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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 23:00

18 MAI

 

III.

S Venantius, martyr de quinze ans, mal connu, honoré à Camerino ; il aurait été suspendu par les pieds pendant plusieurs jours au-dessus d’un grand brasier, puis décapité.IV.

Ss Theodotus et sept vierges, martyrs à Ancyre ; il avait recueilli les reliques des vierges Thecusa, Alexandra, Claudia, Phaina, Euphrasia, Matrona et Iulitta, et fut décapité.

S Dioscorus, lecteur, martyr à Cynopolis.

S Felix, martyr à Split.

S Potamon, prêtre martyrisé en Alexandrie avec deux autres : Ortasius et Serapion

S Potamon, évêque à Héraclée, martyr, victime des ariens ; dans une première persécution, on lui avait crevé un œil et coupé une paupière.

VI.

S Jean Ier, pape (523-526) ; suite aux travaux de Denys le Petit il fixa la date de Pâques, prépara le travail de s. Grégoire le Grand pour le chant liturgique, affirma la primauté romaine en couronnant l'empereur Justin à Byzance, ce qui lui valut l’emprisonnement à son retour en Italie, par le roi arien, et il mourut d’épuisement dans sa geôle. 

XII.

B Burchard, curé à Beinwil.

S Eric IX, surnommé le Législateur, roi de Suède ; il contribua à l’évangélisation des Suédois et des Norvégiens, et fut martyrisé au sortir d’une messe ; patron de la Suède jusqu’au XVIe siècle.

XIV.

B Guillaume de Naurose, ermite de Saint-Augustin près de Toulouse.

XVI.

S Felice Porri de Cantalice, italien, devenu frère convers capucin après avoir échappé miraculeusement à un accident, quêteur, ami de s. Filippo Neri ; son exclamation favorite était Deo gratias ! il eut une vision de la Vierge Marie en mourant.

XIX.

S Son Cha-sŏn Thomas, laïque coréen, martyr, canonisé en 1984 et fêté le 20 septembre.

XX.

Bse Maria-Magdalena Merten (Blandina, 1883-1918), ursuline allemande, béatifiée en 1987. 

Bx Stanisław Kubski (*1876), prêtre diocésain, et Jan Marcin Oprządek (*1884), franciscain, martyrs polonais gazés à Hartheim, après avoir séjourné à Dachau, en 1942 et béatifiés en 1999.

Venantius de Camerino

3e siècle

 

Les critiques historiens n’attribuent pas une grande valeur aux Actes du martyre de ce Saint. Il est vrai que, parfois, cette littérature contient des éléments d’un caractère tellement extraordinaire, mais aussi tant de fois répétés en d’autres récits, qu’on peut se poser la question de savoir qui, et quand, écrivit ces lignes.

L’histoire de saint Venant appartient à ce genre-là. Mais on trouvera tout de même ici un résumé de son martyre, dont les éléments reposent certainement au moins sur quelques détails authentiques.

La ville de Camerino se trouve en Italie, dans la province des Marches, mais non loin de la célèbre Assise. Là sévissait au 3e siècle un préfet païen nommé Antiochus. La persécution de l’empereur Dèce (250) faisait ses ravages dans les rangs des chrétiens, mais notre Venantius, avec ses quinze ans, n’avait pas d’autre ambition que de rester fidèle à son idéal chrétien.

On le recherche et on l’arrête, on le menace, rien ne le fait fléchir ; on le fait flageller, on l’attache par les pieds et on allume un grand feu qui dégage une épaisse fumée pour l’asphyxier : il en sort indemne, provoquant la conversion des badauds et même des persécuteurs.

On le jette en prison, où les tourments continuent : charbons brûlants sur la tête, dents et mâchoires brisées, abandonné dans une fosse à purin puis exposé à cinq lions affamés. A chaque fois, l’Ange de Dieu le libère et le sauve.

Remis en prison, il guérit une foule de malades qu’on lui amène, et qu’il convertit au Christ.

Exaspéré, le préfet de la ville le fait jeter au bas des murs, mais il se relève indemne., chantant les louanges du Tout-Puissant.

On le ligote et on le traîne par toute la campagne, mais c’est encore Venantius qui fait surgir une fontaine pour désaltérer les pauvres soldats qui n’en peuvent plus. A chaque prodige, beaucoup se convertissent.

Finalement, avec dix autres chrétiens dont on ignore les noms, Venantius est décapité ; sa vie humaine n’aura duré que quinze années, mais il entre victorieux dans la vie éternelle.

Le culte de saint Venantius fut extrêmement répandu, de même que ce jeune martyr suscita une abondance de production artistique de tous genres. Quoiqu’il ne soit plus mentionné au Martyrologe, ce jeune martyr reste localement fêté le 18 mai. 

 

 

Theodotus d’Ancyre

et sept Vierges : Thecusa, Alexandra, Claudia, Phaina, Euphrasia, Matrona, Iulitta

† 303

 

Chrétien à Ancyre (actuelle Ankara, Turquie), Theodotus tenait ce qu’on appellerait un bar, dont il vivait chichement.

Il devait sa conviction chrétienne à une sainte femme, Thecusa, sa tante, et pratiquait toutes les saintes vertus envers tous, de n’importe quelle origine ou appartenance qu’ils fussent.

Lors de la nouvelle persécution de 303, Theodotus ne diminua en rien ses préoccupations envers le prochain, visitant les Chrétiens arrêtés en prison, leur apportant des vivres et des encouragements à la persévérance.

Là-dessus, les persécuteurs arrêtèrent Thecusa et six autres saintes femmes, toutes septuagénaires, qu’on força à se mêler à un défilé grotesque, où l’on portait solennellement deux statues païennes, Diane et Minerve, pour aller les «purifier» dans un étang voisin.

Parvenues à l’endroit, les saintes femmes se virent invitées à devenir les prêtresses de ces divinités païennes (et, bien sûr, à se prostituer). Sur leur net refus, on leur attacha une grosse pierre au cou et on les précipita dans l’étang.

Theodotus vit alors en songe sa tante Thecusa, qui l’informa de l’événement. Réveillé, il se décida sans attendre à aller retrouver ces corps, qu’il repêcha, non sans peine, on l’imagine. Un cousin de Thecusa l’aida dans sa besogne et les corps furent dignement ensevelis. Mais le cousin, arrêté à son tour, subit la flagellation et céda, avouant qui avait sorti de l’eau les corps des Martyres, et où ils se trouvaient ensevelis. Les païens se précipitèrent à l’endroit, déterrèrent les corps et les brûlèrent.

On n’arrêta pas Theodotus : il se présenta spontanément au gouverneur, qui lui proposa d’abord de grands honneurs, jusqu’à être pontife d’Apollos, à condition, bien sûr, d’apostasier et de sacrifier aux dieux païens. 

Theodotus répondit courageusement en réaffirmant sa foi et son inébranlable décision de rester fidèle au Christ. Il fut très durement torturé et, quand les soldats eux-mêmes furent lassés de le frapper, laissé dans sa prison. Quelques jours plus tard, on le tortura de nouveau avant de le décapiter.

Jeté au feu, le corps ne se consuma pas. Un prêtre de passage réussit à tromper les soldats qui montaient la garde et chargea le saint corps sur son âne. Le prêtre feignit de laisser partir la bête, qui alla s’arrêter plus loin, là où manifestement il fallait enterrer le Martyr. On y construisit une chapelle.

D’après le Martyrologe, les sept Vierges martyres étaient, outre Thecusa : Alexandra, Claudia, Phaina, Euphrasia, Matrona et Iulitta.

Le martyre des ces Vierges semble avoir eu lieu le 18 mai 303 (ou 304), et donc celui de Theodotus aurait eu lieu plutôt «dix-neuf jours plus tard», d’après un manuscrit ancien, soit le 7 juin, jour où les Grecs le fêtent en effet.

Le Martyrologe commémore cependant et les Vierges et Theodotus le 18 mai.

 

Nota. Actuellement, le Martyrologe ne mentionne plus un autre groupe de sept vierges martyres qui se trouvaient auparavant au 20 mars. 

Leur mention comportait d’étranges similitudes avec le groupe ci-dessus. Les sept noms étaient : Alexandra, Claudia, Euphrasia, Matrona, Iuliana, Euphemia, Theodosia. En outre, la localité était Amide, une ville de Paphlagonie (actuelle Turquie, nord).

Des confusions se sont souvent produites dans la rédaction des manuscrits. On aura pu transformer amita (tante) en Amide, Theodotus en Theodosia, Phaina en Euphrasia.

Ces sept vierges auraient été martyrisées une soixantaine d’années plus tôt que celles dont on parlait plus haut ; elles étaient accompagnées aussi par une certaine Derphutha et sa sœur. 

Apparemment, on a trouvé davantage de certitudes pour les faits du premier groupe, fêté le 18 mai, mentionné au Martyrologe.

Peut-être que tel rédacteur aura voulu donner plus d’importance à cette Derphutha, du reste inconnue par ailleurs, en lui adjoignant tout un groupe de Compagnes.

 

 

Dioscorus de Cynopolis

† 303

 

Dioscorus était le fils d’un lecteur à Cynopolis (peut-être Hardaï, auj. Sheikh Fadel, Egypte).

Dès le début de la persécution de Dioclétien, on soupçonna sa complicité avec son père pour cacher les livres liturgiques. Il fut arrêté et traduit devant le gouverneur d’Alexandrie. Les Actes de son procès sont authentiques.

Durant l’interrogatoire, le président du tribunal ordonna de brûler Dioscorus avec trois fers rougis au feu. Dioscorus n’en ressentit aucun effet ; mieux, les bourreaux constatèrent, avant d’appliquer le troisième fer, que le corps de Dioscorus était comme recouvert de rosée.

Une des magnifiques réponses de Dioscorus : Je suis venu ici de grand cœur afin que, même si j’ai péché un peu dans ma jeunesse, cela soit purifié dans le siècle à venir.

Un moment plus tard, le juge fit suspendre Dioscorus et lui poser sur le corps deux lampes brûlantes. Dioscorus demanda à Dieu qu’Il ouvrît les yeux des bourreaux : effectivement, ceux-ci virent une grande lumière et retirèrent les lampes.

Le juge ordonna de lui arracher la barbe petit à petit, de l’étendre et de le flageller, enfin de le décapiter.

Ce devait être vers 303.

Saint Dioscorus de Cynopolis est commémoré le 18 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Felix de Spalato

† 305

 

Ce Martyr reçut la couronne de son combat au début du 4e siècle.

Spalato (Dalmatie) est aujourd’hui Split (Croatie).

C’est sans doute par erreur qu’on en a parfois fait un évêque d’Epetium, (auj. Stobreč, Croatie), qui n’a jamais été un siège épiscopal.

Saint Felix de Spalato est commémoré le 18 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Potamon, Ortasius et Serapion d’Alexandrie

† 305

 

Potamon, Ortasius et Serapion étaient trois prêtres d’Alexandrie d’Egypte.

Ils furent martyrisés en Alexandrie, vraisemblablement au début du 4e siècle et sous Dioclétien, puisque la paix allait être accordée aux Chrétiens à partir de 313.

Saint Potamon d’Alexandrie, avec ses deux Compagnons, est mentionné dans le Martyrologe Romain, le 18 mai.

 

 

Potamon d’Héraclée

† 341

 

Potamon fut évêque d’Héraclée ou plutôt Heracléopolis Magna (Egypte) ; il y a huit villes Héraclée mentionnées dans l’Antiquité, de l’Italie à l’Asie Mineure.

Sous l’empereur Maximin II († 313), il avait eu l’œil droit crevé et la paupière gauche coupée.

En 325, il prit part au concile de Nicée.

En 335, il était au concile de Tyr et prenait hardiment la défense de s.Athanase (v. 2 mai) contre les ariens.

Quelques années plus tard, les ariens s’en prirent à lui à nouveau et le rouèrent de coups. L’évêque mourut de ses blessures.

Ce devait être vers 341.

Saint Potamon d’Héraclée n’est pas mentionné dans le Martyrologe Romain, sans doute «effacé» par un autre Potamon, martyr, plus connu (v. 18 mai).

 

 

Jean Ier

? - 526

 

Jean, fils de Constantius, naquit en Toscane, et vint à Rome pour ses études.

Il était cardinal-prêtre et archidiacre au moment de la mort du pape Hormisdas (523) et fut élu sur le siège de Saint-Pierre ; c’était le cinquante-troisième pape.

A Rome, il s’occupa de plusieurs cimetières et basiliques, et ordonna quinze évêques.

Une décision importante de ce pontificat fut la ratification des calculs du moine Denys le Petit, et de l’établissement de la date de la fête de Pâques, d’où il résulta le cycle pascal tel que nous l’observons encore maintenant. Jusqu’à cette date, la chrétienté suivait l’ère de Dioclétien, tandis que Denys compta les années à partir de la naissance de Jésus-Christ. 

Les savants ont contesté et contestent encore ce calcul, démontrant que le Sauveur est né en réalité quelques années avant la date calculée par Denys le Petit. Disons que si l’on arrive à préciser avec certitude absolue cette date, il sera impossible matériellement de revenir sur toutes les datations qui se sont effectuées depuis : il faudrait corriger toutes les éditions du monde entier.

Continuant l’œuvre d’autres papes, Jean Ier prépara le travail de saint Grégoire le Grand concernant le chant grégorien.

Mais l’événement important qui précipita la fin de ce pontificat, fut l’opposition qui s’éleva entre l’empereur (orthodoxe) d’Orient et le roi (arien) d’Italie.. Tous deux avaient - pour différents motifs - un grand respect pour le pape : l’empereur, parce qu’il était anti-arien ; le roi, parce qu’il avait un saint respect pour la personne du Pontife.

Mais le roi (Théodoric) s’opposa à la décision de l’empereur (Justin) de vouloir reprendre aux ariens les églises prises aux catholiques. Théodoric, y voyant probablement un désir de l’empereur d’établir son autorité en occident, força le pape à aller trouver l’empereur à Costantinople pour en obtenir de revenir sur son édit.

Le pape céda (ou fut obligé de le faire) et quitta Rome ; c’était la première fois qu’un pape s’éloignait de la Ville. Arrivé à Constantinople, il fut reçut avec beaucoup d’honneur par l’empereur (qui se fit re-couronner par lui) ; même le patriarche céda la place d’honneur au pape lors de la célébration de Noël (525).

Théodoric fut informé de tout cela et fut très irrité de ce que le pape n’ait pas obtenu ce qu’il voulait, de sorte qu’il fit arrêter et enfermer Jean Ier à Ravenne lors de son retour, avec ceux de sa suite : tous moururent de faim et d’épuisement dans cette geôle.

Jean Ier succomba le 18 mai 526 et fut honoré du titre de martyr. 

C’est saint Félix IV qui lui succéda.

Erik  de Suède

† 1160

 

Les origines d’Erik sont quelque peu incertaines. Il serait fils d’un noble nommé Jedward (Edward) - d’où son nom de Erik Jedvardsson - et de Cécilia, fille du roi suédois Blot-Sven, mais cette descendance apparaît douteuse pour les historiens. On suppose qu’il était plutôt un noble personnage, d’une province christianisée, non soumise au roi de Suède.

On pourrait ainsi supposer que, en opposition au roi païen Blot-Sven, une conspiration lui aurait préféré un roi chrétien et aurait acclamé roi notre Erik, vers 1156 ; ce choix en faveur d’Erik serait dû à son mariage avec la princesse danoise Kristina.

De cette union naquirent quatre enfants : Knut (qui succédera à son père), Filip, Katarina, Margareta.

Erik dut rapidemant faire face à un rival, Karl, fils du roi Sverker Ier de Suède, lui aussi acclamé roi vers 1156.

Chrétien, le nouveau roi Erik IX voulut propager le christianisme dans la Finlande voisine, encore païenne. Cette «croisade» lui paraissait aisée, mais il rencontra une résistance assez farouche et ne put «conquérir» que quelques localités sur la côte ; l’évêque André, qui l’accompagnait dans son expédition, mourut assassiné. On a un témoignage du pape Alexandre III (1159-1181), qui regrette que les Finnois promettent de se convertir quand ils sont menacés par l’armée, mais retournent au paganisme quand le «danger» est écarté.

Dans son pays, Erik s’occupa avec grand zèle de la juste administration de la Suède, protégeant et favorisant l’expansion du culte chrétien par la construction d’églises.

Il eut à cœur de promulguer une législation en faveur des droits des femmes.

Ce règne prometteur s’acheva rapidement. En mai 1160, Erik assistait à l’office divin, lorsqu’on l’avisa que les troupes danoises envahissaient le pays et s’approchaient. Il entendit la messe jusqu’à la fin et enfourcha ensuite sa monture pour marcher avec ses troupes contre l’envahisseur, le prince danois Magnus Henriksson. A la bataille d’Ostra-Aros, sur l’emplacement de l’actuelle Upsal, Erik tomba, percé de coups.

C’était le 18 mai 1160, jour de l’Ascension.

Erik IX fut de tous temps honoré pour ses vertus, ses mœurs austères et sa mort héroïque. Jusqu’à la Réforme du XVIe siècle, il fut reconnu comme le patron de la Suède.

Avec le titre de martyr, saint Erik IX de Suède est inscrit au Martyrologe le 18 mai.

 

 

Burchard de Beinwil

1100-1192

 

Burchard est un prénom germanique qui fut porté par plusieurs saints personnages, évêques ou abbés. Mais celui dont on va parler n’est pas de ceux-là.

Il naquit vers 1100, non loin de l’abbaye suisse de Mury (Aargau).

Prêtre, il fut nommé curé de Beinwil, une paroisse proche de la même abbaye, sur le Lindenberg.

Quoiqu’on ne sache presque rien sur lui, sinon qu’il administra sa paroisse avec beaucoup de zèle pastoral - ce qui est déjà très méritoire -, on rapporte qu’il aurait un jour redonné la vie à une grue.

L’oiseau avait été dressé par le prêtre et savait lui exprimer à sa façon beaucoup de choses. La grue lui fit comprendre les méfaits d’une famille, qui résolut alors de tuer la bête pendant son absence. A son retour, Burchard fut étonné de ne pas recevoir le salut de son cher animal, qu’il retrouva mourant (ou déjà mort) ; alors il lui rendit la vie.

Une autre fois, appelé au chevet d’une mourante, et parvenu quelques instants après la mort de celle-ci, il la «réveilla» pour lui administrer l’Onction des Malades.

Burchard serait mort le 18 mai 1192 (ou même seulement 1200).

On ne sait rien de plus sur lui, mais de nombreux miracles se produisirent à son tombeau. 

En 1506, un document officiel parle de Saint Burchard.

On le mentionnait autrefois au 20 août, jour où l’on fête s.Burchard, évêque de Worms, avec lequel il semble avoir été confondu.

Saint Burchard de Beinwil est commémoré le 18 mai dans le Martyrologe Romain, qui cependant lui donne le titre de Bienheureux.

 

 

Guillaume de Naurose

1297-1369

 

Il est regrettable que les maigres détails concernant Guillaume de Naurose soient simplement répétés d’une source à l’autre, sans informations plus approfondies.

Guillaume était né vers 1297 à Toulouse, dans une famille noble.

Entré vers 1316 dans l’Ordre des Augustins, il fut envoyé à Paris pour approfondir la théologie et reçut le sacerdoce.

De retour au monastère de Toulouse, il acquit une grande réputation de prédicateur, mais aussi pour sa charité envers les pauvres.

Il ne cessait de «prier, contempler, parler de Dieu». Il semble qu’il ait été favorisé d’extases et qu’il ait exercé plusieurs fois des exorcismes.

Il mourut le 18 mai 1369 et son culte fut confirmé en 1893.

 

 

Felice Porri de Cantalice

1515-1587

 

Né vers 1515, Felice (Félix) rendit vraiment heureux ses parents, d’humbles laboureurs de Cantalice (Rieti, Latium, Italie centrale).

Il montra dès son enfance une grande piété, pratiquant, malgré les pénibles travaux des champs, une rigoureuse mortification , et montrant d’extraordinaires vertus d’humilité et de douceur.

Il échappa à la mort alors que la charrue traînée par les bœufs lui passa sur le corps, déchirant ses habits mais le laissant indemne. Il vit là une indication providentielle à ne pas différer le projet qu’il avait formé de se donner à Dieu, et entra en 1544 comme frère convers ches les Capucins de Anticoli di Campagna (auj. Fiuggi).

En 1545, il émit la profession religieuse.

Jusqu’en 1547, il fut dans les couvents d’Anticoli, Monte San Giovanni, Tivoli et Palanzana (Viterbe).

De 1547 à sa mort, il fut chargé de quêter à Rome ; les dernières années de sa vie, il quêtait le pain, le vin et l’huile, qu’il partageait ensuite entre son couvent, les pauvres et les familles ruinées.

A Rome aussi, il fut un grand ami de Filippo Neri (v. 26 mai) ; tous deux se souhaitaient surnaturellement d’endurer les plus atroces supplices pour la gloire de Jésus-Christ.

Felice ne dormait que deux heures par nuit ; quand il ressentit de violentes douleurs au ventre, il les appela ses faveurs du ciel et ses roses du paradis, chantant des cantiques pour les calmer.

Il n’omit pas d’opérer les miracles dont Dieu lui avait confié le don ; il guérit beaucoup de bébés et d’enfants, au point qu’on le surnomma le Saint des Enfants.

Particulièrement, il apporta la guérison d’un élevage de vers à soie contaminés, en y introduisant des feuilles trempées dans l’eau (ce qu’il ne faudrait surtout pas faire en temps normal) ; les vers se multiplièrent, et Felice fut désormais choisi comme le saint Patron des éleveurs de vers à soie.

Il disait que son sac (qui contenait tant de choses, comme on l’a dit) ne lui pesait pas ; un jour que des coquins y introduisirent une pièce de monnaie, Felice se mit à crier, n’en pouvant plus de porter ce sac si lourd, assurant que le diable s’y était introduit.

Il marchait toujours pieds nus, refusant toujours les chaussures, même en hiver. Ses pieds étaient tout craquelés et on le vit plusieurs fois chez le cordonnier, occupé à recoudre ses talons crevassés ; mais après sa mort, ses pieds apparurent absolument sains et sans aucune cicatrice.

Pendant ces quarante années romaines, Felice édifia tous ceux qui le voyaient par son recueillement et son affabilité, profitant de la nuit et des jours de fête pour aller voir les malades et les pauvres ; partout il semait la paix et la charité par son exclamation favorite : Deo gratias !

