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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 15:36

Optatus de Sarragosse

† 304

 

Se reporter à la notice Sarragosse (Martyrs en 304)

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 10:15

Omer de Thérouanne

 600-670

 

Audomarus - Omer en français - naquit, croit-on, vers 600 à Orval (Coutances, Manche).

Après la mort de sa mère, il suivit son père au monastère de Luxeuil.

Un ancien moine de Luxeuil, Achaire, devenu évêque de Noyon, suggéra au roi Dagobert la nomination d’Audomarus pour le siège de Thérouanne. Audomarus en fut le premier titulaire, vers 640.

Son grand souci fut de reprendre l’évangélisation des Morins, qui étaient revenus au paganisme.

Audomarus favorisa le monachisme. Près de Thérouanne, il fonda un monastère où se développa plus tard la ville de Saint-Omer. En 651, grâce à la libéralité d’un riche seigneur nommé Adrowald, et avec quelques moines célèbres, Mummolinus, Ebertramnus et Bertin, il fonda une abbaye à Sithiu, la si célèbre abbaye plus tard appelée Saint-Bertin.

Plusieurs années avant sa mort, Omer devint aveugle ; il l’écrit lui-même en signant un acte de donation en 663, précisant qu’on lui a tenu la main pour signer.

Un autre acte de 667 atteste qu’Omer vivait encore à cette date.

Il mourut probablement en 670, à Wavrans-sur-l’Aa. Son épiscopat avait duré une trentaine d’années.

Les malades atteints de troubles visuels invoquent saint Omer. 

Saint Omer est commémoré le 1er novembre (et non le 9 septembre) dans le Martyrologe Romain. Localement, en raison de la fête de la Toussaint, on le fête le 9 septembre.

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 06:23

Odon de Cluny

879-942

 

Odon naquit en 879 dans la région de Tours, d’Abbon, un père aussi instruit que pieux, de noble famille militaire franque. 

Abbon connaissait les anciens historiens et le Droit comme tout juriste consciencieux. Il désirait ardemment un fils et, une nuit de Noël, supplia le Ciel d’accorder enfin un enfant à son épouse, stérile jusque là ; l’enfant naquit bientôt, et Abbon l’offrit à s.Martin.

Odon étudia auprès d’un prêtre du domaine d’Abbon. Ce prêtre vit en songe s.Pierre et s.Paul lui réclamer Odon pour l’Orient (l’Orient mystique, le Christ). Mais Abbon commença à diriger son fils vers la carrière des armes. De 893 à 896, Odon vécut chez Guillaume, duc d’Aquitaine, où il devint très habile dans l’art de la chasse.

Déçu de ce temps perdu, Odon pria Dieu une nuit de Noël (comme son père dix-sept ans plus tôt). Il tomba malade et Abbon se rappela son vœu. Il laissa Odon suivre sa vocation.

Odon fut tonsuré en 899.  On lui confia une prébende canoniale à Tours et il intensifia ses lectures tant spirituelles que profanes. Après Priscien, il s’attaquait à Virgile, lorsqu’il eut une vision ou un songe, où il se voyait mourant de soif sur le point d’empoigner une belle amphore, d’où s’échappèrent des serpents. Il comprit que ces lectures n’étaient plus faites pour lui et se plongea dans l’Ecriture sainte.

Il partit étudier à Paris, puis revint à Tours. Après avoir rédigé une compilation des Pères sur les livres des Rois, il condensa les Morales de s.Grégoire sur Job.

A cette époque, beaucoup de monastères avaient été pillés (sinon pas détruits) par les envahiseurs normands, et ceux qui restaient étaient en grande décadence. En attendant de trouver un havre, Odon vivait intensément une vie d’ermite, priant la nuit au tombeau de s.Martin, ou bien, s’il dormait, il s’étendait sur une simple natte et tout habillé.

Il entendit parler de l’abbaye de Baume-les-Messieurs (Jura, à ne pas confondre avec Baume-les-Dames, Doubs), dirigée par l’abbé Bernon. Il s’y rendit avec les cent ouvrages de sa petite bibliothèque.

