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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 23:00

Isabel Cristina Mrad Campos
1962-1982

Isabel Cristina Mrad Campos naquit le 29 juillet 1962 à Barbacena (Minas Gerais, Brésil SE) ; elle a un frère, Roberto ; leurs parents, José Mendes Campos et Helena Mrad, sont catholiques et pratiquants ; le père est président de l’association Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse.
Selon la coutume locale, la petite fille reçut la Confirmation en 1965 et la Première Communion en 1969.
Cristina (c’est apparemment son prénom usuel, mieux : on l’appelait Cris) grandit dans cette atmosphère de compassion pour les pauvres et les malades. Elle avait un rêve : devenir médecin pédiâtre, et en Afrique.
Elle fit ses études secondaires au Collège de l’Immaculée, tenu par des Sœurs de la Charité ; on la connaissait pour sa gentillesse et son intelligence au-dessus de la moyenne.
Cristina se consacra à Dieu selon le vœu de virginité, pour se donner plus tard, totalement, aux malades qu’elle rencontrera. Chaque jour, elle participait à l’Eucharistie.
On retrouvera plus tard dans ses papiers sa devise personnelle : Toujours sourire, puisque Jésus m’aime.
En avril 1982, elle vint à Juiz de Fora, pour suivre les cours à l’université, partageant un petit appartement avec son frère.
Sa vie chrétienne s’intensifie. Elle fait son heure quotidienne d’adoration eucharistique.
Le 30 août 1982 va être le début du calvaire de Cristina. Ce jour-là, Cristina est seule et ouvre la porte à l’ouvrier qui vient installer une armoire. On lui avait recommandé cet homme, il était correct et ne demandait pas beaucoup. Mais au cours de l’intervention, les propos obscènes de l’homme deviennent provoquants ; Cristina prie l’homme d’achever son travail et de partir. Plus tard, elle raconte la scène à son frère.
L’ouvrier cependant préconise qu’il a oublié un outil et qu’il reviendra un ou deux jours après. Il revient en effet deux jours plus tard, le 1er septembre, et tente cette fois-ci de violer Cristina ; celle-ci lui résiste et hurle pour appeler de l’aide, mais il monte le son de la télévision ; il la baillonne avec un drap ; la jeune demoiselle se débat comme elle peut. L’homme enfonce des coups de poignard dans le corps de Cristina. Son frère la trouve morte, le soir.
L’autopsie révélera que l’assassin a frappé Cristina à la tête, lui a attaché les mains, l’a baillonnée, a déchiré ses sous-vêtements, lui a griffé les jambes et l’a poignardée de treize coups dans le dos, l’abdomen, le ventre ; mais Cristina réussit à préserver sa virginité.
Tel que se présente le récit, on pourrait se poser des questions sur la prudence, la naïveté de Cristina vis-à-vis de cet ouvrier. Pourquoi le frère n’était-il pas là pour le recevoir, pour ouvrir lui-même à un ouvrier qu’on ne connaissait pas ? Comment l’homme a-t-il pu s’introduire une deuxième fois dans l’appartement, après les propos qu’il avait tenus la première fois ?
La commission qui a examiné les faits, a sûrement trouvé les bonnes réponses pour aboutir aux conclusions formelles de martyre de la chasteté que l’on peut attribuer à Cristina.
Isabel Cristina Mrad Campos sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 1
er septembre.

