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11 mai 2024 6 11 /05 /mai /2024 23:00

Michaeł Rapacz

(1904-1946)

      

Michaeł naquit le 14 (ou le 16 ?) septembre 1904 à Tenczyn (Cracovie, Pologne), de Jan et Marianna, de bons cultivateurs chrétiens.

Après l’école communale, il fréquenta le lycée à Myślenice

Entré en 1926 au séminaire de Cracovie, il y fut ordonné prêtre en 1931.

Il fut successivement vicaire à Płoki, puis à Rajcza. En 1937, il fut nommé administrateur de la paroisse de Płoki.

A partir de 1939, son activité pastorale fut très réduite à cause de l’occupation nazie : l’enseignement de la religion était interdit, de même les mariages entre Polonais et Allemands, ainsi que toutes les activités chrétiennes de l’après-midi (célébrations diverses, patronages…), mais l’abbé Rapacz se dépensa beaucoup pour aider les personnes dans le besoin, les pauvres, les familles marquées par l’occupation.

Au terme de la guerre, la Pologne passa sous le régime communiste soviétique, et l’abbé Rapacz fut encore plus surveillé. On voyait d’un mauvais œil l’influence qu’il exerçait parmi les jeunes, auxquels il enseignait à rester fidèles à Dieu et à l’Église. En outre, l’abbé Rapacz tenait à jour un Liber animarum, un registre où il notait fidèlement sur fiches les événements et les détails marquants de la vie de chaque famille.

Chaque soir, il s’arrêtait dans son église, où il saluait tous les présents, catholiques ou non, et faisait ensuite un Chemin de Croix pour telle ou telle famille particulière.

L’abbé Rapacz fut plusieurs fois « informé » qu’il était désormais condamné à mort ; mais il répondit qu’il voulait rester parmi son troupeau.

Le 11 mai 1946 peu avant minuit, une vingtaine d’hommes armés firent irruption dans le presbytère, enlevèrent l’abbé Rapacz et l’emmenèrent dans une forêt voisine, où ils l’abattirent.

Un témoin put affirmer plus tard que les derniers mots entendus de Michaeł furent : Père, que ta volonté soit faite.

Don Michaeł Rapacz fut donc martyrisé le 12 mai 1946.

Bien sûr, on n’a jamais retrouvé les « assassins », qui opérèrent comme dans beaucoup d’autres cas de la persécution communiste contre l’Église.

Ce martyre a été reconnu en 2024, et le bienheureux Michaeł Rapacz sera désormais inscrit au Martyrologe le 12 mai.

 

 

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16 avril 2024 2 16 /04 /avril /2024 23:00

Max Josef Metzger

1887-1944

Max Josef naquit le 3 février 1887 à Schofheim (Lörrach, Allemagne), aîné des quatre enfants de Friedrich August.

Il poursuit ses études à Donaueschingen et à Constance, où il rencontre Martin Heidegger.

C’est ensuite l’université de Freiburg (en Brisgau) et de Fribourg (en Suisse) ; il en sort docteur en théologie.

En 1911, il est ordonné prêtre et exerce son ministère à Freiburg.

Durant la Première Guerre mondiale, il est aumônier militaire, décoré de la Croix de fer, puis démobilisé à cause de sa mauvaise santé.

Il se transfère à Graz (Autriche) comme secrétaire de la Ligue catholique de la Croix, qui lutte contre l’alcoolisme.

En 1918, il fonde l’institut séculier de la Société missionnaire de la Croix blanche, et prend part aux travaux de l’Association catholique allemande pour la Paix : cette association utilise l’espéranto, dont Max sera un fervent défenseur. D’ailleurs, en 1920, il fonde l’Internacio Katolica et publie le magazine Katolika Mondo, toujours en espéranto.

En 1920, il rencontre le Pape Benoît XV, qui l’encourage vivement dans son projet : désarmer l’Europe pour maintenir la paix. Max devient un des principaux pacifistes de son époque, préconisant une vision œcuméniste de la paix. En 1926, il fonde l’Institut séculier du Christ Roi (Societas Christi Regis), qu’il installe à Meiningen ; il est chargé de gérer les institutions caritatives catholiques.

