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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 23:00

Marcos Leyún Goñi

1897-1936

 

Marcos vit le jour le 7 octobre 1897 à Sansoáin (Navarre, Espagne), troisième des six enfants de Juan et Petra ; il fut confirmé en 1904.

La maman était particulièrement pieuse, communiait chaque jour et savait par cœur les prières qui se disaient lorsque le prêtre administrait le Sacrement des Malades ou le Viatique. Chaque jour, on priait le chapelet en famille.

Quand elle fut veuve, elle conduisit elle-même son Marcos chez les Frères Maristes à Arceniega, en 1912.

Jusque là, Marcos s’était montré particulièrement serviable : il le resta toute sa vie. C’était un électricien et un tailleur très habile. On le verra installer l’électricité dans la maison de Villafranca.

En 1913, il passa à Las Avellanas, où il professa avec le nom de Emiliano José (1914) ; il fit la profession solennelle dans cette même maison, en 1919.

Il passa par divers centres : Mataró (1916), Igualada (1926), Barcelone (1927), Mataró (1930), Girona (1934), Sabadell (1935), Las Avellanas (1936).

Le 26 juillet 1936, la maison dut être évacuée et abandonnée, et il se réfugia chez des familles de Vilanova.

Le 9 août, il se mit en marche avec deux confrères pour Huesca, en zone nationale, et, le 10 août, se présenta au Comité de Tamarite de Litera. Trompés et trahis, arrêtés, les trois Compagnons furent assassinés à Saganta (Huesca)) le 11 août 1936.

Ils ont été béatifiés en 2013.

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 23:00

Manuel Llop Plana

1896-1936

 

Manuel vit le jour le 1er janvier 1896 à La Mata de Morella (Castellón, Espagne), benjamin des quatre enfants de Gabriel et Joaquina.

Il entra chez les Frères Maristes à Vic en 1908, passa à Las Avellanas, où il professa avec le nom de Adrián (1912). Il fit la profession solennelle à Burgos en 1917.

Il passa par diverses maisons : Alcoy (1912), Alicante (1915), Tolède (1917), Barcelone (1918), Sabadell (1920), Las Avellanas (1922), Girona (1923), Torelló (1923), Manzanares (1924).

La «spécialité» du Frère Adrián fut les enfants, qu’il savait tenir éveillés tandis qu’il leur parlait, tant ses paroles étaient captivantes. Humblement, il se considérait le dernier de la communauté et trouvait tout naturel de courir pour rendre service aux autres.

On ignore ce qu’il fit à partir de 1924 ; à une date que nous ignorons, il dut aller à Madrid, où l’attendait le martyre. Arrêté, il fut assassiné à Paracuellos de Jarama (Madrid) le 11 août 1936.

Il a été béatifié en 2013.

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 23:00

Maurice Tornay

1910-1949

 

Maurice Tornay est né en Suisse à la Rosière près d’Orsières, le 31 octobre 1910, septième de huit enfants. Ses parents, qui sont paysans, s’appellent Jean-Joseph et Faustine Rossier. 

Le petit garçon devait avoir son caractère bien forgé, volontaire, décidé. Sa sœur Anna dira plus tard qu’ après sa première communion, Maurice devint gentil.

Il fait des études au collège Saint-Maurice ; six années de pensionnat, durant lesquelles sa foi s’affermit, mais aussi sa vocation se dessine. Il lit volontiers la vie ou les écrits de saint François de Sales et de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Saint François de Sales fut évêque à Genève, et sainte Thérèse de Lisieux fut canonisée dès 1925 - Maurice avait juste quinze ans - et proclamée Patronne des missions (sur ces deux Saints, v. 28 décembre et 30 septembre).

En 1931, au terme de ses études, Maurice sollicite son entrée chez les Chanoines du Grand-Saint-Bernard (v. 15 juin) . Il écrit son intention bien arrêtée : …quitter le monde, me dévouer complètement au service des âmes afin de les conduire à Dieu, et me sauver moi-même.

Le noviciat commence en août 1931 à l’Hospice du Grand Saint-Bernard.

