Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 00:00

Ricardo Marcos Reguero

1891-1936

 

Il naquit le 9 juin 1891 à Villanueva de las Manzanas (León, Espagne) de Francisco et Cándida. Il fut baptisé le 13.

Il entra chez les Religieux Augustins comme Frère, fit le noviciat à l’Escorial (Madrid) et la profession en 1912.

A partir de 1915, il fut administrateur du Collège Alfonso XII à l’Escorial (Madrid).

En juillet 1936, il s’y trouvait encore et quand le Collège fut converti en hôpital à urgences, les autorités civiles l’obligèrent même à rester sur place, avec le prétexte qu’il n’y avait que lui qui savait faire fonctionner le matériel : on peut supposer qu’en réalité, aucun des miliciens ne voulait se charger du travail. Le Frère, lui, fut très impressionné de voir tous les blessés et les cadavres qui passèrent devant lui.

Cela n’empêcha pas les miliciens de l’arrêter avec tous les autres Confrères, le 6 août.

 

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 
Partager cet article
Repost0
30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 00:00

Ramiro Alonso López

1915-1936

 

Né le 28 mars 1915 à Pozuelo de Tábara (Zamora, Espagne) et baptisé le 18 avril, de Juan et Urbana, il entra chez les Religieux Augustins.

Il fit la profession en 1932.

En 1936, il était étudiant en philosophie à l’Escorial.

 

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 
Partager cet article
Repost0
28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 00:00

Ramiro Frías García

1906-1936

 

Il vit le jour le 13 mars (ce qui explique qu’il ait porté le nom de saint Ramiro, fêté ce jour-là localement) 1906 à Villajimena (Palencia, Espagne).

Il entra au collège des Frères des Ecoles Chrétiennes de Bujedo en 1919, où ses professeurs remarquèrent tout de suite autant son intelligence que sa modestie.

En 1922, il reçut l’habit et prit le nom de Vidal Ernesto ; en 1923, il fit la première profession et passa au scholasticat ; il fera la profession solennelle en 1931.

Les lieux de son activité furent : Bujedo (1925), Griñón (1928), les deux maisons de Madrid (Maravillas et Sacré-Cœur, 1929-1933), Lorca (1933), de nouveau Griñón (1934), de nouveau Madrid (1935-1936).

Lors de son séjour à Madrid, il eut la faculté d’élargir ses compétences par de bonnes études musicales qui l’amenèrent à être, outre que professeur, organiste et maître de chapelle.

Son séjour à Lorca fut marqué par la maladie, ce qui poussa ses supérieurs à l’envoyer à Griñon, occupé à des tâches moins fatiguantes. Puis il gagna Madrid, au collège de la Castellana, qui remplaçait celui des Maravillas, incendié durant les émeutes de 1931. C’est alors qu’il se découvrit aussi des aptitudes pour les Sciences Naturelles : il organisa une très belle exposition entomologique, qui lui valut les meilleurs compliments du directeur lui-même du Musée National. Ce Musée abrite actuellement des collections issues du travail du Frère Vidal Ernesto.

On le déchargea un peu de l’enseignement, pour lui laisser le temps de s’occuper de ces recherches en minéralogie et botanique. Il devint spécialiste dans le secteur de la cristalisation des minerais.

Ses élèves participaient à sa recherche de papillons, mais il était aussi en correspondance avec d’autres Frères d’Amérique du Sud, pour enrichir toujours plus ses collections.

Cette intense activité ne l’empêcha jamais de participer aux tâches de la communauté, auxquelles il s’associait toujours avec grande simplicité.

Le Frère Vidal Ernesto était devenu une quasi-célébrité, et en même temps une des cibles des ennemis de Dieu. Il fut arrêté dès juillet 1936 et mis en prison, avec d’autres Frères, dont Daciano (v. 27 novembre).

On le fusilla à Vicálvaro (Madrid) le 28 novembre 1936.

Le Frère Vidal Ernesto fut béatifié en 2013.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 00:00

Rufus

1er siècle

 

L’évangéliste saint Marc rapporte que Simon le Cyrénéen, qui aida Jésus à porter sa croix, était père d’Alexandre et de Rufus (Mc 15:21) ; puis l’apôtre Paul écrit aux Romains :

Saluez Rufus, cet élu dans le Seigneur, ainsi que sa mère que je considère comme la mienne (Rm 16:13).

