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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 00:00

Simon

1581-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

 

 

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:00

Séverin d’Agaune

430-507

 

Severinus (Séverin, et parfois Servin) naquit vers 430, dans une Bourgogne encore infestée par l’hérésie arienne.

Elevé cependant dans la foi catholique, il comprit que, le mieux pour conserver cette foi en paix, il devait quitter le monde : il alla au monastère d’Agaune, dédié à Saint-Maurice (v. 22 septembre). Agaune se trouve aujourd’hui dans le Valais (Suisse).

Les moines suivaient la très ancienne Règle de Tarnat (6e siècle). Séverin s’y soumit dans la plus exemplaire humilité.

Il fut élu abbé.

Le roi Clovis, très malade, l’appela ; Séverin accourut, pria, étendit son manteau sur le corps de Clovis, qui guérit aussitôt.

En chemin, il guérit à Nevers l’évêque Eulalius, qui était devenu sourd et muet, puis un lépreux aux portes de Paris.

En quittant le monastère, Séverin avait eu un pressentiment, qui allait se réaliser sur le chemin de son retour. Parvenu en effet à Château-Landon (Seine-et-Marne), où il fut reçu par deux prêtres nommés Paschasius et Ursinus, il fut pris de fièvre et mourut.

C’était le 11 février 507.

Des miracles eurent lieu à l’endroit où fut enterré Séverin. Le fils de Clovis, Childebert, y fit construire une grande église ; une communauté de Chanoines de Saint-Augustin s’y développa ; vers 1165, s.Thomas de Cantorbury y fit la dédicace de la nouvelle église. Cette abbaye et la ville entière furent détruites par les Anglais en 1468, puis reconstruites.

Les reliques de saint Séverin, toutefois, furent épargnées, et reconnues en 1505.

L’église Saint-Séverin de Paris remonte au moins au 11e siècle, mais ce qu’on y admire est plus tardif.

Saint Séverin est commémoré le 11 février au Martyrologe Romain.

 

 

 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 00:00

Simone Chauvigné

1728-1794

 

Simone était née le 12 mars 1728 à Chaudefonds (Maine-et-Loire). 

Elle était épouse et veuve Charbonneau, et probablement sœur ou cousine de Marie-Jeanne Chauvigné, épouse Rorteau, martyrisée le même jour.

 

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.


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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 00:00

Susana Paz Castillo Ramírez

1863-1940

 

Susana naquit le 11 août 1863 à Altagracia de Orituco (Guárico, Venezuela), fille de Francisco de Paula Paz Castillo et de María Rosario Ramírez.

La mère de Francisco était Doña Candelaria Pérez y Bolivar, la première sœur du célèbre «Libérateur».

Francisco, lui, était un fin herboriste qui, sans être médecin, savait soulager les gens par de bons conseils et s’attirer ainsi leur reconnaissance. Il mourut prématurément en 1870. La maman mourra la veille de Noël, le 24 décembre 1887. Susana alors assumera le travail ménager, et s’occupera, outre de quelques cousins et de filleuls de sa mère, de malades et de blessés, qu’elle recevait dans une maison semi-abandonnée près de l’église paroissiale.

Il faut rappeler que le pays du Vénézuéla était agité par des luttes, la guerre, l’agitation civile, à quoi s’ajoutèrent en 1900 et 1926 deux tremblements de terre. A la suite de celui de 1900, le village de Altagracia reçut les conséquences de la «révolution de libération» : destructions, misère, innombrables gens blessés, abandonnés.

En 1903, deux médecins d’Altagracia décidèrent la création d’un véritable hôpital, dont ils confièrent la direction à Susana. Encouragée par le curé de la paroisse, elle s’installa alors dans l’hôpital Saint-Antoine, avec quelques compagnes qui avaient comme elle le désir de se consacrer. Elles avaient une devise commune : Dieu est Amour (1Jn4:16).

Chaque jour, deux d’entre elles partaient mendier pour ce qui manquait. Quand l’une d’elle disait à Susana qu’il n’y avait ni pain ni médicaments, elle prenait simplement un panier et allait mendier, revenant un peu plus tard avec ce qui manquait.

En 1906, avec l’autorisation de l’évêque, elle prit l’habit des Petites Sœurs des Pauvres et changea son nom en Candelaria de Saint-Joseph (Candelaria était le prénom de sa grand-mère ; ce nom est donné en rapport avec la Chandeleur, la fête du 2 février).

En 1910 naquit officiellement l’Institut des Sœurs des Pauvres de Altagracia de Orituco.

