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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 23:42

Maria Jabłońska

1878-1940

 

Elle naquit le 5 août 1878 à Pizunach (Narol, Pologne) de Grzegorz et Maria, d’humbles paysans qui eurent quatre enfants.

A dix huit ans, elle entra dans la congrégation fondée par Albert Chmielowski (v. 25 décembre) et prit le nom de Bernardyna.

C’est ainsi qu’elle fut au contact de la grande misère qui sévissait à cette époque en Pologne. Elle s’occupa particulièrement des femmes sans abri à Cracovie, qu’elle reçut amoureusement et pour lesquelles elle travailla à la cuisine.

Elle n’avait que vingt-quatre ans quand le Fondateur la nomma supérieure générale des Religieuses, les Sœurs du Tiers-Ordre de Saint-François, qu’on appelait désormais les Sœurs Albertines.

Considérée comme co-fondatrice de cette congrégation, Mère Bernardyna mourut à Cracovie le 23 septembre 1940, répétant aux Sœurs : Faites du bien à tous.

Elle fut béatifiée en 1997.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

María Purificación Vidal Pastor

1892-1936

 

Cette sainte femme naquit le 14 septembre 1892 à Alzira (Valencia, Espagne). 

Elle grandit dans l’amour de Dieu et de l’Eglise, faisant activement partie de l’Action Catholique, mais aussi de toutes ces belles associations chrétiennes qui constituaient la vie de l’Eglise : l’Adoration nocturne, les Marie du Sanctuaire, la Propagation de la foi…

Grâce à son instruction, elle fit beaucoup de bon travail dans l’Ecole des Ouvrières et aussi par de nombreuses conférences. 

Toute consacrée à Dieu, elle resta célibataire.

Au moment de la révolution de juillet 1936, elle fut arrêtée en même temps que ses sœurs Antonia et Emilia. Au moment de l’assassiner, les bourreaux feignirent de l’enterrer vivante, et lui jetaient des pelletées de terre. A chacune, elle répondait en acclamant le Christ Roi. Finalement, on la fusilla, ainsi que ses sœurs.

C’était à Corbera (Valencia) le 22 septembre 1936.

María Purificación fut béatifiée en 2001.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:00

Matthieu évangéliste

Ier siècle

 

Matthieu est le premier des quatre évangélistes du Nouveau Testament. Le nom de Matthieu signifie “don de Dieu”. Son nom et l’essentiel de sa personnalité nous apparaissent en divers passages évangéliques.

Lui-même raconte dans son écrit comment il fut appelé : 

Jésus vit en passant un homme assis au bureau de la douane ; son nom était Matthieu. Il lui dit : “Suis-moi”. Et, se levant, il le suivit (Mt 9:9).

Deux autres évangélistes, Marc et Luc, parlant du même épisode, lui donnent en revanche le nom de Lévi (Mc 2:15-17 ; Lc 5:27-28). Comme Paul qui s’appelait Saul avant sa conversion, Matthieu porta ce nom à partir de son appel, tandis que, employé à la douane, il portait le nom de Lévi.

Ces “douaniers” étaient mal vus, d’une part parce qu’ils travaillaient dans l’administration romaine, et d’autre part parce qu’ils “vivaient” de leur fonction, détournant des fonds par-ci par-là en profitant du change de la monnaie. Lévi était douanier à Capharnaüm, fils d’Alphée, assez instruit, contrairement aux autres apôtres qui étaient de simples pêcheurs. Il devait certainement parler ou au moins comprendre le grec et l’hébreu.

Lévi-Matthieu, donc, à peine appelé, quitte tout (précise Luc) et offre un bon repas à ses amis, autres “employés” comme lui, plus ou moins trafiquants, ingénieux à marchander n’importe quoi n’importe où avec n’importe qui. C’est ce qui vaut la critique des pharisiens présents, et la réponse sublime du Maître : Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez donc apprendre le sens de cette parole : C’est la miséricorde que je désire, et non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs (Mt 9:12-13).

