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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 23:00

Nicoló et Trano de Sardaigne

5e siècle

 

Les deux ermites Nicoló et Trano vinrent au 5e siècle se fixer en Sardaigne, dans les montagnes de la Gallura.

Leur style de vie, leur parole, leur exemple, frappa la population qui les vénéra spontanément.

Ce qu’on a écrit d’eux ci-dessus provient d’un article spécialisé, qui situe les deux saints ermites à cette date très ancienne. C’est qu’effectivement au 5e siècle furent exilés en Sardaigne un certain nombre de Chrétiens, évêques et moines, qui ne manquèrent pas de reprendre et poursuivre l’œuvre évangélisatrice de leurs prédécesseurs.

Le Martyrologe Romain cependant les mentionne laconiquement avant le 12e siècle, ce qui a été respecté dans notre présentation du martyrologe. 

Les saints Nicoló et Trano sont commémorés le 4 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Petroc de Galles

† 564

 

Les faits qui vont être racontés s’appuient certainement sur des réalités historiques. En outre, Jésus n’a-t-il pas promis à ses apôtres : Celui qui croit en moi fera lui aussi les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes (Jn 14:12) ?

Petroc était fils d’un roi du Pays de Galles, nommé Glywys ou Glywysing. Sa sœur s’appelait Gwynllyw.

Il aurait étudié en Irlande et aurait été le professeur de s.Kevin (v. s.Coemgen, 3 juin). Quand mourut son père, Petroc prit l’habit monastique avec soixante nobles et passa en Irlande, puis en Cornouaille.

Ce fut l’occasion pour Petroc de faire surgir une source d’un rocher, comme Moïse au désert (cf. Ex 17:5-6).

Il rencontra s.Samson (v. 28 juillet) et l’évêque Wethinoc et s’établit dans son diocèse pendant trente ans. Le monastère de Padstow, qui porte son nom (Pedroc-stowe ou Petrock’s Place, fut peut-être celui-là même qu’il fonda. Il se serait ensuite retiré à Bodmin.

Puis il fit le pélerinage à Rome, à Jérusalem, et de là poussa jusqu’en Inde, d’où une mystérieuse nacelle l’enleva sur une île déserte ; nouveau s.Jean à Patmos, il y contempla sept années durant les mystères célestes.

Ramené en Cornouaille par le même moyen de transport, il retrouva ses compagnons.

Parmi les signes accomplis par Petroc, il y eut la résurrection d’un mort, la guérison de malades, l’apprivoisement d’une bête sauvage. Il sauva aussi un daim et convertit le chasseur qui le poursuivait, Constantine.

Petroc s’endormit dans le Seigneur, pense-t-on, vers 564, et devint le patron de la Cornouaille. 

La dévotion bretonne vénère saint Perreux, notre s.Petroc francisé.

Saint Petroc de Galles (ou de Cornouaille) est commémoré le 4 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Gualtiero de Servigliano

8e siècle

 

Notre Gualtiero ne doit pas être confondu avec un homonyme de la même époque, mais martyr en Frise et fêté le 5 juin (v. s.Walter).

Gualtiero, le nôtre donc, vécut à Servigliano (Marches, Italie CE), mais il est très difficile de trouver des renseignements sur sa personne.

Il n’est pas sûr qu’il soit né à Servigliano, mais on sait qu’il vint s’y installer avec un autre prêtre nommé Armando (ou Armeno).

Il semble qu’après s’être d’abord fixé dans la vallée Marana, il ait fondé un monastère près de l’église Saint-Marc et qu’il y soit devenu abbé.

La communauté s’occupait des malades.

Gualtiero mourut là, chargé de mérites et rempli de vertus.

Au moment de sa mort, on vit briller sur sa tête une croix lumineuse.

Il est vraisemblable que Gualtiero fut hautement estimé et admiré pour les saintes actions qu’il effectua, car la dévotion du peuple fut unanime et durable, jusqu’à nos jours.

La date du 8e siècle n’est pas plus certaine ; des historiens retardent l’existence de l’abbé Gualtiero au 13e siècle.

Saint Gualtiero di Servigliano est commémoré le 4 juin dans le Martyrologe Romain (qui le place au 8e siècle).

