorcisme en règle, avec prières et chants, sans aucun changement. On présenta alors à Mariantonia le buste-reliquaire de saint Bruno, qu’elle saisit dans ses bras, déclarant qu’elle était guérie.

Cette accalmie dura seulement deux ans. En 1896, une pénible arthrite s’empara d’elle, la clouant au lit sur le dos, les jambes repliées. Ce devait être sa position jusqu’à la fin de sa vie, pendant cinquante-sept ans.

La brave maman de Mariantonia mourut en 1920. De braves gens du village se relayèrent pour lui apporter de la nourriture.  Mariantonia souffrait beaucoup mais, dans sa pudique modestie, ne voulait pas se faire examiner par le médecin. Ce sont les Religieuses qui vinrent l’aider à se soigner. De ce qu’on lui apportait, elle n’acceptait que le strict nécessaire pour elle, et en faisait remettre la presque totalité aux pauvres - à plus pauvre qu’elle.

Elle appréciait particulièrement la présence de l’Eucharistie que lui apportait le prêtre, se sentant ainsi plus près de Jésus. On venait prier avec elle et on lui demandait aussi des conseils : sa réponse était souvent de redonner courage et espérance.

Mariantonia reçut le voile noir des Sœurs du Sacré-Cœur, devenant ainsi tertiaire de cette congrégation. Désormais, on appela Mariantonia la petite sœur de saint Bruno. On se rappelle que déjà le papa de Mariantonia s’appelait Bruno ! Mariantonia fit en 1915 les vœux privés, avec la permission du curé de la paroisse.

Le long calvaire de Mariantonia prit fin au matin du 27 mai 1953, tandis qu’on priait près d’elle les litanies de la Sainte Vierge ; elle prononça les noms de Jésus et Marie, et entra dans l’Eternité. Contrairement à ce qu’on pouvait supposer, le corps de Mariantonia ne montrait aucune trace d’escarres, la peau apparaissant parfaitement lisse.

Une parente de Mariantonia affirma : Aucune plainte n’est jamais sortie de sa bouche.

Mariantonia Samà sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 27 mai.

Le miracle reconnu pour cette béatification concerne une femme de Gênes, gravement atteinte de polyarthrite dégénérescente jusqu’aux genoux ; en décembre 2004, dans sa douleur intense, cette femme invoqua fortement Mariantonia, qu’elle avait connue autrefois.

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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 23:00

Marc Roy
1577-1622

Marc naquit en 1577 à Sigmaringen (Souabe, Allemagne S), de parents catholiques.
Il fit de brillantes études à Fribourg, où ses camarades le surnommèrent le philosophe chrétien.
Pendant six ans, il accompagna dans un voyage à travers l’Europe trois jeunes gens qui purent témoigner de sa vie vertueuse en tous points.
Après s’être perfectionné en droit à Dillingen, il exerça quelque temps le métier d’avocat à Colmar, mais pris de scrupule, il abandonna bientôt cette profession.
Il voulut entrer chez les pères capucins de Fribourg, mais avait impérativement besoin de pouvoir célébrer la sainte Messe chaque jour : il reçut la permission romaine d’être ordonné sans les délais habituels et reçut le sacerdoce en 1612.
Il commença alors son noviciat, déjà prêtre, prenant le nom religieux de Fidelis et édifia les confrères par son obéissance et ses mortifications intenses. Il fut très troublé par le Tentateur, qui lui soufflait qu’il aurait dû rester dans le monde pour y faire plus de bien que dans son couvent, mais son bon maître des novices le rassura, la prière fit le reste : il retrouva la paix, et consacra tous ses biens à une fondation en faveur des jeunes ecclésiasiques.
Après les cours de théologie, il fut nommé gardien du couvent de Weltkirchen, où ses prédications vinrent à bout de la tiédeur des habitants, au point que même le Sénat local expulsait les récalcitrants. Lors d’une épidémie qui décima l’armée et la ville, Fidelis se dépensa auprès des malades, et en guérit quelques-uns.
Il fut ensuite pressenti pour aller prêcher chez les Grisons pour combattre l’avancée du protestantisme. Le Ciel dut lui révéler son prochain martyre, car il quitta Weltkirchen en disant aux habitants qu’ils ne le reverraient plus, comme cela arriva à l’apôtre Paul à Milet (v. Ac 20:25,38).
Il arriva dans le pays des Grisons en 1621. Des conversions notoires se firent. Jaloux, les Protestants cherchèrent à réagir par des émeutes, en affrontant les troupes impériales, en profanant les églises.
Fidelis arriva à Grisch le 24 avril 1622. A la fin de son discours, il eut une extase où il apprit qu’il recevrait ce jour-là la palme du martyre. Il partit seul pour Sévis. Survinrent les troupes impériales qui attaquèrent les Protestants ; mais ces derniers crurent que c’était Fidelis qui les avait appelées au secours.
Quand le père Fidelis sortit de l’église, il fut pris à partie par des protestants. Fidelis fut assommé, eut le crâne ouvert et reçut encore d’autres coups de sabre. On le décapita, on lui détacha une jambe. C’était effectivement le 24 avril 1622, veille de la fête de s.Marc.
Les miracles ne tardèrent pas. Fidelis fut béatifié en 1729, canonisé en 1743.

