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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 00:00

Omobono Tucenghi de Cremone

† 1197

 

Omobono va nous montrer comment il sut correspondre pleinement dans les faits à son prénom de baptême.

Il naquit à Crémone (Italie N) vers le milieu du 12e siècle. Ses parents, des gens tout simples, le firent en effet baptiser avec le nom de Omobono, homme bon.

Il reprit le commerce de ses parents, qui travaillaient dans la laine et les étoffes, et son travail lui rapporta beaucoup.

Il se maria et eut (au moins) deux fils. 

Omobono ne se laissa pas un instant griser par le succès et les affaires ; la première destination de son argent étaient les pauvres de Crémone, ce qui n’était pas toujours du goût de son épouse. Sa largesse était devenue si populaire qu’encore maintenant un Crémonais qui ne veut pas céder à d’importunes supplications, répond : Non ho mica la borsa di sant’Omobono (Je n’ai pas la bourse de saint Omobono).

Notre tisserand donnait aussi à Dieu beaucoup de temps dans la prière ; il était assidu à l’office de la nuit au proche couvent, et poursuivait cette liturgie avec une longue méditation jusqu’au petit matin.

Cet homme juste fut aussi consulté par les concitoyens, lorsque Crémone fut en lutte avec d’autres villes concurrentes. Ses conseils apportèrent la paix.

Omobono mourut durant la sainte Messe. Au début du Gloria in excelsis Deo, il écarta les bras, les rejoignit et se prosterna ; au moment de l’évangile, il ne bougeait toujours pas : il avait remis son âme à Dieu.

C’était le 13 novembre 1197.

Des miracles se multiplièrent, guérisons, délivrances de possédés, au point qu’il fut canonisé dès 1199, premier laïc de l’histoire à recevoir cet honneur céleste.

Saint Omobono est devenu patron des marchands et des tailleurs. Le Conseil de Crémone l’a pris comme céleste protecteur en 1643.

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 10:35

Ottone de Stroncone

† 1220

 

C’est l’un des premiers Compagnons de Francesco d’Assise et en même temps un des premiers Martyrs de l’Ordre (16 janvier 1220).

Voir la notice Marrakech (Martyrs franciscains de)

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 12:39

Odorico de Pordenone

1285-1331

 

Il naquit vers 1285 à Villa Nuova (Pordenone, Udine, Frioul, Italie NE), peut-être d’origine bohême, mais non de la famille Mattiuzzi, d’après récentes recherches. 

Très jeune, il entra chez les Franciscains d’Udine où il se distingua par ses rigueurs dans la pénitence, doublées d’une profonde humilité. Il portait constamment une sorte de cuirasse de fer, marchait toujours pieds nus, ne prenait que du pain et de l’eau.

En 1325, il fut ordonné prêtre.

Il obtint la permission de se retirer dans un ermitage, où Dieu récompensa ses grandes vertus par le don des miracles.

Revenu dans son couvent, il eut quelques activités apostoliques dans le Frioul, suscitant des conversions et des vocations.

Vers 1315, toujours avec la permission et la bénédiction de ses Supérieurs, il entreprit un immense voyage qui devait durer une quinzaine d’années et sur certaines étapes duquel on va revenir.

On ne doutera pas des détails de cette aventure, quand on saura qu’Odorico lui-même dicta à un Confrère tous ses souvenirs.

Qu’on imagine la longueur de ce voyage, ses péripéties, les fatigues d’Odorico, par les nombreuses contrées où il passa. Les voici dans leur ordre successif :

Venise, Constantinople, Turquie, Iran, Ormuz, Inde, Malabar, Ceylan, Sumatra, Java, Bornéo, Indochine et Chine ; retour par : Tibet, Perse, Azerbaïdjan… Venise. Le voyage de retour est beaucoup moins circonstancié que l’aller.

Odorico ne se contentait pas de voyager, car son désir était de porter la Parole du Dieu aux populations qu’il rencontrait. Comment se faisait-il comprendre ? Sans doute par la même grâce qui toucha les Apôtres au jour de la Pentecôte (cf. Ac 2:6).

