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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

María Climent Mateu

1887-1936

 

Cette pieuse femme naquit le 13 mars 1887 à Játiva (ou Xátiva), Valencia (Espagne), de Josep et Júlia, qui la firent baptiser par son oncle, curé du village.

Elle grandit dans l’amour de Dieu et le désir intense de vivre sa foi au service de l’Eglise, tout en restant dans le siècle.

Elle avait une intense vie de prière, de méditation, assistant chaque jour à la Messe.

Tertiaire franciscaine et membre de l’Action Catholique, elle fut aussi une «marie des sanctuaires» (pour l’entretien des églises), membre des Enfants de Marie, de l’Apostolat de la Prière, de l’Adoration Nocturne, du Rosaire Perpétuel, du Syndicat Catholique Féminin ; elle s’engagea dans l’apostolat social de la femme et au service des vieillards.

Elle s’occupa de la chorale paroissiale, des ornements. Que n’aurait-elle pas fait pour servir Dieu et l’Eglise…

Quand survinrent les douloureux événements de 1936, on lui conseilla de moins s’exposer, mais elle préféra rester à Játiva et s’en remettre à la volonté divine.

Le 20 août 1936 vers trois heures du matin, on vint l’arrêter ; sa mère cependant ne voulait pas la laisser partir seule, aussi prit-on les deux femmes pour les emmener vers le cimetière. 

Les bourreaux profitèrent du déplacement pour maltraiter les deux femmes, les insultant, les frappant ; María eut un bras cassé. On voulait lui faire acclamer le communisme, mais elle répondit : Je mourrai en criant : Vive le Christ Roi. Fatigués et honteux, les bourreaux les abattirent avant-même de parvenir au cimetière.

La maman de María n’a pas fait partie de la même cause de béatification que María. Actuellement, seule María a été béatifiée, en 2001.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

Francesc Llagostera Bonet

1883-1936

 

Francesc vit le jour le 30 août 1883 à Valls (Tarragona, Espagne), de Francisco et Francisca, qui le firent baptiser le 2 septembre ; il fut confirmé en 1891.

Il fit ses humanités chez les Pères des Ecoles Pies à Valls, puis fit le séminaire de Tarragona et fut ordonné prêtre en 1911.

Il fut vicaire ou aumônier à Maldá, Vilavert, Alforja, Valls, Torroja, Sarreal et Ulldemolins. 

Partout, c’était un prêtre discret, humble, effacé, qui travaillait beaucoup.

Sa dévotion envers saint Ramón (Raymond) de Peñafort et son admiration pour l’Ordre fondé par lui (Mercédaires) le rapprocha toujours plus de ces Religieux, au point qu’il demanda son admission à Portell. Il reçut l’habit en 1923, acheva le noviciat par la profession en 1924.

Ensuite, on le vit à Lleida, San Ramón, Barcelone, Lleida, Portell, à Palma de Maiorque (1933) ainsi qu’à Barcelone et Tarragone, où il revit sa mère.

Il avait l’art de passer inaperçu, tout en travaillant infatigablement. Si on lui faisait tenir la sacristie, il le faisait comme le dernier des Frères convers. 

Cultivé, il écrivait, il traduisait des textes en catalan, il rédigeait des articles pour les revues de l’Ordre.

A partir de février 1936, la situation était si menaçante, que les Religieux - le père Francisco et deux autres - allèrent dormir chez des amis. Ils y emportèrent des valises avec leurs effets et des objets du culte.

Le 22 juillet, suite à un mauvais conseil, ils crurent être plus en sûreté au commissariat de police, à cause de la foule menaçante, de sorte que la Generalitat vint les chercher en voiture et les conduisit à la prison, escortés par tout un peloton de miliciens rouges. Ils furent là pendant vingt-huit jours, jusqu’au 20 août.

A voir les «prisonniers» qui partaient les uns après les autres sans revenir, ils comprirent bien vite leur erreur. Ils ne se préparèrent que plus intensément à leur prochaine mort.

