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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 23:00

Elie, prophète

9e siècle avant Jésus-Christ

 

Prophète de l’Ancien Testament, dont le nom signifie “mon Dieu est Yahvé”, il dut rappeler à l’ordre ses contemporains qui sombraient dans l’idolâtrie.

Pour commencer son action, il annonça : Il n’y aura, ces années-ci, ni rosée ni pluie, si ce n’est sur ma parole. Il y eut une grande sécheresse dans le pays et le roi voulut le faire partir : Elie se réfugia près d’un torrent dont il buvait, et Dieu lui envoyait des corbeaux pour lui apporter de la nourriture.

Un jour qu’il mourait de faim après une longue marche, il passa chez une pauvre veuve ; celle-ci lui offrit ce qui lui restait d’huile et de farine pour elle et son petit garçon : en reconnaissance, le prophète lui annonça qu’elle ne manquera jamais d’huile ni de farine jusqu’à la fin de la sécheresse. Il arriva que le petit garçon mourut : Elie se pencha sur lui et obtint de Dieu de le ressusciter.

Il vint ensuite affronter le roi qui l’avait contraint à l’exil et le soumit à un défi : on préparerait un sacrifice de deux taureaux ; les quatre-cent-cinquante “prophètes” de Baal prieraient leur dieu, et lui, Elie, prierait Dieu ; on verrait quand le sacrifice s’enflammerait. Les prophètes de Baal n’obtinrent rien, tandis qu’à la prière d’Elie, le sacrifice fut entièrement consumé par le feu du ciel, y compris l’eau avec laquelle il avait fait arroser par trois fois le sacrifice. A la suite de quoi tout le peuple crut en Dieu, et les quatre-cent-cinquante faux prophètes furent égorgés.

Le prophète disparut d’une manière vraiment extraordinaire. Il marchait avec son disciple Elisée non loin du Jourdain. Elie se trouva soudain séparé de son fils spirituel par un char de feu et des chevaux de feu. Et il monta au ciel dans un tourbillon. Elisée ne le vit bientôt plus.

On peut lire le texte intégral de ces épisodes et d’autres encore dans la Bible, au premier “Livre des Rois”, chapitres 17-21.

En Terre-Sainte, à l’extrémité sud-est de la chaîne du mont Carmel, on garde le souvenir du sacrifice d’Elie. Toute la contrée, juifs et chrétiens, rend un culte touchant au saint prophète, qui est fêté le 20 juillet.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 23:00

 

Frumentius

IVe siècle

 

 

Frumentius était encore enfant à Tyr où vivait le philosophe Meropios, son précepteur et peut-être son oncle, ou un parent. Ce dernier l'emmena, lui et Ædesios, dans un voyage qu'il fit en Éthiopie. Les deux jeunes garçons étaient peut-être frères, en tout cas condisciples sous la férule de Meropios.

 

Le voyage achevé, Meropios s'embarqua pour revenir dans sa patrie. Le navire qui le portait avec ses neveux s'arrêta dans un certain port pour y faire les provisions nécessaires à l'équipage. Les barbares du pays pillèrent le navire, et passèrent au fil de l'épée tous ceux qui le montaient. 

 

Les deux jeunes garçons étaient alors assis sur le rivage, sous un arbre,  préparant leur leçon. Les barbares eurent pitié de leur innocence, de leur candeur et de leur beauté et les conduisirent à leur roi, Ella Amida. Le prince éthiopien s'intéressa à leur sort et prit un soin particulier de leur éducation ; il fit d’Ædesios son échanson, et de Frumentius son trésorier et son secrétaire d'État. Étant près de mourir, il leur donna la liberté ; mais la reine les pria de rester et de continuer à l'aider de leurs conseils jusqu'à ce que l'héritier du trône, Aïzan, fût en âge de régner. 