Il est intéressant et édifiant de constater que, sur son chemin, Odorico s’arrêta dans des monastères de Franciscains, déjà établis dans ces régions lointaines : Erzurum, Tabriz, Sultaniya en Turquie, Zaïton (auj. Quanzhou) en Chine.

Près de Bombay en Inde, Odorico retrouva les restes de quatre Franciscains martyrisés par les musulmans en 1321 (v. 9 avril : Tommaso de Tolentino, Giacomo de Padoue, Pietro de Sienne, Demetrius de Géorgie). Il en emporta les reliques et les confia au couvent franciscain de Zaïton (Chine).

A Madras (Chennai, Inde), il s’arrêta au sanctuaire de saint Thomas (v. 3 juillet) à Maylapur.

En Chine, comme Marco Polo, il visita la plus grande ville du monde, Hangzhou ; il demeura à Khanbaliq (auj. Pékin) pendant trois années, de 1325 à 1328, desservant une des églises fondées par Giovanni de Montecorvino.

De retour en Italie, Odorico fit le récit de ses péripéties dans le monastère franciscain de Padoue, puis se prépara à aller les raconter aussi au pape, qui résidait en Avignon, mais il tomba malade à Pise et, arrivé à Udine, il mourut, le 14 janvier 1331.

Très vite, les récits d’Odorico furent traduits et reproduits en Italie et en France. On en connaît actuellement plus de soixante-dix manuscrits.

Odorico de Pordenone fut béatifié en 1755, par la confirmation de son culte. Odorico a été appelé apôtre de la Chine et le procès de canonisation a été ouvert récemment.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 12:38

Oddone de Novare

1100-1198

 

Né à Novare (Piémont, Italie NO) en (ou vers) 1100, il fut chartreux à Casotto ou à la Grande Chartreuse.

Vers 1169, il fut envoyé en Slovénie à la nouvelle Chartreuse de Seitz (act. Zice), puis en 1189 à celle de Geirach (act. Gyrio), où il fut prieur.

Des problèmes surgirent entre les moines et l’évêque du lieu, qui poussèrent Oddone à solliciter une audience auprès du pape. Il obtint sa démission et se retira à Tagliacozzo (Abruzzes, Italie C).

Là, une abbesse bénédictine, parente du pape, remarqua la sainteté d’Oddone et obtint de le garder comme directeur spirituel.

Oddone vécut donc là, dans une petite cellule proche du monastère, dans la pauvreté, l’abstinence et de rudes austérités : cilice jours et nuits, lit de branches et de sarments, jeûnes, veilles prolongées. En même temps, il donnait ses humbles conseils aux Religieuses ainsi qu’à ceux qui venaient le consulter.

Un pauvre homme malade vint le supplier de lui retirer ses continuels maux de tête. Le saint homme protesta de son indignité, et renvoya le malade en lui disant simplement : Que le Christ, fils du Dieu vivant, te guérisse ! - et l’homme guérit.

Il y eut d’autres miracles, avant et après la mort d’Oddone.

Il mourut à Tagliacozzo le 14 janvier 1198. Juste avant sa mort, on l’entendit dire : Seigneur, je viens à toi ! Il expliqua à son entourage : Je vois mon Seigneur et mon roi, je suis en sa sainte présence.

Quarante ans après sa mort, Oddone apparut à un prêtre, demandant à être enseveli dans un endroit plus honorable. Le corps, exhumé, fut trouvé intact.

Le 14 janvier 1784, dies natalis d’Oddone, le village de Tagliacozzo fut le seul épargné par un violent tremblement de terre qui affligea toute la région.

Le culte d’Oddone fut approuvé en 1859 et le bienheureux Oddone de Novara est mentionné au Martyrologe le 14 janvier.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:40

Oringa Menabuoi

1240-1310

 

Cette petite fille appartenait à une humble famille de Santa Croce sur l’Arno (Pise, Toscane, Italie C) et avait aussi des frères.

Elle fut tôt orpheline de sa mère et le papa, Sabatino, l’entoura d’une grande affection.

Elle reçut des prêtres de l’endroit une formation élémentaire sur la foi et l’Ecriture. De plus, le pays étant du côté des Guelfes, soutiens de la papauté, elle conçut dans son cœur un grand attachement à l’Eglise et au Pape. Des Franciscains, elle apprit la dévotion à saint Michel Archange.