En 1927, il participe au Rassemblement de Lausanne, dans la perspective du Conseil Œcuménique des Eglises. En 1938, il fonde la fraternité Una Sancta, dont l’idéal était de réunir les églises catholique et luthérienne.

En 1939 et 1943, Max est arrêté deux fois par la Gestapo. Il publie un memorandum sur une réorganisation de l’Allemagne dans une vision pacifiste mondiale. Il présente son travail à l’archevêque d’Uppsala (Suède). C’est alors qu’un agent suédois de la Gestapo, infiltré dans la fraternité Una Sancta, le dénonce.

Arrêté le 29 juin 1943, l’abbé Max Josef Metzger est traduit devant le Tribunal Populaire, présidé par le tristement célèbre Roland Freisler, qui le condamne à la peine capitale.

Max Josef est guillotiné dans la prison de Görden (Brandenburg an der Havel), le 17 avril 1944, une prison où furent exécutés plus de deux mille personnes, entre 1940 et 1945.

Le martyre de Max Josef Metzger, reconnu en 2024, pourrait aboutir à la béatification prochainement.

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26 mars 2024 2 26 /03 /mars /2024 00:00

Manca (Manea)

375

Cette Martyre fait partie du groupe des Martyrs de Crimée ; voir la notice Crimée (Martyrs en 375).

Elle est fêtée en Orient le 26 mars, mais n'est pas commémorée dans le Martyrologe romain.

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25 mars 2024 1 25 /03 /mars /2024 20:41

Martha Klomfass

1903-1945

Note préliminaire. On sait que l’invasion de la Pologne par les forces nazies et soviétiques a engendré la Deuxième Guerre mondiale. Les noms des régions annexées et des personnes ont subi des altérations. On a généralement adopté ici l’orthographe polonaise, tout en mentionnant aussi les formes allemandes.

Martha naquit le 19 août 1903 à Rasząg (= Raschung, Biskupiec, Pologne).

En 1922, elle entra dans la Congrégation des Sœurs de Sainte-Catherine (CSC) à Braniewo.

En 1926, elle commença le noviciat proprement dit à Królewiec, où elle s’occupa des élèves de l’école.

En 1928, elle fit la profession et prit le nom religieux de Maria Christofora ; elle fut envoyée à Sząbruk, puis à Olsztyn, pour participer à la vie paroissiale et s’occuper des malades. Puis elle alla comme infirmière à la clinique orthopédique de Frombork.

Entre 1929 et 1937, elle est supérieure à Bartąg.

De 1937 à 1939, après son mandat, elle part à Barczewo, comme infirmière à l’hôpital S.Antoine.

De 1939 à 1945, elle est à Olsztyn (=Allenstein) comme directrice de l’école d’infirmières et assistante en salle d’opération à l’hôpital Ste-Marie.

C’est le 21 janvier que commença son calvaire. Ce jour-là, les troupes soviétiques envahirent Olsztyn et pousuivirent la Religieuse qui s’était réfugiée dans un bois avec des malades et des blessés. Sœur Maria Christofora fut violée par un soldat soviétique (ou même par plusieurs) ; on la frappa de seize coups de baïonnette, on lui creva les yeux, on lui coupa la langue.

La Martyre agonisa une journée et expira le 22 janvier 1945.

Son martyre a été reconnu en 2024, avec celui de quatorze Compagnes de la même congrégation. Elles seront prochainement béatifiées, et mentionnées au Martyrologe aux dates respectives de leur martyre.

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25 mars 2024 1 25 /03 /mars /2024 20:24

Maria Schröter

1886-1945

Note préliminaire. On sait que l’invasion de la Pologne par les forces nazies et soviétiques a engendré la Deuxième Guerre mondiale. Les noms des régions annexées et des personnes ont subi des altérations. On a généralement adopté ici l’orthographe polonaise, tout en mentionnant aussi les formes allemandes.

Maria naquit le 1er décembre 1886 à Błudowo (=Bludau, Młynary, Elblag, Pologne).