 

Frumentius profita de son autorité pour disposer ce peuple à recevoir la connaissance de l'Évangile, et fit bâtir une église pour les réunions des nouveaux chrétiens. Quand le prince eut atteint sa majorité, Frumentius résigna entre ses mains l'administration du royaume et demanda la permission de retourner dans sa patrie.

 

Ædesios revint à Tyr, où il devint prêtre : c’est là qu’il rencontra l’historien Rufin, dont nous tenons tant de détails.

Arrivé à Alexandrie, Frumentius alla trouver saint Athanase, lui raconta son histoire, lui parla de la chrétienté naissante de l'Éthiopie, des bonnes dispositions de ses habitants, et le supplia d'envoyer un évêque et des prêtres pour travailler à la conversion du peuple entier. Le choix d’Athanase fut facile : plein de joie et d'admiration, il l'éleva promptement au sacerdoce et à l'épiscopat et l'envoya prêcher l'Évangile. 

 

L'évêque fut accueilli avec bonté par le prince, qui se convertit et aida lui-même à éclairer la nation entière. Frumentius fit bâtir de nombreuses églises. Ses miracles ne contribuèrent pas peu au succès de sa mission. 

 

Il eut à souffrir des menées des hérétiques ariens, qui cherchèrent à nuire à son apostolat ; mais il demeura toujours invincible champion de la foi de Nicée et eut l'honneur d'être appelé par le grand Athanase : Père du salut. Le saint évêque continua d'édifier l'Église d'Éthiopie par ses discours, ses vertus et ses miracles, jusqu'à sa mort, à l'âge d'environ cent ans.

 

Le synaxaire (ou martyrologe) éthiopien le nomme à son tour “Père Pacifique”, Abba Salama, parce qu’il a prêché la paix du Christ, et “Révélateur de la Lumière”.

 

Il se trouve actuellement au 20 juillet dans le Martyrologe Romain, jour où il est également fêté par les Éthiopiens.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:35

María Calaf Miracle

1871–1936

 

María vit le jour le 18 décembre 1871 à Bonastre (Tarragona, Espagne).

Elle entra dans la congrégation des Carmélites de la Charité en 1890 au noviciat de Vic (Barcelone).

Elle professa avec le nom de María de Notre-Dame de la Providence.

Très mariale, on appréciait sa candeur angélique et sa délicatesse fraternelle.

Quand fut fondée la communauté de Benicásim, elle en fut co-fondatrice, puis passa à celle de Cullera en 1899, jusqu’à la fin de sa vie.

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia) le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

16e dimanche per annum

 

 

Après la parabole du semeur de dimanche dernier, nous allons encore entendre une parabole concernant le grain qui pousse, avec cette fois-ci une invitation à la patience.

 

*       *       *

Si Dieu n’était pas patient, le premier, comment ferions-nous ? Il sème en nos cœurs sa Parole, et attend que nous la fassions fructifier, sans se fâcher si nous n’enlevons pas tout de suite les mauvaises herbes ou les pierres.

Pourtant, nous le savons, il est bien plus facile de retirer les mauvaises herbes quand elles sont petites. Mais nous manquons de volonté : on verra demain, plus tard…

Dans le livre de la Sagesse, l’auteur sacré exalte la justice, la force, la patience de Dieu. La force de Dieu n’est pas dans un combat humain, où le plus fort doit s’imposer sur un plus faible ; non : la force de Dieu réside dans son indulgence, dans le ménagement

Toi, Seigneur, tu juges avec indulgence - à ceux qui ont péché tu accordes la conversion.

 

*       *       *

Le psaume 85 renchérit : Toi qui es bon et qui pardonnes - Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère.

Inutile de répéter le psaume, ou de le commenter. Plutôt, on serait invité à le méditer dans son intégralité, et s’en servir pour redire à Dieu notre confiance en lui.

 

*       *       *

 

Les mots du psaume sont de David, le roi poète, qui les écrivit sous l’inspiration de l’Esprit Saint.