Le 19 août, peu avant minuit, on fit sortir soixante-quatorze Religieux et prêtres, dont notre père Francisco et ses deux Confrères, Tomás Campo et Serapio Sanz. Ils saluèrent leurs compagnons, en leur donnant rendez-vous dans l’éternité. 

Les prisonniers furent liés deux à deux et durent monter dans des camions qui partirent jusqu’au croisement des routes de Tarragona et Barcelone, au milieu des insultes et des blasphèmes des miliciens. Dans les camions, on chantait à tue-tête l’Ave maris Stella, le Magnificat, on criait Vive le Christ Roi, on invoquait Marie… 

Une fois passé le cimetière, les conducteurs auraient voulu continuer jusqu’à Barcelone, mais une armée de miliciens les obligea à revenir en arrière jusqu’au cimetière.

On fit descendre les prisonniers, on les aligna par groupes de quatorze contre le mur, éclairés par les phares des camions, et les coups partirent, couverts par les chants et les cris des victimes. Un milicien passa donner le coup de grâce, mais on laissa là les cadavres, qui furent ensevelis seulement le lendemain par les employés du cimetière.

Martyrisé le 20 août 1936, le père Francisco fut béatifié en 2013, avec ses deux Confrères, Tomás et Serapio.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

Władysław Mączkowski

1911-1942

 

Il vit le jour le 24 juin 1911 à Ociąż (Wielkopolskie, Pologne), benjamin des huit enfants de Stefan, maître d’hôtel local, et de Maria Sobierajskich, qui le firent baptiser le 16 juillet suivant.

Des cinq frères de Władysław, quatre s’installèrent dans le commerce, l’autre travailla dans les chemins de fer. Il avait en outre deux sœurs.

Władysław n’avait pas une constitution très forte. Il fréquenta l’école supérieure de Ostrow Wielkopolski jusqu’au baccalauréat (1931), puis fréquenta les séminaires de Poznan et de Gnieżno, où on le jugea «introverti, calme, modeste».

Son père mourut en 1936, et ses frères étaient trop pauvres pour l’aider ; Władysław obtint une bourse d’études, qu’il devait rembourser ensuite.

On peut signaler ici que le 22 mai 1937 furent ordonnés prêtres quarante diacres, dont notre Władysław.

Il exerça le saint ministère comme vicaire dans une paroisse rurale qui comportait six paroisses ; puis il fut envoyé à Szubin en 1939, où la guerre ne l’empêcha pas de continuer ses activités, dans la clandestinité toutefois. Il fut ensuite envoyé à Łubowo, où sa pieuse mère l’accompagna : c’est elle qui put témoigner l’avoir vu plusieurs fois à genoux en prière dans l’église.

Le 26 août 1940, il fut arrêté et enfermé quelques jours à Szczyglinie, avant d’être transporté le 29 août à Sachsenhausen, et de là au camp de Dachau, le 13 décembre ; il porta le numéro 22760.

Dans le bloc se trouvaient d’autres prêtres et religieux, avec lesquels il priait chaque jour. Il put envoyer de petites lettres à sa famille, quinze lignes réglementaires, dans lesquelles il était contraint d’écrire, en allemand, qu’il allait bien et n’avait besoin de rien.

Il y survécut pendant une année et demie, dans les conditions pénibles malheureusement bien connues ; durant le terrible hiver 1941-1942, on dut transporter des brouettes de neige par -36°, avec des vêtements misérables ; Władysław mourut d’épuisement le 20 août 1942.

Son corps fut détruit dans le four crématoire.

L’abbé Mączkowski, qui avait trente-et-un ans, et cinq années de sacerdoce, a été béatifié en 1999.

 
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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

Ismael Barrio Marquilla

1911-1936

Ismael était né le 22 avril 1911 à Piedrahita de Juarros (Burgos, Espagne) et fut d’abord ondoyé ; le curé suppléa ensuite aux rites du Baptême.

Il entra au noviciat mineur des Lasalliens de Cambrils, puis à celui de Benicarló, en 1928 ; il prit l’habit et fit la profession avec le nom de Celestino Antonio.

