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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 23:00

Monulphus de Maastricht

† 597

 

Monulphus est présenté comme le vingt-et-unième évêque de Maastricht.

Son prédécesseur, s.Domitianus (v. 7 mai ?), étant mort vers 549, on attribue à Monulphus un épiscopat d’environ un demi-siècle.

Il eut le mérite de construire à Maastricht une grand église pour abriter les reliques de s.Servais (v. 13 mai).

Son successeur fut s.Gondulphus.

Saint Monulphe de Maastricht est commémoré le 16 juillet dans le Martyrologe Romain, en même temps que s.Gondulphe.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 23:00

Madelgaire de Soignies

607-677

 

Madelgaire de Famars naquit vers 607 au château de Sotteville (Strépy, Hainaut, Belgique), de Mauger et Onuguerra. Ce Mauger était un des plus puissants seigneurs d’Austrasie.

Le fils de ce seigneur fréquenta donc la cour de Dagobert 1er puis celle de Sigebert III, et fut chargé de plusieurs missions en Irlande, dont il revint accompagné par plusieurs missionnaires, de grands Saints : Feuillien, Ultan, Fursy, Eloquius, Adalgis (v. 31 octobre, 4 septembre, 16 janvier, 3 décembre, 2 juin).

On pourra insérer ici une thèse d’un chanoine d’Irlande, historien de son métier, qui prétendit que Madelgaire était en réalité d’origine irlandaise, et s’appelait Mael Ceadar ; il aurait reçu du roi le titre de comte en remerciement de services qu’il lui avait rendus.

En 636, il épousa Waudru (Waldetrude) de Lommois (v. 9 avril ?) et ils eurent quatre enfants, Landry (futur évêque de Meaux), Dentelin (mort vers sept ans), Aldetrude et Madelberte (futures abbesses à Meubeuge, après leur tante, Aldegonde, v. 30 janvier) ; ces quatre enfants sont au Martyrologe les 17 avril, 16 mars, 25 février, 7 septembre.

En 643, Madelgaire fonda un monastère à Hautmont.

De 646 à 656, il sera gouverneur du Hainaut. 

Les deux époux en vinrent à vouloir se séparer d’un commun accord pour se consacrer entièrement à Dieu. Waudru fonda le monastère de Mons. 

Madelgaire, en 656, fut tonsuré par l’évêque de Cambrai (s.Aubert, v. 13 décembre) ; dans le monastère de Hautmont, il prit le nom de Vincent (le Vainqueur), parce qu’il avait «vaincu» le monde.

En 670, il préféra se retirer davantage et vint mener la vie érémitique à Soignies, où il fonda un nouveau monastère ; lui qui cherchait la solitude et l’oubli, dut accepter d’en être l’abbé, jusqu’à sa mort, le 14 juillet 677 ; c’est son fils Landry qui lui succédera.

Ce monastère de Soignies donnera naissance à la ville de Soignies.

Saint Vincent de Soignies est commémoré le 14 juillet dans le Martyrologe Romain.

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 23:00

Marchelm

† 775

 

Marchelm (Marcellin) était originaire d’Angleterre et fut un de ces nombreux missionnaires de la Germanie, à la suite de s.Willibrord (v. 7 novembre), dont il fut le disciple dès l’enfance.

Certains avancent qu’il avait été emmené à Rome comme esclave et que c’est là que l’avait racheté s.Grégoire d’Utrecht (v. 25 août).

Ordonné prêtre par le même Grégoire, il fut envoyé dans la région d’Over-Yssel avec s.Lebuinus (v. 12 novembre).

Vers 772, il bâtit une église à Wulpe.

Il mourut à un âge très avancé à Oldensee, vers 775, la même année que Grégoire d’Utrecht.

Saint Marchelm est commémoré le 14 juillet dans le Martyrologe Romain.

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 23:00

Máel Ruain de Tamlacht

† 792

 

On est vraiment mal informé sur ce grand personnage.

Il a pu être formé au monastère Céli Dé de Saint-Rúadán de Lothra (Tipperary).