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 23:02

Nikephoros de Constantinople

738-828

 

Nikephoros naquit en 738 (certains avancent plutôt 758) à Constantinople de Theodoros et Evdokia.

Theodoros, un fonctionnaire impérial, perdit sa charge lors de la querelle iconoclaste et fut exilé pour sa fidélité au culte des saintes images ; Evdokia s’efforça de trouver les meilleurs maîtres pour son fils.

Ce dernier, à son tour, devint un fonctionnaire estimé du nouvel empereur ; il se signala lors du deuxième concile de Nicée (787), qui était le septième concile œcuménique : représentant l’empereur, il assista aux sessions, s’associa à la condamnation de l’erreur et composa un cantique d’action de grâces.

Il fonda alors un monastère sur le Bosphore et comptait y finir ses jours dans la prière, le silence, l’étude. Mais sa science étendue, ses mérites et ses vertus, le signalèrent pour succéder au patriarche s.Tarasios (v. 18 février) ; malgré toutes ses réticences, il finit par accepter cette lourde charge, et reçut en peu de temps tous les ordres sacrés. Il fut sacré évêque le jour de Pâques 806.

Des membres du clergé, que l’on pourrait appeler aujourd’hui intégristes, protestèrent contre cette élection «anti-canonique» : un laïc devenu patriarche en quelques semaines ! A cela s’ajouta que Nikephoros, dans un souci de pacification des esprits, leva la sanction imposée au prêtre qui avait béni le mariage illicite de l’empereur.

La mort de l’empereur apporta un calme relatif, mais l’avènement en 813 de l’empereur Léon l’Arménien ralluma la tension entre le pouvoir et l’Eglise. L’iconoclasme fut remis en vigueur et Léon exila tous les évêques et les moines qui s’y opposaient. Nikephoros en particulier, bien que malade, fut d’abord jeté en prison, relégué dans son monastère du Bosphore, enfin transféré jusqu’en Bithynie. 

En 820, le nouvel empereur proposa à Nikephoros de reprendre son siège, s’il consentait à ne plus parler des saintes images ni du précédent concile de Nicée de 787 : Nikephoros préféra rester en exil que de céder à ce chantage. 

L’exil dura près de quatorze ans : Nikephoros mourut le 2 juin 828, après plus de vingt-deux ans d’épiscopat.

Son corps fut ramené à Constantinople en 842.

Saint Nikephoros de Constantinople est commémoré le 2 juin dans le Martyrologe Romain.

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 23:00

Nikolaos le Pèlerin

1075-1094

 

Nikolaos naquit à Stiri (Grèce) en 1075.

Berger, il vivait dans la solitude. Il s’habitua à répéter constamment Kyrie eleison. On en vint à le prendre pour un fou.

Exaspérée, sa mère le fit enfermer dans un monastère, où il fut même battu, mais relâché.

Voulant faire le pèlerinage à Rome, il vint en Italie méridionale et débarqua à Otranto, répétant toujours son incessant Kyrie eleison. Les enfants imitaient volontiers cet «original» ; mais les gens du monde le dédaignaient.

Sans domicile précis, il parcourait les localités des Pouilles, à peine vêtu d’une courte tunique, portant un crucifix dans la main. Arrivé à Trani le 20 mai 1094, il fut interrogé par l’évêque, qui comprit quelle valeur se cachait dans cet innocent jeune homme ; il l’hébergea.

Nikolaos tomba malade le 23 mai et l’on vint en foule lui rendre visite ; il mourut à Trani le 2 juin 1094, à dix-neuf ans.

Des miracles, des guérisons, ayant eu lieu, il fut canonisé en 1098.

Saint Nikolaos le Pèlerin est commémoré le 2 juin dans le Martyrologe Romain.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 23:00

Notker le Bègue

840-912

 

Notker naquit vers 840 à Heilgove (auj. Elk, Zürich, Suisse), de parents peut-être liés à l’empereur ou aux rois saxons.

Les parents de Notker confièrent leur petit garçon au monastère de Saint-Gall ; pieuse décision, mais qui fut peut-être dictée par le fait que Notker était faible, bègue et plein de défauts physiques, pour reprendre l’expression de Notker lui-même.