Seule la Tradition permet de faire coïncider les deux personnages, sans autres preuves.

Chez les apocryphes Rufus est devenu évêque à Thèbes ou à Athènes ou en Avignon, selon les cas.

La tradition la plus solide rapporte que Rufus accompagna saint Paul en Espagne, où Paul l’établit chef de l’Eglise de Tortosa. De là, Rufus vint fonder l’Eglise en Avignon, où il mourut vers 90.

Toutefois, l’actuel Martyrologe distingue deux personnages : l’un en Avignon le 14 novembre, du 3e siècle, l’autre, notre Rufus de l’Epître aux Romains, au 21 novembre, du 1er siècle (mais sans mentionner l’épiscopat).

 
Partager cet article
Repost0
18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 00:00

Rose-Philippine Duchesne

1769-1852

 

Rose-Philippine naquit le 29 août 1769 à Grenoble (Isère), recevant au baptême les noms prédestinés de sainte Rose de Lima (v. 24 août) et de l’apôtre saint Philippe (v. 3 mai). Son père, Pierre-François, est avocat à Grenoble, époux de Rose-Euphrasine Perier, une famille d’où sortira Jean-Casimir Perier, futur président de la République.

Son éducation commence au couvent de la Visitation, où éclôt sa vocation.

A dix-sept ans, elle refuse un mariage qu’on lui propose et, dès sa majorité, commence son noviciat à la Visitation, contre la volonté de ses parents. Par déférence pour son père, elle accepte de ne pas s’engager par les vœux avant ses vingt-cinq ans accomplis.

Lors de la Révolution, cependant, la communauté doit se disperser (1791) : Rose-Philippine revient dans sa famille, mais ne reste pas inactive, se dévouant au soulagement des prisonniers, des prêtres réfractaires, des malades et des pauvres. Elle soutient sa vie spirituelle par des pèlerinages à La Louvesc.

Après la tourmente révolutionnaire, elle hérite de l’immense fortune de son grand-père : elle tente de rétablir le monastère de la Visitation et d’y recevoir quelques élèves, mais elle n’y réussit pas. La Providence semble la destiner à autre chose.

Or, depuis peu, Mère Sophie Barat (v. 25 mai) a fondé une nouvelle Congrégation : la Société du Sacré-Cœur. Rose-Philippine propose à cette Fondatrice le couvent de la Visitation, qui devient donc une maison de la Société des Dames du Sacré-Cœur.

Rose-Philippine en fait partie, avec ses compagnes. Elle fait la profession religieuse (1805 : Rose-Philippine a vingt-six ans).

Après une rencontre avec le père de l’Estrange, qui avait dû fuir en Russie, Rose-Philippine est vivement touchée par les fondations missionnaires d’Amérique du Nord.

Dans la nuit du Jeudi saint au Vendredi saint (3-4 avril) 1806, durant l’adoration eucharistique, Rose-Philippine entend très fort un appel pour les missions en Amérique ; elle se propose à Mère Barat : Quand vous me direz «Voici que je vous envoie», je répondrai vite : je pars. Ce qui arrivera douze ans plus tard. Mère Barat voulait en effet éprouver la solidité de cet appel, et envoya entre-temps Rose-Philippine à Paris pour fonder une maison. 

A Paris, elle rencontre Mgr Dubourg, qui est le premier évêque de la Louisiane. C’est lui qui va faire appel aux Dames du Sacré-Cœur pour l’aider dans sa mission éducatrice.

En 1818, Rose-Philippine fonde une première maison à Saint-Charles (Missouri) avec quatre compagnes. Cette «maison» est une cabane froide, où elles vivent dans l’extrême pauvreté et se donnent entièrement au travail apostolique. En outre, l’anglais n’est pas très facile ! En fait, cette maison sera déjà fermée en 1819.

En 1820, s’ouvre à Florissant la première école et six autres maisons seront ouvertes en huit ans, dont deux proches de la Nouvelle-Orléans. Des Jésuites font rouvrir celle de Saint-Charles.

