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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 23:00

Román Sitko

1880-1942

 

Román était un prêtre polonais du diocèse de Tarnów, créé en 1783 sur une partie du territoire de l’archidiocèse de Cracovie. 

Il était né en 1880 et, une fois ordonné prêtre, accomplissait le ministère pastoral avec beaucoup de zèle pour les âmes, jusqu’à ce que son évêque lui confiât la charge de recteur du séminaire, où il se révéla un excellent formateur des jeunes aspirants au sacerdoce. Il reçut aussi du Saint-Siège le titre honorifique de Prélat domestique de Sa Sainteté.

Quand les troupes nazies occupèrent la Pologne, le séminaire fut fermé, mais Román continua dans la clandestinité les activités du séminaire, regrettant amèrement l’emprisonnement de tant de confrères prêtres, pour la libération desquels il offrait sa vie.

La police l’arrêta le 22 mai 1941 et on le condamna à la prison dans le camp de concentration de Darlewitz ou Auschwitz : là il fut l’ange gardien des autres prisonniers, en particulier auprès de ceux qui allaient être exécutés. 

Trop faible pour accomplir les durs travaux forcés qu’on lui avait imposés, il s’écroula par terre, épuisé, le 12 octobre 1942.

Un gardien le vit et lui écrasa le cou avec sa botte, provoquant la mort.

 

Le père Román Sitko est l’un des cent-huit martyrs béatifiés le 13 juin 1999 par le pape polonais Jean-Paul II. Il est mentionné le 12 octobre au Martyrologe.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 23:00

  

Román Martín Fernández

1910-1934

 

Il était né Santander (Espagne) le 6 mai 1910 ; de son père militaire, il reçut l’esprit de précision et d’ordre ; de sa mère, une délicatesse que tous admirèrent durant sa vie religieuse.

Il fut l’unique garçon de la famille et quand il exprima son désir d’être religieux, peu après la mort de son père, sa mère s’y opposa.

Román tomba malade : la maman alors promit à la Sainte Vierge d’offrir à Dieu son fils, s’il guérissait, ce qui arriva.

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, Román acheva le noviciat en 1922, avec le nom de Augusto Andrés.

Il fut au collège de Palencia jusqu’en 1933, puis fut envoyé à Turón.

(Voir les circonstances de son martyre dans la notice de José Sanz Tejedor)

Il fut le dernier à adresser encore quelques mots aux bourreaux, avant de tomber.

Le Frère Augusto Andrés et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

  

Román Martín Fernández

1910-1934

 

Il était né Santander (Espagne) le 6 mai 1910 ; de son père militaire, il reçut l’esprit de précision et d’ordre ; de sa mère, une délicatesse que tous admirèrent durant sa vie religieuse.

Il fut l’unique garçon de la famille et quand il exprima son désir d’être religieux, peu après la mort de son père, sa mère s’y opposa.

Román tomba malade : la maman alors promit à la Sainte Vierge d’offrir à Dieu son fils, s’il guérissait, ce qui arriva.

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, Román acheva le noviciat en 1922, avec le nom de Augusto Andrés.

Il fut au collège de Palencia jusqu’en 1933, puis fut envoyé à Turón.

(Voir les circonstances de son martyre dans la notice de José Sanz Tejedor, ci-dessus).

Il fut le dernier à adresser encore quelques mots aux bourreaux, avant de tomber.

Le Frère Augusto Andrés et les sept autres Frères, ainsi que leur aumônier, furent béatifiés en 1990 et canonisés en 1999.

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 23:00

Robert Dibdale

1558-1586

 

Robert porte le nom de Richard dans certains récits.

Son père était John Dibdale et vivait à Shottery (Warwickshire), tout près de l’endroit où naquit Anne Hathaway, l’épouse de Shakespeare.

Robert avait trois frère et sœurs : Richard, Joan et Agnès, qui semblent avoir tous été élevés dans la foi catholique.