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14 août 2021 6 14 /08 /août /2021 23:00

Isidore Bakanja
1885-1909

Bakanja naquit entre 1880 et 1890 à Bokendela (Congo Belge à l’époque, maintenant République démocratique du Congo). Sa tribu était celle des Boangi, sa langue, le lingala.
Il reçut le baptême en 1906, grâce à des pères trappistes de Mbandaka, qui lui donnèrent le nom de Isidore, et pourvurent à son éducation religieuse.
La même année il reçut la Première communion et la Confirmation.
Il priait fidèlement le chapelet.
Devenu aide-maçon, il profitait de ses moments libres pour enseigner à son tour l’Evangile à ses camarades.
Comme on le voit sur une des rares photographies qu’on a de lui, il portait ostensiblement le scapulaire du Carmel, ce qui irritait particulièrement son chef, un Blanc.
Nous sommes au début de 1909. Le chef blanc donna ordre à Isidore de retirer son scapulaire ; comme Isidore refusait, il commença par lui faire donner vingt-cinq coups de fouet dans le dos, qu’Isidore supporta patiemment en pensant à la flagellation du Christ. Mais son silence patient irritait encore plus son chef, qui se mit à proférer des insultes contre les prêtres.
Isidore, lui, aurait aimé aller prier dans son église, mais étant en déplacement avec son chef et son patron, il se trouvait à quatre-cents kilomètres de son lieu habituel de travail.
Quelques temps après, Isidore fut faussement accusé par son patron, qui le fit encore fouetter et mettre en prison. C’était à Wenga (Busira).
Comme des inspecteurs étaient annoncés, le chef le fit cacher dans la forêt où, ne pouvant marcher, Isidore souffrait, priant pour son chef et lui pardonnant. Mais un des inspecteurs le découvrit et le fit soigner. Ses souffrances patientes édifièrent beaucoup l’entourage ; certains se convertirent.
En juin, Isidore fut transporté à Busira. Fin juillet, deux prêtres de passage lui donnèrent les sacrements de Réconciliation et des Malades. Interrogé, Isidore expliqua :
Ce Blanc n’aime pas les Chrétiens. Il ne voulait pas que je porte le vêtement de Marie… Ce n’est rien si je meurs. Si Dieu veut que je vive, je vivrai, s’il veut que je meure, je mourrai. C’est égal pour moi… Je ne suis pas fâché contre cet homme. Il m’a frappé, c’est son affaire, ce n’est plus la mienne… Si je meurs, je prierai pour lui au ciel.
Isidore ne voulut jamais dénoncer son bourreau, ni qu’il fût traduit en justice, ni renvoyé dans son pays, ni ne demanda de compensation. Son corps devint une énorme plaie en putréfaction. Il offrit sa vie à Dieu sans un mot amer contre son persécuteur.
Isidore agonisa encore quelques jours. Le 15 août 1909 au matin, il fit l’effort de se lever (il n’avait pas quitté son lit depuis longtemps), fit une petite promenade, son chapelet à la main. Epuisé, il revint se coucher et mourut calmement.
C’était en la fête de l’Assomption de Marie. Isidore avait «environ» vingt-quatre ans.
Isidore a été béatifié en 1994, et proclamé patron des laïcs congolais (1999).

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3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 23:00

Ioan Bălan
1880-1959

Ioan Bălan naquit le 11 février 1880 à Teiuş (Roumanie), dans une famille de rit gréco-catholique.
Il étudia la Théologie au Grand séminaire de Budapest et fut ordonné prêtre en 1903.
Après avoir poursuivi d’autres études à Vienne, il revint en Roumanie, à Blaj puis, en 1909, à Bucarest.
En 1919, de retour à Blaj, il fut nommé chanoine et, en 1921, recteur de l’académie de Théologie.
En 1929, il fut appelé à faire partie de la Commission vaticane pour la rédaction du nouveau Code de Droit Canonique concernant les Eglises orientales.
En novembre 1936, il fut consacré évêque de Lugoj.
Lors de l’établissement du gouvernement communiste, il résista courageusement aux injonctions du parti, qui le sommait de rompre avec Rome et de rentrer dans les files de l’Eglise orthodoxe roumaine, noyautée par le parti communiste.
Mgr Balan fut arrêté le 28 octobre 1948, conduit au monastère orthodoxe de Dragoslavele, puis au monastère (transformé en prison) de Căldăruşani en février 1949, enfin à la prison de Sighet en mai 1950.
Plus tard, on le confina dans le monastère de Curtea de Argeş (1955) puis, en 1956, on le transféra au monastère orthodoxe des Sœurs de la Ciorogârla (près de Bucarest), où il devait rester dans l’isolement complet jusqu’à la fin de ses jours.
Mgr Balan approchait des quatre-vingts ans. Affaibli et malade, il fut transporté dans un hôpital de Bucarest, où il mourut le 4 août 1959.
Il faut remarquer que Mgr Balan n’a jamais été ni inculpé, ni jugé, ni condamné.
Il a été enterré au cimetière catholique de Bellu.
Ioan Bălan est un des sept évêques roumains reconnus martyrs et béatifiés en juin 2019, par le pape François lui-même, lors de son voyage apostolique en Roumanie.