Madame Duchesne est élue supérieure des maisons en Louisiane : nouveaux voyages en perspectives, malgré une mauvaise santé. Mais ce qu’elle désire, c’est aller vers les Indiens : l’occasion se présente quand une école va s’ouvrir pour les Potawatomis à Sugar Creek (Kansas).

Déchargée de toute responsabilité, Rose-Philippine est prête à partir, à soixante-douze ans, mais dans son entourage on craint pour sa santé. Or le père Jésuite qui dirige cette mission voit autrement : Elle n’est pas capable de beaucoup de travail, mais elle assurera le succès de la mission par sa prière. Sa présence attirera toutes sortes de faveurs.

C’est ce qui se passera. Déjà une centaine d’Indiens lui feront une garde d’honneur pour la recevoir. Durant la seule année qu’elle passera parmi eux, les Potawatomis - dont la conversion intérieure est plutôt lente - l’appelleront vite «la femme qui prie toujours», pour les longues heures qu’elle passe en contemplation devant le Saint-Sacrement. Les fruits arriveront plus tard.

Dès 1841 elle revient à Saint-Charles, où elle s’éteindra le 18 novembre 1852.

Au-dessus de sa tombe est accroché un grand crucifix en bois donné par un bienfaiteur américain, qui l’avait acquis en France peu auparavant. Or, mystérieusement, ce crucifix provenait de la première maison du Sacré-Cœur de Grenoble.

Rose-Philippine a été béatifiée en 1940, canonisée en 1988, et se trouve inscrite au Martyrologe le 18 novembre.

Partager cet article
Repost0
15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 00:00

Roque González de Santa Cruz

1576-1628

 

 Roque (Roch) était d’une des familles qui fondèrent la ville d’Asunción (Paraguay) ; il est donc créole. Ses parents s’appelaient Gonzáles Villaverde et María de Santa Cruz. On va voir que Roque fut vraiment un Roc.

Il eut (au moins) un frère, Herman, militaire à Asunción.

Petit, il connut la langue guarani, qui lui servira dans son futur apostolat.

Il étudia dans une école fondée par l’évêque, sous la direction duquel il poursuivra ensuite ses études, avec d’autres jeunes, et recevra le sacerdoce en 1598, à vingt-deux ans.

Grâce à son atout linguistique, il fut nommé pour exercer sa charge pastorale à San Andres de Mbaracayú. En 1609, il fut nommé archiprêtre de la cathédrale d’Asunción. 

Cette même année, il refusa la charge de vicaire général et entra dans l’Ordre des Jésuites. Les Religieux de cet Ordre s’engagent en effet à ne pas accepter de charges ecclésiastiques, sauf par obéissance envers leurs Supérieurs.

Mais vu sa préparation et son sacerdoce, les Supérieurs ne jugèrent pas nécessaire de lui faire faire un «noviciat» : on l’envoya au-delà du fleuve Paraguay, évangéliser le territoire des Guaycurús, d’où il rejoignit les réductions de Parana.

Dès 1611, il organise le village de San Ignacio Guazú, en l’honneur du Fondateur des Jésuites, qui deviendra une des plus importantes réductions du pays : chacun avait sa propre maison clôturée, autour d’une église et de son presbytère.

Il «conquit» les habitants, maintenant leurs habitudes de musique, de chants, de danses, de processions et fêtes, en les «christianisant», c’est-à-dire en les insérant harmonieusement aux nouvelles habitudes chrétiennes qu’il leur enseignait, tout cela, bien sûr, en langue guarani et non en latin.

Il organisa des écoles, des cultures, un artisanat, un commerce, luttant sans cesse contre les sorciers et les encomenderos espagnols, qui soumettaient la population à un véritable esclavage. Il refusait carrément l’absolution à ces derniers, sachant très bien qu’ils vivaient dans le mensonge et l’injustice vis-à-vis de la population.

En 1614, nouvelle réduction à Santa Ana ; en 1615, en Itapuá, la future Posadas (maintenant en Argentine) et Encarnación ; en 1618, Yaguaporá.

A partir de 1619, il fut envoyé dans la région du fleuve Uruguay et fonda, en sept ans, trois nouvelles réductions : Conceptión de la Sierra, San Francisco Javier, Yapeyú.