A dix ans, elle fut gravement malade et dut longtemps garder le lit. En dehors de cet épisode, ses frères l’envoyèrent garder les moutons ; elle ne fréquenta donc pas l’école, et passa sa jeunesse avec Dieu dans la méditation au milieu de la nature.

Ses frères voulurent lui imposer un mariage et en vinrent même aux menaces et aux coups, mais elle s’y opposa catégoriquement et s’enfuit. C’est à cette occasion, dit-on, qu’elle traversa les eaux de l’Arno sans être mouillée ; elle fut recueillie par des Frères Hospitaliers à Altopascio, qui la confortèrent dans son projet de consécration, et arriva à Lucques. C’était vers 1258.

Là, elle se mit au service d’un gentilhomme, nommé Cortevecchia, jusqu’en 1266. Ce fut une période de vie intérieure intense, ponctuée d’assauts de l’Ennemi infernal, auxquels elle résista avec l’aide de l’Archange Michel. Elle visita le sanctuaire de l’Archange au Monte Gargano, puis se rendit à Rome, où elle resta dix années, visitant les basiliques, priant sur les tombes des Martyrs ; un Frère mineur nommé Rinaldo lui trouva une place de domestique auprès d’une pieuse femme de la noblesse, nommée Margherita.

Oringa alla aussi à Assise, où Notre Seigneur lui fit voir en vision le monastère qu’elle fonderait dans son pays natal, à Santa Croce. Puis elle pérégrina à Castelfiorentino, où était morte une sainte femme nommée Verdiana. 

Ce serait vers cette époque qu’on prit l’habitude d’appeler Oringa du nom de Cristiana, qu’elle méritait pleinement, selon le mot de saint Jean : Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu et que nous le soyons (1Jn 3:1).

En 1277, elle établit donc à Santa Croce une petite communauté sous la règle de saint François (v. 4 octobre). Elles construisirent un oratoire pour la louange divine et pour faire des actes de pénitence. En 1293, elles furent reconnues par le Maître général des Franciscains, mais elles passèrent en 1295 à l’Ordre augustinien. La sainteté de vie de ces contemplatives les rendait à la fois conformes à l’esprit des Franciscains, des Augustins et aussi des Servites. Ce fut finalement la règle de saint Augustin qui prévalut. Oringa disait : Nous avons le commandement de vivre d’un seul cœur et d’une seule âme.

La maison devint un monastère, dédié à Sainte-Marie-Nouvelle et à Saint Michel. On y fêtait l’Immaculée Conception de Marie. En 1303, l’évêque sollicita des fidèles des aumônes pour son agrandissement. En 1311 le cardinal Colonna le prit sous sa protection

Lors d’une famine, Oringa distribua le pain qui se trouvait dans le couvent, et qui se trouva multiplié. Une autre fois elle tenta, vainement, de convaincre le Conseil des Anciens d’utiliser plutôt les armes de la diplomatie dans les interminables luttes entre Guelfes et Gibelins ; ils furent punis de leur entêtement par une cuisante défaite.

Trois ans avant sa mort, Oringa fut victime d’une attaque qui lui laissa paralysé tout le côté droit. Elle en souffrit beaucoup et se prépara à mourir dans la prière. Quand arriva le moment suprême, son visage devint resplendissant. Elle s’éteignit le 4 janvier 1310.

Des témoins furent entendus, les miracles furent consignés. Dès 1386, l’évêque attribuait le titre de bienheureuse à Oringa, dont le corps resta sans corruption pendant deux siècles. Malheureusement, un terrible incendie, en 1515, détruisit le monastère et les précieuses reliques. 

En 1776, le culte d’Oringa-Cristiana fut officiellement confirmé. Saint Giovanni Bosco (v. 31 janvier) parlait de la Bienheureuse à ses jeunes de Turin.

Le monastère existe toujours à l’heure actuelle.

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 20:02

Odilon de Cluny

962-1049

 

Odilon était de la famille des Mercœur (Saint-Cirgues, Haute-Loire) et naquit en 962.