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 23:35

Ignazio Carretero Sobrino

1879-1936

 

Ignazio Carretero Sobrino naquit le 1er février 1879 à Hinojosa del Duque (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 21 septembre 1936 à Granja de Torrehermosa (Badajoz).

Ignazio Carretero Sobrino sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 21 septembre.

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 08:40

Isidra Fernández Palomero de Fernández

1893-1936

 

Isidra Fernández Palomero de Fernández naquit en 1893.

Laïque, mariée, elle se montra fidèle à l’Eglise jusqu’au bout.

Son martyre eut lieu le 15 août 1936 à Villaralto.

Isidra Fernández Palomero de Fernández sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 15 août.

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 08:38

Isidoro Fernández Rubio

1887-1936

 

Isidoro Fernández Rubio naquit en 1887.

Laïc, marié, il se montra fidèle à l’Eglise jusqu’au bout.

Son martyre eut lieu le 15 août 1936 à Villaralto.

Isidoro Fernández Rubio sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 15 août.

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 10:26

Ignace Cardon

1759-1799

 

On lira avec fruit la notice Casamari (Martyrs de)

 

Ignace Alexandre Joseph Cardon naquit le 13 mars 1759 à Cambrai (Nord).

Entré chez les Bénédictins à Meaux, il fit la profession en 1782 et prit le nom de Siméon, sous lequel il est mieux connu.

Ayant publiquement refusé d’adhérer à la Constitution Civile du Clergé, il quitta la France en 1795 pour se réfugier à Casamari.

En 1798, il en deviendra le prieur.

On a retenu de lui sa sainteté de vie et sa charité à l’égard des malades.

Lors de l’irruption des soldats français en déroute, le 13 mai 1799, il commença par les accueillir en leur offrant à manger et à boire puis, devant leur furie, alla se cacher dans le jardin ; retournant en lui-même, il vint dans sa cellule, où les soldats le frappèrent à coups de sabre sur la tête, le bras et la cuisse, et le transpercèrent de deux coups de baïonette.

Blessé mortellement, il expira le lendemain.

Siméon Cardon sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe, avec ses Compagnons, le 13 mai.

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 07:49

Isidro Fernández Cordero

1893-1936

 

Isidro Fernández Cordero naquit le 15 mai 1893 à Murias (Asturies, Espagne NW), troisième des cinq enfants de Buenaventura Fernández y Méndez et Florentina Cordero Suárez. Deux de ces enfants furent religieux dominicains.

En 1922, Isidro épousa Celsa García, qui mit au monde sept enfants, dont trois furent religieux.

Au début de leur mariage, les époux tinrent un petit commerce-bar, mais pour nourrir tant de bouches, Isidro dut aller travailler aux mines.

Très chrétien, Isidro était fidèle à la Messe, à l’association de l’Adoration nocturne (dont il était le trésorier). Des Chrétiens comme lui étaient inévitablement la cible des anarchistes.

De fait, dès le début de la révolution de juillet 1936, Isidro fut brusquement surpris chez lui à l’heure du diner, et non moins brusquement conduit au Comité Civil, où il fut accusé de «prier» et donc immédiatement mis en prison : il se trouva alors enfermé dans la salle de garde des Adorateurs, non loin de l’église.

