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26 février 2022 6 26 /02 /février /2022 00:00

Ramón Cervilla Luis

1865-1936

 

Ramón Cervilla Luis naquit le 29 mars 1865 à Almuñecar (Grenade, Espagne).

Ordonné prêtre en 1890, il fut vicaire à Almuñecar, Jete et Zuaira.

Après une période d’apostolat en Argentine, aux paroisses de Saint-Just et La Couronnée (Santafé), il revint vivre à Almuñecar.

Arrêté, conduit au cimetière de Salobreña, il fut martyrisé le 17 août 1936.

Ramón Cervilla Luis devrait être béatifié en 2022, et inscrit au Martyrologe le 17 août.

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22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 00:00

Rutilio Grande García

1928-1977

 

Rutilio Grande García naquit le 5 juillet 1928 à El Paisnal (Salvador), de parents modestes.

En 1932, mourut sa mère. Le petit garçon fut éduqué avec amour par un papa très travailleur. A douze ans, Rutilio put rencontrer l’évêque, Mgr Chavez, auquel il exprima son désir de devenir prêtre.

En 1941, ce même évêque prit sous sa protection Rutilio et l’envoya au Petit séminaire du Nicaragua.

En 1945, après son baccalauréat, Rutilio entra dans la Compagnie de Jésus. Il fit le noviciat à Caracas (Venezuela) et émit les premiers vœux en 1947.

Rutilio était un homme sincère, travaillé intérieurement, conscient de son devoir mais aussi de ses faiblesses. Dans le doute, il suspendit sa préparation au sacerdoce et partit deux années à Panama, où il fut professeur (1948-1950).

Puis il fut envoyé à Oña (Burgos, Espagne), où il reprit ses études de philosophie et de théologie, de 1953 à 1960. Là encore, le doute le tenta, mais il persévéra et fut ordonné prêtre en 1959, à Oña.

De retour au Salvador, il y enseigna pendant deux ans, et repartit en Espagne pour la dernière partie de sa formation dans l’Ordre des Jésuites. C’est alors qu’il fut envoyé à Bruxelles (1963) pour se spécialiser en Théologie pastorale, dans l’Institut Lumen Vitae ou CIEFR, affilié à l’université de Louvain ; il y découvrit la Théologie de la Libération, qui l’enthousiasma et le confirma tout-à-fait dans sa vocation. C’était l’époque du Concile Vatican II.

En 1964, de retour au Salvador, le p.Rutilio enseigna la théologie pastorale au Grand séminaire et fut chargé personnellement de la formation des séminaristes. En 1970, devant préparer avec Mgr Chavez la réunion des évêques, il leur lança un vibrant appel en faveur du peuple écrasé par trop d’injustices sociales. On commença de parler de Rutilio comme d’un crypto-communiste. Il ne craignait pas de présenter Jésus-Christ comme un révolutionnaire, jouant sur le mot Salvador, le nom du pays et celui du Sauveur. Rutilio avait parlé un peu trop vite ; on l’éloigna deux ans, comme professeur dans un collège, puis à l’Institut pastoral de Quito (Equateur).

En 1972, il revint au Salvador et fut nommé curé d’Aguilares, où il allait donner le meilleur de lui-même, organisant des communautés de base, où les participants relisaient l’évangile sous la responsabilité de Délégués de la Parole, spécialement formés par le p.Rutilio.

De ce travail essentiellement spirituel émanèrent bientôt des conséquences au niveau social. On prit conscience de la Charité, de la dignité des pauvres, des ouvriers, des paysans, de l’égalité de tous devant Dieu, de la responsabilité des dirigeants, des chefs, pour une justice sociale réelle et non pas seulement idéologique. Une révolution sociale était en marche, et l’on chercha à la subjuguer par la force au lieu de la comprendre : on parla de prêtres subversifs ou communistes, on tortura des travailleurs sociaux, on promit de «libérer le pays des Jésuites». Mgr Chavez recommanda la prudence et la modération.

En 1977, Mgr Romero succéda à Mgr Chavez ; adroitement, il avait condamné la théologie de la libération et jouissait d’une réputation de «conservateur» ; mais il n’hésita pas à censurer le gouvernement pour de nombreux crimes et disparitions jamais expliqués, ni punis. En particulier, un père jésuite fut expulsé du pays, le p. Mario Bernal, pour lequel le p.Rutilio protesta publiquement.