Petit, il bénéficia d’un miracle de Notre-Dame, qui le guérit de sa paralysie des jambes.

Chanoine de Brioude, il entra à l’abbaye de Cluny, où l’abbé Mayeul lui donna l’habit monastique et reçut sa profession ; il en fit son coadjuteur en 991 et, trois ans plus tard, Odilon était élu cinquième abbé de cette célèbre abbaye de Cluny.

En 999, il recevra le prieuré de Paray-le-Monial. Entre 1002 et 1008, il achèvera l’édification de l’église Saint-Pierre du monastère ; puis il proposera de rattacher l’abbaye de Vézelay à Cluny, mais les évêques s’y opposèrent et l’union ne se fit qu’en 1058. Odilon ne cherchait pas à exercer une domination puissante, foncièrement contraire à son caractère, mais à confédérer les monastères dans une grande famille solidaire, pour maintenir une unité dans l’application de la Règle.

On connaît d’ailleurs la douceur légendaire de l’abbé Odilon. Il répondit un jour : J’aime mieux être puni pour un excès de miséricorde que pour un excès de dureté.

Il fut appelé de toutes parts pour réformer les monastères. Ainsi l’impératrice Adélaïde (v. 16 décembre), qui le rencontra personnellement peu avant de mourir. 

Odilon fut ainsi dans l’obligation de se déplacer beaucoup. Il fut à Rome plusieurs fois et alla au Monte Cassino : humblement, il voulut baiser les pieds de tous les moines de l’abbaye.

En 1006, il se prodigua pour venir en aide aux victimes de la famine ; il vendit tout ce qui avait quelque valeur dans l’abbaye, étoffes, ornements, vases sacrés, et se fit personnellement mendiant pour apporter encore plus de soulagement aux malheureux. Des miracles complétèrent cette générosité sans borne.

Il est connu que c’est Odilon qui réussit à imposer la Trêve de Dieu, imposant aux belligérants de suspendre tout acte de violence armée du mercredi soir au lundi matin. Apparemment, il ne restait donc plus que trois petites journées pour «régler les comptes», mais Odilon espérait surtout que, durant la trêve, les ennemis auraient du temps pour réfléchir et même pour se réconcilier - ce qui arriva en effet.

Odilon institua le premier la journée de prière pour les Défunts, le 2 novembre, au lendemain de la fête de Tous les Saints, statuant que dans tous les monastères clunisiens, ce jour-là, on ferait des aumônes, des prières et l’on célébrerait la Messe pour tous nos frères qui militent sous la règle de saint Benoît, afin que par la miséricorde de Dieu nous fassions chaque jour de nouveaux progrès. Cette fête tout d’abord bénédictine fut ensuite étendue à toute l’Eglise.

Très marial, Odilon fut un jour ravi en extase au moment où l’on chantait le verset du Te Deum : Pour libérer l’homme, tu n’as pas dédaigné de descendre dans le sein d’une Vierge. En souvenir de cet événement, les Bénédictins font toujours aujourd’hui une profonde inclinaison en chantant ce verset.

Odilon était souvent comblé du don des larmes, durant sa méditation personnelle. Rien d’étonnant qu’un si saint personnage fût préconisé pour l’épiscopat ; on lui proposa le siège de Lyon, mais il le refusa humblement (1031).

Avant de mourir, il voulut faire encore une fois le pèlerinage de Rome. Dans ses dernières années, il eut de fréquents malaises, mais tenta de visiter les monastères dépendants de Cluny. A Souvigny, il annonça qu’il mourrait un premier janvier. Sa prophétie s’avéra pleinement. Le 31 décembre, il se fit allonger sur la cendre pour recevoir les derniers sacrements et s’éteignit le 1er janvier 1049.

Odilon, ainsi que Mayeul, furent ensevelis à Souvigny. Au temps de la Révolution, leurs tombes furent profanées. L’église, fermée au culte, fut rouverte en 1852 ; des fouilles récentes ont permis de mettre à jour les restes de ces deux saints abbés.

Le Martyrologe mentionne au 1er janvier Odilon, qui fut abbé pendant cinquante-six années et aussitôt après sa mort vénéré comme un saint.