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 22:00

Michał Sopoćko

1888-1975

 

Le père Michał Sopoćko naquit le 1er novembre 1888, fête de la Toussaint, à Nowosady en Pologne russe (actuelle Lituanie), dans une famille noble profondément attachée à la foi chrétienne.

Chaque jour, on priait en famille, et Michał grandit dans cette atmosphère de piété ; il se construisait des autels où il priait.

Il fréquenta le séminaire de Vilnius, grâce à une bourse que lui accorda le recteur, car la famille était trop pauvre. Il fut ordonné prêtre en 1914, et exerça son sacerdoce dans la paroisse de Taboryszki, qui allait être brutalement agressée en 1915, au passage des troupes germano-russes. 

Sans se décourager, il continua à célébrer les offices, mais aussi à ouvrir des écoles dans les environs. Mais les autorités y verront bientôt un «danger» et l’obligèrent à quitter son poste. 

En 1918, il alla faire des études à Varsovie, mais la situation politique et la maladie l’empêchèrent d’étudier. Volontaire aux armées, il fut aumônier à l’hôpital militaire de Varsovie, puis transféré au régiment de Vilnius. Malade et hospitalisé, il revint à Varsovie et s’occupa des officiers. Ses conférences étaient très appréciées, et le ministère de la Défense les fit publier et diffuser dans tous les services. 

En 1919, l’université rouvrit ses portes, et l’abbé Sopoćko s’inscrivit en morale, droit et philosophie. En outre il fréquenta l’institut supérieur de pédagogie où il obtiendra son diplôme en 1923, avec un mémoire sur L’Alcoolisme et les adolescents.

Rappelé à Vilnius en 1924, il y organisa la pastorale pour les jeunes et pour les militaires. Chaque semaine fut organisée une table ronde pour traiter de sujets moraux et religieux. Il créa des associations pour la jeunesse.

Continuant ses études de théologie par correspondance, il passa le doctorat en théologie en 1926. Ses études lui donnèren l’occasion d’apprendre l’allemand, l’anglais et le français.

Directeur spirituel au séminaire de Vilnius, responsable à la faculté de théologie pastorale à l’université, il se retira peu à peu de la pastorale militaire. Il développa la Société des Enfants de Marie, le Cercle Eucharistique, le Tiers-ordre franciscain, l’Union missionnaire du clergé.

Préparant une thèse d’habilitation pour l’éducation spirituelle, il voyagea en Europe de l’Ouest et en 1934 présenta sa thèse intitulée : Le but, le sujet et l’objet de l’éducation spirituelle d’après M.Leczycki. Il fut nommé professeur à l’université de Varsovie et à l’université Etienne Batory de Vilnius, puis recteur de l’église Saint-Michel, après un pèlerinage en Terre Sainte.