Il fonda ensuite le monastère de Tamlacht (ou Tallaght), qui se trouve près de Dublin, dans la fin du huitième siècle, sur un terrain que lui aurait donné le roi de Leinster, Cellach mac Dúnchada, en 774.

De nombreux disciples se joignirent à lui, soit vivant dans le monastère lui-même, soit rattachés à celui-ci et vivant en d’autres petites communautés des environs.

La règle était exigeante : les moines priaient le psautier intégral chaque jour ; la nuit, deux moines restaient dans l’église pour poursuivre le chant, relayés par deux autres un peu plus tard, de sorte que l’église retentissait du chant des moines sans interruption. En outre, pour éviter la distraction, on ne devait pas s’intéresser aux nouvelles extérieures, ni faire de pèlerinages hors de l’Irlande.

On devait souvent prier les bras en croix ; ou bien rester dans l’eau jusqu’à la ceinture, pendant qu’un autre moine flagellait son confrère ; jamais de vin, et jamais de musique.

Les moines ne rencontraient leur confesseur qu’une fois par an.

Si des couples voulaient vivre dans la proximité du monastère, ils devaient vivre dans une grande austérité, et observer la chasteté quatre jours par semaine.

Máel eut peut-être rang d’abbé mitré, car après sa mort on parle de lui comme abbé et évêque

On le dit attaché à la digne célébration de la liturgie, à honorer les Saints ; un Martyrologe qui remonte à son époque fut très probablement rédigé par lui et son plus célèbre disciple, Óengus (v. 11 mars).

Máel Ruain mourut pacifiquement en 792.

Saint Máel Ruain de Tamlacht est commémoré le 7 juillet dans le Martyrologe Romain.

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 23:00

Moninne de Killeavy

435-517

 

Beaucoup d’incertitudes enveloppent la vie des Saints d’Irlande. Concernant notre Moninne, on a pensé soit qu’elle avait d’autres noms comme Darerca, Blinne, Modwenna, soit qu’on l’avait confondue avec d’autres Saintes portant ces noms. C’est pourquoi les détails qui suivent peuvent être pris au conditionnel.

Moninne vit le jour vers 435 à Donaghmore (County Down, Irlande), du roi Machta, et de la princesse royale Comwi.

Elle aurait été baptisée par s.Patrice lui-même (v. 17 mars) et élevée par ste Brigit de Kildare (v. 1er février).

Moninne aurait fondé plusieurs couvents en Ecosse et en Angleterre.

Elle aurait aussi fondé le monastère de Faughart. De ce monastère, les religieuses furent réveillées une nuit par le bruit que faisaient plus bas les villageois durant une noce. Elles décidèrent alors de se transporter ailleurs.

Elles allèrent d’abord sur l’île de Begerin, auprès de s.Ibar (un oncle de Moninne, v. 23 avril ?), puis retournèrent à Faughart avant de se fixer définitivement à Killeavy. Elles étaient huit, et dépassèrent les cent cinquante. Parmi elles se trouvait une jeune veuve avec son petit enfant, qui serait devenu l’évêque Luger.

Moninne mourut vers 517.

Sainte Moninne de Killeavy est commémorée le 6 juillet dans le Martyrologe Romain.

 

 

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 23:00

Martha d’Antioche

6e siècle

 

Martha était originaire d’Antioche de Syrie. 

Elle épousa par obéissance un certain Ioannis d’Edesse et fut la mère de Siméon Stylite le Jeune (v. 24 mai).

Très dévote de s.Jean-Baptiste (v. 24 juin), elle en reçut plusieurs révélations : il l’avait invitée à accepter le mariage, et il lui indiqua la nom qu’il fallait donner à son fils.

Martha eut la grâce d’accoucher sans douleur et, quarante jours après, elle offrit son nourrisson au sanctuaire du Précurseur.

C’était une femme toute donnée à Dieu, dans la prière et la contemplation, l’assistance aux pauvres, aux malades et aux convalescents. Pour les néophytes, elle cousait les vêtements de baptême ; elle allait enterrer les morts. Tout cela dans le silence, la discrétion et l’empressement.