Mais l’âme et l’esprit de Notker n’avaient rien de ces défauts ; le garçon s’éprit réellement de la vie monastique, en compagnie de deux autres qui furent ses meilleurs amis, Ratpert et Tutilon (v. 28 mars ?). Tous trois, formés par les excellents maîtres Ison et Marcel, devinrent des gloires de leur monastère, spécialement dans l’art de la musique et, pour Tutilon, particulièrement dans la peinture et la scupture.

Notker prit à son tour place parmi les maîtres de l’école du monastère. De par ses notes et ses conseils, on voit que, s’il ignorait le grec, il cultivait les Pères de l’Eglise, surtout Augustin et Jérôme.

Sa charge d’enseignant accomplie, Notker recopia les manuscrits, rédigea des chroniques (par exemple sa Vie de Charlemagne) et composa des pièces en vers latins qu’il mit en musique, pour différentes fêtes de l’année ; ces séquences furent longtemps en usage.

On signalera ici avec plaisir les vies de Saints qu’il écrivit, et notamment un Martyrologe.

Un moine de Saint-Gall qui le connut, écrivit de lui qu’il était minable de corps et non d’esprit ; sa bouche bégayait, mais non son âme, car sans cesse tendu vers les choses d’en haut, il montrait dans les ennuis la patience et la douceur en toutes choses ; rigoureux néanmoins dans tout ce qui regardait les obligations de la vie commune. Un peu timide et gauche lorsqu’il était pris à l’improviste, il savait tenir tête aux attaques du démon. Qu’il s’agît de la prière, de la lecture, de l’enseignement, il était infatigable. En lui, pour tout dire, se résume l’habitacle le plus parfait dont on ait eu l’exemple en ce temps, des dons de l’Esprit Saint.

Il sera difficile de trouver meilleur éloge pour cet humble moine, qui mourut à Saint-Gall le 6 avril 912.

Tout de suite honoré dans son abbaye, il fut béatifié en 1513.

Saint Notker est commémoré le 6 avril dans le Martyrologe Romain.

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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 23:01

Niketas de Medikion

824

 

Niketas naquit au 8e siècle à Césarée de Bithynie (Asie Mineure, auj. Turquie NE)) ; sa mère mourut huit jours après l’acouchement.

Son père, Philarete, le consacra à Dieu et le confia aux soins de la grand-mère puis de l’Eglise, avant d’entrer lui-même dans un monastère.

Adolescent, Niketas alla se mettre sous la conduite d’un saint vieillard solitaire, qui l’orienta vers le monastère de Medikion, au mont Olympe, fondé par Nikephoros.

Les progrès spirituels de Niketas furent tels que sept ans pus tard s.Tarasios (v. 18 février) l’ordonna prêtre en 790, et que Nikephoros lui confia la conduite spirituelle des moines, assisté d’un certain Athanasios.

Après la mort et d’Athanasios et de Nikephoros, vers 813, Niketas fut choisi comme higoumène (abbé) ; sa haute sainteté lui valut le don des miracles et l’autorité sur les démons.

Comme tout chrétien fidèle à Dieu, il devait s’attendre à quelque persécution (cf. Mc 10:30) ; celle-ci arriva par l’autorité de l’empereur Léon l’Arménien, qui renouvela l’hérésie des iconoclastes. Impuissant à faire céder Niketas, il le fit enfermer dans un cachot, où les gardiens «complétèrent» le traitement de l’abbé par mille outrages, puis dans un autre édifice fortifié à Massalaia en le privant de toute assistance. 

Momentanément trompé par une fausse promesse de l’empereur, Niketas revint à Constantinople mais, s’apercevant de son erreur, s’empressa d’exposer à l’empereur tout son plus ferme attachement à la tradition de l’Eglise et des Pères. L’empereur confia Niketas d’abord à la garde d’un officier, qui fut trop respectueux envers l’Abbé au goût de l’empereur, puis sur une île fort éloignée, où il l’abandonna pendant cinq années à la garde d’un eunuque implacable.

Le vénérable Confesseur profitait de toutes ces épreuves pour élever toujours plus son âme à Dieu, qui en retour multiplia les miracles par la sainteté de Niketas.

A Noël de 820, l’empereur fut assassiné et Niketas fut libéré. Mais il ne voulut pas reprendre sa place dans le monastère. Il s’isola à quelque distance de Constantinople, se construisit une petite retraite et y vécut dans la pratique d’austérités toujours plus sévères. 

