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24 juillet 2021 6 24 /07 /juillet /2021 23:00

Tomás Carbonell Miquel
1888-1936

Tomás eut le sort douloureux d'être orphelin de ses deux parents, Tomás et María, l'année-même de sa naissance.
Il naquit le 20 décembre 1888 à Jijona (Alicante, Espagne) et fut baptisé le 23. A l'époque, on fêtait l'apôtre saint Thomas le 21 décembre : il en reçut le nom.
Il fut confirmé en 1895.
Son oncle le prit en charge et l'aida de son mieux, particulièrement quand le garçon voulut entrer au Grand séminaire de Málaga, en 1905, où il étudia la philosophie avec les meilleurs résultats.
Toutefois, il eut l'occasion de connaître les Pères Mercédaires et d'assister à la profession de deux de leurs novices, ce qui suscita en lui le désir d'appartenir à cet Ordre.
Il reçut l'habit en 1907, fit la première profession en 1908 et rejoignit Lleida. Il fut ordonné prêtre en 1911.
Déjà avant d'être prêtre, il enseignait les langues, l'arithmétique et la géographie ; après les cours, il emmenait ses élèves prier devant le Saint-Sacrement.
En 1916, il passa avec succès son baccalauréat d'Etat ; en 1917 il eut le titre de bachelier en lettres et en philosophie.
Cette même année, il participa avec enthousiasme à une mission à Barcelone, et alla aussi prêcher à Almenar, Artse, Borges Blanques, Barbastro.
En 1918, il prêcha à El Puig, Elche, Valencia, Puigvert ; en 1919, il était administrateur du collège ; en 1920, il prêchait à Sidamunt, Alicante et Barcelone, tout en étant conseiller. Puis en 1921, il prêcha infatigablement à Torres, Altorricón, Menarguens, Montblanc, Albi, Sidamuntel, ainsi que durant des récollections en d'autres lieux et monastères, avant de rejoindre Lleida, puis El Puig.
En 1923, on le proposa comme provincial ; il voyagea aussi à Maiorque.
De 1926 à 1931, il s'occupa d'une maison de jeunes délinquants à Godella, où il montra toute sa sollicitude envers les jeunes garçons qu'on cherchait à remettre sur une bonne voie, et sans cesser de prêcher encore.
En 1930, il fut supérieur à Palma de Maiorque, en 1932 à El Puig.
En 1932, il fut élu supérieur provincial. Son style était de se déplacer, de voir sur place, de parler : Saragosse, Lleida, Valencia, Barcelone, Madrid... Il ne s'arrêtait pas.
En 1933, il créa le collège de Benicalap, pour permettre aux étudiants mercédaires de recevoir une formation approfondie au séminaire proche de Valencia. Il s'y installa aussi. Il se préoccupait de chacun, de tout, il était tout à tous. Pour leur procurer des subsides, il visitait les autres communautés (Barcelone, Lleida, San Ramón, Bilbao, Bérriz, Orozco…).
Avec tout cela, il souffrait de gastrite chronique, de problèmes de circulation, à cause du tabac qu'il n'arrivait pas à éliminer (il faisait prier pour que Dieu l'en libérât).
En 1935, il prêcha encore à Lleida. A Noël, il prêchait à la cathédrale.
Juillet 1936 arriva.
Le 18 juillet, il pensa être plus en sécurité à Barcelone ; mais il dut rejoindre Lleida. Le 21, les miliciens firent irruption dans l'église où il célébrait ; les fidèles durent sortir, l'église fut fermée, et le père Tomás se réfugia chez un prêtre.
Le 25 juillet, des miliciens firent irruption dans la maison à sept heures du matin. Le père se présenta simplement : Je suis prêtre, et provincial des Mercédaires. Et eux : On n'est pas venu pour rien.
Ils l'emmenèrent dans la rue, mains en l'air, et l'abattirent un peu plus loin.
Il fut béatifié en 2013.