Odon se montra particulièrement soumis à la Règle. En voici deux exemples.

Il était coutumier que, la nuit, le père maître accompagnât avec une chandelle tout moine qui aurait dû se relever. Odon, trouvant que la chandelle du dortoir était suffisante, ne fit pas appel au père maître… et fut pour cela excommunié. Il se soumit humblement sans rien dire ; Bernon en fut très impressionné et n’aima que plus son jeune moine.

En fin de repas, on devait ramasser les miettes de sa place à table et les avaler avant le signal de la fin du repas ; Odon, distrait, les garda un jour dans sa main et donc ne pouvait plus les avaler après le signal ; ouvrant la main, il la vit pleine de perles précieuses. On les utilisa pour un ornement liturgique.

A Baume, Odon dut s’occuper de la schola, de l’instruction des plus jeunes. Ceux-ci n’étaient pas toujours délicats envers lui, et il les supporta longtemps patiemment.

Un soir qu’il était de passage dans un château, la fille du seigneur vint le supplier de l’aider à échapper à un mariage auquel on voulait la forcer ; après réflexion, Odon l’emmena jusqu’au monastère, la fit recevoir et lui portait à manger chaque jour ; il lui lisait des Vies des Pères ; la jeune fille devint moniale et mourut dans une vision où s.Paul l’invitait aux noces célestes.

Vers 910, Odon fut ordonné prêtre.

Avant de mourir (927), Bernon fit choisir Odon pour lui succéder. Les évêques présents pour ce choix menacèrent Odon d’excommunication s’il refusait d’accepter. 

Odon s’installa alors à Cluny, qui dépendait de Baume. Mais comme de nombreux monastères d’Occident dépendaient de Baume, Odon, par son action paternelle et réformatrice, fut pratiquement à la tête de tout l’Occident. Il fut en outre très apprécié et aidé par les rois, les évêques et les seigneurs, qui le connaissaient depuis longtemps.

En 931, il mit tout l’Ordre sous la dépendance directe de saint Pierre et du Pape. 

En 936, il tenta à Rome de réconcilier le prince Alberico avec le roi des Lombards Ugo, sans vraiment aboutir à une paix stable, mais les deux ennemis furent au moins d’accord pour admirer les vertus d’Odon. Celui-ci fut alors nommé archiabbé de tous les monastères romains.

Mais c’est à Rome qu’il contracta cette mystérieuse maladie que son biographe décrit comme un feu glacé (frigidus ignis) : Odon cuisait littéralement dans une enveloppe glacée.

Il put revenir à Tours pour la fête de s.Martin, 11 novembre 942, et mourut en l’octave de cette fête, le 18 novembre 942 (à moins qu’il faille retarder l’événement à 948).

Odon attira à la vie monastique ses chers parents. C’était un homme sympathique, toujours enjoué, dans une grande simplicité. Il gagna au Christ des brigands.

Il laissa aussi un œuvre écrit très abondant, où l’on trouve des expressions savoureuses, et des néologismes qui montrent la vaste érudition de l’Auteur. Quelques citations.

- Combien il vaudrait mieux soigner la beauté de l’âme ! Car la beauté physique consiste uniquement dans la peau. Car si les hommes voyaient ce qui est sous la peau, comme font les lynx de Boetia, paraît-il, la vue des femmes les dégoûterait. Ce décor est à base de glaire, de sang, d’humeur, de fiel. Considérez ce qui se cache dans les narines, la gorge, le ventre : que trouvez-vous ? de l’ordure. Et si l’on ne peut souffrir de toucher, même du bout des doigts, de la glaire ou de la fiente, comment se fait-îl que nous désirions embrasser un sac à fiente ? 

- Les fidèles tirent plus de profit des exemples que des paroles. Le prédicateur doit confirmer sa parole par sa pratique.

