Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 00:00

Nikolaos Studite

793-868

 

La famille de Nikolaos habitait la Crète, où il naquit vers 793. Il avait un frère, Titos.

A cette époque vivait à Constantinople, dans le monastère de Stude, son oncle Theophanos ; le supérieur (archimandrite) était Theodoros (v. 11 novembre). Les bons parents préférèrent se séparer de leur petit Nikolaos pour le confier à ce monastère et lui assurer une éducation soignée. Nikolaos arriva donc à Constantinople à dix ans.

Après quelques années, ayant fait d’importants progrès dans l’exercice des virtus, Nikolaos reçut l’habit monastique. On voulut aussi l’ordonner prêtre, et il fallut «lutter» énergiquement contre son humilité pour lui faire accepter le sacerdoce. 

Sur ces entrefaîtes, son frère Titos vint l’informer des ravages perpétrés par les Sarrasins en Crète : leurs parents avaient été emmenés captifs. Titos fut alors si édifié par son frère, qu’il renonça à son tour au monde.

Nikolaos était un fidèle de Theodoros et le suivait partout. Mais il travaillait beaucoup aussi, rédigeait des ouvrages ou recopiait des manuscrits.

En 815, l’empereur Léon l’Isaurien déclencha une nouvelle lutte iconoclaste. Il exila Thedoros et Nikolaos en Mysie, de l’autre côté de la Propontide (act. Mer de Marmara, Turquie).

Après de longues années, Theodoros et Nikolaos purent reprendre leur vie monastique ; Theodoros mourut en 826, et Nikolaos choisit de vivre dans une cabane non loin du sépulcre de son cher maître, mais une nouvelle persécution l’obligea encore à s’exiler pendant quelques années dans le désert.

En 848, il fut élu archimandrite du monastère de Stude et ne put se dérober à un tel choix. Mais il réussit au bout de trois ans à faire élire un autre supérieur, Sophronios, qui mourut quatre ans plus tard ; Nikolaos fut alors de nouveau appelé à reprendre sa charge en 855. 

Quand Photius s’empara du siège de Constantinople, Nikolaos et son frère quittèrent le monastère de Stude, mais on chercha ensuite à les rappeler, même par la force, et l’on finit par reconduire Nikolaos à Stude, manu militari. Quand le patriarche de Constantinople légitime fut rétabli, Nikolaos fut à nouveau investi de la charge abbatiale, malgré son âge et ses infirmités ; l’empereur se plaisait à le recevoir et à l’écouter.

On connaît beaucoup de miracles accomplis par Nikolaos, notamment la guérison de l’impératrice Eudoxia.

Saint Nikolaos Studite mourut paisiblement le 4 février 868.

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 00:00

Nethelm de Aberdeen

† 678

 

Nethelm ou Nathalan (Nethelmus, Nathalanus) était un grand propriétaire en Ecosse. Il distribua ses biens aux pauvres.

Constatant que le travail des champs convient le mieux aux contemplatifs, il s’y adonna et en fit un exercice de pénitence. Il mena pendant quelque temps la vie d’un anachorète et acquit une grande connaissance des sciences profanes et sacrées.

Lors d’un pèlerinage à Rome, il rencontra le pape (saint Eugène 1er ou saint Vitalien, v. 2 juin et 27 janvier), qui le sacra évêque.

Rentré en Ecosse, il maintint son style de vie austère, prêcha l’Evangile aux populations, auxquelles il épargna ainsi l’hérésie du pélagianisme.

Il habitait à Tullicht, dans l’actuel diocèse d’Aberdeen, où il fit construire deux églises.

Sa mort arriva selon d’anciennes sources vers 452, selon le Martyrologe actuel vers 678.

Pendant longtemps, des miracles furent opérés sur son tombeau, jusqu’à l’époque du protestantisme.

Saint Nethelm est commémoré au Martyrologe Romain le 8 janvier.

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 16:43

Nicola Paglia

1197-1256

 

Nicola était né en 1197 à Giovinazzo (Bari, Italie S) de Biagio et Caterina, des parents nobles et bons chrétiens, quoique cette appartenance ait été parfois contestée. Il eut deux sœurs : Colletta et Angelica.

Disons tout de suite que le vrai prénom de Nicola était sans doute Nicolò.

Il était encore petit quand un ange vint lui enjoindre de ne jamais manger de viande pour s’habituer à l’abstinence perpétuelle qu’on observait dans l’Ordre où il serait entré plus tard.

