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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 21:10

Maria Velotti

1826-1886

 

Maria Velotti naquit le 16 novembre 1826 à Soccavo (Naples, Italie), de Francesco et Teresa Napoletano, qui la firent baptiser le jour-même. Francesco s’était remarié après son veuvage et avait un fils, Giovanni.

L’enfance de Maria fut marquée par de rudes épreuves. Ses parents moururent vers 1828. La petite fille fut alors hébergée par une tante célibataire, qui la maltraita. Mariella, comme on l’appelait, n’avait qu’à se taire et faire les travaux de l’entretien de la maison ; elle ne mangeait pas à sa faim, était facilement battue et, voulant aller à la messe, devait y aller pieds-nus. Maria fut finalement «adoptée» par de bons voisins, Lorenzo Sabatino et Giuseppa Tuzzolo, qui n’avaient pas d’enfants.

Le résultat de cette période agitée, fut que la jeune fille savait à peine lire et écrire.

Plus tard, devenue adulte, elle eut l’opportunité de rencontrer son demi-frère Giovanni.

En 1849, Maria rencontra par bonheur un bon prêtre qui fut son directeur spirituel, Filippo Antonio da Domicella, qui l’accompagna dans son chemin spirituel : en 1853, elle revêtit un habit religieux et, l’année suivante, fit la profession chez les Franciscaines. Elle prit le nom religieux de Maria Luigia du Très-Saint-Sacrement, en souvenir de s.Luigi Gonzaga (v. 21 juin).

Dès 1853, Maria fut favorisée d’extases, de visions de Notre-Seigneur, de la Vierge Marie, de saint François d’Assise. Comme ce dernier, elle reçut les stigmates de la Passion, mais de façon invisible. Elle fut aussi persécutée par le Démon, qui la laissa blessée ; elle dut même rester alitée plusieurs jours. Outre ces grâces particulières, Maria s’imposait d’autres mortifications, portant un cilice et se flagellant.

Dans son petit couvent de Franciscaines, Maria devint la maîtresse des novices. Mais en 1867, le couvent ferma ses portes. Malade, Maria fut hospitalisée à Naples. On vint la voir, lui demander ses conseils, et aussi, pourquoi pas, fonder avec elle une nouvelle famille. Ce fut ainsi que naquit en 1875 la congrégation des Sœurs Franciscaines Adoratrices de la Sainte Croix, dont le but devait être la formation des jeunes filles et promouvoir leur rôle et leur place dans la société napolitaine. La maison était à Naples.

La renommée de Maria Luigia se répandait ; des guérisons lui étaient attribuées ; des vocations se présentèrent et la Fondatrice établit la maison-mère à Casoria, dans des locaux plus amples. Une école se fonda pour les jeunes filles de la campagne.

Les dernières années et surtout les dernières semaines de sa vie, Maria Luigia souffrit énormément, paralysée sur un fauteuil roulant, où elle mourut, le 3 septembre 1886.

Maria Velotti - Sœur Maria Luigia - qfut béatifiée en 2020, et inscrite au Martyrologe le 3 septembre.

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 20:46

María Pilar Gullón Yturriaga

1911-1936

Octavia Iglesias Blanco

1894-1936

Olga Pérez-Monteserín Núñez

1913-1936

 

María Pilar était née à Madrid (Espagne) le 29 mai 1911, aînée de quatre enfants. On sait également qu’elle était la nièce de Pío Gullón Iglesias (1835-1917), ministre d’Alfonso XIII.

María Pilar et Octavia étaient cousines. Octavia était née à Astorga le 30 novembre 1894, fille unique et catéchiste dans sa paroisse.

Olga était née le 16 mars 1913, à Paris où se trouvaient ses parents alors. Son père était peintre et exposait dans la capitale française.

Ce qu’on sait avec assez de précision, sont les circonstances du martyre de ces infirmières.

Toutes trois, infirmières de la Croix-Rouge, s’étaient offertes volontaires pour soigner les blessés de l’hôpital du port de Somiedo (Asturies, Espagne NW), lors de la guerre civile qui mit à feu et à sang l’Espagne durant l’été 1936. Au moment de la guerre civile, elles auraient pu se retirer de l’hôpital en laissant la place à un autre groupe d’infirmières, mais elles préférèrent rester près des malades.