Il tomba malade à la fin du mois d’avril 1587 et mourut le 18 mai suivant, ravi de joie par une vision de la Sainte Vierge.

Après la  mort, un mystérieux liquide suinta du corps de Felice, dont on se servit pour guérir des malades.

Un premier procès en vue de la canonisation fut achevé dès l’année de la mort, mais la béatification ne fut proclamée qu’en 1625 et la canonisation en 1712. 

 

 

Son Cha-sŏn Thomas

(Son Ja-seon Tomaseu)

1838-1866

 

Né en 1838 (ou à peu près, car il est difficile de concilier plusieurs sources), à Hongsŏng (ou Deoksan) (Ch’ungch’ŏng, Corée), Tomaseu (Thomas) était d’une famille catholique qui avait déjà eu ses martyrs.

Au moment de la persécution de 1866, Tomaseu persévérait dans la foi, conservait ses habitudes chrétiennes, avec son épouse. Jamais il n’omettait la prière du matin et du soir.

Peu de jours après l’arrestation de Mgr Daveluy (v. 30 mars), la police fit irruption dans son village, le 11 mars 1866, détruisant les propriétés des habitants catholiques. Ceux-ci présentèrent de légitimes plaintes auprès du gouverneur de district, qui promit des réparations.

Tomaseu se présenta personnellement au gouverneur dans le même but : le gouverneur lui demanda alors de renier sa foi. Tomaseu répondit : J’ai bien un peu peur de mourir, mais j’ai encore plus peur de renier Dieu.

On l’arrêta sur place et on le soumit à des tortures. On le suspendit par les pieds et on le battit violemment. On lui enfila des ordures dans la bouche. Tout cela ne réussit pas à lui faire abandonner sa foi.

Ses plaies étaient si profondes, qu’il faillit en mourir. Les prisonniers essayèrent de le soigner comme ils purent, sans grande efficacité. Tomaseu leur dit : Jésus et Marie vont venir soigner mes plaies. Or, peu de jours après, les plaies étaient miraculeusement guéries.

Le gouverneur de Tŏksan envoya Tomaseu à la prison de Haemi. Nouvelles tortures. On lui tordit et on lui brisa les jambes. Le gouverneur le força à mordre la chair de ses propres mains. Tomaseu resta ferme dans sa foi. Finalement, on l’envoya au gouverneur de Kongju, pour le condamner à mort.

L’oncle de Tomaseu, lui, avait apostasié, et suggérait à son neveu d’en faire autant, mais Tomaseu ne l’entendait pas de cette oreille. Pas un moment il n’abandonna ses prières, ses jeûnes, ses mortifications, même en prison, car on était en période de carême.

Le gouverneur de Kongiu le fit battre jusqu’à perdre connaissance, sans obtenir le moindre changement. Pour en finir, il l’étrangla.

C’était le 18 mai 1866. Tomaseu avait environ trente-huit ans.

Tomaseu fut enterré dix jours après son martyre : on dit que son corps était resté sans corruption.

Il a été béatifié en 1968 et canonisé en 1984. Son dies natalis est au 18 mai, tandis que la fête de tous les Martyrs coréens est célébrée le 20 septembre.

 

 

Maria Magdalena Merten

1883-1918

 

Née le 10 juillet 1883 à Düppenweiler (Trèves, Sarre, Allemagne), Maria Magdalena était la neuvième des onze enfants d'humbles fermiers.

Après ses études locales, elle se diplôma comme institutrice à Marienau (Vallendar) (1902).

D'abord institutrice dans l'école laïque à Oberthal (Sarre) de 1902 à 1908, elle entra chez les Ursulines du Mont-Calvaire à Ahrweiler, voulant ainsi unir ses deux vocations à la vie religieuse et à l'enseignement. Sa sœur l'accompagna dans cette vocation.

Maria Magdalena y prit le nom de Blandina, mais même en Allemagne, on l'appela communément Blandine.

Elle fit la première consécration en 1910, puis la solennelle en 1913. 

De 1910 à 1916, à Saarbrücken puis à Trèves, elle se donna consciencieusement aux enfants qui lui étaient confiés, tout en menant une vie intérieure pleine de prière et de contemplation, particulièrement nourrie de la dévotion au Saint Sacrement.

Elle mourut de tuberculose à Trèves, le 18 mai 1918, à pas même trente-cinq ans.

Elle a été béatifiée en 1987. 

 

Le miracle retenu pour cette béatification, fut la guérison totale et durable d'une religieuse autrichienne, atteinte d'un mélanome.

 

 

Stanisław Kubski

1876-1942

 

Né le 13 août 1876 à Książ (Strzelno, Poméranie, Pologne) au sein d’une famille d’agriculteurs, Stanisław était le fils de Michał et Franciska.

Il étudia à Trzemesznie, Wągrowcu (où il passa son baccalauréat en 1897) : dans cette dernière école, les élèves avaient «fait grève» en 1906, en refusant de parler allemand.

Puis il entra au séminaire de Gnieźno.

Il fut ordonné prêtre en 1900.

Il fut successivement vicaire à Srem, curé à Gnieźno puis Inowrocław : cette église récente n’était pas encore consacrée ; il y installa l’image de Notre-Dame de Czestochowa. Puis il fut à nouveau à Gnieżno. Un de ses vicaires fut Alexei Sobaszek, futur martyr lui aussi.

C’est dans cette paroisse qu’il baptisa Jozef Glemp, futur cardinal.

Stanisław fut aussi aumônier de prison.

Le père Stanisław fut un pasteur zélé, qui s’occupa de tous les milieux de ses paroisses : enfants, jeunes, pauvres, ouvriers, artisans. Sa charité se déployait sans mesure, puisant sa force dans la dévotion au Saint-Sacrement.

Arrêté le 8 septembre 1939, il fut d’abord conduit à la caserne, les mains levées comme un brigand arrêté en flagrant délit. La nuit, il la passa à genoux dans la cour de la caserne.

On l’emmena à Dachau (où il porta le numéro 21878), puis à Büchenwald (21 novembre 1939) ; les tortures ne cessaient pas, il eut un bras cassé, mais il ne perdait pas sa sérénité et priait.

En mai 1942, désormais inapte au travail, il fut transporté à Hartheim, où les prisonniers subissaient des expériences pseudo-médicales, puis fut gazé à Linz (Autriche).

Sa mort est recensée au 18 mai.

Le père Stanisław a été béatifié en 1999.

 

 

Jan Oprządek

1884-1942

 

Né le 4 mars 1884 à Kościelec (Małopolskie, Pologne), Jan avait cinq frères et sœurs, enfants du couple très chrétien que formaient Stanislas et Juliana.

Après ses études primaires dans son village, il travailla comme ouvrier.

A vingt-huit ans, il entra chez les pères Capucins, au monastère Saint-Laurent Kazimierz de Cracovie (1912), où il prit le nom de Marcin (Martin).

Durant la Guerre mondiale, il fut enrôlé dans l'armée autrichienne.

En 1919, il reprit le noviciat, à Wrocław, puis revint à Cracovie où il fut portier.

Comme c'est l'habitude dans cet Ordre, il changea plusieurs fois de monastère : Przemysl, Lviv Konin, Wrocław, Kazimierz Dolny, de nouveau Wrocław.

Un an après le déclenchement de la Deuxième guerre mondiale, il fut arrêté dans le cadre des rafles de prêtres et religieux organisées par la Gestapo.

Il fut d'abord à Szczeglin (Poznan), puis Sachsenhausen (29 août 1940), puis Dachau.

On offrit aux plus âgés et aux handicapés la possibilité de choisir un camp “moins dur”, et le père Marcin (à qui il manquait un doigt à une main) crut ingénûment à cette proposition : en réalité, c'était pour transférer ces “malades” à Mauthausen ou Linz, en vue de les faire disparaître.

Ainsi, on les embarqua dans des wagons qui étaient de véritables chambres à gaz, et on les conduisit directement aux fours crématoires. 

Les autorités du camp annoncèrent que Marcin était décédé le 2 juin, mais il était mort déjà le 18 mai 1942.

Il a été béatifié en 1999.

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16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 23:00

Æmilianus de Vercelli
† 506

Æmilianus naquit vers 450 (ou peut-être même plus tôt), sans doute dans le Piémont (Italie NO).
On a dit, mais le fait est contesté, qu’il vécut quarante années comme ermite près de Sostegno.
Il monta sur le siège épiscopal de Vercelli vers 493, ou un peu plus tard, devenant ainsi le treizième titulaire de ce diocèse.
La ville de Vercelli, comme tant d’autres cités, avait été dévastée par les incursions des Ostrogoths de Theodoric, et l’évêque chercha à obtenir de lui des conditions de vie acceptables. En effet, les impôts furent réduits et beaucoup d’esclaves affranchis. Plus particulièrement, il obtint de Theodoric de construire un pont, pour faciliter le travail des habitants.
Emiliano participa au pénible concile romain de 503 où le pape Symmaque, «réhabilité» par les évêques présents, prit des mesures pour mettre fin au schisme de Laurentius. Même Theodoric y mit du sien, en prenant des dispositions pour éviter les interférences externes dans l’élection du pape et les désordres qui s’ensuivaient.
On sait aussi qu’Emiliano donna le voile à quatre vierges, Licinia, Leontia, Ampelia et Flavia.
Il mourut le 11 septembre, vers 506. Selon sa date de naissance présumée, on l’a dit centenaire.
On «oublia» son tombeau assez longtemps, même si la vénération de cet évêque se maintenait vivante. Le 17 mai 1181 cependant, l’évêque d’alors transféra les restes d’Æmilianus près du maître-autel, et c’est cette translation qui est maintenant retenue pour fêter Æmilianus.
Saint Æmilianus de Vercelli est donc commémoré le 17 mai dans le Martyrologe Romain.

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16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 23:00

17 MAI

 

?

S Adrion, martyr à Alexandrie.

S Victor, martyr à Rome.

Ss Heraclius et Pauusl, martyrs à “Nivedunum”, au bord du Danube en Scythie.

Ss Solochon, Pamphamer et Pamphalon, trois soldats martyrs à Chalcédoine.

III.

Ste Restituta, vierge et martyre à Carthage.

VI.

S Æmilianus, évêque à Verceil, qui serait mort centenaire.

XVI.

S Pascual Baylon, franciscain espagnol ; il fit tant de miracles que s. Roberto Bellarmino, lors du procès de canonisation, dira qu'on n'avait jamais rien vu de pareil ; il mourut le jour de la Pentecôte, au moment de l'élévation, le jour de ses cinquante-deux ans ; son amour pour l’Eucharistie en a fait le patron des Congrès Eucharistiques.

XVII.

Bx Ioachim Mine Sukedayū (sa femme Maria fut martyrisée le 28 février), Paulus Nishida Kyūhachi, Maria, Ioannes Matsutake Chōzaburō, Bartholomeus Baba Han’emon, Ludovicus Furue Sukeemon, Paulus Onizuka Magoemon, Ludovicus Hayashida Sōka, Magdalena Hayashida, Paulus Hayashida Mohyōe, laïcs japonais martyrs, béatifiés en 2008.

XIX.

S Baiduo Liu Wenyuan, catéchiste chinois exilé pendant vingt ans, étranglé, canonisé en 2000 et fêté avec ses compagnons le 9 juillet.

XX.

Ste Giulia Salzano (1846-1929), fondatrice des Sœurs catéchistes du Sacré-Cœur et dont la devise était : “A la plus grande gloire du Cœur de Jésus”, béatifiée en 2003, canonisée en 2010.

Bse Antonia Mesina (1919-1935), jeune fille sarde, très attachée à l’Eucharistie, à l’Action Catholique, martyre de la virginité ; son assassin se convertit et reçut les sacrements avant son exécution en 1937 ; béatifiée en 1987.

B Ivan Ziatyk (1899-1952), prêtre rédemptoriste ukrainien, martyrisé au goulag de Oserlag, béatifié en 2001 ; il mourut probablement plutôt en avril, "quelques jours après le Vendredi Saint".

Adrion d’Alexandrie

?

 

Adrion est un Martyr dont on ne connaît que le nom.

Saint Adrion d’Alexandrie est commémoré le 17 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Victor de Rome

?

 

Victor est un Martyr dont on ne connaît que le nom.

Saint Victor de Rome est commémoré le 17 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Heraclius et Paulus à Nivedunum

?

 

Heraclius et Paulus sont des Martyrs dont on ne connaît que le nom. 

De même la localité Nivedunum n’a pas été vraiment identifiée. Autrefois, on l’a confondue avec Nevers en Gaule (58), et dans l’actuel Martyrologe on la situe au bord du Danube en Scythie (act. Ukraine S).

Saints Heraclius et Paulus à Nivedunum sont commémorés le 17 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Restituta de Carthage

† 255

 

Le nom et le martyre de Restituta sont restés très célèbres, mais les documents authentiques manquent.

Restituta aurait été martyrisée à Carthage (Afrique proconsulaire, act. Tunisie) sous l’empereur Valérien et, après divers tourments, abandonnée sur une barque remplie de poix et d’étoupes, pour être brûlée en pleine mer.

Les flammes se retournèrent au contraire vers les bourreaux, et Restituta rendit alors son âme à Dieu.

La barque fut providentiellement poussée vers l’Italie et arriva à l’île d’Ischia, où les fidèles l’accueillirent avec grand respect. Une basilique dédiée à sainte Restitute fut construite à Naples.

Sainte Restituta de Carthage est commémorée le 17 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Æmilianus de Vercelli

† 506

 

Æmilianus naquit vers 450 (ou peut-être même plus tôt), sans doute dans le Piémont (Italie NO).

On a dit, mais le fait est contesté, qu’il vécut quarante années comme ermite près de Sostegno.

Il monta sur le siège épiscopal de Vercelli vers 493, ou un peu plus tard, devenant ainsi le treizième titulaire de ce diocèse.

La ville de Vercelli, comme tant d’autres cités, avait été dévastée par les incursions des Ostrogoths de Theodoric, et l’évêque chercha à obtenir de lui des conditions de vie acceptables. En effet, les impôts furent réduits et beaucoup d’esclaves affranchis. Plus particulièrement, il obtint de Theodoric de construire un pont, pour faciliter le travail des habitants.

Emiliano participa au pénible concile romain de 503 où le pape Symmaque, «réhabilité» par les évêques présents, prit des mesures pour mettre fin au schisme de Laurentius. Même Theodoric y mit du sien, en prenant des dispositions pour éviter les interférences externes dans l’élection du pape et les désordres qui s’ensuivaient.

On sait aussi qu’Emiliano donna le voile à quatre vierges, Licinia, Leontia, Ampelia et Flavia.

Il mourut le 11 septembre, vers 506. Selon sa date de naissance présumée, on l’a dit centenaire. 

On «oublia» son tombeau assez longtemps, même si la vénération de cet évêque se maintenait vivante. Le 17 mai 1181 cependant, l’évêque d’alors transféra les restes d’Æmilianus près du maître-autel, et c’est cette translation qui est maintenant retenue pour fêter Æmilianus. 

Saint Æmilianus de Vercelli est donc commémoré le 17 mai dans le Martyrologe Romain.

Pascual Baylon

1540-1592

 

Il naquit en 1540 le 17 mai, à Torre-Hermosa, dans le royaume d’Aragon en Espagne. Ses parents étaient d’humbles ouvriers de campagne, pauvres mais vertueux. Dès ses premières années, sa mère le conduisit fréquemment à l’église et lui apprit à adorer Jésus présent dans l’Eucharistie. L’enfant se sentit mystérieusement attiré vers le tabernacle. Un jour qu’il avait disparu de la maison, ses parents le retrouvèrent à l’église. Il s’était approché le plus près possible du tabernacle, et il était si absorbé dans sa prière qu’il ne s’apercevait pas du bruit qui se faisait autour de lui. 

Dès qu’il fut en âge de pouvoir rendre service, son père le plaça chez des fermiers comme berger. Déjà il manifestait un vif attrait pour la solitude et la prière. S’étant procuré quelques livres de piété, il se faisait apprendre à lire par des personnes de rencontre et apportait une grande application à s’instruire des vérités de la religion.

Il aimait aussi particulièrement la sainte Vierge. Quand il le pouvait, il conduisait son troupeau auprès d’un sanctuaire de Marie, Notre Dame de la Sierra. Là il se sentait plus près de sa mère du ciel et se trouvait à l’abri de tout danger. De sa main il avait sculpté sur sa houlette l’image de Notre-Dame, surmontée d’une hostie rayonnante, afin d’avoir toujours sous les yeux le double objet de sa dévotion. A genoux au milieu des champs, devant cette image, il priait avec autant de piété que s’il se fût trouvé à l’église. Chaque objet qui se présentait à son regard servait à exciter sa foi. Sans cesse il méditait sur les merveilles de la création, et par là s’élevait vers Dieu qu’il contemplait dans toutes ses œuvres. Il eut plusieurs fois des ravissements et ne put pas toujours cacher aux yeux des hommes les faveurs dont il était comblé par Dieu.

Tout pauvre qu’il fût, il trouvait cependant moyen de faire l’aumône, prenant pour assister les malheureux sur ce qu’on lui fournissait pour assurer sa subsistance.

Jamais on ne le vit maltraiter une brebis. Il veillait également avec soin à ne causer aucun dommage dans les pâturages voisins, et si quelque dégât se produisait, il indemnisait le propriétaire sur son propre salaire. Un jour qu’on lui refusa son argent, il aida à couper les blés de l’intéressé jusqu’à concurrence du dommage causé par ses bêtes.

Vers l’âge de vingt ans, il se rendit dans le royaume de Valence, où il y avait un couvent de franciscains que l’on appelait “Soccolans”, dans un lieu désert, non loin de la ville de Montfort. Son allure un peu gauche, son accoutrement bizarre, mirent en défiance les supérieurs qui lui refusèrent l’entrée du couvent. Il reprit alors son métier de berger chez les cultivateurs du voisinage ; mais il ne s’éloignait pas trop, afin de ne pas perdre des yeux le petit campanile du couvent. Il avait remarqué les sonneries de cloche ; il savait quand les religieux allaient à l’office, à la méditation, et il prenait part ainsi à leurs exercices. Et surtout, au moment du Saint-Sacrifice, il suivait par la pensée les mouvements du prêtre et s’unissait à ses prières. 

Des faits miraculeux prouvèrent plus d’une fois combien cette dévotion était agréable à Dieu. Un jour que la cloche annonçait l’approche de l’élévation et que le pieux berger était prosterné à genoux avec un saint respect, une hostie lui apparut soutenue par deux anges. Cette vision ne fit que raviver encore son amour envers le Dieu de l’autel.

Sa réputation de sainteté se répandit dans toute la région et lui ouvrit les portes du couvent. Le 2 février 1564, il reçut l’habit de Saint-François. Ses supérieurs, édifiés de l’humble soumission avec laquelle il avait supporté ce temps d’épreuve, voulaient le faire religieux de chœur, mais il refusa cet honneur et demeura frère convers, pour remplir les offices les plus bas et les plus pénibles, et se sanctifier davantage dans ce rôle plus humble.

Jamais on ne l’entendit critiquer personne. Son amour de la mortification lui faisait ajouter de nouvelles austérités à celles de la règle. Et s’il lui arrivait parfois de dépasser les limites de la prudence, cet excès-même était compensé par sa pureté d’intention et le peu d’attache qu’il avait à son propre sentiment. Dès que ses supérieurs le rappelaient à la modération, il déférait à leur avis avec la plus humble soumission.

Il prononça ses vœux perpétuels le 2 février 1565, n’ayant pas encore accompli vingt-cinq ans. Le Père Gardien aimait à dire qu’il n’avait connu personne qui fût à la fois plus dur à lui même et plus doux pour les autres, que frère Pascual. L’idéal qu’il se proposait était d’avoir pour Dieu un cœur de fils, pour le prochain un cœur de mère, et pour lui-même un cœur de juge.

Quand il changeait de couvent, conformément à la coutume de son ordre qui veut ainsi prévenir les attaches secrètes du cœur, on ne l’entendait jamais émettre la moindre plainte. Il trouvait là une excellente occasion de se regarder comme un étranger sur la terre. On le chargeait ordinairement de la porte et du réfectoire, parce qu’on le savait affable, discret, vigilant, actif et fidèle.

En qualité de portier, il avait coutume de distribuer aux pauvres les restes de la table, et pour que cette aumône fût profitable à leur âme en même temps qu’à leur corps, il adopta l’usage de prier avec eux avant et après chaque repas.

Son amour eucharistique grandit encore. Le plus souvent, quand ses fonctions ne le retenaient pas ailleurs, on le trouvait à l’église. Le premier, il était debout au milieu de la nuit pour les saintes veilles ; le dernier, il regagnait sa pauvre couche pour y prendre un repos très court.

Pendant quelque temps aussi, il remplit l’office de quêteur. La première visite, en arrivant dans un village, était pour l’Hôte divin du tabernacle. Et quand, le soir, il rentrait au monastère, épuisé de fatigue, pour se dédommager de n’avoir pu passer auprès de son Bien-aimé tout le temps de ses courses, il consacrait une grande partie de la nuit à l’adoration du Très Saint Sacrement.

Le Général de son ordre étant à Paris, il fut député vers lui pour les affaires de sa province. Il partit pour la France, sans se laisser effrayer par les dangers qu’il aurait à affronter de la part des huguenots, maîtres de presque toutes les villes qu’il lui fallait traverser. Maintes fois il fut exposé à la fureur des hérétiques qui le poursuivirent à coups de pierres et de bâton. Il reçut même à l'épaule une blessure dont il souffrit tout le reste de sa vie. Deux fois il fut arrêté comme espion et menacé de mort. Mais Dieu le délivra de tout danger.

Lorsqu’il se fut acquitté de sa mission auprès de son Général, il quitta la France pour retourner en Espagne, On ne l’entendit jamais parler des dangers qu’il avait courus. Il se contentait de répondre en peu de mots aux questions qu’on lui posait ; encore avait-il soin de supprimer tout ce qui aurait pu lui attirer quelques louanges.

Les dernières années se passèrent au couvent de Villa-Real près de Valence. Un jour, au cours du saint Sacrifice de la messe, Dieu lui révéla sa mort prochaine. Il en conçut une vive joie. Quelques jours après, il tomba gravement malade. Le Supérieur le fit transporter à l’infirmerie. Il reçut les sacrements avec une tendre piété, et s’endormit en prononçant le nom de Jésus, le 17 mai 1592, jour de la Pentecôte, jour de son cinquante-deuxième anniversaire, au moment de l’élévation de la sainte Hostie.