Dans la catégorie des nombreux néologismes : 

- le mot grec ekaton pour le latin centum

- Noé est qualifié de naustologus, «maître navigateur»

- eumorfus pour pulcher

Saint Odon de Cluny est commémoré le 18 novembre dans le Martyrologe Romain.

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 11:07

Odrade de Brabant

8e siècle

 

Odrade serait née à Scheps (Baelen, Moll, Liège, Belgique), fille de parents nobles.

Refusant énergiquement les partis qu’on lui présentait, elle préféra rester l’épouse du Christ.

Devenu veuf, son père se remaria et la belle-mère fut plutôt dure envers Odrade.

Odrade accomplit des merveilles. Un jour qu’on pensait lui jouer un vilain tour en lui donnant un jeune cheval indompté, elle le ramena parfaitement docile à la maison. Elle fit jaillir une source d’eau guérisseuse.

On ne connaît aucune date précise concernant cette Vierge. On a proposé le 11e et même le 13e siècles. Mais ce qui reste reconnu, c’est l’intercession d’Odrade pour guérir les maux d’yeux, la rage, les maladies en général, et aussi pour obtenir - ou faire cesser la pluie, selon la nécessité.

Elle mourut et fut enterrée au village d’Alern.

Sainte Odrade de Brabant est commémorée le 3 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 10:39

Odran d’Iona

 † 563

 

Odranus (Otteran, Odhran, Oran) est présenté traditionnellement comme un descendant de Conall Gulbán.

Il aurait été abbé à Tyfarnham (Meath) et aurait vécu plus de quarante années dans la région de Latterach (Tipperary), où il construisit une église en 520. En 563, il fut un des onze compagnons de Columba (v. 9 juin) qui s’installèrent sur l’île d’Iona.

Une histoire invraisemblable raconte qu’Odran s’offrit lui-même pour être enterré vivant sous les fondations d’une chapelle que Columba ne réussissait pas à construire, la retrouvant chaque matin démolie. Une «voix» (?) lui aurait annoncé que la chapelle ne resterait debout que si on l’édifiait sur un homme encore vivant.

Que la chapelle ait été édifiée juste après la mort d’Odran, et qu’elle soit alors restée debout, est acceptable, mais on ne peut croire qu’un saint moine comme Odran se soit soumis à ce genre de suicide.

Odran mourut peu après l’arrivée en Irlande, en 563 : il aurait annoncé qu’il serait le premier moine à être enterré sur l’île d’Iona.

Saint Odran d’Iona est commémoré le 27 octobre dans le Martyrologe Romain.

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 21:19

Othmar de Saint-Gall

689-759

 

Othmar, ou Audomar, naquit vers 689 en Thurgovie.

En latin et en français on l’a gratifié d’un h, vraiment inutile.

Il grandit à la cour du comte de Coire, fut ordonné prêtre et reçut l’administration d’une paroisse Saint-Florin.

Vers 720, le seigneur de l’endroit l’appela pour venir s’occuper des ermites qui demeuraient près du tombeau de saint Gall (v. 16 octobre).

Othmar mit à profit ses connaissances et obtint de Charles Martel (ou de Pépin le Bref) d’amples donations pour le petit ermitage. Il imposa alors aux ermites la Règle de s.Benoît (v. 21 mars).

Il devenait ainsi l’abbé d’une abbaye encore inexistante.

Les débuts furent encore difficiles, car les ermites vivaient dans une extrême pauvreté. Ils devaient mendier quelque feuille de parchemin pour recopier des ouvrages.

Othmar vécut aussi dans la pauvreté. Il n’hésitait pas à distribuer le peu qu’il avait ; il lui arriva de rentrer nu au monastère, s’étant totalement dépouillé pour réchauffer des pauvres.