En 1627, il fut nommé supérieur des Jésuites en Uruguay. Sa personne et son expérience lui confèrent un énorme ascendant sur les populations : on connaît son courage et sa détermination, son dévouement lors des épidémies, et beaucoup de baptêmes sont célébrés.

Les autorités civiles aussi le respectent et l’écoutent. D’autres réductions sont fondées, sur la rive orientale de l’Uruguay, entre autres celle de Candelaria.

A partir de 1628, avec l’aide de deux autres Jésuites (voir les notices de Alonso Rodríguez Olmedo et Juan del Castillo, ce même jour), il fonda trois réductions : San Nicolás, Asunción del Ijuí et Caaró (aujourd’hui sur territoire brésilien). Là, le sorcier, jaloux de leur prestige, organisa leur assassinat.

Le 15 novembre 1628, Roque et Alonso eurent le crâne fracassé, tandis qu’ils étaient occupés à installer la cloche à leur église de Caaró. Juan aura le même sort deux jours après.

Les cadavres furent brûlés, mais le cœur de Roque resta miraculeusement intact. On le conserve à Asunción, avec l’arme de son martyre.

Les trois Jésuites furent béatifiés en 1934, et canonisés en 1988.

Saint Roque est le patron des villes de Posadas et Encarnación, deux villes fondées par Roque, et reliées par un pont, qui porte son nom ; Posadas est maintenant en Argentine, Encarnación au Paraguay. Un billet de banque paraguayen porte son effigie depuis 1995.

Saint Roque est le premier Saint créole paraguayen. 

Roque (Roch) était d’une des familles qui fondèrent la ville d’Asunción (Paraguay) ; il est donc créole. Ses parents s’appelaient Gonzáles Villaverde et María de Santa Cruz. On va voir que Roque fut vraiment un Roc.

Il eut (au moins) un frère, Herman, militaire à Asunción.

Petit, il connut la langue guarani, qui lui servira dans son futur apostolat.

Il étudia dans une école fondée par l’évêque, sous la direction duquel il poursuivra ensuite ces études, avec d’autres jeunes, et recevra le sacerdoce en 1598, à vingt-deux ans.

Grâce à son atout linguistique, il fut nommé pour exercer sa charge pastorale à San Andres de Mbaracayú. En 1609, il fut nommé archiprêtre de la cathédrale d’Asunción. 

Cette même année, il refusa la charge de vicaire général et entra dans l’Ordre des Jésuites. Les Religieux de cet Ordre s’engagent en effet à ne pas accepter de charges ecclésiastiques, sauf par obéissance envers leurs Supérieurs.

Mais vu sa préparation et son sacerdoce, les Supérieurs ne jugèrent pas nécessaire de lui faire faire un «noviciat» : on l’envoya au-delà du fleuve Paraguay, évangéliser le territoire des Guaycurús, d’où il rejoignit les réductions de Parana.

Dès 1611, il organisa le village de San Ignacio Guazú, en l’honneur du Fondateur des Jésuites, qui deviendra une des plus importantes réductions du pays : chacun avait sa propre maison clôturée, autour d’une église et de son presbytère.

Il «conquit» les habitants, maintenant leurs habitudes de musique, de chants, de danses, de processions et fêtes, en les «christianisant», c’est-à-dire en les insérant harmonieusement aux nouvelles habitudes chrétiennes qu’il leur enseignait, tout cela, bien sûr, en langue guarani et non en latin.

Il organisa des écoles, des cultures, un artisanat, un commerce, luttant sans cesse contre les sorciers et les encomenderos espagnols, qui soumettaient la population à un véritable esclavage. Il refusait carrément l’absolution à ces derniers, sachant très bien qu’ils vivaient dans le mensonge et l’injustice vis-à-vis de la population.

En 1614, nouvelle réduction à Santa Ana ; en 1615, en Itapuá, la future Posadas (maintenant en Argentine) et Encarnación ; en 1618, Yaguaporá.

A partir de 1619, il fut envoyé dans la région du fleuve Uruguay et fonda, en sept ans, trois nouvelles réductions : Conceptión de la Sierra, San Francisco Javier, Yapeyú.