En 1914, le curé d’Altagracia fut nommé Administrateur Apostolique, puis évêque du diocèse de Guyane, l’actuel diocèse de Bolivar City. 

Mère Candelaria commença en 1916 une tournée de dix-huit mois pour recueillir des dons en faveur de son œuvre. Durant la même période, elle fonda un hôpital à Porlamar sur l’île de Margarita - qui s’appela Hospice des Abandonnés, et un autre à Upata. 

En 1922 arrivèrent à Porlamar des pères Carmes, et la Mère Candelaria souhaitait beaucoup agréger son institut à l’ordre carmélite. Sa demande fut agréée et les Sœurs s’appelèrent alors Congrégation des Carmélites du Tiers-Ordre Régulier. Mère Candelaria émit les vœux en 1927 et reçut ensuite ceux des autres Sœurs.

Le tremblement de terre de 1929 portera la Mère Candelaria avec deux Sœurs à Cumaná, frappée par le séisme, où elles prirent en charge l’hôpital ; et quand se déclara l’épidémie de variole, elles s’occupèrent personnellement des malades dans la zone d’isolement.

Mère Candelaria dirigera cette famille religieuse jusqu’en 1937, quand fut élue la nouvelle supérieure lors du premier Chapitre général. Elle montra alors la plus grande humilité en s’inclinant devant la nouvelle supérieure et en baisant son scapulaire. Elle continuera ensuite à travailler pour l’œuvre en tant que maîtresse des novices, jusqu’à sa mort, après avoir supporté patiemment une très pénible infirmité.

Elle désirait prononcer encore une fois le nom de Jésus au moment de mourir ; or elle mourut à Cumaná le 31 janvier 1940, après avoir prononcé par trois fois le nom de Jésus.

Madre Candelaria de Saint-Joseph fut béatifiée en 2008.

Localement, la fête de la Bienheureuse Candelaria est établie au 1er février, car on fête saint Giovanni Bosco le 31 janvier. Mais le dies natalis est le 31 janvier au Martyrologe.

Actuellement, ces Religieuses sont une centaine au Vénézuela et à Porto Rico. Elles portent désormais le nom de Carmélites de Mère Candelaria.

 

Le miracle retenu pour cette béatification fut la délivrance heureuse d’une maman enceinte de presque huit mois, avec insuffisance cardiaque, anémie et pré-éclampsie. Un écho-sonogramme révéla une activité cardiaque absolument nulle du fœtus. Les médecins s’apprêtaient à purifier l’uterus de la maman, qui de son côté priait intensément Mère Candelaria. Vint alors au monde une petite fille bien vivante, qui fut baptisée avec le nom de Milagros Candelaria, Miracle (de) Candelaria.

 
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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 00:00

Sebastiano Valfrè

1629-1710

 

Sebastiano Valfrè naquit à Verduno (Piémont, Italie) le 9 mars 1629, dans une famille très pauvre : tellement pauvre que plus tard, quand son fils spirituel, le Duc Vittorio Amedeo II, voulut lui manifester sa reconnaissance en lui confiant l'archidiocèse de Turin en 1689, Sebastiano fit venir exprès ses parents si pauvres dans la capitale, pour convaincre le Duc de changer de candidat ! Les parents Valfrè avaient en effet une nombreuse famille à élever et Sébastien s'évertuait à ne pas leur être à charge. Très tôt il désira devenir prêtre.

Malgré bien des difficultés, il acheva brillamment ses études à Alba, à Bra et à Turin, où d'ailleurs il se fit copiste pour gagner sa vie.

En 1651 il entra dans la Congrégation de l'Oratoire, dont la maison de Turin était dans une situation tout autre que brillante. Sebastiano ne s'effraya pas de la situation et demanda son admission en connaissance de cause : pauvre, il aimait cette pauvreté ; il s'y donna à tous les travaux les plus humbles en même temps qu'il entreprenait tout un ensemble d'activités apostoliques, qu'il mena de front jusqu'à sa mort, à quatre-vingts ans.

Une année après son admission, en 1652, Sebastiano recevait l'ordination sacerdotale et célébra sa première messe dans la paroisse de ses chers parents à Verduno. Revenu à Turin, il se vit confier la confrérie de laïques qui se réunissaient de temps en temps pour des exercices de dévotion ; Sebastiano savait surtout susciter l'enthousiasme des jeunes.