Quand son garçon, à sept ans, choisit de s’isoler sur sa première colonne, Martha marchait en tête du cortège, radieuse d’avoir un tel fils.

Au terme de sa vie, Martha fut avertie par le Ciel du jour prochain de sa mort : elle vit des Anges avec des bougies qui la lui annonçaient pour l’année suivante.

Elle mourut un mercredi 5 juillet.

Non loin de la colonne de Siméon, on construisit une église - sur des plans révélés par Martha elle-même - et l’on y déposa son corps.

Sainte Martha d’Antioche est commémorée le 5 juillet dans le Martyrologe Romain.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 23:00

Monégonde de Chartres

6e siècle

 

Monegundis naquit à Chartres.

De son époux, elle eut deux petites filles, qui moururent, laissant la jeune mère dans une grande tristesse.

Les époux se séparèrent, et Monégonde se fit enfermer dans une petite cellule, par la fenêtre de laquelle une brave femme lui portait ses festins : une sorte de bouillie de farine d’orge dans de l’eau avec de la cendre. Quel régal ! Monégonde «tempérait» aussi cette gourmandise en espaçant ses repas par de longs jeûnes. Un jour, la femme qui lui apportait sa bouillie, l’oublia (ou s’absenta) : Monégonde resta cinq jours sans rien manger ni boire. Elle put tout de même recueillir un peu de neige sur le bord de sa fenêtre et y mélanger un petit reste de farine.

Bien sûr, Monégonde ne restait pas inconnue : on vint la voir, lui demander des prières, et elle obtint des guérisons. Le bruit qui s’en suivit l’effraya, elle partit pour Tours, près du tombeau de s.Martin (v. 11 novembre).

En chemin, elle s’arrêta à Evena (Avoine), lors de la fête de S.Médard (v. 8 juin) ; une jeune fille souffrant d’une horrible pustule vint la supplier (elle la connaissait donc…). Monégonde se prosterna, pria, se releva et fit le signe de la croix : la tumeur s’ouvrit et se vida.

Mais son mari pensa utile de la faire revenir à Chartres : ces «guérisons» pourraient rapporter quelque chose. Monégonde revint cependant à Tours et, avec quelques compagnes, fonda un petit monastère, qui deviendrait Saint-Pierre-le-Puellier.

Les repas de Monégonde restèrent ce qu’ils étaient auparavant, accompagnés aux jours de fêtes d’un peu de vin dans beaucoup d’eau. Le mobilier de sa propre cellule : une natte de joncs.

Mais Monégonde ne pouvait rester dans l’ombre, car les miracles la trahissaient. Tel souffre d’un mal de ventre : il guérit une heure après que Monégonde lui ait appliqué une feuille de vigne enduite de sa salive (cf. Jn 9:6) ; un autre est paralytique : Monégonde invoque Dieu à genoux, prend le malade par la main et le relève guéri ; une aveugle maintenant : elle lui impose la main sur les yeux, qui se rouvrent à la lumière !

Avant de mourir, elle laissa à ses compagnes une huile et du sel bénits par elle, pour guérir d’autres malades.

Une fois décédée et inhumée dans sa propre cellule, Monégonde poursuivit son œuvre et les miracles se multiplièrent. On ne donne pas de date précise pour sa mort.

Le petit monastère de Saint-Pierre-le-Puellier fut profané en 1562 par les Huguenots, qui détruisirent une partie des reliques.

Sainte Monégonde est commémorée le 2 juillet dans le Martyrologe Romain.

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 23:00

Maixent de Poitiers

448-515

 

Maixent n’était pas son nom. 

Adiutor, de son vrai nom, naquit vers 448 à Agde.

Il reçut sa formation d’un certain Severus, abbé originaire de Syrie. Mais s’étant aperçu qu’on remarquait déjà sa sainteté, il disparut, pendant deux ans.

Sa famille finit par le retrouver et le ramener à Agde, où il fit cesser une affreuse sécheresse : nouvelle disparition pour éviter les acclamations.