En 1914, elle entra dans la Congrégation des Sœurs de Sainte-Catherine (CSC).

Après le postulat et le noviciat, elle émit les vœux et prit le nom de Maria Gebharda.

Elle fut bientôt envoyée à Lidzbark Warmiński (=Heilsberg), assistante dans une maison pour vieillards et éducatrice dans une école pour jeunes filles.

Lors de l’invasion des troupes soviétiques, la sœur Maria Gebharda reçut dans le cœur une balle de révolver, au moment où elle s’agenouilla auprès de sa consœur, Aniceta Skibowska, qui venait d’être abattue par des soldats russes.

Maria Gebharda mourut ainsi le 2 février 1945.

Son martyre a été reconnu en 2024, avec celui de quatorze Compagnes de la même congrégation. Elles seront prochainement béatifiées, et mentionnées au Martyrologe aux dates respectives de leur martyre.

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25 mars 2024 1 25 /03 /mars /2024 19:03

Maria Domnik

1904-1945

Note préliminaire. On sait que l’invasion de la Pologne par les forces nazies et soviétiques a engendré la Deuxième Guerre mondiale. Les noms des régions annexées et des personnes ont subi des altérations. On a généralement adopté ici l’orthographe polonaise, tout en mentionnant aussi les formes allemandes.

Maria naquit le 12 octobre 1904 à Leginy (= Legienen, Kętrzyn, Pologne).

En 1930, elle entra dans la Congrégation des Sœurs de Sainte-Catherine (CSC) et, en 1932, fit les vœux et prit le nom de Maria Liberia.

Elle fut ensuite au service des paroisses de Trzciel et Sztum.

A partir de 1937, elle est à Olsztyn (=Allenstein) à l’hôpital Ste-Marie, comme assistante et préparatrice en bloc opératoire.

C’est le 21 janvier 1945 que commença son calvaire. Ce jour-là, les troupes soviétiques envahirent Olsztyn. Soeur Maria Liberia alla trouver refuge dans un abri anti-aérien, avec beaucoup d’enfants malades.Au moment où elle voulut sortir pour aller trouver de la nourriture, elle fut menacée et abattue par un soldat soviétique.Ensuite, les troupes russes firent sauter l’abri avec tous les civils à l’intérieur.

La Martyre expira le 22 (ou le 23) janvier 1945.

Son martyre a été reconnu en 2024, avec celui de quatorze Compagnes de la même congrégation. Elles seront prochainement béatifiées, et mentionnées au Martyrologe aux dates respectives de leur martyre.

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9 mars 2024 6 09 /03 /mars /2024 00:00

Méliton de Sébaste

320

Voir la notice Sébaste 320 (Quarante Soldats Martyrs), au 9 mars.

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7 mars 2024 4 07 /03 /mars /2024 00:00

María Antonia de Paz y Figueroa

1730-1799

 

María Antonia de Paz y Figueroa naquit en 1730, de famille aisée, à Silipica (Santiago del Estero, Argentine).

Ayant reçu une bonne éducation chrétienne, elle conçut dès l’âge de quinze ans, en 1745, le désir de se consacrer entièrement à Dieu. Au contact avec la spiritualité ignatienne, elle vêtit le simple habit de consacrée et, avec d’autres amies, commença à vivre en communauté dans un local appelé «Beaterio».

En 1767, comme on le sait, l’Ordre des Jésuites fut interdit, et les Religieux expulsés. María Antonia cependant se refusa à abandonner la pratique des Exercices Spirituels de s.Ignace (v. 31 juillet), appuyée en cela par son directeur spirituel et par l’évêque. Elle se mit donc à parcourir les villages et les quartiers des villes, appelant, convoquant, et prêchant d’exemple. Elle eut aussi une remarquable aptitude à gérer l’accueil des participants, leur garantissant le vivre et le couvert durant toute la session.

Le résultat ne se fit pas attendre : nombreuses furent les conversions, les retours à la foi, la pratique des vertus, le renouveau spirituel des prêtres et des religieux.