Bientôt, les Missions Etrangères de Paris sollicitent les Chanoines du Grand Saint-Bernard : on a pensé que des religieux habitués au froid et à l’altitude pourraient faire d’excellents missionnaires dans l’Himalaya. Un premier groupe part en 1933 pour le Yunnan, mais à ce moment-là Maurice est souffrant et n’est pas mis au nombre des élus.

1935. Le 8 septembre, fête de la Nativité de Marie, il prononce ses vœux solennels. Cette fois-ci, il est désigné pour accompagner deux autres Chanoines (Lattion et Rouiller) au Yunnan. On se prépare pendant quelques mois et voilà nos nouveaux-venus à la mission de Weisi, à deux-mille trois-cent cinquante mètres d’altitude, dans les Marches tibétaines.

Maurice n’avait pas fini ses études en vue du sacerdoce. Il les achève maintenant, sous la direction du Chanoine Lattion ; mais aussi il apprend le chinois auprès d’un vieux professeur protestant qui - fait rare à l’époque - a des sympathies pour le catholicisme. Maurice apprend très vite, il pourra bientôt prêcher en chinois.

Ses études achevées avec succès, il est ordonné prêtre en 1938. L’évêque qui doit l’ordonner se trouve à Hanoï : pour le rejoindre, il faut marcher pendant près d’un mois. Retraite méritoire !

1939. Durant la Guerre mondiale, la Chine est envahie par le Japon. La zone de mission de Maurice est occupée, les vivres manquent. Soulèvements populaires et pillages : le jeune prêtre doit mendier sa nourriture.

1945. Le Japon est encore en guerre, l’armée américaine cherche à l’obliger à se replier. Combats incessants, jusqu’au lancement des bombes sur Hiroshima et Nagasaki. Le Japon capitule le 14 août. Dans ces circonstances pénibles, le père Maurice Tornay est nommé curé à Yerkalo, à deux-mille six-cent cinquante mètres d’altitude : cette mission fut fondée quatre-vingts ans plus tôt par deux missionnaires français, Félix Biet et Auguste Desgodins.

L’ambiance n’est pas pacifique. Déjà plusieurs prêtres y ont été tués, les autorités locales sont manifestement hostiles, le lama Gun-Akhio menace ouvertement le père Maurice.

Le 26 janvier 1946, on en vient aux voies de fait : une quarantaine de lamas envahissent la résidence du missionnaire, la détruisent, et emmènent le père au Yunnan. Là, il n’y a qu’une famille chrétienne. Courageusement, le père Tornay prie et cherche à proclamer l’Evangile.

Début mai, le Gouverneur de Chamdo, suprême autorité civile de l’est du Tibet, promet sa protection à Maurice et l’invite à revenir dans sa paroisse de Yerkalo. Heureux, il se met en route, mais Gun-Akhio l’en empêche immédiatement. Maurice va devoir aller plaider sa cause auprès du Dalaï-lama, à Lhassa (Tibet).

Pour y réussir, il tente de se déguiser en Tibétain, mais est reconnu : on le renvoie à Atzunze (Dechen, Kham), où il soigne les malades, après avoir passé l’été à Weisi.

A Noël 1947, il participe à un congrès d’Action catholique à Nankin et Shanghai.

Le 10 juillet 1949, il se met en route pour ce long voyage de deux mois. Le 11 août, près de la frontière, aux abords du col de Choula (trois mille mètres d’altitude), il tombe dans une embuscade et est mortellement atteint par des balles tirées par quatre lamas. Par François Goré, missionnaire de Sichang, on apprit que cinq hommes armés, à la solde des lamas de Yentsing (Yerkalo), tuèrent et dépouillèrent le père Tornay, tandis qu’un de ses trois domestiques s’emparait de leurs quatre mulets.

Le corps du missionnaire fut ramené à Yerkalo et enterré dans le jardin de la mission.

La cause de béatification fut ouverte à l’instigation de son compagnon de mission, Angelin Lovey. Le martyre ayant été reconnu, Maurice Tornay fut béatifié en 1993.

Il est inscrit au Martyrologe le 11 août.

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 23:00

Mariano Sierra Almázor

1869-1936

 

Voir aussi la notice : El Pueyo (Bénédictins martyrs à)

 

Mariano était né le 25 février 1869 à Alquézar (Huesca, Espagne).