Robert a pu fréquenter la King’s New School de Stratford, où fut aussi Shakespeare.

Les autorités anglaises notèrent en 1581 que Robert était à Louvain depuis 1576. Or on sait de sources catholiques que Robert était déjà passé par Rome, puis au Collège anglais de Reims (1579), d’où il rejoignit l’Angleterre en juin 1580. Mais il n’est pas encore prêtre à cette date.

A peine après avoir accosté à Douvres, il fut arrêté et conduit à Gatehouse, mais libéré en septembre 1582.

On ne sait ce qu’il fit ensuite, mais il gagna à nouveau le Collège anglais de Reims au printemps 1583, et reçut l’ordination sacerdotale l’année suivante, le 31 mars 1584, en la cathédrale de Reims.

Prenant le pseudonyme de Palmer, il gagna l’Angleterre en août. 

On raconte plusieurs faits d’exorcismes avenus par se prière, provoquant à l’occasion la conversion de Protestants au catholicisme.

Il sera arrêté près de Tothill Street à Londres, le 24 juillet 1586, et mis en prison d’abord à Counter, puis à Newgate.

En application de l’Acte de 1585, il est condamné comme prêtre à être «pendu, éviscéré et écartelé», et la sentence sera exécutée à Tyburn le 8 octobre 1586.

Robert, avec ses deux Compagnons John Adams et John Lowe, ont été béatifiés en 1987, et sont tous trois mentionnés ce même 8 octobre au Martyrologe.

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 23:00

Ramón Mill Aran

1909-1936

 

Ramón naquit à Castellserà (Lleida, Espagne) le 3 mars 1909.

En 1920, il entra au collège des Frères Maristes de Vic, où il reçut l’habit et prit le nom de Vulfrano.

Il professa en 1925 et fit les vœux solennels en 1930.

Il fut envoyé enseigner à Centelles, Vic, Igualada, Sabadell, Mataró, Girona, Alcazarquivir  et Larache (Maroc), La Mercè (Girona).

Lors du soulèvement de juillet 1936, il reçut des Supérieurs l’invitation à venir de Girona à Barcelone.

Il fut du nombre de ces quarante-six Frères Maristes qu’on trompa, feignant de les embarquer à destination de la France. 

Avec tous les autres Frères, il fut assassiné le 8 octobre 1936.

Il fut béatifié en 2007.

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 23:00

 

Rufina de Owari

?-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Cette veuve chrétienne naquit à une date non précisée à Owari (Aichi, Japon).

Elle fut massacrée pour sa foi avec sa petite fille Martha, à Kyōto, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 23:00

 

Regina de Kyōto

1617-1619

 

Voir aussi la notice : Japonais martyrs 1603-1639

Ce bébé de deux ans naquit vers 1617 à Kyōto (Japon).

Regina fut martyrisée pour le Christ avec ses parents Ioannes Kyūsaku et Magdalena, le 6 octobre 1619.

Elle a été béatifiée parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 23:41

René Goupil

1608-1642

 

René était né le 15 mai 1608 à Saint-Martin-du-Bois (Maine-et-Loire).

Après quelques études de médecine et de chirurgie, il était entré au noviciat des Jésuites à Chantilly, près de Paris, mais connut l’infortune de devoir le quitter en 1639, à cause de sa surdité. On ne peut que se révolter contre celui ou ceux qui prirent une telle décision, mais il y avait à cette époque des «principes» sur lesquels on ne pouvait passer.

Cependant, René se porta volontaire pour travailler comme donné auprès des missionnaires jésuites du Canada, qu’on appelait alors la Nouvelle-France. C’est ainsi qu’on le trouve en 1640 à la mission de Saint-Joseph-de-Sillery.

En 1642, le père Isaac Jogues dut faire un long voyage de sa mission Sainte-Marie à Québec : il fallait accompagner le père Raymbault, malade de tuberculose, qui avait besoin de soins spéciaux. Mais les Hurons étaient en guerre avec les terribles Iroquois. Des Hurons s’offrirent pour accompagner les missionnaires. Partis le 13 juin, ils arrivèrent à Québec le 17 juillet, épuisés, mais sains et saufs.

