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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 00:00

Rodrigo de Cordoue

et Salomón

† 857

 

Dans l’Andalousie conquise par les Arabes, vivaient à Cordoue trois frères, dont deux étaient chrétiens et l’autre musulman. Des trois, on ne connaît que le nom de Rodrigo, né à Cabra, et qui était devenu prêtre.

Vint un jour une rixe entre deux d’entre eux, et Rodrigo chercha à les séparer, mais ils le frappèrent et le laissèrent inanimé. 

Le musulman fit alors mettre Rodrigo sur une charrette et porter à travers la ville en criant : Voyez mon frère prêtre : il a embrassé notre religion ; il n’a pas voulu quitter ce monde sans vous faire connaître son changement.

Cependant Rodrigo se remit. Il apprit le comportement de son frère et s’éloigna de la ville. Mais un jour qu’il devait y passer pour quelque affaire - et la persécution s’étant déchaînée à Cordoue, il fut reconnu par son frère et conduit de force devant le cadi, l’accusant d’avoir abandonné l’islam.

Rodrigo protesta qu’il n’avait jamais embrassé l’islam, et qu’il était et restait prêtre de la religion catholique. 

Condamné à mort, il fut mis en prison, où il trouva un autre chrétien, Salomón, avec qui il se lia d’amitié. 

Le jour de l’exécution, Rodrigo fut décapité le premier, Salomón resta inébranlable et fut à son tour décapité.

Jetés dans le fleuve Guadalquivir, les corps furent retrouvés. On vénéra les deux hommes comme martyrs, Rodrigo fut inhumé au monastère de Saint-Genesius, Salomón en l’église des Saints-Cosme-et-Damien.

 

Depuis le XVIe siècle, ils sont inscrits au Martyrologe le 13 mars.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 00:00

Ruose Zhang Dapeng

1754-1815

 

Né vers 1754 à Duyun (Guizhou), Ruose s’appelait Zhang Dapeng (Depeng) ou Tchang Taong ou Tshang-ta-Pong. Il avait deux frères : Dakui et Daxue.

Elevé dans le Bouddhisme, il fut d’abord attiré par le Taoisme.

Vivant d’abord avec deux concubines, il eut un fils en 1793, Dewang Dapeng.

En 1794, il va à Guiyang et s’oriente dans les affaires de la soie. C’est par un client, le père Mathias Lo, qu’il connaît le Christianisme.

Il se convertit, mais ne peut entrer pleinement dans l’Eglise, à cause de ses concubines. Il finit par se séparer d’elles et, en 1800, contre toutes les pressions de sa famille et de ses associés, il entre dans l’Eglise, reçoit le baptême et prend le nom chrétien de Joseph (en chinois : Ruose).

Les tracas de ses collègues l’amènent à quitter son affaire et à ouvrir son propre commerce. Il se met à enseigner, à prêcher ; il transforme une maison en une petite école de religion. Il devient le principal (1808), tout en étant catéchiste et servant de messe. Il réussit à conduire un millier de personnes au Catholicisme.

Il est au cœur de la mission à Kony-Yang.

Son activité le signale aux mandarins, qui arrêtent son fils. Quand celui-ci mourra (1813), Ruose s’enfuira à Sichuan.

Durant les persécutions contre les Chrétiens, Ruose se cacha, mais continua clandestinement son travail de catéchiste.

En 1814, il fut trahi par son beau-frère, ennemi des Chrétiens, et fut arrêté.

Il partagea sa cellule avec Petrus Wu Guosheng (v. 7 novembre), avec lequel ils portèrent assistance aux autres prisonniers.

On lui offrit la liberté en échange de son apostasie, ce qu’il refusa.

Il fut étranglé le 12 mars 1815 à Guiyang (Guizhou), et enterré à Xijiaotang. On signale que l’herbe qui poussait sur sa tombe fut utilisée comme remède.

Ruose a été béatifié en 1909, et canonisé en 2000.

Le Martyrologe le mentionne au 12 mars.

Ruose Zhang Dapeng, en même temps que les cent-vingt Martyrs chinois, est fêté le 9 juillet.