Saint Matthieu est extrêmement modeste sur sa personne : lui-seul mentionne humblement qu’il est  “publicain” ; son évangile, écrit d’abord en araméen, vise surtout à montrer aux Juifs la réalisation des prophéties de l’Ancien Testament par la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

On ne peut donc pas douter qu’il ait exercé un apostolat important auprès des Juifs. Une certaine tradition mentionne une possible mission de Matthieu, après l’Ascension du Seigneur, en Ethiopie, où il aurait reçu le martyre, en 61. On parle aussi de la Perse.

La bienheureuse Anna Katharina Emmerick (v. 9 février), qui était humainement complètement ignorante de ce qu’elle voyait en vision, dit ceci : 

Je vis André en Achaïe, et Matthieu dans une ville lointaine, où il était prisonnier, ainsi que plusieurs disciples et une soixantaine d’autres personnes. On avait mis dans les yeux de Matthieu un poison qui le faisait horriblement souffrir : ses yeux étaient rouges et gonflés ; cependant ils n’étaient pas perdus et il voyait encore. Cette ville était située en Ethiopie, au sud-est de Jérusalem, par-delà la mer Rouge, sur le bord d’un fleuve assez grand pour un pays de montagnes. Les habitants de la contrée étaient tout à fait noirs. André reçut dans une vision l’ordre de se rendre auprès de Matthieu. Il s’embarqua sans être connu, au milieu de beaucoup d’autres passagers, sur un vaisseau qui fit la traversée avec une rapidité extraordinaire. Il continua son voyage par terre, longeant alternativement les deux rives du fleuve qui baignait la ville. Il guérit Matthieu, fit tomber ses chaînes et celles de ses compagnons de captivité, et prêcha en ce lieu l’Evangile.

La visionnaire n’en dit pas plus sur Matthieu, et c’est bien regrettable. 

Il y aurait eu une invention (c’est-à-dire une découverte) du corps de Matthieu au Xe siècle, et sa translation à Salerno, au sud-ouest de Naples.

Diverses dates existent pour la fête de saint Matthieu. Dans le martyrologe romain, celle-ci est établie au 21 septembre.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 23:00

 

Manuel Torró García

1902-1936

 

 

Ce pieux laïc naquit le 2 juillet 1902 à Onteniente où il reçut la baptême et la première communion ; il fut confirmé au couvent des Pères Franciscains. 

 

Il fit ses études à l’école nationale et reçut le diplôme d’expert-comptable, en s’adonnant à l’étude chez lui, sous la direction de son oncle, Prudencio Alberto Estan, puis fréquenta le collège des Pères Franciscains. 

 

Il épousa Rosario Romero Almenar, mais leur petit garçon ne vécut que quelques heures. 

 

Manuel vécut de façon authentique sa vocation laïque, s’efforçant d’imprégner de l’esprit évangélique les réalités temporelles dans lesquelles il vivait comme époux, père de famille et expert-comptable.

 

Homme de foi profonde, il participait à la Sainte Messe et communiait chaque jour. Dévot de la Sainte Mère de Dieu, il récitait le Rosaire en famille. Dans cette intense vie de piété, toute sa personne se rendait entièrement disponible à répondre généreusement à l’action de l’Esprit Saint : membre de diverses associations laïques, il se lança dans l’apostolat organisé. Il participa à l’Action Catholique des Jeunes, dont il fut président dans la paroisse de Saint-Charles à Onteniente, il fonda les équipes d’Adoration Nocturne de Sainte-Thérèse, dont il fut le président ; il fut Tertiaire franciscain ; il fréquentait les Jeudis Eucharistiques, s’inscrivit dans la Confraternité de Notre Dame du Carmel et dans la Pieuse Union du Sacré Coeur ; il enseigna le catéchisme. Apôtre social, il pratiquait la charité par l’intermédiaire de l’Association de Saint Philippe Néri, et travaillait à l’hôpital.

 

Les témoins affirmèrent que Manuel était sérieux, travailleur, humble, obéissant, studieux, fidèle dans l’accomplissement de son devoir, pacifique, et ne se mettait jamais en colère. Il respirait la bonté, affable, séduisant, serviable, sensé, précis, très décent.