En 1779, María Antonia parcourut des milliers de kilomètres à pied, rejoignant Jujuy, Salta, Tucumán, Catamarca, la Rioja, Córdoba, et finalement Buenos Aires ; là, elle se heurta à l’opposition des représentants impériaux, mais l’évêque la reçut avec grande bienveillance et lui concéda d’amples facultés.

Cette spiritualité rencontra en réalité un immense succès, et gagna même la France. María Antonia profita de cet avantage, nous dit-on, pour introduire et développer la dévotion à s.Gaétan (v. 7 août), patron des sans-emplois, des ouvriers, dont la fête est une sorte de fête nationale religieuse en Argentine.

Cette fondatrice savait être aussi discrète qu’efficace. Elle sut mettre en contact les riches et les pauvres sans créer d’affrontements ; elle savait demander conseil avant de décider ; elle-même marchait pieds-nus et portait le cilice.

En 1790, elle se rendit jusqu’en Uruguay. De retour à Buenos Aires, elle fit construire une maison d’exercices spirituels plus ample, y installant les femmes qui collaboraient avec elles et qui devinrent alors les Filles du Divin Sauveur. María Antonia adopta le nom religieux de María Antonia de Saint-Joseph, mais le peuple la connaissait mieux sous le nom de Mama Antula. La maison de Buenos Aires est toujours active aujourd’hui.

María Antonia s’éteignit après une courte maladie, le 7 (ou le 6 ?) mars 1799.

María Antonia de Paz y Figueroa fut béatifiée en 2016, canonisée en 2024 et inscrite au Martyrologe le 7 mars.

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10 mai 2022 2 10 /05 /mai /2022 23:00

Maria Magdalena Jahn
1916-1945

Maria Magdalena Jahn naquit le 7 avril 1916 (et non pas 1898) à Neiße Oberneuland (act. Nysa, Pologne), aînée des quatre enfants de Karol Edward Jahn et Berta Klein.
Elle fut baptisée le 10 avril suivant.
 En 1934-1935, et pour des raisons économiques, la famille se transféra en Westphalie.
En 1938, elle commença le noviciat chez les Sœurs de Sainte-Elisabeth et elle émit les vœux religieux, avec le nom de Maria Paschalis.
Entre 1939 et 1942, elle fut successivement envoyée à Kluczbork, Głubczyce et Nysa, chargée de la cuisine pour les personnes âgées et les malades.
En mars 1945, Maria Paschalis fut envoyée en Tchécoslovaquie, mais l’avance des troupes soviétiques présentait un réel danger pour les religieuses. Aussi cherchèrent-elles à se réfugier à Velké Losiny et Sobotín (Moravie N). En vain.
Le 11 mai 1945, un soldat réussit à pénétrer dans leur maison et menaça la Sœur. Celle-ci lui déclara franchement : L’habit que je porte est sacré ; je n’irai jamais avec toi (pour la précision : Noszę świętą suknię i nigdy z tobą nie pójdę). Puis, les bras en croix et avec des paroles de pardon : J’appartiens au Christ, il est mon Epoux, vous pouvez me tuer (Należę do Chrystusa, On jest moim Oblubieńcem, możecie mnie zastrzelić). Le soldat l’abattit d’un balle dans le cœur.
Ceci se passait à Zöptau (act.Sobotín, Šumperk, République Tchécoslovaque).
Maria Magdalena Jahn sera béatifiée en 2022, et inscrite au Martyrologe le 11 mai (pour ses neuf Compagnes, voir aux 20, 23 et 25 février, 1er et 24 mars, 2 mai).

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24 mars 2022 4 24 /03 /mars /2022 00:00

Marta Rybka
1905-1945

Marta Rybka naquit le 11 juin 1905 à Pawłów (Skarbimierz, Brzeg, Pologne).
Elle émit les vœux religieux chez les Sœurs de Sainte-Elisabeth, avec le nom de Maria Melusja.
Son martyre eut lieu le 24 mars 1945, à Neiße Oberneuland (act. Nysa, Pologne).
Marta Rybka sera béatifiée en 2022, et inscrite au Martyrologe le 24 mars (pour ses neuf Compagnes, voir aux 20, 23 et 25 février, 1er mars, 2 et 11 mai).

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