En 1656, il fut reçu docteur en Théologie à l'université de Turin et nommé maître des novices, signe que son activité avait déjà suscité bien des vocations. Successivement, en 1671, il fut nommé supérieur de la Congrégation en dépit de ses réclamations. Son gouvernement fut une parfaite copie de celui de saint Filippo Neri (v. 26 mai). Il acquit ainsi une immense renommée de directeur d'âmes, de confesseur, de prédicateur et de missionnaire. Toujours joyeux, malgré d'intenses épreuves intérieures, il eut le don de lire dans les cœurs et de connaître l'avenir (il annonça le moment de sa mort plusieurs mois à l'avance). 

Pendant soixante années, il parcourut les rues et les places de la ville, enseignant le catéchisme, s'offrant à soulager toute sorte de pauvreté, avec la même disponibilité avec laquelle à la cour royale il exerçait la charge de confesseur de la Famille Royale : dans la prison, les hôpitaux, dans la citadelle et ses dépendances, pendant la guerre, redonnant du courage, donnant partout un réel témoignage de charité chrétienne. Homme d'intense prière, nourri de contemplation, il acquit un grand zèle pour la prédication grâce à son excellente préparation intellectuelle et à sa profonde expérience spirituelle. Jeune diacre, puis préfet de l'Oratoire et supérieur de la congrégation, partout il annonçait l'Evangile, dans tous les couvents et monastères où on l'appelait, ainsi que dans les paroisses : jamais il ne refusa un service.

Son désir d'annoncer la Parole du Seigneur le conduisit aussi ailleurs : sa façon toute simple de parler aux plus petits l'amena à rencontrer toutes sortes de personnes. Ainsi, place Carlina, il venait faire du catéchisme aux négociants en vin, et en même temps à leurs clients ; peu à peu un groupe se formait autour de lui, les questions arrivaient et il y répondait. 

Il fut le premier à Turin, en 1694, peut-être même le premier en Italie et donc dans le monde chrétien à célébrer la fête du Cœur Sacré de Jésus, cette fête qui devait être officiellement instituée seulement un siècle plus tard. 

Il se préoccupa aussi des jeunes et écrivit pour eux un petit catéchisme qui devait être encore longtemps en usage dans l'Eglise. 

On pourrait croire qu'un tel dévouement ne laissait pas beaucoup de temps à notre Bienheureux pour exercer d'autres activités, et pourtant il fut aussi un excellent apôtre de la Charité, s'approchant des plus pauvres et participant à toutes les initiatives charitables qui fleurissaient à Turin. De nombreuses fois les soldats de ronde témoignèrent l'avoir vu de nuit, dans les rues, chargé de quelque malheureux pour le conduire à l'hospice, ou monter furtivement les escaliers de maisons misérables pour aller poser devant la porte un sac de vivres ou de vêtements. Il n'y eut aucune catégorie de miséreux à Turin qui n'ait pas reçu d'aide concrète de lui. 

L'estime qu'on avait de lui à la cour, où le Duc l'avait pris comme confesseur et comme précepteur de ses enfants, donnèrent au père Valfrè la possibilité d'avoir aussi une intense activité sociale et politique. Très écouté du Duc, auquel il rappelait - et par écrit, que la justice doit précéder la charité, le Bienheureux exerça une profonde influence sur la société savoyarde, à une époque marquée par les guerres, les conflits de juridiction, les difficiles rapports avec les minorités vaudoises et juives.

Dans les épineuses questions qui mettaient en opposition la Cour savoyarde et le Saint-Siège, le père Valfrè comprit l'importante nécessité que les représentants diplomatiques de Rome fussent des ecclésiastiques cultivés, certes, mais aussi formés spirituellement. C'est lui qui suggéra la fondation d'une Ecole pour la formation du personnel diplomatique de l'Eglise, à l'origine de l'Académie Pontificale Ecclésiastique qui, lors de son troisième centenaire fêté le 26 avril 2001, ne manqua pas de le rappeler lors de la solennelle célébration en la basilique Saint-Pierre du Vatican.

Le père Sebastiano ne s'arrêta pas, même aux derniers jours de son existence, malgré la maladie. Le 24 janvier, il avait fait la prédication aux moniales de Sainte-Croix, puis tout de suite après s'était rendu à la prison pour assister un condamné à mort ; il courut vite à la maison pour être à l'heure au Salut du Saint-Sacrement et s'agenouilla dans l'église, puis passa immédiatement dans les couloirs froids de l'Oratoire pour participer aux exercices de la communauté ; fiévreux, il célébra quand même la Messe le lendemain 25, et écouta la confession de nombreux pénitents, mais fut contraint de s'aliter ; il passa ses derniers jours à recevoir continuellement ceux qui voulaient se confesser ou simplement lui rendre une visite amicale, et rendit l'esprit le 30 janvier 1710, vers huit heures du matin.