Les trois demoiselles étaient chrétiennes, participaient chaque matin à la sainte Messe, priaient le chapelet. Elles appartenaient à l’association des Filles de Marie et des Conférences de Saint-Vincent-de-Paul, à l’Action Catholique.

Il faut ajouter que, jusqu’à cette période, les membres de la Croix-Rouge jouissaient d’une immunité qui les préservait des attaques guerrières.

Le 27 octobre 1936, les révolutionnaires donnèrent l’assaut à l’hôpital. Les trois infirmières auraient pu encore s’échapper, mais refusèrent d’abandonner les malades.

Olga fut alors effleurée au visage par une balle, qui lui causa une blessure, dont le sang vint tacher son habit blanc ; un malade lui suggéra d’aller se soigner,  mais elle lui répondit : Me soigner ? Pourquoi ? Inutile, on n’a pas le temps. Nous allons mourir et ressusciter parmi les martyrs du Seigneur. Nous serons séparés quelques instants pour nous réunir éternellement.

Les malades furent sauvagement assassinés, les quelques survivants furent faits prisonniers. Le «chef» proposa la liberté aux trois infirmières si elles renonçaient à leur foi et s’inscrivaient à son parti. Ayant fermement refusé, elles furent conduites à pied à douze kilomètres de là, à Pola de Somiedo, par une troupe de miliciennes véritablement enragées et brutales, qui n’avaient que des blasphèmes et des grossièretés à hurler le long de la route.

Là, on enferma les trois infirmières dans la Maison du Peuple, siège des socialistes, et le chef de toute cette honteuse expédition convoqua tous ceux qui voulaient rester avec les infirmières et faire d’elles ce qui leur semblerait mieux.

Pour couvrir les cris des malheureuses victimes, le même chef - qu’on surnommait El Patas - fit tourner toute la nuit autour de la maison une charrette à bœufs. Sur cette charrette, se trouvait le cadavre du pauvre aumônier de l’hôpital, abattu par El Patas lui-même.

Au terme de cette nuit d’horreur, on voulait fusiller les pauvres victimes, sans leur remettre les habits qu’on leur avait arrachés ; on demandait aux miliciennes de s’en charger, mais elles ne se mettaient pas d’accord pour le faire ; finalement, elles «tirèrent au sort» pour voir qui tuerait qui ; les trois désignées se placèrent à trois mètres avec leur arme ; juste avant, un milicien arrêta l’opération et proposa aux infirmières de crier Vive la Russie, et les trois crièrent aussitôt Vive l’Espagne ! Vive le Christ Roi !

María Pilar et Octavia fixèrent des yeux le ciel, Olga regarda ses bourreaux bien en face et leur lança : Même pour tuer, vous êtes lâches ! En effet, les miliciennes se mirent à trembler et les miliciens vinrent leur tenir l’arme pour les aider à tirer.

Avant de tomber, María Pilar exprima son pardon pour ses assassins et pria Dieu de leur pardonner.

Quand elles furent tombées à terre, un des miliciens cria : C’est fini, mesdemoiselles ! Mais on entendit répondre : Pas pour moi. C’était María Pilar ; selon un autre témoignage, elle aurait dit : Je ne suis pas tout-à-fait morte. Vive le Christ Roi ! Le milicien s’approcha avec son pistolet : Il y a quelqu’un qui vit encore ici ? Et María Pilar : Dieu ! Elle reçut le coup de grâce.

Ces trois infirmières, reconnues martyres en 2019, devraient être béatifiées en 2020, et inscrites au Martyrologe le 28 octobre.

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 15:06

Maria Ripamonti

1909-1954

 

Maria Ripamonti naquit le 26 mai 1909 à Acquate (Lecco, Italie N), benjamine des quatre enfants de Ferdinando.

Ce papa était un honnête ouvrier, chrétien mais peu pratiquant. Maria fut cependant baptisée le 30 mai, reçut la Première communion en 1916 et la Confirmation en 1918.