Il fit tant de miracles que saint Robert Bellarmin, lors du procès de canonisation, dira qu'on n'avait jamais rien vu de pareil ; il fut béatifié en 1618 et canonisé en 1690. Enfin il fut proclamé patron des congrès et œuvres eucharistiques en 1897. 

On le fête le 17 mai.

 

 

Paulus Nishida Kyūhachi

1553-1627

 

Il était né vers 1553 à Fukae (Shimabara, Nagasaki, Japon).

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Magdalena Hayashida

1559-1627

 

Elle était née vers 1559 à Arie (Nagasaki, Japon). 

C'était l'épouse de Ludovicus Hayashida Sōka (ci-après) ; leur fils Paulus fut martyrisé le même jour.

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ludovicus Hayashida Sōka

1560-1627

 

Il était né vers 1560 à Arie (Nagasaki, Japon).

Il était marié avec Magdalena (ci-dessus) ; leur fils Paulus fut martyrisé le même jour (voir plus bas).

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Paulus Onizuka Magaemon

1563-1627

 

Il était né vers 1563 à Hachirao (Nagasaki, Japon). 

Il était marié.

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ioachim Mine Sukedayū

1567-1627

 

Un des innombrables Catholiques martyrisés durant la première moitié du 17e siècle.

Ioachim était né à Kuchinotsu (Nagasaki, Japon), vers 1567.

C'était un magistrat de Kuchinotsu, et sa femme (Maria Mine) avait été martyrisée le 28 février 1627.

Il fut condamné à mourir dans la Bouche de l'enfer, un cratère de volcan actif sur le Mont Unzen (à une quarantaine de km à l’est de Nagasaki).

On le conduisit à cet endroit, le 17 mai 1627. Ioachim fut écorché vif, puis ébouillanté avec de l'eau sortant de ce cratère.

La patience qu'il montra à surmonter ce supplice horrible fit tellement enrager ses bourreaux, qu'ils lui écorchèrent les flancs avec leurs couteaux et qu'ils versèrent sur les plaies de l'eau sulfureuse.

Puis ils lancèrent Ioachim dans le cratère sulfureux.

Ioachim pouvait avoir soixante ans.

Le même jour furent exécutés neuf autres Compagnons (ci-dessus et ci-après).

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Bartholomeus Baba Han'emon

1574-1627

 

Il était né vers 1574 à Fukae (Nagasaki, Japon).

Il était marié.

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ioannes Matsutake Chōzaburō

1589-1627

 

Il était né vers 1589 à Fukae (Nagasaki, Japon).

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Ludovicus Furue Sukeemon

1590-1627

 

Il était né vers 1590 à Arie (Nagasaki, Japon). 

Il était marié.

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Maria de Fukae

1591-1627

 

Cette femme était née vers 1591 à Fukae (Nagasaki, Japon). 

Elle était mariée. C'était la sœur d'un autre martyr, Michael Yokichi (non encore béatifié).

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Paulus Hayashida Mohyōe

1592-1627

 

Il était né vers 1592 à Arie (Nagasaki, Japon). 

C''était le fils de Ludovicus et Magdalena Hayashida (voir plus haut).

Son martyre, avec neuf autres Compagnons, eut lieu le 17 mai 1627.

Ils furent béatifiés dans un groupe de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, en 2008.

 

 

Baiduo Liu Wenyuan

1760-1834

 

Baiduo (Pierre) était né vers 1760 à Guizhou (Chine).

Il se maria et se convertit au Catholicisme.

Catéchiste, il subit une première fois la prison en 1797, puis il fut exilé en Mongolie pour sa foi, en 1814.

Ayant bénéficié d'une “mesure de clémence”, il put rentrer chez lui en 1827. Sans tarder, il se mit au service des missionnaires.

A la reprise de la persécution, beaucoup de Chrétiens furent mis en prison, mais Baiduo put éviter d'être arrêté.

Toutefois, courageusement, il visitait les prisonniers, pour les encourager, leur apporter consolation et réconfort. Parmi ces prisonniers, se trouvaient ses propres fils.

Baiduo fut repris et condamné à mort.

Son exécution, par strangulation, eut lieu le 17 mai 1834.

Il a été béatifié en 1900, et canonisé en 2000.

Giulia Salzano

1846-1929

 

Née le 13 octobre 1846 à Santa Maria Capua Vetere (Caserta, Campanie, Italie), Giulia était la quatrième des sept enfants de Diego Salzano, un capitaine, et Adelaide Valentino, qui descendait de la famille de saint Alfonso de’ Liguori (v. 1er août). Giulia fut orpheline de son père à l'âge de quatre ans et grandit dans l'orphelinat des Sœurs de la Charité jusqu'à quinze ans.

Devenue institutrice, elle enseigna aussi le catéchisme à Casoria (Naples), où vint s'installer sa famille à partir de 1865.

Depuis sa jeunesse, elle sentait en elle une forte propulsion à la sanctification personnelle, en particulier par la dévotion au Sacré-Cœur : elle savait offrir de petites actions en réparation des péchés, elle se confessait et communiait souvent, elle était une habituée des "neuf premiers vendredis du mois", de l'adoration nocturne du Saint-Sacrement.

Elle voulut se consacrer totalement au Sacré-Cœur, et se consacrer à l'évangélisation des petits et des jeunes. Son activité fut célèbre dans Casoria, où on l'appelait Madame Giulietta. Elle se lia d'amitié et dans cette œuvre d'évangélisation, avec Caterina Volpicelli, la fondatrice des Servantes du Sacré-Cœur (v. 28 décembre).

Elle en arriva à fonder la congrégation des Sœurs Catéchistes du Sacré-Cœur, en 1890. Ce nouvel Institut suscita des perplexités et des jalousies ; on voulait le réunir aux Servantes du Sacré-Cœur, mais l'archevêque fit en sorte de protéger l'indépendance des Sœurs Catéchistes. Celles-ci prirent le voile en 1905, et purent bientôt essaimer en divers endroits de la province de Naples.

Mère Salzano fut aussi fortement soutenue par de saints prêtres, entre autres Ludovico de Casoria, lui aussi fondateur (v. 30 mars).

Les constitutions furent approuvées dès 1922, et l'Institut fut reconnu en 1960.

Comme elle l'enseignait à ses Consœurs, Mère Salzano voulut faire le catéchisme tant qu'elle aurait encore un fil de vie ; la  veille de sa mort, elle interrogea encore une centaine d'enfants qui se préparaient à la Première communion.

Elle mourut saintement le 17 mai 1929, fut béatifiée en 2003, puis canonisée en 2010.

Le miracle reconnu pour la béatification de Giulia concerna une petite fille de dix ans, guérie rapidement, totalement et durablement d'une grave sepsis avec méningite purulente, compliquée de coagulation intravasculaire disséminée et de syndrome de Waterhouse-Friederichsen.

Le miracle pour la canonisation, fut la guérison incompréhensible d'une femme, gravement blessée dans un accident de la circulation, dont le cœur cessa de battre pendant une bonne vingtaine de minutes durant l'opération. Puis il se remit à fonctionner ; le chirurgien, qui désespérait de sauver cette vie, dut finalement reconnaître que cette femme était sauvée, contre toute espérance.

L'institut des Sœurs Catéchistes s'est répandu en diverses villes d'Italie, mais aussi maintenant au Canada, au Brésil et au Pérou, en Inde et dans les Philippines.

Au moment de sa béatification, Jean-Paul II la proclama prophète de la Nouvelle Evangélisation.

 

 

Antonia Mesina

1919-1935

 

Née le 21 juin 1919 à Orgosolo (Nuoro, Italie), Antonia était la deuxième des dix enfants de Agostino, le garde champêtre, et Grazia Rubanu.

Elle reçut le sacrement de Confirmation en 1920, selon l'habitude du temps, puis la Première communion en 1926.

Dès 1929, elle fréquenta la Jeunesse Féminine de l'Action Catholique : d'abord comme benjamine, puis à partir de 1934, comme membre active.

Au matin du 17 mai 1935, après la messe, elle partit ramasser du bois pour entretenir le feu du four à pain. Elle s'y rendit avec une compagne, Annedda Castangia, qui sera témoin de l'horrible scène de cette journée.

A un moment donné, un jeune du village aggressa Antonia et chercha à la violenter. Elle se débattit et le garçon la frappa violemment à coups de pierres : on releva soixante-quatorze traces de coups, le dernier, avec une grosse pierre, brisa le crâne de la jeune fille et lui défigura totalement le visage.

Antonia n'avait pas accompli seize ans : elle tomba, martyre de sa virginité, comme Maria Goretti, au début du siècle (v. 6 juillet).

Le malheureux assassin fut arrêté, condamné à mort, et fusillé en 1937. Il mourut cependant repenti et reçut les sacrements avant de mourir.

Le martyre d'Antonia fut reconnu et le pape en fut informé dès 1935. Antonia a été proclamée Bienheureuse en 1987.

Antonia Mesina est commémorée le 17 mai.

 

 

Ivan Zyatik

1899-1952

 

Ivan naquit le 26 décembre 1892 à Odrekhova près Sanok (Ukraine, aujourd’hui en Pologne), de parents pauvres, Stefan et Maria.

Petit, c’était un garçon obéissant, et on découvrit son talent pour l’étude dès l’école primaire.

Il avait quatorze ans à la mort de son père, et fut aidé par sa mère et son frère aîné, Mykhailo.

Il fréquenta avec d’excellents résultats le lycée de Sanok entre 1911 et 1919, puis entra au séminaire catholique ukrainien de Przemyśl.

Il termina ses études de théologie avec succès en 1923 et fut ordonné prêtre la même année.

De 1925 à 1935, il fut préfet du séminaire de Przemyśl, où il assura la direction spirituelle, l’enseignement de la catéchèse et de la théologie dogmatique, activités qu’il développa aussi au lycée ukrainien pour filles.

Il était très estimé pour son obéissance et sa douceur ; désirant cependant vivre une vie plus austère,  il finit par entrer chez les Rédemptoristes. Après son bref noviciat à Holosko (Lviv) il fit la profession en 1936 et fut envoyé au monastère de Notre-Dame du Perpétuel Secours à Stanislaviv (auj. Ivano-Frankivsk), puis au monastère de Lviv comme économe.

Quand ouvrit le séminaire de Holosko en 1934, Ivan devint professeur d’Ecriture Sainte et de Théologie dogmatique.

De 1941 à 1946 il fut successivement supérieur au monastère de la Dormition de la Mère de Dieu à  Ternopil, puis Zboiska, où il fut également chargé de l’accueil de jeunes vocations.

Dans cette période de l’après-guerre, les religieux d’Ukraine furent terriblement maltraités. Le régime soviétique désirait fondamentalement détacher l’Eglise catholique de Rome et l’immerger dans l’Eglise orthodoxe, plus facile à «contrôler» puisqu’elle n’obéissait pas au Pape de Rome.

Après l’arrestation, en 1946, de tous les évêques catholiques, la police secrète soviétique rassembla à Holosko tous les religieux Rédemptoristes, pendant deux ans.

Quand l’archevêque Joseph Slipyj fut arrêté, il remit ses pouvoirs au Belge Joseph De Vocht. Ce dernier fut expulsé en 1948, année où le père Ivan lui succéda. Il devenait ainsi la cible particulière de la police.

Le père Ivan Ziatyk fut arrêté courant janvier 1950. Interrogé longuement, il fut déclaré coupable d’avoir répandu les idées du Pape de Rome, d’avoir répandu la Foi catholique parmi les nations du monde entier pour tous en faire des catholiques. En outre, le Père était gravement coupable d’avoir coopéré avec des associations nationalistes anti-soviétiques et d’avoir soutenu la propagande anti-soviétique. Pour expier ces graves crimes, le père Ivan fut condamné à dix ans de travaux forcés. Il commença son bagne à la prison de Zolochiv (Ukraine occidentale), puis à Ozernyi (Irkutsk, Sibérie).

Pendant ces dures périodes, le Père affronta de fréquents interrogatoires, de dures vexations et de pénibles tortures : on voulait le faire quitter l’Eglise catholique et adhérer à l’Orthodoxie. Il refusa constamment.

Le Vendredi Saint (11 avril) 1952 (ou bien, selon le calendrier oriental, le 18 avril ; selon le calendrier julien c’était au contraire le 5 avril), on plongea le père Ivan dans un bain d’eau froide, où il perdit connaissance ; puis il fut battu et abandonné dehors dans le désert de Sibérie, où il mourut quelques jours plus tard.

Ivan est commémoré au Martyrologe le 17 mai, mais il mourut peut-être le 17 avril, car on voit mal comment le malheureux aura résisté au froid glacial de Sibérie pendant un mois, surtout après les mauvais traitements qui l’avaient déjà tellement affaibli.

Ivan Ziatyk fut ensuite enterré dans le cimetière 373 de la zone du Lac Baikal, district de Tajshet, région d’Irkyts’k, a-t-on précisé officiellement.

Le Martyr a été béatifié en 2001.

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 23:00

Pentecôte - B

 

Au sujet de la première lecture, on pourra relire ce qui a été dit pour l’année A, puisque que c’est le même texte. Ajoutons-y quelques réflexions.

Le violent coup de vent est significatif de la présence de l’Esprit : le mot latin spiritus, comme le grec pneuma, signifie aussi bien le vent que l’esprit. On dit ordinairement que l’Esprit «souffle».

A ce coup de vent s’ajoute le feu, autre symbole de l’Esprit : le feu communique la chaleur, l’amour, jusqu’au martyre. Le prêtre revêt aujourd’hui la couleur du feu, rouge.

Ce feu n’est pas tombé du ciel comme la foudre désastreuse, mais délicatement, sous forme de langues.

C’est le premier fruit de cet Amour : contrairement à l’épisode de la tour de Babel (Gn 11:1-9), malgré la diversité des langues parlées par la foule, tous comprennent ce que disent les Apôtres. Un même Amour, un même Esprit les unit dans une même Foi.

Si l’on prend une carte ancienne du Moyen-Orient, on se rendra compte que les provinces citées par s.Luc représentent l’ensemble des régions de tout le Moyen-Orient, de la Turquie à la Tunisie actuelles, en passant par la Mésopotamie. C’est dire combien Jérusalem était envahie de pèlerins de tous azimuts, pour cette grande fête de Pentecôte.

La fête de Pentecôte (Chavouot) est en effet une des grandes fêtes juives, c’est le jour où l’on est invité à offrir les prémices des récoltes, sept semaines après la Pâque (Pessah), et donc occasion de pèlerinage à Jérusalem.

Chez les Chrétiens, cette fête est devenue la fête de l’Esprit Saint, reçu en ce jour par les Apôtres.

 

*       *       *

Ce fut donc pour tous ces pèlerins une journée mémorable, où douze braves hommes qu’on croyait incultes ou presque, se mettaient à louer Dieu et à exhorter les présents en une quinzaine de langues différentes, de sorte que tous les comprenaient.

Le psaume 103 dont la liturgie reprend trois des nombreuses strophes, est un hymne à toute la création de Dieu, reprenant les éléments successifs du récit de la Genèse (Gn 1).

L’auteur du psaume chante les merveilles de Dieu, et il y eut peut-être des Juifs qui entonnèrent ce chant devant le spectacle inouï qu’ils voyaient. 

Le psaume dit que quand (Dieu) reprend leur souffle, ils expirent. On pourrait très bien comprendre ce souffle comme la présence de l’Esprit : quand Dieu retire l’Esprit, le Vie cesse. Quand au contraire Il l’envoie, la Vie reprend.

Nous avons sans cesse à reprendre notre souffle, à nous renouveler. Même si nous ne recevons qu’une seule fois l’Esprit Saint dans le sacrement de la Confirmation, nous avons toujours besoin de Sa présence. La fête de la Pentecôte pourra nous en faire prendre conscience pour invoquer Sa présence continuelle en nous.

Ce n’est pas que l’Esprit-Saint s’éloigne de son Eglise : ce sont les hommes qui, à l’occasion, s’éloignent plus ou moins de l’Esprit.

 

*       *       *

Justement, dans l’extrait de l’épître aux Galates, Saint Paul nous parle des bons fruits que nous apporte l’Esprit Saint, en opposition aux mauvais fruits dûs à son absence. Ces deux listes pourront un peu déranger notre conscience, soit par les reproches que nous sentons nous envahir, soit par les regrets que nous avons devant nos trop petites perfections.

Mais soyons honnêtes ; dire les choses avec précision ne peut que nous aider à toucher du doigt nos plaies à soigner : débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, colère, envie, divisions, sectarisme, rivalités, beuveries, gloutonnerie ; et l’Apôtre d’ajouter : et autres choses du même genre

Il n’y a pas un journal, pas une émission de télévision, pas un film, pas un roman où l’on ne rencontrera pas au moins une scène de ces horreurs.

Et qu’on n’ose pas dire qu’on ne parle pas d’idolâtrie, quand on voit le nombre de voyants qui vous proposent leurs services et les invraisemblables considérations des horoscopes, qui prétendent vous dire ce que seul Dieu sait : l’avenir.

Gardons-nous de penser que ces défauts concernent les autres. Que chacun fasse son mea culpa personnel. Quand on va en discothèque, on boit, on fume, on se drogue, mais on ne fait «rien de mal», bien sûr ! Rentrer à six heures du matin sans pouvoir tenir sur ses jambes, “ce n’est pas grave”, bien sûr ! Rester des heures sur Internet à chercher Dieu sait quoi ou à “chatter”, c’est normal, bien sûr ! Critiquer son voisin, ou le maire, ou les hommes politiques, c’est pour dire la vérité, ce n’est jamais de la médisance, bien sûr ! N’a-t-on pas vu une publicité prétendant que la gourmandise n’est plus un péché… Si bien que, au final, nous ne sommes plus jamais pécheurs, nous sommes tous de petits anges à qui il ne manque que les ailes blanches, sans défauts à combattre, sans mauvais penchants.

Pour ceux qui ne se sentiraient pas concernés par cette suite de défauts, Paul passe alors à celle des bons fruits de l’Esprit ; voyons si nous les avons bien tous reçus : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité, maîtrise de soi. Qui se reconnaîtra dans cette sainte panoplie ? Qui de nous aura l’audace, comme l’homme riche de l’évangile, de prétendre que tout cela je l’ai gardé dès ma jeunesse  (Lc 18:21) ? 

Heureusement, les bons exemples ne manquent pas. La presse a parlé il y a quelques années d’un jeune père de famille, mort de cancer à trente-et-un ans ; il avait quelques défauts et confiait à son entourage, huit jours avant de mourir : Dieu m’a donné ces trois années de souffrances pour m’ouvrir les yeux et me donner le temps de me convertir (Jean-Noël Berthelot, 1977-2009).

Heureusement aussi, dans le monde entier se trouvent des êtres, jeunes et vieux, qui accueillent cette grâce de la conversion : ils ne forment vraiment plus qu’une grande famille, par-delà frontières, langues, climats. Ils se retrouvent unis dans l’Amour de Dieu.

*       *       *

Traditionnellement, on chante aujourd’hui avant l’évangile une séquence, un chant en l’honneur du Saint-Esprit.

La séquence Veni, Sancte Spiritus est un des monuments de la liturgie ancienne. Elle fut composée par Stephen Langton, archevêque de Canterbury (1150-1228). C’est une belle poésie latine, rimée et rythmée, qu’une belle mélodie grégorienne met agréablement en valeur.

 

*       *       *

Si Jésus dit aux apôtres qu’il a encore beaucoup de choses à dire, nous en avons déjà beaucoup à dire aussi sur les quelques phrases que nous lisons dans l’évangile.

Jésus annonce l’envoi du Défenseur : c’est la traduction du mot grec Paraclitos, soutien, avocat, défenseur, témoin. Par les signes qui seront opérés, il témoignera que la doctrine du Christ est bien la Vérité. Et il assistera les Apôtres, puis les disciples des Apôtres, puis tous les fidèles : jusqu’à aujourd’hui, l’Esprit-Saint témoigne par des grâces nombreuses de la Vérité de l’Eglise. Jésus précise : Il vous guidera vers la Vérité tout entière.

Jésus donne aussi cette précision sur laquelle s’appuieront plus tard les Pères et les Docteurs de l’Eglise : cet Esprit procède du Père. C’est ce que nous répétons dans notre Credo : Je crois en l’Esprit-Saint, qui est Seigneur et qui donne la Vie ; il procède du Père et du Fils… En effet, l’Esprit procède aussi du Fils, puisque Jésus ajoute peu après : (L’) Esprit redira tout ce qu’il a entendu… il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.

L’Esprit Saint est bien d’essence divine ; il est Dieu. L’Eglise nous le fait dire aussi dans le Credo : (L’Esprit) qui est Seigneur…  reçoit même adoration et même gloire que le Père et le Fils.

Le Credo de Nicée contient, on le voit, quelques expressions plus élaborées que le Symbole des Apôtres. Apprenons-les tous les deux en famille ; on sera heureux de savoir les répéter pour affirmer notre foi.

 

*       *       *

Voici le texte d’une ancienne préface, extraite du Sacramentaire de saint Léon (5e siècle) :

Il est vraiment juste et nécessaire de te rendre grâces, Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant. Accepte la louange des fils de la Promesse qui célèbrent le don le plus merveilleux des origines de l’Eglise. Ainsi disparut la malédiction que jadis avait méritée la construction orgueilleuse de Babel. Et la diversité des voix qui proclament l’Evangile, loin d’arrêter désormais l’édification de l’Eglise, renforce au contraire son unité.

 

Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! 

La terre s’emplit de tes biens (Ps 103).

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 23:00

16 MAI

 

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Ss Felix et Gennadius, martyrs à Uzalum.
Ss Aquilin et Victorien, martyrs à Isaurie.

Ste Maxime, vierge à Fréjus.

III.

S Fort, premier évêque à Bordeaux et martyr (?) ; chaque année les mamans avec leurs enfants accourent sur son tombeau ; peut-être pieuse déformation du “saint Feretrum”, “saint brancard” d’où l’on portait la châsse de s. Seurin, et qui devint le saint fort… et s. Fort.

IV.

Ss Florentius et Diocletianus, martyrs à Osimo.

S Peregrinus, premier évêque à Auxerre, martyr.