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 00:00

Rosa de Viterbe

1240-1253

 

À l'époque où Frédéric II d'Allemagne persécutait l'Église et s'emparait des États pontificaux, Dieu suscitait sainte Rose pour la défense de Viterbe, capitale du patrimoine de saint Pierre et du territoire qui appartenait au souverain pontife.

Les noms de Jésus et Marie furent les premiers mots qui sortirent de la bouche de cette candide créature. Elle avait trois ans lorsque Dieu manifesta sa toute-puissance en ressuscitant par son intermédiaire une de ses tantes qu'on portait au cimetière. Lorsqu'elle fut capable de marcher, elle ne sortait que pour aller à l'église ou pour distribuer aux pauvres le pain qu'on lui donnait. Un jour son père la rencontra en chemin et lui demanda d'ouvrir son tablier pour voir ce qu'elle portait. Ô prodige ! Des roses vermeilles apparurent à la place du pain.

Au lieu de s'amuser comme toutes les fillettes de son âge, Rose de Viterbe passait la plus grande partie de son temps en prière devant de saintes images, les mains jointes, immobile et recueillie. À l'âge de sept ans, elle sollicita instamment la permission de vivre seule avec Dieu dans une petite chambre de la maison. La petite recluse s'y livra à une oraison ininterrompue et à des austérités effrayantes qu'elle s'imposait, disait-elle, pour apaiser la colère de Dieu. Entre autres mortifications, sainte Rose marchait toujours les pieds nus et dormait sur la terre.

Dieu lui révéla les châtiments éternels réservés aux pécheurs impénitents. Rose en fut toute bouleversée. La Très Sainte Vierge Marie lui apparut, la consola, la bénit et lui annonça que le Seigneur l'avait choisie pour convertir les pauvres pécheurs. « Il faudra t'armer de courage, continua la Mère de Dieu, tu parcourras des villes pour exhorter les égarés et les ramener dans le chemin du salut. » Une autre vision la fit participer au drame du Calvaire ; dès lors, la soif de sauver les âmes ne la quitta plus. Sa pénitence aussi austère que précoce, réduisit le frêle corps de Rose à un tel état de faiblesse qu'on désespérait de sauver sa vie. La Très Sainte Vierge la visita de nouveau, la guérit miraculeusement et lui dit d'aller visiter l'église de Saint-Jean-Baptiste le lendemain, puis celle de Saint-François où elle prendrait l'habit du Tiers Ordre.

Obéissante à la voix du ciel, elle commença à parcourir les places publiques de la ville de Viterbe vêtue de l'habit de pénitence, pieds nus, un crucifix à la main, exhortant la foule à la pénitence et à la soumission au Saint-Siège. Des miracles éclatants vinrent confirmer l'autorité de sa parole. Instruit de ce qui se passait, le gouverneur impérial de la ville de Viterbe craignit que cette enfant extraordinaire ne détruisît complètement le prestige de l'empereur Frédéric et que l'autorité du pape s'affirmât à nouveau. Il fit comparaître sainte Rose à son tribunal et menaça de la jeter en prison si elle continuait à prêcher. La servante de Dieu lui répondit : « Je parle sur l'ordre d'un Maître plus puissant que vous, je mourrai plutôt que de Lui désobéir. » Sur les instances d'hérétiques obstinés, sainte Rose est finalement chassée de Viterbe avec toute sa famille, en plein cœur de l'hiver.

Peu après, sainte Rose de Viterbe annonça le trépas de l'ennemi de Dieu, Frédéric II d'Allemagne. En effet, il ne tarda pas à expirer étouffé dans son lit. À cette nouvelle, les habitants de Viterbe s'empressèrent de rappeler leur petite Sainte, absente depuis dix-huit mois. Celle que tous regardaient comme la libératrice de la patrie, la consolatrice des affligés et le secours des pauvres fut reçue en triomphe dans sa ville natale, tandis que le pape Innocent IV, ramené à Rome, rentrait en possession de Viterbe.