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 23:08

Otto de Freising

1112-1158

 

Otto naquit vers 1112, probablement à Klosterneuburg (Vienne, Autriche), cinquième des dix-huit enfants de Leopold III d’Autriche (v. 15 novembre) et Agnes de Waiblingen, fille de l’empereur Heinrich IV.

Parmi ses frères et sœurs, se trouve Konrad, qui fut archevêque de Salzburg.

Otto reçut sa première formation dans l’école du chapitre de Klosterneuburg, fondé par son père et dont il devint le prévôt.

En 1126, il alla étudier à la Sorbonne de Paris, où il rencontra entre autres Abélard, Hugo de Saint-Victor, Gilbert de la Porrée.

En 1132, il entra chez les Cisterciens, à Morimond (Champagne) avec quinze compagnons et, six ans plus tard, l’année de son ordination sacerdotale, fut déjà élu abbé du monastère : il n’avait que vingt-six ans. Mais il n’exerça pas longtemps cette charge, car aussitôt après il fut nommé évêque de Freising. Il allait désormais consacrer toute sa personne au renouvellement et au développement spirituel de son diocèse.

Ses préoccupations allèrent aux monastères : les Prémontrés de Schäftlarn, les Augustins de Schlehdorf, l’école cathédrale et la cathédrale elle-même de Freising. Il fonda les couvents de Schliersee (Chanoines) et Neustift (Prémontrés), mais, ce qui est étonnant, pas de maisons cisterciennes.

Dans le domaine des inverstitures, il put profiter fort heureusement de ses liens parentaux avec l’Empire, pour sortir des conflits avec les maisons princières et restaurer la liberté de l’Eglise.

Sur l’appel de Bernard de Clairvaux (v. 20 août), il participa à la deuxième Croisade, à la fin de laquelle il ne put rentrer avec quelques compagnons qu’au prix de grandes difficultés.

Par ailleurs, on a pu écrire que Bernard de Clairvaux et Otto furent toute leur vie comme étrangers l’un à l’autre, Otto étant trop absorbé par son diocèse et les événements de l’empire. S’ils ne se connurent pas personnellement, ils furent certainement en communauté spirituelle, car l’idéal d’Otto était la mesure, la prudence.

Il fit trois fois le voyage à Rome, et s’impliqua personnellement pour un arrangement entre Friedrich Barbarossa et le pape, et fut présent à la diète de Besançon (1157).                                                                                                                                  

Par sa famille et sa position, Otto se révéla un des premiers historiographes du Moyen-Age. Il a laissé huit volumes d’une Histoire des Deux Cités, dans laquelle il reprend les idées de saint Augustin sur les Deux Cités, en les appliquant aux développements de l’Eglise et de l’Empire. Il travailla en outre à une Chronique de l’Empereur Friedrich, en deux volumes, qu’il chargea son disciple Rahewin de poursuivre. Ses ouvrages contiennent des détails de premier intérêt sur des ambassades arméniennes, musulmanes ou perses.

En 1157, Otto fut chargé par l’empereur Barbarossa de conduire ses affaires, charge éminemment importante qui pouvait amener l’empereur à une meilleure politique, mais Otto n’eut guère le temps d’organiser son travail : en se rendant au chapitre général de Cîteaux, il mourut dans le monastère où il avait commencé son noviciat, à Morimond, le 22 septembre 1158.

L’Ordre cistercien a très vite honoré Otto comme bienheureux ; le Martyrologe le mentionne au 22 septembre.

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 23:00

Orlando de’ Medici

1330-1386

 

Orlando (Rolando) était de la famille milanaise des Medici, et était né vers 1330.

En 1360, il voulut embrasser un genre de vie totalement anachorète et vint dans la forêt qui se trouve entre Tabiano et Salsomaggiore (Bargone), dans le domaine du château des Pallavicino.

Pendant vingt-six ans, il vécut dans le silence et la solitude.

Il mangeait ce qu’il pouvait trouver dans le bois, en hiver il demandait par geste quelque chose à manger, que d’ailleurs on ne lui donnait pas, car son aspect n’inspirait pas confiance.

En effet, il portait au début un habit sombre, qui s’usa, et qu’il compléta (ou remplaça) par des roseaux et de la paille ; ce fut ensuite un genre de pagne de coquillages (?) et de feuilles ; finalement, il se trouva une peau de chèvre.

Plus étonnant encore, on le vit parfois immobile sur un pied, durant des heures, à méditer, le regard vers le ciel.

Un jour d’août 1386, les chasseurs du château Pallavicino découvrirent au milieu des ronces un moribond nu, qui se révéla être Orlando. On lui proposa - et il accepta bien volontiers, d’être entendu par le Carme de Crémone, Domenico de’ Dominici.

La confession dura deux heures. Orlando s’expliqua sur son attitude, son choix, ses pénitences. Il révéla avoir obéi à Dieu, avoir toujours fait la volonté du Créateur, s’être entretenu avec Dieu, non pas oralement, mais en esprit, son esprit étant inondé de grâce ; ses pénitences étaient conformes à la sagesse divine ; son silence se référait au verset des Proverbes (Pr 10:19) : Qui parle beaucoup péchera. Ses longues méditations debout sur un pied étaient le fruit de la grâce : il voyait alors clairement la face de Jésus-Christ dans le soleil ou dans la lune.

Orlando reçut l’absolution ; il se résigna à accepter un bouillon de poule qui le soulagea ; son agonie dura vingt-six jours et il s’éteignit le 15 septembre 1386.

Cette vie assez étrange a quelque chose de commun avec celle du bienheureux Schetzelon de Trèves (v. 6 août) ou aussi de l’anachorète Leon (v. 1 juillet).

Le bienheureux Orlando reçut très vite un culte, qui fut reconnu en 1853.

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 23:00

Oglerius de Lucedio

1135-1214

 

Oglerius était natif de Trino (Vercelli, Piémont, Italie NO) et vit le jour vers 1135.

Devenu en 1205 abbé des Cisterciens de Lucedio, il écrivit deux ouvrages qu’on a longtemps attribués à saint Bernard lui-même.

L’un est le Traité pour les Louanges de la Bienheureuse Vierge Marie, où l’on trouve cette allusion à l’Immaculée Conception de Marie : La mère de l’Immaculé sans péché, qui enlève les péchés du monde, n’a pas été conçue dans le péché.

L’autre ouvrage est une Exposition sur l’Evangile in Cœna Domini, donc un commentaire sur le lavement des pieds (cf. Jn 13:1-15).

Ce grand moine mourut à Lucedio le 10 septembre 1214.

Le 10 septembre 1784, le pape Pie VI céda les bâtiments de l’abbaye à Victor-Emmanuel, duc d’Aoste. Après plusieurs cessions, l’ensemble fut racheté en 1937. C’est une exploitation agricole, où l’on y pratique encore la culture du riz, implantée par les moines vers 1400.

Oglerius a été béatifié en 1875, par la reconnaissance de son culte ; le Martyrologe le mentionne au 10 septembre.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 23:00

Octavien de Quingey

1060-1132

 

Octavien naquit vers 1160 à Quingey, aîné des enfants de Guilllaume II Tête-Hardie, comte de Bourgogne, et d’Etiennette de Vienne. Un de ses frères, Guy, devint le pape Calixte II, et un autre évêque de Besançon.

Il désirait entrer au monastère de Cluny, mais Guillaume voulait lui faire reprendre ses possessions et l’envoya faire son droit à Bologne.

En 1087, apprenant que son père était malade, il se mit en route pour aller l’assister. Mais il en apprit la mort en arrivant à Pavie. Octavien fut bien heureux de pouvoir abandonner cette succession ; il ne revint pas en France, mais entra à l’abbaye bénédictine de Saint-Pierre au Ciel d’Or.

Il pensait y rester dans la contemplation, ignoré du monde ; il refusa d’en devenir l’abbé. Mais il fut bien obligé, par obéissance, d’accepter l’évêché de Savone, en 1129 (ou peut-être plus tôt, ce qui décalerait aussi la date de son décès).

Cet épiscopat dura à peu près deux ans. Octavien mourut le 6 août 1132.

Quarante ans après sa mort, on retrouva son corps intact. Un culte commença, qui fut confirmé en 1793.

Le Martyrologe le commémore au 6 août.

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