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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 23:56

Narkissos, martyr à Tomes

vers 310

 

Se reporter à la notice Argeos, Narkissos et Markellinos à Tomes

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 18:32

Nikon le Metanoïte

930-998

 

Nikon naquit vers 930 à l’est de l’actuelle Turquie, non loin de la Mer Noire, de parents fort aisés.

Méprisant les richesses du monde, Nikon quitta la maison et s’en vint au monastère de Chrysopetro, qui se trouvait plus à l’ouest. 

Il resta là pendant douze ans, se sanctifiant et approfondissant la théologie.

Il dut quitter son monastère parce que son père le recherchait ; sur le point d’être rejoint, il implora la Sainte Vierge, qui le fit passer de l’autre côté d’un fleuve, de sorte que le père et le fils ne purent que se saluer de loin et poursuivre leur route chacun de son côté.

Nikon se mit à parcourir les villages en proclamant partout : Convertissez-vous, en grec : Metanoïte ; c’est là l’origine de son surnom habituel.

En 961, il passa en Crète, récemment reprise par l’empereur aux Sarrasins ; la population était déjà passée aux habitudes musulmanes, et Nikon s’empressa d’annoncer son habituel Metanoïte. Ce ne fut pas un succès immédiat, loin de là, mais tout de même les Crétois furent touchés par le don prophétique de Nikon, qui lisait dans les cœurs, et dont la vie ascétique était si impressionnante. Les conversions se multiplièrent.

En 968, Nikon passa enfin en Grèce : Péloponèse, Béotie, Athènes, Sparte enfin. Il y construisit trois églises, dédiées au Sauveur, à sa Mère et à sainte Kyriaki (v. 6 juillet), ainsi qu’un monastère.

Ces travaux s’accompagnèrent de miracles. Nikon put remuer une pierre énorme que personne n’arrivait à déplacer ; il changea en bon vin la piquette qu’on avait apportée pour les ouvriers ; d’un geste, il allongea une colonne trop courte, qui risquait de compromettre tout l’édifice ; un certain Ioannis, qui s’était opposé farouchement à ces travaux, fut mystérieusement frappé d’une mort subite. 

Un fanatique d’une sorte de jeu de paume s’obstinait à jouer durant la sainte Liturgie ; Nikon sortit et le rappela à l’ordre ; l’autre le menaça, mais ne put reprendre le jeu, car son bras fut subitement paralysé : il dut venir demander pardon à l’Homme de Dieu.

En 996, quand les Bulgares envahirent le Péloponèse et menacèrent Corinthe, le stratège, impuissant et de plus malade, appela Nikon, qui accourut, le guérit et le rassura pour l’avenir.

Sentant approcher l’heure de sa mort, Nikon rédigea un testament, qui était plutôt un ultime appel à la conversion. Au dernier jour, il se fit porter dans le vestibule du monastère pour adresser au peuple une ultime supplique, recommandant à tous de pratiquer l’humilité, l’hospitalité, l’amour fraternel ; de rejeter l’envie, la jalousie, la fornication ; de savoir pardonner facilement ; de confesser leurs fautes à un ministre de Dieu.

Nikon pria encore, et s’endormit dans le Seigneur, le 26 novembre 998.

Beaucoup d’autres miracles encore suivirent cette mort ; Nikon fut le Saint le plus populaire dans tout le Péloponèse.

Saint Nikon le Metanoïte est commémoré le 26 novembre dans le Martyrologe Romain.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 00:33

Namatius de Vienne
486-559

Il est regrettable qu’on confonde ce Namatius de Vienne avec celui de Clermont, qui mourut un siècle plus tôt (v. 27 octobre).
Avant d’être évêque, Namatius (ou Namacius) avait vécu dans le mariage, avec une certaine Euphrasia, et fut aussi gouverneur de Vienne.
Il fut appelé à être évêque du siège de Vienne, dont il fut le vingt-cinquième titulaire.
Après un court épiscopat, Namatius s’éteignit vers 559. Il est difficile d’évaluer la durée de cet épiscopat, car le prédécesseur de Namatius, un certain Isicius, semble avoir occupé la chaire épiscopale de 545 à 565. Et tant Isicius que Namatius sont reconnus comme saints : il n’est donc pas question d’usurpateur, d’hérétique, de faussaire, de corrompu… 
Le culte de Namatius n’a été confirmé qu’en 1903.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Namatius de Vienne au 17 novembre.