Dès son adolescence, elle fila la laine, pour gagner un peu d’argent et aider ainsi ses frères et sœurs.

Dans la paroisse, elle fut très active dans les rangs de l’Action Catholique. Elle aimait prier, et participait chaque jour à la Messe. Son bon curé l’encourageait et la choisit pour enseigner le catéchisme.

En 1932, elle entra chez les Ancelles de la Charité à Brescia et fit la profession perpétuelle en 1938, prenant désormais le nom de Lucia de l’Immaculée.

Cette congrégation avait été fondée au siècle précédent par Paola Francesca Di Rosa (en religion Maria Crocifissa, v. 15 décembre).

Elle participa avec entrain aux activités de sa congrégation, se penchant toujours sur les nécessités des éprouvés. On notait sa joyeuse obéissance à exécuter tout ce qu’on lui demandait.

Quelques années après sa profession, sœur Lucia éprouva de graves problèmes de santé, l’obligeant à passer de longues et fréquentes périodes à l’hôpital. Sœur Lucia accepta sa maladie avec sérénité, s’offrant désormais en victime de réparation pour le salut des pécheurs et la sanctification des prêtres.

Ses dévotions préférées étaient Notre-Dame de Lourdes et la Fondatrice, Maria Crocifissa di Rosa, qui avait été béatifiée en 1940.

Après de longues années de souffrances sereinement acceptées, sœur Lucia s’éteignit à l’hôpital Ronchettino de Brescia, le 4 juillet 1954, un mois après la canonisation de la Fondatrice.

Le miracle retenu en vue de sa béatification, fut la guérison totale et instantanée, inexplicable, d’une petite fille de sept ans, laquelle, en 1967 lors d’un grave accident de la route, ne pouvait logiquement pas survivre ; considérée en état de mort clinique, elle se réveilla contre toute attente une semaine plus tard, et n’éprouva aucune séquelle physique ou mentale : ses parents avaient invoqué pour elle sœur Lucia.

Maria Ripamonti devrait être béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 4 juillet.

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 21:56

María Emilia Riquelme y Zayas

1847-1940

 

María Emilia naquit le 5 août 1847 à Grenade (Espagne), premier enfant d’un couple très chrétien : Joaquín Riquelme y Gómez, officier de carrière qui devint Lieutenent Général ; María Emilia Zayas Fernández de Córdoba y de la Vega, qui descendait du Grand Capitaine, Gonzalo Fernández de Córdoba.

Ces parents désiraient ardemment la naissance d’un fils, qui aurait continué la lignée paternelle et aurait aussi servi sous les armes, mais ce garçon, Joaquín, qui naquit deux ans après María Emilia, mourut à dix-sept ans. Une deuxième fille vint au monde, Blanca, qui mourut un an plus tard ; un quatrième enfant naquit aussi, mais mourut peu après la naissance.

María reçut au Baptême (deux jours après sa naissance) les noms de : María Emilia Joaquina Rosario Josefa Nieves de la Santísima Trinidad. Le prénom Nieves (Neiges) est sans doute dû à la fête qui se célèbre le 5 août, Notre-Dame des Neiges (la Tradition rapporte qu’un 5 août, en plein été, une des collines de Rome se trouva couverte de neige, et que c’était là le signe providentiel qui indiquait où il fallait construire la première basilique mariale à Rome).

En 1851, elle accompagna ses parents en Navarre, où venait d’être nommé le papa. C’est là que naquirent les trois petits frère et sœurs de María, c’est là aussi que mourut la maman, en 1855, quand María n’avait pas encore huit ans.

Une autre Maman se manifesta alors : María eut une vision de la Vierge Marie, qui tenait dans ses bras l’Enfant-Jésus. Maria alors se consacra à Notre-Dame du Carmel, et fit en 1859 privément le vœu de chasteté.

Elle fut bonne élève à l’école, à Séville puis à Madrid. Elle apprit à chanter, à jouer du piano, à parler des langues (dont le français), et à monter les chevaux.