Sa mission apostolique terminée, sainte Rose songea à réaliser son vœu le plus cher. Elle se présenta au couvent de Sainte-Marie-des-Roses, mais n'y fut pas acceptée, probablement à cause du genre de vie extraordinaire qu'elle avait menée auparavant. Rose vécut donc en recluse dans la maison paternelle, se vouant à la contemplation et aux plus rigoureuses pénitences. Plusieurs jeunes filles dont elle s'était déjà occupée la supplièrent de les prendre sous sa conduite. La demeure de la Sainte devint un véritable couvent où des âmes généreuses se livrèrent à l'exercice des plus sublimes vertus.

L'élue de Dieu avait dix-sept ans et six mois lorsque le divin Jardinier vint cueillir sa Rose tout épanouie pour le ciel, le 6 mars 1252. 

À l'heure de son glorieux trépas, les cloches sonnèrent d'elles-mêmes. Sainte Rose de Viterbe apparut au souverain pontife pour lui demander de transporter son corps au monastère de Sainte-Marie-des-Roses, translation qui eut lieu six mois après sa mort. À cette occasion, son corps fut trouvé intact. Il se conserve encore, au même endroit, dans toute sa fraîcheur et sa flexibilité. D'innombrables miracles ont illustré son tombeau.

Sainte Rose a été canonisée en 1457.

 

À Viterbe, elle est fêtée le 4 septembre, jour de la translation de son corps.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 00:00

Roger Filcock

?-1601

 

Roger était né à Sandwich (Kent, Angleterre), de Simon et Margaret Low (ou Lowe), peut-être autour de 1560.

Il entra au Collège Anglais de Reims en 1581, et fut un des premiers à rejoindre le Collège Saint-Alban à Valladolid (Espagne), où il fut ordonné prêtre en 1597.

Il voulait entrer dans la Compagnie de Jésus, mais on voulut d’abord le mettre à l’épreuve. 

Dans son voyage pour Calais (France), le bateau fut poursuivi et abordé par des corsaires hollandais. Certains voyageurs purent s’échapper sur des chaloupes. Roger, lui, fut capturé, mais réussit à s’échapper et à rejoindre la côte du Kent.

C’était au début de 1598. Roger se dissimula sous le pseudonyme de Arthur Naylor et commença son activité missionnaire. Il fut enfin reçu dans l’Ordre des Jésuites en 1600.

C’est durant cette période qu’il connut Anne Lyne, une veuve chrétienne qui aidait les prêtres et prit le père Roger comme directeur spirituel.

Roger devait partir dans les Flandres pour y faire son noviciat. En attendant, il était souvent hébergé chez Anne Lyne. Le 2 février 1601, il allait célébrer la Messe, lorsqu’une troupe fit irruption. Un ancien collègue de Valladolid l’avait dénoncé.

La pieuse femme fut arrêtée, tandis que, dans la confusion, le prêtre réussissait à se cacher.

Vite repris, Roger fut envoyé à Newgate.

Accusé d’être prêtre, il ne le reconnut ni le nia : il demanda des témoins, qui n’existaient pas.

On le cita en jugement, le 23 février. Après avoir entendu les accusations, il demanda à être jugé sans consultation des jurés, car il se doutait bien que le verdict allait être contre lui et qu’on aurait forcé les jurés à voter contre leur conscience. Mais c’est bien ce que fit le juge : Roger fut déclaré coupable et condamné pour haute trahison.

Le 27 février 1601, on exécuta d’abord Anne Lyne, puis le bénédictin Mark Barkworth et notre Roger Filcock.

Après l’exécution du père Mark, Roger invoqua le nouveau Martyr : Prie le Seigneur pour moi, toi qui es maintenant devant Lui, pour que je puisse achever ma course dans la Foi.

 

Roger Filcock a été béatifié en 1987.

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 00:00

Robert Drury

1567-1607

 

Né en 1567 dans une bonne famille du Buckinghamshire, Robert fut reçu au Collège Anglais de Reims, le 1er avril 1588, puis envoyé au nouveau Collège de Valladolid.

Après son ordination, il retourna en Angleterre en 1593. Il travailla surtout à Londres, où sa science et ses virtus lui valurent le respect de ses Confrères.

Il fut l'un des appellants contre l'archiprêtre Blackwell, et son nom apparaît dans l'appel du 17 novembre 1600.