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 23:18

Nunilo et Alodia de Huesca

† 851

 

Ce ne sont pas les seules victimes de la persécution musulmane de Cordoue au 9e siècle. Il y en eut quarante-huit, que le Martyrologe recense à leurs dates respectives.

Nunilo et Alodia (on trouve aussi Nunilón et Elodia) étaient les filles jumelles d’un couple mixte, qui vivait à Adhuesca (Huesca, Espagne) : le père, libéral, était musulman ; la mère, chrétienne, avait fait baptiser ses filles et les éduquait chrétiennement.

Les deux époux moururent. Un parent, qui voulait s’emparer de l’héritage des deux jeunes filles, les dénonça au juge ; ce dernier, comprenant la mauvaise intention de l’accusateur, et voyant ces jeunes filles sans défense, annula le procès. Mais le parent alla les dénoncer au gouverneur de Huesca : ou elles apostasiaient, ou elles seraient décapitées.

Nunilo et Alodia n’hésitèrent pas : leur foi passait avant tout. Elles furent condamnées à mort et décapitées à Huesca en 851.

On ajoute que, précipités du haut des remparts, les corps furent abandonnés aux oiseaux prédateurs, qui ne les touchèrent pas ; la nuit suivante, on vit des rayons lumineux qui éclairaient l’endroit où se trouvaient les corps.

Les saintes Nunilo et Alodia de Huesca sont commémorées le 22 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 10:08

Nizier de Trèves

500-569

 

On verra plus bas pourquoi Nizier (Nicetius) n’a pas pu naître en 513. Il naquit à ou près de Limoges, peu avant 500. 

Il semblait avoir déjà les cheveux poussés en forme de couronne, comme un clerc tonsuré, de sorte que ses bons parents le confièrent tôt à un abbé de monastère local.

Nizier deviendra abbé de ce même monastère. Déjà son zèle pastoral s’exprimait : aux moines, il répétait Il faut se garder de dire des bêtises, des paroles oiseuses, reprenant cette parole du Christ : Vous serez jugés sur toute parole inutile (Mt 12:36).

Le roi Thierry Ier l’avait en grande considération et le prit comme aumônier.

En 526, Nizier fut nommé évêque de Trèves. C’est cette date historique qui exclut la possibilité que Nizier soit né en 513. Rarement un prêtre est nommé évêque avant la trentaine, c’est une loi canonique.

Nizier fut accompagné à Trèves par une troupe de seigneurs qui, arrivés sur place, lâchèrent leurs chevaux dans les champs de moisson voisins. Nizier protesta et fit chasser les animaux.

Il se montra terrible contre ceux qui n’observaient pas les commandements de Dieu. Un jour que le fils de Thierry prétendait assister à la Messe alors qu’il vivait dans la débauche, Nizier le fit sortir. Il excommunia le roi Clotaire, qui alors l’exila (561). Nizier eut révélation qu’il allait promptement être rétabli, en effet Clotaire mourut et son successeur Sigebert rétablit immédiatement l’évêque.

Nizier était plein de force dans la prédication, et terrible pour discuter. Il avait de la constance dans les épreuves et de la prudence pour enseigner. Prospérité ou adversité ne le changeaient pas. On ne l’intimidait pas et on ne le trompait pas par des flagorneries. 

Le diable s’en prit plusieurs fois à Nizier ; il se montra à lui un jour sous une forme affreuse, noire, comme prêt à dévorer l’évêque : Nizier le fit disparaître d’un signe de croix. Nizier délivra un jour trois possédés à l’entrée de l’église Saint-Maximin, d’un signe de croix. Quand une épidémie de peste ravagea Trèves, la prière de Nizier éloigna le fléau ; une voix le fit comprendre : Nous (les démons) ne pouvons rien faire que laisser cette ville.

Devant un jour être reçu pas le roi, Nizier obtint par sa prière qu’on pût pêcher beaucoup de poissons pour les servir à la table du roi et de tous les invités.

