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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 23:00

Marianna Biernacka

1888-1943

 

L’histoire de cette martyre a quelque chose de commun avec celle de saint Maximilien Kolbe, qui s’était offert en victime à la place d’un autre condamné, père de famille.

Elle était née à Czokało (Lipsku) en 1888 (on ne connaît pas la date précise).

Marianna était une jeune orthodoxe, lorsqu’elle passa à dix-sept ans à la religion catholique, avec toute sa famille.

En 1908, elle épousa Ludwik Biernacki, un paysan catholique et ils eurent six enfants, dont quatre moururent très jeunes. Seuls vécurent Leokadia et Stanisłas.

Après la mort de Ludwik, elle vécut avec son fils Stanisłas et son épouse Anna.

Lors de l’invasion nazie, en 1943, sa belle-fille, qui était enceinte de son deuxième enfant, avait été saisie avec son mari pour être fusillée avec d’autres victimes, en représailles contre la population de Lipsk ; c’est alors que Marianna s’agenouilla et implora d’être exécutée à sa place, sauvant ainsi deux vies humaines.

Les ôtages furent enfermés dans la prison de Grodno. Marianna n’avait avec elle que son trésor : le chapelet.

Elle fut passée par les armes à Naumowicze (Grodno, actuelle Biélorussie), sans autre forme de procès, parmi une cinquantaine d’otages.

Parmi les cent-huit martyrs polonais béatifiés par Jean-Paul II lors de son voyage en Pologne, beaucoup sont des prêtres, des religieux et religieuses ; neuf sont des laïcs. Marianna est l’une d’entre eux. 

 

Ce martyre arriva le 13 juin 1943, jour où désormais est commémorée Marianna au Martyrologe, et aussi jour où en Pologne sont vénérés ensemble tous ces Martyrs, béatifiés en 1999.


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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:00

Maria Barba

1884-1949

 

Maria naquit le 16 janvier 1884 à Catanzaro (Calabre, Italie S), dixième des douze enfants de Pietro et Giovanna Flosena. Cinq de ces enfants mourront en bas âge.

Pietro était Président de la Cour d’appel et Premier conseiller. 

Baptisée trois jours après sa naissance, Maria reçut sa première formation de sa mère, puis fréquenta l’école primaire à partir de sept ans. Elle est dans les premières.

En 1894, elle reçoit la Première communion, à laquelle elle s’est préparée avec grande ferveur.

En 1898, elle commence l’étude du piano.

Une cérémonie de prise d’habit, en 1899, l’aida à concevoir en elle l’appel à la vocation religieuse, mais, bien que très chrétiens, les parents s’y opposent fermement et veulent la pousser au mariage.

Maria attend silencieusement. Elle lit l’Histoire d’une âme de Thérèse de Lisieux, qui vient de mourir en 1897. Après la mort de son père (1904), ses frères sont encore plus férocement opposés à sa vocation et même lui interdisent de se rendre seule à l’église, tandis que sa mère la supplie d’attendre après sa mort.

En 1910, lors d’un pèlerinage à Rome, elle est reçue en audience par le pape Pie X.

Maria n’est pas encore confirmée. A cette époque, on reçoit ce sacrement peu avant le mariage. Mais comme Maria ne veut pas se marier, elle s’arrange pour recevoir la Confirmation lors d’un passage de l’évêque chez sa sœur. Elle a vingt-huit ans.

En 1914, la maman meurt, mais les frères de Maria s’opposent encore obstinément à son entrée en religion. Cinq années vont encore passer pour éprouver davantage encore cette pieuse demoiselle qui, pour le moment, devient l’âme du foyer familial.

Enfin, en 1919, elle entre chez les Carmélites de Ragusa, où elle prend le nom de Maria Candida de l’Eucharistie. La première profession a lieu en 1921, la solennelle en 1924. De sa famille si chrétienne, personne n’est venu assister aux cérémonies…

On lui confie successivement la porterie, la sacristie, la cuisine, où elle se montre «admirable», selon les témoignages des Religieuses.

A partir de 1922, elle écrira son autobiographie, à la demande de son confesseur qui perçoit la sainteté de sa vie intérieure.

En 1924, elle est élue prieure, poste qu’elle conservera pratiquement jusqu’en 1947.

Entre 1933 et 1935, elle écrira un ouvrage sur l’Eucharistie, un chef-d’œuvre de théologie spirituelle, sacramentelle et mystique.