Chacun de nous peut se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint, par l’ouverture du cœur. Il nous arrive de ne savoir comment prier, de chercher une prière plus authentique, moins routinière, et de ne pas trouver l’inspiration. Comme dit saint Paul : Nous ne savons pas prier comme il faut.

Parfois aussi, la tentation nous vient de ne pas demander «encore», comme si le Bon Dieu n’avait plus de grâces à nous donner, ou comme si le Bon Dieu pouvait être «fatigué» de nous entendre…

Invoquons l’Esprit-Saint, nous suggère l’Apôtre : l’Esprit Saint, qui vient de Dieu, fera naître en nous les pensées adéquates, justes. Dans cette prière, la certitude d’être entendus et exaucés, nous rendra la confiance.

C’est une démarche extraordinaire que nous pouvons faire là : quel être au monde sera assez bon, clairvoyant et puissant, pour suggérer de lui-même à ses sujets ce qu’ils doivent lui demander ?

Avec Dieu, il en va ainsi : par son Esprit, il nous suggère lui-même quoi et comment demander.

 

*       *       *

 

Nous disions plus haut que Dieu est patient, quand il voit que nous ne retirons pas tout de suite les mauvaises herbes de nos cœurs. 

Dans la parabole de l’ivraie et du bon grain, Jésus nous conseille bien de ne pas arracher l’ivraie : c’est que, tant qu’elle n’a pas grandi, on ne la distingue pas du bon grain ; ce n’est qu’à l’été qu’on remarque qu’elle ne donne que de l’herbe.

Patience !, dis Jésus. A la récolte, on gardera le bon grain.

En attendant, il faut supporter l’ivraie, disons : ceux qui ne portent pas de grain. En effet, souvent, très souvent, nous avons envie de “faire le tri”, de réprouver les autres, avant la récolte. 

Là est notre impatience, un peu aussi notre orgueil, comme s’il nous revenait de juger les autres à la place du Bon Dieu, comme si “ceux-là” n’avaient pas le temps aussi de se convertir à leur tour, comme si nous seulement nous avions le droit de connaître la vérité. Mais Jésus est formel : Laissez-les croître ensemble. 

Il s’agit donc d’attendre que les Anges accomplissent leur mission, séparant les Bons pour le Ciel et les Méchants pour le Feu éternel.

Ainsi donc, d’après l’exégèse de Jésus, les Anges “jetteront au feu” les méchants ? Que d’images d’Epinal n’ont-elles pas été représentées, avec des Anges tout blancs, armés de fourches et jetant dans le feu des bottes d’ivraie représentant des âmes damnées… Est-ce ainsi que Jésus traitera ces âmes pour lesquelles il avait aussi souffert ? Les Anges seraient-ils si impitoyables ? Essayons de trouver une explication à cette sévérité.

Que l’enfer existe, et éternel, le Christ nous l’a rappelé dans le texte lu au 12e dimanche ordinaire ; qu’on y “brûle” indéfiniment est certainement une image forte - voulue aussi par le Christ - qui nous rappelle une souffrance indicible, et surtout la souffrance éternelle d’être séparé de la Lumière de Dieu. On ne peut pas imaginer ce que veut dire : être séparé de Dieu pour l’éternité. C’est bien cela l’Enfer.

Mais les Anges avec leurs fourches ?

Beaucoup d’entre nous ont encore en mémoire les reportages sur la maladie de Kreutzfeld-Jacob, où l’on voyait les techniciens sanitaires pousser dans un brasier tout un troupeau de bêtes contaminées. Il est clair que ni eux ni les propriétaires des bêtes ne le faisaient avec gaieté de cœur, et c’est avec une immense tristesse qu’ils devaient prendre ces mesures. 

La séparation des “méchants” et des “bons” ne sera pas moins triste et douloureuse à la fin des temps. D’autant plus douloureuse que Jésus-Christ est mort pour tous, “pour la multitude” - répète le prêtre à la Messe : ceux qui auront déjà choisi de refuser la grâce de Dieu, ceux-là seront écartés ; en réalité, ils s’écarteront d’eux-mêmes de Dieu, ayant déjà fait ce choix précédemment. 