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24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 00:00

Tommaso Maria Fusco

1831-1891

 

Tommaso naît le 1er décembre 1831 à Pagani (Salerno, Campanie) et reçoit le baptême le jour-même. Il est le septième des huit enfants d’un pharmacien bien en place.

Sa maman décède quand il a six ans, puis aussi son papa quand il en a dix.

Lors de la canonisation de saint Alfonso de’ Liguori (v. 1er août) en 1839, il participe aux festivités et promet à Dieu d’être prêtre lui aussi.

Mais il y a déjà deux prêtres dans la famille, son frère aîné et son oncle paternel, qui pensent que deux prêtres dans la famille suffisent et que Tommaso ferait mieux de perpétuer la famille.

Tommaso persévère, entre au séminaire, et reçoit l’ordination sacerdotale en 1855. 

Immédiatement, il ouvre chez lui une petite école privée et, non loin, une petite «chapelle du soir».

En 1857, il fait partie de la Congrégation des Missionnaires de Nocera, pour l’évangélisation des populations locales.

En 1861, il doit fermer l’école, et en ouvre une autre pour jeunes prêtres, qui doivent compléter leur formation en théologie morale sacramentelle, un cours qui durera vingt-cinq ans.

A cette époque en effet, les prêtres ne recevaient l’habilitation à confesser qu’après quelques années de sacerdoce ; pour don Tommaso cependant, l’évêque fit une exception, jugeant de la maturité précoce du jeune prêtre.

En 1862 don Tommaso fonde une Compagnie de l’Apostolat Catholique du Précieux Sang de Jésus-Christ, pour la prédication de missions au peuple. Un périodique parut aussi : La Voix du Précieux Sang, qui sera diffusé jusqu’en Inde. 

De 1861 à 1873, don Tommaso est aumônier du sanctuaire de Notre-Dame du Carmel, puis curé de la paroisse. Fervent dévot de Notre-Dame, il ajoute le nom de Maria au sien. Il fonde les dimanches catéchistiques, l’Association des Filles de Marie, les Moniales de la maison (Monelle di casa), qui deviendront les Filles du Précieux Sang.

En 1872, don Tommaso a comme une «inspiration» de fonder la Congrégation des Filles de la Charité du Précieux Sang, destinée à refléter au regard des hommes la Charité divine avec laquelle fut versé le Précieux Sang du Christ.

En 1873, l’évêque préside l’ouverture du premier orphelinat, tenu par trois Religieuses, et qui comptait déjà sept petites orphelines, que don Tommaso s’engageait à élever sur ses propres deniers. L’évêque lui dit alors : Tu as choisi le titre du Précieux Sang ? eh bien, prépare-toi à boire un calice amer !

La plus grosse amertume à avaler, fut une terrible calomnie, montée par deux prêtres soutenus par ces messieurs de la place. L’affaire arriva au Tribunal ecclésiastique et eut pour conclusion la pleine reconnaissance de l’innocence de don Tommaso, tandis que les auteurs de la calomnie se voyaient contraints d’avouer publiquement leur machination. Ce qui est dit ici en trois lignes, ne peut pas rendre quelle «agonie», au sens propre, vécut pendant plusieurs années le pauvre prêtre, qui toutefois sut en profiter pour monter encore plus haut dans la sainteté.

Don Tommaso Maria Fusco mourut le 24 février 1891, après avoir consacré toutes ses forces au service de Dieu et du prochain.

Il fut appelé la lèvre parlante de l’Evangile et le prophète et témoin de la Charité du Sang.

Les Filles de la Charité du Précieux Sang sont actuellement présentes en Italie, aux Etats-Unis, au Brésil, au Nigéria et aux Philippines.

Don Tommaso Maria Fusco a été béatifié en 2001.

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 08:39

Teodoro Martín Camacho

1895-1936

 

Teodoro Martín Camacho naquit le 2 septembre 1895 à Carcabuey (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 15 août 1936 à Morente.