Ss Abdas et Ebedjesus, évêques en Perse, martyrs avec trente-huit Compagnons : seize prêtres, neuf diacres, six moines, sept vierges.

S Hilaire, évêque à Pavie.

V.

S Possidius, évêque à Calama, disciple et historien de s. Augustin, patron de La Mirandola où sont ses reliques.

VI.

S Fidolus, abbé à l’Isle-Aumont.

S Brendan, abbé à Clonfert.

S Carantoc, abbé et évêque à Cardigan.

S Eman, venu de Cappadoce en Gaule, prêtre, martyr dans la région de Chartres.

S Honoré, évêque à Amiens ; il vit un jour la main du Christ qui consacrait en même temps que lui ; il fut invoqué pour mettre fin à la sécheresse, mais il reste le patron des boulangers.

S Germier, mystérieux évêque à Toulouse, où il aurait été nommé par Clovis.

VII.

S Geins, solitaire à Bausset, où il fit jaillir une source d’eau et de vin.

VIII.

S Annobert (Alnobert), évêque à Sées. 

XII.

S Geins, solitaire (différent de celui du même nom et du même jour), au même lieu.

S Ubaldo, évêque à Gubbio où il réforma le chapître et résista à Frédéric Barberousse.

XIII.

B Adamo, abbé bénédictin à San Savino, invoqué contre l’épilepsie.

S Simon Stock, carme anglais, favorisé d’une très fameuse vision de la Sainte Vierge.

XIV.    

S Jean Népomucène, prêtre bohème, martyrisé sur ordre du roi qui voulait en obtenir le secret des confessions de sa femme ; le 20 mars au Martyrologe.

XVII.

S Andrzej Bobola, jésuite polonais, horriblement torturé en Lituanie, et dont le corps fut retrouvé intact quarante-cinq ans plus tard.

XX.

B Michał Woźniak (1875-1942), prêtre polonais martyr à Dachau, béatifié en 1999.

B Vladimir Ghika (1873-1954), prélat catholique, de famille roumaine princière et orthodoxe, martyr, mort en prison près de Bucarest, béatifié en 2013.

Felix et Gennadius d’Uzalum

?

 

Uzalum était une localité d’Afrique proconsulaire (act. Tunisie) et se trouvait non loin d’Utica (et de Carthage).

C’est là que furent martyrisés Felix et Gennadius, à une époque et dans des circonstances que nous ignorons.

Saints Felix et Gennadius d’Uzalum sont commémorés le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Florentius et Diocletianus d’Osimo

† 301

 

On a déjà parlé de ces deux Martyrs dans la notice de s.Anthimus (v. 11 mai).

Ils venaient d’Orient et furent disciples d’Anthimus à Rome.

Fuyant la persécution qui commençait, ils se réfugièrent à Osimo, chez le proconsul Pinianus, mais la populace les retrouva et les lapida.

Saints Florentius et Diocletianus sont commémorés le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Peregrinus d’Auxerre

† 304

 

Peregrinus (Pèlerin) venait de Rome, envoyé par le pape Xyste II, avec des compagnons : le prêtre Marsus, le diacre Corcodemus, les sous-diacres Iovinianus et Alexander, le lecteur Iovinianus.

Leur voyage passa par Marseille et Lyon, où ils accomplirent déjà quelques prodiges.

Ils parvinrent à Autissiodorum, l’actuelle Auxerre (89), où déjà se firent des conversions. On mit fin au culte d’Icauna, la déesse personnifiée de l’Yonne et on planta la croix du Christ.

Mais à quelques lieues de là, se trouvait le centre d’un culte païen, avec un temple dédié à Jupiter. Peregrinus ne tarda pas à s’y présenter pour prêcher la Vérité. Mais là, on se jeta sur lui, on le conduisit au préfet romain. Peregrinus fut immédiatement remis aux soldats et aux bourreaux ; roué de coups, épuisé de mauvais traitements, il allait expirer quand il reçut un coup d’épée qui lui trancha la tête.

C’était le 16 mai 304 (certains voudraient avancer cette date aux années 250).

Saint Peregrinus d’Auxerre est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Abdas et Ebedjesus de Perse

† 375

 

Ces deux évêques furent très liés à leur saint Confrère, Marutha (v. 16 février).

Abdas était évêque de Suse (ou Chouchan dans la Bible, auj. Shush, Iran SW).

Un incident remit en cause la bonne entente à laquelle étaient parvenus le roi Yazdgard 1er et Marutha. Un prêtre chrétien d’Hormizd-Ardachir avait détruit l’autel du feu des Zoroastriens et le roi exigeait que les chrétiens de Suse le reconstruisissent à leurs frais, ce que refusa Abdas.

Ebedjesus était évêque de Nisibe (auj. Nusaybin, Mardin, Turquie SE).

On n’en sait pas grand-chose ; il mentionne des œuvres de Marutha. On a de lui aussi une homélie pour le dimanche de Quasimodo.

En 375, sous le roi Sapor II, ils furent martyrisés, ainsi que seize prêtres, neuf diacres, six moines et sept vierges, mais pas aux mêmes jours ni aux mêmes endroits.

Abdas fut décapité à Ledan, le 28 mai, avec les prêtres, les diacres et les moines. 

Ebedjesu et le prêtre Abdalah furent décapités quelques jours plus tard ; comme ils ne pouvaient plus marcher parce qu’on leur avait brisé tous les os, on dut les porter de la prison à l’endroit du martyre. Les vierges furent envoyées à Lapet, chargées de chaînes, pour y être jugées ; la foule indignée protestait contre les mauvais traitements qu’on infligeait à ces pauvres innocentes, mais elles furent aussi décapitées sans tarder.

Le Martyrologe actuel ne reprend pas les noms des trente-huit Compagnons des deux Evêques, mais on les connaît ; les voici : 

Les seize prêtres :  trois Abdalah, Simeon, Abraham, Aba, Ajabel, Joseph, Han, trois Ebedjesu, Jean, Maris, Barhadbesciab, Rozicha.

Les neuf diacres : Eliab, Ebedjesu, Han, Marjab, deux Maris, Abdia, Barhadbesciab, Simeon.

Les six moines : Papa, Evoles, deux Ebedjesu, Phachide, Samuel.

Les sept vierges : deux Maria, Tathe, Eme, Adrame, Mame, Marache.

Saints Abdas et Ebedjesus de Perse, avec leurs trente-huit Compagnons sont commémorés le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Possidius de Calama

† 440

 

Possidius fut disciple de s.Augustin (v. 28 août) à Hippone, où il connut Alypius (v. 15 août), le successeur d’Augustin.

Il est resté célèbre pour l’amitié qui le lia à s.Augustin ; la biographie qu’il en écrivit nous est particulièrement précieuse pour son authenticité et sa précision historique.

En 397, il fut élu évêque de Calama (ou Malaca, act. Guelma, Algérie).

Avec Augustin, il lutta conte le donatisme, assista au concile de Milève contre le pélagianisme (416).

Il assistait encore son Ami sur son lit de mort en 430.

On présume qu’il mourut après 437, mais sans certitude.

Saint Possidius de Calama est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Fidolus d’Isle-Aumont

480-540

 

Fidolus, qu’on a traduit ou orthographié diversement en français : Phal, Fal, Fidole, Fidèle, Fiel, naquit vers 480 à Clermont, d’un père «sénateur», soit gouverneur de la province.

Vers 526, l’armée de Théodoric, roi d’Austrasie, l’enleva et le fit prisonnier. Aventinus, un célèbre moine des environs de Troyes, divinement informé, le racheta pour douze pièces d’or et l’orienta dans la pratique des vertus. Effectivement, Fidolus se montra exemplaire par son humilité, son obéissance, son esprit d’oraison… et ses mortifications.

Aventinus le fit ordonner prêtre et le nomma prieur de sa communauté d’Isle-Aumont. Puis désirant se retirer, il établit Fidolus abbé.

Pour les moines, Fidolus savait conserver un juste milieu entre l’indulgence et la sévérité, mais il était beaucoup moins indulgent pour lui-même.

Il fit quantité de miracles : deux aveugles furent guéris par un seul signe de croix ; un homme atteint de la rage fut guéri. Ces miracles ne cessèrent pas après la mort de Fidolus, bien au contraire.

Fidolus mourut le 16 mai, vers 540.

Saint Phal est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

C’est de la localité de Saint-Phal que sainte Jehanne d’Arc (v. 30 mai) écrivit aux Troyens, leur demandant d’ouvrir les portes au gentil Roy de France. C’est pour cette raison que le blason de Saint-Phal porte la tête de Jehanne d’Arc.

Quant à l’abbaye d’Isle-Aumont, qui prit le nom d’Isle-Saint-Aventin, elle fut détruite lors d’une invasion des Vikings, et remplacée en 1097 par un prieuré bénédictin, dépendant de Molesme.

 

 

Brendan de Clonfert

484-571

 

Brendan, en irlandais Breanainn, naquit vers 484 à Ciarraight Luachra (Munster, Irlande). Il eut une sœur.

Il reçut le baptême des mains de l’évêque Erec.

Il étudia à l’abbaye de Llancarfan, où il étudia le latin, le grec, les mathématiques, la littérature, la médecine et l’astronomie.

Un très ancien et célèbre manuscrit raconte la Navigatio sancti Brendani, récit apparemment fabuleux de grands et longs voyages que Brendan aurait effectués.

Vers 515, son premier voyage l’aurait conduit aux îles Féroé et en Islande. Vers 530, il s’aventura sur l’Atlantique, pendant sept ans, et serait arrivé aux Canaries ; vers 545, il aurait rejoint les Açores ou même les Antilles, qu’il comparait au Paradis.

Il voyagea beaucoup (vingt-cinq ans, dit-on, mais le chiffre est exagéré) dans les îles Britanniques, en Bretagne ; il serait à l’origine d’un monastère à Aleth.

En 561, donc quinze ans après son dernier voyage, il aurait fondé le célèbre monastère de Clonfert.

Brendan aurait écrit une Règle monastique sous la dictée des anges.

Il mourut vers 577, près de sa sœur, qui avait fondé de son côté l’abbaye d’Enach Dvin.

Saint Brendan est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Carantoc de Cardigan

6e siècle

 

Diverses histoires, parfois extrêmement fabuleuses, ont circulé sur Carantoc, confondant probablement plusieurs personnages. On a déjà rencontré s.Caradoc (v. 13 avril) ; voici Carantoc.

Celui que l’on nomme ici Carantoc est présenté, selon les endroits, comme Carannog en gallois, Cairnech en irlandais, Karanteg en breton, Carantock en anglais, Carantocus en latin, etc (!).

Carantoc - appelons-le ainsi - serait né au 5e siècle en l’île de Bretagne, fils du roi Keredig et petit-fils de Cuneda, qui fonda le Pays de Galles après le départ des Romains.

Quand on proposa à Carantoc la succession de son vieux père, il aurait pris peur devant cette responsabilité et se serait enfui, devenant désormais un moine itinérant.

Il fonda l’église de Llangrannog, avant d’aller se fixer en Irlande, auprès de s.Patrice (v. 17 mars). Puis il se déplaça : au Pays de Galles, en Armorique, de nouveau au Pays de Galles et dans le Somerset, enfin en Cornouaille.

Au Pays de Galles, il aurait fondé un monastère, où une sainte amitié se tissa entre lui et son disciple, s.Tenenan, qu’il guérit de la lèpre.

Au Somerset, le roi Arthur lui fit le don d’un grand terrain pour fonder un autre monastère.

En Cornouailles, il fonda une église, à Crantock.

Le passage de Carantoc en Armorique est peut-être attesté par la toponymie : Ranngrannog, Carantec, Grannog…

Carantoc serait aussi passé en Franche-Comté, où il fit cesser une grave famine dont souffrait s.Colomban (v. 23 novembre) et ses moines à Luxeuil, à moins que Colomban ait été favorisé d’une apparition miraculeuse de Carantoc.

Enfin, Carantoc serait aussi devenu évêque de Cardigan (Pays de Galles), d’après le Martyrologe.

C’est en Irlande qu’il serait mort, au terme de ces longues pérégrinations.

Saint Carantoc est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain, qui le nomme évêque et abbé de Cardigan.

Honoré d’Amiens

† 600

 

Honoratus serait né à Port-le-Grand (Abbeville, Somme) dans la famille des comtes de Ponthieu.

C’est peut-être sur l’anecdote suivante, remontant à son adolescence, que s’appuie la tradition du protecteur des boulangers.

Lorsque le jeune Honoratus fit part à la domestique qu’il voulait devenir prêtre, cette dernière était en train d’enfourner le pain et lui répondit, moqueuse : Tu seras évêque quand ma pelle aura des feuilles. La pelle se mit à verdir !

On raconte cependant qu’Honoratus montra de bonnes dispositions dès son jeune âge. Il eut pour maître l’évêque d’Amiens, Beatus, à la mort duquel il succéda, vers 554. 

Un prodige aurait eu lieu au moment où l’on manifestait ce choix à Honoratus : alors que par modestie il refusait, un rayon de lumière et une mystérieuse huile apparurent sur sa tête.

Devenu évêque, il fit l’heureuse invention des reliques des saints Fuscianus et Victoricus (v. 11 décembre).

Durant une célébration liturgique, il aurait eu la vision du Christ qui, de sa main, consacrait avec lui le Pain eucharistique.

Honoratus mourut à Port-le-Grand vers l’an 600.

En 1060, une grave sécheresse cessa à Amiens après qu’on ait porté en procession la châsse de saint Honoré.

Au 13e siècle, fut construite à Paris une grande église Saint-Honoré, qui abrita au 15e siècle la première confrérie de boulangers (l’église fut détruite sous la Révolution et il n’en reste que le faubourg et la rue). C’est donc en l’honneur du Patron des boulangers qu’on a donné le nom de saint-honoré au fameux gâteau à la crème.

Saint Honoré est commémoré, très laconiquement, le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Germier de Toulouse

† 691

 

La figure de Germier reste enveloppée de mystère.

Il aurait été évêque de Toulouse, après Erembert (v. 14 mai), et aurait été sacré évêque par un certain Tornoald, qu’on ne trouve dans aucune liste épiscopale.

Un de ses grands mérites, d’après le Martyrologe, fut d’avoir développé le culte envers s.Saturninus, le fondateur du diocèse de Toulouse (v. 29 novembre).

Il serait mort vers 691.

Saint Germier de Toulouse est commémoré le 16 mai dans le Martyrologe Romain.

Ubaldo Baldassini

1084-1160

 

Ubaldo Baldassini naquit vers 1084 à Gubbio, de Rovaldo ; il eut une sœur.

Orphelin de père, il fut confié à son oncle, qui s’appelait lui-même Ubaldo et qui le fit étudier auprès des chanoines de San Secondo, puis de San Mariano.

Une de ses premières expériences négatives, fut d’observer la vie immorale du clergé. Il retourna à San Secondo et fut ordonné prêtre en 1114. Nommé à son tour chanoine, il fit une retraite chez les chanoines de Ravenne pour s’imprégner de l’esprit canonical et s’employa ensuite à restaurer un style de vie exemplaire parmi les chanoines de la cathédrale. 

En 1125, un incendie ravagea la ville de Gubbio ; les bâtiments du chapitre furent détruits ; Ubaldo se retira à Fonte Avellana pour y vivre en simple moine, mais le prieur le convainquit d’aller restaurer le chapitre de Gubbio : Ubaldo obéit et le chapitre prit un essor merveilleux.

En 1126, il refusa l’évêché de Pérouse, mais dut accepter celui de Gubbio en 1128. Il allait se montrer vrai pasteur.

D’abord, il continua de vivre dans la pauvreté ; avec opiniâtreté, il refusa d'accorder des dignités à sa parenté. Ensuite, il se montra homme de paix et de pardon, en plusieurs occasions mémorables.

Ainsi, il reprocha à un maçon, chargé de travaux sur les murs de la ville, d’avoir commis des dégâts dans la vigne d’un voisin ; le maçon s’emporta et lança l’évêque dans une cuve de mortier frais ; Ubaldo retourna à l’évêché comme si de rien n’était ; mais quand la population réclama le bannissement du coupable, l’évêque le convoqua et lui dit : Donne-moi le baiser de paix, et que le Seigneur tout-puissant te remette cela et tous tes péchés.

Lors d’une sédition au cœur de la ville, Ubaldo intervint entre les deux factions, qui l’accablèrent de pierres. Le croyant mort, les combattants s’arrêtèrent stupéfaits et navrés ; l’évêque se releva cependant, pour la joie de tous, ayant épargné de plus grands malheurs à la ville.

Par sa prière, il obtint la cessation du siège de Gubbio par les villes voisines. Pour se venger, celles-ci prièrent Frédéric Barberousse, qui venait de saccager Spolète, d’aller saccager aussi Gubbio. Ubaldo alla courageusement au-devant de l’empereur qui, conquis par la douceur de l’évêque, le traita très respectueusement et épargna la ville (1155).

Les dernières années d’Ubaldo furent douloureuses : il se cassa deux fois la jambe et une fois le bras droit et son corps fut couvert d’ulcères. Patient, Ubaldo supporta ces maux jusqu’à la fin, au soir de la Pentecôte, 16 mai 1160.

Les habitants de Gubbio vénèrent ainsi leur évêque : 

Si vis salutem Patriæ

Gens Eugubina Præsulem

Ubaldum semper invoca

ipsumque exora ut protegat.

 

«Si tu veux le salut de ta ville, ô peuple de Gubbio, invoque toujours l’Evêque Ubaldo et supplie-le de te protéger».

Ubaldo Baldassini de Gubbio fut canonisé en 1192. Son culte s’est répandu jusqu’en Alsace.

 

 

Adamo de Fermo

?-1209

 

Adamo naquit dans la deuxième moitié du 12e siècle à Fermo (Marches, Italie CE).

On ne nous renseigne pas davantage sur ses origines.

Il mena quelque temps la vie de solitaire, puis entra dans le proche monastère bénédictin de San Savino, dont il devint abbé.

Sa mort advint (très probablement) le 16 mai 1209 (1213 ?) et il fut considéré comme Saint.

On l’invoque contre l’épilepsie.

Le Martyrologe le mentionne brièvement au 16 mai.

 

 

Simon Stock

1164-1265

 

Simon Stock semble poser quelques problèmes aux historiens scrupuleux.

Il serait né en 1264 dans le Kent (Angleterre) et aurait porté d’abord le nom de John.

Le nom même de Stock («tronc d’arbre») lui aurait été donné parce qu’à l’âge de douze ans il se serait retiré dans le tronc d’un grand chêne, pour y mener une vie d’ermite.

En 1213, il serait entré dans l’Ordre du Carmel, récemment établi en Angleterre à Aylesford (Kent) et aurait été nommé vicaire de l’Ordre pour les provinces occidentales dès 1215.

En 1226, il eut une audience du pape à Rome, et partit en Terre Sainte pour assister au chapitre général de 1237, et fut de retour en Angleterre en 1245, après le concile de Lyon.

D’après une autre tradition, les événements précédents se seraient succédé diversement : Simon ne serait entré au Carmel qu’après son pèlerinage en Terre Sainte ; puis, à la suite de la reprise de la Palestine par les Turcs (Jérusalem était tombée en 1187), les Carmes avaient dû se replier en Europe.

En Angleterre, Simon montra tout son zèle pour l’expansion et l’affermissement de l’Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel. En 1247, à quatre-vingt-deux ans, il fut élu Général de l’Ordre : il fonda plusieurs maisons (Cambridge, Oxford en 1248, Paris et Bologne en 1260), obtint l’approbation papale de l’Ordre et de la règle.

C’est en 1251, à Cambridge, que Simon aurait eu la si fameuse apparition de la Sainte Vierge lui présentant le scapulaire qu’elle désirait faire porter aux membres de l’Ordre, et promettant que tous ceux qui le porteraient, seraient assurés d’entrer dans la Vie éternelle.

C’est au cours d’un voyage pour visiter les maisons de l’Ordre, que Simon Stock mourut, à Bordeaux, le 16 mai 1265, à cent-un ans.

Ses dernières paroles furent cette prière, répétée depuis par des millions de bouches : Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.

Les miracles opérés à sa tombe engendrèrent un début de culte à Bordeaux dès le 15e siècle. La voix populaire le «canonisa» ; des reliques furent portées ailleurs : un tibia à Kensington, une partie du crâne à Aylesford. Les reliques présentes à Bordeaux furent cachées durant la Révolution française et se trouvent actuellement dans la cathédrale bordelaise.

Simon Stock est «saint» dans son Ordre, bienheureux pour l’Eglise, qui l’a inscrit au Martyrologe au 16 mai.

 

 

Jan Velflín de Pomuk

1345-1393

 

Jan Velflín de Pomuk était né vers 1345 dans la petite localité de Pomuk en Bohême (auj. Nepomuk, République tchèque). On l’appelle en français : Jean Népomucène.

Sa mère l’aurait obtenu après beaucoup de prières à la Sainte Vierge. Sauvé ensuite d’une maladie mortelle par la protection de Marie, il fut consacré à Dieu par ses parents dans le proche monastère cistercien.

Il étudia d’abord à Prague, puis fut reçu docteur en théologie et en droit canonique à l’université de Padoue (années 1383-1387).

Il se prépara à l’ordination sacerdotale par une retraite d’un mois et, sitôt ordonné, fut chargé de la prédication dans la paroisse Notre-Dame de Tein : on courait à ses sermons, beaucoup se convertirent.

On lui conféra un canonicat au chapitre de Prague et, en 1393, il fut nommé vicaire général de l’archevêque Jan de Jenštejn.

Sur ces entrefaites, le roi Wenceslas (non pas le Saint, v. 28 septembre), invita Jan à prêcher à la cour. C’était un bien grand honneur pour l’humble prêtre, mais Jan n’accepta que pour pouvoir parler à tout ce monde et en obtenir la conversion, outre qu’il pouvait disposer de plus de ressources pour secourir les pauvres. La reine, beaucoup plus vertueuse que son mari, se réjouit beaucoup de la présence de Jan, qui devint son confesseur.

Il semble que le différent principal qui surgit entre le roi et Jan, fut la nomination contestée du nouvel abbé de Kladruby.

Mais à cela s’ajoute que le roi aurait exigé de Jan de lui révéler les confessions de la reine et que le net refus de Jan aurait été la cause de son prochain martyre. Toutefois ce genre de détails semble avoir été ajouté tardivement.