Venu à Bologne (ou à Padoue) pour ses études, il y entendit prêcher Domingo de Guzmán (v. 6 août). Sans attendre, il se présenta au saint Fondateur au pied de la chaire et lui demanda l’habit. Domingo eut l’inspiration d’accepter immédiatement ce nouveau fils, en qui il vit les excellentes dispositions. C’était vers 1220.

Nicola fit le noviciat à Canusia. Durant cette période se produisit un des (premiers) miracles de Nicola : il se promenait avec des confrères et rencontra une brave femme dont un bras était paralysé. Nicola lui adressa la parole gentiment (et en fut blâmé par les confrères, car «un novice n’a pas le droit de parler à une personne laïque», mais Nicola répliqua qu’il le faisait par charité) ; il dit à la femme : Confiance, Dieu peut te guérir ! et la femme : Oui, je le crois, qu’Il peut me guérir. Et Nicola : Ta foi te vaudra la guérison, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. La femme s’en alla, guérie sur le champ.

Après son noviciat, Nicola fut choisi comme compagnon de ses missions par Domingo. Il apprit donc de Domingo lui-même l’art de prêcher et de toucher le cœur des fidèles. Domingo appréciait particulièrement la candeur d’âme de Nicola. 

Il prêcha en beaucoup de villes d’Italie, attirant les pécheurs à la conversion, suscitant beaucoup de vocations, et complétant ce travail apostolique par des miracles éclatants, par exemple la résurrection d’un bébé tombé dans un puits.

En 1224, il fonda le couvent de Trani.

Nommé en 1229 provincial pour tout le sud de l’Italie, il fonda d’autres couvents encore. On lui attribua, mais pas toujours avec documentation précise, ceux de Brindes, Matera et Lucera, Arezzo, Orvieto.

Il existe une correspondance entre Nicola et le successeur immédiat de s.Domingo, Jordan de Saxe (v. 13 février).

En 1231, le pape le chargea, avec deux autres Frères, de visiter et réformer une abbaye à Sienne tant en la personne de son chef que de ses membres. Il qualifiait ces trois Dominicains dignes d’estime pour leur vie honnête, leur science et leur prudence.

En 1233, Nicola fonda le couvent de Pérouse, avec un de ses jeunes convertis, Cristiano de Pérouse, sur mandat de Jordan de Saxe.

Cette même année, Nicola participa à la translation du corps de s.Domingo à Rieti en vue de sa canonisation, en 1234.

Toujours en 1234, le pape Grégoire IX le chargea de prêcher la croisade.

Nicola insistait auprès des Religieux sur la nécessité de la charité fraternelle et leur raconta que, peu de temps auparavant, lui était apparu l’un d’eux, qui était mort récemment ; il lui demandait pardon de l’avoir offensé ; Nicola, humblement, lui répondit qu’il fallait demander pardon à Dieu, pas à lui, mais il lui répondit que le Seigneur exigeait cette réparation pour obtenir miséricorde et ajoutait : Tu vois, frère Nicoló, comme c’est grave et dangereux d’offenser son prochain, et encore plus de ne pas le consoler après l’avoir offensé.

On n’a pas de documentation sur les vingt années 1235-1255, concernant Nicola. En 1255, il fut à nouveau élu provincial, mais il n’acheva pas ce mandat. C’est probablement durant ces quelques mois qu’il organisa dans ses couvents l’étude de l’Ecriture Sainte et l’établissement d’une Concordance biblique, mettant en parallèle les passages de l’Ecriture concernant un même sujet.

Après plus de quarante années de cette intense activité apostolique, Nicola se retira dans le couvent de Pérouse. Il eut encore une apparition, d’un ancien ami dominicain nommé Raone Romano, qui lui annonça de la part de Notre-Dame, sa mort prochaine. 

Il mourut un jour de février 1256, le 16 d’après le Martyrologe Romain (le 11 février 1265, d’après une ancienne chronique). 

Parmi les miracles qu’on lui attribua ensuite, fut celui d’une petite fille tombée d’une hauteur de plusieurs mètres sur des pierres et des bûches de bois ; le papa la confia sur le champ à Nicola : l’enfant se réveilla et se mit à jouer du clavecin. Il y eut aussi le cas d’un enfant mort-né qui, consacré à Nicola, reprit vie et vécut longtemps.

Le culte de Nicola fut confirmé en 1828.