On les libéra provisoirement, leur inculquant l’obligation de se présenter à chaque demande, sinon leurs familles auraient été menacées. Isidro se cacha dans une maisonnette de la montagne.

Aux premiers jours du mois d’août, sa sœur Jesusa vint le prévenir qu’il était convoqué au Comité, et qu’il devrait plutôt s’enfuir à León, la ville proche. Isidro répliqua qu’il n’avait rien à se reprocher, sinon d’être catholique, et qu’il ne voulait pas faire courir de risques à sa famille. Il alla se présenter - et fut arrêté.

Durant sa captivité, il priait le chapelet chaque jour et reçut des visites de son épouse et de ses enfants. Voici quelques-unes des paroles qu’il leur adressa et qu’ils ont fait connaître par la suite :

Je ne peux pas (fuir). De toutes façons, je suis un témoin de Jésus-Christ. Vous devez pardonner à tous, comme je leur pardonne. De tout cœur.

Dis (à ta mère) que nous ne nous verrons plus. Dis-lui aussi de ne pas pleurer, parce que nous sommes des martyrs ; ils nous persécutent et ils nous giflent, comme pour Jésus-Christ. Priez beaucoup pour nous. Nous nous reverrons au Ciel.

Le 20 octobre, lui et un autre collègue furent conduits à l’intérieur de l’église paroissiale, où on les obligea à creuser leur propre tombe. Survint également leur curé, don Genaro, qui allait partager leur sort.

Le 21 octobre, les deux ouvriers furent égorgés et décapités, et jetés dans ces fosses, ainsi que leur curé, qui reçut un coup de pistolet à la tempe.

Isidro Fernández Cordero fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 21 octobre.

A cette cérémonie de béatification, était présent le dernier fils vivant d’Isidro, Enrique, âgé de quatre-vingt cinq ans, né en 1931.

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25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 23:00

Chang Sŏng-jip Iosephus

1785-1839

 

Joseph était né dans une famille païenne de Seoul.

Il était pharmacien.

Il se maria deux fois, mais ses deux épouses moururent rapidement. Vers trente ans, il commença à étudier la foi catholique.

Joseph avait une difficulté pour croire en l’Incarnation du Verbe et en sa naissance virginale : il ne pouvait se résoudre à croire que Dieu s’était humilié au point de devenir un homme comme nous, uniquement par amour pour l’humanité.

Découragé par ce problème, il abandonna l’étude du catéchisme pendant quelque temps et chercha à se faire de l’argent. Mais un de ses amis le persuada de revenir à Dieu et Joseph se repentit de son éloignement.

Il se livra à la prière, à la méditation, à la lecture de l’Ecriture ; il évitait de rencontrer les amis et vivait dans une grande solitude.

Ses amis lui demandaient pourquoi il ne travaillait plus ; il répondait qu’il préférait souffrir la faim et le froid par amour pour Dieu et pour obtenir le bonheur éternel, plutôt que de conserver la santé de cette terre.

Il reçut le baptême et la confirmation le même jour en avril 1838.

Quand il entendit parler des martyrs, il en fut si ému qu’il voulut se rendre volontairement à la police pour partager leur sort, mais son beau-père l’empêcha.

Il fut tout de même arrêté le 18 mai 1839. Des voisins, des amis et les policiers eux-mêmes le pressaient de renier sa foi. Au contraire, il leur rappela la doctrine catholique, selon laquelle chacun doit aimer Dieu, créateur de toutes choses sur terre, qui recevra au ciel tous les hommes bons, et repoussera en enfer tous les mauvais.

Finalement, le chef de la police l’envoya à la Haute Cour. Comme on ne l’interrogeait pas tout de suite, Joseph demanda pourquoi on le laissait tout seul, sans l’interroger et sans le torturer. On le prit pour un fou et on l’envoya en prison.