Il s’éteignit le 3 avril 824.

A ses funérailles prirent part une foule considérable, mais surtout les deux archevêques d’Ephèse et de Thessalonique, qui déposèrent son corps à Medikion, auprès de Nikephoros.

Saint Niketas, surnommé le Confesseur, est commémoré le 3 avril dans le Martyrologe Romain.

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 23:00

Nicetius de Lyon

513-573

 

Le latin Nicetus ou Nicetius s’est transformé en français en Nicet ou Nizier.

Nizier, donc, naquit vers 513 à Lyon, troisième fils du sénateur Florentius et de son épouse Artemia. Un oncle de Nizier, Sacerdos, allait devenir évêque de Lyon.

Animés de quelque mystérieux pressentiment (ou avertis par quelque signe d’En-haut), ces pieux parents mirent un soin particulier dans l’éducation de ce garçon. A la mort de Florentius, Nizier faisait déjà partie du clergé lyonnais.

Il fut affligé d’une vilaine tumeur au visage, qui mettait sa santé et sa vie en danger. Artemia invoqua de tout son cœur s.Martin (v. 11 novembre), qui apparut à Nizier et le guérit. Seule resta une cicatrice, preuve du miracle.

En 543, Nizier fut ordonné prêtre. Une de ses attentions fut d’exhorter les jeunes à conserver leur chasteté.

Son oncle Sacerdos (v. 11 septembre), qui était devenu évêque de Lyon en 549, étant tombé malade, proposa au roi Childebert de choisir Nizier comme successeur. Le roi, puis le clergé et le peuple ratifièrent ce choix.

Le nouvel évêque fut un homme de paix. Il s’appliquait à pardonner quand quelque ennemi venait à l’insulter, ce qui effectivement arrivait, malgré la douceur et l’humilité de l’évêque.

Mais il fallait parfois y mettre de l’énergie. L’évêque avait une fois interdit à un diacre d’exercer sa fonction - car il peut arriver, hélas, qu’un diacre se rendre gravement coupable. Mais ce diacre n’en faisait qu’à sa tête ; or, il arriva que Nizier entra à l’office nocturne au moment où ce même diacre était précisément en train de chanter ; l’évêque ne pouvait pas faire autrement que de le faire taire, à quoi le diacre, véritablement possédé du démon, répondit par d’horribles cris, en plein sanctuaire. Nizier se le fit amener, lui adressa de paternelles remontrances et, devant toute l’assemblée, chassa le démon.

Durant les vingt années de son épiscopat, Nizier participa à plusieurs conciles, dont celui de Lyon en 566, convoqué par le roi Gontran (v. 28 mars) et qui réunissait huit évêques et les délégués de six autres. Dans cette assemblée, il fut décidé de déposer deux évêques indignes, celui d’Embrun et celui de Gap ; en outre, on excommunia ceux qui retiennent injustement dans l’esclavage des personnes libres.

Nizier mourut le 2 avril 573. Un aveugle fut guéri tout près du cercueil de l’évêque. D’autres miracles se produisirent à son tombeau. Il y eut celui-ci : le prêtre du lieu où se trouvait le tombeau de Nizier, quelque peu cupide, osa se plaindre de ce que l’évêque n’avait rien légué pour lui dans son testament ; Nizier lui apparut et lui fit d’abord remarquer qu’il lui avait légué son propre corps, relique insigne, puis toucha la gorge du prêtre, qui enfla terriblement au point qu’il étouffait presque : le prêtre demanda pardon à Nizier et guérit au bout de quarante jours.

Saint Nicetius est commémoré le 2 avril dans le Martyrologe Romain.

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 00:00

Nicodemo de Mammola

900-990

 

Il naquit vers 900, dans la région de Crotona (Calabre, Italie S), à Cirò ou Sikron (act. Sicri), selon les interprétations.

Très jeune, il voulut embrasser la vie monacale, mais l’abbé le refusa plusieurs fois, en raison de sa santé apparemment trop faible et inadaptée à la rigueur de ce style de vie. Mais Nicodemo, enfin admis, prouva que la prière et les austérités peuvent dépasser les limites de la santé apparente.