Elle accompagna son père dans ses déplacements, à Pampelune, Tenerife et La Coruña. En 1868, eut lieu la Révolution libérale, qui détrôna la reine Isabelle II : le père s’enfuit alors en exil à Lisbonne, et María vint vivre chez sa tante à Madrid. Là vivait un cousin, diplomate de son état, Eduardo Díaz del Moral y Riquelme, qui aurait bien voulu l’épouser - et essuya un franc et sincère refus.

Quand María parla de sa vocation religieuse à son père, celui-ci tenta de l’en dissuader et de la distraire par d’autres rencontres.

Au contraire, María se rapprocha des Sœurs de la Charité et des Pères Vincentiens, sur le conseil de son directeur spirituel, Marcelo Spinola y Maestre, futur cardinal et bienheureux (v. 19 janvier). De même qu’elle avait eu la vison de Marie avec l’Enfant-Jésus, elle alla trouver les pauvres et les malades pour les aider maternellement ; elle donnait de l’argent aux filles qui, pour vivre, étaient tentées de se prostituer ; elle aidait aussi les jeunes gens qui ressentaient la vocation sacerdotale, comme par exemple le futur archevêque Leopoldo Eijo y Garay.

Après la mort de son père (1885), elle crut le moment venu d’entrer en religion, mais sa santé ne le lui permit pas, aussi fit-elle arranger dans sa demeure une chapelle et alla trouver les pauvres gens. Quelques jeunes filles s’attachèrent à son mode de vie, donnant ainsi naissance en 1896 à une petite famille religieuse, les Missionnaires du Saint Sacrement et de Marie Immaculée. C’étaient alors huit Religieuses, qui reçurent l’approbation de l’archevêque de Grenade. María en fut la supérieure, jusqu’à sa mort.

Une seconde maison s’ouvrit à Barcelone en 1900, et une école à Grenade.

En 1912, María reçut de Pie X l’approbation pontificale.

En 1936, elle put se réfugier à temps en France, durant les années de la Guerre civile.

De retour en Espagne, elle s’établit à Grenade, où elle mourut le 10 décembre 1940.

La congrégation se répandit au Portugal, aux Etats-Unis.

María Emilia fut béatifiée en 2019. Le miracle dû à son intercession et reconnu par le Pape, advint en Colombie.

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 22:31

Mariano Mullerat Soldevila

1897-1936

 

Mariano (en catalan, on dit Mariá) naquit le 24 mars 1897 à Santa Coloma de Queralt (Tarragona, Espagne). Il avait deux frères Joan, médecin, et Ricard, entrepreneur. Leurs parents étaient de riches propriétaires.

Après l’école, Mariano passa au collège Saint-Pierre puis à la Sainte-Famille de Reus, et obtint le baccalauréat en 1915. Il fut ensuite un brillant étudiant en médecine à Barcelone.

Déjà durant cette période universitaire, Mariano se sentait une âme d’apôtre. Un professeur ayant nié en plein cours la virginité de Marie, Mariano osa protester ; une rixe éclata, et Mariano fut blessé.

Mariano milita dans les rangs pro-carlistes et présida l’association des Traditionalistes de Barcelone.

Il fut médecin à Arbeca, où il épousa Dolors Sans i Bové. La famille ne se mettait jamais à table sans avoir prié le Benedicite. Chaque jour, on priait le chapelet.

Maire pendant six ans, il créa la bibliothèque municipale, fit rénover les canalisations pour l’eau courante, construire la caserne de la Guardia Civil. Il restaura les cloches de l’église, et celle de l’hôtel de ville. Mais aussi il combattit le blasphème, et intronisa le Sacré-Cœur dans la mairie.

Il fonda un journal bimensuel, L’Escut, en catalan, où il voulait traiter de nombreux sujets pour défendre toute idéologie saine. Comme médecin, il encourageait ses patients à fréquenter les Sacrements de l’Eglise, secourait gratuitement les plus pauvres.