Sa présence influe profondément le Carmel dans l’amour de la règle de sainte Thérèse d’Avila, réformatrice du 16e siècle (v. 15 octobre). Maria Candida contribue à la fondation d’autres monastères du Carmel en Sicile, dont celui de Syracuse en 1947, ainsi qu’à la réinstallation des Carmes.

Un douloureux cancer du foie lui cause de grandes souffrances et Maria Candida s’éteint à ce monde le jour de la fête de la Sainte Trinité, le 12 juin 1949. La nuit précédente, mystérieusement, son pied droit guérit d’un douloureux eczéma dont elle souffrait depuis plusieurs années et que les médecins ne pouvaient guérir.

Mère Maria Candida de l’Eucharistie a été béatifiée en 2004.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 23:00

Mercedes Molina y Ayala

1828-1883

 

Née à Baba (Los Ríos, Equateur) le 24 septembre 1828, Mercedes reçut le nom de la fête du jour, Notre-Dame de la Merci.

Son père, Miguel Molina y Arbeláez, mourut deux ans après. Sa mère, Rosa Ayala y Aguilar, s’en vint vivre avec elle à Guayaquil, où elle mourut treize ans après.

L’adolescente fit une chute de cheval qui, ajoutée aux deux précédentes épreuves, amena la jeune fille à une vie de profonde piété et de pénitence. Elle renonça décidément à tout projet de mariage et, à vingt-et-un ans, se voua aux enfants abandonnés.

Elle se mit à suivre sainte Mariana de Jesús (v. 26 mai), qui se manifesta à elle par la floraison inattendue d’un rosier, et lui annonça qu’elle aurait à fonder une famille religieuse.

A partir de 1862, Mercedes eut des grâces particulières : elle se trouvait en état de lévitation pendant qu’elle priait, se trouvait en extase après avoir reçu la Communion. Ayant quitté Guayaquil, elle s’installa à Cuenca, où elle loua une maison en compagnie d’une sainte femme, devenue depuis sainte Narcisa de Jesús (v. 8 décembre).

En 1870 elle proposa aux pères Jésuites sa collaboration pour la conversion des Jíbaros. Elle s’installa à Riobamba, où elle se consacra par les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, et fonda les Sœurs de Mariana de Jesús (1873). Elle sera désormais Mère Mercedes de Jesús.

La nouvelle congrégation s’occupa des orphelins, des nouveaux convertis, des anciennes prisonnières.

La Mère Mercedes de Jesús mourut dix ans après, à Riobamba, le 12 juin 1883, et fut béatifiée en 1985.

On l’a surnommée la Rosa del Guayas.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 23:00

Maria Schininà

1844-1910

 

Née à Ragusa le 10 avril 1844, elle mena une vie seigneuriale jusqu’à ce que - après la mort de son père et une fois que tous ses frères furent mariés - elle resta seule avec sa mère. Elle entreprit ainsi un chemin vers les pauvres, abattant les barrières non seulement de la fortune, mais surtout les barrières culturelles.

Rejetée par ses frères et par ses connaissances pour s’être dépouillée des biens de famille, elle fut appelée, au Carmel Salvatore La Perla, à diriger les Filles de Marie, consacrées au secours des peuples.

En 1889 elle fonda les Sœurs du Sacré-Cœur dans le but de fournir un abri aux orphelins et abandonnés, aux pauvres, de donner asile aux personnes âgées handicapées, d'aider les prisonniers et les travailleurs qui ont travaillé dans les mines de Ragusa.

Elle organisa une association de Dames de la Charité ainsi que l'implantation des Carmélites. De 1908 à 1909, elle donna asile à des réfugiés du catastrophique tremblement de terre qui détruisit Messine et Reggio en Calabre.

Après avoir consolidé son institution et donné à ses sœurs le commandement de l'amour, la mère Marie du Sacré-Cœur décéda le 11 Juin 1910 à Ragusa, âgée de 66 ans. Son travail est prolongé sur les trois continents par les Sœurs, avec amour et miséricorde pour ceux qui ont le plus besoin.

Elle a été béatifiée en 1990.

Le palais où elle naquit est aujourd’hui siège de l’évêché de Ragusa. En 1950 l’Institut s’est ouvert aux missions dans le monde en envoyant les premières sœurs italiennes aux Etats-Unis et au Canada. Les religieuses sont désormais présentes à Madagascar, aux Philippines, en Pologne, au Nigeria, en Roumanie, en Inde, pour diffuser le charisme de la bienheureuse Maria Schininà : faire connaître l’amour du Christ pour tous et sa miséricorde sans limites, porter le “Cœur de Dieu à la population et la population au Cœur de Dieu”.