Quand les moines furent chassés à cause des hordes sarrazines, Nicodemo vint s’installer sur le mont Kellerana, près de l’actuelle Mammola. La sainteté de sa vie lui attira des sympathisants, des vocations, et une abbaye fut construite, sous la Règle basilienne.

On raconte quelques prodiges opérés par Nicodemo : anticipant la douce autorité de Francesco d’Assise (v. 4 octobre), il prit la défense d’un loup qu’on voulait tuer, prouvant que la bête était en fait très docile ; il sauva une vipère créée par Dieu pour être sur la terre ; un sanglier devint son fidèle compagnon…

Nicodemo mourut vers 990.

Saint Nicodemo est désormais commémoré le 25 mars dans le Martyrologe Romain.

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 00:02

Niketas d’Apollonie

† 733

 

Niketas était «évêque d’Apollonie». Il y a une ville de ce nom en Macédoine (Grèce N) et une en Bithynie (Asie Mineure, act. Turquie NE). L’actuel Martyrologe opte pour la première (auj. Paleo Chori).

On ne sait pas quand commença cet épiscopat, mais c’est en 730 que commença l’erreur iconoclaste byzantine, et la persécution qui s’ensuivit.

Niketas prit énergiquement position contre l’édit impérial, et fut pour ce motif plusieurs fois relégué en exil. L’Anatolie couvre une surface plus ample encore que l’actuelle Turquie, et on ignore en quelle région fut exilé l’évêque.

Niketas mourut en exil, à une date qu’on a fixée au 20 mars 733.

Saint Niketas est commémoré le 20 mars dans le Martyrologe Romain.

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 00:00

Nostrianus de Naples

† 455

 

Nostrianus fut le quinzième évêque de Naples, mais on n’a aucune date précise sur sa vie.

On sait qu’après la chute de Carthage aux mains des Vandales (439), beaucoup d’ecclésiastiques furent contraints de quitter l’Afrique, sur des embarcations de fortune, dont certaines arrivèrent sur le littoral italien. On le voit, l’Histoire se répète encore de nos jours…

Nostriano ouvrit largement les bras à ces héros de la foi, notamment aux deux évêques Gaudiosus et Quodvultdeus (v. 27 octobre et 19 février) avec lesquels il démasqua et combattit énergiquement le pélagianisme de l’évêque Florus (déjà condamné au concile d’Ephèse de 431). Nostrianus se vit obligé de faire arrêter l’hérétique par un prêtre et quelques clercs, pour le conduire en exil.

A Naples, l’évêque fit construire des termes spécialement pour le clergé et les fidèles : non qu’il n’en existât pas encore, mais le pontife voulut par là isoler les partisans de l’erreur pélagienne et empêcher leurs idées de gagner son troupeau.

Nostrianus gouverna sagement son diocèse pendant dix-sept ans et s’endormit à une date qu’on situe approximativement entre 452 et 465.

Saint Nostrianus est maintenant commémoré le 14 février au Martyrologe Romain.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 00:00

Nicetius de Besançon

† 613

 

Nicetius (Nicet ou Nizier) fut le vingtième archevêque de Besançon.

Il dut reconstruire matériellement et moralement son diocèse, après le passage des Huns durant le 5e siècle. Durant et après cette invasion, le siège de Besançon avait été transféré à Nyon (sur le lac Léman). Nicetius le rétablit à Besançon.

Entre lui et le pape Grégoire le Grand (v. 12 avril), il y eut une correspondance amicale et une convergence de vues ; Nicetius se montra un adversaire de l’hérésie.

Il y eut aussi une forte amitié entre lui et s. Colombanus de Luxeuil (v. 23 novembre). C’est lui qui alla consacrer les autels des églises établies par Colomban à Annegray, Luxeuil et Fontaine. Lorsque le roi de Bourgogne, sur l’instigation de la reine Brunehaut, envoya Colomban en exil (610), Nicetius le reçut avec toute la bienveillance possible.

Nicetius mourut en 613.

Saint Nicet est commémoré le 8 février au Martyrologe Romain. Il n’est pas exact d’affirmer qu’il est fêté localement le 31 janvier : il n’est tout simplement pas fêté, nominalement. Les saints évêques de Besançon sont commémorés tous ensemble le 17 juin.

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