Il étudia au monastère bénédictin de Treviño, passa à l’abbaye de Montserrat, où il fit la profession (1886) et rejoignit la communauté de El Pueyo. Il fut ordonné prêtre en 1892.

Il enseignait la géographie aux jeunes garçons. A l’occasion il prêtait concours dans les paroisses voisines.

Dès le 15 juillet 1936, avant même l’explosion révolutionnaire, il avait dit à une dame de Barbastro : Si nous ne nous revoyons plus, au Ciel ! Ce jour-là, il avait présidé la fête de Notre-Dame du Carmel à Salas Altas, chez les Carmélites.

C’était le plus ancien de la communauté des Bénédictins de El Pueyo.

Le 21 juillet, il tenta de rejoindre le Mesón, où des gens de son pays (et peut-être même parents), avaient une propriété. Mais il se mit sur la route avec son habit bénédictin, ce qui le fit immédiatement reconnaître.

Les miliciens le surprirent sur la route de Huesca, et l’emmenèrent en prison à Barbastro.

Le pauvre Père fut bien réconforté de se retrouver avec ses Confrères dans cette prison, mais cette «joie» ne devait pas durer longtemps.

Un matin très tôt - apparemment le 26 juillet - un milicien armé et menaçant appela Mariano Sierra. On ne devait plus le revoir.

On put savoir qu’on l’emmena d’abord à El Pueyo, au monastère, toujours au sujet des soi-disant armes cachées. Le père Mariano ne pouvait dire autre chose que ce qu’avait dit le Prieur précédemment, à savoir qu’il n’y avait jamais eu d’armes dans le monastère, aussi les miliciens tentèrent de l’effrayer en tirant près de lui des coups de fusil, faisant semblant de le tuer. A un moment, il s’évanouit et tomba. On le réanima avec une bonne dose de vin, on le reconduisit à la prison de Barbastro, puis à la prison municipale.

La raison de cet épisode fut en réalité une rivalité entre deux miliciens, dont l’un accusa l’autre d’avoir remis des armes au père Mariano à El Pueyo. Après cet incident, le Père fut «oublié», ce ne fut qu’une dame visiteuse qui le reconnut et qui lui porta à manger.

Les méchancetés diverses continuèrent ainsi tous les jours, jusqu’au 9 août 1936, jour où le père Mariano fut probablement exécuté dans le groupe dont faisait partie l’évêque de Barbastro. On avance cependant parfois la date de la mort du Bénédictin au 2 août.

Le père Mariano Sierra Almázor fut béatifié en 2013.

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 23:00

Mateo Molinos Coloma

1890-1936

 

Mateo vit le jour le 21 août 1890 à Forcall (Castellón, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il commença le noviciat mineur à Cambrils en 1906, chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, puis passa au noviciat, reçut l’habit, avec le nom de Dionisio Luis. Ce fut ensuite le scholasticat.

En 1908, il exerça à Tarragona où, continuant d’étudier et de se former, il obtint les diplômes nécessaires pour l’enseignement à tous les niveaux, primaire, secondaire, technique.

En 1916, il fut professeur et préfet à Bonanova.

En 1928, il fut préfet de la «deuxième division», avant de devenir directeur à Bonanova.

Au début de l’été 1936, il se trouva dans un monastère de la Cerdaña avec le Frère Leonardo José, visiteur, pour préparer les prochaines retraites dans quatre maisons du district.

Le 17 juillet, ils se dirigèrent vers l’école de La Seo de Urgel, car une procession solennelle était prévue pour le lendemain au sanctuaire de Notre-Dame de Meritxell (Andorre). Mais en arrivant à La Seo, ils apprirent les mauvaises nouvelles de Barcelone et ailleurs : il fallait rejoindre ces communautés pour soutenir les autres Frères et les jeunes. Mais les communications étaient coupées, aussi projetèrent-ils d’aller à Toulouse et d’y prendre l’avion pour Barcelone. C’était audacieux, et même risqué, mais de toutes façons, ce fut impossible.