Toute la ville de Turin voulut revoir encore une fois, ce prêtre qu'on avait vu pendant soixante ans parcourir toutes les rues et les places de la ville, catéchisant et faisant tout le bien possible.

Sebastiano Valfrè fut béatifié en 1834.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 00:00

Sebastianus

† 288

 

Sebastianus (Sébastien) naquit soit à Narbonne soit à Milan, suivant les interprétations. D’autres pensent que son père était de Narbonne, et sa mère de Milan.

Ces parents chrétiens élevèrent leur fils dans la fidélité au Christ.

Vers 283, sous l’empereur Carinus, Sébastien s’enrôla dans l’armée, non pas par amour de la carrière des armes, mais pour avoir la possibilité d’approcher plus commodément les Chrétiens persécutés.

Les Chrétiens qu’il put ainsi assister en 284 furent les saints Marcus et Marcellianus (cf. 18 juin), leurs parents Tranquillinus et Marcia ; le greffier du tribunal, Nicostrate et sa femme Zoe, qui se convertirent après que Sébastien ait guéri Zoe de son mutisme par le signe de la croix ; le geôlier Claudius avec toute une cohorte de prisonniers qui reçurent le baptême ; le gouverneur de Rome, Chromace et son fils Tiburce (cf. 11 août) ; également Castulius (cf. 26 mars). Certains autres martyrs n’ont pas été retenus dans le Martyrologe.

A la fin de l’année 284, l’empereur Dioclétien, ignorant tout de cette belle activité de Sébastien, le nomma capitaine de la garde prétorienne.

De son côté, le pape Caïus conféra le diaconat aux deux Marcus et Marcellianus, et le sacerdoce à leur père Tranquillinus ; en outre il nommait Sébastien «glorieux défenseur de l’Eglise».

En 286, la persécution s’accentua et tous les Chrétiens dont il était question plus haut furent tour à tour exécutés.

De retour à Rome, Dioclétien apprit les «méfaits» de son centurion Sébastien et le convoqua au tribunal, pour lui reprocher son «ingratitude» et son «impiété». Mais Sébastien protesta de sa fidélité à remplir tous ses devoirs et aussi de sa piété envers Dieu pour demander la prospérité de l’empire.

Vexé de cette franchise, Dioclétien ordonna à ses archers de percer Sébastien de leurs flèches. Ils le laissèrent pour mort, mais Sébastien respirait encore et guérit, pieusement soigné par une sainte femme, Irène, la veuve de Castulius, martyrisé l’année précédente.

Bien déterminé à protéger les Chrétiens, même au risque de sa vie, Sébastien se présenta sur le chemin de Dioclétien, tout surpris de le voir debout devant lui. Sébastien s’adressa à l’empereur : Si tu veux vivre en paix, cesse de répandre le sang des innocents.

L’empereur ordonna alors d’assommer le glorieux centurion Sébastien à coups de bâton et de jeter son corps dans l’égout. 

Peu de jours après, Sébastien apparut à une certaine Lucina, lui révélant où était son corps.

Saint Sébastien est un des Martyrs les plus illustres de Rome. La basilique d’abord nommée «des Saints Apôtres», construite au 4e siècle sur la Via Appia, s’appela ensuite Saint-Sébastien-hors-les-Murs, quand on y reporta les restes du Martyr.

Les Carabinieri italiens ont pris saint Sébastien comme patron ; de plus, il est invoqué contre le fléau de la peste, depuis qu’on porta en procession ses reliques lors d’une épidémie de peste à Rome (680), qui cessa immédiatement. De même à Milan en 1575 et à Lisbonne en 1599, où le saint Martyr fut invoqué avec succès.

D’après Collin de Plancy, on conserve «cinq bras» authentiques de s.Sébastien en différentes villes de France ; ce seront sans nul doute cinq parcelles ;  on recense aussi, écrit-il, une foule de pièces détachées (sic) en maintes villes d’Europe.

Saint Sébastien est fêté le 20 janvier.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 00:00

Smeralda (Eustochia) Calafato

1434-1485

 

Smeralda (Emeraude) naquit à Messine (Sicile) en la fête de l’Annonciation du Seigneur, le 25 mars 1434, quatrième des six enfants de Cofino Calafato et Mascalda Romano.