Pour le retour, il n’y avait pas encore d’autres missionnaires disponibles pour accompagner le père Jogues. Mais le Supérieur proposa d’envoyer ce jeune homme assez versé en médecine, qui était notre René Goupil.

René n’avait pas traversé l’océan pour se dorloter, et accepta de bon cœur. Avec le père Jogues et un autre donné, Guillaume Couture, il s’occupa du chargement des canots : étoffes, ornements, graines, médicaments, livres, outils, armes, porcelaine et verroteries, vivres et courrier.

On partit le 23 juillet. Le 31, on fêta la Saint-Ignace (le fondateur des Jésuites) à Trois-Rivières. Le bruit courait que les Iroquois, effrayés des préparatifs du gouverneur Montmagny, qui allait bâtir le Fort-Richelieu entre Trois-Rivières et Montréal, avaient déguerpi loin du fleuve. Il fallait en profiter.

Le 1er août, le père Jogues célébra la messe, sachant qu’il ne la dirait plus avant quelques semaines, et donna l’Eucharistie à tous ses compagnons, qui ne se doutaient pas que c’était là leur Viatique. A l’embarcadère, on trouva d’autres Hurons qui rentraient chez eux. Ils étaient quarante hommes en douze pirogues. Une longue palabre s’établit pour fixer la route et les étapes. 

Les Pères encouragèrent les voyageurs, qui jurèrent fidélité et obéissance au chef de la groupe, Eustache, un Huron converti. Celui-ci prononça un discours magnifique d’esprit de foi et de courage : Si je suis pris par nos ennemis, je subirai la mort vaillamment ; ils ne peuvent rien sur l’esprit et, malgré les tortures, grande sera ma joie parce que j’irai au ciel !

La flotille franchit cinquante kilomètres le premier jour. Le lendemain, on aperçut des traces de pas sur la rive ; effectivement, des Iroquois se dressèrent, épaulant leurs mousquets : c’étaient des Iroquois de la tribu Mohawks, la plus féroce des tribus et, de plus, amis des Hollandais, qui les fournissaient en armes et en munitions.

 Les six pirogues de tête furent balayées par la décharge. Certains Hurons tentèrent de fuir à travers bois. D’autres embarcations firent demi-tour, mais des Iroquois leur barrèrent la route.

Certains Hurons moururent vaillamment, pour éviter un pénible esclavage. Guillaume Couture réussit à s’échapper. René Goupil, lui, tomba et fut fait prisonnier. Le père Jogues, qui était resté invisible derrière les joncs, se livra aux Iroquois pour demeurer avec les siens.

Guillaume Couture revint sur ses pas. Mis en joue par un Iroquois, il l’abattit, mais fut aussitôt fait prisonnier par d’autres Iroquois qui, se jetant sur lui, le déshabillèrent, le rouèrent de coups, lui écorchèrent les mains, le ligotèrent et l’emmenèrent au camp.

Le père Jogues fut atrocement torturé, ainsi que René Goupil : leur saisissant les mains, on leur arracha plusieurs ongles à belles dents, puis, les mordant les uns après les autres, leur enlevèrent peu à peu l’extrémité des deux index. Ils les broyèrent et les écrasèrent jusqu’à en faire jaillir des fragments d’os.

Ls Hurons qui avaient pu fuir dès le début de l’attaque, rejoignirent Québec, où ils supposèrent que les prisonniers ne devaient plus être en vie : ainsi se répandit, jusqu’en Europe, le bruit de la mort du père Jogues et de René Goupil.

Mais ceux-ci étaient bel et bien vivants, aux mains des Iroquois. Ceux-ci les emmenèrent sur une île du lac Champlain, où ils exhibèrent leurs «trophées» à la tribu qui s’y trouvait. On fit passer les prisonniers entre deux files d’Iroquois, qui les frappaient tour à tour. On les hissa ensuite sur une sorte d’estrade faite de branches et de claies.