On rapporte aussi qu’après une erreur du cuisinier, le roi aurait ordonné de faire rôtir ce dernier à petit feu ; Jan aurait dûment protesté, et aurait été jeté en prison, sans nourriture ; puis le roi l’aurait fait libérer et l’aurait reçu à sa table, renouvelant encore ses instances au sujet des confessions de la reine.

Le refus constant de Jan aurait irrité le roi ; remis en prison, libéré sur les instances de la reine, il put prêcher encore quelque temps, annonçant les maux qui allaient fondre sur le royaume.

La réalité est que, rentrant à Prague un soir, Jan fut introduit manu militari devant le roi, qui réitéra sa demande et finalement, sur la négation constante de Jan, le fit jeter dans la Moldau pieds et poings liés, assez tard pour que personne ne vît cette horrible mort. Le digne prêtre fut précipité du pont qui relie la grande et la petite Prague.

C’était la veille de l’Ascension, 16 mai 1393.

Contrairement à la volonté du roi, l’épisode fut extrêmement connu, car de mystérieuses clartés accompagnèrent le saint corps, qui fut ramené sur terre et enterré dignement dans la cathédrale.

Le roi chercha à oublier ce crime, sans y parvenir, perdit bientôt son trône et fut frappé d’apoplexie.

De nombreux miracles eurent lieu sur le tombeau de Jan, qui devint le Protecteur céleste de la Maison d’Autriche et des empereurs d’Allemagne.

Jan de Pomuk fut béatifié en 1721, canonisé en 1729, le Martyrologe le mentionne au 20 mars.

Il est le protecteur des prêtres, gardiens du secret de la confession ; on l’invoque aussi contre les inondations et les noyades.

 

 

Andrzej Bobola

1591-1657

 

D’une famille de petite noblesse, il naquit le 30 novembre 1591 à Strachocina (Pologne) et reçut le nom du Saint du jour, l’apôtre André. Son père, Nicolas, travaillait dans les domaines royaux.

Après ses études au collège jésuite de Braniewo, il entra au noviciat des Jésuites à Wilno (actuelle Vilnius) et prononça ses premiers vœux en 1613. 

Il étudia la philosophie, puis effectua deux années d’apostolat et d’enseignement aux collèges de Braniewo et Polotsk. Il entama la théologie et passa son examen en 1621.

Il fut ordonné prêtre en 1622, le jour même où étaient canonisés deux Fondateurs de l’Ordre jésuite : Ignace de Loyola et François Xavier. Il échoua cependant à l’examen final de théologie.

Andrzej fut suivi par Philipp Frisius pour achever sa formation. Ce dernier l’aimait beaucoup, il le savait assidu, attentif aux autres, sensible à la misère de la population ; c’était l’un de ses meilleurs étudiants, quoique un peu trop adonné à la nourriture et à la boisson… Malgré quelques réticences de certains supérieurs, ce bon élève fit enfin sa profession solennelle en 1630.

Un moment recteur de l’église de Nieśwież, Andrzej se vit confier des activités à Vilnius. Sa prédication était très appréciée, et on le vit à Bobroujsk, Rock, Varsovie, Płock, Łomża, Pińsk, Wilno, Pińsk. Pendant plus de vingt ans, tour à tour supérieur, prédicateur, conseiller, il enseignera, baptisera, administrera les sacrements, rencontrera le peuple, qui l’appréciera pour son authenticité de vie, sa foi, son immense charité. 

Il combatait l’erreur partout où il la rencontrait, et devint l’objet des attaques des schismatiques. Dans cette région orientale de la Pologne, les orthodoxes étaient divisés entre Rome et Moscou, tandis que les Cosaques s’en prenaient aux Catholiques, détruisant leurs églises et leurs cultures. Andrzej fut une de leur cible. On le fit insulter, bafouer, frapper, quotidiennement ; mais comme la patience d’Andrzej servait sa cause au lieu de la perdre, ses ennemis convinrent avec deux Cosaques de le faire disparaître.

On l’arrêta à la sortie de sa messe, à Janów Poleski : il fut attaché à un arbre, dénudé, battu, violemment frappé à la tête ; on le conduisit chez un boucher, on le brûla avec des torches, on l’étrangla à demi avec des branches vertes, on lui arracha la peau de la tête, on lui cassa les dents en le frappant au visage, on lui arracha la peau du dos en essuyant avec de la paille le sang qui coulait, et on lui fit des griffes en lui enfonçant des roseaux sous les ongles. On lui coupa le nez et les lèvres et on l’abandonna sur un fumier ; deux heures après il fut achevé d’un coup de sabre.

C’était le 16 mai 1657. Une lumière brillante signala à Janów l’endroit du martyre, mettant en fuite les malheureux Cosaques. Les chrétiens ensevelirent pieusement leur Martyr à Pińsk, qui fut retrouvé sans corruption quarante-cinq ans plus tard.

Andrzej aurait prédit l’indépendance de la Pologne.

Suite à la partition de la Pologne, Andrzej ne sera béatifié qu’en 1853, canonisé en 1938, proclamé en 2002 patron de la Pologne avec saint Adalbert et saint Stanislas. Il est inscrit au 16 mai dans le Martyrologe.

En 1926, le Vatican rachètera à Moscou les reliques d’Andrzej Bobola pour les déposer dans l’église jésuite, d’où elles seront finalement reportées à Varsovie.

 

 

Michał Woźniak

1875-1942

 

Michał, né le 9 septembre 1875 à Suchy (Varsovie, Pologne) était le fils unique d’un couple de paysans, Jan et Marianna. Tout petit il voulait devenir prêtre, mais son père s’y opposait : cela arrive souvent lorsqu’un père de famille compte sur son fils pour lui léguer la ferme qu’il a entretenue avec beaucoup de passion.

Mais le garçon persévéra dans sa vocation : il entra au séminaire de Varsovie à vingt-sept ans, et fut ordonné prêtre en 1906, le jour de la fête de saint Michel (29 septembre).

Avant d’exercer une charge pastorale, il fut envoyé pendant trois années à Turin chez les pères salésiens, récemment fondés par saint Giovanni Bosco, qu’il admirait profondément (v. 31 janvier). 

Revenu en Pologne, il recouvrit plusieurs ministères, successivement à Minsk Mazowiecki, Lodz, Varsovie.

A Minsk, il gagna plus d'une centaine de personnes qui revinrent au catholicisme.

En 1911, il fut nommé à la paroisse Chojnata Mszczonowa, où il resta près de dix ans.

En 1920, il fut curé-doyen près de Lochow, où il put faire reconstruire la belle église néo-gothique détruite en 1915 par l'armée russe.

En 1923, il fut nommé curé à Kutno.

Il reçut la distinction honorifique de prélat domestique du pape en 1922.

Il eut comme vicaire un autre Michał, Oziębłowski celui-là, de vingt-cinq ans son cadet, qui partagera son sort et sera lui aussi béatifié.

Arrêté par la Gestapo le 6 octobre 1941, il fut envoyé au camp d’extermination de Lad, puis à celui de Dachau (Allemagne), où les mauvais traitements qu’il subit eurent raison de sa santé.

Il mourut dans ce camp le 16 mai 1942, jour où il est inscrit au Martyrologe.

Son cher Confrère, Michał Oziębłowski, mourra au même endroit le 31 juillet 1942.

Il a été béatifié en 1999 et, en Pologne, tout le groupe de ces cent-huit martyrs est fêté le 13 juin.

 

 

Vladimir Ghika

1873-1954

 

Vladimir Ghika naquit le 25 décembre 1873, à Constantinople, dans une famille régnante roumaine. Il fut baptisé et confirmé dans l’Église orthodoxe.

Il arriva en 1878 en France, suivit des cours à Toulouse, où il fut licencié en droit, et ensuite à Paris, où il intégra l’Institut d’Études Politiques.

Fidèle à la «théologie du besoin», qui sera la règle de sa vie, Vladimir ira se vouer à diverses actions de charité, en France et en Roumanie, avec une immense disponibilité pour les pauvres, les malades, les blessés.

En 1902, après de longues réflexions, il fit son entrée officielle dans l’Église catholique. Après des études à Rome, il obtint, en 1906, une licence en philosophie et un doctorat en théologie. Il fut ordonné prêtre du diocèse de Paris le 7 octobre 1923.

Le 18 novembre 1952, il fut arrêté à Bucarest et condamné à trois ans d’incarcération dans la prison de Jilava près de Bucarest. 

Il y mourut en martyr de la foi le 16 mai 1954.

Mgr Vladimir Ghika a été béatifié en 2013.

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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 23:00

15 MAI

 

III.

Ss Petrus, Andreas, Paulus et Dionysia, martyrs à Lampsaque ; Dionysia avait seize ans : elle fut décapitée pour avoir regretté l’apostasie d’un autre membre du groupe.

Ss Cassius (prêtre), Victorinus, Maximus, martyrs des Alamans à Clermont. 

?

S Libérateur, premier évêque à Ariano.

IV.

S Simplicius, martyr en Sardaigne.

S Eutice, prêtre martyr à Soriano.

S Achilleus le Thaumaturge, évêque à Larissa, un des membres du concile de Nicée ; il est patron de Presbo, où ont été transférées ses reliques.

S Rheticius, évêque à Autun après la mort de son épouse, tenu en très haute estime par l’empereur Constantin, par les saints Augustin et Jérôme.

V.

S Domnin, diacre à Plaisance.

S Primaël, de Grande-Bretagne, anachorète près de Quimper.

VI.

S Caleb (Elesbaan), roi chrétien en Éthiopie, mais assez cruel, finalement moine exemplaire à Jérusalem.

S Severinus, évêque à Septempeda, qui devint San Severino.

S Hilarus, fondateur d’un monastère près de Faenza, où furent ensuite des Camaldules.

S Melanius, évêque à Viviers.

VII.

S Franchy (Francoveus), moine puis solitaire près de Nevers.

S Ursus, évêque à Fano, dont il est patron secondaire.

IX.

S Rupert, duc de Bingen, fondateur d’hôpitaux, mort à vingt ans.

S Witesindo, un moment renégat sous l’empire de la peur, puis martyr à Cordoue.

X.

S Nicolas le Mystique, évêque à Constantinople ; son surnom était dû à son âge.

XI.

S Isidro, cultivateur madrilène, qu’on vit aidé dans son travail par deux anges ; retrouvé intact au début du XVIIe s., son corps fut à l’origine de la guérison miraculeuse du roi Philippe III ; trois ans après, Isidro sera le premier laïc canonisé par procédure officielle ; il est patron des cultivateurs et de la ville de Madrid.

XV.

B André Abellon, dominicain en Provence où il s’occupa de plusieurs monastères.

XX.

Bse Róża Czacka (1876-1961), religieuse polonaise, aveugle, fondatrice des Sœurs Franciscaines Servantes de la Croix au service exclusif des aveugles, béatifiée en 2021.

 

Martyrs de Lampsaque

† 251

 

Il s’agit ici de quatre Martyrs, dont on connaît les Actes authentiques. Ils étaient cinq, mais l’un d’eux apostasia, comme on va le voir.

Petros était un jeune homme. Invité par le proconsul Optimus à sacrifier à la déesse Vénus, il répondit : 

Je m’étonne que tu veuilles me persuader de sacrifier à une femme impudique et infâme dont les actions sont tellement honteuses qu’on ne pourrait les raconter sans rougir…

Le proconsul le fit étendre sur la roue, attaché avec des chaînes de fer. Tout autour étaient des pièces de bois qui frappaient le corps et brisaient les os du Héros. Finalement, il eut la tête tranchée.

Nicomaque, malheureusement, apostasia sous l’effet de la douleur. Remis à terre, il expira, brusquement étouffé en se mordant la langue. On dit que c’était là l’action du Diable.

Andreas et Paulos furent jetés en prison pendant la nuit ; le lendemain, ils persévéraient dans leur foi, malgré les coups de bâton ; finalement, ils furent livrés à la foule, qui les lapida.

Dionysia, une jeune fille de seize ans qui se trouvait dans la foule, reprocha à Nicomaque son péché et, pour cette attitude, fut arrêtée et remise à deux jeunes débauchés, qui s’épuisèrent à la provoquer. Dans la nuit, l’ange gardien de Denise leur apparut, plein de lumière ; ils en furent tellement bouleversés qu’ils demandèrent à Denise d’intercéder pour qu’il ne leur arrivât rien. 

Le lendemain, on avertit Dionysia que ses deux Compagnons Andreas et Paulos étaient lapidés. Elle se précipita hors de sa prison et alla rejoindre les deux Héros qui étaient en train d’expirer, voulant s’associer à leur mort pour être avec eux au Paradis. Mais on ne l’ «exauça» pas : on l’éloigna de là et on la décapita.

C’était sous l’empereur Dèce, le 15 mai 251.

Les saints Martyrs de Lampsaque, Petros, Andreas, Paulos et Dionysia, sont commémorés le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Martyrs de Clermont

† 260

 

Il s’agit ici de trois Martyrs qui moururent pour leur foi lors de l’invasion des Alamans.

Leur chef Chrocus arriva à Clermont, et mit à mort beaucoup de Chrétiens, dont on a retenu trois noms : 

Cassius, prêtre ; 

Victorinus

Maximus.

C’était en 260.

Les saints Martyrs de Clermont, Cassius, Victorinus et Maximus, sont commémorés le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Simplicius de Fausina

† 304

 

Simplicius était un prêtre à Fausina (auj. Terranuova), Sardaigne. Il y eut quelque hésitation à reconnaître ou non à ce Martyr la qualité d’évêque, mais s’il l’avait été, on trouverait fort étonnant que son successeur ne fût nommé qu’après trois siècles de vacance.

Il subit le martyre en 304, transpercé d’une lance sous le préfet Barbarus, précisait l’ancien Martyrologe, sans jeu de mots. Toutefois, le Martyrologe actuel ne lui attribue pas non plus le titre de Martyr, qui est peut-être incertain.

On donnait à Simplicius trois Compagnons, qui ne sont pas nommés dans le Martyrologe : Diocletianus, Florentius, Rosula.

La proche cité épiscopale fut Civita, absorbée plus tard par le diocèse de Pise, puis d’Ampurias, enfin de Porto Torrès.

Saint Simplicius de Fausina est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Achilleus de Larissa

† 330

 

Avant d’être évêque à Larissa (Thessalie, Grèce CE), Achilleus fit les pèlerinages de Jérusalem et de Rome.

C’est dans la Ville éternelle qu’il reçut l’épiscopat.

Il participa au concile de Nicée (325).

Son activité pastorale fut marquée par une grande sollicitude pour les pauvres, les malades et les étrangers.

On lui a attribué le surnom de Thaumaturge, mais on n’a pas trouvé de récits illustrant ces nombreux et éclatants miracles.

Sa mort eut lieu en 330.

En 978, ses reliques furent portées à Presbo, qui prit alors le nom d’Achilli (Bulgarie). Depuis cet événement, ladite ville l’a pris comme céleste Patron.

Il ne faut pas le confondre avec le Martyr du même nom, fêté avec s.Nérée le 12 mai.

Saint Achilleus de Larissa est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Rheticius d’Autun

† 334

 

Né d’une famille noble de Gaule, Rheticius naquit à Autun (act. 71).

A cette époque, enseignait dans cette ville un certain Eumène, qui prêchait alors l’idolâtrie. Malgré cette erreur, il était un professeur célèbre, et Rheticius suivit ses leçons.

Il se maria, mais son épouse mourut bientôt. Rheticius se donna entièrement à Dieu.

Vers 310, il devint le troisième évêque d’Autun.

Or en 311, l’empereur Constantin s’arrêta à Autun et rencontra providentiellement Rheticius, qui lui expliqua les premiers éléments de la religion chrétienne.

Rheticius eut une place de premier rang dans les assemblées conciliaires : en 313, il était aux côtés du pape Melchiade à Rome ; en 314, il était un des treize évêques de Gaule réunis en Arles ; dans les deux cas, il s’agissait d’examiner et de condamner le donatisme. La doctrine et l’éloquence de Rheticius s’imposa.

On connaît de lui deux ouvrages importants, dont on n’a malheureusement que des extraits : un traité contre les novatiens et un Commentaire sur le Cantique des Cantiques. Saint Jérôme (v. 30 septembre) en a parlé avec admiration. De Rheticius saint Augustin disait qu’il était un homme de Dieu.

Pour rehausser encore la solennité du baptême, il fit apporter de Terre Saine de l’eau du Jourdain, qu’il mélangea à celle de son baptistère.

Rheticius mourut vers 334.

Saint Rheticius d’Autun est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Elesbaan Caleb

† 535

 

Elesbaan était un roi éthiopien du 6e siècle. 

Son nom connut plusieurs variantes.

Un historien grec écrivit Ellatzbaas. Les Ethiopiens nommèrent leur roi Caleb, un nom à la résonnance biblique ; les Arabes, qui n’aimaient pas le roi d’Axoum, transformèrent son nom en al-asbah, «lie-de-vin».

L’historien dont il est question, Cosmas Indicopleustis («navigateur de l’Inde»), était présent dans le port d’Abdulis, quand Elesbaan y formait sa flotte.

Après avoir vaincu les ennemis du Christ, Élesbaan envoya sa couronne royale à Jérusalem, au temps de l'empereur Justin ; puis, après avoir mené la vie monastique, selon le vœu qu'il en avait fait, il s'en alla vers le Seigneur.

On a retrouvé des monnaies de cette époque, dont certaines émanent d’un prince chrétien.

Fêté par les Ethiopiens le 15 mai, saint Elesbaan a été inscrit en ce jour au Martyrologe Romain.

 

 

Severinus de Septempeda

† 545

 

Severinus avait un frère, nommé Victorinus. 

Tous deux distribuèrent aux pauvres leurs biens, qui étaient importants, et se retirèrent dans un ermitage du Monte Nero, proche de Septempeda ; Victorinus en particulier se retira dans une grotte de Pioraco.

Le bruit de leur sainteté parvint aux oreilles du pape Vigile, qui les nomma évêques : Severinus à Septempeda, Victorinus à Camerino. Toutefois, l’élection de Victorinus semble inexacte (ou douteuse), car son nom n’apparaît pas dans la liste épiscopale de Camerino. 

Selon certains, Severinus aurait été présent au moment de la destruction de la ville lors d’une invasion des Goths ou des Lombards ; selon d’autres, il pourrait même avoir été cet évêque Severus présent au concile de Sardica deux siècles plus tôt (vers 343).

Si l’on exclut cette dernière hypothèse, Severinus mourut vers 545. Septempeda, ville des Marches (Italie CE) devint justement San Severino des Marches.

Saint Severinus de Septempeda est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

Actuellement, le diocèse de Septempeda (San Severino) a été absorbé par celui de Camerino.

 

 

Rupert de Bingen

712-732

 

Rupert (qui pourrait se traduire par Robert) naquit vers 712 à Bingen (Mayence, Rhénanie, Allemagne W), d’un père encore païen, Robolaus, et d’une noble chrétienne, Berta.

Vers 715, le père mourut ; la maman mit toute son attention à éduquer son fils unique dans la droiture et la piété.

Rupert fut conquis par l’amour de Dieu et par la compassion envers les pauvres. Il n’en rencontrait jamais sans leur adresser quelques mots de consolation et quelque aumône.

Vers 724, sa mère lui procura une joie indicible en lui annonçant qu’elle voulait fonder un monastère où les pauvres seraient secourus.

A quinze ans, il fit le pèlerinage à Rome.

Par la suite, il consacra la plus grande partie de ses biens à fonder des hôpitaux. Il n’avait pas de plus grande joie que de visiter ces maisons et de soigner lui-même les malades.

Une de ses dernières fondations fut le monastère proche de Bingen, où il aimait se retirer.

C’est là qu’il mourut, vers 732, à vingt ans.

Saint Rupert de Bingen est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

La biographie de s.Rupert a été écrite par sainte Hildegard de Bingen, qui vécut dans ce monastère quatre siècle plus tard (v. 17 septembre).

 

 

Witesindo de Cordoue

† 855

 

L’attitude de Witedinso va en aider plus d’un à persévérer dans le témoignage de la Foi.

C’était une personne laïque des environs de Cordoue, à Cabra.

Chrétien, il prit peur devant les menaces des Musulmans, qui avaient déjà exécuté une trentaine de prêtres et de vierges. C’est que les Musulmans ne tolèrent pas qu’on dénigre la loi coranique et son Auteur.

Witesindo, donc, se laissa aller à renier sa foi chrétienne. Sommé cependant d’invoquer Allah et son Prophète, il s’y refusa et, cette fois-ci, fut condamné à mort comme renégat.

Il fut décapité en 855, un jour que s.Eulogio (v. 11 mars) ne précise pas.

Saint Witesindo est commémoré le 15 mai dans le Martyrologe Romain.

 

Isidro le Laboureur

1082-1172

 

Né vers 1082 à Madrid (Espagne), Isidro de Merlo y Quintana était le fils de parents très humbles, qui lui enseignèrent à aimer Dieu et à haïr le péché.

Isidro ne fit pas d’études ; sa science lui venait de son élévation spirituelle et de la grâce de Dieu.

Ce grand garçon de deux mètres se mit au service d’un seigneur du pays, Juan (ou Ivan) de Vargas, et épousa une pieuse fille, María Toribia, ou María de la Cabeza (v. 9 septembre), qui eut un fils.

On rencontre généralement le récit du miracle intervenu lors de la chute du bébé de María dans un puits : elle pria avec son mari, et les eaux du puits montèrent jusqu’à rapporter l’enfant tout souriant. Cet enfant est d’ailleurs vénéré comme saint Illán (localement fêté le 16 mai en Espagne).

Isidro, de son côté, menait une vie toute de piété, sans délaisser jamais son travail. Il visitait les églises de Madrid, priait beaucoup, surtout les jours de fêtes, et y entendait la Messe.

Il fut cependant accusé de négligence pour tant d’heures accordées à la piété (qu’il prenait en réalité sur son sommeil et non sur son travail) : son patron l’observa, et remarqua deux personnages qui l’accompagnaient près de la charrue ; il l’interrogea sur cette présence, et Isidro lui révéla que c’étaient deux anges.

Isidro était aussi libéral que possible, donnant son repas aux pauvres, et aux animaux également. Il portait ainsi au moulin un sac de blé, dont il envoya une partie aux oiseaux du ciel ; mais de retour du moulin, il rapporta la quantité de farine correspondant au sac entier.

Isidro mourut le 15 mai, en 1172 à quatre-vingt-dix ans. Certains le font mourir plutôt un 30 novembre. Son épouse María mourut quelques années plus tard.