En 1627, il fut nommé supérieur des Jésuites en Uruguay. Sa personne et son expérience lui valurent un énorme ascendant sur les populations : on connaissait son courage et sa détermination, son dévouement lors des épidémies, et beaucoup de baptêmes furent célébrés.

Les autorités civiles aussi le respectaient et l’écoutaient. D’autres réductions nt fondées, sur la rive orientale de l’Uruguay, entre autres celle de Candelaria.

A partir de 1628, avec l’aide de deux autres Jésuites (voir les notices de Alonso Rodríguez Obnel, ce même jour, et Juan del Castillo, le 17 novembre), il fonda trois réductions : San Nicolás, Asunción del Ijuí et Caaró (aujourd’hui sur territoire brésilien). Là, le sorcier, jaloux de leur prestige, organisa leur assassinat.

Le 15 novembre 1628, Roque et Alonso eurent le crâne fracassé, tandis qu’ils étaient occupés à installer la cloche à leur église de Caaró. Juan aura le même sort deux jours après.

Les cadavres furent brûlés, mais le cœur de Roque resta miraculeusement intact. On le conserve à Asunción, avec l’arme de son martyre.

Les trois Jésuites furent béatifiés en 1934, et canonisés en 1988.

Saint Roque est le patron des villes de Posadas et Encarnación, deux villes fondées par Roque, et reliées par un pont, qui porte son nom ; Posadas est maintenant en Argentine, Encarnación au Paraguay. Un billet de banque paraguayen porte son effigie depuis 1995.

Saint Roque est le premier Saint créole paraguayen.

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 00:00

Robert Matej Šiškov

1884-1952

 

Robert naquit le 9 février 1884, à Plovdiv (Bulgarie) dans une grande famille catholique de rite latin.

Il entra comme élève à neuf ans dans la congrégation des Augustins de l’Assomption à Kara-Agatch (à la frontière turque) et, comme novice à seize ans, avec le nom de Josaphat (1900).

A partir de 1901, il fut professeur, puis envoyé en 1902 à Varna (Mer Noire), où il dirigea la publication de magazines.

Il fut envoyé en Belgique en 1904 pour achever ses études de philosophie et de théologie à Louvain.

En 1909, il reçut le sacerdoce à Malines.

Dans les années 1914-1919, il fut professeur au collège de Saint-Augustin de Plovdiv puis au séminaire de Varna.

C’était un pédagogue à la pointe du progrès, le premier qui utilisa les caractères cyrilliques dans l’imprimerie, une prouesse pour l’époque.

En 1929, il fut nommé directeur du séminaire.

La situation religieuse de la Bulgarie s’étant douloureusement aggravée, le père Josaphat fut arrêté dès décembre 1951.

De septembre à octobre 1952 se déroula son «procès», qui s’acheva par la condamnation à mort.

Il fut exécuté dans les sous-sols de la prison de Sofia le 11 novembre 1952.

Le père Robert Matej-Josaphat Šiškov a été béatifié en 2002.

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 00:00

Rosa López Brochier

1876-1936

 

(Voir la notice générale des Adoratrices à Madrid).

 

Rosa était née à Madrid (Espagne) le 29 mai 1876.

Entrée chez les Adoratrices Esclaves du Saint-Sacrement et de la Charité, elle prit le nom de Rosaura de Marie.

Jugeant que, n’étant pas Supérieure, elle attirerait moins l’attention, elle prit avec elle sous son habit la Sainte Réserve Eucharistique, et put remettre discrètement à chacune de ses Consœurs une Hostie peu avant leur sacrifice. Un milicien put ensuite observer que la Sœur portait une boîte à réveil vide.

Elle fut fusillée avec les vingt-deux autres, au cimetière de la Almudena (Madrid) le 10 novembre 1936.

La béatification de tout ce groupe eut lieu en 2007.

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 00:00

Rupert Mayer

1876-1945

 

Rupert naquit à Stuttgart le 23 janvier 1876, un des six enfants de parents chrétiens et bons commerçants. C’est une gouvernante qui s’occupa de lui.

