Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !

Mykyta Budka
1877-1949
Mykyta (ou Nykyta : Nicétas) naquit le 7 juin 1877 à Dobromirka, (Zbarazh, Galicie, alors dans l’empire austro-hongrois, dans la région de Ternopil).
Après son diplôme à l’école supérieure de Ternopil (1897), il servit dans l’armée autrichienne puis étudia le droit à Lviv.
En 1902, il étudia la théologie à l’université d’Innsbruck (Autriche) et fut ordonné prêtre à Lviv en 1905, pour l’Eglise catholique de rit oriental.
De 1907 à 1909, il étudia encore à Vienne et obtint le doctorat en théologie.
De retour à Lviv, il y fut préfet du Grand séminaire.
En 1912, il fut nommé évêque titulaire de Patar et envoyé à Winnipeg (Canada) comme premier évêque pour les Ukrainiens émigrés. On donne à cet évêque le titre d’exarque apostolique.
La mission de l’exarque était immense : cent cinquante-mille Ukrainiens étaient éparpillés sur toute la surface du Canada, de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique. Il organisa les paroisses, fit construire des églises, des écoles.
Il se montra un défenseur acharné de l’autonomie des Ukrainiens par rapport à la hiérarchie latine, et s’opposa vigoureusement à l’action missionnaire parmi ses ouailles, de la part des Eglises orthodoxe ou protestante.
En plus, il soutenait le mouvement patriotique nationaliste ukrainien et, bien avant le déclenchement de la guerre mondiale, il exhortait les réservistes ukrainiens à rapatrier pour combattre dans les rangs autrichiens ; mais comme l’Autriche se trouva en guerre contre le Canada, les autorités canadiennes confinèrent les Ukrainiens au Canada durant toute la guerre.
Ayant résilié sa place, il fut évêque auxiliaire de Lviv en 1929. La Galicie était encore polonaise, mais passa sous le contrôle de l’Union soviétique après la seconde guerre mondiale, et Mgr Budka alors se montra fermement opposé au gouvernements communiste, ainsi qu’à la séparation de l’Eglise Ukrainienne de Rome.
C’est pourquoi il fut arrêté le 11 avril 1945, ainsi que d’autres évêques, par les services du NKVD et condamné à huit ans de prison.
En réalité, il mourut dans le camp de concentration de Karaganda (République de Kazakhstan), suite aux mauvais traitements, au froid, à la faim, aux tortures et au travail exténuant.
On conserve le 28 septembre 1949 pour son dies natalis, qui cependant pourrait être le 1er ou le 6 octobre suivant.
Il se peut même qu’on ait abandonné son corps aux animaux sauvages de la forêt environnante.
Mgr Budka fut béatifié en 2001.