Le gouvernement invitait les prêtres à reconnaître la reine et son autorité. En 1603 une trentaine de prêtres signèrent une déclaration selon laquelle la reine était bien leur souveraine légitime, qu'ils refusaient l'invitation du pape à être relevés de leurs devoirs envers elle, qu'ils condamnaient les tentatives passées de restaurer le Catholicisme et promettaient de révéler toute conspiration contre le gouvernement dont ils viendraient à être à connaissance. En revanche, pour rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, les prêtres signataires demandaient que le Pape fût reconnu comme le successeur légitime de saint Pierre et le Chef légitime de l'Eglise Catholique du Christ.

La reine se contenta de cette déclaration, mais mourut bientôt après. Le roi James 1er montra dès 1606 qu'il ne pouvait se contenter d'une telle déclaration et qu'au contraire il tenait à être reconnu par le clergé comme le chef légitime de la religion en Angleterre. Cette fois-ci, l'équivoque n'était plus possible, et Robert Drury fut arrêté et condamné comme prêtre catholique.

On retrouva sur lui une déclaration d'un Jésuite qui condamnait la doctrine royale, comme contenant beaucoup de choses contre la Foi et le Salut. L'archiprêtre avait retiré cette déclaration, mais Robert ne le savait probablement pas, et n'aurait de toutes façons pas accepté la proposition du roi James 1er, de sorte qu'il fut condamné à mort et exécuté.

Le père Drury fut exécuté à Tyburn, et l'on sait que les condamnés étaient pendus, éviscérés et écartelés. C'était le 26 février 1606 ou 1607.

 

Robert Drury a été béatifié en 1987, parmi soixante-deux Martyrs d'Angleterre et du Pays de Galles.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 00:00

Robert d’Arbrissel

1047-1117

 

Robert naquit de parents pauvres en Bretagne vers 1047, dans un village alors appelé Arbrissel, aujourd’hui Arbresec.

Il put faire des études pour se préparer à l’état ecclésiastique, jusqu’à devenir docteur de l'université de Paris, puis il remplit les fonctions d'archiprêtre et vicaire général du diocèse de Rennes, son pays d'origine, en 1089.

Son zèle pour la réforme du clergé le fit apprécier par son évêque Silvestre de la Guerche, mais souleva contre lui des haines implacables, qui le contraignirent à se retirer à la mort de l’évêque. Il séjourna quelques temps auprès des écoles d'Angers ; puis il s'enfonça dans la forêt de Craon. Des compagnons le suivirent, ce qui lui permit de fonder l'abbaye de Roë. Ils y menèrent la vie des Chanoines réguliers.

Urbain II, lors de son séjour en Angers (1096), le fit prêcher en sa présence et lui donna plein pouvoir d'annoncer en tous lieux la parole divine. Deux de ses compagnons de solitude, Bernard de Ponthieu et Vital de Martain, le suivirent dans ses courses apostoliques avant d'aller fonder, l'un le monastère de Tiron au diocèse de Chartres, l'autre, celui de Savigny au diocèse d'Avranches, destinés à devenir des chefs de congrégation.

Robert parcourut d'abord l'Anjou, la Touraine et le Poitou. Sa prédication soulevait l'enthousiasme des foules ; parmi ceux qui l'avaient entendu, beaucoup abandonnaient leurs familles et s'attachaient à ses pas. Ce cortège se composait d'hommes et de femmes ; on y voyait un grand nombre de pénitents et de pénitentes. Cette foule menait une sorte de vie religieuse, dont les conditions étaient prescrites au jour le jour par Robert. Cette communauté nomade finit bientôt par éprouver le besoin de se fixer. Aussi, vers 1099, Bernard et Vital emmenèrent les hommes avec eux. Robert établit les femmes à Fontevrault. Elles étaient fort nombreuses. Quelques frères se fixèrent auprès d'elles et se chargèrent de leur service temporel et religieux. Le monastère des femmes était placé sous la protection de la Vierge Marie, celui des hommes sous la protection de Jean l’Evangéliste. L’ordre fut plus tard placé sous la règle de saint Benoît.