 
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 18:34

María Asunción Mayoral Peña

1879-1936

 

Elle vit le jour le 18 août 1879 à Tardajos (Burgos, Espagne), de Mariano, qui mourut jeune, et de Brigida.

Elle était cousine germaine de Estefanía, sa consœur en religion.

Entrée chez les Filles de la Charité, en 1897, elle passa de Valladolid à Madrid puis à Ségovie, où elle fit la profession en 1902. 

A cause de plusieurs épidémies, elle fut infirmière en beaucoup d’endroits (Palencia, Lleida, Madrid, Oviedo). Expulsée de celui d’Oviedo en 1934, de celui des Aveugles à Madrid, elle arriva enfin à son dernier poste, Leganés (Madrid), d’où elle fut aussi expulsée avec les autres Religieuses.

Le 20 juillet 1936, les miliciens vinrent arrêter les Religieuses. La Supérieure voulut aller prendre le Saint Sacrement et le faire consommer par les Sœurs, mais deux miliciens renversèrent le ciboire à terre. La Supérieure protesta : C’est Notre Seigneur ! et les deux autres : Ici, ce seigneur ne commande pas ; qui commande, c’est nous. La Supérieure put rammasser les Hosties et les distribua.

Elles furent ensuite enfermées dans une salle pendant cinq jours, puis les miliciens réunirent les deux communautés (quarante-six Religieuses) dans cette même salle pendant toute une journée. Rappelons qu’à cette époque, les Filles de la Charité portaient une très large cornette : quarante-six dans cette unique salle devait être un gros problème.

Le 26 juillet, on les emmena le soir à la Direction Générale de Sécurité de Madrid, où elles subirent deux jours d’interrogatoire ; après quoi, on les laissa en liberté conditionnelle, avec obligation d’indiquer où elles se réfugiaient. Par groupes de deux ou trois, elles se dispersèrent chez les familles des unes ou des autres.

María Asunción et ses compagnes s’étant d’abord réfugiées chez la sœur de l’une d’elles, elles furent dénoncées aux miliciens des Forces Anarchiques Ibériques (FAI) par deux anciennes élèves.

Le 12 août, la maison fut fouillée par trois fois, et à chaque fois elles répondirent qu’elles étaient Filles de la Charité. On leur proposa une place comme maîtresses ou infirmières du Secours Rouge, mais elles refusèrent. Les miliciens étaient furieux de constater que le prêtre et deux autres Religieuses avaient disparu. 

A onze heures du soir, ils vinrent les prendre. Il restait encore une vieille Religieuse, toute malade, qui demanda à partir aussi, mais le chef répondit sèchement : Laissez là ce vieux fossile, qu’elle meure toute seule.

On les emmena à la Porte de Fer de Madrid ; il se trouva que les assassins étaient d’anciens élèves de ces Sœurs. Elles leur pardonnaient et priaient en silence.

Il y eut une trentaine de tirs de mitrailleuse, puis cinq coups à quelques secondes l’un de l’autre. C’est l’un des chauffeurs qui raconta ces détails par la suite.

C’était le 12 août 1936 à 23 heures 45. 

Les Religieuses furent béatifiées en 2013.

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 23:00

Maximin à Aix-en-Provence

1er siècle

 

Le Martyrologe du 8 juin écrit que «les origines de la vie chrétienne à Aix-en-Provence sont attribuées à saint Maximin».

Qui était-il ?

Des «traditions» en feraient l’intendant de la famille de Lazare et de ses sœurs à Béthanie. Il aurait été un des soixante-douze disciples de Jésus et peut-être aussi l’aveugle-né guéri en Jn 9.

Comme on l’a fait en d’autres occasions, et avec la prudence qui s’impose, nous allons lire ce qu’en a dit Anna Katharina Emmerick, une Bienheureuse stigmatisée, complètement ignorante quant à son instruction, et dont beaucoup de ses «visions» furent scrupuleusement notées (v. 9 février).

Trois ou quatre ans après l’ascension… éclata à Jérusalem une persécution contre Lazare et ses sœurs. Marthe et lui furent jetés en prison par les Juifs.