Les Frères de La Seo passèrent en France, mais Leonardo et Dionisio restèrent sur place. Le 22 juillet, ils purent trouver à se loger dans un hôtel dont le patron était un bon chrétien. Leur projet était de rejoindre Barcelone à tout prix.

Le 7 août, Frère Dionisio alla demander un passeport. Mais on le trouva «suspect» et on envoya des miliciens fouiller sa chambre à l’hôtel. Frère Leonardo étant absent à ce moment-là, les miliciens lui laissèrent une convocation pour se présenter. Bien qu’on lui conseillât d’éviter de revenir, il refusa d’abandonner son Confrère et alla se présenter le lendemain, 8 août 1936.

Alors les miliciens les embarquèrent tous les deux et les emmenèrent à Baños de Sugrañes (Traverseras). On leur dit de descendre et de faire quelques mètres. Se voyant devant la mort, les deux Frères s’embrassèrent, et moururent ainsi sous les balles.

Frère Dionisio Luis fut béatifié en 2013, avec son Compagnon.

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

María Luisa Girón Romera

1887-1936

 

Née à Bujalance (Cordoue) le 25 août 1887, María Luisa entra dans la congrégation des Ecoles Pies en 1916. C’était une vocation dite «tardive».

Son frère, Cristóbal, devint maire de Bujalance.

Au jour de sa profession (1918), elle prit le nom de María Luisa de Jésus.

Après avoir été à Carabanchel, elle fut envoyée au collège de Valencia en 1919, d’où elle partit pour Cuba en 1920 jusqu’en 1934, où elle enseigna à La Havane et à Guanajuay ; puis elle revint à Valencia.

Elle et ses quatre compagnes quittèrent le collège le 22 juillet 1936, et cherchèrent refuge chez le chauffeur du collège.

Le 8 août suivant, à cinq heures du matin, la maison fut assaillie : on dit aux Religieuses qu’elles avaient été dénoncées et qu’elles devaient aller se faire enregistrer au gouvernement civil.

Une voiture les attendait à la porte, mais au lieu de se rendre au siège du «gouvernement», on les conduisit sur la plage du Saler de Valencia, où elles furent fusillées.

C’était le 8 août 1936.

Les cinq Religieuses furent béatifiées en 2001.

 

 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

María Baldillou y Bullit

1905-1936

 

Née à Balaguer (Lleida) le 6 février 1905, María entra dans la congrégation des Ecoles Pies.

Elle fit le noviciat à Masnou (Barcelone) et, au jour de sa profession (1927), elle prit le nom de María de l’Enfant-Jésus.

Elle montra dans ses occupations une vertu peu commune, et brilla particulièrement par son obéissance.

Elle fut envoyée au collège de Valencia.

Elle et ses quatre compagnes quittèrent le collège le 22 juillet 1936, et cherchèrent refuge chez le chauffeur du collège.

Le 8 août suivant, à cinq heures du matin, la maison fut assaillie : on dit aux Religieuses qu’elles avaient été dénoncées et qu’elles devaient aller se faire enregistrer au gouvernement civil.

Une voiture les attendait à la porte, mais au lieu de se rendre au siège du «gouvernement», on les conduisit sur la plage du Saler de Valencia, où elles furent fusillées.

C’était le 8 août 1936.

Les cinq Religieuses furent béatifiées en 2001.

 

 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

Marie Ellen MacKillop

1842-1909

 

Née le 15 janvier 1842 à Fitzroy (Melbourne, Australie), Mary était la fille aînée de Alexander et Flora MacDonald, des Irlandais émigrés en Australie.

Alexander avait étudié dans un séminaire romain, mais n’était pas arrivé au sacerdoce et partit pour Sydney en 1838. Sa future épouse arriva à Melbourne en 1840. Ils se rencontrèrent cette année-là et se marièrent. 

Le premier de leurs huit enfants fut Marie Ellen, qui fut baptisée six semaines après sa naissance, avec le nom «officiel» de Marie Ellen, même si on l’appela toujours Mary. Les autres enfants furent : Maggie, John, Alick (qui mourut à onze mois), Annie, Lexie (future religieuse), Donald (futur jésuite) et Peter.