Quand éclata la guerre civile en 1936, il continua ses activités. On vint l’enlever au matin du 13 août. Au moment où le camion partait, une femme vint supplier les miliciens de libérer ce médecin, pour lui donner le temps de visiter son fils gravement malade. Mariano prit un papier, inscrivit un nom de médicament et le tendit à cette mère en lui disant : «Ne pleure pas. Ton fils ne mourra pas. Donne-lui ce médicament et prie, Dieu t’aidera.» Le fils de cette mère guérit juste au moment où l’on assassinait le docteur Mariano.

Dans le camion qui partait au lieu du suppice, Mariano eut encore d’autres gestes de charité. Il soigna la blessure que portait un des bourreaux qui l’accompagnait. Puis il rédigea la liste des patients qu’il devait visiter ce jour-là et pria de faire parvenir cette liste à un médecin qu’il connaissait, pour aller visiter ces patients sans tarder.

Parvenus au lieu de l’exécution, au kilomètre 3 de la route de Borges Blanques, le docteur Mariano exorta encore tous ses compagnons à prier l’acte de contrition et à pardonner aux bourreaux. On fusilla environ soixante-dix victimes ; mais comme certaines n’avaient pas été tuées sur le coup, on les arrosa toutes d’essence et on y mit le feu.

Mariano était né la veille de l’Annonciation, il mourut deux jours avant l’Assomption.

Mariá Mullerat Soldevila fut reconnu martyr en 2018, et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 13 août dans le Martyrologe Romain.

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 22:04

Mariano Suárez Fernández

1910-1934

 

Mariano Suárez Fernández vit le jour le 8 octobre 1910, à El Entrego (San Andrés de Linares, Asturies, Espagne), aîné des cinq enfants de Ángel, contremaître dans les mines, et de Germana.

Mariano reçut au baptême les deux prénoms de Mariano Sergio ; il s’entendait très bien avec son frère Juan Ramón, et tous deux s’occupaient beaucoup de leur petite sœur Ángeles, qui boîtait : ils lui racontaient de belles histoires, l’emmenaient en promenade, jouaient ensemble. Les deux garçons étaient enfants de chœur.

Tous deux entrèrent aussi au Petit séminaire de Valdediós en 1924 ; au premier coup d’œil, ils furent tellement déçus, qu’ils songèrent à prendre la clef des champs, quittes à faire vingt-cinq kilomètres à pied. Mais le prêtre qui prêcha ce jour-là, commenta l’évangile où Notre-Seigneur rappelle qu’il ne faut pas regarder en arrière une fois qu’on a mis les mains sur la charrue ; le discours convainquit les deux garçons ; plus tard, quand la situation politique commença à se détériorer en 1931, leur père leur proposa de revenir à la maison, mais là encore ils restèrent fidèlement au séminaire.

Juan Ramón cependant dut interrompre sa formation à cause d’un problème aux poumons.

Mariano, s’il assimilait bien la philosophie, avait du mal avec le latin ou le grec, mais il lisait avec passion et, avec une volonté féroce, réussit à obtenir de bonnes notes.

En 1934, il fut ordonné Lecteur et commençait la quatrième année de théologie, mais son immolation dans le sacerdoce allait être anticipée.

Le 5 octobre, il y eut des émeutes entre les mineurs et les forces de l’ordre ; le 6 octobre, furent attaqués l’évêché et le Grand séminaire d’Oviedo ;  les séminaristes s’enfuirent : Mariano et quelques autres, avec un prêtre, se cachèrent toute la nuit, priant et attendant ; même si certains avaient mis des habits civils, ils portaient presque tous la tonsure, de règle à cette époque pour les clercs. Le 7 octobre au matin, Gonzalo escalada un mur et chercha à rejoindre une rue pour voir si la situation s’était calmée, mais fut repéré et arrêté ; les hommes découvrirent les autres séminaristes et les firent sortir dans les rues, sous les insultes des passants.

On les aligna contre un mur pour les fusiller ; Mariano fut le troisième. Un seul fut épargné : il ne reçut pas le coup de grâce, car une femme fit remarquer qu’il ne portait pas (encore) la tonsure.

Mariano mourut à Oviedo le 7 octobre 1934, veille de son vingt-quatrième anniversaire.

Il fut reconnu martyr en 2018 et béatifié en 2019.