Après le scholasticat à Cambrils, il commença son activité à Bonanova en 1930.

Il y était quand éclata la persécution. Il se réfugia chez les parents d’un élève avec d’autres Frères, qui cependant allèrent se cacher ailleurs. On lui déconseillait de rester dans ce quartier, mais il répondait : S’ils me tuent, Dieu soit béni.

Le 18 août, ce furent quarante miliciens qui vinrent encercler la maison de cette famille, demandant à emmener le maître de maison et ses fils. Finalement, ils embarquèrent le Frère Celestino, qu’ils appelaient le curé. Le petit garçon de la famille lança : Ce n’est pas un curé, c’est un professeur.

Deux jours après, des miliciens vinrent montrer à cette famille une lettre que le Frère aurait écrite au général Cabanillas à Burgos, et qu’ils avaient trouvée dans la sacoche de ce Frère. Quand l’élève du Frère lut le texte, il ne put s’empêcher de faire remarquer : Ce n’est pas son écriture, et en plus, il y a pas mal de fautes d’orthographe.

On ne sut rien de plus sur le Frère. A la morgue, une note indiquait qu’il était mort par balles, dans le torrent du Cister, près de Barcelone. La note portait la date du 20 août 1936.

Frère Celestino a été béatifié en 2007.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

Pau Segalà Solé

1903-1936

 

Pau (Paul) vit le jour le 18 octobre 1903 à Montgai (Noguera, Espagne), de Josep et Cecilia, qui le firent baptiser le 22 suivant.

Il était le frère aîné de Francesc, qui le rejoindra au séminaire, entrera chez les Carmes déchaux, et sera martyrisé avec lui.

En 1917 Pau entra au séminaire des Franciscains à Balaguer, mais passa au Petit séminaire diocésain de La Seu de Urgell en 1919, puis au Grand séminaire, et fut ordonné prêtre en 1928.

Immédiatement il fut envoyé à Tèrmens (Lleida), un an après à Linyola, puis Albesa ; en 1931 à Cardosa et en 1933 à Montroig.

Devant l’explosion de violence anticléricale, don Pau se retira en 1936 dans sa famille à Montgai, où le rejoignit à son tour son jeune frère Francesc.

Après quelques jours de «repos», voulant éviter à leur famille les funestes représailles des révolutionnaires, ils se présentèrent spontanément au Comité.

On les arrêta immédiatement, on les conduisit à la prison de Lleida et on les fusilla sans attendre, le 20 août 1936.

Don Pau avait trente-trois ans.

Les deux frères furent béatifiés en 2013.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

Magí Albaigés Escoda

1889-1936

 

Né le 23 mai 1889 à L’Albi (Garrigues, Espagne), de Joan et Francesca, Magí fut baptisé le jour-même.

Bon séminariste, exemplaire, il reçut l’ordination sacerdotale en 1913.

Excellent prêtre, il fut nommé chanoine archiprêtre de la cathédrale de Tarragona, et secrétaire du cardinal Vidal i Barraquer.

Lors de la révolution de 1936, il acheva les prières du jour au soir du 21 juillet, avec le cardinal et son auxiliaire, Mgr Borrás (v. 12 août). 

Puis il alla retirer les Saintes Hosties du Tabernacle et accompagna les deux prélats à Poblet.

Le 22, il reprit le train pour Tarragona, où il changea deux fois d’endroit pour passer la nuit.

Le 23 au matin, des miliciens arrivèrent. Don Albaigés passa juste à ce moment, avec un ciboire contenant des Hosties. Un milicien s’en saisit et lui signifia son arrestation. Le prêtre montra une telle contrariété que le milicien lui rendit le ciboire, en lui disant : Tiens, prends, mange ! Don Albaigés distribua les Saintes Hosties aux personnes présentes qui l’entouraient.

Les miliciens restèrent un moment immobiles. Puis arriva un autre prêtre, don Monrabá. Les miliciens les emmenèrent tous deux en les maltraitant, d’abord au commissariat, puis au bateau-prison. Là, don Albaigés montra toute sa bonté et sa piété pour accomplir la volonté de Dieu.