Teodoro Martín Camacho sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 15 août.

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 16:58

Tarcisio Moreno Redondo

1909-1936

 

Tarcisio Moreno Redondo naquit à Pozoblanco (Cordoue, Espagne S), le 15 août 1909, jour de l’Assomption de Marie ; mais on fête aussi ce jour-là s.Tarcisius, dont on lui donna le nom au baptême.

Il fut ordonné prêtre.

Il reçut la palme du martyre à Villanueva de Córdoba, le 25 juillet 1936.

Tarcisio Moreno Redondo sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 25 juillet.

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 23:03

Teresina Elsa Mainetti

1939-2000

 

Teresina Elsa Mainetti naquit le 20 août 1939 à Colico (Lombardie, Italie N), deuxième fille de Stefano Mainetti et Marcellina Gusmeroli, qui mourut peu de jours après.

Le papa se remaria et Teresina fut élevée par cette deuxième maman.

Ce n’est pas un secret de confession, de dire que le prêtre lui demanda en confession Et toi, que veux-tu faire de ta vie ? La réponse de Teresina montrait déjà sa «vocation» : De ma vie, je veux faire quelque chose de beau pour les autres.

En 1957, Teresina entra au postulat des Filles de la Croix à Rome, fit sa première profession en 1959 avec le nom religieux de Maria Laura, et la profession solennelle en 1960 à La Puye (Vienne), siège de la maison-mère.

Ses premières activités furent l’enseignement dans les écoles primaires de l’Institut, puis dans d’autres écoles à Vasto (1960), Rome (1962), Chiavenna (1963), Rome de nouveau (1969), Parme (1979) et de nouveau à Chiavenna en 1984.

C’est dans cette dernière communauté qu’en 1987, Maria Laura fut élue supérieure, infatigable et sereine, toujours prête à se retrousser les manches lorsqu’elle découvrait une situation de difficulté quelconque (témoignage des Religieuses).

Au soir du 6 juin 2000 allait se dérouler le drame qui mit fin brutalement à cette belle vie d’enseignement. Vers 22 heures, Maria Laura fut appelée par une jeune fille soi-disant en détresse, mais c’était un véritable traquenard, préparé par trois jeunes filles qui s’adonnaient au culte satanique.

Les trois jeunes filles, âgées de seize à dix-sept ans, insultèrent Maria Laura, l’obligèrent à se mettre à genoux et lui donnèrent des coups avec une brique. Elles prévoyaient ensuite de lui donner chacune six coups de poignard pour former le nombre satanique de 666, mais la frappèrent en réalité de dix-neuf coups de couteau, pour la «sacrifier à Satan». Les dernières paroles de Maria Laura furent : Me voici, Seigneur. Pardonnez-leur.

Les malheureuses meurtrières furent arrêtées et condamnées.

Maria Laura Mainetti sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 6 juin.

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 15:27

Tomás Ramírez Caba

1934-1980

 

Tomás Ramírez Caba naquit le 30 décembre 1934 à Chajul (Quiché, Guatemala)

Père de famille chrétien, il était aussi sacristain de la paroisse de Chajul, comme Domingo del Barrio Batz (v. 4 juin).

Il fut assassiné pour sa foi à Chajul, le 6 septembre 1980.

Tomás Ramírez Caba devrait être béatifié en 2021, avec neuf autres Martyrs du Guatemala, et inscrit au Martyrologe le 6 septembre.

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 10:36

Tit Liviu Chinezu

1904-1955

 

Tit Liviu Chinezu naquit le 22 juin 1904 à Huduc (Mureş, Roumanie), d’un père qui était lui-même prêtre, comme cela arrive dans le rite gréco-catholique.

En 1925, Tit Liviu vint à l’institut Saint-Athanase de Rome, puis à l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin (l’Angelicum) où il obtint le doctorat de Théologie en 1930.

Il fut ordonné prêtre en janvier 1930 et, en 1931, de retour en Roumanie, il fut professeur à l’Ecole Normale de Blaj, puis, en 1937, à l’Académie de Théologie.

En  1947, il fut nommé archiprêtre (ou doyen) de Bucarest.

On trouve ce détail qu’il fut lui-même arrêté en 1948, mais les précisions manquent terriblement.  Avec vingt-cinq autres prêtres, il aurait été mis en prison au monastère de Căldăruşani (transformé en prison).

C’est dans la prison qu’il reçut l’ordination épiscopale des mains d’autres évêques emprisonnés, dont Mgr Valeriu Traian Frențiu (v. 11 juillet), en décembre 1949. Il fut ainsi évêque titulaire de Regiana, et succéda à Mgr Aftenie sur le siège de Făgăraş et Alba Iulia.

On peut supposer que, étant plus jeune que d’autres, et n’ayant été ni accusé ni condamné, on espérait qu’il serait sorti de prison plus facilement et aurait pu ainsi gouverner le diocèse. Il n’en fut rien.

Relégué dans la prison de Sighet, il y souffrit intensément de faim et de froid.  Gravement malade, il devait être conduit à l’infirmerie mais, sous ce prétexte, on l’isola encore plus dans une chambre glacée, où il s’éteignit deux jours après, le 15 janvier 1955.

On le mit en terre sans cercueil, dans le cimetière des pauvres, où l’on n’a jamais retrouvé son corps.

Tit Liviu Chinezu est un des sept évêques roumains reconnus martyrs et béatifiés en juin 2019, par le pape François lui-même, lors de son voyage apostolique en Roumanie.

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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 20:59

Tomàs Planas Aguilera

1909-1936

 

Né le 17 avril 1909 à Barcelone, Tomàs fut baptisé et confirmé à des dates qu’on n’a pu retrouver, les registres ayant disparu dans les incendies des révolutionnaires.

Il entra chez les Clarétains de Vic pour faire ses Humanités et y obtint des notes si bonnes en toutes les matières qu’on lui décerna du Meritissimus Maior.

Il fit le noviciat à Cervera, la profession en 1926, passa à Solsona pour la philosophie, de nouveau à Cervera pour la théologie et y fut ordonné prêtre en 1934.

Homme aux talents multiples, Tomàs était aussi l’auteur d’un des chants les plus populaires en Catalogne en l’honneur d’Antonio María Claret (v. 24 octobre).

Il fut envoyé à Vic, puis Solsona comme professeur et, en 1936, avait été désigné pour aller compléter ses études à Rome. Il était parti, et s’était arrêté à Barcelone pour attendre un autre étudiant et voyager avec lui.

C’est alors que s’est déchaînée la fureur révolutionnaire. Le 19 juillet, il se réfugia chez son frère Juan. Le 26 août, à trois heures du matin, arrivèrent des miliciens pour un contrôle. On l’emmena, lui et tous ses papiers. On s’arrêta près du Cynodrome, où Tomàs rencontra son parent, Jaime Queralt, lui aussi prisonnier, avec lequel il s’entretint quelques minutes. Il était trois heures et demie.

Pendant toute la journée, les miliciens demandèrent à Tomàs des explications sur ses nombreux papiers ; Tomàs ne dissimula pas un instant qu’il était prêtre - l’unique raison de sa condamnation à mort. Vers dix-huit heures, le p.Tomàs se mit par-terre, vaincu par la fatigue. On l’appela vers vingt-et-une heures.

On ignore la suite, mais on la devine. On a supposé qu’il fut assassiné dans la nuit du 26 au 27, près de Sabadell, mais on n’a pas retrouvé son cadavre.

Son parent, lui, fut relâché le lendemain.

Martyrisé le 27 août 1936 et béatifié en 2017, Tomàs Planas Aguilera sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 27 août.

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 22:48

Teodoro Gómez Cervero
1877-1936

Il naquit le 7 décembre 1877 à Deza (Soria) d’Agustín et María Antonia, qui le firent baptiser deux jours plus tard.

Il entra dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens), fit la profession en 1895 et fut ordonné prêtre le 1er juin 1901.

Trois mois plus tard, il partait pour La Havane (Cuba), où il devait rester vingt-cinq ans, au sein d’une population qu’il aimait beaucoup (et qui le lui rendait), se déplaçant à cheval ou à pied pour rejoindre toute la population dans leurs habitations (Bohíos).

En 1926, il revint en Espagne et fut assigné à la communauté de Valdemoro (Madrid).

En août 1936, il fut arrêté et conduit à la Direction Générale de Sécurité de Madrid puis, le lendemain, à la prison de Ventas, où le rejoignirent deux jours plus tard les autres Confrères de Valdemoro.

Durant les trois mois où il fut dans la prison, le p.Teodoro s’efforçait de faire passer le temps agréablement en racontant ses nombreuses expériences de Cuba.

En novembre, la santé du Père s’altéra notablement. Il devait couver une tuberculose depuis quelque temps, mais n’en parlait pas. Toutefois, le 12 novembre, on le transféra à l’infirmerie. Il était conscient de sa fin ; il se confessa mais ne put recevoir le Viatique ; il offrit sa vie pour l’Espagne et mourut le 16 novembre 1936.

On trouve parfois la date probablement erronée du 22 octobre 1936 pour la mort de ce Prêtre ; ajoutons que sa mort a été considérée comme un martyre, étant donné qu’il fut poursuivi et mis en prison par les ennemis de la Foi.

Béatifié en 2017, Teodoro Gómez Cervero sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 16 novembre.

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 22:07

Toribia Marticorena Sola
1882-1936

Née et baptisée le 27 avril 1882 à Murugarren (Navarre), Toribia était la troisième des six enfants de Santiago et Manuela. Le foyer vivait avec un unique et profond idéal chrétien.

Toribia entra au postulat des Filles de la Charité à l’hôpital de Viana et fit le noviciat à Madrid. Elle fit la profession en 1910 à Valladolid.

Elle fut envoyée en diverses localités : Grenade, León, Valladolid, Larache (hôpital militaire au Maroc), Barcelone (sanatorium de Besós).

Toribia était vive, pleine d’entrain ; quand un malade approchait de la dernière heure, elle laissait tout pour aller près de lui et le réconforter ; à l’approche de la guerre civile et de la persécution, elle répétait : Ils vont nous tuer, mais Dieu par-dessus tout !

Ce martyre commença le dimanche 19 juillet 1936. Des révolutionnaires firent irruption dans l’établissement et commencèrent par obliger les Religieuses à mettre des habits d’infirmières, ce qu’elles firent sans difficulté. Puis, on voulut leur imposer de s’enlever de la tête l’idée de Dieu,  ce qu’elles refusèrent, motif pour lequel elles furent renvoyées. Deux d’entre elles, Toribia et Dorinda, trouvèrent accueil chez le directeur du sanatorium, où elles s’occupèrent d’un petit bébé de treize mois.

Une ancienne domestique de la maison les dénonça. Il y eut une première perquisition au début d’octobre, où la maîtresse de maison chercha à les présenter comme cuisinière et nourrice. Mais au cours d’un long interogatoire, elles ne cachèrent pas leur état de Religieuses.

Le 24 octobre, sept à huit membres des FAI vinrent chercher Toribia et Dorinda, les firent monter chacune dans une voiture, bien gardées par des miliciens, et allèrent les fusiller vers midi le long de la route de la Rabassada. C’était la veille de la fête du Christ-Roi, qu’on célébrait alors au dernier dimanche d’octobre.

L’autopsie révéla qu’elle avait reçu six balles dans la tête, dont deux dans le front et une qui fractura la mâchoire inférieure.

Martyrisée le 24 octobre 1936 à Barcelone et béatifiée en 2017, Toribia Marticorena Sola sera mentionnée dans le Martyrologe Romain au 24 octobre.

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