Alexander, qui ne réussit pas dans les affaires, s’occupa de son éducation à la maison, et l’inscrivit dans des écoles privées. Toute petite, Mary entendit déjà l’appel de Dieu. En réalité, sa vie fut balisée par de douloureuses croix.

En 1847, son cher grand-père se noya. 

Pour aider sa famille, Marie Ellen travailla comme nurse et comme secrétaire, encore toute jeune. Puis elle enseigna à Melbourne, à Portland : elle avait juste vingt ans !

Elle ouvrit alors chez elle un «séminaire pour jeune femmes».

Dans sa paroisse, on la connaissait pour son activité inlassable, pour le temps qu’elle passait en prière, surtout avant de prendre une décision.

Elle sentait l’appel à la vie religieuse, mais se voyait obligée de travailler pour aider sa famille. Un pénible scandale, issu de la jalousie, l’obligea à revenir chez elle, alors qu’elle était parfaitement innocente.

Mary était déjà une femme forte, pragmatique, généreuse, outre qu’une cavalière hors classe ! En 1860, avec sa sœur Annie, elle partit pour Penola, dans le sud de l’Australie, où la rencontre d’un prêtre, Julian Tennison Woods, l’amena à ouvrir une école catholique privée, pour les pauvres. 

Ainsi commença en 1866 la congrégation des Sœurs de Saint-Joseph du Sacré-Cœur, la seconde en Australie. Son but était d’abord l’éducation des enfants pauvres dans les régions éloignées, origine du quatrième vœu des Religieuses : aimer Jésus dans le cœur des enfants. 

Mary fit sa profession en 1867, la même année où le père Tennison Woods était nommé directeur de l’éducation catholique pour l’Australie du sud. 

Cette année-là aussi mourut son frère John, de vingt-deux ans, d’une chute de cheval.

L’approbation diocésaine arriva en 1868. Six ans plus tard, l’approbation du Vatican : Mary, qui s’appelait désormais Mary de la Croix, se trouvait à la tête d’une congrégation qui se développait très rapidement.

Mary voulait conserver une certaine indépendance, pour maintenir l’esprit apostolique de ces écoles, mais comme cela arrive très fréquemment, des bruits circulèrent, des jalousies montèrent dans le cœur des prêtres, l’évêque fut alerté… et excommunia Mary en 1871. Mary était comme anéantie, mais espérait fermement en un signe de Dieu : l’évêque en effet comprit le non-fondement des accusations contre Marie, lui demanda pardon et la réadmit pleinement dans l’Eglise.

En 1872, mourut sa sœur Maggie, de vingt-neuf ans, d’une fièvre rhumatismale.

Mary fut reçue par le pape en 1873 ; elle parcourut l’Angleterre, l’Irlande, l’Ecosse, pour trouver les fonds nécessaires à son œuvre.

En 1875, elle fut élue supérieure de la congrégation.

En 1882, vingt-deux maisons et écoles étaient déjà fondées : Adelong, Taralga, Temora, Tumbarumba, Narrandera, Holbrook, Binalong, pour n’en citer que quelques-unes ; en peu de temps, Mère Mary de la Croix devait diriger environ soixante-dix écoles.

En 1886, c’est sa mère qui mourut lors d’un naufrage, alors qu’elle voyageait pour aller voir sa fille.

Elle passa les dernières années de sa vie à visiter inlassablement les maisons, cherchant en particulier à améliorer les conditions de vie des Aborigènes.

On a conservé plus d’un millier de ses lettres, qui montrent son esprit apostolique et organisateur.

En 1902 Mère Mary de la Croix eut une première attaque cardiaque, qui la laissa handicapée.  Elle mourut d’un arrêt cardiaque à Sydney, le 8 août 1909.

Elle fut béatifiée en 1995 et canonisée en 2010. C’est la première Australienne canonisée et elle a été choisie comme Patronne céleste de son pays.

Les Religieuses continuent aujourd’hui à répandre le bien, en Australie, en Nouvelle Zélande et au Pérou. Elles étaient un millier dès la mort de la Fondatrice, œuvrant dans les hôpitaux, les orphelinats, les missions chez les Aborigènes, et en général là où le besoin s’en faisait sentir.