Le 20 août 1936, on le tira de là pour le fusiller. Son délit était d’être prêtre.

On le retrouva au cimetière de Tarragona.

Il fut béatifié en 2013.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

Pau Segalá Solé

1903-1936

 

On lira avec intérêt l’autre notice, concernant le frère de Pau, Francesc.

Pau (Paul) était donc né le 18 octobre 1903 à Montgai (Urgell, Lleida, Espagne), de Josep Segalá Sorribes et Cecilia Solé Massana. Il fut baptisé le 22 octobre.

En 1917, il étudia au collège des Franciscains de Balaguer ; après deux années, il passa en 1919 au Petit séminaire, puis au Grand séminaire d’Urgell pour la philosophie et la théologie. Il fut ordonné prêtre en 1928.

Il fut successivement vicaire à Térmens (Lleida), à Linyola, à Albesa, à Lleida ; puis à Cardosa en 1931, et à Montroig en 1933.

En juillet 1936, il vint se réfugier chez lui à Montgai, où le rejoignit son frère Francesc. Ils vécurent dans une certaine clandestinité.

Après quelques jours, ils surent qu’on les recherchait, et qu’on aurait tué toute leur famille si on ne les retrouvait pas. Aussi se présentèrent-ils ensemble au comité local.

On les arrêta et on les conduisit à la prison de Lleida, d’où on les emmena au cimetière pour les y fusiller.

Les deux frères reçurent ainsi la palme du martyre le 20 août 1936. Pau avait trente-trois ans.

 

Il fut béatifié comme son frère en 2013.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

Francesc Segalá Solé

1912-1936

 

Francesc naquit le 25 mai 1912 à Montgai (Urgell, Lleida, Espagne), de Josep Segalá Sorribes et Cecilia Solé Massana..

Très jeune, il entra au séminaire, en même temps que son frère aîné Pau, mais n’y trouvant pas l’ambiance à laquelle il se sentait appelé, sur le conseil de pères carmes, il rejoignit leur couvent de Palafrugell.

Il y fit la profession, avec le nom de Francesc de l’Assomption. 

En 1936 il fut ordonné prêtre, comme son frère, avec lequel il entretint une fréquente correspondance.

Il était prêtre depuis à peine quelques mois, lorsqu’éclatèrent les tristes épisodes de la guerre civile de l’été 1936.

Le monastère fut pris d’assaut. Francesc put en sortir avec un autre père, tous deux vêtus en laïcs. Peu après, Francesc fut reconnu et arrêté par la police, mais remis en liberté ; il en profita pour rejoindre un confrère hospitalisé. Puis il voulut revenir dans son pays, réussissant à traverser Tárrega, malgré quelques problèmes. A Montgai, il retrouva son cher frère Pau, avec lequel il passa quelques jours de vie assez tranquille, priant, travaillant dans les champs.

Vers le milieu du mois d’août, le Comité du peuple fit arrêter les deux frères. Ils furent conduits à Lleida, au cimetière de la ville, où ils furent fusillés avec d’autres prêtres et religieux. 

C’était probablement le 20 août 1936. Francesc de l’Assomption venait de fêter cette grande fête, après quelques mois seulement de sacerdoce.

 

Francesc fut béatifié en même temps que son frère, en 2013.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

Jaume Perucho Pontarró

1864-1936

 

Jaume, né le 12 mars 1864 à Corroncui (Viu de Llevata, Alta Ribagorça, Lleida, Espagne), orphelin de père et mère, fut accueilli par une bonne famille de l’endroit.

Il put étudier à Lleida, où il rencontra les pères carmes. Il entra au séminaire du Désert des Palmes.

Il fit la profession religieuse, prit le nom de Silveri de Saint-Louis-de-Gonzage, et fut ordonné prêtre.

Quand le couvent de Tarragona devait rouvrir, il fit partie de la nouvelle communauté, puis il fut envoyé à Cuba, où il ouvrira le couvent de Matanzas. Revenu à Barcelone, il fut prieur, puis il fut envoyé à Tarragona, où il s’occupa activement de la jeunesse.