Il fut béatifié en 1619, et canonisé en 1622, mais la bulle de canonisation fut, dit-on, publiée seulement en 1724.

San Isidro est évidemment le saint Patron des cultivateurs, ainsi que des ingénieurs agricoles et agronomes (qui ne le savent peut-être pas).

 

 

André Abellon

1375-1450

 

André Abellon naquit vers 1375 à Saint-Maximin (Var) de parents aubergistes.

Jeune encore, il entra dans l’Ordre dominicain.

De Saint-Maximin, on l’envoya enseigner les arts libéraux à Marseille, puis étudier la théologie à Toulouse, et enseigner la philosophie à Montpellier.

En 1403, il fut Lecteur (professeur) en Avignon.

En 1408, il reçut le doctorat.

Sa vie fut très active et l’on a du mal de le suivre dans tous ses déplacements : 

En 1409, il fut vicaire du couvent de Saint-Maximin, professeur à Paris, en Avignon et à Montpellier, en même temps qu’il prêchait en Provence et dans le Comtat-Venaissin.

En Aix-en-Provence, où il prêcha le plus souvent, et même durant l’épidémie de peste de 1415, il encouragea les habitants à supporter patiemment le fléau tout en aidant généreusement les malades. La mortalité y fut d’ailleurs moins élevée qu’ailleurs, ce qu’on attribua à sa prière.

En 1419, il fut élu prieur à Saint-Maximin, et il y introduisit la réforme. D’ailleurs il y fut réélu en 1425. Il s’y montra excellent administrateur, pourvoyant le monastère de rentes suffisantes - qu’il sut habilement obtenir aussi de Louis II d’Anjou et de sa femme Yolande d’Aragon. On lui doit le cloître et le chœur du monastère.

Il faut signaler ici qu’on attribue aussi à l’habile main d’André quatre peintures qui se trouvent actuellement en la basilique Sainte-Marie-Madeleine à Saint-Maximin.

En 1432, il fut nommé au couvent d’Arles, avec la même mission de réforme. Celle-ci fut brève. Dès la fin de l’année, il regagna Saint-Maximin. En 1436 il alla au couvent d’Aix-en-Provence, dont il fut deux fois élu prieur, mais il renonça à cette deuxième élection.

Après un nouveau séjour à Marseille, il revint à Aix, où il s’éteignit le 15 mai 1450.

Ses reliques furent re-découvertes lors de la restauration de l’église au 19e siècle, et André Abellon fut béatifié en 1902.

 

 

Róża Czacka

1876-1961

 

Róża Czacka naquit le 22 octobre 1876 à Bila Tserkva (Kiev, Ukraine), sixième des sept enfants de Feliks Czacki et Zofia Ledóchowska et reçut dans sa famille le titre de comtesse. Un parent fut cardinal.

Róża apprit le piano, les langues (français, allemand, anglais, latin).

Elle allait à cheval aussi, et c’est un accident qu’elle subit dans sa jeunesse qui la rendit fragile des yeux, au point qu’elle perdit la vue à vingt-deux ans, malgré plusieurs interventions chirurgicales.

Dès lors, elle sillonna l’Europe pour s’informer des méthodes utilisées pour aider les aveugles, et en vint à adapter le braille à la langue polonaise.

En 1909, revenue en Pologne, elle ouvrit des ateliers pour handicapés puis, à Varsovie, l’équivalent de notre Institut des Jeunes Aveugles parisien.

Durant la Première Guerre mondiale, elle se retira à Żytomierz, où mûrit en elle l’idée d’un institut orienté exclusivement à l’assistance aux aveugles.

C’est dans ces circonstances qu’en 1917, elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain et fit sa profession, assumant le nom d’Elzbieta (sur ste Elizabeth de Hongrie, v. 17 novembre).

Revenue à Varsovie, en 1918, elle fonda cette nouvelle famille religieuse d’esprit franciscain, les Sœurs Franciscaines Servantes de la Croix. Elle en reçut l’approbation de l’évêque du lieu, puis du pape Benoît XV (1919), du nonce Achille Ratti, futur pape Pie XI, qui qualifia cette œuvre d’apostolat exceptionnel.

En 1921, Róża subit en urgence une intervention chirurgicale pour l’ablation d’une tumeur cancéreuse.

En 1922, elle installa sa famille religieuse sur des terrains qu’on lui offrait à Laski et, en 1923, devint la Supérieure Générale de l’institut.

En 1925, elle fut décorée de la croix de l’Ordre des Chevaliers de Polonia Restituta et, en 1934, la méthode qu’elle avait mise au point fut imposée par le gouvernement à toutes les écoles pour aveugles.

En 1939, l’invasion de la Pologne par les troupes nazies fut la cause qu’elle reçut des blessures à la tête et qu’on dut lui retirer un œil sans anesthésie.

En 1944, Róża accepta d’héberger des soldats qui se préparaient à l’insurrection de Varsovie, et de cacher leurs armes dans le couvent.

En 1950, elle déposa sa charge de Supérieure et se mêla humblement à la vie quotidienne de toutes les sœurs.

Róża mourut le 15 mai 1961 ; ses funérailles furent célébrées par le cardinal Stefan Wyszyński (v. 28 mai).

A titre posthume, Róża fut nommée Grand-Croix de l’Ordre de Polonia Restituta (2009). L’institut s’est élargi ; il a gagné le Rwanda et l’Inde.

Róża Czacka sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 15 mai.

 

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13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 23:00

14 MAI

 

I.

S Matthias (cf. Ac 15-26), apôtre mort à Jérusalem (ou en Éthiopie ?), dont les reliques seraient à Trêves, représenté avec hallebarde ou épée, et parfois même transpercé par celles-ci par allusion à son martyre.

II.

Stes Iusta, Iustina et Heredinavierges martyres en Sardaigne.

S Victor et ste Corona, lui, militaire, elle, jeune femme de seize ans et déjà mariée, martyrs en Egypte ; Victor eut les doigt brisés, fut jeté dans une fournaise ardente puis décapité ; Couronne fut écartelée après avoir été liée entre deux arbres qu’on avait inclinés, puis relâchés.

III.

S Maximos, martyr lapidé en Asie, peut-être à Ephèse.

S Isidoros, martyr à Chio ; il fut jeté dans un puits dont l’eau guérit les malades.

S Pontius, de famille sénatoriale romaine, martyr à Cimiez.

IV.

Ss Felix et Fortunatus, martyrs à Aquileia.

S Boniface, intendant débauché d’une riche romaine, venu à Tarse où, converti, il subit le martyre.

V.

S Aprunculus, évêque chassé de Langres et élu à Clermont, déjà mentionné le 4 janvier.

S Ampelius, forgeron égyptien, venu mourir près de Gênes, patron des forgerons. 

VI.

S Gallus, moine auvergnat, évêque à Clermont, oncle et maître de s. Grégoire de Tours. 

S Bévignat, ermite près de Pérouse.

S Boniface, évêque à Ferento.

VII.

S Gildéric (Joudry), écossais, ermite près de Exmes ; on l’invoque contre la fièvre.

S Carthage le Jeune (Mochuda), évêque à Lismore après avoir guidé plus de huit cents moines à Rathin.

S Erembert, évêque à Toulouse, qui finit sa vie à l’abbaye Saint-Wandrille.

X.

B Tuton, évêque à Ratisbonne, aveugle à la fin de ses jours.

XI.

S Halward (Harward), martyrisé en Norvège en protégeant une femme injustement accusée.

XIII.

B Gil de Vaozela, portugais, d’abord égaré dans la magie noire et la nécromancie, puis dominicain, provincial d’Espagne, retiré à Santarém au Portugal, mystique.

XIV.

Bse Julian de Norwich, mystique anglaise, recluse dès l’âge de treize ans.

XIX.

Bx Jeong Cheol-sang Carolus, Jeong In-hyeok Thaddeus, Jeong Bok-hye Candida, Yun Un-hye Lucia, Choe Pil-je Petrus, laïcs coréens martyrs, décapités, béatifiés en 2014.

Ste Anne Thérèse Guérin (Théodore), française, fondatrice aux Etats-Unis de la Congrégation des Sœurs de la Providence, béatifiée en 1998, canonisée en 2006.

S Mixel Garikoitz, basque, fondateur des prêtres du Sacré-Cœur de Bétharram.

Bse Maria Domenica Mazzarello, fondatrice piémontaise de l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice, œuvre très liée à celle de s. Giovanni Bosco.

Matthias, apôtre

Ier siècle

 

Saint Matthias est cet apôtre qui fut appelé à occuper, parmi les apôtres, la place laissée libre par la trahison de Judas.

Au lendemain de l’Ascension du Seigneur, ainsi que le narre saint Luc dans le livre des Actes des Apôtres (Ac 1:13-26), ces derniers étaient assemblés à Jérusalem, priant et attendant la venue de l’Esprit Saint. 

C’est alors que Pierre, usant de l’autorité que lui avait conférée le Christ, prononça son premier discours comme Chef des apôtres, et visiblement inspiré, citant les psaumes 69 et 109, annonce qu’il faut procéder à l’élection d’un douxième apôtre. Humblement, Pierre ne nomme pas d’emblée celui qu’il pense être l’élu, mais il demande à l’assemblée des cent-vingt frères de présenter des candidats, répondant aux deux critères suivants : ils doivent avoir accompagné les apôtres depuis le baptême de Jésus par Jean-Baptiste - c’est-à-dire depuis le début de la vie publique de Jésus, et avoir été témoins de Sa résurrection.

Cela prouve que, outre les apôtres qu’avait choisis Jésus, d’autres aussi accompagnaient au moins fréquemment le groupe apostolique, en tout cas étaient en contact assidu avec eux, connaissaient leur vie et l’enseignement de Jésus, vivant dans une réelle intimité avec eux, même s’ils n’en avaient pas, ou pas encore, la dignité reçue par l’appel du Christ. C’est d’ailleurs également dans leurs rangs que Jésus avait choisi les soixante-douze autres disciples, qu’il avait ensuite envoyés deux à deux en mission, et c’est le même saint Luc qui le rapporte dans son évangile (Lc 10).

On peut légitimement présumer que les deux candidats présentés par l’assemblée ce jour-là, faisaient partie de ces soixante-douze disciples.

Là encore, les frères réunis n’osent pas choisir eux-mêmes, mais ils prient ; ils demandent à Dieu de montrer celui qu’Il a choisi et tirent au sort pour connaître la volonté divine. Ainsi est choisi Matthias.

Saint Jean Chrysostome a loué l’humble douceur avec laquelle l’autre candidat, Joseph Bar Sabbas accepta ce choix. Dans l’Écriture, il disparaît totalement. Un témoignage de Papias, recueilli par l’historien Eusèbe, affirme qu’il aurait appartenu aux soixante-douze disciples, et que plus tard, il aurait bu un poison mortel mais qu’il n’en éprouva aucun mal. Ajoutons qu’au IXe siècle, s.Joseph Bar Sabbas fut introduit dans le Martyrologe au 20 juillet, mais n’a pas été retenu dans la dernière édition du Martyrologe Romain, faute d’indices historiques certains.

Quant à Matthias, il fut donc mis au nombre des douze apôtres, dit saint Luc (ibid, 1:26).

On ne connaît rien de sûr sur Matthias. Le nom lui-même signifie “Donné”. Des Actes apocryphes affirment qu’il aurait été originaire de Bethléem, de la tribu de Juda et d’une naissance illustre, ce qui n’est pas invraisemblable, mais reste incontrôlable.

La Tradition n’est pas plus éloquente sur l’apostolat de Matthias. Il aurait évangélisé en Palestine même, ou en Éthiopie, aurait été martyrisé.

Ce qu’on dit de ses reliques peut aussi être reçu avec quelque doute. Le corps transféré par sainte Hélène au IVe siècle, était-il celui de l’apôtre, ou de l’évêque Matthias de Jérusalem mort au IIe siècle ? Est-ce bien le corps et le chef de l’apôtre Matthias que l’on conserve sous l’autel de Sainte-Marie-Majeure à Rome ? Comment se fait-il donc que le corps de l’apôtre se trouve également à Trèves et à Padoue ? Comme cela arrive très souvent, on possède sans doute quelques fragments du corps de l’apôtre, que l’on introduit dans une châsse de cire représentant le corps entier. Il serait fort utile, de nos jours, de procéder à une analyse minutieuse de ces diverses reliques, avec les moyens que la Providence nous permet d’utiliser.

Une autre incertitude a plané sur le dies natalis de saint Matthias. La Tradition est silencieuse aussi à ce sujet. Les martyrologes anciens ne le mentionnent jamais jusqu’au VIIIe siècle ! Ce n’est qu’à partir du IXe siècle que chaque apôtre a sa fête propre, et encore les Grecs ne le mentionnent pas, eux d’habitude si fidèles aux traditions, que l’Église a reprises dans l’élaboration du nouveau Martyrologe.

A partir du XVIe siècle, on finit par fêter le douxième Apôtre au 24 février ; enfin, lors de la dernière réforme du calendrier, il a été fort justement décidé qu’on le fêterait en mai, à un jour correspondant grosso modo à l’anniversaire de son élection au collège apostolique, proche de la fête de l’Ascension et avant la Pentecôte, et cette fête a été établie au 14 mai.

Toutes ces vissicitudes ne doivent pas nous induire à penser que “peut-être” saint Matthias n’aurait pas existé, ni même qu’il n’aurait eu qu’un rôle mineur au sein du collège apostolique. L’Écriture est formelle : son élection est tout-à-fait historique, et c’est le plus important.

Certainement, Matthias aura été très discret, très effacé, conscient de son indignité devant un tel choix divin. Mais il sera non moins certain qu’il aura été fidèle jusqu’au bout, fidèle au Christ, fidèle à l’Église et à saint Pierre.

 

Note. La bienheureuse Anna Katherina Emmerick dit que les deux candidats, Matthias et Joseph Bar Sabbas, n’avaient pas même pensé à être choisis, tandis que d’autres parmi les frères avaient bien ambitionné dans leur cœur cette “promotion”. Elle explique qu’à la dernière Cène, Jésus imposa les mains à quelques-uns des apôtres, et qu’au jour de la Pentecôte, Pierre imposa les mains aux autres, et ici particulièrement à Matthias. Ce dernier devait être un de ceux qui auraient accompagné Pierre à la piscine de Béthesda pour administrer le baptême. C’est là que Pierre prononça le discours de Ac 22:14-40, après lequel furent baptisées trois mille personnes. Plus tard, elle croit voir notre apôtre aux côtés de Pierre à Antioche. Elle les revoit tous autour de Marie au moment de son trépas : André et Matthias en préparent le sépulcre et vont l’ensevelir avec les autres apôtres. Bien sûr, ceci n’est pas vérité d’Evangile, mais ne semble pas non plus contredire l’Ecriture. 

 

 

Iusta et Heredina en Sardaigne

2e siècle

 

Il s’agit ici de deux vierges sardes, qui furent mises à mort pour la Foi, sous Hadrien.

Autrefois, on leur adjoignait Iustina.

Ce n’est que sous Constantin, deux siècles plus tard, que la liberté de culte devait être assurée.

Il ressort de certains livres anciens que Iusta, fille de Cleodonia, aurait subi le martyre avec ses deux servantes, Iustina et Henedina (sic).

Deux localités se disputent le lieu de leur martyre : Sassari, Cagliari. Les Vierges auraient été originaires de Cagliari, et martyrisées à Sassari.

Ce martyre a dû avoir lieu vers 120-135.

Saintes Iusta et Heredina sont commémorées le 14 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Victor et Corona en Egypte

2e siècle

 

Victor, originaire de Syrie, était un soldat sous Antonin le Pieux et se trouvait en Egypte (le Martyrologe dit en Syrie, par erreur).

Le juge l’ayant invité à abjurer le Christ et à offrir de l’encens aux dieux, Victor s’y refusa. 

Il eut les doigts brisés, on le jeta dans une fournaise dont il sorti indemne au bout de trois jours, et fut décapité.

Corona, une jeune femme de seize ans déjà mariée à un soldat, manifesta de la sympathie pour le courageux Martyr et fut immédiatement arrêtée. On ne sait si elle était baptisée, mais elle déclara ouvertement qu’elle était chrétienne et prête à mourir pour le Christ.

On l’attacha à deux arbres dont on inclina les branches avec des cordes, puis on relâcha brusquement les cordes, provoquant la dislocation complète de ce jeune corps. Si Corona n’avait pas encore reçu le baptême par l’eau, elle le reçut par le sang.

Ce pouvait être vers 140-160, durant le règne de l’empereur Antonin.

Saints Victor et Corona sont commémorés le 14 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Maximos d’Ephèse

† 250

 

Maximos était né à Ephèse, ou y vivait de son petit négoce. On le savait chrétien.

Quand parut l’édit impérial obligeant les Chrétiens à renoncer au Christ et à adorer les idoles, Maximos fut arrêté.

Les questions et réponses de ce «procès» nous sont parvenus dans leur forme originale du greffe. Voici quelques réparties de Maximos : 

Je ne sacrifie qu’au seul Dieu à qui je me félicite d’avoir toujours sacrifié depuis mon enfance.

Ces coups dont je suis frappé pour le nom de Jésus-Christ ne sont point des tourments, mais plutôt une onction.

Les coups en question étaient la torture du bâton qu’avait ordonnée le proconsul. Puis il fit étendre Maximos sur le chevalet pour y être déchiré par les ongles de fer ; on y alluma aussi un feu qui brûlait les chairs de Maxime, en même temps que la fumée l’étouffait. De guerre lasse, le proconsul le fit lapider en-dehors de la ville. Le texte parle d’une grêle de pierres.

On n’est pas sûr de la ville où eut lieu ce martyre ; certains parlaient d’Ephèse, mais le texte original mentionne seulement en Asie.

Saint Maximos d’Ephèse est commémoré le 14 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Isidoros de Chio

† 251

 

Isidoros fut, dit-on, jeté dans un puits, à cause de sa foi en Jésus-Christ, en 251.

L’eau de ce puits fut miraculeuse.

Saint Isidoros de Chio est commémoré le 14 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Pontius de Cimiez

† 258

 

Pontius était un Romain, de parents païens et de famille sénatoriale.

Il fit de bonnes études dans les lettres et la philosophie.

Il eut le bonheur d’entendre une psalmodie de l’office divin, qui le poussa à demander le baptême. C’est le pape Pontianus qui lui conféra ce sacrement.

Le néophyte convainquit bientôt son père et toute la maisonnée de recevoir à leur tour le baptême.

A la mort du sénateur, Pontius vendit tout son héritage pour se donner à la prédication. Il vint à Cimiez (proche de l’actuelle Nice). 

Pontius fut arrêté pour sa foi et sommé de sacrifier aux dieux, ce qu’il refusa catégoriquement. Il subit diverses tortures, suspendu à un chevalet et déchiré par les fouets, exposé aux bêtes - qui ne le touchèrent pas -, jeté sur un bûcher - qui s’éteignit -, enfin décapité.

Ce devait être en 258.

La ville de Cimiez fut rasée par les Lombards. Il existe dans l’Hérault une localité Saint-Pons-de-Thomières, dont le monastère abrita les reliques du Martyr.

Saint Pontius de Cimiez est commémoré le 14 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Felix et Fortunatus d’Aquileia

† 305

 

Il s’agirait ici de deux frères, martyrisés à Aquileia (Frioul, Italie NE), du temps de la persécution de Dioclétien.

D’après la tradition, ils furent successivement écartelés sur le chevalet et brûlés par des torches ardentes, qui s’éteignirent aussitôt. Puis ils eurent le ventre brûlé avec de l’huile bouillante, et furent enfin décapités.

Saints Felix et Fortunatus sont commémorés le 14 mai dans le Martyrologe Romain.

 

Nota. Au 23 avril étaient mentionnés trois Martyrs, Felix, Fortunatus et Achilleus, dont les Actes ont semblé fort suspects aux historiens. N’aurait-on pas fabriqué des Martyrs pour l’église de Valence ? Les saints Felix et Fortunatus d’Aquileia seraient devenus Felix, Fortunatus et Achilleus, passant de l’Italie à la proche Valence… On sait que les Martyrs d’Aquileia étaient très connus en Gaule, puisque Venance Fortunat y fait allusion. Ce n’est qu’une hypothèse gratuite.

 

 

Aprunculus de Langres-Clermont

† 491

 

Aprunculus (Abrunculus, Aproncule) était le fils d’un Bourguignon et d’une Auvergnate. Son nom semble signifier petit sanglier.

En 456, il devint le onzième évêque de Langres.

En 484, on ne sait exactement dans quelles circonstances, Aprunculus fut suspecté d’infidélité envers le roi burgonde, Gondebaud, qui l’expulsa, ou le menaça de mort. 

L’infortuné alla se réfugier à Clermont, auprès de l’évêque Sidoine Apollinaire (v. 21 août) ; ce dernier prophétisa que son successeur serait Aprunculus, ce qui arriva en effet, en 489. Aprunculus devenait maintenant le douzième évêque de Clermont.

Entre Langres et Clermont, Aprunculus eut un épiscopat de trente-cinq ans.

Il mourut en 491, ou le 4 janvier ou le 14 mai : le Martyrologe présente en effet cette anomalie, qu’il mentionne le même Aprunculus à ces deux dates et dans des termes à peu près similaires.

Par respect pour le livre du Martyrologe, on a aussi gardé ici les deux dates.

Saint Aprunculus de Clermont est donc commémoré le 4 janvier et le 14 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Gallus de Clermont

486-551

 

Gallus naquit vers 486 à Clermont, fils du sénateur Georgius et de Leocadia, une descendante d’un Martyr, Vetius Apagathus (v. Martyrs de Lyon en 177, 2 juin). C’était donc une famille bien en vue, et chrétienne depuis longtemps.

Dans sa jeunesse, il fit plusieurs fois à pied le pèlerinage au sanctuaire de s.Julien de Brioude (v. 28 août) ; un jour qu’une épine lui avait blessé le pied, il en fut guéri, dit-il, grâce à l’intercession du Martyr.

Quand Gallus fut en âge, son père lui prépara un mariage digne de son rang. Gallus, qui ne l’entendait pas de cette oreille, se fit accompagner par un des esclaves de la maison et courut au monastère de Cournon.

L’abbé cependant, prudent, lui fit comprendre qu’il fallait le consentement de son père ; ce dernier répondit de façon très chrétienne : Que la volonté de Dieu se fasse plutôt que la mienne (cf. Lc 22:42).