Adiutor voulut se rapprocher de l’illustre Hilaire de Poitiers (v. 13 janvier) et vint demander son admission dans une communauté dirigée par un certain Agapitos. C’est alors qu’il prit le nom de Maixent (qu’on prononce localement Messant).

Vers 500, c’est lui qui fut choisi comme abbé. Cette fois-ci, il dut accepter sans chercher à disparaître.

Lors de l’approche des Wisigoths, il s’avança en médiateur entre les troupes ennemies et celles de Clovis ; alors qu’un soldat brandissait sa hache contre Maixent, son bras se paralysa et retomba : Maixent le lui guérit.

Les derniers jours de sa vie, il les passa dans la retraite, et s’endormit le 26 juin vers 515.

On a vu hier comment s.Salomon accueillit les reliques de s.Maixent.

Les bâtiments du monastère de Saint-Maixent sont devenus aujourd’hui l’Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active (ENSOA).

Saint Maixent de Poitiers est commémoré le 26 juin dans le Martyrologe Romain.

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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 23:00

Moluag de Lismore 

510-592

 

Moluag (Malew, Molonachus, en latin Molochus) s’appelait réellement Luan, qu’on trouve aussi sous la forme Lughaidh, Lugdach, Luoc, Lua, en latin Lugidus, Lugadius, Luanus. 

Irlandais, de noble extraction, il naquit entre 500 et 520.

Vers 552, il fut ordonné évêque. C’est lui qui à son tour ordonna diacre et prêtre s.Comgal (v. 10 mai).

On dit qu’il fonda rien moins que cent monastères.

Evêque, il s’entoura de douze compagnons et s’en vint, en 562, fonder une communauté à Argyll, devenue maintenant Lismore (le gaélique Lios mor signifie «Grand monastère»), en territoire picte. S.Columba (v. 9 juin) travailla à la même époque, mais sans doute pas chez les Pictes, dont il ignorait la langue, tandis que Moluag la connaissait bien.

Moluag fonda ensuite des communautés à Rosemarkie et Mortlach. Ces deux centres et celui d’Argyll sont les trois seules fondations qu’on a retenues, sur les «cent» préconisées par la tradition.

Moluag s’éteignit à Rosemarkie le 25 juin 592.

Son culte fut confirmé en 1898.

Saint Moluag de Lismore est commémoré le 25 juin dans le Martyrologe Romain.

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 23:00

 

 

Meven de Gaël

540-617

 

Meven (Mewen, Meen) était natif du Pays de Galles.

Il est difficile d’avoir des informations certaines sur lui.

Il aurait été à l’école de s.Samson (v.28 juillet), que d’aucuns supposaient être l’oncle de Meven ; il lui enseigna la voie de la vie monastique, d’abord en Cornouaille puis en Armorique, à Dol, où il resta après la mort de Samson.

Un riche seigneur, nommé Caduon, conquis par sa parole évangélique, lui offrit des terrains pour y construire un monastère. Avec la permission de l’abbé de Dol, Meven partit avec quelques compagnons.

Vers 600, le monastère s’éleva à l’endroit qui serait aujourd’hui Saint-Jean-de-Gaël, car le monastère fut dédié à s.Jean-Baptiste (v. 24 juin et 29 août) ; la sainteté de cette nouvelle communauté fit que l’abbaye fut florissante et devint un village, qui prit plus tard le nom de Saint-Méen.

Meven fit le pèlerinage à Rome et s’arrêta en divers endroits, guérissant par-ci, faisant jaillir une source par-là. 

Il aurait aussi fondé le monastère de Monopalm près d’Angers, résidant alternativement là et à Gaël.

C’est à Gaël qu’il mourut, le 21 juin 617.

Le monastère, plusieurs fois détruit, reconstruit, devint une abbaye bénédictine, plus tard un couvent de lazaristes ; les bâtiments furent évidemment confisqués en 1790 ; au 19e siècle il s’y fonda un Petit séminaire et, au 20e, l’église servit d’église paroissiale.

Saint  Meven est commémoré le 21 juin dans le Martyrologe Romain.

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