Robert interrompait de temps en temps ses prédications pour revenir à Fontevrault et pour fonder de nouveaux monastères, qu'il peuplait de ses religieuses. Ces fondations recevaient le titre de prieurés et restaient sous l'entière dépendance de Fontevrault, ne formant avec lui qu'une seule congrégation, dont l'abbesse était le chef unique. Partout une communauté d'hommes s'attachait au service des moniales. Il y en eut dans les diocèses de Poitiers, de Bourges, d'Orléans, de Limoges et de Chartres.

La première abbesse de Fontevrault fut Herlande de Champagne, proche parente du comte d’Anjou.

Robert subit bien des épreuves, quand on l’accusa d’hérésie ou même d’écarts de conduite. Mais il fut lavé de ces soupçons, entre autres par l’évêque de Rennes. Il continua de voyager, mettant partout de l’ordre, prêchant la conciliation, assistant au concile de Nantes (1110), tenant un chapitre de l’ordre (1115). Vaincu par la fatigue, il fut transporté à Orsan où vint le visiter l’archevêque de Bourges.

 

Robert d'Arbrissel mourut le 25 février 1116 et fut enterré, selon sa volonté, parmi les moines dans le cimetière de Fontevrault. Il n’a pas été canonisé encore, mais il est inscrit dans le Martyrologe Romain en tant que Bienheureux au 25 février.

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 00:00

Rafaela Ybarra de Arámbarri de Villalonga

1843-1900

 

Rafaela María de la Luz Estefanía naquit le 16 janvier 1843 à Bilbao (Pays Basque, Espagne), de Gabriel María de Ybarra y Gutiérrez de Caviedes et María Rosario de Arámbarri y Mancebo, un foyer aisé qui procura à leur fille une éducation soignée et chrétienne.

En 1861 elle épousa José de Villalonga y Gipuló, un ingénieur, et mit au monde sept enfants, dont deux moururent en bas âge.

Plus tard, à la mort de sa sœur, Rafaela et José recueillirent chez eux les cinq neveux orphelins ; puis s’y ajoutèrent les six enfants de leur bru, eux aussi orphelins.

Aidée par son mari, Rafaela commença à recueillir des enfants pauvres des quartiers de Bilbao, pour leur procurer une formation, une éducation.

Elle soutint l’ouverture d’une maternité à Bilbao, celle de la maison des Sœurs de Marie Immaculée (pour aider les jeunes filles), ainsi que des Sœurs Adoratrices ; puis l’Université de Deusto, puis une Association en faveur des jeunes filles. Elle visitait les prisons et les hôpitaux.

Elle ouvrit aussi des centres de protection pour accueillir les femmes.

Le 8 décembre 1894, avec trois autres jeunes femmes enthousiastes de cet idéal, elle donna naissance à cette famille qui s’appellerait Congrégation des Anges Gardiens.

En 1897, on posa la première pierre du Collège des Anges Gardiens à Bilbao, qui fut inauguré en 1899.

Mère Rafaela, épuisée et malade, mourut le 23 février 1900, et fut béatifiée en 1984.

 

La fondation comprend actuellement quelques dizaines de maisons en Espagne et en Amérique.

 
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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 00:00

Robert Southwell

1561-1595

 

Né à Horsham St. Faith (Norfolk, Angleterre) fin 1561, Robert était le dernier des huit enfants d’un père catholique qui s’était adapté à la nouvelle religion d’état.

Son grand-père, Richard, vécut à la cour de Henry VIII ; c’est lui qui fit arrêter le poète Henry Howards. La Providence fit que les petits-fils de ces deux ennemis, Robert Southwell et Philip Howards, furent deux compagnons fidèles et témoins de la Foi catholique jusqu’à la mort.

Par sa mère, Robert pourrait descendre aussi du poète Percy Bysshe Shelley.

A quinze ans, il partit à Douai, au collège anglais, et se sentit attiré par les missions orientales comme par l’idéal des Chartreux.

Il passa au Collège de Clermont à Paris. Sous la conduite d’un saint prêtre (Thomas Darbyshire) et d’un bon camarade (Jan Deckers), il se proposa d’entrer chez les Jésuites (1578). Déçu de ne pas être admis, il décida à dix-sept ans, de partir à Rome pour solliciter son admission auprès du Supérieur général lui-même.