Partager cet article
Repost0
14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 00:00

Nikola Tavelić

1340-1391

 

Né en 1340 à Šibenik (Croatie), Nikola serait d’une importante famille noble.

Il entra dans l’Ordre des Frères Mineurs à Bribir, étudia la philosophie et la théologie à Zadar (ou Split) et fut ordonné prêtre vers 1365.

En 1372, il fit partie de soixante Franciscains qui, à l’initiative du Pape, furent envoyés en Bosnie pour contrer la secte bogomile. Après douze années d’intense prédication, on dénombra quelque cinquante mille conversions.

Puis les Supérieurs envoyèrent Nikola en Terre Sainte, où il apprit l’arabe, visita les Lieux Saints et se prépara ainsi à affronter ce nouveau terrain d’apostolat. Dans cette région, les Chrétiens étaient depuis plusieurs siècles sous la coupe des envahisseurs musulmans, qui s’étaient établis en Palestine sans aucun respect pour les Lieux où avait vécu le Christ.

Rappelons ici que saint François d’Assise fut le premier à imaginer la représentation de la crèche de Noël, et qu’ensuite les Franciscains furent les premiers à être envoyés en Terre Sainte, où ils étaient les seuls à s’occuper des malades, des pauvres, des pèlerins.

Nikola participa à cet apostolat, mais chercha surtout à amener les Musulmans à la foi chrétienne. Son zèle le poussa à obtenir la permission de son Supérieur d’aller trouver le Cadi lui-même, pour lui parler du Christ, pour tenter d’obtenir un allègement de la condition des Chrétiens. Il voulait lui lire une Défense et illustration de la Foi catholique.

Il y alla le 11 novembre 1391, accompagné de trois autres prêtres franciscains : Déodat de Rodez, Stefano de Côme et Pierre de Narbonne.

Leur démarche cependant alluma la colère du Cadi et de son entourage. Ayant refusé de se rétracter, les quatre prêtres furent immédiatement condamnés à mort : durement flagellés, jetés au cachot, ils furent déchiquetés devant les portes de Jérusalem et brûlés, le 14 novembre 1391 (on trouve parfois la date du 13).

La béatification de Nikola advint en 1889 par la reconnaissance du culte qu’on lui rendait ; la même reconnaissance se fit pour ses trois Compagnons en 1966. 

Ils furent tous les quatre canonisés en 1970.

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 23:00

Nicoló de Forca Palena

1349-1449

 

Nicolas vint au monde dans une modeste maison de Forca (Chieti, Italie CE), au lendemain d’un grave tremblement de terre, le 10 septembre 1349. Il reçut au baptême le nom du Saint du jour, s.Nicola de Tolentino.

Vers trente ans, il pouvait déjà être prêtre, car il passa dans le bourg voisin de Palena, qui était plus sûr et fortifié, et où il exerça son ministère sacerdotal pendant une vingtaine d’années.

Lors d’un pèlerinage à Rome, il connut une communauté d’ermites agrégée au Tiers-ordre franciscain. L’endroit était proche des thermes de Néron. Les qualités et les dons intellectuels de Nicoló le firent nonmmer prieur.

Rome, au début du 15e siècle, était agitée par des factions ; les papes ne pouvaient y résider et l’ambiance était troublée. Nicoló alla fonder à Naples un ermitage avec un petit hospice.

En 1419, il revint à Rome et fonda sur le Janicule un ermitage sous la protection de saint Onuphre. Il se lia alors d’amitié avec Pietro Gambacorta de Pise qui, devenu pape, le garda auprès de lui et lui fit réformer deux couvents à Florence. Pietro Gambacorta avait fondé les Ermites de Saint-Jérôme (Hiéronymites), auxquels se joignirent Nicoló et ses disciples.

De retour au Janicule romain, Nicoló y mourut centenaire, le 1er  octobre 1449.

Les nombreux miracles aboutirent à la reconnaissance du culte en 1771, alors que Nicoló avait déjà été choisi depuis longtemps par Palena comme patron principal.

Les Hiéronymites furent officiellement dissous en 1933 ; l’église Saint-Onuphre est l’actuel siège de l’Ordre du Saint-Sépulcre.

Nicoló est commémoré au Martyrologe le 29 septembre.

Partager cet article
Repost0
9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 23:00

Nicola di Compagnone de Tolentino

1245-1305

 

Nicola naquit vers 1245 à Sant’Angelo in Pontano (Marches, Italie CE). 

Ses pieux parents se lamentaient de n’avoir pas d’enfant et firent le pèlerinage de Bari (Italie SO), où l’on vénère saint Nicolas de Myre. Là, ils eurent une vision du Saint, qui leur promit un fils. Ainsi s’explique le choix de ce prénom.

Nicola fréquenta l’église dès son jeune âge. Sur le tard de sa vie, il affirma que, petit, il voyait l’Enfant-Jésus dans l’Hostie consacrée, au moment de l’élévation, mais que cette vision disparut quand il grandit.

Il fit de si bonnes études qu’avant même leur achèvement, il fut investi d’un bénéfice de chanoine. Puis il entra dans l’ordre de Saint-Augustin, ce dont ses parents furent extrêmement heureux.

On envoya Nicola en divers monastères : Fermo, San Ginesio, Recanati, Macerata… ; partout il donna entière satisfaction à ses supérieurs. Il n’avait pas dix-neuf ans quand il fit la profession solennelle et fut ordonné prêtre en 1269. Il célébrait la Messe chaque jour, ce qui nous semble aujourd’hui assez normal, mais n’était pas toujours l’habitude alors. 

Concernant la célébration de la Messe, on retiendra ce fait singulier de la dévotion de Nicola : une nuit, il vit une âme du purgatoire qui le suppliait de célébrer le Saint Sacrifice pour sa libération. Or, cette semaine-là, Nicola était «hebdomadier», c’est-à-dire chargé de célébrer la Messe conventuelle quotidienne ; il ne pouvait donc pas de lui-même modifier l’ordonnance liturgique de le semaine. Sur l’insistance de cette âme, il alla trouver le prieur qui, comprenant la difficulté, le remplaça pour la célébration conventuelle. Nicola célébra la Messe des Morts pendant quelques jours, au bout desquels l’âme réapparut dans la joie pour remercier Nicola, dont la prière avait obtenu la libération non seulement de cette âme, mais de quelques autres aussi. Ce fait historique montre assez l’importance de la prière et de la Messe pour la purification des âmes des défunts.

On savait ou on devinait qu’il se mortifiait beaucoup mais, humblement, il n’en parlait pas. Quand on lui demandait comment il faisait pour vaincre les tentations, il baissait les yeux, sans répondre.

Vers 1275, Nicola fut transféré au monastère de Tolentino. Il se trouvait qu’un de ses cousins était prieur dans cette région, dans un couvent qui n’était pas dans la misère, loin de là. Le cousin pria instamment Nicola de venir s’installer chez lui, mais à ce moment-là apparurent vingt jeunes gens (des anges ?) qui proclamaient en chantant que Nicola vivrait et mourrait à Tolentino.

Il passa effectivement les trente dernières années, soit la deuxième moitié de sa vie dans son cher couvent. Il était strict pour lui, indulgent pour les autres ; il s’imposait un régime très dur, peut-être même excessivement austère, consistant en pain et eau quatre jours par semaine. On réussit un jour, par obéissance, à lui faire manger un peu de viande : Nicola en prit en effet une bouchée, assurant qu’il avait ainsi obéi, et suppliant qu’on ne l’ennuyât plus sur ce sujet.

Il ressentit bien quelques malaises et s’interrogea sur ces mortifications : le Seigneur le réconforta dans une vision, et la Sainte Vierge lui conseilla simplement de faire une croix sur son «repas» de pain et eau. Par la suite, Nicola portait du pain aux malades, leur conseillant de se confier à la Sainte Vierge pour être réconfortés physiquement et spirituellment, ce qui fut à l’origine de la pieuse coutume consistant à bénir des pains en l’honneur de saint Nicola, pour fortifier les malades.

A ses mortifications, Nicola ajouta le port de chaînettes, de tissus rudes ou même irritants.

Il priait beaucoup ; ce peut sembler normal pour un moine, mais s’il n’avait pas reçu quelque tâche à accomplir, il passait tout son temps libre, entre les heures canoniales, à prier, à méditer, à contempler. Rien d’étonnant alors qu’un certain Belial - le Diable en personne - cherchât à le distraire de l’union à Dieu, l’apostrophant, le frappant, lui cachant son habit. Une nuit, le tapage fut si violent que les frères en furent réveillés  et durent aider le pauvre Nicola, blessé, à regagner son lit ; désormais, Nicola se déplaça appuyé sur une canne. 

C’est ainsi que désormais il partit avec son bâton visiter les pauvres et les malades. Il avait le secret des paroles réconfortantes ; quand il prêchait, l’auditoire repartait avec la joie au cœur ; au confessionnal, il se chargeait de faire pénitence pour ceux qu’il absolvait, leur proposant seulement une pénitence minime. Durant sa vie, Nicola libéra une femme possédée ; d’autres possédés furent guéris près de sa tombe.

Des miracles nombreux furent obtenus sur la prière de Nicola ; peut-être même en a-t-on imaginé quelques-uns à l’état de fioretti. Il reçut des faveurs célestes toutes particulières. Il salua un jour le passage de la Maison de Nazareth, transportée par les Anges de Palestine à Lorette, devant l’avancée de l’Islam envahisseur.

Les dernières années de sa vie, Nicola eut près de lui un astre merveilleux qui brilla sur lui et aussi sur son tombeau pendant quelque temps. Ses six derniers mois de vie, il entendait les anges chanter avant l’office de matines.

Ses derniers moments furent emplis de douceur. Après avoir reçu l’absolution et le viatique, il pria l’infirmier de répéter près de lui, dans la crainte que sa faiblesse l’en empêchât, le verset du psaume 115 : Tu as rompu mes liens, je t’immolerai un sacrifice de louange. Puis il contempla avec une joie indicible Dieu, mon Dieu Jésus-Christ, avec sa Mère et notre Père Augustin qui me dit : Bravo, bon et fidèle serviteur (cf. Mt 25:23). Joignant les mains, il rendit son âme à Dieu d’un air paisible et joyeux.

C’était le 10 septembre 1305. 

Le procès de canonisation faillit être conclu dès 1334. La mort du pape, puis d’autres événements firent reporter la cérémonie, qui eut lieu un siècle plus tard, en 1446.

Partager cet article
Repost0
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 23:03

Nicoló Politi

1117-1167

 

Nicoló Politi naquit à l’image de saint Jean-Baptiste (v. 24 juin), de parents âgés qui l’obtinrent du Ciel après beaucoup de prières et de jeûnes.

Il naquit en 1117 à Adrano (Catania, Sicile), de Almidoro et Alpina Politi.

Dès le berceau, Nicoló manifesta une tendance marquée pour la mortification, refusant le lait maternel les mercredi, vendredi et samedi.

Par la suite, d’autres prodiges marquèrent la destinée de l’adolescent, qui éprouvait un amour profond envers la Vierge Marie et la Sainte Trinité.

Malgré tous ces signes célestes, les parents voulurent lui faire épouser une bonne jeune fille du pays. Mais la veille du sacrement, un ange apparut au jeune homme et l’invita à le suivre jusqu’au pied de l’Etna, dans une grotte appelée Aspicuddu.

La famille le chercha pendant trois ans ; elle était sur le point de le retrouver, quand un ange prévint à nouveau Nicoló, qui se dirigea vers les montagnes Nebrodi, au nord de la Sicile. Un aigle le guida. Le voyage ne fut pas exempt de tentations : un riche marchand chercha à attirer Nicoló, qui résista par sa foi et sa pureté.

Il parvint ainsi au Mont Calanna, épuisé et assoiffé, mais de son bâton il fit surgir une source, puis trouva une grotte accueillante pour s’y établir, sur le territoire de l’actuelle Alcara Li Fusi. De l’autre côté de la vallée se trouvait un monastère où il se rendait chaque samedi pour recevoir les Sacrements de Réconciliation et d’Eucharistie, ainsi que les conseils de l’abbé Cusmano le Théologien.

Cette vie érémitique dura trente années. Nicoló se nourrissait d’herbes sauvages et du pain que lui apportait l’aigle.

Le 14 août, il fut célestement averti de sa mort prochaine, dans trois jours. Il l’annonça à l’abbé Cusmano. Le 17 août 1167, Nicoló était en prière à genoux quand il rendit son âme à Dieu. Les cloches des environs sonnèrent d’elles-mêmes à ce moment-là.

Son culte fut pleinement reconnu en 1507.

Partager cet article
Repost0
12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 23:00

Nersès IV Chnorhali

1102-1173

 

Nersès naquit en 1102 en Arménie, un des fils d’Aboul Djahad, de la famille princière des Pahlavouni. Il fut l’oncle de saint Nersès de Lamprun.

Il étudia dans un monastère de Cilicie et fut ordonné prêtre en 1135, par son frère aîné, Grigor III.

Sacré évêque coadjuteur, il servit fidèlement son frère, s’occupa de la chancellerie, à l’occasion le conseilla et travailla ardemment à l’union des Eglises arménienne et grecque.

En 1166, il succéda à son frère défunt comme catholicos (patriarche) et redoubla ses efforts en vue de l’union. Il montra que les Arméniens n’étaient pas dans l’hérésie monophysite et montra un grand esprit conciliateur sur certaines pratiques, tout cela en vue d’un rapprochement. A cela s’ajouta évidemment un souci passionné pour le rapprochement avec l’Eglise romaine.

Il fut un écrivain prolixe et merveilleux. Les spécialistes en vantent l’inspiration, la langue, la poésie. On a de lui un commentaire de l’évangile de Matthieu, un formulaire de prières pour les vingt-quatre heures de la journée, traduit en trente-six langues (au moins). Nersès a chanté l’Histoire sainte en milliers de vers ; il écrivit un long poème sur la prise d’Edesse par le sultan d’Alep en 1144, un autre sur la Croix, un autre encore sur la divine hiérarchie.

Cette abondante littérature, ajoutée à sa bonté personnelle, a valu à Nersès le surnom de Chnorhali, le Gracieux.

Dieu ne lui permit pas de voir la récompense de ses efforts, car il mourut avant cette union tant espérée, le 13 août 1173, usé par la fatigue et la malaria.

Dans l’Eglise arménienne, il a été canonisé, mais ne se trouve pas (encore) dans notre Martyrologe Romain, ce qu’on ne pourrait que souhaiter, depuis que Grigor Naregatsi a été proclamé Docteur de l’Eglise (v. 27 février). Il faudrait pour cela que l’entière Eglise arménienne se rattache à l’Eglise romaine.

Partager cet article
Repost0
10 août 2015 1 10 /08 /août /2015 23:02

Nicolas Appleine

1405-1465

 

Nicolas naquit en 1405 à Prémery (Nièvre), dans une magnifique maison qu’on peut encore admirer.

Clerc, il fut chanoine dans la collégiale Saint-Marcel de cette ville.

Il fut le soutien et le consolateur des pauvres et mourut saintement le 11 août 1466.

Confiants dans la protection de celui qui leur avait été si secourable pendant sa vie, les malades se rendaient à son tombeau pour y obtenir la guérison.

Un autre malade, le roi Louis XI, demanda à recevoir la soutane du prêtre ; l’évêque la lui fit porter par la sœur de Nicolas ; en 1482, le roi la fit reporter et, en reconnaissance, envoyait quelques subsides ; mais il y joignait une lettre dans laquelle il refusait une exemption de la taille pendant douze années, que les habitants de Prémery avaient osé demander…

Dans la collégiale, une plaque commémorative évoque Nicolas, modèle des prêtres.

Localement, les évêques de Nevers approuvèrent le culte qu’on rendait à Nicolas, mais le Bienheureux n’est pas mentionné dans le Martyrologe.

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 23:00

Novellone de Faenza

† 1280

 

Novellone de Faenza (c’est-à-dire né à Faenza, en Emilie-Romagne, Italie CNE) ne nous est pas bien connu, et beaucoup de choses qu’on dit de lui restent au conditionnel.

Son nom déjà, pourrait s’écrire aussi Nevolone ; le suffixe -one pourrait suggérer quelque obésité : était-ce son vrai nom, ou un gentil sobriquet qu’on attribuait au personnage ?

Novellone était peut-être sabotier.

Tertiaire franciscain, il resta fameux dans les récits de l’époque pour ses austérités, prières et jeûnes, et ses pèlerinages répétés, en se flagellant continûment. Il serait ainsi allé onze fois à Compostelle, douze fois à Rome. 

Sur la fin de ses jours, il se serait rapproché des ermites camaldules (tout en restant tertiaire franciscain) et aurait ainsi vécu comme ermite. Peu avant sa mort, le prieur général des Camaldules, en visite à Faenza, lui aurait interdit de repartir en pèlerinage, à cause de son âge avancé.

Novellone mourut à Faenza le 27 juillet 1280, et toute la population accourut à la cathédrale pour assister aux funérailles. 

Des miracles fréquents donnèrent lieu à un culte qui fut confirmé en 1817. Le Bienheureux Novellone est inscrit au Martyrologe le 27 juillet.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens