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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:50

Ramón Cabanach Majem

1911-1936

 

Ramón vit le jour le 22 septembre 1911 à Barcelone (Espagne), jeune frère de Eduard, qu’il accompagna dans sa route jusqu’au martyre.

Il entra comme son frère au collège des Fils de la Sainte Famille à Molins de Rei. 

Il fit aussi partie de plusieurs associations (Immaculée Conception, Sainte Famille).

Ayant demandé à être admis dans la congrégation, il commença le noviciat à Les Corts, alors qu’il n’avait pas encore quinze ans.

En 1924, il reçut l’habit, infiniment heureux d’appartenir ainsi à Dieu et à l’Eglise. 

Il fut ordonné prêtre en 1934, avec une dispense pour son jeune âge.

En 1936, il se trouvait (avec son grand frère Eduard) au collège de Reus quand, le 21 juillet, on arrêta et mit en prison les Religieux. 

Dans l’agitation du moment, Ramón réussit à se précipiter dans la chapelle, se mit le surplis et l’étole et retira le Saint Sacrement, pour vite le porter en sûreté chez des amis proches, passant tout simplement au milieu des miliciens qui, ébahis, n’eurent pas le temps de l’arrêter. Revenus de leur surprise, ils allèrent l’arrêter.

Comme on l’a dit pour d’autres martyrs, on conduisit le père Ramón au bateau-prison Río Segre, dont on fit sortir les prisonniers par vagues successives quotidiennes. 

Son tour arriva le 25 août 1936. On le conduisit avec son frère Eduard et d’autres Compagnons sur la route de Alcover à Santa Creu de Calafell, au lieu-dit Pujada de Vilardida à Vila-Rodona, où ils furent assassinés : Eduard n’avait pas vingt-huit ans, Ramón en aurait eu vingt-cinq le mois suivant.

Les deux frères, Eduard et Ramón, liés par le sang, par leur consécration et leur sacerdoce, unis dans le martyre, furent unis dans la gloire et béatifiés en 2013.

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 09:39

Roch

1340-1379

 

Roch est considéré comme l'un des saints les plus populaires et vénérés de tout le monde catholique. Malgré cette popularité, on sait peu de choses sur sa vie. 

Il existe de fortes différences jusqu’aux indications qu’on avance comme «sûres» sur le Personnage.

Il serait né vers 1300 ou vers 1340 à Montpellier, d’une famille honorable, les Rog (ou plus précisément Roctch), d’où lui serait venu l’appellatif qu’on lui connaît, sans qu’on sache mieux son prénom de baptême. Si l’on orthographie habituellement Roch, il faut écrire Róc en occitan.

Sa mère était, dit-on, déjà avancée en âge au moment de cette naissance, et l’enfant portait sur sa poitrine une marque en forme de croix.

On a présumé qu’il aurait fait des études de médecine à Montpellier, d’où lui serait venu l’usage d’une petite lancette pour soigner les bubons de la peste.

A l'âge de vingt ans, ayant perdu ses parents, il vendit tous ses biens pour rejoindre le tiers-ordre franciscain, faisant vœu de se rendre à Rome afin de prier sur la tombe des apôtres Pierre et Paul. 

S'étant arrêté à Acquapendente, près de Viterbe, durant son pèlerinage, il ignora les conseils de la population en fuite à cause de la peste et décida de rendre service dans l'hôpital du lieu. C'est de là que partit sa réputation de sainteté : en trois mois d'activité, il fit de nombreux miracles en guérissant des malades de la peste. Puis il passa à Cesena, où se vérifia la même situation, ainsi qu’à Rome.

Un cardinal, soigné par Roch, le garda à son service pendant trois ans, puis Roch gagna Novare et Piacenza. Là, touché par le même mal de la peste, il se retira dans une cabane isolée, où la Providence lui fit jaillir une source d’eau fraîche et suscita un brave chien pour lui apporter un bon pain qu’il dérobait un seigneur local ; ce dernier, intrigué par les disparitions et du pain et du chien, suivit ce dernier jusqu’à Roch et, tout honteux de sa vie égoïste, se convertit.

C’est à ce bon chien, ami de saint Roch, que remonteraient l’appellatif de roquet qu’on donne à un chien de la rue, ainsi qu’à l’expression Saint Roch et son chien qui désigne deux amis inséparables.

Roch remonta en Lombardie, où les autorités le mirent en prison, le soupçonnant d'être un espion. Puis Roch regagna Montpellier, où son oncle, gouverneur de la ville, ne le reconnut plus et le fit à son tour enfermer dans la prison. 

Il y mourut, cinq ans plus tard, un 16 août, entre 1376 et 1379. C’est alors qu’on le reconnut à la marque de la croix qu’il portait sur la poitrine.

Les versions ne s’accordent pas. Roch aurait été mis au cachot à Voghera (Lombardie) ou à Montpellier. Cette prison aurait duré quatre ou cinq ans, et Roch serait mort dans l’une ou l’autre de ces deux localités.

Le culte de saint Roch serait parti de Lombardie pour certains, pour d’autres de Constance, où il fut invoqué pendant le concile qui s’y tenait (1414-1419) et où avait surgi une nouvelle épidémie de peste. Le culte est attesté à Voghera dès 1382.

Le dominicain saint Vincent Ferrier (voir au 5 avril) et tout l’Ordre dominicain diffusèrent beaucoup le culte à saint Roch, donnant à supposer que Roch était du Tiers-Ordre dominicain, et non du franciscain.

Sous le pontificat de Clément VIII (non pas l’anti-pape du même nom, mais celui qui reçut l’abjuration du futur Henri IV et régna de 1592 à 1605) - lorsque la peste représentait dans toute l'Italie un mal désormais connu depuis plusieurs siècles, on décida d'apporter à Rome une relique de saint Roch, le Saint Thaumaturge, pour préserver la Ville éternelle de catastrophes effroyables. Ainsi, le bras du Saint fut déposé dans l'église de Saint Sébastien-hors-les-Murs, ; avant saint Roch, saint Sebastien avait compté parmi les principaux protecteurs contre la peste. Quelques années à peine après l'arrivée de la relique dans la ville, on décréta le transfert de celle-ci dans l'église dédiée à saint Roch, près du port de Ripetta. Ce lieu était justement symbolique, puisque les épidémies de peste se contractaient là, puisque celle-ci arrivait des terres lointaines qui communiquaient avec Rome à travers les échanges commerciaux par bateaux.

D'après les chroniques de l'époque et les témoignages conservés dans les archives de l'Association européenne des amis de Saint Roch, la procession pour le transfert de la relique se déroula solennellement parmi le peuple. C'étaient des files de cardinaux, d'évêques et de prêtres, le Sénat romain, des confraternités, des corporations et des ouvriers, des commerçants, des écoles, des artisans et une immense foule de personnes simples, en particulier des pêcheurs.

Le premier grand prodige attribué à l’intercession de saint Roch remonte à 1624 ; une épidémie de peste fauchait des centaines de victimes par jour, dans la ville de Palerme, et certains symptômes faisaient craindre que le mal pût se diffuser jusqu'à Rome. Le pape Urbain VIII (1623-1644) avait une grande dévotion à Saint Roch. Il décida d'ordonner des prières publiques, auxquelles il participait, pour obtenir de Dieu, par l'intercession du Saint Thaumaturge, que la Sicile fût libérée de ce terrible mal et que Rome fût préservée de la contagion. Le dimanche 18 août 1624, Urbain VIII alla célébrer la messe dans l'église de Saint Roch où il fit installer la relique du Saint sur l'autel majeur. Quelques jours seulement passèrent et le fléau menaçant cessa à Palerme et dans toute l'île sicilienne, évitant aussi les rives du Tibre.

Urbain VIII ordonna que le Magistrat de la ville de Rome offrît chaque année à saint Roch, le jour de sa solennité, un calice en argent et quatre cierges. Aujourd'hui encore, sur un mur de la nef droite, à l'entrée de l'église de Saint Roch, on peut lire l'inscription, datée de juillet 1625, qui atteste l'approbation du Sénat romain.

Une autre épidémie se propagea à Rome en 1656. Au cours de l'été, un bateau provenant du port de Naples accosta à Nettuno, près de Rome, laissant aux abords du port des vêtements contaminés par la peste. On raconte que certains de ces habits furent accidentellement emportés dans la ville, propageant la maladie avec une rapidité foudroyante. Très rapidement, quatorze mille cinq cents personnes périrent. Le pape d'alors, Alexandre VI (1655-1667) qui se trouvait en vacances à Castelgandolfo, rentra précipitamment à Rome pour venir au secours des citoyens par des dispositions d'urgence et pour demander des prières publiques et des offices solennels en mémoire de saint Roch dans l'église qui lui était dédiée. Après cela, le fléau cessa. 

Le 18 septembre de l'an 1854. Le Journal de Rome, organe officiel de l'État pontifical, publiait l'annonce du pape Pie IX (1846-1878) que tout fidèle romain attendait avec frénésie, en ces jours où régnait l'angoisse due à l'épidémie de choléra qui s'était diffusée dans la ville. L'impatience fut apaisée à la lecture de la déclaration du pape : étaient accordées une indulgence de sept ans aux personnes qui visiteraient l'église de Saint-Roch, et une indulgence plénière pour celles qui s'y rendraient sept fois.

Ce geste réconforta la multitude des fidèles qui, en ces jours-là, affluaient sans discontinuer à l'intérieur de cette église à la façade néoclassique, qui se dresse avec élégance devant l'Autel de la paix (Ara Pacis). Les semaines qui avaient précédé la propagation de la peste jusqu'à Rome, Pie IX avait demandé d'urgence que, outre les images les plus vénérées de la Vierge et les reliques des saints Pierre et Paul, on exposât aussi au public le prodigieux bras de saint Roch dans son église.

L'ordre du pape fut rapidement exécuté mais avant même l'exposition, des bandes de fidèles s'entassaient déjà sur les marches de l'église, persuadés que l'intercession du Saint bien-aimé arrêterait ce fléau qui avait déjà causé des milliers de morts en quelques semaines. Dès lors, la calamité enregistra une baisse sensible et constante et finit par disparaître complètement en décembre 1854, quelques jours avant Noël.

Ce fut la dernière fois que la ville de Rome connut une épidémie de peste d'une telle ampleur.

On compte aussi d'innombrables intercessions miraculeuses attribuées à saint Roch, en Europe et dans le monde. 

Effectivement, on recourt à saint Roch dans tous les cas de maladies contagieuses, hommes ou bêtes : peste, silicose (donc en faveur des tailleurs de pierre, des paveurs, des carriers) ; pour les fripiers, les rôtisseurs, les cardeurs de laine.

Cette dévotion s’est répandue en France, en Allemagne et en Belgique, en Italie, mais aussi en Espagne et en Croatie, au Brésil et à Québec (Canada), au Sénégal…

 

Le culte à saint Roch fut confirmé sous Urbain VIII en 1629.

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 23:00

 

Rosa de Lima

1586-1617

 

D’origine espagnole, Isabel de Flores naquit le 20 avril 1586 à Lima (Pérou). Les parents, Gaspar de Flores et María de Oliva, de condition modeste, l’appelèrent Isabel, mais bientôt sa mère l’appela Rosa, car elle lui trouva une rose épanouie sur le visage ; c’est d’ailleurs le nom avec lequel l’évêque la confirma plus tard (1). Finalement, elle s’appela Rosa María. C’était la dixième enfant de cette famille.

Elle sut lire vers quatre ans sans avoir jamais étudié, et on la vit “apprendre” dans la vie de sainte Catherine de Sienne (2). Très tôt la fillette se “passionna” pour les souffrances du Christ, auxquelles elle désirait ajouter ses propres mortifications.

Ayant reçu de sa mère un joli chapeau à fleurs, elle s’en fit une couronne d’épines. Une femme s’extasiait des jolis doigts de la jeune fille, elle se les brûla jusqu’à les déformer. Si l’on voulait la voir dans le salon, elle se frottait les yeux avec des piments pour pleurer devant tout le monde.

Cela ne l’empêcha pas de cultiver les arts ; elle fut poète à ses heures et joua des instruments à cordes.

Lors de la maladie de ses parents, elle se dépensa sans compter pour les soigner et pour travailler à leur place, cultivant les fleurs dans le jardin, et cousant durant la nuit.

En 1606, à vingt ans, elle revêtit l’habit tertiaire dominicain, et bien sûr continua de se mortifier, même davantage : jeûne, cilice, chaînes, flagellations… Elle avait renoncé à la viande et aux fruits, et finit par ne plus se nourrir que de pain et d’eau. Elle se fit une couronne avec quatre-vingt dix-neuf pointes à l’intérieur, son lit n’était qu’une mauvaise planche faite avec des morceaux de bois liés avec des cordes et dont les interstices étaient remplis de fragments de vaisselle et de tuiles cassées ; sa cellule fut une cabane au fond du jardin, car il n’y avait pas de monastère proche de Lima. Elle s’associait de là aux messes, aux prédications, auxquelles elle ne pouvait assister personnellement.

En échange de cet oubli de soi total, elle reçut des grâces célestes importantes, vivant en permanence en compagnie de Notre-Dame, de sainte Catherine de Sienne, des Anges gardiens.

Comme il se doit, les incompréhensions ne manquèrent pas, de la part de ses parents, mais même aussi des prêtres, des confesseurs, au nom de l’Inquisition, qui estimèrent parfois qu’elle simulait la supercherie ; mais elle fut examinée très sérieusement, sévèrement même, et l’on reconnut sa grande valeur mystique.

Rosa était dévorée de zèle pour le salut des âmes, encore bien nombreuses, qui ignoraient le Christ dans l’Amérique du Sud. Elle eût voulu évangéliser les Indiens, au besoin être mangée par eux, si cette nourriture devait tourner à leur santé spirituelle. Les mauvais chrétiens lui soulevaient le cœur. Quand elle était jeune et qu’elle venait en aide à ses parents par ses travaux d’aiguille, un jeune voisin était venu à la maison sous prétexte d’un travail à exécuter séance tenante par la couturière. Tandis qu’il la regardait fort indiscrètement, elle lui adressa un petit sermon bref et net, qui le convertit.

Elle obtint qu’un religieux se déprît de sa passion pour le tabac.

Elle secourait de son mieux les misères corporelles, donnait aux pauvres, soignait les malades jusque dans les cas les plus répugnants.

La dernière maladie de Rosa fut très douloureuse. Elle tint à mourir la tête sur le bois du lit. Ses dernières paroles furent : Jésus ! Jésus ! avec moi !. Elle trépassa le 24 août 1617, à trente-et-un ans. Toute l’élite de la ville était présente aux obsèques.

Béatifiée en 1668, Rosa fut déclarée patronne du Pérou l’année suivante, et successivement des Indes et des Philippines, et de l’Amérique entière. Également, à Lima, on l’a proclamée patronne de la police nationale et de l’université catholique. Une gare porte son nom à Lima. Sa fête est fériée au Pérou.

Rosa a été canonisée en 1671. Elle est commémorée au Martyrologe le 24 août, et fêtée le 23 août.

 

 

 

1 Cet évêque est saint Toribio de Mongrovejo, fêté le 23 mars.

2 Dominicaine, sainte Catarina de Sienne est fêtée le 29 avril.

 

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:00

Ramón Grimaltos Monllor

1861-1936

 

Ramón (Raymond) était né le 3 mars 1861 à Puebla Larga (Valencia, Espagne).

Il entra en 1890 dans la Compagnie de Jésus et œuvrait dans la maison de Gandía comme Frère chargé des courses, des travaux domestiques, ainsi que d’excitateur (c’est celui qui «vérifie» que chacun est bien éveillé le matin, en frappant à chaque porte).

Lors de la suppression de la Compagnie de Jésus, Ramón trouva du travail comme jardinier dans quelques familles. Il se trouvait toujours à Gandía lors de la révolution.

Il fut arrêté le 26 juillet 1936 et mis en «prison» dans une école réquisitionnée à cet effet. Quelques amis purent lui rendre visite, ainsi qu’au père Carbonell Sempere et à Pere Gelabert Amer, arrêtés en même temps.

Les 17 et 18 août, ils furent traduits devant un «tribunal», après quoi on leur promit de les remettre en liberté : une liberté qui se traduisit en réalité par une expédition à trois heures du matin, où on les fusilla tous les trois. Le Frère Ramón avait soixante-quinze ans.

Le martyre eut lieu près de Tavernes de Valldigna (Valencia), le 23 août 1936.

Les trois Martyrs furent béatifiés en 2001.

 

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:43

Ramón Peiró Victorí

1891-1936

 

Ramón (Raymond) naquit le 7 mars 1891 à Aiguafreda (Barcelone). Il avait un frère, Miguel, plus tard tertiaire dominicain, qui le suivra jusqu’au martyre.

Après l’école primaire, qu’il fréquenta chez les bons Pères de la Sainte-Famille, il s’orienta vers la vie dominicaine et entra en 1906 au couvent de Corias (Asturies), où il prit l’habit et fit le noviciat. Il fit la profession solennelle en 1911.

A ce moment-là, il venait d’être dirigé sur le couvent de Salamanque, mais il demanda humblement à faire partie de la nouvelle province d’Aragón, et c’est là qu’il fit ses études de philosophie et de théologie, jusqu’à être ordonné prêtre en 1915.

Professeur à Solsona, il fut ensuite nommé supérieur à Calanda, puis transféré à Barcelone, où il contribua à l’épanouissement du culte eucharistique autant qu’à la dévotion du Rosaire.

Le 19 juillet 1936, sans plus tarder, il dut quitter son couvent et passer environ un mois à se réfugier chez des amis, changeant rapidement de cachette, pour ne pas compromettre ses hôtes. 

Le jour-même où il quitta son couvent, il eut l’immense tristesse de voir partir en flammes son couvent et cette chapelle qu’il avait embellie avec tant d’amour.

Finalement réfugié dans une pension tenue par des étrangers, il se sentait plus en sécurité ; on lui demanda tout de même s’il était prêtre, et il répondit sincèrement par l’affirmative. De toutes façons, il se préparait au martyre.

Deux jours après il fut arrêté, malmené. Il eut le temps d’écrire un petit mot à sa mère, dans lequel il se disait content.

Le père Ramón fut fusillé à El Morrot (Barcelone), le 21 août 1936, et béatifié en 2001.

 
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:32

 Rosa Pedret Rull 

Rosa Pedret Rull

1864–1936

 

Rosa vit le jour le 5 décembre 1864 à Falset (Tarragona, Espagne).

Elle entra dans la congrégation des Carmélites de la Charité en 1886 au noviciat de Vic (Barcelone).

Elle professa avec le nom de Rosa de Notre-Dame du Bon-Conseil.

En 1936, elle venait de rejoindre la communauté de Cullera, où elle était la doyenne d’âge.

Elle était malade du cœur, une Religieuse douce, fidèle en tout, à l’Eglise, au Christ, à sa congrégation.

Quand les ennemis de l’Eglise pénétrèrent dans le couvent pour arrêter toutes les Religieuses, on lui dit qu’elle pouvait, si elle le désirait, s’en aller tranquillement et qu’on ne lui ferait rien, mais elle déclara qu’elle demandait à partager le sort des autres Sœurs, bien consciente qu’elles marchaient vers leur martyre.

Sœur Rosa ne vit pas ce martyre : elle mourut dans le camion qui les y conduisait. Les Religieuses en avertirent le conducteur, qui répondit froidement : Ça n’a pas d’importance, vous allez toutes mourir !

Parvenues au Saler, les Religieuses descendirent son corps du camion. Déjà morte, on aurait pu contester qu’elle eût reçu la couronne du martyre, mais un soldat lui donna le coup de grâce comme aux autres : elle en partagea vraiment le sort, outre qu’elle avait sincèrement offert sa vie pour le Christ avec ses Consœurs à El Saler (Valencia), le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:00

Remigio Ángel Olalla Aldea

1903-1936

 

Il naquit le 2 août 1903 à Hacinas (Burgos, Espagne).

Entré au «noviciat mineur» (collège) des Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) en 1916 à Bujedo, il y prit l’habit en 1916 et professa en 1921 avec le nom de Agapito León.

Il fit la profession solennelle en 1928.

Après avoir enseigné au noviciat de Griñon, il fut envoyé à la maison belge de Lembecq-les-Hal en 1935, et fut ensuite nommé directeur provisoire à Santa Cruz de Mudela, le directeur étant malade.

C’est dans cette dernière localité que les miliciens vinrent arrêter les cinq membres lasalliens, le 22 juillet 1936.

Ils furent maintenus en prison jusqu’au 18 août, ainsi que les prêtres de cette localité.

Au soir du 18 août, on les fit monter dans un camion qui les conduisit au cimetière de Valdepeñas, et c’est là qu’ils furent fusillés, au petit matin du 19 août 1936.

Le Frère Agapito León avait eu trente-trois ans au début du mois.

Lui et ses quatre Confrères (ainsi que les prêtres de Santa Cruz) furent béatifiés en 2007.

