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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 23:00

Odulf d’Utrecht

† 865

 

Odulf  (Odulphus en latin, Olof, Oelbert) naquit à Oirschot (Brabant), de Ludgis, un noble descendant de la famille carolingienne.

Il fut confié à l’école canonique, où il fit de grands et rapides progrès et fut ordonné prêtre.

Alors qu’il songeait à entrer dans quelque monastère, il fut nommé curé de la paroisse d’Oirschot ; après quoi, il fut reçu au chapitre d’Utrecht, dont l’évêque était s.Frédéric (v. 18 juillet).

Ce dernier l’envoya ensuite ré-évangéliser les Frisons, retombés dans le paganisme. Il espérait bien y recevoir la palme du martyre, mais ce n’était pas sa destinée. Il y fonda le chapitre de Stavoren.

De retour à Utrecht où venait de mourir Frédéric, il recommanda l’élection d’un certain Hunger pour lui succéder.

A ses derniers moments, il pria des psaumes et s’éteignit à ce monde en répétant le verset du psaume : In manus tuas, Dómine, comméndo spíritum meum (Ps 30:6), que nous chantons tous les soirs dans le répons de Complies.

C’était le 12 juin 865.

Saint Odulf d’Utrecht est commémoré le 12 juin dans le Martyrologe Romain.

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 23:00

Opportune de Montreuil

† 770

 

Opportune naquit au château d’Exmes (Argentan, Orne). Elle eut un frère, Chrodegang (v. 3 septembre), qui fut évêque de Sées, et une tante, Lanthilde, qui fut abbesse à Almenèches.

Jeune encore, elle voulut se consacrer à Dieu et obtint de ses parents la permission de se retirer. On a supposé que ce fut à Monasteriolum, qui n’est autre qu’un «petit monastère» et qui serait l’origine de la commune de Montreuil-la-Cambe.

La jeune novice grandit rapidement en vertu et en sainteté, au point qu’elle fut élue abbesse. Elle n’osait pas assumer une telle mission, mais un avertissement céleste lui révéla que c’était là la volonté divine. Désormais, elle chercha à redoubler ses efforts pour se sanctifier et être la première à accomplir ce qu’elle demandait avec douceur aux moniales.

Dieu lui donna de faire des miracles. Il y en eut de retentissants :

Un paysan avait confisqué l’âne du monastère ; il trouva au petit matin son pré entièrement recouvert de sel ; repenti, il restitua la bête et fit don du pré au monastère ; ce fut le Pré Salé.

Or sur ce Pré Salé s’abattit une nuée d’oiseaux, qui allaient absorber tout le grain qu’on y avait semé ; Opportune «convoqua» cette compagnie, lui adressa de gentils reproches et la congédia ; mais les oiseaux ne partaient plus, ils semblaient attendre «quelque chose» qui leur manquait : c’était l’oiseau qu’un serviteur avait abattu. Opportune ressuscita aussi le volatile ; la troupe s’envola et le pré fut désormais fertile.

Une douloureuse épreuve frappa bientôt Opportune : son frère évêque fut assassiné par un «rival» et considéré comme «martyr» ; elle le fit inhumer dans le monastère, et demanda à Dieu de la réunir à lui, ce qui arriva peu après, en ou vers 770, le 22 avril.

Beaucoup de miracles eurent lieu à son tombeau ; les deux monastères de Lanthilde et Opportune furent plus tard détruits lors des invasions normandes, mais les reliques d’Opportune furent transférées à temps à Moussy-le-Neuf.

Sainte Opportune est commémorée le 22 avril dans le Martyrologe Romain.

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 23:01

Ortaire de Landelles

482-580 

 

Ortaire naquit en 482 à Desertum (auj. Le Dézert, Manche) dans une famille gallo-romaine chrétienne.

Dès l’enfance il s’adonna à la pénitence, aux mortifications, et à douze ans alla demander son admission à l’abbaye qui se trouvait près de l’actuel Beaumesnil.

Ses mortifications étaient étonnantes : il jeûnait longuement, ne mangeait que du pain d’orge, se désaltérait à une petite source (qui existe encore), portait cilice et simple bure.

Bien vite, ses hautes vertus le désignèrent pour fonder un autre monastère dans la forêt d’Andaine, qui devint l’ermitage du Bézier à Saint-Michel-des-Andaines. Il y aurait eu la visite de sainte Radegonde (v. 13 août) vers 555.

Cette mission achevée, il revint à Beaumesnil comme simple moine, et y vécut en ermite dans une grotte proche du monastère.

A la mort de l’abbé de Landelles, il fut choisi pour lui succéder, mais il ne semble pas qu’il ait exercé cette fonction, car il se retira dans une grotte à cent miles du monastère.

Malgré son effort d’effacement, on recourut à sa prière ; il avait le don de guérison, qui se vérifia sur une personne malade du genou, sur une lépreuse, par voie de conséquence sur les malades de rhumatisme et même les paralytiques…

C’est à lui qu’on doit la chapelle de la Sainte-Vierge dans le monastère de Landelles.

Se sentant décliner, à quatre-vingt dix-huit ans, il appela près de lui ses disciples et, après une dernière exhortation, rendit son âme à Dieu, le 15 avril 580.

On peut encore voir l’église du prieuré Saint-Ortaire à St-Michel-des-Andaines.

Saint Ortaire de Landelles est commémoré le 15 avril dans le Martyrologe Romain.

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 23:02

Osburh de Coventry

† 1018

 

Osburh (qu’on a occidentalisée en Osburga) passe pour être la première abbesse du monastère de Coventry (Angleterre C).

C’est du moins l’unique information qu’on trouve sur elle.

Ce monastère de Bénédictines, fut construit par le comte Leofric de Mercie et son épouse, Lady Godiva. Près de ce monastère Sainte-Marie fut édifiée la première cathédrale de Coventry, dont la tour de  quatre-vingt-dix mètres était la troisième d’Angleterre pour la hauteur.

Le magnifique monument fut bombardé en 1940 et n’est plus maintenant qu’une ruine, à côté de laquelle fut construite la nouvelle cathédrale de Coventry. Sur le mur qui demeure derrière l’autel de la cathédrale bombardée, on a écrit les paroles du Christ en croix : Père, pardonne (Father, forgive) (Lc 23:34).

Sainte Osburh est commémorée le 30 mars dans le Martyrologe Romain.

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 00:04

Óengus le Culdee

† 824

 

Óengus (Aengus) naquit vers le milieu du 8e siècle non loin de Clonenagh (Irlande).

Dans cette localité se trouvait déjà un célèbre monastère, fondé par s.Fintan (v. 17 février). Óengus y apprit les lettres ainsi que les psaumes, et s’initia à la vie religieuse. 

Très tôt, il fut remarqué pour son application à l’étude, mais aussi à la mortification ; son amour de Dieu était déjà arrivé à un tel degré d’élévation, qu’on le surnomma Culdee, qui «honore Dieu» ; cet appellatif fut plus tard repris pour d’autres ermites ou chanoines.

Óengus fut bientôt favorisé du don des miracles, mais plus il en faisait, plus il recherchait humblement l’effacement.

Il alla se construire une cabane en un endroit retiré, qui s’appela Dysert Enos : là, Óengus pouvait pratiquer ses mortifications personnelles sans être remarqué (croyait-il). Chaque jour, sa dévotion le poussait à faire quelque trois-cents génuflexions, en signe de pénitence et d’humilité ; chaque jour aussi il priait les cent-cinquante psaumes : un tiers dans sa cellule, un autre tiers sous un arbre, et le dernier tiers… attaché par le cou à un poteau et le corps à demi plongé dans un bassin d’eau froide.

Toute son attention était occupée par l’amour de Dieu, le désir de se sanctifier, de dominer les passions qui renaissent toujours, au point qu’on pouvait vraiment imaginer que cet être était un ange dans une forme humaine.

Se croyant, dans son innocence, suffisamment ignoré, il ne se rendit pas compte qu’on l’avait remarqué, qu’on avait parlé de lui. On l’aurait fait à moins ! Il voulut fuir cette célébrité et alla se présenter incognito au monastère de Tallagh (Dublin) et demanda à être admis comme simple domestique. On l’accepta et pendant sept années il se soumit à tous les genres de travaux qu’on lui imposa. Toute sa joie était de se mortifier autant qu’il le voulait ; une seule personne fut dans le secret : l’abbé, Maelruan, qui maintint le silence le plus absolu sur son disciple, et se lia avec lui d’une profonde amitié.

Ensemble, ils rédigèrent vers 790 le Martyrologe de Tallagh, grâce auquel nous connaissons des détails sur les Saints irlandais. Óengus lui-même rédigea de son côté le Félire Óengusso Céli Dé, ou Martyrologe d’Óengus, dans lequel l’auteur expose pour chaque jour de l’année quelques indications sur les vertus et les actes des Saints du jour, ce qu’essaie de faire notre blog depuis quelques années (mais en français).

A la mort de Maelruan, Óengus resta quelque temps à Tallagh, puis repartit pour Clonenagh, où l’on pense qu’il devint abbé, puis évêque (ou chorévêque, ayant la dignité et les pouvoirs épiscopaux, mais sans siège partiulier).

Óengus se retirait encore dans son Dysert Enos : là, il donna la dernière main à son Félire et mourut le 11 mars 824.

Saint Óengus est commémoré le 11 mars dans le Martyrologe Romain.

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 00:00

Oyand de Condat

450-510

 

Oyand ou Oyend est le nom français qui traduit le latin Eugendus.

Eugendus naquit vers 450 à Izernore (Ain) et fut confié à l’âge de sept ans à l’ermitage de Condat, sous la conduite des deux frères et fondateurs, s. Romain et s. Lupicin (v. 28 février et 21 mars).

Oyand fut dirigé par s. Viventiole (v. 12 juillet).

L’enfant grandit dans une continuelle ascension vers la perfection. Il ne prenait qu’un repas, après le coucher du soleil, ne portait qu’une tunique grossière été comme hiver, avec de simples sandales aux pieds. Il se montrait toujours joyeux et plein de douceur.

Dans son humilité extrême, il refusa toujours d’être ordonné prêtre. Il fut coadjuteur de l’abbé, à la mort duquel on l’obligea à en accepter la succession.

Sa prière était ininterrompue. Parfois un simple mot de piété le faisait ravir en extase, même au réfectoire. Il eut le pouvoir de chasser les démons : même une simple formule signée de sa main suffisait pour délivrer les possédés.

Avec douce fermeté, il maintint une rigoureuse discipline dans le monastère, donnant l’exemple de l’humilité, du renoncement, de l’observance de la règle, de la charité pour les malades, de l’aimable douceur pour recevoir les hôtes.

Certains moines osèrent l’accuser d’incapacité. Oyand laissa dire, s’en remettant au jugement de Dieu.

Un incendie ravagea le site, obligeant les ermites à se réfugier au proche monastère de Lauconne ; Oyand en profita pour reconstruire un véritable monastère. Quand il reçut des reliques des saints Apôtres Pierre, Paul et André, il construisit une belle église en leur honneur. 

Malade, il ne relâcha rien de ses habitudes, de ses mortifications, de sa présence au chœur. Après six mois de maladie, il se fit administrer l’Onction des malades : il «reprocha» gentiment aux moines de prolonger sa vie par leurs prières et mourut le 1er janvier 510.

L’abbaye de Condat prit le nom de saint Oyend, plus tard celui de saint Claude (v. 6 juin) : c’est l’origine de la ville de Saint-Claude. 

Saint Oyand est inscrit au 1er janvier dans le Martyrologe.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 18:42

Ottone Frangipane

1040-1127

 

Ottone ou Oddone vit le jour en 1040 à Rome, dans la noble et puissante famille des Frangipane. Le nom de cette famille lui vint de la généreuse activité d’un certain Pietro qui, lors d’une grave inondation due à la crue du Tibre, distribua du pain (frangere panem) aux gens en difficulté.

On dit qu’Ottone fut assez habile pour déterminer l’élection de deux papes au moins (Honorius II et Innocent II).

Cavalier audacieux, il participait à une expédition en défense du pape lorsqu’en 1058, il fut fait prisonnier. Dans sa cellule, il invoqua le «Patron des prisonniers», s. Léonard de Limoges (v. 6 novembre), qui lui apparut une nuit et fit tomber ses chaînes. Libre, Ottone fit pendant une cinquantaine d’années de nombreux pèlerinages, et vint à l’abbaye bénédictine de La Cava, où l’abbé Pietro (v. 4 mars) le reçut paternellement et l’aida à se mêler à la vie monastique.

Il alla ensuite à Montevergine, où il vécut quelque temps sous la direction de s. Guglielmo de Vercelli (v. 25 juin).

Vers 1117, il alla se retirer à Ariano Irpino, un endroit où s’arrêtaient les pèlerins entre Naples et Bari, avant de s’embarquer pour la Terre sainte. Ottone s’établit là pour leur rendre ses services ; il les accueillait et les hébergeait dans l’hospice qu’il créa et qui devint l’hôpital Saint-Jacques.

En 1120, il se retira complètement dans une petite cellule qu’il se construisit près de l’église Saint-Pierre ; là, il priait, il jeûnait. Il s’y creusa aussi un sépulcre, pour avoir continuellement à l’esprit la pensée de sa mort imminente.

L’image de ce reclus se diffusa ; on admirait cette vie toute donnée à Dieu, de la part d’un homme qui avait connu l’agitation du monde. Des prodiges eurent lieu, par la prière d’Ottone.

Il mourut le 23 mars 1127.

Après ses solennelles funérailles, d’autres prodiges se produisirent. Le plus extraordinaire eut lieu en 1180, lorsque la cité d’Ariano fut assaillie par les sarrazins de Lucera : les habitants d’Ariano invoquèrent Ottone et une pluie de galets s’abattit sur les assaillants.

Un autre miracle concerna s. Elzéar de Sabran (v. 27 septembre), nouvellement comte d’Ariano et maintenant co-patron de la ville.

Les habitants prirent l’habitude d’invoquer Ottone pour éloigner les épidémies de peste.

Le Martyrologe mentionne saint Ottone au 23 mars, mais il ne semble pas qu’il y ait eu une canonisation officielle.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 00:00

Obizio de Niardo

1150-1204

 

Obizio (ou aussi Obizzo) naquit à Niardo (Brescia, Italie N) vers 1150, peut-être un 4 février, fils du comte Graziadeo, gouverneur de la Valcamonica, qui le forma au métier des armes. 

Dans la parenté se trouvait un oncle qui avait fondé deux monastères.

Jeune, Obizio participa avec fougue aux guerres entre Brescia et Crémone. 

Il épousa la comtesse Inglissenda Porro, dont il eut quatre enfants : Iacopo, Berta, Margherita et Maffeo.

En 1191, il se trouva au milieu d’une échauffourée sur un pont qui, surchargé, s’écroula. Il resta au milieu des décombres pendant plusieurs heures, durant lesquelles il raconta qu’il avait eu une épouvantable vision de l’enfer.

Rentré chez lui, il confia à son épouse son désir de changer totalement de vie. Son épouse savait être compréhensive ; les enfants étaient assez grands : le père de famille pourrait quitter son foyer sans inquiétude pour leur avenir. Mais la séparation fut difficile. Les prières d’Obizio l’emportèrent et toute la famille accepta et même l’encouragea, au point que les deux derniers, Margherita et Maffeo devinrent religieux. Obizio, prudemment, commença par se donner aux bonnes œuvres, gardant le contact avec sa famille. Il fréquenta les sanctuaires dans tout le nord de l’Italie.

En 1197 enfin, il demanda l’hospitalité au monastère Santa Giulia de Brescia, servant les plus pauvres et accomplissant des miracles.

Il mourut six ans plus tard, le 6 décembre 1204.

En 1498 et en 1553, on remarqua qu’un liquide mystérieux jaillissait de son sépulcre, avec lequel on obtint des miracles.

Le culte de saint Obizio fut autorisé en 1600 et le Martyrologe le mentionne au 6 décembre.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 20:27

Olegario de Barcelone

1060-1137

 

Olegario naquit vers 1060 à Barcelone (Espagne) dans une famille illustre. Son père s’appelait aussi Olegario et servait à la cour du comte de Barcelone. Sa mère, Guilia, descendait d’une famille wisigothe.

A dix ans, l’enfant commença des études parmi les chanoines de la cathédrale. A trente ans, il fut ordonné prêtre et devint bientôt doyen du chapitre.

En 1094, il entra chez les Augustins de Besós, dont il devint le prieur deux ans plus tard, déjà remarqué pour sa prudence et son observance de la règle.

Recherchant plus de solitude, il entendit parler du couvent provençal de Saint-Ruf et le rejoignit. On l’y nomma abbé en 1110.

Mais Barcelone ne l’avait pas oublié et on l’appela à succéder à l’évêque défunt, en 1115. Olegario, informé à temps, se dépêcha de disparaître, mais on le retrouva ; persévérant dans son refus et répétant son indignité pour une telle charge, il reçut du pape l’ordre formel d’accepter ce choix. Olegario fut sacré évêque ; mais ce n’était pas fini.

Au siège de Barcelone s’ajouta aussi celui de Tarragona (1118), qui venait d’être reprise aux Sarrasins ; le pape, non seulement confirma ce choix, mais y ajouta encore l’évêché de Tortosa, dont une partie était encore aux mains des Sarrasins.

En 1119, Olegario participa au concile de Toulouse, puis prêcha au synode de Reims.

Olegario fit le voyage de Rome pour rencontrer le pape Gélase II. A peine revenu dans son «triple diocèse», il dut repartir pour participer à Rome au concile de Latran (1123) : on devait y traiter de questions de la Terre sainte, mais Olegario plaida en faveur de l’Espagne, qu’il fallait libérer aussi de la présence des Sarrasins. Il obtint en effet des subsides, et fut nommé légat papal en Espagne pour veiller au bon emploi de ces subsides. Il soutint ainsi les offensives de Tortosa et Lleida.

La paix étant pratiquement revenue, Olegario fit le pèlerinage en Terre sainte, passant par la Syrie et l’Egypte, puis débarquant en Provence où il visita son ancien couvent. 

Il participa au concile de Clermont, où il démontra l’illégitimité de l’antipape Anaclet : saint Bernard (v. 20 août), qui y était présent, et saint Bonaventure (v. 15 juillet) apprécièrent ses interventions. Olegario fut le seul évêque espagnol à se prononcer en faveur du pape légitime.

Rentré en Espagne, il joua le rôle de médiateur et rétablit la paix entre les rois Alfonso VII de Castille et Ramiro II d’Aragón.

Il fit reconstruire la ville de Tarragona, qui avait bien souffert des guerres ; il y fonda un hôpital. Il tint encore un synode peu avant de mourir.

Ayant prédit le jour de son décès, il mourut effectivement le 6 mars 1137 et son corps, incorrompu, se trouve dans la cathédrale de Barcelone ; Olegario est le patron de cette ville.

Les nombreux miracles qui se produisirent à son tombeau n’ont toujours pas abouti à une canonisation. Le culte en fut cependant approuvé en 1675. Le bienheureux Olegario est mentionné au 6 mars dans le Martyrologe.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 00:00

Osmond de Salisbury

† 1099

 

Né en Normandie, ses origines ne sont pas certaines. Un document tardif le fait fils d’Henri de Centville, comte de Sées, et d’Isabelle de Conteville, fille de Robert, duc de Normandie et sœur de Guillaume le Conquérant.

Osmond accompagna Guillaume en Angleterre et devint chancelier (1070) et peut-être aussi Comte de Dorset. Il eut à remplir un certain nombres de missions importantes, par exemple l’établissement du Domesday Book, ancêtre du cadastre, pour l’établissement de l’impôt.

En 1078, il fut consacré évêque de Salisbury, une cité qui, à l’époque, ressemblait plus à une forteresse qu’à une ville. C’était aussi un immense diocèse.

C’est en 1086 que les grands propriétaires jurèrent fidélité au roi, en présence d’Osmond.

En 1092, il put enfin consacrer sa nouvelle cathédrale. Mais sa joie fut vite mise à l’épreuve, car quatre jours après la cérémonie, la foudre s’abattit et détruisit le toit et une partie de l’édifice. 

Reconstruite, cette cathédrale fut dotée d’un chapitre, avec doyen, chantre, chancelier, trésorier, trente-deux chanoines, un vice-doyen et un deuxième chantre, tout ce monde avec des charges bien précises. Ils devaient entourer l’évêque dans ses responsabilités, l’assister dans les cérémonies solennelles et l’aider dans le travail apostolique de la région. C’était une façon d’uniformiser la liturgie dans le diocèse et, peu à peu, en Angleterre. Les chanoines furent réputés pour leur musicalité et servirent de modèles pour d’autres cathédrales.

C’est ainsi que la liturgie de Salisbury s’étendit dans toute l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Irlande et l’Ecosse. 

Osmond aimait la culture et possédait une belle bibliothèque ; il savait copier et relier des livres.

On vanta sa vie irréprochable, toute chaste et sans aucune ambition.

Il eut une attitude réservée lors du conflit qui opposa Anselme de Cantorbury et Guillaume le Roux à propos des investitures ; dans une premier temps, il trouva Anselme un peu intransigeant et se mit plutôt du côté du roi ; mais plus tard, il reconnut la vérité et, lorsqu’il rencontra Anselme, s’agenouilla pour lui demander pardon.

Osmund mourut dans la nuit du 3 au 4 décembre 1099. 

Il fut canonisé en 1457.

Le Martyrologe le mentionne au 4 décembre.

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