Madeleine… fut également arrêtée. Avec Lazare et ses deux sœurs furent aussi emmenés un jeune homme nommé Maximin, Marcelle, servante de Madeleine, et la servante de Marthe.

Après les avoir accablés de mauvais traitements, les Juifs les firent monter dans une méchante barque faisant eau de toutes parts, et n’ayant ni voiles ni gouvernail. Elle fut amarrée à un grand vaisseau, qui l’abandonna après l’avoir remorquée en pleine mer : tandis que Lazare et ses compagnons priaient et chantaient des cantiques, je vis la barque aborder sur le rivage de la Gaule, dans un lieu où les vagues venaient baigner doucement la plage. Ils descendirent à terre, et abandonnèrent leur esquif à la merci des flots. Leur voyage s’était fait avec une vitesse miraculeuse.

Je les vis arriver dans la grande ville de Massilia. On les laissa passer, et l’on se contenta de les regarder, sans leur faire aucun mal (…)

Le lendemain, je vis sortir d’un grand édifice qui me fit l’effet d’une maison de ville, des gens qui vinrent leur adresser diverses questions (…) On leur fit bon accueil et on leur donna à manger (…) Je vis aussi que bientôt beaucoup de personnes se firent baptiser par Lazare (…) Lazare, en sa qualité d’évêque, continua à prêcher l’Evangile dans cette ville ; mais les autres la quittèrent bientôt.

Madeleine se retira seule, loin de la ville, dans un désert… Je l’ai vue, plusieurs fois, aller à moitié chemin de sa retraite, à la rencontre de Maximin qui lui apportait la sainte communion (…)

J’ai vu une église bâtie par saint Maximin au-dessus de la grotte {de Madeleine}. On y conservait des reliques de Madeleine : sa tête, à laquelle il manquait une mâchoire, mais où il restait encore un peu de chair d’un côté, un de ses bras, des cheveux, et une fiole avec de la terre (…)

Il y avait dans le voisinage une ville appelée Aquæ. Il devait y avoir là des sources d’eau chaude, car il s’en élevait continuellement des masses de vapeur. Je vis Marthe au bord d’un fleuve très large (…) Il y eut des gens qui traitèrent Marthe de magicienne et la persécutèrent. Maximin s’était établi dans le voisinage, en qualité de prêtre ; il visitait Marthe et lui apportait la sainte communion.

Sans le savoir, la bienheureuse Voyante nous parle de lieux tout-à-fait historiques et connus : les villes de Marseille et Aix-en-Provence, le grand fleuve du Rhône. 

Elle omet totalement d’expliquer comment Lazare et Maximin furent ordonnés, l’un évêque, l’autre prêtre. On pourrait facilement supposer que Lazare fut consacré par les Apôtres, et Maximin ordonné par Lazare. Peut-être Maximin fut-il lui-même consacré évêque, puisqu’on dit que saint Sidoine lui succéda comme évêque à Aix.

Certes, ces récits ne sont pas à prendre comme des vérités d’Evangile, et la bienheureuse Emmerick reconnaît elle-même que tous les voyants ont, sans le vouloir, édulcoré ce qu’ils ont «vu».

Il reste que tous les détails ci-dessus sont parfaitement cohérents.

Saint Maximin est donc à l’origine de la ville de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, où une basilique abrite un orgue remarquable.

Saint Maximin est commémoré le 8 juin au Martyrologe.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 23:00

Marcellin Champagnat

1789-1840

Né le 20 mai 1789 à Rosey (Marlhes, Loire), Marcellin Joseph Benoît était l’avant-dernier des dix enfants, cinq garçons et cinq filles, de Jean-Baptiste et Marie Chirat. Le 21 mai, jour de l’Ascension, Marcellin reçut le baptême.

Jean-Baptiste était un cultivateur et faisait marcher un petit moulin ; il fut secrétaire de la mairie, juge de paix et président de l’administration municipale du canton (1797). Il mourut en 1804.

Marcellin n’avait pas fréquenté l’école : le premier jour où il y alla, il fut choqué par la brutalité du maître, et ne voulut plus y retourner. C’est sa bonne tante, religieuse, qui lui donnera des leçons.

Marcellin avait déjà seize ans quand il entra, l’année suivante, au Petit séminaire de Verrières (Montbrison), pour passer en 1813 au Grand séminaire de Lyon.