Il sera commémoré le 7 octobre dans le Martyrologe Romain.

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 22:04

María Caridad Álvarez Martín

1933-1994

 

Née le 9 mai 1933 à Santa Cruz de Salceda (Burgos, Espagne), María Caridad était la fille de Constantino et Sotera.

En 1955, elle entra chez les Sœurs Augustines Missionnaires.

A part un court séjour en Espagne pour convalescence, María Caridad exerça tout son apostolat en Algérie.

C’est en Algérie qu’elle prononça ses vœux, en 1960.

Sa communauté résidait à Bab El Oued, où elle s’occupa des personnes âgées et pauvres, qui l’aimaient beaucoup.

Lors de la décennie de la guerre civile, se posa le dilemme : rester ou partir. La réponse de María Caridad fut claire : elle restait.

Peu de temps encore avant sa mort, elle reçut des menaces, mais elle persévéra dans sa mission.

Le dimanche 23 octobre 1994, elle avait la main sur le carillon des Petites Sœurs de Jésus, où elle voulait participer à l’Eucharistie - quand elle reçut deux balles, dans la tête et dans le cou ; elle succomba peu après à l’hôpital militaire.

Avec une autre sœur, Esther Peniagua Alonso, Sœur María Caridad reçut la palme du martyre à Bab-el-Oued (Alger, Algérie), le 23 octobre 1994, le dies natalis où elle sera mentionnée au Martyrologe.

Elle fut béatifiée en 2018.

 

 

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 21:03

Michel Fleury

1944-1996

 

Né le 21 mai 1944 à Sainte-Anne-sur-Brivet (Loire-Atlantique), Michel Fleury était d’une famille paysanne et travailla aux champs jusqu’à dix-sept ans.

Il passa ensuite neuf années à étudier au séminaire.

A vingt-sept ans, il fit partie de la communauté du Prado, dont l’esprit était de faire travailler des prêtres et des religieux en milieu ouvrier, pour y pratiquer un fécond apostolat. Michel fut ainsi ouvrier fraiseur à Lyon, puis Paris, ensuite à Marseille.

Successivement, il connut en 1980 les Pères Trappistes de Notre-Dame de Bellefontaine, où il entendit l’appel à faire partie de la communauté de Tibhirine (Algérie), en 1984.

Michel était cet homme discret, effacé même, qui aimait le silence, le travail au service des autres.

A Tibhirine, il fut cuisinier, et sut se mettre sans cesse au service de tous les Frères, se faisant efficace dans mille tâches quotidiennes, toujours avec le sourire.

Il fit la profession en 1986.

On sait que les sept membres de cette petite communauté furent enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996. Sur la route où ils furent enlevés, on retrouva l’habit monastique du frère Michel.

La suite des événements concernant les sept Religieux de Tibhirine, reste mal connue. On retrouva leurs corps décapités non loin de Médéa (Algérie), le 21 mai 1996, jour anniversaire du Frère.

Reconnus comme Martyrs et béatifiés en 2018, ils seront mentionnés au Martyrologe le 21 mai.

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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 23:25

Miguel Aguado Camarillo
1903-1936

Né le 7 février 1903 à Humanes (Guadalajara) de Dionisio et Práxedes, il fut baptisé le 15 février suivant.

Il épousa María Merino Guisado, qui mit au monde quatre enfants : Ángeles, Carmen, Miguel et Gloria.  L’ainé avait six ans en 1936, la plus jeune six mois.

Miguel était un ouvrier très modeste qui travaillait au rechapage des pneus, mais c’était en même temps un Chrétien profondément ancré dans la Foi ; il appartenait à plusieurs associations, dont celle des Adorateurs Nocturnes ; il était aussi Chevalier de l’Immaculée.

Il allait à la messe tous les matins, et c’est pour cela qu’il fut dénoncé comme catholique aux révolutionnaires en 1936. Arrêté le 29 octobre, conduit au commissariat de Buenavista, il fut jeté deux jours plus tard dans la prison Modelo de Madrid. Son épouse, courageusement, bravait les insultes et les grossièretés pour venir le voir chaque jour avec ses quatre enfants. 