Gallus avait une fort belle voix, étudiait volontiers, et surtout vivait intensément la vie monastique.

L’évêque de Clermont, Quinctianus, le fit venir à Clermont, en raison de cette belle voix ; puis le roi Thierry 1er se l’attacha : Gallus se retrouva à Cologne.

C’est dans cette ville qu’eut lieu un événement fameux, où Gallus faillit être martyr de son zèle : des païens avaient organisé une orgie dans un temple païen ; Gallus y mit le feu. Les païens cherchèrent à le tuer, mais il se réfugia bien vite dans le palais royal, et le roi calma ses sujets. Plus tard, Gallus se reprocha : Malheur à moi qui ne suis pas resté pour finir ma vie dans cette affaire.

En 525, mourut l’évêque de Cologne, Abrunculus, pour la succession duquel les habitants demandèrent Gallus, mais Thierry 1er refusa. Or Gallus se trouvait alors à Clermont, au moment de la mort de Quinctianus, et c’est lui qui vint en porter l’annonce à Thierry 1er. Gallus, encore diacre, fut alors désigné pour succéder à Quinctianus : il fut ordonné prêtre, puis alla à Clermont où il fut sacré évêque.

Il faut remarquer ici un flottement dans les dates. On lit en effet que Gallus aurait été nommé évêque en 486 ou en 525, un intervalle de quarante années durant lesquelles beaucoup de choses pouvaient se passer. Or on remarque quatre noms d’évêques entre 486 (mort de s.Sidoine Apollinaire) et 525 (mort de s.Quinctianus), qui posent problème aux historiens ; pourtant, des quatre, Aprunculus est connu (v. 4 janvier et 14 mai), Eufrasius est signalé en 515, Apollinaire II seul est inconnu, Quinctianus enfin est bien réel (v. 13 novembre). Il semble que la date de 525-526 soit la meilleure.

Gallus fut donc le seizième, et non le douzième évêque de Clermont.

Le nouvel évêque brilla par sa douceur et son humilité.

Un de ses prêtres s’emporta un jour contre lui. Celui-ci se contenta d’aller prier, l’autre demanda pardon, et Gallus lui annonça qu’il ne serait jamais évêque : en effet, le prêtre fut choisi pour l’évêché du Gévaudan, mais ne fut jamais sacré.

Gallus assista à plusieurs conciles : Clermont (535), Orléans (541 et 549). 

Des miracles furent attestés. Un prêtre malade arriva à se faufiler et à entrer, tout simplement, dans le lit de Gallus, et s’en trouva guéri. Lors d’un grave incendie dans le centre de Clermont, Gallus avança vers le feu avec le livre de l’Evangile, et le feu s’éteignit. Lors d’une grave épidémie de peste qui couvrait toute la région d’Arles, il refit le pèlerinage à Saint-Julien de Brioude, organisa des prières publiques, et le fléau cessa.

Au printemps 551, Gallus tomba malade et perdit tous ses cheveux et sa barbe. Il distribua une dernière fois l’Eucharistie à son peuple, et mourut le dimanche avant l’Ascension, 14 mai 551.

On connaît tous ces détails grâce à s.Grégoire de Tours (v. 17 novembre), qui fut le neveu de Gallus.

Saint Gallus de Clermont est commémoré le 14 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Carthage le Jeune

555-637

 

Celui que l’anglais moderne appelle Carthage, s’appelait en irlandais Mo Chutu mac Fínaill, aujourd’hui Mochuda ; il naquit vers 555 dans la région de Munster (Irlande) ; son père s’appelait Fínall Fíngein, sa mère Finmed.

Il fut élevé par Carthage l’Ancien, lui-même disciple de s. Kieran (v. 5 mars).

En 580, il se bâtit une cellule à Kiltallagh en vue d’y mener la vie d’ermite. Il alla passer aussi une année à l’abbaye de Bangor.

Plus tard, sur l’avis de s.Colman (v. 6 juin), il fonda le monastère de Rathin pour lequel il rédigea une Règle, un réel monument de l’écriture en vieil irlandais ; y vécurent plus de huit cents moines. On ne prenait jamais de viande : toute la nourriture consistait dans les fruits de la culture des moines.

Vers 636, Carthage dut quitter ce monastère qu’il avait dirigé pendant quarante ans, parce que le roi l’expulsa, peut-être à cause de cette interminable controverse de la date de Pâques. Carthage alla fonder un autre monastère avec une grande école à un endroit qui s’appelait Magh-Sgiath, l’actuelle Lismore ; la ville qui s’y développa devint le siège du nouvel évêché de Lismore, dont Carthage fut le premier évêque. Il y construisit la cathédrale.

Il venait d’achever cette cathédrale, lorsqu’il mourut, le 14 mai 637 (ou 638).

La réputation de la sainteté et des miracles de Carthage fit de Lismore une ville sainte, à moitié habitée par des moines. Cette ville prit le nom de Lismore Mochuda.

La Règle de Rathin fut un peu mitigée au 11e siècle, et le diocèse de Lismore fut réuni à celui de Waterford au 14e siècle.

Saint Carthage le Jeune est commémoré le 14 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Erembert de Toulouse

† fin 7e siècle

 

Aucune date n’est certaine dans la vie de ce personnage édifiant.

Erembert naquit à Villiolicourt (Le Pecq, Pincerais, actuelles Yvelines), son frère s’appelant Gamard.

L’année de sa naissance se situe soit sous le règne de Dagobert Ier (629-639), soit sous celui de Clovis II (639-657).

Il entra à l’abbaye de Fontenelle, durant l’abbatiat de s.Wandrille, qui dura de 649 à 668 (v. 22 juillet).

Il fut nommé évêque de Toulouse sous le roi Clotaire III et la reine Bathilde, donc entre 657 (avènement de Clotaire III) et 664 (retrait de Bathilde à l’abbaye de Chelles).

Un des miracles retentissants d’Erembert fut que, lors d’un déplacement chez son frère à Villiolicourt, il arrêta d’un geste un immense incendie.

Peu après, il se retira à l’abbaye de Fontenelle, sous le nouvel abbé, Lambert, qui gouverna cette abbaye entre 666 et 678.

Erembert y mourut saintement.

Son frère Gamard entra à son tour à l’abbaye de Fontenelle, ainsi que ses deux fils, Namnacus et Zachée.

Saint Erembert de Toulouse est commémoré le 14 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

Gil de Vaozela

1184-1265

 

Gil était le troisième fils de Rui Pais de Valadares, gouverneur de Coimbra sous le règne de Sancho Ier de Portugal. Destiné à l’état ecclésiastique, il étudia à l’université de Coimbra, s’y distingua par ses talents et ses aptitudes précoces pour les sciences. Il fut donc pourvu de gros bénéfices même avant son entrée dans les ordres.

Passionné par les sciences profanes, il négligea le chœur, confia l’abbaye à son prieur et s’en fut étudier à Paris.

En route, il fut accosté par un inconnu qui lui proposa de lui enseigner l’alchimie, science qui lui procurerait tous les plaisirs et tous les honneurs de la terre. L’inconnu était Satan en personne, qui lui fit signer avec son sang une cédule ainsi rédigée : Je renonce au titre d’enfant de Dieu et je me soustrais à ses lois ; je renonce à ma foi et renie les vœux de mon baptême pour devenir l’esclave dévoué de Satan qui en retour me fera avoir les plaisirs et honneurs terrestres.

L’apprentissage de la science diabolique dura sept années, au terme desquelles Gil, parvenu à Paris où il fut encore plus brillant qu’à Coimbra, finit par rentrer en lui-même et désira changer de vie.

Il invoqua la Sainte Vierge ; rentré en Espagne, il rencontra la prieur du nouveau couvent dominicain à Palencia, auquel il se confessa et exprima le désir d’embrasser là la vie religieuse, dans l’obscurité, l’humilité et la pénitence. Pour la vérité historique, il semble qu’il eût déjà fait connaissance de l’ordre dominicain à Paris.

La conversion de Gil fut très sincère. Il s’efforça de surpasser tous les confrères par son ardeur au travail, par une prompte obéissance et un silence rigoureux. Il expia ainsi par une rude pénitence tous les péchés qu’il avait commis.

Il fit profession en 1221, fut provincial d’Espagne de 1234 à 1245, enfin envoyé au couvent de Santarém (alors Scallabis) en Portugal, où il devait finir ses jours.

Ce ne fut pas sans épreuves. Satan le poursuivait, cherchant à le pousser au désespoir en lui rappelant l’horrible donation de son âme faite par écrit. Gil pria Marie : après sept ans d’austères pénitences, il obtint que Marie arrachât à Satan la fameuse cédule. Enfin Gil fut en paix.

Il fut employé avec grand succès au ministère des âmes : il était merveilleusement doué pour toucher les pécheurs endurcis.

Réélu provincial en 1257, il préféra abdiquer en raison de son grand âge et passa ses dernières années à Santarém, favorisé du don des extases et des prophéties.

Gil mourut en la fête de l’Ascension, le 14 mai 1265, jour auquel il est inscrit au Martyrologe Romain.

Il a été béatifié en 1748.

 

 

Julian de Norwich

1342-1416

 

Les dates de Julian, 1342-1416, sont approximatives. 

Toute sa vie se déroula à Norwich (Norfolk, Angleterre).

Recluse dès l’âge de treize ans, elle avait seulement une servante, et laissait entrer quelques visites.

Julian de Norwich est une âme mystique dont on connaît seulement une série de visions qu’elle dicta en 1373.

Elle contempla les souffrances du Christ et la bonté de Dieu : Je vis Notre-Seigneur Jésus languir sur sa Croix pendant longtemps, car sa divinité donna à son humanité la force de souffrir plus que tous les hommes ne le pourraient… Et ce fut pour les péchés de chaque homme qu’il souffrit ; et il vit les douleurs et les chagrins de chacun ; et, par bonté comme par amour, il les partagea.

Prudente, l’Eglise ne s’est pas prononcée sur ces visions, et n’a pas béatifié Julian.

La date elle-même du 14 mai est conjecturale.

Jeong Bok-hye Candida

? -1801

 

Jeong Bok-hye Candida est une laïque coréenne née non loin de Seoul (Corée S).

Elle fut décapitée à Seoul le 14 mai 1801 et béatifiée en 2014.

 

 

Jeong Cheol-sang Carolus

? -1801

 

Jeong Cheol-sang Carolus est un laïc coréen né à Gwangju (Gyeonggi-do, Corée S).

Il fut décapité à Seoul le 14 mai 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Jeong In-hyeok Thaddeus

? -1801

 

Jeong In-hyeok Thaddeus est un laïc coréen né à Seoul (Corée S).

Il fut décapité à Seoul le 14 mai 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Yun Un-hye Lucia

? -1801

 

Yun Un-hye Lucia est une laïque coréenne, mariée, née au Gyeonggi-do (Corée S).

Elle fut décapitée à Seoul le 14 mai 1801 et béatifiée en 2014.

 

 

Choe Pil-je Petrus

1770-1801

 

Choe Pil-je Petrus est un laïc coréen né en 1770 à Seoul (Corée S).

Il fut décapité à Seoul le 14 mai 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Anne-Thérèse Guérin

1798-1856

 

Née le 2 octobre 1798 à Etables-sur-Mer (Côtes-d’Armor), Anne-Thérèse était l’une des quatre enfants de Laurent Guérin et Isabelle Lefèvre. De ces quatre enfants, deux seulement vivront : Anne-Thérèse et Marie-Jeanne ; l’aîné, Jean-Laurent mourut à deux ans et demi, le cadet à quatre ans et demi.

A cette époque, les horreurs de la Révolution n’étaient pas encore éteintes. Les prêtres et les religieux étaient encore poursuivis, les lieux de culte fermés. Un cousin séminariste vint se cacher chez les parents d’Anne-Thérèse : c’est ce cousin qui lui donna de si bons enseignements sur l’Ecriture Sainte et la Théologie.

Monsieur Guérin devint officier de la Marine sous Napoléon Bonaparte. Il était donc souvent absent, laissant toute la maison aux soins de sa fidèle épouse.

Anne-Thérèse reçut la Première Communion à dix ans, et confia à cette occasion au curé son désir d’être religieuse.

A quinze ans, elle fut orpheline de son père, abattu par des brigands près de Toulon, alors qu’il revenait à Etables en permission. La maman en fut très affectée, et c’est Anne-Thérèse qui assuma toutes les tâches domestiques, au point qu’à vingt-cinq ans seulement elle put suivre sa vocation.

En 1823 donc, elle entra chez les Sœurs de la Providence à Ruillé-sur-Loir (Sarthe) et prit à cette occasion le nom de sœur Saint-Théodore. Elle avait connu ces Religieuses lorsque l’une d’elles était venue aider le curé dans son village.

Elle fit la première consécration en 1825, et les vœux perpétuels en 1831. Elle n’était pas obligée d’émettre ces vœux, mais elle demanda à les faire.

Enseignante à Preuilly-sur-Claise (Indre-et-Loire), elle attrapa ce qu’on pense avoir été la variole, et en resta marquée tout le reste de sa vie, devant observer une diète sévère et permanente.

Ensuite elle sera supérieure à Rennes, où elle fit un travail très fructueux dans ce quartier livré à l’ignorance et à la délinquance. Et quand elle reçut l’ordre de quitter Rennes, ce fut la stupéfaction générale. Elle fut nommée alors à Soulaines (Angers), où l’inspection académique lui décernera une médaille pour son enseignement. Elle y prit également des leçons auprès d’un pharmacien et d’un médecin, pour être encore plus efficace auprès des malades qu’elle visitait.

En 1840, confiante au vœu d’obéissance plus qu’en ses propres forces, elle accepta de partir en mission aux Etats-Unis avec cinq Consœurs : elle sera fondatrice et supérieure de la communauté à Saint-Mary-of-the-Woods (Indiana) où elle ouvrira la première école catholique de filles du diocèse, prenant décidément le contre-pied du courant anti-catholique du temps.  

Devant le succès de ce travail, la jalousie grandit. L’école fut même incendiée. 

Même l’évêque, qui l’avait reçue, ne l’aida pas très efficacement : le «local» qu’elle trouva pour s’installer consistait en une pièce et un grenier de fermier, en pleine forêt. Et il fallait apprendre l’anglais ! 

La persévérance de Mère Théodore porta beaucoup de fruits. D’autres maisons suivront. 

Autre épreuve : l’évêque voulait être le supérieur de toute ces maisons. Même, il crut bon, pendant un temps, de l’excommunier, parce qu’elle n’acceptait pas les changements de la règle qu’il lui proposait. Ce n’est que l’évêque suivant qui leva cette excommunication.

En même temps, elle fut nommée supérieure générale des Sœurs de la Providence en Amérique.

En toutes ses charges, Mère Saint-Théodore se montra exemplaire dans son enseignement, ses dons divers, son aptitude à organiser, à affronter les difficultés les plus variées avec foi et espérance. En plus, elle développa de réelles dispositions pour la médecine et la théologie.

C’est aux Etats-Unis qu’elle mourra, le 14 mai 1856. A cette date, il y avait déjà quinze maisons, avec quatre-vingts sœurs, douze novices et vingt postulantes.

Elle a été béatifiée en 1998, et canonisée en 2006.

 

 

Mixel Garikoitz

1797-1863

 

Faisons une petite incursion dans le vrai Pays Basque, là où les fidèles habitants conservèrent jalousement leur foi chrétienne et pacifique.

Dans l’été 1796, se marièrent Eñaut Garikoitz et Gaxina Etcheberry : leur premier enfant naquit le 15 avril 1797, à Ibarre (Iholdy, Bayonne, Pyrénées-Atlantiques), et reçut au baptême le prénom de Michel, Mixel en basque.

On n’a pas retrouvé trace de ce baptême dans le registre paroissial : un oubli certainement dû à la difficulté des temps révolutionnaires. Il n’y avait pas même de curé dans la paroisse à ce moment-là.

Cinq enfants suivirent Mixel : Joanes, Manex, Paulo, et les deux jumeaux Bernat et Maria ; Bernat ne vécut que quatre mois.

Enãut et Gaxina étaient de très modestes paysans. Dès qu’il fut en âge, Mixel garda les brebis. A la maison, il «célébrait» sur un coin de la table de cuisine, avec deux bouts de chandelles comme bougies et un tesson de pot cassé en guise d’encensoir.

A dix ans, il fut placé pour deux années comme domestique dans une maison. Sans grande instruction que les bons enseignements de sa maman et de sa grand-mère, il dut attendre quatorze ans pour recevoir la Première communion. Dès lors, il n’eut qu’un grand désir : devenir prêtre.

Pour payer ses études, les parents ne négligèrent rien, mais Mixel y mit du sien aussi par son ardeur à l’étude : il fut élève à Saint-Palais, puis à Bayonne, à Aire-sur-Adour et Larressore.

A Bayonne, Mixel rendait service au secrétaire de l’évêque en promenant son petit chien ; c’était sa seule sortie dehors, mais il avait toujours un livre à la main pour ne perdre aucun instant.

Au Petit séminaire d’Aire-sur-Adour, il fut condisciple d’Edouard Cestac (v. 27 mars). D’eux un autre confrère disait plus tard : Dieu m’avait donné un grand bonheur : à ma droite, j’avais saint Garikoitz, à ma gauche saint Cestac. 

Mixel reçut les Ordres mineurs et majeurs entre juin 1822 et décembre 1823.

Il fut d’abord vicaire à Cambo (qu’on écrit Kanbo en basque) pendant deux ans, puis directeur du séminaire de Bétharram à partir de 1825. Cette maison qui était dans un état cruel d’abandon spirituel, redevint une maison sainte grâce à la douceur persévérante de Mixel. 

En même temps, Mixel fut trente ans l’aumônier des Filles de la Croix, qui étaient plus de mille. Cette congrégation avait été fondée par sainte Jeanne-Elisabeth Bichier des Ages (v. 26 août), envers laquelle Mixel conserva toujours une humble et profonde reconnaissance pour les salutaires conseils qu’elle lui prodigua.

C’est à Bétharram qu’en 1841 il fonda la congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur, dont les établissements scolaires se multiplièrent sur place et jusqu’en Amérique du Sud, auprès des Basques émigrés.

Le père Mixel Garikoitz mourut, chargé de bonnes œuvres, le 14 mai 1863, au soir de l’Ascension.

Il fut proclamé bienheureux en 1923 et canonisé en 1947.

 

 

Maria Domenica Mazzarello

1837-1881

 

Née le 9 mai 1837 à Mornese (Alessandria, Piémont, Italie nord-ouest), Maria Domenica était l’aînée des sept enfants de Giuseppe et Maddalena Calcagno, d’humbles métayers.

En 1860, lors d’une épidémie, elle fut frappée par une grave tuberculose après avoir assisté des malades. Elle fut malade du 15 août au 7 octobre, mais en conserva des séquelles dans son physique et ne put retourner aux travaux des champs ; à cette période remonte une vision qu’elle eut, où elle se voyait entourée de nombreuses petites filles, et entendait une voix qui lui disait : Je te les confie. 

Elle apprit le métier de couturière et ouvrit avec une amie un atelier pour y former les jeunes filles, matériellement et spirituellement.

Ce fut le début d’une réelle petite communauté, appuyée par le bon curé du pays, qui en fit une Association des Filles de Marie Immaculée.

En 1864, saint Giovanni Bosco (v. 31 janvier) la rencontra et, en 1872, lui proposa son projet des Filles de Marie Auxiliatrice, la branche féminine de la congrégation salésienne. C’est ainsi que Maria Domenica et ses compagnes furent les premières Auxiliatrices de don Bosco.

Nommée supérieure, Maria Domenica se fit appeler Vicaire, car  la Supérieure, c’est Marie.

La maison-mère s’établit à Nizza Monferrato et c’est là que Maria Domenica y mourut, le 14 mai 1881, tout juste âgée de quarante-quatre ans.

Dans l’espace de ces dix années, l’institut féminin comptait déjà une trentaine de maisons - dont six en Amérique - et presque deux-cents Religieuses. 

La Fondatrice fut béatifiée en 1938. Le miracle, retenu pour cette proclamation, fut la guérison totale et durable, en 1916, d’une petite fille de quatre ans affectée de poliomyélite.

Maria Domenica Mazzarello fut ensuite canonisée en 1951.

Sa fête est au 14 mai.

 

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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 23:00

Martyrs de Casamari

1799

 

L’abbaye cistercienne de Casamari se trouve à Veroli (Frosinone, Latium, Italie C).

En 1811, les troupes napoléoniennes s’emparèrent des bâtiments de l’abbaye ; dans leur élan dévastateur, ils s’apprêtaient à profaner les ornements liturgiques, les vases sacrés, le Saint Sacrement, que six moines tentèrent de protéger en s’interposant. Ils furent impitoyablement massacrés.

C’était le 13 mai 1799.

En voici les noms :

  • Ignace (Siméon) Cardon
  • Jan Chrysostom (Domenico Maria) Zavřel
  • Albertin-Marie Maisonade
  • Modeste-Marie Burgen
  • Mathurin-Marie Pitri
  • Zosimo Maria Brambat

 

Les Six Martyrs de Casamari seront béatifiés en 2021, et inscrits au Martyrologe le 13 mai.

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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 23:00

13 MAI

 

II.

Ste Glycère, fille d’un fonctionnaire romain, martyre à Héraclée.

? S Christantien, martyr en Italie, fêté à Ascoli, invoqué contre l’orage et la grêle.

Ste Rastragène, martyre de la chasteté à Soissons.

S Moeldod (Mac Eingin), abbé en Irlande.

IV.

S Mocius (Mutius), prêtre martyr à Byzance.

S Marcellien, deuxième évêque à Auxerre.

S Onésime, évêque à Soissons.

S Servais, évêque à Tongres ; la neige ne tombait jamais sur son tombeau, et il n’eut de successeur qu’un siècle plus tard.

VI.

S Jean le Silentiaire, évêque à Colonia, puis retiré à Jérusalem, mort à cent-quatre ans ; il savait garder le silence pendant des périodes entières.

Stes Agnès, abbesse à Poitiers, et Disciole, une de ses religieuses et nièce de s. Sauve.

S Flavius, évêque à Châlon-sur-Saône, après avoir été chancelier du roi s. Gontran.

VII.

S Pausicaque, médecin devenu évêque à Synnade.

VIII.

S Natalis, évêque à Milan.

Ste Rolende (Rollande), fille de prince, morte à Villiers-la-Poterie, où elle est invoquée contre la gravelle et les coliques ( XI.?).

XV.

Ste Gemma, bergère enlevée par le comte de Celano ; elle le convertit et vécut là en recluse.

Bse Maddalena Albrici, abbesse augustine à Brunate.

XVIII.

Bx Martyrs cisterciens de Casamari, béatifiés en 2021 : les deux prêtres Ignace (Siméon) Cardon et Jan Chrysostom Zavřel (Domenico Maria), le clerc Albertin-Marie Maisonade, les convers Modeste-Marie Burgen, Mathurin-Marie Pitri et Zosimo Maria Brambat ; ce dernier expira trois jours plus tard. 

XIX.

S André-Hubert Fournet, prêtre dans la Vienne, d’abord curé “tranquille” puis très zélé pendant la Révolution, parfois au péril de sa vie ; fondateur, avec la bse Elisabeth Bichier des Ages, de la congrégation des Filles de la Croix, pour l'enseignement et les soins des malades.

XX.

Apparition de Notre Dame à Fatima (1917).

B Joan Montpeó Masip (1918-1938), séminariste espagnol martyrisé près de Tarragona, béatifié en 2013.

Servais de Tongres

† 384

 

Des récits qui ressemblent à des contes fabuleux font de Servais un Arménien, d’une famille descendant de sainte Anne. Un ange - tout simplement - l’aurait transporté à Tongres (actuelle Belgique), tout en lui enseignant aussi les langues nécessaires à la prédication.

Le fait est que Servais se trouva être, au 3e siècle, le premier évêque de Tongres.

En 346, au concile de Cologne, Servais est un des co-signataires de la condamnation de l’évêque de cette ville, tombé dans l’erreur arienne. L’illustre évêque d’Alexandrie s’y trouvait aussi, Athanase, après son exil à Trèves entre 336 et 338.

En 347, à Sardique, Servais est encore présent pour confirmer le concile de Nicée.

En 359, Servais participa au concile de Rimini, où il ne craignit pas les menaces de toutes sortes des ennemis de la foi. Fatigué, il fut circonvenu par les ariens qui obtinrent un moment sa signature au bas d’une déclaration de foi frauduleuse. Il n’en ressortit que plus acharné contre l’erreur arienne.

Servais fut aussi envoyé en conciliateur entre les deux empereurs Magnence et Constance, mais sans succès.

L’évêque de Tongres connut d’avance les ravages des Huns et chercha par tous les moyens à en prévenir les chrétiens, s’offrant en sacrifice pour protéger le peuple du danger.

Il fit enfin le pèlerinage à Rome pour implorer la protection divine sur les villes de Tongres et de Metz : il y eut une apparition de saint Pierre, qui lui annonça cependant que Metz serait sauvée, par l’intercession de saint Etienne (premier évêque à Metz), mais que lui, Servais, ne verrait pas les maux qui s’abattraient sur son pays, qu’il devait vite regagner Tongres pour y préparer sa sépulture et se réfugier à Maëstricht pour attendre la volonté de Dieu. En même temps, saint Pierre lui aurait remis une clef en argent, confectionnée par les anges, qui aurait ensuite opéré beaucoup de miracles.

Au retour d’Italie, Servais fut un moment arrêté par les Huns en Italie, leur échappa, parvint dans les Vosges où il fit jaillir une source, avant de regagner son diocèse de Tongres.

Ses fidèles furent atterrés d’apprendre le sort qui les attendait, et la prochaine fin de leur évêque.

Servais connut le jour et l’heure de son trépas. Il mourut le 13 mai 384.

Le jour de ses obsèques, tous les malades présents furent guéris.

On remarqua que, lors des chutes de neige, son tombeau n’en était jamais recouvert, jusqu’à la construction d’une grande basilique en son honneur. 

Saint Servais fut honoré dans toute la Gaule et la Germanie. Plus tard, il fut proclamé spécial protecteur des Dominicains.

 

 

Agnès de Poitiers

† 588

 

Agnès grandit à la cour de sainte Radegonde, ce qui laisserait supposer qu’elle était une orpheline recueillie par la pieuse reine.

Quand celle-ci se fut retirée de la cour et consacrée à Dieu dans son monastère de Poitiers, elle voulut qu’Agnès fût placée à la tête des religieuses : la communauté nomma Agnès pour abbesse, qui reçut la bénédiction des mains de s.Germain de Paris (v. 28 mai).

On y observait la Règle donnée par s.Césaire d’Arles (v. 27 août).

La jeune abbesse gouverna avec grande sagesse ce monastère qui compta jusqu’à deux-cents moniales. S. Venance Fortunat (v. 14 décembre) en fait de vibrants éloges.

Agnès mourut le 13 mai 588, neuf mois après sainte Radegonde.

Sainte Agnès de Poitiers  est commémorée le 13 mai dans le Martyrologe Romain.

 

Gemma de Goriano Sicoli

1372-1426

 

Cette Pierre précieuse (Gemma) était née vers 1372 d’une famille pauvre de San Sebastiano dei Marsi (L’Aquila, Abruzzes, Italie C), qui déménagèrent à Goriano Sicoli.

Durant une épidémie, Gemma devint orpheline et garda les troupeaux pour survivre.

La beauté de ses vertus se reflétait dans la beauté de ses jeunes traits, qui suscitèrent dans le cœur du Comte de Celano, Ruggeri, des sentiments peu honnêtes.

L’épisode se déroula en 1384, alors que Gemma avait douze ans. Le Comte s’approcha d’elle pour lui parler ; une autre version affirme qu’il la fit enlever ; la petite bergère cependant, forte de son amour pour Dieu, sut lui répondre de façon suffisamment convainquante pour que l’homme se sentît honteux de sa démarche.

Gemma alors le pria de lui construire une petite cellule en face de l’entrée de l’église, d’où elle pouvait apercevoir l’autel où l’on célébrait le Saint Sacrifice.

C’est là qu’elle vécut désormais jusqu’à la fin de ses jours, soit pendant un peu plus de quarante ans, dans la pénitence et la prière. 

La sainteté de Gemma fit accourir beaucoup de gens qui voulaient confier leurs intentions et demander des conseils à la Bergère, et qui en revenaient soulagés. 

Gemma vécut là pendant une quarantaine d’années, et s’éteignit le 13 mai 1426 (ou 1439 ?), jour où la commémore le Martyrologe. 

Après de nombreux miracles, le culte de la bienheureuse Gemma fut reconnu en 1890.

 

 

Maddalena Albrici

1415-1465

 

Maddalena était née vers 1415 à Côme (Italie N) de Nicola, un magistrat de la ville, qui eut aussi trois fils : Pietrolo, Zanino, Guasparino.

Encore toute jeune, elle fut vivement frappée par la misère à laquelle était réduite la population à la suite d’une grave famine. Un jour, elle prit la réserve de haricots de son père et alla la distribuer dans la rue ; à son retour, le papa lui dit que ces haricots étaient déjà promis, et qu’il fallait absolument les livrer ; Maddalena se mit à prier : la caisse se retrouva pleine à l’instant.

Après la mort de ses parents, M. alla prendre l’habit dans un monastère proche de Côme, mais une voix intérieure la dirigea vers la monastère Saint-André à Brunate, où vivaient des moniales sous la règle de Saint-Augustin. Cette règle l’enchantait et elle la fit connaître au point que beaucoup de novices se présentèrent et plusieurs autres couvents se rallièrent à l’Ordre. L’ordre augustinien admit la communauté de Brunate dans son giron en 1455.

Les Religieuses y vivaient parfois dans une extrême pauvreté. Maddalena eut l’occasion de montrer sa grande confiance en Dieu : un jour, la portière apporta un excellent pain qui fut déposé à l’accueil juste au moment du repas ; une autre fois, elle obtint de faire mûrir instantanément des cerises dans le jardin, dans un moment où les Religieuses souffraient terriblement de la soif.

D’autres miracles illustrèrent la sainteté de Maddalena et beaucoup de conversions eurent lieu.

Ses dernières années, Maddalena fut affligée d’une longue et pénible maladie, qu’elle supporta avec une patience exemplaire ; elle mourut le 12 mai 1465, pleines de mérites, qui furent couronnés en 1907, quand son culte fut reconnu.

Le Martyrologe la commémore le 13 mai.

 

 

Martyrs de Casamari

1799

 

L’abbaye cistercienne de Casamari se trouve à Veroli (Frosinone, Latium, Italie C).

En 1811, les troupes napoléoniennes s’emparèrent des bâtiments de l’abbaye ; dans leur élan dévastateur, ils s’apprêtaient à profaner les ornements liturgiques, les vases sacrés, le Saint Sacrement, que six moines tentèrent de protéger en s’interposant. Ils furent impitoyablement massacrés.

C’était le 13 mai 1799.

En voici les noms (v. plus bas une petite notice sur chacun d'eux) :

  • Ignace (Siméon) Cardon
  • Jan Chrysostom (Domenico Maria) Zavřel
  • Albertin-Marie Maisonade
  • Modeste-Marie Burgen
  • Mathurin-Marie Pitri
  • Zosimo Maria Brambat

 

Les Six Martyrs de Casamari seront béatifiés en 2021, et inscrits au Martyrologe le 13 mai.

 

 

 

Ignace Cardon

1759-1799

 

On lira avec fruit la notice Casamari (Martyrs de)

 

Ignace Alexandre Joseph Cardon naquit le 13 mars 1759 à Cambrai (Nord).

Entré chez les Bénédictins à Meaux, il fit la profession en 1782 et prit le nom de Siméon, sous lequel il est mieux connu.

Ayant publiquement refusé d’adhérer à la Constitution Civile du Clergé, il quitta la France en 1795 pour se réfugier à Casamari.

En 1798, il en deviendra le prieur.

On a retenu de lui sa sainteté de vie et sa charité à l’égard des malades.

Lors de l’irruption des soldats français en déroute, le 13 mai 1799, il commença par les accueillir en leur offrant à manger et à boire puis, devant leur furie, alla se cacher dans le jardin ; retournant en lui-même, il vint dans sa cellule, où les soldats le frappèrent à coups de sabre sur la tête, le bras et la cuisse, et le transpercèrent de deux coups de baïonette.

Blessé mortellement, il expira le lendemain.

Siméon Cardon sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe, avec ses Compagnons, le 13 mai.

 

 

Jan Chrysostom Zavřel

1725-1799

 

On lira avec fruit la notice Casamari (Martyrs de)

 

Jan Chrysostom Zavřel naquit en 1725 à Chodov (Prague, auj. République Tchèque).

D’abord dominicain dans son pays, en 1776 il entra à l’abbaye de Casamari, où il fit la profession religieuse en 1777, avec le nom religieux de Domenico Maria.

Il fut ordonné prêtre. On remarqua sa vie de prière et sa sagesse. Il était le maître des novices.

Lors du brutal assaut des soldats français en déroute, le 13 mai 1799,  il recueillit les saintes Hosties du tabernacle de l’église et de la chapelle de l’infirmerie, où il resta en adoration avec deux frères. Des soldats les surprirent là, et les frappèrent sans pitié. Le père Domenico reçut plusieurs coups d’épée sur la tête et sur le corps et tomba en murmurant Jésus Maria.

Domenico Maria Zavřel sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 13 mai.

 

 

 

Albertin-Marie Maisonade

?-1799

 

On lira avec fruit la notice Casamari (Martyrs de)

 

Albertin-Marie Maisonade naquit à Bordeaux.

En 1792, il entra à l’abbaye de Casamari et reçut l’habit en novembre ; l’année suivante, il émit la profession.

On remarqua chez ce jeune clerc sa particulière dévotion envers le Saint Sacrement.

Lors de l’irruption des soldats français au soir du 13 mai 1799, il était en adoration dans la chapelle de l’infirmerie, où il reçut deux coups de pistolet.

Albertin-Marie Maisonade sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 13 mai.

 

 

 

Modeste-Marie Burgen

?-1799

 

On lira avec fruit la notice Casamari (Martyrs de)

 

Modeste-Marie Burgen naquit à Bourgogne (auj.Bourgogne-Fresne, Marne).

Il était entré à l’abbaye bénédictine de Sept-Fonts, qu’il dut quitter lors de la Révolution française, et vint à Casamari en janvier 1796.

En 1797, il émit les premiers vœux, apparemment comme frère convers.

Au soir du 13 mai 1799, il fut frappé d’un coup d’arquebuse et achevé à coups de sabre.

Modeste-Marie Burgen sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 13 mai.

 

 

 

Mathurin-Marie Pitri

?-1799

 

On lira avec fruit la notice Casamari (Martyrs de)

 

Mathurin-Marie Pitri naquit à Fontainebleau. Son père était un des jardiniers du roi.

Il se trouva enrôlé contre son gré dans l’armée française et arriva ainsi en Italie.

En janvier 1799, à Veroli, il dut être hospitalisé pour une grave crise d’asthme. C’est alors qu’il eut l’opportunité de connaître le père Siméon Cardon et d’exprimer à ce dernier son désir de devenir cistercien, s’il guérissait.

Effectivement guéri trois jours plus tard, il fut accueilli dans l’abbaye de Casamari.

Au soir du 13 mai 1799, il fut mortellement blessé par un coup de fusil et se traîna dans sa cellule, où il expira. Sa vie conventuelle avait été très brève, mais il l’avait offerte totalement dans l’Amour de Dieu.

Mathurin-Marie Pitri sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 13 mai.

 

 

 

Zosimo Maria Brambat

?-1799

 

On lira avec fruit la notice Casamari (Martyrs de)

 

Zosimo Maria Brambat naquit à Milan.

En 1792, il entra à l’abbaye de Casamari.

Il porta d’abord l’habit des frères convers puis, en 1794, commença le noviciat. Il fit la première profession l’année suivante.

Lors de l’irruption des soldats français au soir du 13 mai 1799, il fut mortellement blessé et put se cacher. Quand les soldats furent partis, il se releva et voulut gagner le village proche de Boville Ernica, dans l’idée d’y demander le Sacrement des Malades (qu’on appelait alors l’Extrême-Onction) et le Viatique.

Il n’en eut certainement pas la force ; tous ses Compagnons étaient morts ; il mourut à son tour le 16 mai 1799.

Zosimo Maria Brambat sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe avec ses Compagnons le 13 mai.

 

 

André-Hubert Fournet

1752-1834

 

André-Hubert vit le jour le 6 décembre 1752 à Maillé (Poitiers, Haute-Vienne), avant-dernier des dix enfants d’une famille assez aisée et très chrétienne.

Il fut baptisé le 7 décembre.

La parenté comptait rien moins que quatre oncles prêtres, un autre Capucin et deux tantes Filles de Notre-Dame. Peut-être fut-ce cette abondance de vocations qui suscita d’abord chez l’adolescent un certain mépris de la vie consacrée : il écrivit en effet en guise d’ex libris : Ce livre appartient à André-Hubert Fournet, bon garçon qui ne veut être ni moine, ni prêtre. C’était une boutade, habituelle chez André-Hubert qui aimait bien la plaisanterie, mais le garçon cachait dans son cœur un tout autre désir.

Sa scolarité se passa à Chauvigny, puis au collège de Châtellerault, d’où il fugua, tant il avait en horreur ses études. Bien sûr, les parents le renvoyèrent, dûment admonesté.

Tant et si bien qu’il commença la carrière ecclésiastique à Poitiers ; il fut tonsuré en 1769 et reçut déjà un petit bénéfice.

Ceci ne l’intéressait pas ; il s’engagea dans l’armée, puis acheta un remplaçant, essaya d’être secrétaire, et échoua chez un de ses oncles, curé à Haims.

Cette nouvelle vie sobre et austère amena André-Hubert à se confesser vraiment, et il entra au Séminaire de Poitiers en 1774. Là, son application fut exemplaire et il fut ordonné prêtre en 1776.

Il fut nommé vicaire de son oncle à Haims, puis en 1779 à Maillé, avec un curé assez difficile de caractère. Bientôt, André-Hubert fut nommé curé pour succéder à son oncle, en 1783.

Il fut «bon prêtre», mais restait très mondain et faisait bonne chère. Jusqu’au jour où un mendiant se présenta chez lui à midi, au moment où il attendait des convives : comme le curé «n’avait rien», le mendiant explosa en lui reprochant sa table toute fumante. Qui sait si ce mendiant n’était pas quelque apparition céleste ?

De fait, le bon curé vendit ses meubles et son argenterie, se mit aux légumes, et changea son style de prédication. Son sacristain le lui fit remarquer avec satisfaction : avant, il prêchait si bien, que personne ne comprenait ; maintenant, tout le monde comprend.

A partir de 1791, il dut céder la paroisse à un prêtre assermenté et entra dans la clandestinité. Le Vendredi saint 1792, il fut arrêté avec une dizaine d’autres, qui s’étaient réunis pour prier ensemble l’office divin. Au cours du déplacement, l’abbé Fournet évita de justesse deux coups de baïonnette ; il n’en fut que légèrement blessé. Quand les prêtres furent libérés, ils entendirent sur leur chemin quelques apostrophes du genre : A l’eau ! à laquelle quelqu’un répondit : Voulez-vous gâter l’eau de la rivière en y jetant ce petit bonhomme ?

Peu après, deux gendarmes le repérèrent à nouveau. L’abbé étendit les bras devant une de ces croix plantée sur le bord de la route ; stupéfait, l’un des deux s’écria : Il faudrait être pire que Judas, et ils disparurent.

Par prudence, autant pour lui que surtout pour sa famille, il jugea opportun de quitter la France avec d’autres Confrères et gagna l’Espagne. Il fut assigné à une petite chapellenie à Los Arcos (Navarre). Il entreprit le pèlerinage de Compostelle, mais tomba malade et dut revenir au village, sur un âne qu’on lui avait vendu sans lui dire qu’il était aveugle… Il pensa entrer chez les Carmes, mais sans succès. Finalement en 1797, il regagna la France, passant la frontière de Béhobie, et retrouva Maillé, où un travail épuisant l’attendait pour célébrer baptêmes, mariages, sépultures pour toute une population qui n’avait pas confiance en son prêtre constitutionnel.

C’est ainsi que se présenta une certaine Demoiselle Bichier des Ages (v. 26 août), qui allait, avec lui, donner naissance aux Filles de la Croix.

Désormais, il allait réserver le peu de santé qui lui restait à soutenir cette fondation. En 1820, il laissa la paroisse de Maillé, après trente-sept ans de présence, pour s’installer à quelques kilomètres de là, à La Puye, où se trouvait la maison des Religieuses.

Chaque jour, il leur tenait une petite conférence spirituelle, dont les thèmes prépondérants étaient Jésus au Calvaire et Marie au pied de la Croix.

Il continua cependant à aider le curé et d’autres prêtres des environs. Lors du concordat de 1804, son travail se trouva encore augmenté par la suppression de certaines paroisses, ou la vacance d’autres. Il suscita beaucoup de vocations sacerdotales.

Accablé de fatigue et d’années, mais fertile aussi en miracles (entre autres il multiplia une récolte de blé), il obtint de l’évêque un coadjuteur, l’abbé Taury, curé de Chauvigny.

André-Hubert Fournet célébra une dernière fois la Messe le 27 avril 1834, et mourut le 13 mai 1834.

Béatifié en 1926, il fut canonisé en 1933.

 

 

Joan Montpeó Masip

1918-1938

 

Joan était né le 31 octobre 1918 à Les Borges del Camp (Tarragona, Catalogne, Espagne), de Juan et Isabel.

Baptisé le 3 novembre suivant, il fut confirmé en 1930.

Ses parents apprécièrent sa constante obéissance envers eux, mais aussi envers les prêtres.

Il entendit l’appel de Dieu, mais sa santé n’était pas excellente, et les conditions économiques de la famille ne permettaient pas de payer la pension au séminaire. Aussi le garçon commença à étudier auprès du curé de la paroisse.

Ces études s’interrompaient de temps à autre lors des crises intermittentes de la maladie, que Joan supportait patiemment et qui, un beau jour, cessèrent de se manifester. Le prodige réjouit le jeune garçon, qui l’attribua à Notre-Dame de Lourdes. 

En été 1936, Joan se trouvait en compagnie des séminaristes de Tarragona, à La Seu d’Urgell, quand ils furent tous arrêtés, conduits à la prison de Lleida, où ils restèrent quelques semaines.

Successivement, on les transféra sur le bateau-prison du port de Tarragone, d’où furent libérés les plus jeunes.

Joan revint chez lui à Les Borges del Camp. Il priait et étudiait.

Le 9 mai 1938, des miliciens vinrent l’enlever pour le conduire à la prison de Riudecols, où les mauvais traitements, verbaux et physiques, ne lui furent pas épargnés.

Le 11 mai suivant, il fut interrogé.

Deux jours après, donc le 13 mai 1938 au soir, il fut assassiné non loin de la prison de Riudecols. Ses compagnons de prison entendirent les coups.

La date du 13 mai a été déduite de la notice diocésaine ; la date du 15 mai est donc probablement une erreur. 

En juillet de la même année, le corps du Martyr fut reconnu par le médecin légiste, qui déclara depuis avoir obtenu beaucoup de grâces par son intercession.

Joan, jeune séminariste de dix-neuf ans, a été béatifié en 2013.

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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 23:00

Dedë Malaj

1917-1959

 

Dedë Malaj naquit le 16 novembre 1917 à Dushkul (Mali Shëngjinit, Lezhë, Albanie).

Après l’école et le collège, il étudia au Séminaire Pontifical Albanais de Shkodër, puis en Italie.

En 1942, il fut ordonné prêtre à Castel Gandolfo (Rome, Italie).

Revenu en Albanie, il exerça son ministère dans la région de Djaç.

Sous le régime de terreur communiste qui s’instaura à partir de 1944, il commit le crime gravissime de communiquer à l’étranger une liste de prêtres qui avaient été fusillés. Il fut donc arrêté, jugé et condamné à mort.

Durant son procès, dont il devinait très bien l’issue, il proclama haut et fort les injustices du gouvernement athée albanais. Il ajouta aussi : Je suis fier d’être fusillé en tant que prêtre catholique, pour l’Albanie et pour l’habit que je porte. Je demande pardon à tous ceux que j’ai pu offenser durant ce procès ou dans ce tribunal et je pardonne à ceux qui m’ont offensé.

Le 12 mai 1959, il fut abattu, sur les rives du lac de Shkodër.

Dedë Malaj fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 12 mai.

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