Il rencontra une Religieuse du nom de Faustyna, chez les Sœurs de la Miséricorde à Vilnius. Sœur Faustyna Kowalska était une religieuse mystique, favorisée de révélations du Christ : elle avait vu en vision l’abbé Michał Sopoćko, à Varsovie et à Cracovie, et il deviendra le plus fidèle propagateur de la dévotion à la Divine Miséricorde, demandée par Faustyna de la part du Christ. Sœur Faustyna lui fit part du désir du Christ que fût instituée la fête de la Miséricorde divine, ainsi qu’une nouvelle congrégation religieuse. 

C’est lui qui demandera à l’artiste Kazimirowski de peindre l’icône de la Miséricorde divine, qui fut exposée le dimanche après Pâques de 1935, année du jubilé de la Rédemption. Il écrivit un ouvrage sur cette dévotion. En 1936, un premier opuscule envoyé à tous les évêques polonais, n’obtint aucune réponse. En 1937, deuxième opuscule. Sœur Faustyna mourut en 1938 (v. 5 octobre). A partir de 1939, la guerre confirmant les révélations de Sœur Faustyna, l’abbé Sopoćko les publia.

La construction du sanctuaire de la Miséricorde, qui devait se construire à Vilnius et qui avait obtenu l’agrément des autorités lituaniennes, fut remis à plus tard, à cause des hostilités. C’est alors que Edwige Osinska aida l'abbé à traduire et diffuser en Occident son traité sur la Miséricorde divine.

En 1940-1941, l'abbé reprit ses cours, près de l’église Saint-Michel. Il s’occupa de la conversion des Juifs et en baptisa soixante-cinq. Les Allemands alors s’alarmèrent. Il fut arrêté quelques jours. Fin 1941, il put se cacher chez les Ursulines, déguisé en charpentier, et continuant de célébrer et de travailler pour la diffusion de ses ouvrages. On le recherchait partout.

En 1944, il reprit des cours au séminaire, où il apportait ce qu’il pouvait trouver de provisions le dimanche dans les paroisses alentour. Son activité finit par ne plus être «clandestine», et il courut un réel danger.

En 1947, il fut appelé par Mgr Jalbrzykowki à Bialystok (Pologne) et se retrouva en septembre à Mysliborz, où il rencontra les premières supérieures de la nouvelle congrégation. A Bialystok il fut professeur et directeur spirituel au séminaire, confesseur des Missionnaires de la Sainte Famille. 

Faute d’examen suffisant, la dévotion fut interdite en 1958, mais elle était désormais largement connue. La construction, à Bialystok, d’une église consacrée à la Miséricorde divine, dut de nouveau être reportée. Dans un accident facial l'abbé perdit la voix et un autre accident de voiture en 1962 aggrava son état de santé. Il interrompit ses nombreuses activités, sauf celle de propager la dévotion. Il acheva la rédaction des quatre volumes de La Miséricorde de Dieu dans ses Œuvres.

En 1965, il témoigna au procès de béatification de Sœur Faustyna. En 1972, il devint Chanoine du Chapitre métropolitain. En 1974, il fêta soixante ans de sacerdoce.

Il décéda le 15 février 1975, le jour où l’on fête saint Faustin.

Michał Sopoćko a été béatifié en 2008.

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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 22:13

Miguel Arenas Castro

1906-1936

 

Miguel Arenas Castro naquit en 1906 à Carcabuey (Cordoue, Espagne S).

Ce pieux laïc est vraisemblablement le frère de Manuel Arenas Castro, prêtre martyrisé le même jour.

Leur martyre eut lieu le 2 octobre 1936 près de Jaén.

Miguel Arenas Castro sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 2 octobre.

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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 22:11

Manuel Ruiz Caballero

1870-1936

 

Manuel Ruiz Caballero naquit à Hinojosa del Duque (Cordoue, Espagne S) le 2 mars 1870.

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 2 octobre 1936 à Belmez.

Manuel Ruiz Caballero sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 2 octobre.

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 22:42

María del Carmen Alejandra Cabrera Llergo de Blanco

1886-1936

 

María del Carmen Alejandra Cabrera Llergo de Blanco naquit le 21 septembre 1886 à Pozoblanco (Cordoue, Espagne S).

Cette laïque mariée sut montrer sa foi jusqu’à l’effusion de son sang.

Son martyre eut lieu le 20 septembre 1936 à Pozoblanco.

María sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 20 septembre.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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