Mais quand il s’agissait du monastère, il implorait justice. Il alla trouver Pépin pour dénoncer les vols perpétrés par des comtes voisins au détriment des ermites. Pépin donna ordre aux voleurs de restituer leurs larcins, mais ils s’en prirent directement à Othmar, l’arrêtèrent et le mirent en prison dans une île du Rhin.  Un évêque voisin l’accusa même d’adultère. Victime de gardiens méchants et du régime pénible auquel on le soumit, Othmar mourut le 16 novembre 789.

C’est à partir d’Othmar que l’abbaye acquit le prestige qui l’a rendue si célèbre dans le monde entier.

Othmar fut canonisé en 864.

Saint Othmar de Saint-Gall est commémoré le 16 novembre dans le Martyrologe Romain.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 23:02

Oengus Mac Nisse

† 514

 

Oengus Mac Nisse (en latin : Macanisius), irlandais, passe pour avoir été baptisé par s.Patrice (v. 17 mars), avant de devenir un disciple de s. Olcán (v. 20 février ?).

On croit savoir qu’Oengus Mac Nisse vivait déjà en ermite à Kells, avant d’y fonder un monastère.

Il serait le fondateur et premier évêque-abbé de Connor (act. Antrim).

Saint Oengus Mac Nisse est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 23:00

Ouen de Rouen

600-684

 

Celui qui, en latin, fut appelé Audœnus - Ouen en français, naquit en 600 à Sancy et reçut au baptême le nom de Dadon ; dans cette famille chrétienne, l’aîné s’appelait Adon, le benjamin Radon et ces trois garçons furent élevés très chrétiennement par leurs parents, Authaire et Aiga.

Dadon fut fort impressionné par le passage à la maison de s.Colomban (v. 23 novembre), exilé de Luxeuil par la reine Brunehaut.

Après sa formation littéraire, le jeune homme fut envoyé à la cour de Clotaire II, où il fut guidé par s.Eloi (v. 1er décembre), qui l’initia au maniement des affaires, au commandement, au droit, au travail de chancelier.

En 629, à la mort de Clotaire, Dadon devint référendaire du «bon roi Dagobert» ; ce dernier l’envoya avec Eloi auprès de s.Amand, pour le prier de lui pardonner sa conduite antérieure. 

En 636, Dadon fonda un monastère à Rebais, aidé en cela par toute sa famille, et qu’il peupla en faisant venir des moines de Luxeuil fidèles à la Règle de s.Colomban.

En 640, tandis qu’Eloi était nommé évêque de Noyon, Dadon reçut le gouvernement du diocèse de Rouen. Mais ces deux laïcs devaient attendre une année entière avant de recevoir l’ordination épiscopale, le temps d’approfondir l’Ecriture et la Théologie, et de recevoir les Ordres inférieurs, qui étaient à l’époque sept, quatre mineurs (Portier, Lecteur, Exorciste, Acolythe) et trois majeurs (Sous-diaconat, Diaconat, Prêtrise). 

En 641, donc, Dadon fut ordonné vingt-trois ou vingt-quatrième évêque de Rouen. C’est peut-être à ce moment-là qu’il adopta le nom de Audœnus, Ouen. Le diocèse étant immense, il s’adjoignit un auxiliaire.

L’action prépondérante du nouvel évêque semble s’être concentrée sur la vie monastique : il appuya ses amis Wandrille et Philibert (v. 22 juillet et 20 août) à Fontenelle et Jumièges, s.Germer à Pental et Flay. Des moniales s’établirent aussi : à Logium, Fécamp, Montivilliers, Pavilly.

Le concile de Châlon-sur-Saône (649) vit sa signature parmi les participants. En 675, à un âge qui, à cette époque, n’était pas celui de la démission, Ouen fit le pèlerinage à Rome et fut accueilli à son retour avec les ovations des fidèles, heureux de le revoir.

Ouen put maintenir une influence heureuse et fructueuse sur la reine sainte Bathilde, régente après la mort de Clovis II (657) et qui se retira à l’abbaye de Chelles à l’avènement du tristement célèbre maire du palais Ebroïn. Ce dernier fut loin de soutenir l’Eglise en toutes occasions, mais les relations entre lui et Ouen restèrent toujours excellentes. Le successeur d’Ebroïn, Warathon, démontra à son tour toute sa confiance en Ouen, en le chargeant d’une mission auprès de Pépin d’Héristal ; la mission réussit, mais coûta la vie au vénérable pontife, qui mourut à Clichy le 24 août 684. 