Dans le Credo du Peuple de Dieu (30 juin 1968), Paul VI a répété que (Jésus jugera) chacun selon ses mérites - ceux qui ont répondu à l'amour et à la pitié de Dieu allant à la vie éternelle, ceux qui les ont refusés jusqu'au bout allant au feu qui ne s'éteint pas. 

Les Anges seront tristes d’avoir à accomplir leur tâche ; mais précisons bien qu’ls n’auront pas besoin de fourches pour le faire !

On pourrait bien aussi imaginer le Bon Dieu, ce Père si bon, en train de pleurer de douleur : J’ai de la place pour vous aussi, je regrette infiniment, mais c’est vous qui ne voulez pas… Ah, si vous pouviez sécher mes larmes… 

Ces larmes, Jésus les a versées à Gethsémani, larmes de sang amères, larmes douloureuses comme celles de Marie au pied de la Croix, comme celles de tous les mystiques qui ont uni leur tristesse à celle de Jésus, comme celles de toutes les âmes qui sont animées d’un immense désir de transmettre la Vérité, comme les missionnaires, comme tous les chrétiens qui cherchent à amener à Jésus le plus d’âmes possible.

 

*       *       *

 

Il faut la foi pour accueillir la Parole de Dieu, qu’il sème en nos cœurs ; avec la charité, Dieu met en nous cet amour universel qu’il a pour tous les hommes de toutes conditions ; et l’espérance va nous aider à attendre la récolte finale.

Foi, Espérance et Charité, ce sont les trois vertus théologales, que nous demandons dans la Prière du jour.  

 
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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Lisa Qin Bianshi

1846-1900

Ximan Qin Chunfu

1886-1900

 

Lisa (Elisabeth) Qin Bianshi et son garçon Ximan (Simon) Qin Chunfu étaient nés, elle vers 1846, lui vers 1886, à Nanpeiluo (Renqiu, Hebei) et furent martyrisés à Liucun (Renqiu, Hebei) le 19 juillet.

 

Ils ont été béatifiés en 1946 et canonisés en 2000.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Ruohan Zhu Wurui

1883-1900

 

Ruohan (Joannes Baptista) Zhu Wurui était né vers 1883 à Zhujiahe (Jingxian, Hebei) et fut martyrisé à Lujiazhuang (Jingxian, Hebei) le  19 juillet.

 

Il a été béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Lisa Qin Bianshi

1846-1900

Ximan Qin Chunfu

1886-1900

 

Lisa (Elisabeth) Qin Bianshi et son garçon Ximan (Simon) Qin Chunfu étaient nés, elle vers 1846, lui vers 1886, à Nanpeiluo (Renqiu, Hebei) et furent martyrisés à Liucun (Renqiu, Hebei) le 19 juillet.

 

Ils ont été béatifiés en 1946 et canonisés en 2000.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Macrine la Jeune

env.327-379

 

Au IVe siècle vivait à Césarée de Cappadoce (act. Kayseri, Turquie d’Asie C) une belle famille chrétienne. L’ancêtre la plus connue est Macrine l’Ancienne, originaire de Néocésarée  (act. Niksar, Turquie N), grande admiratrice du saint évêque Grégoire le Thaumaturge.

Le fils de cette pieuse femme était Basile l’Ancien, qui épousa Emmélie : ils eurent dix enfants, cinq garçons et cinq filles.

Des cinq garçons, trois devinrent évêques : Basile, à Césarée ; Grégoire, à Nysse ; Pierre, à Sébaste. Les deux autres étaient Nicéphoros et Naucratios.

Des cinq filles, deux seulement nous ont laissé leur nom : Macrine et Théosébie.