 

Ce fervent chrétien fut bien sûr la cible privilégiée des ennemis de la Religion, quand se déchaîna la persécution. Manuel en était bien conscient, disant qu’il s’attendait à affronter la persécution religieuse et probablement aussi le martyre. C’est ainsi que, peu avant le début de la révolution, le maire envoya un huissier chez Manuel pour lui demander la liste de tous les adorateurs. Manuel, comme président, s’adressa à tous les présents en ces termes : “Je sais que cette liste peut être celle de futurs martyrs ; si quelqu’un ne se sent pas de donner son nom, qu’il le dise.” A part deux, tous donnèrent leur nom, ainsi que certaines dames qui étaient là aussi, et plus tard en effet tous furent assassinés.

 

A Onteniente, la persécution commença par l’incendie de l’église, puis on brûla les images et les objets de la religion, et on emprisonna les catholiques. Avant cet l’incendie, Manuel s’efforça avec d’autres catholiques, de veiller à l’intérieur de l’église pour en éviter la profanation, puis s’empara du Saint Sacrement pour le mettre en sécurité chez lui. Dans toutes ces occasions, il demeurait serein, confiant sa vie à Dieu et poursuivant ses activités tout naturellement.

 

La veille de son martyre, il allait chez ses parents en compagnie de son épouse et, après avoir prié le rosaire, il lui dit : “Tu sais, Rosario, puisque le Seigneur ne nous a pas donné de famille, nous aurions pu aider les Nationalistes, toi comme infirmière et moi comme expert-comptable, si nous avions été dans l’autre zone ; mais une occasion comme celle-ci pour devenir des martyrs, nous n’en aurons pas d’autres ; si nous la demandons au Seigneur, il nous la donnera.” Comme son épouse la trouvait un peu dure, il lui confia que, humainement, il ne s’en sentait pas la force non plus, mais qu’il avait confiance dans la grâce de Dieu, pour cela et pour tout le reste.

 

Il fut arrêté le 20 septembre 1936 chez ses parents, et abattu la nuit même avec d’autres. On a dit que, déjà tombé à terre, Manuel commença à écrire de son doigt les mots du Salve Regina.  Le lendemain, sa veuve reçut quelques cigares de ceux qu’il avait donnés à ses bourreaux, mais celui qui les lui apportait lui dit qu’il ne pourrait pas les fumer, les ayant reçus de Manuel en signe de pardon et de bienveillance. Le secrétaire de la mairie affirma qu’il n’avait rien à faire avec la mort de cet innocent.

 

Ce même milicien “rouge” ajouta que, avant de mourir, Manuel leur demanda de les laisser chanter le Salve Regina, et ensuite de les fusiller par devant, parce que les catholiques meurent en regardant en face.

 

La veuve de Manuel, allant trouver les autres membres du Comité, les remercia pour l’honneur qu’ils lui faisaient d’avoir fait de Manuel un martyr, et elle leur suggérait aussi de changer de vie ; ils en furent vraiment émus et l’un dit : “Ou elle est folle, ou c’est une Sainte”.

 

Manuel Torró García fait partie des deux-cent trente-trois Martyrs d’Espagne béatifiés en 2001.

 

Il est commémoré au Martyrologe le 21 septembre. 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 23:00

  María Encarnación de la Iglesia de Varo

1891-1936

 

María naquit le 25 mars 1891 à Cabra (Cordoue, Espagne), et reçut au baptême les noms de Marie et de l’Incarnation, puisqu’on fêtait ce jour-là l’Annonciation, et donc l’Incarnation du Christ.

Elle fut la première élève du nouveau collège des Piaristes en 1899.

Intelligente, appliquée, elle se fit remarquer par ses études sérieuses et son comportement excellent.

Elle entra chez les Religieuses des Ecoles Pies et fit la profession à Carabanchel (Madrid) avec le nom de María de Jésus.