Le chef Eustache eut les deux pouces coupés. Par ses deux plaies béantes, le long des os, on enfonça lentement une baguette pointue qui rentra jusqu’au coude. Eustache ne poussait pas un cri.

Les deux jours suivants, nouvelles rencontes de guerriers, nouvelles occasions de cruautés. Le 10 août, la troupe s’enfonça vers le Sud-Ouest à marches forcées. Jogues et Goupil n’en pouvaient plus ; leurs gardiens, pressés par le désir d’arriver chez eux, les laissèrent traîner à l’arrière. Le Père conseilla à son compagnon de fuir avec Couture. René Goupil refusa. A aucun prix il n’abandonnerait le Religieux.

Il demanda même à s’attacher à lui et à la Compagnie d’une façon plus étroite et sollicita la grâce de prononcer des vœux de dévotion. Jogues le lui accorda, et ensemble ils firent effort pour rejoindre la colonne.

On parvint à Ossernenon. Quatrième défilé entre les deux haies de bourreaux et l’installation sur l’estrade de torture. Jogues eut un pouce coupé. Les Iroquois se divertissaient à prolonger le supplice. Ils bandèrent les plaies et les cautérisèrent avec des tisons. Puis ce fut le tour de Goupil et de Couture.

A la nuit tombante, ils furent répartis entre diverses familles, on leur donna à manger un peu de blé d’Inde cuit à l’eau, puis on les étendit sur des écorces, les bras et les jambes liés à des pieux fichés en terre, comme s’ils eussent été sur une croix de Saint-André.

Alors vinrent les enfants, dont c’était le tour : pour s’amuser, ils jetaient sur les captifs des charbons rouges et des cendres brûlantes.

Les supplices se prolongèrent trois jours à l’échafaud ou dans les cases ; ainsi les captifs «fêtèrent»-ils la fête de l’Assomption de Marie (le dogme n’en était pas encore proclamé, mais la fête existait déjà).

Les tortures se répétèrent le 18 août à la halte suivante (Audagaron) ; à Tionotoguen, les jeunes gens déversèrent encore une fois des coups de bâtons sur les prisonniers, puis leur chatouillèrent les plaies à l’aide d’épines et de bâtons pointus,, puis suspendirent le père Isaac par les bras de façon que ses pieds ne touchassent pas le sol. Un quart d’heure après, le Père était fou de douleur et ne dut son salut qu’à la noblesse d’âme d’un autre Iroquois, qui trancha les cordes : les lois de l’hospitalité autorisaient cette audace. Plus tard, ce même homme mourut, baptisé par le père Jogues lui-même. 

Le 21 août, retour à Audagaron. On annonça aux prisonniers qu’ils seraient torturés et brûlés vifs la nuit suivante. L’exécution fut cependant différée et les Iroquois, divisés entre eux, décidèrent que Jogues, Goupil et Couture deviendraient esclaves de celui qui les avait faits prisonniers, tandis qu’Eustache et deux autres allaient mourir héroïquement sur le bûcher le soir-même.

L’apparente victoire des Iroquois n’était pas glorieuse : les prisonniers n’étaient plus d’aucune utilité pour leurs maîtres, car leurs mains mutilées ne pouvaient plus rien faire, pas même manger ; il fallait les nourrir comme des enfants ! Les Iroquois, dans leurs échanges avec les Hollandais, leur avaient annoncé leur volonté de tuer les Français, et de les manger. Les Hollandais, indignés, obtinrent au moins un sursis, cherchant à temporiser pour libérer enfin les Français. Ils rencontrèrent Jogues et Goupil, et en furent très bouleversés, mais repartirent avec seulement de belles promesses des Iroquois. 