 
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

Maria Anna Rosa Caiani

1863-1921

 

Née le 2 novembre 1863 à Poggio a Caiano (Prato, Italie), Maria Anna était le troisième des cinq enfants de Jacopo et Luisa Fortini. Le papa était forgeron, la famille très chrétienne.

Marianna, comme on l’appelait, reçut une excellente éducation, pleine de foi, mais aussi d’épreuves.

Elle reçut la Première communion à dix ans, et s’engagea toujours davantage dans les activités paroissiales, au point d’être surnommée l’aumônier de Poggio a Caiano.

Le fils cadet, Gustavo, mourut à onze ans, des suites d’une fracture de la hanche qui le rendit infirme pendant sept années. C’est Marianna qui le soignait et consolait. 

C’est ainsi qu’à seize ans elle commença à s’occuper des malades de son pays, répandant partout son esprit lumineux, et recevant aussi, à l’occasion, quelques humiliations cuisantes, par exemple ce crachat qu’on lui envoya à son arrivée auprès d’un moribond, et qu’elle considéra toujours comme une perle que lui avait offerte le Seigneur.

Peu après, en 1884, c’est Jacopo qui mourut subitement, ainsi que la maman, six ans après, en 1890. Marianna vint aider son frère Osea dans sa boutique de tabac. Elle était seule à la maison, car tous ses frères et sœurs étaient désormais mariés.

Elle fit en 1893 une première expérience chez les Bénédictines de Pistoia, où elle comprit qu’elle n’était pas faite pour la clôture monastique, mais bien plutôt pour les petites gens.

Voulant sortir du monastère après seulement un mois, elle en fut littéralement bannie par l’aumônier, qui la traita de sainte folle, tandis que son frère Osea l’obligeait à manger seule dans sa chambre.

De retour à Poggio a Caiano, elle reçut la suggestion d’un bon père Capucin de faire de l’apostolat sur place, tandis que les mamans du pays lui demandaient d’accueillir les enfants pour leur faire l’école et leur enseigner le catéchisme.

En 1894, avec quelques compagnes, elle ouvrit une petite école, avec l’approbation de l’évêque. Les petites élèves furent bientôt nombreuses ; Marianna, aidée par des bienfaiteurs, acheta une plus grande maison, en 1900, méchamment critiquée par les gens de son pays, qui ironisaient en disant qu’elle voulait construire un couvent avec des «Gloire au Père», alors qu’elle n’en avait pas même l’idée. C’est le nouveau curé qui, en arrivant à Poggio, fut chargé de diriger cette nouvelle association.

Marianna n’avait pas la formation nécessaire pour assumer efficacement un tel enseignement. Dieu y pourvut en lui envoyant une ex-religieuse, dont l’expérience antécédente se montra salutaire pour le nouvel Institut.

En 1901, l’évêque tenta de réunir ces pieuses dames à un Institut récent (les Sœurs Carmélites de Campi Bisenzio), mais l’expérience ne réussit pas, et Marianna fut plus convaincue que jamais de sa vocation propre.

En 1902, les cinq Consœurs décidèrent de prendre un habit religieux, sous la direction de Marianna, devenue alors Maria Margherita, en référence à la Religieuse visitandine de Paray-le-Monial.

Marianna aimait particulièrement la prière en commun et savait par-cœur les deux hymnes au Saint-Esprit (Veni, Creator et Veni, Sancte Spiritus), qu’elle chantait fréquemment durant la journée. Encore maintenant, les Religieuses chantent à neuf heures du matin le Veni, Creator.

En 1905, elles firent les premiers vœux. En 1907, leur Institut prit le nom de Sœurs Minimes du Sacré-Cœur.

La Mère Maria Margherita continua de diriger son œuvre au milieu de mille difficultés et mille contradictions ; des courants opposés s’élevèrent parmi les Religieuses, des protestations, des bavardages, des maladresses des prêtres… à un degré tel qu’il ne fut pas difficile de proclamer l’héroïcité de ses vertus.

A partir de 1915, Mère Maria Margherita commença à faire des malaises, qui furent mal diagnostiqués et soignés ; elle vomissait tout ce qu’elle avalait ; elle eut probablement un cancer du foie. Pour compléter le tableau de la situation, on l’envoya contre son gré se faire soigner dans la maison de soins qu’elle avait ouverte en 1919, assistée par une «infirmière» qui précédemment lui avait causé beaucoup de tristesses.

C’est là qu’elle mourut, le 8 août 1921. On dit que son corps est resté incorrompu. 

Elle a été béatifiée en 1989.

L’institut, agrégé à l’Ordre franciscain, fut appelé à œuvrer dans les environs de Poggio, puis à s’étendre, jusqu’aux hôpitaux militaires de Milan et Florence, pour arriver bientôt à treize maisons et une bonne centaine de Religieuses, qui ensuite rejoignirent l’Egypte, Israël, le Brésil, le Sri Lanka.

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 23:00

Mariano Pina Turón

1867-1936

 

Il vit le jour le 13 avril 1867 à Híjar (Teruel, Espagne), de Antonio et Antonia, qui le firent baptiser dès le lendemain.

Dans sa famille et dans son pays, il reçut une formation de foi, de travail, qui en firent un garçon excellent, honnête, humble et aimable.

Au retour de son service militaire, il expliqua à sa chère fiancée que Dieu l'appelait à être religieux, et proposa à la jeune fille d'être elle aussi moniale. Mais cette dernière n'en ressentait pas la vocation.

Mariano, lui, persévéra dans son attitude. Bientôt, il rejoignit le couvent des Mercédaires à El Olivar, accompagné par son père.

Il fut vêtu en 1888, entra au noviciat et étudia le latin et la philosophie.

En 1892, il fit la profession solennelle et, au terme des études théologiques à Lleida, fut ordonné prêtre en 1896.

Deux ans après son ordination, il fut nommé maître des novices à El Olivar, où il fut supérieur dès 1899.

Son activité se développa principalement entre Lleida, San Ramón, El Olivar, où il fut tour à tour maître des novices et supérieur.

A Borges Blanques, il ouvrit un collège ; à El Olivar, une école pour les enfants.

Ce n'était pas un homme intellectuel, mais un saint prêtre plein de bonté. L'affection reconnaissante et respectueuse que tous avaient pour lui se traduisit par le surnom de grand-père qu'on lui donna, tant de la part des élèves que des confrères.

Le 25 juillet 1936, il célébra la fête de saint Jacques Apôtre à Crivilén, où il demeura après la fête. Des bruits alarmants circulaient et l'on proposa au père de le cacher ; il ne voyait pas le danger, il continuait de se montrer comme d'habitude.

Le 1er août, malade, il vint à El Olivar pour se reposer ; le médecin qu'on appela pour lui voulait l'emmener chez lui à Estercuel, tandis que les autres Religieux allaient se disperser ; finalement, il fut hébergé chez des parents d'élèves, où il organisait la prière avec une sérénité constante. Les miliciens se montrèrent implacables et menaçants : il fallait faire sortir le père Mariano d'Estercuel.

La nuit du 5 au 6 août, on le mit sur un cheval, on l'emmena à Alcaine, où il fut reçu par un ami qui lui donna à manger et où il put se reposer toute la journée. 

Le 7 août, il partit vers Muniesa, mais se replia vers le moulin de Alacón. On lui donna par une fenêtre de quoi manger et boire, ainsi qu'une couverture pour dormir. Le Père remercia en disant combien il désirait mourir martyr.

Au matin du 8 août, il laissa à la porte la cruche d'eau et la couverture ; d'autres amis le reçurent ; il alla s'acheter des sandales, car il était presque pieds nus. Au moment où il essayait les chaussures, des individus armés lui tombèrent dessus, le chassèrent, le brutalisèrent, l'emmenèrent au Comité puis à la gare de Muniesa. On le menaça de mort, il répondit : Quand vous voudrez, Messieurs.

On l'emmena à quelques centaines de mètres de la gare, où on lui tira d'abord dans les jambes, pour le faire souffrir davantage, puis on lui donna le coup de grâce. C'était le 8 août 1936.

Le père Mariano avait soixante-neuf ans. Il fut béatifié en 2013.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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