Elle resta à Carabanchel de 1911 à 1918, à Santa Victoria (Cordoue) de 1918 à 1922, à Madrid de 1922 à 1936, et devint supérieure du collège de Carabanchel.

Le 19 juillet, la communauté jugea opportun de quitter la maison et de se réfugier où elles pouvaient, chez des parents ou des amis.

 

Mère María et six autres Compagnes trouvèrent un appartement, mais elles furent dénoncées.

A cinq heures du matin du 8 août, des miliciens vinrent les appeler à se présenter au Gouvernement Civil. Ne pouvant entrer toutes dans le véhicule, trois restèrent : María et deux autres pieuses femmes, anciennes élèves liées à la congrégation, Consuelo et Dolores Aguiar-Mella Díaz.

Le 19 septembre suivant, à neuf heures du matin, fut arrêtée dans la rue Dolores, d’origine uruguayenne, dont le frère était vice-consul à Madrid et fut immédiatement alerté. Entre temps, un milicien vint annoncer que si la Supérieure l’accompagnait, on délivrerait Dolores. María le suivit, accompagnée de Consuelo, la sœur de Dolores. Mais on ne revit plus ni Dolores, ni Consuelo, ni María, et toutes les démarches du brave vice-consul n’aboutirent à rien.

On retrouva les corps des trois Religieuses, complètement défigurées, sur la route qui conduisait en Andalousie. On ne les reconnut qu’à leur habit, et au bracelet diplomatique des deux Uruguayennes, dont le frère put récupérer les corps et les ensevelir chrétiennement au cimetière de Almudena.

Ce martyre eut donc lieu près de Madrid, le 19 septembre 1936.

María, et ses deux Compagnes, ont été béatifiées en 2001. 

María Encarnación de la Iglesia de Varo

1891-1936

 

María naquit le 25 mars 1891 à Cabra (Cordoue, Espagne), et reçut au baptême les noms de Marie et de l’Incarnation, puisqu’on fêtait ce jour-là l’Annonciation, et donc l’Incarnation du Christ.

Elle fut la première élève du nouveau collège des Piaristes en 1899.

Intelligente, appliquée, elle se fit remarquer par ses études sérieuses et son comportement excellent.

Elle entra chez les Religieuses des Ecoles Pies et fit la profession à Carabanchel (Madrid) avec le nom de María de Jésus.

Elle resta à Carabanchel de 1911 à 1918, à Santa Victoria (Cordoue) de 1918 à 1922, à Madrid de 1922 à 1936, et devint supérieure du collège de Carabanchel.

Le 19 juillet, la communauté jugea opportun de quitter la maison et de se réfugier où elles pouvaient, chez des parents ou des amis.

Mère María et six autres Compagnes trouvèrent un appartement, mais elles furent dénoncées.

A cinq heures du matin du 8 août, des miliciens vinrent les appeler à se présenter au Gouvernement Civil. Ne pouvant entrer toutes dans le véhicule, trois restèrent : María et deux autres pieuses femmes, anciennes élèves liées à la congrégation, Consuelo et Dolores Aguiar-Mella Díaz.

Le 19 septembre suivant, à neuf heures du matin, fut arrêtée dans la rue Dolores, d’origine uruguayenne, dont le frère était vice-consul à Madrid et fut immédiatement alerté. Entre temps, un milicien vint annoncer que si la Supérieure l’accompagnait, on délivrerait Dolores. María le suivit, accompagnée de Consuelo, la sœur de Dolores. Mais on ne revit plus ni Dolores, ni Consuelo, ni María, et toutes les démarches du brave vice-consul n’aboutirent à rien.

On retrouva les corps des trois Religieuses, complètement défigurées, sur la route qui conduisait en Andalousie. On ne les reconnut qu’à leur habit, et au bracelet diplomatique des deux Uruguayennes, dont le frère put récupérer les corps et les ensevelir chrétiennement au cimetière de Almudena.

Ce martyre eut donc lieu près de Madrid, le 19 septembre 1936.

María, et ses deux Compagnes, ont été béatifiées en 2001.

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 23:16

Manuel Ferrer Jordá

1872-1936

 

Manuel naquit le 26 novembre 1872 à Burriana (Castellón, Espagne).