Pressé par le chef de police de renier sa foi, il refusa et fut sévèrement battu : il reçut au moins vingt coups de konjang, ce gourdin en chêne, long 1,5 mètre, large 15 cm, épais 5 cm, avec un long manche. Une dizaine de coups seulement de ce gourdin sur le postérieur du supplicié, couché sur le ventre, fait jaillir le sang et met la chair en lambeaux.

Puis il fut renvoyé en prison à Seoul.

C’est là qu’il mourut quelques jours plus tard, le 26 mai 1839.

Chang Sŏng-jip Iosephus fut béatifié en 1925 et canonisé en 1984.

Saint Kim Sŏng-u Antonius (martyrisé le 29 avril 1841 et canonisé avec lui) serait son frère, d’après certains.

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 12:08

Isabel Lacaba Andía

1882-1936

 

Isabel Lacaba Andía naquit le 3 novembre 1882 à Borja (Saragosse, Espagne NE), de Juan et María, de bons parents chrétiens.

Outre les valeurs chrétiennes, elle apprit la musique.

La jeune Isabel fut plusieurs fois demandée en mariage, mais elle avait déjà choisi son époux : le Christ.

Elle s’unit à Lui en 1903, chez les Conceptionnistes du monastère Saint-Joseph de Madrid, où elle prit le nom de María del Carmen.

Elue maîtresse des novices, elle transmit ce qu’elle avait appris : l’amour de l’oraison, l’élévation de l’âme par la musique.

En 1935, elle fut élue abbesse.

Cette mère sut montrer en toutes choses l’exemple à tout le monastère, et ce, malgré la pneumonie dont elle souffrait. Elle se sentait responsable de chacune, et aimait s’inspirer de la maman des sept frères dont il est question dans l’Ecriture (2Mac 7), sans se douter qu’elle aurait à montrer à son tour ce courage viril.

Le 19 juillet 1936, l’enfer se déchaîna contre toutes les maisons religieuses du pays. Aux portes du monastère Saint-Joseph, toute une foule enragée hurlait des Les nonnes, f… le camp !

La Supérieure invita toutes les moniales à venir consommer les Hosties du Tabernacle, pour éviter des profanations. L’aumônier leur demanda alors si elles étaient prêtes à offrir leur vie plutôt que de trahir leur consécration, et toutes répondirent Oui.

Elles s’habillèrent alors avec des vêtements laïques, s’équipèrent du strict nécessaire pour se débrouiller et sortirent du couvent. Huit trouvèrent à se réfugier chez des parents ou amis, dix autres, dont la Supérieure, se mirent dans l’appartement d’une amie, mais elles furent dénoncées par la concierge d’un immeuble voisin qui savait les observer.

Peu de temps avant que l’abbesse fut arrêtée, une amie la supplia de rester avec elle, pour éviter d’aller à la mort, mais l’abbesse répondit qu’en aucune manière elle laisserait la communauté, et surtout pas les moniales infirmes.

Les miliciens intervinrent plusieurs fois, d’abord pour fouiller l’appartement et emporter toute la nourriture et même parfois l’eau ; au soir du 7 novembre 1936, ils vinrent embarquer les Religieuses en trois groupes successifs dans un camion, sans aucun ménagement, même à l’égard de la Religieuse âgée et paralysée.

La suite des événements est malheureusement très simple : on ne revit jamais plus ces dix Religieuses. On a supposé avec assez de vraisemblance qu’elles furent toutes fusillées sur une place de Madrid, dans la nuit du 7 au 8 novembre, mais leurs corps n’ont pas pu être retrouvés.

En 1946, la rue de cet appartement prit le nom de Rue des Martyres Conceptionnistes.

María del Carmen a été béatifiée en 2019, avec ses Compagnes, et sera inscrite avec elles au Martyrologe le 8 novembre.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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