Cofino gagnait sa vie modestement avec son petit bateau en transportant des marchandises. Mascalda était une maman très chrétienne, pleine d’enthousiasme pour la réforme franciscaine appuyée par saint Bernardin de Sienne (v. 20 mai), par saint Giovanni de Capestrano (v. 23 octobre), par saint Giacomo de la Marche (v. 28 novembre).

Un événement particulièrement marquant frappa la jeune Smeralda : elle n’avait que onze ans, lorsqu’elle fut promise à un riche parti. Le mariage était prévu, mais le fiancé mourut subitement en 1446. La petite fille ne fut pas insensible à l’épreuve, mais ce fut pour elle une occasion de monter encore plus haut dans son désir de vivre avec l’Epoux des vierges. A quatorze ans, elle était fermement décidée à se consacrer à Dieu.

Le papa s’y opposait farouchement et proposa plusieurs autres candidats à sa fille, qui les refusa tous. Le conflit n’était pas apaisé, que le papa mourut brusquement durant un de ses voyages en Sardaigne.

A cette même époque, le mouvement franciscain de l’Observance fut très appuyé et encouragé par l’évêque d’Agrigente, Matteo Guimerà (cf. 7 janvier). Un premier monastère fut fondé justement à Messine. La jeune épouse Mascalda, qui avait dix-huit ans, s’engagea bientôt dans le Tiers-Ordre franciscain, entraînant par son exemple la jeune Smeralda. 

Cette dernière entra parmi les Clarisses à la fin de l’année 1449, alors qu’elle n’avait pas encore seize ans, et prit le nom de Eustochia. 

On put dire d’elle qu’elle fut parfaitement exemplaire, par sa vie intérieure, son esprit de mortification, l’assistance aux malades, la méditation de la Passion du Christ. 

Toutefois, l’abbesse se laissait aller à un certain relâchement et Eustochia, avec d’autres Consœurs, en vint à vouloir fonder un nouveau monastère, fidèle à la stricte Observance franciscaine.

Elle en obtint l’autorisation pontificale. Non sans de nombreuses difficultés (et cette brève expression couvre tout ce qu’on peut imaginer d’obstacles divers : contradictions, oppositions internes et externes, travaux, dépenses…), Eustochia obtint un ancien hôpital transformé en couvent, où elle s’installa avec une ancienne Consœur (Iacopa Pollicino), sa propre sœur Mita (Marguerite) et une nièce, auxquelles se joignirent bientôt d’autres femmes.

Mais on dut bientôt évacuer le couvent, et se réfugier dans un autre bâtiment du quartier Montevergine, en 1464. De nouveau les travaux, dépenses, privations, soucis… Mais Eustochia donnait surtout l’exemple de la méditation de la Passion du Christ, de l’amour des vertus jusqu’à l’héroïsme. Elle entraînait ses cinquante Religieuses dans un élan d’amour inconditionné pour Jésus-Christ et l’Eglise.

Eustochia mourut le 20 janvier 1485. Des phénomènes extra-ordinaires qui se manifestèrent dès sa mort, produisirent tout de suite un grand mouvement de piété envers elle. Une biographie fut bientôt rédigée. 

 

La cause de béatification fut cependant interrompue. Trois siècles après la mort d’Eustochia, le culte fut approuvé ; cinq siècles après sa mort, en 1985, ont été proclamées «héroïques» ses vertus, et Eustochia a été canonisée en 1988.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 00:00

Suzanne Androuin

1757-1794

 

Suzanne était née le 16 mars 1757 à Saint-Lambert-du-Lattay (Maine-et-Loire). 

Elle était célibataire, comme ses deux sœurs ou cousines, Gabrielle et Perrine, martyrisées le même jour.

 

 

Se reporter à la notice : Avrillé (Martyrs d’)-1er février.

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 00:00

Shichizaemon (N…) 

 ?-1629

 

Ce laïc japonais marié, dont on n’a pas retenu le prénom, ni la date de naissance, était né à Shindōgadai, actuelle Shimo Hanazawa (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Il fut massacré en haine du Christ avec son épouse Magdalena et leurs deux petites filles à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 00:00

Shichizaemon (NX…) 

 1624-1629

 

Cette petite fille japonaise de cinq ans, était née vers 1624 à Shindōgadai, actuelle Shimo Hanazawa (Yonezawa, Yamagata, Japon).

Elle fut massacrée en haine du Christ avec ses parents, N… Shichizaemon et Magdalena, ainsi que sa petite sœur de trois ans, à Okusanbara (Yonezawa), le 12 janvier 1629.

 

 

Voir la notice : Japonais Martyrs 1622-1639

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