Il avait un frère plus jeune, probablement d’un second mariage, Salvador Ferrer Cardet (Laureano María).

Après l’école publique, il participa à des associations paroissiales. Puis il entra chez les Tertiaires Capucins en 1890, au noviciat de Torrent (Valencia).

En 1892, il fit la première profession, avec le nom de Benito María de Burriana. 

En 1898, il fit la profession solennelle comme Frère convers.

Il exerça ses activités à Madrid, Séville et Saragosse, avant d’être envoyé en 1932 dans la communauté de Caldeiro (Madrid). Il obtenait plus de ses élèves par son exemple que par ses paroles.

Au moment de la révolution de l’été 1936, les Religieux furent expulsés de leur maison, qui fut transformée en tchéka. Le Frère chercha à se réfugier dans sa famille à Burriana, mais il lui arriva ce que dit l’évangéliste Jean : Il vint chez les siens, et les siens ne le reçurent pas (Jn 1:12), de sorte qu’il fut hébergé chez la même pieuse personne qui avait déjà reçu son frère.

Il y arriva le 14 août. Pendant un mois qu’il y fut, témoigna cette personne, le Frère Benito ne prononça peut-être pas plus qu’une douzaine de mots. Il était tout à la méditation de la Reine du Ciel.

Le 12 septembre, fête du Saint Nom de Marie, il pria dix-neuf dizaines de chapelet. 

Le 13 septembre, on vint arrêter les deux frères pour les conduire à la prison du pays. Dans cette prison, le 15 septembre, ils chantèrent encore une fois les Douleurs de Notre-Dame.

Le soir du 15, on vint les chercher pour les emmener à la Masía de Calabarra, Turis (Valencia), où ils furent assassinés, dans les première heures du 16 septembre 1936.

Le frère Benito, ainsi que son frère, furent béatifiés en 2001.

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 23:00

Mariano Alcalá Pérez

1867-1936

 

Mariano vit le jour le 11 mai 1867 en Andorre (Espagne), douzième enfant de Tomás et Vicenta, qui le firent baptiser le lendemain.

A quatorze ans, il fit partie du premier groupe de Mercédaires qui reprit le couvent de El Olivar. Il y reçut l’habit en 1881, fit la première profession en 1883, la solennelle en 1886.

Après les études de philosophie et de théologie, il passa à Lleida (1887) et, remarqué pour ses excellentes aptitudes intellectuelles, fut envoyé à l’Université Grégorienne de Rome. C’est à Rome qu’il fut ordonné prêtre, en 1889.

En même temps, on le chargeait de cours au couvent de Pontevedra. Après deux années, il revint à Lleida, où ses prédications lui valurent les appréciations de l’évêque : il fut nommé examinateur diocésain.

Il fut ensuite à San Ramón, Lleida, Guissona, Andorre, Madrid.

En 1903, il fut nommé provincial, pour huit années, résidant à Lleida puis à Barcelone.

Le Supérieur général ayant été nommé évêque, c’est le père Mariano qui fut élu à sa place, en 1911.

Il rencontra alors beaucoup de difficultés : l’ancien général avait gardé son poste pendant plus de trente ans ; des factions s’étaient créées, des contestations sourdes, au point que le père Mariano, saintement humble, renonça à sa charge dès 1913. Sur son chemin de retour en Espagne, il s’arrêta à Loreto, où il eut une vision de la Sainte Vierge (dont furent témoins quelques amis proches).

Le père Mariano était vraiment un mystique. Il prophétisa aussi à une Religieuse qu’elle serait la Supérieure de son Institut, ce qui arriva. Il fut miraculeusement sauvé d’un accident par son Ange Gardien, envers lequel il avait une grande dévotion.

Ensuite il fut alternativement à San Ramón et à Barcelone. A partir de 1915, il s’installa à Lleida, d’où il partit prêcher à Manresa, Andorre, San Ramón, Barcelone, San Hilario, Bilbao, Borges, Monzón, Jaca, Fraga, Barbastro, Saragosse. Mais son activité préférée était le confessionnal, assiégé par une foule de pénitents avides d’entendre ses bons conseils inspirés.