Divisés de plus en plus, certains voulaient tuer les Français sans tarder. Un soir, la discussion arriva aux oreilles de Jogues, qui fit signe aux deux autres de se dissimuler : l’exécution n’eut pas lieu. La détention continuait.

René Goupil ne manquait pas d’audace, mais aussi, nouveau venu, avait le don d’agacer les Peaux-Rouges. Il fut séparé du père Jogues. Il osa enseigner à un petit enfant comment faire le Signe de la Croix : le grand-père le chassa de la case en poussant de hauts cris.

Averti par Jogues, Goupil rétorqua : Je ne crains rien. Dieu me protège. Père, pardonnez-moi ! Il reçut l’absolution de son péché d’imprudence ; ils prièrent le chapelet et regagnèrent le camp. Deux Iroquois les rejoignirent. L’un d’eux fit signe au Père d’entrer dans la case. Il n’avait pas fait dix pas qu’il entendit un cri. Le bras levé, l’autre guerrier achevait sa victime à coups de tomahawk. 

René murmurait : Jésus ! Jésus ! Isaac ne fut pas abattu encore cette fois-là. C’était le 29 septembre 1642, fête de saint Michel Archange.

Le corps de René fut livré aux enfants et subit toutes sortes d’outrages avant d’être jeté dans un torrent. Le père Jogues réussit à le retrouver, non sans peine, et à le recouvrir de pierres, espérant pouvoir l’enterrer. Quand il revint, il ne retrouva rien. Des jeunes gens avaient emporté le corps pour le jeter aux bêtes. Il ne devait en découvrir les ossements épars que bien des mois plus tard, à la fin de l’hiver.

Il retrouva, écrivit-il, quelques ossements à demi rongés, restes des chiens, des loups et des corbeaux, et en particulier une tête brisée en plusieurs endroits.

Isaac Jogues devait être martyrisé quatre ans plus tard, le 18 octobre 1646. 

Guillaume Couture, lui, qui put résister à toutes les tortures, en fut «récompensé» : il fut libéré, devint ensuite un grand ami des Iroquois convertis, et s’installa en colon à Lauzon, où il mourut en 1701. Par ses dix enfants, il est l’ancêtre de tous les Couture qui résident actuellement au Canada. C’est lui qui obtint l’établissement du premier curé de cet endroit.

René Goupil, avec Jean de La Lande et les autres prêtres jésuites martyrs, fut béatifié en 1925 et canonisé en 1930.

Leur fête commune est au 19 octobre.

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 23:30

Ráfael Pardo Molina

1899-1936

 

Ráfael vit le jour le 28 octobre1899 à Valencia (Espagne), aîné de huit enfants.

Généreux, disponible pour rendre service, il dut travailler longtemps à la ferme pour aider sa famille. Il s’occupa en outre de la catéchèse paroissiale, participa à l’Adoration nocturne, à la confraternité de Saint-Filippo-Neri, visitait les malades chaque dimanche.

Il entra en 1919 à l’Ecole apostolique des Dominicains à Solsona (Lleida), avec l’idée d’accéder un jour au sacerdoce, mais la Providence ne le lui permit pas, aussi demanda-t-il à être admis comme convers, en 1921, comme son frère Luis.

En 1926, il fit la première profession à Calanda et s’occupa activement du jardin du couvent pendant six ans, suscitant l’admiration des paysans de l’endroit.

En 1932, il fit la profession solennelle et fut envoyé à Valencia, en qualité de sacristain adjoint. Il travailla beaucoup au culte des Saints, à la vénération des Reliques.

Ainsi, lorsque les temps devinrent difficiles et même dangereux, il s’employa à cacher tout ce qu’il put d’objets du culte dans des maisons privées. Quand les fouilles firent découvrir ces trésors et qu’on les confisqua, le Frère Ráfael n’hésita pas à aller trouver un avocat et aller déposer une déclaration à la mairie de Valencia, pour dénoncer le sacage subi au couvent. Grâce à cette démarche, ledit matériel fut déposé en sûreté à la mairie, et, au moins en partie, récupéré au lendemain de la guerre civile.