Dans ce séminaire il rencontrera Jean-Marie Vianney, Jean-Claude Colin, Jean-Claude Courveille… Avec ces deux derniers, il conçut une société de prêtres qui organiseraient des missions dans les campagnes et un enseignement pour la jeunesse, tout cela sous le patronage de la Sainte Vierge. Marcellin eut aussi l’idée d’y adjoindre des Frères, pour seconder le travail des prêtres.

Après son ordination sacerdotale (1816), il fut nommé vicaire à La Valla-en-Gier (Saint-Chamond), où sa prédication et son enseignement attirèrent même les adultes. Son zèle le porta auprès des malades par tous les temps. Sa paroisse se débarrassa des bals et des mauvaises lectures.

Il commença de mettre en œuvre son idée du séminaire : il établit deux Frères enseignants dans une petite maison proche de son presbytère. Ce furent les humbles débuts de la congrégation des Petits Frères de Marie ou Frères maristes. L’école reçut les enfants de la paroisse, et se développa rapidement.

Des écoles s’ouvriront rapidement dans toute la région, pour la satisfaction des familles, mais suscitant, comme presque toujours en pareils cas, des jalousies ou des critiques de la part du clergé. Une autre épine déchira le cœur de ce jeune prêtre : ce fut la rivalité de son ami Courveille, qui dut même être évincé à cause de sa mauvaise conduite.

Le père Marcellin demanda à être relevé de sa charge de curé, pour s’occuper uniquement de la congrégation naissante. Il mit au point la règle de la Congrégation, qu’il rapprocha de la Société des Prêtres Maristes, dont le supérieur était son ami Jean-Claude Colin. Lui-même devint l’assistant des Pères Maristes en 1839.

Malgré les événements politiques, les établissements de Frères Maristes se multiplièrent au-delà de la région du Rhône, pour atteindre une réputation nationale.

En 1839, partirent pour l’Océanie trois frères et cinq prêtres, parmi lesquels Pierre Chanel, futur martyr (et maintenant canonisé, cf. 28 avril).

Le Père Champagnat était sévère pour lui-même, austère : il ne prenait jamais rien entre les repas, et se mortifiait de diverses façons encore, au point que sa santé en fut altérée. C’était un excès et une erreur de sa part. Mais il n’imposait pas cette austérité aux autres. Il avait un immense respect et amour pour les enfants, pour les pauvres et les abandonnés. 

On rapporte de lui ces deux phrases qui résument toute sa pensée sur l’éducation :        

- Pour bien élever les enfants, il faut les aimer, et les aimer tous également.                     

- Je ne peux pas voir un enfant sans avoir envie de lui dire combien Dieu l’aime.

Sa devise était : Tout à Jésus par Marie, tout à Marie pour Jésus.

Miné par un douloureux cancer, il mourut le 6 juin 1840 à Saint-Chamond.

A cette date, il y avait déjà près de trois-cents Frères pour une cinquantaine d’écoles recevant sept mille élèves. Aujourd’hui, ils sont plusieurs milliers, dans soixante-seize pays des cinq continents.

Marcellin Champagnat a été béatifié en 1955, et canonisé en 1999.

Les miracles retenus pour sa béatification et sa canonisation ont été la guérison d’une Américaine atteinte d’une tumeur maligne, celle d’un Malgache atteint de méningite cérébro-spinale, celle enfin d’un Frère souffrant d’une grave affection pulmonaire.

 
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 23:00

Mbaga Tuzinde

1869-1886

 

Mbaga, catéchumène de seize ou dix-sept ans environ, fut martyrisé pour sa foi en Ouganda, le 3 juin 1886, et fut canonisé en 1964.

 

Se reporter à la notice Ouganda (Martyrs de l’)

 

 

 

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 23:00

Mukasa Kiriwawanvu

1861-1886

 

Mukasa, catéchumène de vingt à vingt-cinq ans environ, fut martyrisé pour sa foi en Ouganda, le 3 juin 1886, et fut canonisé en 1964.

 

Se reporter à la notice Ouganda (Martyrs de l’)

 

 

 

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 23:00

Mugagga Lubowa

1869-1886

 

Mugagga (on n’a pas son prénom de baptême), chrétien (ou catéchumène ?) de dix-sept ans environ, fut martyrisé pour sa foi en Ouganda, le 3 juin 1886, et fut canonisé en 1964.

 

Se reporter à la notice Ouganda (Martyrs de l’)

 

 

 

 

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  • : Le blog de samuelephrem
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