Une méchante calomnie l’éprouva encore davantage, quand une religieuse ex-carmélite prétendit être enceinte de lui, alors que son complice reconnut lui-même l’innocence du Père et épousa la femme en question. Devant cette situation, le Père n’eut qu’un mot : Prions pour elle.

Désormais il vécut très effacé, se déplaçant de moins en moins, sinon pour aller aux eaux de Barcelone ou Saragosse. Il devait se soigner et prendre toujours plus de médicaments. Aux chapitres, des voix se prononçaient en sa faveur pour le nommer définisseur ; il proposa la consécration de la province au Sacré-Cœur. 

En mars 1936, son cousin le prit chez lui en Andorre pour l’aider à se reprendre. Mais ce cousin étant pharmacien, beaucoup de miliciens passaient par là, de sorte qu’une autre cousine prit le Père chez elle.

Quand se déchaîna la guerre civile, il dit : Ne parlons pas, prions. Il s’attendait au martyre.

A partir du 26 juillet, il resta à la maison, par prudence. Il fut convoqué au Comité, où l’accompagnèrent ses cousins. Les miliciens ne lui adressèrent même pas la parole, le laissant partir comme il était venu, à cause de son âge et de sa santé.

Le 15 septembre, fête de Notre-Dame des Douleurs, le Comité convoqua le Père et la cousine, mais celle-ci refusa de sortir. Peu après arriva un peloton qui emmena le Père au Comité, au milieu des coups et des menaces, lui reprochant de ne pas marcher à leur rythme.

Avant de partir, il laissa sur la table sa montre, précieux cadeau de son père pour son ordination sacerdotale, et son chapelet. 

Les miliciens obligèrent un habitant à venir avec son camion pour charger de l’orge : en réalité, c’était pour prendre des prisonniers et des miliciens armés jusqu’aux dents. Le camion eut l’ordre de prendre la route d’Alcañiz, puis de s’arrêter au cimetière d’Andorre, où les miliciens firent descendre leurs victimes. Le conducteur reconnut au passage le père Mariano, dont les lèvres prononçaient de ferventes prières.

Des coups partirent. Quelqu’un cria Vive la Vierge du Pilar ! Un autre témoin assura qu’en mourant, le père Mariano souffla encore Vive le Christ Roi !

Martyrisé le 15 septembre 1936, le père Mariano fut béatifié en 2013.

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 23:08

Manuel Álvarez Álvarez

1871-1936

 

Il naquit le 16 mars 1871 à Llanuces (Asturies) et fut baptisé le lendemain.

Entré dans la communauté dominicaine de Ocaña, il y fit la profession en 1891 et fut ordonné prêtre en 1899.

En 1903, il partait pour le Vénézuéla où, pendant sept années, il exerça son ministère sacerdotal à Caracas ; devenu supérieur de son couvent, il développa le culte au Sacré-Cœur.

En 1910, sa santé l’obligea à revenir en Espagne.

Il resta dans les couvent d’Ávila, puis de Madrid, où il travailla pendant dix-huit ans.

Retiré dans le couvent, il dut l’abandonner en juillet 1936, pour aller se réfugier dans une maison charitable.

Il s’attendait au martyre et avait écrit que, si la persécution le destinait à être une victime, il aurait la gloire d’être un martyr du Christ.

Il fut arrêté le 13 septembre 1936 ; les miliciens voulurent le forcer à blasphémer, puis le portèrent à la tchéka Saint-Bernard (un couvent réquisitionné par le Front Populaire), avant d’aller le fusiller sur la route de El Pardo (Madrid) la nuit suivante. Il avait soixante-cinq ans.

Le père Manuel mourut donc au matin du 14 septembre 1936, et fut béatifié en 2007.

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 23:00

  

Mancius (Matthæus) Shibata

1600-1622

 

Mancius était un laïc japonais né en 1600 à Higo.

Arrêté avec le père Tomás de Zumárraga, il fut reçu par ce dernier dans l’Ordre dominicain durant leurs jours de captivité, et prit le nom de Mancius de Saint-Thomas.

Des variantes existent sur son prénom et son nom. Le Martyrologe mentionne Matthæus Chiwiato, ailleurs Mancius Chiwiato ou Shibata.

Début septembre 1622, certains prisonniers furent envoyés à Nagasaki pour être martyrisés, d’autres restèrent à Ōmura.

Le 12 septembre 1622, ces derniers au nombre de huit, furent conduits en-dehors de la ville pour y être brûlés vifs, selon la technique qu’on a signalée dans la notice des Japonais Martyrs (1617-1632). Mais ici, le feu fut allumé tout près des poteaux où étaient attachées les victimes, qui moururent en peu d’instants, le père Apolinar en dernier. 

Six de ces huit Martyrs, dont Mancius, furent béatifiés en 1867.

Mancius (Matthæus) Shibata

1600-1622

 

Mancius était un laïc japonais né en 1600 à Higo.

Arrêté avec le père Tomás de Zumárraga, il fut reçu par ce dernier dans l’Ordre dominicain durant leurs jours de captivité, et prit le nom de Mancius de Saint-Thomas.

Des variantes existent sur son prénom et son nom. Le Martyrologe mentionne Matthæus Chiwiato, on trouve ailleurs Mancius Chiwiato ou Shibata.

Début septembre 1622, certains prisonniers furent envoyés à Nagasaki pour être martyrisés, d’autres restèrent à Ōmura.

Le 12 septembre 1622, ces derniers au nombre de huit, furent conduits en-dehors de la ville pour y être brûlés vifs, selon la technique qu’on a signalée dans la notice des Japonais Martyrs (1603-1639). Mais ici, le feu fut allumé tout près des poteaux où étaient attachées les victimes, qui moururent en peu d’instants, le père Apolinar en dernier. 

Six de ces huit Martyrs, dont Mancius, furent béatifiés en 1867.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 23:06

Miguel Faúndez López

1907-1936

 

Il vit le jour le 23 juillet 1907 à La Hiniesta (Zamora, Espagne), cinquième des six enfants de Jorge et Eugenia, qui le firent baptiser deux jours après. Il fut confirmé en 1916.

En 1919, il entra au collège franciscain de Cehegín.

En 1923, il entra au noviciat des Frères Mineurs franciscains à Jumilla (Murcia) et fit la première profession à Lorca en 1924, avec le nom de Antonio.

Après les années de philosophie à Santo Ángel, Antonio fit la profession solennelle en 1928, puis les années de théologie à Orihuela.

En 1931, Il fut ordonné prêtre.

Dès lors, il fut professeur de littérature au collège de Cehegín, en même temps qu’il exerçait le saint ministère par la prédication et le sacrement de Réconciliation. Il dirigea la Jeunesse Antonienne.

Dès le 11 mars 1936, le collège fut assailli et le père Antonio obligé à une vie de juif errant.

Il passa au couvent de Lorca, qu’il quitta le 23 juillet pour Altobordo ; il revint à Cehegín, puis trouva refuge à Orihuela et Bullas, chez des amis accueillants, qui avaient là aussi leur fils prêtre, Fermín García.

Le 11 septembre 1936, des miliciens vinrent chercher le père Antonio pour, soi-disant, le conduire au Comité, avec la promesse de lui délivrer un sauf-conduit pour retourner dans son pays.

En chemin, il se rendit compte qu’on n’allait pas du tout au Comité, et bien plutôt vers le cimetière ; il se mit à courir, criant : Vive Notre-Dame du Rosaire ! Vive le Christ Roi !

Les balles l’atteignirent immédiatement. Une première salve le blessa ; rejoint par les miliciens, il reçut plusieurs coups de crosse d’armes, se traîna encore sur une dizaine de mètres, reçut une deuxième décharge, et le coup de grâce. Il mourut ainsi, victime de la haine antireligieuse.

Le père Antonio fut béatifié en 2013.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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