Lui-même se cacha en divers endroits de Valencia, du 19 juillet au 26 septembre, jour où on l’arrêta l’après-midi. Un groupe de miliciens le surprit, l’arrêta et alla le fusiller sur la route de Valencia à Nazaret, au lieu-dit Azud de Oro, Ribera del Turia, le 26 septembre 1936.

Le Frère Ráfael fut béatifié en 2001.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 23:09

Rafael Rodríguez Mesa

1913-1936

 

Rafael vit le jour le 5 juillet 1913 à Ronda (Málaga, Espagne).

Orphelin de sa mère à quatre ans, il s’occupa bien vite des tâches domestiques, et sacrifia ainsi les études.

Grâce à un oncle prêtre, il entra chez les Salésiens à Málaga en 1926, où il apprit à lire et à écrire, jusqu’à devenir un excellent menuisier.

Sa piété le fit mettre à la présidence de la Compagnie Saint-Joseph. 

Il entendit l’appel de Dieu, commença le noviciat en 1932, et professa en 1933. On jugeait sa conduite morale et scolaire parfaite (óptima).

Après son service militaire, en 1934, il était destiné comme professeur aux Ecoles d’Artisans de San Bartolomé (Málaga).

Tout ce qu’il faisait, était par amour et pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Quand on lui demanda comment il allait se faire respecter, si jeune, il répondit : Ben, je ferai en sorte que par mon exemple, mon comportement, ma piété, on puisse dire : Celui-là, il est différent.

Quand la maison fut prise d’assaut en juillet 1936, il aurait pu sauter par une fenêtre et rejoindre inaperçu sa sœur Dolores à Málaga. Mais il préféra partager le sort de la communauté et resta dans le collège.

Le 21 juillet, donc, tous les membres de la communauté furent mis en prison, l’ancien couvent des Capucins réquisitionné à cet effet ; au moment de l’assaut, le Frère Rafael reçut un coup de fusil au visage, qui lui ouvrit le nez et la lèvre supérieure ; évanoui, il tomba la face contre terre et saignait abondamment. On le traînait comme un mort entre deux Confrères. 

Le 22 juillet, les Religieux furent transférés à la prison provinciale ; tandis que certains étaient libérés, Rafael resta incarcéré.

Le 24 septembre suivant, il fut un des appelés qui devaient être conduits au cimetière San Rafael de Málaga, où ils furent fusillés.

Don Rafael fut béatifié en 2007.

 
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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:00

Ruperto Sáez de Ibarra y López de Arcaute

1914-1936

 

Ruperto naquit en ce monde le 25 mars 1914 à Hijona (Álava, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il entra chez les Franciscains comme postulant à Estepa (Séville), prit l’habit en 1931 avec le nom de Antonio.

Suite à l’incendie des couvents en 1931, son noviciat fut momentanément interrompu ; il put le reprendre et fit la première profession en 1932.

Envoyé à Chipiona, il y fit une partie des études de philosophie et de théologie. Joyeux et doué d’une belle voix, il fut cependant frappé par une maladie de la gorge qui lui fit interrompre ses études. Il fut envoyé faire sa convalescence à Fuente Obejuna. Il n’eut pas le temps de revenir à Chipiona pour y reprendre ses études en vue du sacerdoce. 

Il y avait dans ce couvent de Fuente Obejuna sept Religieux franciscains.

Antonio y était le plus jeune.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

On chercha à les faire blasphémer. Sur leur refus catégorique, on fusilla en prison le père José dès le 21 à midi, puis le père gardien, Félix Echevarría, au matin du 22 ; dans la même matinée, les cinq autres furent emmenés en camionnette, attachés deux par deux, au cimetière de Azuaga (Badajoz), où ils furent abattus, ayant toujours refusé de blasphémer.

Antonio avait vingt-deux ans.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

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