Arrivé à Rome, il fut admis (1578) au noviciat de Saint-André du Quirinal, étudia au Collège Romain et fit les premiers vœux en 1580.

Pendant ses études, il fut aussi tuteur au Collège anglais de Rome, récemment ouvert par les Jésuites.

Il acheva son noviciat à Tournai, revint à Rome, et fut ordonné prêtre en 1584.

Finalement, sur son insistance, il rentra en Angleterre dans la clandestinité, bien conscient du danger auquel il s’exposait, car une loi punissait de mort tout prêtre rentrant sur le territoire pendant plus de quarante jours.

Il débarqua donc à Folkestone en juillet 1586, accompagné de Henry Garnet. Ce dernier venait remplacer le supérieur local, William Weston, récemment arrêté. 

Robert logea chez Lord Vaux de Harrowden, et prit le nom de Cotton (c’était le nom de l’aumônier d’Henri IV, roi de France). A Londres même, Robert exercera un apostolat fécond : il parcourut les rues de Londres, pénétra dans les prisons, se cachant sous un déguisement et passant sans cesse d’une maison à l’autre.

Il devint chapelain de la Comtesse d’Arundel, épouse de Philipp Howards, emprisonné à la Tour de Londres (v. 19 octobre). Il lui écrivit des élégies et des méditations sur la mort et sur l’amour de Dieu. Ses poèmes furent diffusés sous le manteau. Les imprimeurs les reproduisirent : ils auront une grosse influence sur la littérature anglaise, sur Shakespeare en particulier, et la St. Peter’s Complaint, de cent trente-deux strophes de six vers, a été imitée dans les célèbres Larmes de Saint Pierre, de Luigi Tansillo, admirablement mises en musique par Roland de Lassus.

Pendant six années, le père Robert accomplit avec zèle son devoir pastoral ; sa personnalité ne pouvait plus passer inaperçue et il devint une légende vivante. On le recherchait activement.

C’est en juin 1592 qu’il fut arrêté à Uxendon Hall (Harrow), par la trahison de la fille du propriétaire de la maison où il se trouvait alors. Le chasseur de prêtres Topcliffe exultait en informant la reine de sa prise. Il soumit Southwell à d’atroces cruautés, qui n’affaiblirent pas le courage du prêtre. Treize fois, et sur ordre de la Reine, il fut soumis à interrogatoire sous torture par des membres du Conseil et passa le reste du temps dans un cachot rempli de vermine. Il fut tellement torturé que son père intervint auprès de la reine, demandant que son fils fût immédiatement jugé (et éventuellement condamné et exécuté) ou que ses conditions de vie fussent améliorées.

Jamais il ne livra les noms de ses «complices». Transféré à Newgate, il admettra être prêtre, n’avoir jamais songé à organiser un complot ni à y participer, et être revenu dans son pays pour administrer les sacrements de la religion catholique. 

Après trois années, il fut jugé au tribunal, condamné pour haute trahison à être pendu, éviscéré et écartelé.

Au pied du gibet, il fit le signe de la croix, récita un passage de l’épître de saint Paul aux Romains, confirma être prêtre et jésuite, et pria pour la Reine et son pays.

Au moment où l’on retira la charrette qui le portait, il répéta le verset du psaume 30 : In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum (Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit). Il avait à peine plus de trente-trois ans : c’était le 21 février 1595.

Quand sa tête fut brandie, personne n’osa crier «Traître», comme cela se faisait d’habitude.

Robert Southwell fait partie des quarante Martyrs anglais et gallois béatifiés en 1929 et canonisés en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:00

Ruowang Zhang Tianshen

1805-1862

 

Ruowang (Ioannes) était né vers 1805 à Jiashanlong (Kaiyang, Guizhou, Chine).

Laïc, il était catéchiste.

 

Il fut martyrisé à Kaiyang (Guizhou) en même temps que Jean-Pierre Néel (voir la notice de ce dernier).


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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:00

Ruowang Chen Xianheng

1820-1862

 

Ruowang (Ioannes) était né vers 1820 à Chengdu (Sichuan, Chine).

Laïc, il était catéchiste.

 

Il fut martyrisé à Kaiyang (Guizhou) en même temps que Jean-Pierre Néel (voir la notice de ce dernier).


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