Très tôt, il accompagna à cheval son père dans les visites aux clients, et devent un excellent cavalier. Ce sera un excellent sportif.

Il fit ses études à Stuttgart et à Ravensburg.

Dès 1894, à vingt-deux ans, il désirait entrer chez les pères Jésuites, mais son père s’y opposa fermement. A cette époque, les Jésuites étaient exclus de l’Empire, considérés comme des ennemis, des parias, des apatrides.

Sans perdre de temps, Rupert fit des études de philosophie, de théologie et d’histoire dans les universités de Fribourg (Suisse), Münich et Tübingen.

Finalement, il entra au séminaire de Rottenburg (1898), ayant déjà presque achevé ses études sacerdotales ; aussi fut-il ordonné prêtre dès 1899.

L’année suivante, après quelques activités pastorales, il obtint de son père l’ «autorisation» d’entrer chez les Jésuites : noviciat à Feldkirch (Autriche) en 1900, études complémentaires de philosophie et théologie à Valkenburg (Pays-Bas), et dernière année de préparation spirituelle (1905).

Il fut envoyé prêcher quelques missions populaires en Allemagne, en Suisse et en Autriche.

En 1912, il fut à Münich pour assister les milliers de paysans qui envahissaient cette ville en recherche de travail. Le père Rupert se fit «tout à tous», il fut connu partout pour son activité efficace à créer des structures sociales d’assistance. Il fonda même une petite congrégation religieuse féminine, les Sœurs de la Sainte Famille, pour le seconder dans sa tâche.

Lors de la Guerre mondiale, le père Rupert fut infirmier et aumônier dans l’armée allemande. Il recevra sur le front occidental plusieurs distinctions militaires, dont la Croix de Fer, qu’il fut le premier prêtre catholique à recevoir (car les catholiques étaient toujours soupçonnés d’être de «mauvais Allemands»). 

En 1916, en Roumanie, il fut gravement blessé et subit l’amputation de la jambe gauche. Il portera désormais une prothèse qui le fera de plus en plus souffrir.

Démobilisé, il rentra à Münich, où les Jésuites avaient pu reprendre leurs activités après avoir été un moment bannis.

L’archevêque de Münich confia au père Mayer la direction de la congrégation mariale des hommes, où il allait donner le meilleur de lui-même. Il fut tellement engagé et connu, qu’on vint par milliers l’écouter sur la place. A partir de 1925, il célèbra chaque matin la messe à la gare de Münich, où assisteront jusqu’à des milliers de fidèles ! Les nazis interdiront cette célébration en 1935.

Dès l’apparition du national-socialisme, le père Rupert exposera clairement sa conviction du point de vue du catholicisme social. Il multiplia les meetings politiques, et l’on pense qu’il put rencontrer Adolf Hitler lors d’un débat contradictoire (1919 ?). Il démontra leurs erreurs, et s’avança jusqu’à dire que Hitler était, peut-être, un brillant orateur, mais surtout un séducteur et pas un témoin de la Vérité. On ne l’accueillit pas toujours très bien, et ce furent même parfois des groupes nationaux-socialistes qui intervinrent pour le protéger ! 

Quand Hitler accéda au pouvoir, le père Rupert fut de plus en plus surveillé et menacé, car il s’opposait violemment à la politique anti-religieuse du gouvernement.

En 1936, on lui interdit de prêcher en-dehors de son église Saint-Michel, mais il refusa de se soumettre à une autorité civile ; arrêté en 1937, il fit six mois de prison pour abus de la chaire de vérité comme arme politique et attaques vicieuses contre le gouvernement. On lui conseilla la modération, mais ses supérieurs se rangèrent finalement à ses arguments, car le silence du père Mayer aurait été tout-à-fait mal interprété de la part des nazis. D’ailleurs, il demanda de faire écrire dans le procès-verbal de la police cette mention : Je déclare que au cas où je serais libéré, je continuerai de prêcher malgré l’interdiction de prendre la parole qui m’a été donnée, tant dans les églises de Münich que dans toutes celles de la Bavière et ce, pour des questions de principe.