La proche localité reçut ensuite le nom de Saint-Ouen.

Saint Ouen de Rouen est commémoré le 24 août dans le Martyrologe Romain.

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 23:00

Onofrio de Catanzaro

† 995

 

On confond cet Onofrio avec celui du 12 juin, qui vivait en Thébaïde au 5e siècle.

Il y eut donc à Catanzaro (Calabre, Italie S) un ermite qui voulut prendre, effectivement, le nom de l’illustre ermite égyptien.

Né, dit-on, à Belforte (Catanzaro) de famille noble et aisée, il préféra la vie retirée et s’installa au pied d’une colline très escarpée, appelée localement chaos, en italien Cao, d’où le surnom de l’ermite : Onofrio du Cao.

Il aurait vécu fort longtemps, dans son petit abri perdu dans les rochers, jeûnant et faisant pénitence.

Des disciples se joignirent à lui, donnant naissance à un petit monastère ; la zone fut ainsi bonifiée par le travail de ces Religieux. 

Onophrius mourut en 995. On s’est amusé à l’imaginer couvert de très longs cheveux, ce qui a donné lieu à quelques représentations iconograhiques presque amusantes.

Si le monastère a disparu, la localité qui s’y est développée s’appelle aujourd’hui Sant’Onofrio.

Saint Onofrio de Catanzaro est commémoré le 4 août dans le Martyrologe Romain.

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 23:00

Olaf de Norvège

995-1030

 

Olaf naquit vers 995 en Norvège, d’Harald Grenske du Vestfold et d’Åsta Gudbrandsdotter. Son père ayant été assassiné, sa mère épousa Sigurd Syr Halfdansson, roi du Ringerike.

Il fut baptisé, dit-on, en 1014 à Rouen, par Robert le Danois, frère du duc Richard de Normandie.

Olaf se rendit plusieurs fois en Angleterre, où il compléta sa formation chrétienne. Quelques missionnaires occidentaux avaient déjà porté la foi en Scandinavie, en premier s.Oscar (Anscharius, v. 3 février).

Olaf monta sur le trône de Norvège en 1015. Il eut le surnom de Olaf le Gros. 

Son premier geste fut de profiter de l’absence de Knut de Danemark pour proclamer l’indépendance de la Norvège. Il s’établit alors à Nidaros (act. Trondheim) et y fit bâtir une église.

Pendant les quinze années de son règne, on peut dire qu’il persévéra contre vents et tempêtes pour christianiser son pays. Il faut dire que sa méthode n’était pas dans la douceur. Mais au moins on peut admettre que le jeune roi n’avait que de bonnes intentions.

Il voulut imposer le christianisme par la force, en détruisant les édifices païens ; mais il faisait construire des églises, venir des prêtres d’Angleterre, établir une hiérarchie catholique. Ses façons autoritaires cependant lui aliénèrent les seigneurs et le peuple ; il y eut des révoltes, et une répression très forte.

A ce moment-là, le roi danois, s.Knut (v. 10 juillet), tenta de reprendre la couronne à Olaf. Une première bataille les opposa, sans suite (1026). En 1028, il battit Olaf, qui partit en Suède. En 1030, Olaf reprit les armes, mais fut battu et tué à Siklestad. 

Olaf avait, à sa façon, préparé la conversion de la Norvège. Knut, qui était chrétien, la poursuivit.

Le roi norvégien fut proclamé martyr, mais ne l’a pas été - et le Martyrologe se tait là-dessus. Mais Olaf a été reconnu saint pour ses mérites à lutter contre le paganisme.

Saint Olaf de Norvège est commémoré le 29 juillet dans le Martyrologe Romain.

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