En 1936, lors de l’incendie de l’église de Tarragona, il alla se réfugier chez un ami et pensait rejoindre en train Lleida.

Parvenu là, il fut arrêté ; il se retrouva avec tout un groupe de détenus qui furent abattus le 20 août 1936 au cimetière de Lleida, et enterrés dans une fosse commune ; il y avait là près de quatre vingt personnes, religieux et prêtres.

 

Le père Jaume-Silveri fut béatifié en 2013.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 23:00

Samuel, prophète

11e siècle avant Jésus Christ.

 

On situe le prophète Samuel entre 1100 et 1020 avant l’ère chrétienne.

Des deux Livres de Samuel de l’Écriture, seul le premier parle de la naissance, de la vie et de la mort de Samuel (1S 1-25). 

Ses parents étaient de la montagne d’Ephraïm, d’une famille venue d’Ephrata. Le père Elqana montait chaque année de sa ville pour adorer et pour sacrifier à Yahvé Sabaoth à Silo. Or de ses deux femmes, l’une était stérile, Anne, qui était l’objet de moqueries de la part de l’autre épouse. 

Anne pria intensément et le prêtre Eli lui promit d’être exaucée. Un an après, Elqana venait au Temple, plein de reconnaissance, mais Anne attendit que l’enfant fût sevré pour venir elle-même le présenter à Dieu au Temple.

L’enfant reçut le nom de Samuel, traditionnellement interprété comme “obtenu de Dieu”, ou bien aussi “le nom de Dieu” selon d’autres spécialistes.

Pleinement heureuse, Anne laissa son enfant au Temple, le donnant totalement à Dieu et le confiant au prêtre Eli. C’est à ce moment qu’elle chanta son Cantique, le “prototype du Magnificat”, dont Marie semble effectivement s’être inspirée après l’Annonciation.

Samuel grandit donc dans le Temple. Chaque année, ses pieux parents venaient le visiter, et Anne lui apportait à chaque fois un nouvel habit. Eli les bénit : Anne eut ensuite trois fils et deux filles.

C’est une de ces nuits que Dieu appela Samuel ; le petit garçon, peut-être déjà adolescent, entendit une voix qui l’appelait ; croyant que c’était Eli, il vint aussitôt, mais Eli ne l’avait pas appelé. A la troisième fois, Eli comprit que Dieu lui-même appelait Samuel et conseilla au garçon de répondre : Parle, Yahvé, car ton serviteur écoute. 

Dieu fit savoir à Samuel quelle punition allait s’abattre sur Eli et sa descendance, car Eli s’était montré trop faible envers ses fils et ne les avait pas avertis pour le mal qu’ils faisaient. 

A partir de ce moment-là, on sut que Samuel était inspiré de Dieu.

C’est Samuel qui sacrera roi Saül, puis David. 

L’Ecriture dit que Samuel mourut. Tout Israël s’assembla et fit son deuil ; on l’ensevelit chez lui à Rama (1 S 25:1).

Le livre du Siracide (ou Ecclésiastique) en fait un long éloge (Si 46:16-23), qui finit en ces termes : Avant l’heure de son éternel repos, il rendit témoignage devant le Seigneur et son oint : De ses biens, pas même de ses sandales, je n’ai dépouillé personne. Et personne ne l’accusa. Après s’être endormi il prophétisa encore et annonça au roi sa fin ; du sein de la terre il éleva la voix pour prophétiser, pour effacer l’iniquité du peuple.

Au Ve siècle, les reliques de Samuel furent transportées solennellement de Rama au sanctuaire qui lui fut dédié à Constantinople. C’est saint Bede le Vénérable qui eut l’idée heureuse de l’introduire dans le Martyrologe, à cette date du 20 août.

Le prophète Samuel a été choisi comme co-patron de ce blog, en compagnie de saint Ephrem, pour sa soumission enfantine et humble envers le prêtre et sa disponibilité totale à recevoir la parole de Dieu.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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