Le père Mayer devait encore être arrêté par deux fois, cinq mois en 1938 à la prison de Landsberg, et en novembre 1939 comme conspirateur, d’où il fut conduit au camp de concentration de Oranienburg et/ou de Sachsenhausen (Berlin). On ne sait pour quel motif providentiel cet internement prit fin brusquement.

Sans doute parce que la santé du père se dégradait, et que les autorités ne voulaient pas d’un «martyr» de l’opposition, on l’enferma alors dans l’abbaye bénédictine d’Ettal (Bavière), où il ne pouvait rencontrer que sa famille proche.

A la fin de la guerre, les Américains lui redonnèrent sa pleine liberté, et le père Rupert en profita pour revenir à Münich, complètement dévastée ; il mit à profit sa personnalité et ce qui lui restait de forces pour venir en aide aux plus démunis.

Le jour de la Toussaint (1er novembre 1945), alors qu’il prêchait durant la messe, une hémorragie cérébrale le frappa, lui laissant juste le temps de répéter «Le Seigneur… le Seigneur… le Seigneur…». Il mourut trois heures après.

Ce soldat du Christ, toujours debout pour défendre la Vérité, mourut debout dans la fidélité à l’Eglise et à son pays.

Le père Rupert Mayer a été béatifié en 1987.

Partager cet article
Repost0
28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 00:00

Rodrigo Aguilar Alemán

1875-1927

 

Rodrigo était né le 13 mars 1875 à Sayula (Jalisco, Mexique), de Buenaventura Aguilar et Petra Alemán, et fut baptisé deux jours après.

Il entra au séminaire de Ciudad Guzmán. Excellent élève, il se montra aussi excellent écrivain. les journaux publièrent ses articles sur l’Eucharistie, Notre-Dame, le christianisme, le sacerdoce…

Prêtre, il se consacra ainsi au sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe : 

Seigneur, donne-nous la grâce de souffrir en ton nom, de sceller notre foi avec notre sang et de couronner notre sacerdoce avec le martyre. Fiat voluntas tua !

Ordonné prêtre en 1905, il fut dans plusieurs paroisses : La Yesca, Lagos de Moreno, Atotonilco el Alto, Cocula, Sayula, enfin Zapotiltic, où il fut curé.

Il eut la joie de faire un pèlerinage en Terre Sainte peu avant 1925, et en fit le récit dans un nouvel ouvrage.

Curé de Unión de Tula en 1925, au moment de la révolution il dut se cacher à Ejutla, tout en apportant le secours des sacrements à ses fidèles. C’est la trahison d’un de ceux-là qui le fit découvrir. 

Il se trouvait dans la maison des Adoratrices, dont la supérieure était très malade, et où se tenait l’examen de latin d’un séminariste. Les soldats arrêtèrent le prêtre, le séminariste, quelques religieuses, mais conduisirent le prêtre séparément. Ce dernier leur dit adieu : Nous partons pour le ciel ! Son visage était rayonnant de paix et de joie. 

Au matin du 28 octobre 1927, on le conduisit sur la place du village. Le prêtre bénit la corde avec laquelle on allait le pendre, pardonna aux bourreaux et remit son chapelet à l’un d’eux.

Les soldats attachèrent la corde à une branche d’arbre et firent un nœud autour du cou du prêtre. Pour voir si elle tenait bien, ils tirèrent un peu dessus et demandèrent dédaigneusement au père Rodrigo : Qui c’est qui est en vie ? Ils proposèrent au prêtre de ne pas le pendre s’il répondait Vive le gouvernement suprême, mais la réponse sortit vivement : Le Christ Roi et Notre-Dame de Guadalupe !

Alors les bourreaux tirèrent fortement sur la corde, puis remirent le prêtre sur pied. De nouveau même question, de nouveau même réponse. Ils répétèrent le supplice une troisième fois, et le prêtre, agonisant, répéta encore, dans un dernier souffle : Le Christ Roi et Notre-Dame de Guadalupe !

Le Martyr resta accroché à sa corde pendant quelques heures, après quoi quelques paroissiens obtinrent de pouvoir l’enterrer.

Le père Rodrigo fut béatifié en 1992, et canonisé en 2000. Son dies natalis est au 28 octobre.

 

Une fête liturgique commune célèbre tous les Martyrs du Mexique, le 21 mai.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens