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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 23:00

Ramón Rosell Laboria

1897-1936

 

Ramn vit le jour le 13 décembre 1897 à Barcelone (Espagne).

A quinze ans il entra dans l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu à Carabanchel et fit la profession en 1917 avec le nom de Leonci.

Il fut ordonné prêtre et exerça en diverses communautés : Santa Águeda, Ciempozuelos, Madrid, Sant Boi, et Barcelone comme sous-prieur.

Comme supérieur, il fut à Malvarrosa et Valencia.

Dans cette dernière maison, envahie par les communistes dès le 23 juillet 1936, se trouvait encore un Frère qui s’occupait de la cuisine et, pour ce motif, on savait qu’on y mangeait mieux qu’ailleurs. Les communistes qui s’y trouvaient protégeaient donc les Religieux, jusqu’au moment où les miliciens firent pression sur les communistes pour assassiner le Supérieur et un autre Frère.

La maison subit une première fouille le 7 août 1936 et les miliciens repartirent avec de fermes menaces. 

Dans la nuit du 10 au 11 août 1936, le père Leonci fut sorti de sa chambre et fusillé près de l’hôpital.

Il fut béatifié en 2013.

 
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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 23:00

Ráfael Alonso Gutiérrez

1890-1936

 

Ráfael naquit le 14 juin 1890 à Onteniente (Valencia, Espagne).

En 1916, le 24 septembre, jour de la fête de Notre-Dame de la Merci, il épousa Adelaida Ruiz Cañada, avec laquelle ils eurent six enfants.

Profondément chrétien, il participa aux activités de sa paroisse et, comme administrateur de presse, facilita la diffusion de la presse catholique.

Ses engagements furent multiples : Confraternité du Sacré-Cœur, Tiers-Ordre franciscain, membre des Adorateurs nocturnes, secrétaire de la Légion Catholique, président de l’Action Catholique masculine, catéchiste. 

Homme de culture, il participa en outre à différents cercles d’études, donnant des conférences, diffusant les bonnes lectures chrétiennes, et subissant à l’occasion des accusations calomnieuses et des dénonciations.

Lors de la révolution espagnole en juillet 1936, il savait pertinemment ce qui pouvait lui arriver ; il resta très calme et souriant devant le danger. Au soir du 24 juillet, durant l’adoration nocturne, avec son ami Carlos Díaz Gandía, il offrit sa vie pour l’Espagne.

Il fut arrêté et assassiné le 11 août 1936, et béatifié en 2001.

 

 

 

 

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 23:00

Rúben López Aguilar

1908-1936

 

Né à Concepción (Medellín, Colombie) le 12 avril 1908, Rúben était le deuxième des quatorze fils de Joaquin et Efigenia. 

Ajoutons que, devenu veuf, Joaquin se remaria et eut sept autres enfants.

On imagine les difficultés financières que pouvaient avoir de tels parents, devant donner à manger à vingt-et-un enfants.

Rúben voulait devenir prêtre, mais ne rencontra personne pour l’aider. Après quelques études, préoccupé par la pauvreté de sa famille, il chercha un travail, aux mines de Yolombó et Alejandría et au percement du tunnel de Quiebra.

Partout il se montra excellent compagnon et ami, partageant ce qu’il avait. Il répétait souvent Bendito sea mi Dios (Béni soit mon Dieu).

En 1930 il demanda à entrer chez les Frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu à Bogotá, où il fit la profession en 1935, prenant le nom de Rúben de Jésus.

La guerre de 1933 entre le Pérou et la Colombie fut pour lui l’occasion de montrer son amour pour les malades, et son esprit d’obéissance, devant accompagner les soldats jusqu’à Pasto.

Venu en Espagne pour compléter sa formation, il était à Ciempozuelos.

Il fut assassiné le 9 août 1936 et béatifié en 1992.

On trouvera les détails de l’arrestation et de la mort des sept Frères Hospitaliers dans la notice Hospitaliers de Ciempozuelos

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 23:00

  

Ramón Ramírez Zuluoga

1909-1936

 

 

Né à Sonsón (Antioquia, Colombie) le 13 février 1909, Ramón reçut une éducation très chrétienne.

Il demanda à entrer chez les Frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu, où il fit la profession en prenant le nom de Melquiades.

Venu en Espagne pour compléter sa formation, il était à Ciempozuelos.

Il fut assassiné le 9 août 1936 et béatifié en 1992.

(On trouvera les détails de l’arrestation et de la mort des sept Frères dans la notice «Hospitaliers de Ciempozuelos».

 


 

 

 

 

  

Ramón Ramírez Zuluoga

1909-1936

 

Né à Sonsón (Antioquia, Colombie) le 13 février 1909, Ramón reçut une éducation très chrétienne.

Il demanda à entrer chez les Frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu, où il fit la profession en prenant le nom de Melquiades.

Venu en Espagne pour compléter sa formation, il était à Ciempozuelos.

Il fut assassiné le 9 août 1936 et béatifié en 1992.

On trouvera les détails de l’arrestation et de la mort des sept Frères Hospitaliers dans la notice Hospitaliers de Ciempozuelos

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

Rafaél Severiano Rodríguez Navarro

1882-1936

 

Rafaél vit le jour le 8 novembre 1882 à Ronda (Málaga, Espagne), de José et María, qui le firent baptiser le 13, avec le beau nom de Rafaél Severiano de la Trinité.

Entré chez les Capucins à dix-neuf ans, il prit le nom de Pacifico.

Sa vocation n’était pas le sacerdoce ; il voulait servir les Religieux de la communauté.

Comme Frère convers, il fit le noviciat à Séville (1901), professa en 1902 et fit la profession solennelle en 1906.

Dans toutes ses activités, on admira son comportement fraternel et délicat, plein de bonnes manières.

Lors des hostilités à Antequera, il demanda la permission de quitter le monastère le 20 juillet 1936 pour visiter quelques bienfaiteurs ; il fut reçut avec grande charité, mais préféra revenir au couvent dès le lendemain. La famille lui proposait de rester, mais il répondit : Je m’en vais. Là où sont mes Frères, je dois être aussi. Pour moi, que soit faite la volonté de Dieu.

Ayant pleinement partagé les angoisses de sa communauté, il voulut absolument rejoindre la zone nationale pour trouver de l’aide ; le 3 août, il sauta par une fenêtre, atterrit dans le verger et commença à fuir. Mais il fut bien vite arrêté, conduit au poste, où on le garda quatre jours avec quelques autres prisonniers. Par la fenêtre, il entendit prononcer son nom et comprit que sa condamnation était décidée. Il se remit à la volonté de Dieu, pacifiquement, priant le chapelet et le petit Office de la Sainte Vierge.

Le 7 août 1936, on l’emmena dans la rue et, avant de monter dans le camion, il fut abattu sauvagement dans la rue.

Il a été béatifié en 2013.

 
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 23:00

Ricardo Gil Barcelón

1873-1936

 

Ricardo vit le jour le 27 octobre 1873 à Manzanera di Teruel (Espagne), de Francisco et Francisca, des parents de noble origine, aisés, qui eurent dix enfants. D'eux, Ricardo put dire : Maman m'a appris à penser aux pauvres.

En 1885, il entra au petit séminaire, mais son père l'orienta en 1889 vers l'Ecole Normale, pour lui faire obtenir le diplôme de maître d'école. Ricardo y rencontra l'obstination du directeur, franc-maçon, qui ne manquait pas une occasion de se moquer de lui et de la Religion, au point de l'exclure de l'Ecole peu avant le concours final.

En 1893, il fut engagé aux Philippines durant la guerre hispano-américaine. Il y eut un épisode de grand danger, où Ricardo se trouva seul devant l'ennemi. Mais une mystérieuse lumière le guida vers le quartier général espagnol. Ce n'était pas son heure.

Il profita de sa présence aux Philippines, pour suivre les cours de théologie à l'université dominicaine de Manille, qui s'achevèrent par son ordination sacerdotale en 1904.

Il fut nommé aumônier de la Délégation Apostolique puis, en 1905, revint en Espagne, où il demanda son admission au noviciat dominicain. 

Toujours insatisfait, il se retira chez les Tertiaires Capucins de Torrentes, puis essaya la vie érémitique. Cherchant toujours sa vraie destinée, il fit à pied le pèlerinage à Rome, où il arriva après trois mois, le 6 juillet 1909.

Il fut accueilli par un bon Chanoine du Latran, et rencontra, en 1910, un certain don Luigi Orione (voir au 12 mars), fondateur de la Petite Œuvre de la Divine Providence. Ce fut la lumière.

Don Ricardo resta quelques mois à Rome, puis fut envoyé à Tortona ; fin 1910, il fut envoyé à Messine, lors du tremblement de terre dévastateur. Après cela, il fut nommé recteur du sanctuaire de Notre Dame de la Chaîne à Cassano Jonio, jusqu'en 1923, sauf un bref séjour à Reggio Calabria en 1913.

Ensuite, il fut envoyé à Tortona comme professeur d'espagnol pour les jeunes missionnaires en partence pour l'Amérique latine.

De nouveau à Rome pendant trois ans, il fut envoyé encore à Cassano Jonio, où une terrible épreuve l'attendait : lui et un autre Religieux furent accusés du meurtre d'une petite fille. Il dut subir deux mois de prison, au terme desquels le jugement reconnut l'inexistence d'indices et la non-recevabilité des accusations ; mais l'épreuve laissa une profonde blessure dans le cœur du prêtre, qui dut se retirer et se reposer, à Villa Moffa di Bra (Cuneo). 

Après s'être remis dans le bain, à Tortona, il repartit en 1930 pour l'Espagne, dans le but d'y ouvrir une maison de la congrégation de don Orione.

Il vécut ainsi à Valencia à partir de 1931.

En 1936, il se trouvait avec un aspirant, Antonio Isidoro Arrué Peiró (voir par ailleurs).

Le 1er août, à dix heures du matin, on vint «fouiller pour trouver les bombes», en réalité pour les arrêter. Les voisins protestaient.

Antonio, qui se trouvait chez des voisins, fut invité par eux à s'enfuir, mais il courut plutôt voir ce qui arrivait au père Ricardo. On les emmena tous les deux dans un camion marqué FAI (Forces Anarchistes Internationales).

Il est impossible de savoir ce qu’on leur fit subir ce jour-là et le lendemain, interrogatoires, vexations, comme ce fut le cas si fréquemment alors. 

Ensuite, on sut seulement qu'ils rejoignirent la plage de Valencia, El Saler, où les miliciens demandèrent au père Ricardo de crier Vive la FAI, à quoi il répliqua de tout son cœur : Vive le Christ Roi !

Il reçut une balle dans la nuque ; Antonio se précipita pour le soutenir dans sa chute, et reçut à son tour de violents coups de crosse de fusil, qui lui enfoncèrent le crâne.

Le père Ricardo mourut ainsi en martyr avec son cher Antonio, le 3 août 1936.

Tous deux furent béatifiés en 2013.

 
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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 23:00

Ramón Palos Gascón

1885-1936

Ramón (Raymond) était né le 11 août 1885 à Forcall (Tortosa, Espagne) et fut baptisé le jour même.

A dix-sept ans, il rencontra à Benicarló les Frères des Ecoles Chrétiennes, et se sentit appelé : il entra au noviciat de Bujedo en 1908, à vingt-trois ans, prit l’habit et fit la profession avec le nom de Cayetano José.

Il commença son activité à Teruel en 1910.

En 1919, il passa à l’école gratuite de Bonanova, dont il fut économe en 1925.

Il était dans cette charge lorsque, le 10 juillet 1936 déjà (alors que les événements révolutionnaires se déclenchèrent généralement à partir du 19 juillet) - une horde de miliciens armés envahit le collège, mit le feu à la chapelle et détruisirent beaucoup de matériel.

Ils trouvèrent le Frère Cayetano dans son bureau, où ils l’enfermèrent avec quelques employés ; il se trouva que l’un d’eux était justement de la FAI ou Fédération Anarchique Ibérique, et profita de la situation pour faire subir au Frère un véritable calvaire pendant ces quelques jours de «prison» commune.

Le Frère fut ensuite détenu ailleurs, avec un autre Frère, qui put ainsi adoucir les peines de son Compagnon.

Dix jours après, on l’appela pour lui demander des éclaircissements sur les bâtiments du collège, mais c’était de toutes apparences un prétexte. Il le firent sortir pour le fusiller.

L’autopsie révéla qu’il avait reçu des balles dans la tête, dans le cerveau et dans la poitrine, ce 30 juillet 1936.

Frère Cayetano a été béatifié en 2007.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 23:00

Ricardo Plá Espí

1898-1936

Ricardo vit le jour le 12 décembre 1898 à Aguilent (Espagne).

Il entra en 1908 au collège San José de Valencia, puis au Grand séminaire.

Intelligent, doué pour l’étude, il fut envoyé à l’unversité Grégorienne de Rome, où il fut reçu aux trois doctorats de philosophie, de théologie et de droit canonique.

Il fut ordonné prêtre en 1922, par l’archevêque, Mgr Reig y Casanova, qui le nomma professeur au Grand séminaire.

Quand l’archevêque fut créé cardinal et déplacé à Tolède, il prit le jeune prêtre comme secrétaire : don Ricardo le resta jusqu’à la mort du prélat, en 1927.

Ensuite, il fut nommé professeur et secrétaire des études à la faculté de philosophie de l’unversité de Tolède, chapelain à la cathédrale, et conseiller à l’Association Catholique de Propagande (ACDP).

Arriva la révolution de 1936.

Le 24 juillet, don Ricardo fut arrêté avec ses parents et sa sœur Consuelo. C’est de cette dernière que nous savons les détails qui suivent.

Au moment où on allait les fusiller tous les quatre, un jeune garçon, habillé en milicien, se mit devant le prêtre et cria à ses compagnons : Qu’est-ce que vous allez faire, barbares ? Ce curé, c’est un saint. Je réponds pour les quatre. Les quatre furent mis en liberté.

Mais quelques jours plus tard, les miliciens revinrent appeler don Ricardo. Sur le seuil de la maison, il s’adressa à sa mère : Maman, vous ne m’avez pas élevé pour aller au Ciel ? Voici l’heure. Je ne méritais pas tant. Dieu me donne une bien grande récompense en m’accordant la palme du martyre. On aura remarqué le voussoiement du prêtre envers sa mère.

Ils l’emmenèrent au-lieu dit du Tránsito, et le fusillèrent.

C’était le 30 juillet 1936.

Don Ricardo Plá Espí fut béatifié en 2007.

Ricardo Plá Espí

1898-1936

Ricardo vit le jour le 12 décembre 1898 à Agullent (Valencia, Espagne).

Il entra en 1908 au collège San José de Valencia, puis au Grand séminaire.

Intelligent, doué pour l’étude, il fut envoyé à l’université Grégorienne de Rome, où il fut reçu aux trois doctorats de philosophie, de théologie et de droit canonique.

Il fut ordonné prêtre en 1922, par l’archevêque, Mgr Reig y Casanova, qui le nomma professeur au Grand séminaire.

Quand l’archevêque fut créé cardinal et déplacé à Tolède, il prit le jeune prêtre comme secrétaire : don Ricardo le resta jusqu’à la mort du prélat, en 1927.

Ensuite, il fut nommé professeur et secrétaire des études à la faculté de philosophie de l’unversité de Tolède, chapelain à la cathédrale, et conseiller à l’Association Catholique de Propagande (ACDP). Il dirigea les Jeudis eucharistiques, jours d’adoration du Saint-Sacrement.

Arriva la révolution de 1936.

Le 24 juillet, don Ricardo fut arrêté avec ses parents et sa sœur Consuelo. C’est de cette dernière que nous savons les détails qui suivent.

Au moment où on allait les fusiller tous les quatre, un jeune garçon, habillé en milicien, se mit devant le prêtre et cria à ses compagnons : Qu’est-ce que vous allez faire, barbares ? Ce curé, c’est un saint. Je réponds pour les quatre. Les quatre furent mis en liberté.

Mais quelques jours plus tard, les miliciens revinrent appeler don Ricardo. Dans un premier temps, ils ne lui permirent pas de saluer sa mère, malade. C’est elle qui se leva et vint dire à son fils : Mon fils, il faut beaucoup de courage pour souffrir, et encore beaucoup plus d’amour pour pardonner.

Sur le seuil de la maison, il s’adressa à sa mère : Maman, vous ne m’avez pas élevé pour aller au Ciel ? Voici l’heure. Je ne méritais pas tant. Dieu me donne une bien grande récompense en m’accordant la palme du martyre. On aura remarqué le voussoiement du prêtre envers sa mère.

Ils l’emmenèrent au-lieu dit du Tránsito, et le fusillèrent. Il tomba en criant Vive le Christ Roi !

C’était le 30 juillet 1936.

Don Ricardo Plá Espí fut béatifié en 2007.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 23:00

Rafaél Flamarique Salinas

1903-1936

Rafaél naquit le 24 octobre 1903 à Mendívil (Navarre, Espagne) et reçut au baptême le nom du Saint du jour à l’époque, saint Raphaël Archange.

Entré chez les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu, il n’était encore que novice.

Pour les détails sur les événements de la communauté en juillet 1936, se reporter à la notice : Pablo Corres Díaz de Cerio

Il fut martyrisé le 30 juillet 1936 (à trente-trois ans) et béatifié en 1992.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 23:00

Rafael Martí i Figueras

1878-1936

 

Il naquit le 4 décembre 1878 à Tarragona, de Rafael et Dolors, qui le firent baptiser le 8, en la fête de l’Immaculée Conception.

Au terme de ses études philosophiques et théologiques, il fut ordonné prêtre en 1902.

Il exerça le saint ministère à Selva del Camp et à Cabra (Alt Camp).

Son église n’était pas vraiment pleine de paroissiens quand il célébrait, mais il mettait toujours dans la célébration liturgique le même enthousiasme et prêchait comme si l’église était pleine. Quand on lui suggérait qu’il pourrait s’épargner tant de peine, il répondait : Je ne fais qu’accomplir mon devoir.

Il faisait en outre chaque soir le Chemin de la Croix, auquel participait quelque brave fidèle.

Il rendait visite aux malades, et y revenait si on le renvoyait la première fois. Il se mortifiait beaucoup. Très modeste de sa personne, on le trouvait parfois même trop effacé. Il passait des heures devant le Saint Sacrement à prier et méditer. Jamais une parole critique contre quiconque. On le considérait comme un saint.

Lors de la visite pastorale de l’archevêque, il y eut un incident. Quelqu’un fit sauter un pétard juste devant la porte du presbytère, pour protester contre la «sévérité» de don Martí : on lui avait suggéré de ne plus aller visiter les écoles ou les malades, et il avait «osé» refuser. Quand les coupables furent identifiés et mis en prison, il intervint lui-même pour leur pardonner et obtenir leur libération.

Quand éclata la révolution de 1936, le Comité se chargea de l’accompagner hors du pays et de lui trouver un logement à Tarragona, se félicitant d’avoir mis leur curé en sécurité.

Il semble qu’un passant l’ait vu monter l’escalier et l’ait dénoncé, car des révolutionnaires vinrent bientôt le trouver pour l’emmener et l’assassiner, probablement le 29 juillet très tard ou le 30 très tôt. L’autopsie pratiquée le 30 juillet révéla plusieurs blessures d’arme à feu. On put identifier le prêtre aux initiales RM de ses vêtements, ainsi qu’au scapulaire et au cordon de Saint-François qu’il portait.

 

Don Ramon Martí fut béatifié en 2013.

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