On se souvient des actions dramatiques des funestes escadrons de la mort. Le 12 mars 1977, ces derniers intervinrent à l’encontre du p.Rutilio. Celui-ci se dirigeait vers El Paisnal, son village natal, pour y célébrer la messe du soir. Il était accompagné de Manuel Solórzano, un fidèle coopérateur paroissial de soixante-douze ans, et de Nelson Rutilio Lemus, un adolescent de seize ans. Il y avait aussi trois enfants. Une rafale de mitraillette renversa la jeep dans le fossé, le père Rutilio et Manuel furent tués sur le coup, le jeune Nelson fut achevé d’une balle dans la tête. Les petits enfants purent se sauver.

Ce triple assassinat ne fut jamais revendiqué, ni expliqué. Mgr Romero protesta de façon solennelle, tout en sachant qu’il était condamné d’avance : il fut lui aussi assassiné trois ans plus tard (v. 24 mars).

Rutilio Grande García, avec ses deux Compagnons Manuel Solórzano et Nelson Rutilio Lemus, devraient être béatifiés en 2022, et inscrits au Martyrologe le 12 mars.

 

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28 octobre 2021 4 28 /10 /octobre /2021 19:29

Regina d’Alesia
† 3
e siècle

On suppose que Regina (Reine, Régine) fut mise à mort par le général romain qui s’appelait Olibrius, pour avoir refusé d’épouser cet homme païen.
Des fouilles archéologiques, s’appuyant sur les écrits de Jules César dans son Histoire des Gaules», effectuées de 1862 à 1865, puis en 1913 et en 1956, ont mis à jour les vestiges d’une basilique chrétienne dédiée à sainte Reine.
L’oppidum d’Alésia (mont Auxois dominant à 407 m les vallées de l’Oze et de l’Ozerain) est un site chargé d’histoire. Dès 52 avant Jésus-Christ, Jules César avec ses légions romaines y brise la résistance des valeureux gaulois avec à leur tête Vercingétorix. On affirme aujourd’hui avec assez de certitudes que la localité actuelle d’Alise-Sainte-Reine est bien l’endroit où Vercingétorix se rendit aux Romains en -52.
Toujours à Alésia (Alise-Ste-Reine), la fontaine Sainte-Reine aurait fait jaillir ses eaux miraculeuses à l’emplacement de la décapitation de la martyre. A proximité de cette fontaine, une chapelle, fréquentée par les pèlerins depuis le Moyen Age, expose une statue de la Sainte (du 15
e siècle). De même, au lieu dit Les Trois ormeaux, une autre statue, plus récente, la représente. 
Dès 864, les reliques de sainte Reine ont été transportées à Flavigny-sur-Ozerain (Côte d’Or).
Un hospice Sainte-Reine a été fondé en 1660 par saint Vincent de Paul. Il a été conçu pour loger les malades venus en pèlerinage. Il a gardé sa fonction hospitalière, mais a subi des transformations à partir de 1975, une partie des anciens bâtiments ayant été démolie au bénéfice d’une construction neuve. Dans la chapelle, la grille du chœur, en fer forgé, et une suite de tableaux offerts par Anne d’Autriche relatent la vie et le martyre de sainte Reine.
Le culte de la Martyre est ancien mais on ne sait plus rien d'elle. Sainte Reine est vénérée depuis au moins 628 à Alise-Sainte-Reine (Côte d'Or), près d'Alésia. On y trouve une basilique mérovingienne ainsi qu'un monastère qui lui sont consacrés. 
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Reine d’Alesia au 7 septembre.

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28 octobre 2021 4 28 /10 /octobre /2021 10:53

Ramón Esteban Bou Pascual

1903-1936

 

Les époux Bou Pascual trouvèrent le 12 octobre 1903 un petit bébé abandonné dans un arbre à Polop de la Marina (Alicante) et l’adoptèrent, lui donnant au baptême les noms de Ramón Esteban (Raymond Stéphane).

L’enfant vécut chez ces parents adoptifs à Benimantell et grandit dans la foi ; il entra au séminaire de Valencia et fut ordonné prêtre en 1930.

Il fut vicaire à Almusafes, aumônier des Religieuses du Christ-Roi de Benifaió (Valencia), et curé de Planes.

Lors de la révolution de 1936, l’église fut prise d’assaut et fermée ; il dut partir à Catamarruch, puis à Benimantell chez une tante, où il resta jusqu’au 15 octobre. Apprenant que les miliciens venaient le chercher, il réussit à prendre la fuite et demanda à être reçu ici ou là, mais on le lui refusa, par crainte des représailles (ou par haine du clergé). Finalement, il revint chez sa tante, où il apprit qu’en son absence, on avait arrêté son père et son frère. Alors, il alla se rendre.

Au matin du 17 octobre 1936, on l’emmena jusqu’au cimetière, où il fut criblé de balles.

Juste avant de mourir, il pardonna à ses bourreaux : il avait trente-trois ans depuis quelques jours.

Ramón Esteban fut béatifié en 2001.

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20 septembre 2021 1 20 /09 /septembre /2021 23:00

Rosario Livatino
1952-1990

Rosario Livatino naquit le 3 octobre 1952 à (Canicattí, Sicile), fils unique de Vincenzo et Rosalia.
En 1975, il acheva ses études de Droit à Palerme.
En 1978, il fut affecté sur concours au tribunal ordinaire de Caltanissetta.
Son souci majeur fut de considérer toujours la dignité de chaque personne, même condamnée. Sa secrétaire le verra pleurer quand il apprit qu’un délinquant avait été abattu.
A partir de 1989, il fut juge a latere (assistant du Président du Tribunal) : désormais, lui et ses parents seront menacés par la Mafia et une dépendance locale de celle-ci, la Stidda.
Courageux, Rosario continuera son travail quotidien, refusant toute escorte policière (pour ne pas exposer d’autres personnes). Chaque matin, il participe à l’Eucharistie avant de se rendre au tribunal.
Il nota ses réflexions dans des cahiers, marqués à chaque page par l’abréviation STD (sous la tutelle de Dieu). Selon Rosario, rendre la justice, c’est prier, c’est se consacrer à Dieu. C’est une relation indirecte à travers l’amour pour la personne jugée.
Au matin du 21 septembre 1990, on attendit le juge Rosario tandis qu’il se rendait au tribunal : on lui barra la route, il tenta de s’enfuir à travers les champs, mais tomba à terre blessé dans le dos. Il eut le temps de dire Qu’est-ce que je leur ai fait ? Je ne les connais pas, et fut abattu de coups tirés à bout portant.
Du juge Livatino, s.Jean-Paul II le définira bientôt comme un martyr de la justice et bien-entendu de la foi.
Considéré effectivement comme martyr, Rosario Livatino fut béatifié en 2021.
Un des assassins s’est repenti en prison.
Rosario Livatino sera inscrit au Martyrologe le 21 septembre.

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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 23:00


Romanus Aibara
?-1628

 

Voir : Paulus Aibara Sandayū

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 13:46

Rafael Martínez Navarro

1877-1936

 

Rafael Martínez Navarro naquit le 21 juin 1877 à Cordoue (Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 31 août 1936 à Málaga.

Rafael Martínez Navarro sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 31 août.

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 16:07

Rafael Cubero Martín

1913-1936

 

Rafael Cubero Martín naquit le 23 septembre 1913 à Carcabuey (Cordoue, Espagne S).

Séminariste, il n’était pas loin d’être ordonné prêtre, mais il fut lui-même victime avant d’offrir la Victime.

Son martyre eut lieu le 20 août 1936 à Cañete de las Torres.

Rafael Cubero Martín sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 20 août.

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 22:27

Rafael Contreras Leva

1901-1936

 

Rafael Contreras Leva naquit le 29 avril 1901 à Nueva Carteya (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu à Baena, le 29 juillet 1936.

Rafael Contreras Leva sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 29 juillet.

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 16:56

Rafael Reyes Moreno

1888-1936

 

Rafael Reyes Moreno naquit le 24 avril 1888 à Guadalcázar (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Il reçut la palme du martyre à Fernán-Núñez, le 25 juillet 1936.

Rafael Reyes Moreno sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 25 juillet.

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