Le 16 novembre, on le transféra à une autre prison, celle de Porlier, où il fut inscrit sur la liste des condamnés du 26 novembre. Le soir, on «libéra» vingt-six prisonniers, qui furent conduits à Paracuellos de Jarama, aux environs de Madrid.

Miguel avait trente-trois ans. Son épouse María, qui en avait trente, éleva ses quatre bambins avec une foi courageuse et exemplaire. Chaque soir, elle les faisait prier pour leur papa et aussi pour l’assassin, pour sa conversion et pour qu’il aille au Ciel.

Martyrisé le 27 novembre 1936, Miguel fut béatifié le 11 novembre 2017 : sa fille Carmen mourut ce même 11 novembre, deux ans plus tôt.

Il est heureux de noter que le 27 novembre est le jour anniversaire de l’apparition de la Sainte Vierge à sainte Catherine Labouré en 1830 (v. 31 décembre) ; c’est à ce jour que Miguel sera mentionné dans le Martyrologe.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 13:46

María Magdalena Vilanova Alsina

1877-1936

 

Elle naquit le 13 avril 1877 à Sant Feliu de Codines (Barcelone, Espagne), dernière (et unique fille) des sept enfants de ses pieux parents, Salvador et Antonia. Des six garçons (Andrés, Josep, Felipe, Domingo, Salvador et Felipe), les deux derniers devaient mourir à l’âge de deux ans.

María fut baptisée dès le 15 avril et reçut les noms de María, Magdalena, Juana. Elle fut confirmée en 1884.

Quatre ans plus tard, la maman mourut, la veille des onze ans de María. La même année (1888), María reçut la Première Communion. Elle abandonna alors l’école - on suppose que ce fut pour s’occuper elle-même de son papa et de ses frères aînés.

En 1896, mourut à son tour son frère aîné, Andrés, qui était marié et père de trois enfants encore petits.

María eut donc une enfance travaillée, éprouvée, difficile, et ne parlait pas de sa vocation ; elle resta fidèlement à la maison pour s’occuper des charges matérielles. Ce n’est qu’à trente-et-un ans, en 1908, que son père la présenta au curé pour déclarer que sa fille désirait librement entrer chez les Sœurs Capucines de la Mère du Divin Pasteur.

Elle entra donc dans cette congrégation en 1908 et prit le nom de Patrocini. Le 31 décembre 1909, elle fit la première profession.

L’année 1914 fut douloureuse : le papa de María mourut en avril. Mais María continua sa marche vers le don total à Dieu et fit la profession solennelle en janvier 1915.

Les archives ayant été détruites, on n’a pas de précisions sur les différents emplois que María remplit pendant les vingt années de sa vie consacrée ; on sait qu’en 1936, elle se trouvait à Sarriá (Barcelone).

Dans cette maison, où se trouvaient des novices, on commença à prier spécialement pour la paix en Espagne, le 18 juillet. Dès le 19, la Supérieure demanda aux Religieuses de s’habiller en civil et de partir se réfugier dans des maisons où les attendaient des amis.

Le 20, elles purent encore se retrouver dans leur chapelle, pour une ultime Eucharistie. Ce même jour, fut incendiée l’église paroissiale, puis aussi la maison des Religieuses - avec leurs archives.

Ensuite, la sœur Patrocini tenta de rejoindre la maison de son frère à Sants, mais refusa d’y rester pour ne pas le compromettre, et alla à l’hôpital pour aider les infirmières.

On la reconnut vite, toutefois, tant son comportement était manifestement celui d’une personne religieuse. Elle fut arrêtée, mais on ne put jamais savoir exactement où et quand on la fusilla.

On croit généralement qu’elle reçut la palme du martyre près de Barcelone, le 31 juillet 1936, au lieu-dit La Rabassada, à moins que ce fût à Prat de Llobregat, comme les deux autres Religieuses de la même congrégation, ce même jour.

La même année fut détruite totalement l’église paroissiale de Sant Feliu, où María avait été baptisée.

María Magdalena Vilanova Alsina, béatifiée en 2018, sera commémorée au Martyrologe le 31 juillet.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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