 
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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 23:34

Ramón Tejado Librado

1915-1936

 

Il vit le jour le 3 mai 1915, à Alcázar de San Juan (Ciudad Real, Espagne), de Natalio et Joaquina. La maman était très chrétienne, mais pas le papa et un frère de Ramón, qui pria intensément pour leur conversion et fut exaucé.

S’il n’était pas excellent à l’école, il était assidu au couvent franciscain de Ciudad Real, et s’emballait à la lecture des récits sur les Martyrs du Japon.

Son père lui ayant refusé l’autorisation d’entrer chez les Franciscains, Ramón, pour une fois, lui désobéit et se présenta seul à la porte du couvent, en août 1926. Un des Religieux, sagement, l’accompagna à la maison et, avec les mots adaptés à la circonstance, convainquit le papa.

Entré au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1926, Ramón acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1930 et y fit la première profession en 1931. 

Il faut noter ici que, apprenant comment on incendiait les couvents déjà en 1931, le père de Ramón vint le prendre au noviciat et le ramena chez lui ; mais l’insistance du jeune homme fit que cette absence ne dura que quinze jours.

Il fit la philosophie à Pastrana et deux années de théologie à Consuegra de 1934 à 1936. Cette année-là, il aurait pu émettre la profession solennelle et recevoir les premiers Ordres, mais il dut faire le service militaire.

S’il n’était pas dans les meilleurs élèves, il était tenace ; bon pour ses confrères, dont il savait reconnaître les qualités ; doué pour la musique et la littérature, il écrivit de jolis poèmes où s’exprimait sa ferveur.

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Sa famille chercha à nouveau à le faire revenir à la maison devant les événements de 1936, mais Ramón préféra rester parmi ses Frères et partager leur sort : le martyre.

Il fut béatifié en 2007.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 23:11

Riccardo Granzotto

1900-1947

 

Riccardo naquit le 23 août 1900 à Santa Lucia di Piave (Treviso, Italie), dans un foyer tout simple, où l’avait précédé un grand frère.

Après l’école communale, il travailla avec son aîné, maçon, puis fit un long service militaire vers la fin de la Première guerre mondiale.

Doué pour le dessin et la scupture, il fit de brillantes études à l’Académie des Beaux-Arts de Venise.

En 1930, il remporta un concours national pour une statue de Joueur de foot, qui devait être érigée au Foro Mussolini à Rome, mais la statue n’arriva jamais à terme, car Riccardo refusa nettement d’adhérer au parti fasciste. Cependant diverses œuvres de lui se trouvent dans l’église de son pays, ou de sa région. 

Riccardo alors «rencontra» Jésus au Tabernacle. Il n’eut d’yeux que pour Lui et demanda à son curé de pouvoir rester en adoration toute la nuit dans l’église. Il disait : Si Jésus est là, et qu’il est Tout, où veux-tu que j’aille ?

C’est ainsi qu’il entra chez les Franciscains, mais pas pour être prêtre ; seulement pour être Frère Convers, humblement, et aider la communauté dans les tâches quotidiennes ; il prit le nom de Claudio.

Il continua à sculpter, et ses statues semblèrent vraiment avoir été inspirées d’En-haut.

Il resta très attaché à l’Eucharistie, et restait longtemps en prière devant le Tabernacle ; il semble que, durant ses nuits d’adoration, il ait eu des extases. Au moins une fois, il reconnut candidement avoir vu Jésus-Christ.

Au terme de la Deuxième guerre mondiale, il s’offrit à Dieu pour obtenir des temps meilleurs. Il fut frappé d’une douloureuse tumeur au cerveau et expira, comme il l’avait annoncé, le jour de l’Assomption, 15 août 1947.

Il fut béatifié en 1994.

 
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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 23:00

Rafael Briega Morales

1912-1936

 

Rafael vit le jour le 14 octobre 1912 à Saragosse (Espagne).

Il entra au collège des Pères Clarétains à Alagón (Saragosse), et fut ensuite à Cervera, Vic, Solsona, Cervera à nouveau, enfin Barbastro.

 

Voir ici la notice Clarétains martyrs à Barbastro

 

Rafael signa une lettre commune des Martyrs Clarétains, où il ajouta ces mots : Vive le Cœur de Marie !

Il fut martyrisé avec ses dix-neuf jeunes Compagnons à Barbastro le jour de l’Assomption, 15 août 1936, à pas même vingt-quatre ans.

Il fut béatifié en 1992.

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