Les cinq garçons et Macrine restèrent consacrés à Dieu et ne se marièrent point.

Macrine donc - pour parler de celle que nous fêtons aujourd’hui - était l’aînée et secondait vaillamment sa mère dans les tâches quotidiennes. Basile en parle avec émotion.

Elle aurait porté le nom de Thècle à son baptême, sur une mystérieuse révélation à sa mère, mais elle est toujours restée connue sous celui de Macrine.

Sa sainte maman la formait à bonne école : ses livres étaient le Livre de la Sagesse et le Psautier.

Macrine fut fiancée à l’âge de douze ans, mais le jeune homme mourut et Macrine se consacra à l’éducation des petits frères. Elle aida Basile à éviter l’orgueil intellectuel universitaire, et le garçon devint moine, avant de devenir prêtre, puis évêque. 

Cette période de formation achevée, Emmélie et Macrine se retirèrent non loin de là, à Annesis, où d’autres femmes pieuses se joignirent à elles, dans la prière et la pénitence. Le jeune Pierre était là aussi pour aider.

C’est là qu’on rapporta un jour le corps du cher Naucratios, qui mettait ses talents de chasseur et de pêcheur au service des pauvres.

Macrine fut affligée d’une tumeur au sein et, bien loin de se laisser opérer par quelque chirurgien qui aurait touché à son corps virginal, elle demanda à sa mère de tracer le signe de la croix sur sa poitrine : la tumeur disparut.

Après la mort d’Emmélie, Macrine resta seule à la maison avec son plus jeune frère Pierre, ses frères Grégoire et Basile étant devenus évêques.

Macrine mourut saintement en 379, et le Martyrologe la commémore au 19 juillet.

Signalons en passant les jours où sont commémorés tous les Saints de cette belle famille : 

Macrine l’Ancienne, le 14 janvier ; Basile et Emmélie, le 30 mai ; notre Macrine, le 19 juillet ; Basile le Grand, le 1er janvier et fêté le jour suivant ; Grégoire de Nysse, le 9 mars ; Pierre de Sébaste, le 26 mars.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Karol Stępień

1910-1943

Józef Puchała

1911-1943

Karol naquit le 21 octobre 1910 à Łódź (Lwow, maintenant en Ukraine).

Il entra au petit séminaire franciscain de Łódź en 1924.

En 1930 il entra en noviciat franciscain de Lagiewniki, où il prit le nom de Herman.

En 1933, il entra au monastère franciscain de Cracovie et y fit les voeux solennels en 1934.

Excellent étudiant, il fut envoyé à Rome à l'université Saint-Bonaventure.

Ordonné prêtre en 1937, il fut envoyé au couvent de Radomsko pour y préparer le doctorat en théologie. Il l'obtint en 1939.

Nommé à Vilnius où il subit les persécutions soviétiques, il fut ensuite nommé à Iwieniec, qui fut successivement occupée par les Allemands.

Il rejoignit alors son confrère Józef-Achilles Puchała à Pierszaje.

 

Józef était né le 18 mars 1911, veille de la fête de saint Joseph, dont il porta le nom.

En 1924, le même année que Karol, il entra au petit séminaire de Łódź.

En 1927 il entra au noviciat de Lagiewniki, où allait le rejoindre Karol-Herman peu après, et prit le nom de Achilles.

En 1931, il étudia philosophie et théologie à Lwow, émit les voeux solennels en 1932, et reçut le sacerdoce en 1936.

Après quelque temps au couvent de Grodno, il fut nommé à la paroisse de Iwieniec. Il remplaça le curé de Pieszaje, qui s'était enfui devant l'invasion soviétique, et appela alors son ami Karol, désormais Herman, pour l'aider. Les deux amis, qui s'étaient rencontrés adolescents en 1924 se retrouvaient maintenant sur le même champ d'apostolat.

 

*   *   *

 

Ils exercèrent ainsi le ministère paroissial dans les difficiles conditions de l'occupation soviétique.