Nizier eut une vision nocturne qui lui révélait la durée et la qualité des règnes des rois futurs. 

Comme le Christ (Mt 8:23-27), il s’endormit un jour dans sa barque, qui se trouva agitée par un vent violent : il se réveilla, et calma la tempête par un signe de croix.

Nizier participa aux conciles de Clermont (535) et d’Orléans (549), peut-être aussi de Paris (552). On a aussi de lui deux lettres, l’une à l’empereur Justinien, l’autre à la reine Chlodoswinde. 

Il raconta lui-même avoir eu une vision de s.Paul et de s.Jean-Baptiste, qui l’invitaient au Repos éternel. Il mourut quelques jours après, le 1er octobre, vers 569.

S.Venance Fortunat (v. 14 décembre) le chante dans un poème. 

De son vivant, Nizier avait brillé par ses aumônes, sa charité, ses miracles ; les miracles continuèrent près de son tombeau : des chaînes de prisonniers tombèrent, des possédés furent libérés, des aveugles furent guéris.

Saint Nizier de Trèves est commémoré le 1er octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 17:21

Nilo de Rossano

910-1005

 

Dans une des premières familles de Rossano (Cosenza, Calabre, Italie), naquit un enfant qui reçut d’abord le nom de Nicola, par dévotion au grand s.Nicolas de Bari (v. 6 décembre).

Toute la région de Calabre était imprégnée de l’influence de Constantinople, particulièrement en ce qui concernait la liturgie. Mais aussi les habitants étaient la proie des incessantes razzias musulmanes en provenance de Sicile.

Nicola grandit dans cette ambiance «gréco-arabe» qui n’était pas de toute paix. Il devint décurion de Rossano, responsable des impôts, un poste bien en vue. Il se maria, mais fut infidèle. A la mort de son épouse, il fut touché de la grâce divine et voulut se faire moine : il avait trente ans (940). Mais il ne pouvait rester là où il était trop connu. Il rejoignit le monastère de San Nazareo, près de Seminara, où il reçut le nom de Nilos, comme ce célèbre disciple de Jean Chrysostome, ex-préfet de Constantinople devenu moine au Sinaï (v. 12 novembre).

Il alla ensuite au monastère San Mercurio à Palma (Campanie), où il se montra humble, mortifié, aimant la contemplation.

Il refusa d’être choisi comme higoumène (abbé) et se retira dans la solitude, où le rejoignirent deux disciples, dont Stefano (v. supra).

En 952, le monastère San Mercurio fut entièrement détruit par une incursion arabe. Nilo revint à Rossano, où il devint higoumène. Nouvelle invasion en 956, mais les Arabes furent repoussés.

Nil était alors devenu un personnage de référence, qu’on respectait, qu’on consultait, et qui en imposait par ses sentences pleines de sagesse - et par ses prophéties. Il ne cessait d’intervenir personnellement auprès des autorités en faveur des prisonniers, des malheureux, des opprimés, des victimes. L’émir arabe fut touché de sa générosité et lui renvoya les prisonniers avec la rançon.

Après 982, Nilo se réfugia à Capoue puis reçut du Mont-Cassin le monastère de Val Luce, où il put reprendre la liturgie en rit oriental. Ensuite,  il passa à Serperi (Gaete).

En 997 fut élu pape un intrus, Jean XVI, d’origine gréco-calabraise comme Nil. Celui-ci le supplia d’abdiquer, sans résultat. L’antipape fut détrôné, eut le nez et la langue coupés et les yeux crevés ; à son tour, l’empereur Otto III le jeta en prison : Nilo, alors - il avait quatre-vingt sept ans ! - intervint pour obtenir au moins un traitement moins cruel pour le malheureux prisonnier. Nilo annonça à l’empereur et au pape «légitime» (Grégoire V) une mort prochaine : Otto III mourut bientôt à vingt-deux ans, empoisonné ; le pape mourut à trente ans, terrassé par un mal horrible ; Jean XVI, lui, mourut en 1013, retiré dans un monastère et avec des sentiments de profonde repentance.