Les Allemands ayant à leur tour envahi ces territoires, ils y instaurèrent ce régime de terreur qui persécutait autant l'Eglise que les Juifs.

En 1943, suite à une insurrection, la Gestapo organisa une perquisition dans la paroisse de Pieszaje. Le commandant allemand de la gendarmerie locale, élevé dans la religion catholique, proposa aux deux prêtres de se cacher en lieu sûr, mais ils refusèrent, pour rester au-milieu de leurs ouailles. 

Les Allemands arrêtèrent des otages, dont les pères Hermann et Achilles. Tandis que les villageois furent expédiés en camp de concentration, les deux prêtres furent exécutés sur place. Les Allemands mirent le feu à une grange, où ils jetèrent les corps des deux prêtres (ou bien, selon une autre version des faits : ils les y jetèrent encore vivants). 

C’était le 19 juillet 1943 à Borowikowschchina (maintenant en Biélorussie).

 

Les deux prêtres furent béatifiés en 1999.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Karol Stępień

1910-1943

Józef Puchała

1911-1943

Karol naquit le 21 octobre 1910 à Łódź (Lwow, maintenant en Ukraine).

Il entra au Petit séminaire franciscain de Łódź en 1924.

En 1930 il entra en noviciat franciscain de Lagiewniki, où il prit le nom de Herman.

En 1933, il entra au monastère franciscain de Cracovie et y fit les voeux solennels en 1934.

Excellent étudiant, il fut envoyé à Rome à l'université Saint-Bonaventure.

Ordonné prêtre en 1937, il fut envoyé au couvent de Radomsko pour y préparer le doctorat en théologie. Il l'obtint en 1939.

Nommé à Vilnius où il subit les persécutions soviétiques, il fut ensuite nommé à Iwieniec, qui fut successivement occupée par les Allemands.

Il rejoignit alors son confrère Józef-Achilles Puchała à Pierszaje.

 

Józef était né le 18 mars 1911, veille de la fête de saint Joseph, dont il porta le nom.

En 1924, le même année que Karol, il entra au Petit séminaire de Łódź.

En 1927 il entra au noviciat de Lagiewniki, où allait le rejoindre Karol-Herman peu après, et prit le nom de Achilles.

En 1931, il étudia philosophie et théologie à Lwow, émit les voeux solennels en 1932, et reçut le sacerdoce en 1936.

Après quelque temps au couvent de Grodno, il fut nommé à la paroisse de Iwieniec. Il remplaça le curé de Pieszaje, qui s'était enfui devant l'invasion soviétique, et appela alors son ami Karol, désormais Herman, pour l'aider. Les deux amis, qui s'étaient rencontrés adolescents en 1924 se retrouvaient maintenant sur le même champ d'apostolat.

 

*   *   *

 

Ils exercèrent ainsi le ministère paroissial dans les difficiles conditions de l'occupation soviétique.

Les Allemands ayant à leur tour envahi ces territoires, ils y instaurèrent ce régime de terreur qui persécutait autant l'Eglise que les Juifs.

En 1943, suite à une insurrection, la Gestapo organisa une perquisition dans la paroisse de Pieszaje. Le commandant allemand de la gendarmerie locale, élevé dans la religion catholique, proposa aux deux prêtres de se cacher en lieu sûr, mais ils refusèrent, pour rester au milieu de leurs ouailles. 

Les Allemands arrêtèrent des otages, dont les pères Hermann et Achilles. Tandis que les villageois furent expédiés en camp de concentration, les deux prêtres furent exécutés sur place. Les Allemands mirent le feu à une grange, où ils jetèrent les corps des deux prêtres (ou bien, selon une autre version des faits : ils les y jetèrent encore vivants). 

C’était le 19 juillet 1943 à Borowikowschchina (maintenant en Biélorussie).

Les deux prêtres furent béatifiés en 1999.

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  • : Le blog de samuelephrem
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