Après dix années passées à Serpeto, Nilo s’en vint à Tusculum, non loin de Rome, où il obtint le monastère de Sainte-Agathe. C’est là qu’il mourut en 1004 ou 1005, à quatre-vingt quinze ans.

Les moines furent successivement transférés à Grottaferrata, où il se trouvent toujours actuellement, non loin de Castel Gandolfo et Rocca di Papa.

Nilo a été appelé le Jeune, par opposition à l’Ancien, son patron de Constantinople.

Saint Nilo de Rossano est commémoré le 26 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 23:00

Nonnosus du Mont Soratte

500-560

 

L’édition de 2005 du Martyrologe Romain porte au 2 septembre cette phrase : Au Mont Soratte (…) saint Nonnosus, abbé.

D’après Grégoire le Grand (v. 3 septembre), Nonnosus aurait été prieur au Mont Soratte (Italie centrale), serait devenu abbé à Suppentonia (act. Castel Sant’Elia), et serait mort comme abbé au Mont Soratte. 

Des reliques de cet Abbé auraient été portées à Freising (Allemagne), puis rapportées au Mont Soratte.

Or on a découvert récemment en Autriche une tombe d’un certain Nonnosus, diacre au 6e siècle, mort en 533 à cent-trois ans.

Le saint pape Grégoire le Grand aurait pu recevoir des informations inexactes - ou confondre celles concernant deux personnages différents.

On attribue à saint Nonnosus trois grands miracles : 

L’un fut le déplacement d’une énorme roche, que ne pouvaient pas déplacer cinquante paires de bœufs, pour permettre la culture d’un jardin autour de l’abbaye.

Un autre fut la réparation parfaite d’une lampe à huile en verre que Nonnosus avait laissé tomber à terre par mégarde.

Le troisième fut la «multiplication» de la récolte d’huile, alors que les oliviers du monastère n’avaient donné que très peu de fruits.

Il est dit aussi que Nonnosus, comme moine ou prieur, s’efforçait de «faire passer» les ordres péremptoires de l’irascible abbé de l’époque, en y mettant toute la douceur possible.

Des reliques de ce Diacre auraient ensuite été portées d’Allemagne au Mont Soratte.

On invoque saint Nonnosus pour les maladies des reins.

Saint Nonnosus «du Mont Soratte» est commémoré le 2 septembre dans le Martyrologe Romain.

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 23:00

Nath Í d’Achonry

6e siècle

 

Très peu connu, l’Irlandais Nath Í vécut au sixième siècle.

D’après une Vita très tardive, il serait né dans la province de Leyney (auj. Sligo), descendant de Conamel, frère du chef local Diarmait, qui reçut une bénédiction spéciale d’un s.Cormac.

 Nath Í, surnommé le prêtre (cruimthir), est désigné comme Nath Í of Achad Cain Conairi.

Il aurait étudié sous s.Finnián de Clonard (v. 12 décembre), sur le conseil duquel il fonda ensuite le monastère d’Achad Cain (act. Achonry), sur un terrain généreusement mis à disposition par le roi de Luigne, Cennfáelad. et en aurait été l’abbé. L’abbaye aurait donné naissance au diocèse de Achonry.

Un des disciples de Nath Í fut s.Féchín de Fore (? v. 14 février ou 20 janvier). Nath Í reçut la visite des ss. Columba, Comgall et Cainnech.

La date de la mort de Nath Í reste très incertaine.

Son culte fut approuvé en 1903.

Saint Nath Í d’Achonry est commémoré le 9 août dans le Martyrologe Romain.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 23:03

Naum de Preslav

830-910

 

Se reporter d’abord à la notice Clement d’Ohrid

Pour compléter cette notice, ajoutons ici que Naum naquit vers 830 en Mésie, une région recouvrant à peu près la Serbie, la Bulgarie Nord et une portion de la Roumanie.

Ses parents étaient de famille noble, mais Naum préférait le Christ à la richesse du monde. Il suivit bientôt les frères Cyrille et Méthode (v. 14 février).

Il fut ordonné prêtre à Rome en 868, comme Clement. 

Après l’accueil très favorable que réserva le roi Boris aux missionnaires, Naum fut chargé de l’école de Preslav, ce qui explique qu’on l’ait nommé de Preslav, Preslavski. Il y resta jusqu’en 893, avant de passer à Ohrid.

En 895 ou 905, il fonda non loin d’Ohrid une église et un grand monastère dédiés à s.Michel (v. 29 septembre).

Il mourut le 23 décembre 910.

Le monastère qu’il fonda porte actuellement le nom de Saint-Naum.

Saint Naum de Preslav est commémoré le 27 juillet dans le Martyrologe Romain, en même temps que les autres missionnaires de Bulgarie de la même époque : Clement, Gorazd, Saba et Angelariy.

 

 

 

 

 

Naum de Preslav

830-910

 

Se reporter d’abord à la notice Clement d’Ohrid

Pour compléter cette notice, ajoutons ici que Naum naquit vers 830 en Mésie, une région recouvrant à peu près la Serbie, la Bulgarie Nord et une portion de la Roumanie.

Ses parents étaient de famille noble, mais Naum préférait le Christ à la richesse du monde. Il suivit bientôt les frères Cyrille et Méthode (v. 14 février).

Il fut ordonné prêtre à Rome en 868, comme Clement. 

Après l’accueil très favorable que réserva le roi Boris aux missionnaires, Naum fut chargé de l’école de Preslav, ce qui explique qu’on l’ait nommé de Preslav, Preslavski. Il y resta jusqu’en 893, avant de passer à Ohrid.

En 895 ou 905, il fonda non loin d’Ohrid une église et un grand monastère dédiés à s.Michel (v. 29 septembre).

Il mourut le 23 décembre 910.

Le monastère qu’il fonda porte actuellement le nom de Saint-Naum.

Saint Naum de Preslav est commémoré le 27 juillet dans le Martyrologe Romain, en même temps que les autres missionnaires de Bulgarie de la même époque : Clement, Gorazd, Saba et Angelariy.

 

 

Clement d’Ohrid

840-916

 

Il serait né vers 840 à Ohrid (Koutmitchevitsa), une région de l’empire bulgare correspondant actuellement à peu près à la Macédoine.

Très jeune, il connut et suivit s.Méthode (v. 14 février) et accompagna les deux frères Cyrille et Méthode dans leur mission en Moravie (863), et à Rome (868).

C’est à Rome que Clement fut ordonné prêtre.

Après la mort de Cyrille, il accompagna Méthode en Pannonie (Hongrie) et Moravie.

En 885, mourut Méthode. Clement devait poursuivre l’œuvre des premiers apôtres bulgares. Clement organisa alors avec un autre disciple de Méthode, Gorazd, la «bulgarisation» du clergé morave d’origine germanique, qui s’entêtait à célébrer et catéchiser en latin : ils furent emprisonnés et expulsés de Moravie.

Le roi bulgare Boris les invita alors à Pliska, pour leur confier la formation du clergé. Il y voyait une excellente occasion de contrer l’influence grandissante du clergé de Byzance et celle du clergé germanique. En favorisant la liturgie en vieux-slave, Boris pensait à juste titre renforcer la cohésion de son peuple et son indépendance politique.

Ce furent alors cinq missionnaires qui se présentèrent à Boris : Clement, Gorazd, Naum, Sabas et Angelariy.

Boris favorisa l’ouverture de deux écoles de vieux-slave à Preslav et Koutmitchevitsa.

Gorazd fut, pratiquement, évêque d’Ohrid, suivi à sa mort par Clement.

De 886 à 893, Clement forma plusieurs milliers de disciples à l’alphabet glagolithique et au vieux-slave. D’abord titulaire du siège de Velitsa, il mourut avec le titre d’archevêque d’Ohrid, en 916.

L’activité, la persévérance, les écrits et traductions de Clement en ont fait un «fondateur» de la Bulgarie chrétienne et moderne. 

Les cinq missionnaires dont on vient de parler moururent à des dates différentes (par exemple Naum le 23 décembre 910), mais sont commémorés ensemble le 27 juillet dans le Martyrologe Romain.

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 23:00

Natalia de Cordoue

† 852

 

Se reporter à la notice Jorge, Aurelio et Natalia, Félix et Liliosa de Cordoue

 
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Présentation

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  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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