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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 23:00

Abraham Furones y Furones Arenas

1892-1936

 

Abraham était né le 8 octobre 1892 à Abraveses de Tera (Zamora, Espagne).

Il se trouve que le patriarche Abraham est nommé au 9 octobre dans le Martyrologe, et c’est pour cela que le petit garçon en porta le nom, car il fut baptisé le 9 octobre.

Il fréquenta l’école de Ferreruela de Tabarra ; sous la bonne guide de sa sœur dominicaine, il entra à l’école apostolique dominicaine de Las Caldas de Besaya (Santander), fit le noviciat à San José de Padrón (La Coruña), où il fit la première profession, sous le nom de Luis.

Après de difficiles études de philosophie à Corias (Asturies), la profession solennelle en 1914 et les études théologiques à Salamanque, il reçut le sacerdoce en 1917.

Il fut envoyé en mission en Amérique centrale (Guatemala, Nicaragua, Salvador, Costa Rica). Au Salvador, il fut supérieur du couvent Sainte Anne (1929-1931) puis à celui de Saint-Dominique (1931-1934). Au Costa-Rica il fit couronner Notre-Dame des Anges, patronne du pays.

En 1935, il revint en Espagne, espérant beaucoup retourner en Amérique, mais il fut élu prieur à Atocha (Madrid).

Le 20 juillet 1936, au moment de la guerre civile, il se trouva dans la rue avec un autre Père et un Frère, Jacinto García Riesco, qui fut abattu ; Abraham-Luis fut mortellement blessé et agonisa en pleine rue pendant plusieurs heures, parmi les insultes et les moqueries.

Il a été béatifié en 2007.

 

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 23:00

Joan Páfila Monllaó

1911-1936

 

Joan (Jean) était né le 19 août 1911 à Tortosa (Tarragona, Espagne).

A seize ans, il entra chez les Carmes de Palafrugell, dans l’intention de recevoir le sacerdoce. Mais par la suite, il choisit de rester Frère.

Il prit le nom religieux de Joan Josep de Jésus Crucifié et fit les deux années de noviciat à Tarragona.

Il fit la profession solennelle à Barcelone en 1930, où il fut un portier très accueillant, grâce à ses belles qualités de courtoisie, d’affabilité, de douceur.

Au soir du 20 juillet 1936, tandis que Barcelone n’était qu’un champ de bataille, il réussit à se glisser dehors par une porte de derrière, mais il fut reconnu : Encore un Frère qui s’échappe !

On le bouscula à coups de pieds et on l’abattit. Il tomba ainsi en Martyr de sa foi, ce même 20 juillet, un mois avant son vingt-cinquième anniversaire.

On trouvera d’autres détails sur cette douloureuse soirée dans la notice sur José Tristany Pujol.

Frère Joan Páfila fut béatifié en 2007.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 23:00

Antoni Bosch Verdura

1889-1936

 

Antoni naquit le 6 septembre 1889 à Tarragona (Espagne). 

Au moment de sa profession, il prit le nom de Jordi (Georges) de Saint-Joseph.

En attente d’autres détails sur sa famille et son enfance, on pourra trouver les détails des événements des 19-20 juillet 1936 dans la notice de José Tristany Pujol.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 23:00

Josep Tristany Pujol

1872-1936

 

Josep était né le 14 décembre 1872 à Su (Lleida, Espagne).

Son papa mourut quand il n’avait que six mois. Sa maman, Rosa, pria ses aînés d’aller vivre par eux-mêmes comme ils pouvaient, et ne garda que ses deux derniers pour aller se réfugier dans un petit hermitage.

Puis elle les emmena à Cardona, où elle mourut à son tour. Le petit Josep fut recueilli par des paysans de l’endroit qui pensaient lui confier la garde des brebis.

Mais ses oncle et tante le prirent chez eux à Tarragona, car l’autre grand frère, Meliton, était entré chez les Carmes.

Josep apprit le métier de charpentier. Mais à quinze ans, suivant la vocation de son cœur, il entra au séminaire pour les Humanités. Cet humble petit orphelin avait de grandes capacités intellectuelles.

A dix-huit ans, il fit une visite au monastère carme de Las Palmas, où son frère avait été précédemment. C’est là qu’il commença le noviciat en 1890, qu’il fit la profession solennelle en 1894 (dans les mains de son propre frère, Meliton, devenu fr.Ludovico, qu’il prit le nom de Lluc de Saint-Joseph et qu’il reçut l’ordination sacerdotale.

Après son ordination (1899), il fut nommé professeur de philosophie et supérieur. Il écrivit aussi. Il nota un jour : Aussi longtemps que Dieu protègera ma voie, je ne baisserai jamais la tête devant quiconque en raison de mon état religieux… Si je meurs, ce sera en triomphant.

En 1902, il fut envoyé au Mexique. Il exerça si bien son apostolat à Mazatlan et Durango, que l’évêque demanda davantage de Carmes et voulait leur confier une paroisse, avec fr.Lucas comme curé. Le projet échoua d’abord, mais fut porté à bien par l’évêque suivant.

Peu après, fr.Lucas contracta le typhus et échappa à la mort grâce aux soins d’une religieuse qui était infirmière.

En raison de la persécution au Mexique, dès 1912, les Carmes se replièrent aux Etats-Unis, où ils assumèrent jusqu’à vingt-deux paroisses. En signe de gratitude, l’évêque confia aux Carmes la nouvelle paroisse de la Sainte-Famille à Tucson, et y nomma fr.Lucas curé (1915).

Elu provincial pour la province de Catalogne en 1924, fr.Lucas revint en Espagne. Mais une charge encore plus haute le conduisit à Rome l’année suivante. En 1933, il revint à Barcelone, comme prieur. En 1936, il fut nommé provincial pour Barcelone et s’y installa.

Le 19 juillet 1936, la guerre civile arriva à Barcelone. On criait à la porte du couvent des Carmes qu’il y avait des blessés à soigner ; les portes furent ouvertes. En même temps qu’on  portait des blessés, y entrèrent aussi des hommes de l’infanterie et de la cavalerie.

Aussitôt, les Pères transformèrent la plus grande salle du couvent en infirmerie, où ils apportèrent tous leurs matelas pour y coucher les blessés, leur distribuant le peu de nourriture qu’ils avaient encore. Les soldats continuèrent à accumuler armes et munitions dans le couvent, qui devint une véritable forteresse.

Dans la soirée, il y eut des tirs de l’extérieur et de l’intérieur de Couvent ; un avion vint survoler le Couvent en tirant à l’aveuglette au-dessus de l’église.

Au milieu de ce chaos, et malgré cette situation, les Carmes purent célébrer la messe du dimanche et l’Office. Au soir du dimanche, les soldats restèrent dans tous les endroits possibles, tandis que les pères Carmes allaient soigner les soldats et les prisonniers. Dans la ville, plusieurs églises étaient en flammes.

Tôt le lundi matin, les Pères célébrèrent la messe, au milieu des décombres. Plusieurs officiers et soldats demandèrent à recevoir le scapulaire de Notre-Dame du Carmel.

La situation était désormais sans issue : il fallait se rendre.

Les Religieux se réunirent dans l’église, y consommèrent les Saintes Hosties et se préparèrent à évacuer. On leur suggéra de retirer leur habit religieux. Ils le firent, bien conscients que leur dernière heure arrivait.

Ils tentèrent de se mêler à la foule, mais deux d’entre eux furent immédiatement reconnus et abattus. Fr.Lucas sortit, le visage bandé pour couvrir une large plaie, accompagné de deux gardes civils. La foule voulait le lyncher, mais les gardes la repoussèrent, prétendant vouloir conduire le prêtre aux Autorités.

Plus loin, l’un des deux gardes dit au Père : Je vous donne ma parole que je veux sauver votre vie, mais il fut juste à ce moment abattu par une balle dans la tête. L’autre revint sur ses pas. Seul, le fr.Lucas atteignit un portail : une patrouille s’approcha et le frappa avec la crosse d’un fusil : on lui ordonna d’avancer. Il marchait, les mains jointes sur la poitrine. A un moment donné, on lui tira par derrière. Blessé, il continua quelques mètres et s’effondra au pied d’un arbre, en face d’une clinique.

Quand un véhicule de la Croix-Rouge vint le ramasser, vers 20 heures, il avait la tête tournée vers le monastère.

Josep Tristany Pujol - fr. Lluc de Saint-Joseph, fut ainsi martyrisé pour sa foi et son sacerdoce, le 20 juillet 1936.

Il a été béatifié en 2007.

 

 

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 23:00

 

Antonio Fernández Camacho

1892-1936


 

 

Antonio était né le 24 octobre 1892 à Lucena (Cordoue, Espagne), fils unique de parents pauvres et chrétiens.

Orphelin de père, il vint à Séville avec sa mère en 1901.

Avec l’appui d’un prêtre plein de zèle, il put entrer à l’Ecole Salésienne de la Sainte Trinité, où il voulut ensuite entrer comme novice, tandis que sa mère entra chez les Dominicaines.

Il fit la profession en 1909 et ses études de philosophie à Séville.

Il étudia ensuite deux années à Cordoue et Écija, et revint à Séville pour enseigner.

Après ses études de théologie, il fut ordonné prêtre en 1917. Il célébra sa première Messe chez les Dominicaines où se trouvait sa chère maman et dont il ne voulut jamais se séparer.

Il ne quitta pratiquement jamais Séville, sauf quelques années qu’il passa à Utrera, Ronda et Alcalá de Guadaíra, comme catéchiste, enseignant et conseiller à l’école. Lui qui était le moins porté à l’étude, sut communiquer aux élèves l’enthousiasme de l’étude. 

Don Antonio resta toujours l’enfant innocent qu’il avait été. Il animait une association de saint Louis de Gonzague, organisait des jeux et des pièces de théâtre ; comme prêtre, il était un prédicateur excellent.

Au soir du dimanche 19 juillet 1936, alors que les révolutionnaires avaient réussi à mettre le feu à la charpente de la maison, les pères salésiens sortirent pour aller se mettre à l’abri chez des amis.

Don Antonio, vêtu en paysan, sortit, accompagné d’un jeune élève. Il alla passer la nuit chez d’anciens élèves. Le lendemain, il célébra la Messe à huit heures, en la chapelle de l’Enfant-Jésus de Prague. Après le petit-déjeuner, il fit encore une visite à des amis, à sa vieille maman, et voulait revenir au collège de la Sainte-Trinité, qu’il aperçut en flammes.

Une barricade l’arrêta. On lui demanda ses papiers, qu’il avait oubliés. Un milicien alors le reconnut, et lui tira trois ou quatre coups de pistolet au côté. Don Antonio demanda : Portez-moi aux urgences, que je meurs.

Le jeune qui l’accompagnait courut prévenir les autres Religieux de la maison. On eut juste le temps de porter le blessé un peu plus loin, tout tordu de douleur. On lui écarta la chemise et, en voyant le crucifix et le scapulaire, un milicien cria à un autre : Tu te rends compte ? un fasciste ! Et ils lui tirèrent à bout portant. Don Antonio était tout en sang.

On ne retrouva pas son corps. Il se peut qu’il ait été brûlé dans les braises d’une proche église incendiée. Avant sa mort, il avait dit à ses amis : Quand je mourrai, célébrez beaucoup de messes pour mon âme, mais ne vous préoccupez pas de savoir où iront mes restes mortels.

Don Antonio Fernández Camacho reçut la palme du martyre à Séville, le 20 juillet 1936 et fut béatifié en 2007.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 23:00

Francisca Aldea Araujo

1881-1936

 

Née le 17 décembre 1881 à Somolinos (Guadalajara), de Pablo et Narcisa, Francisca connut l’épreuve de perdre son père à neuf ans, et sa mère deux ans après.

Orpheline avec sa petite sœur Damiana, ces deux petites filles furent accueillies dans le collège Sainte-Suzanne de Madrid, tenu par des Religieuses de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus.

Quand elle entra au noviciat de cette même congrégation, la maîtresse des novices était Rita Dolores Pujalte, qui serait plus tard martyrisée avec elle.

Pour l’heure, en 1903, Francisca fit la première profession, et la solennelle en 1910, avec le nom de Francisca du Cœur de Jésus.

Munie de son diplôme de Maîtresse, obtenu à l’Ecole Normale de Tolède, elle enseigna à Madrid et à Quintana de Soba (Santander), mais fut aussi supérieure locale, conseillère, secrétaire et économe.

Pleine d’attentions, elle soigna tout particulièrement la Mère Rita, aveugle et diabétique et qui devait garder le lit. Les deux avaient en commun leur dévotion au Sacré-Cœur, envers l’Eucharistie et la Très Sainte Vierge.

Au moment de la Révolution de 1936, il pouvait y avoir dans le collège de Sainte-Susanne une quarantaine de religieuses et le double d’élèves entre cinq et dix-sept ans.

Quand les révolutionnaires commencèrent de tirer, des voisins les supplièrent d’arrêter, à cause des petites filles. Ils firent sortir tout le monde, et les voisins tentèrent d’héberger le plus possible d’élèves et de Religieuses, en attendant d’autres solutions.

Il ne restait plus à l’entrée que les deux Religieuses : Rita, aveugle et diabétique, et Francisca, qui l’assistait. Elles étaient allées prier une dernière fois à la chapelle, bien conscientes de ce qui allait se passer.

Dans un premier temps, les miliciens firent semblant de les conduire toutes deux «pour les protéger» dans un appartement proche, au sixième étage (!). Mais peu après, ils revinrent chercher les Religieuses, les firent redescendre dans la rue où les attendait une camionette ; les Religieuses grimpèrent là-dedans et furent conduites à la place «de Toros», mais les miliciens n’osèrent pas leur faire de mal devant tout le monde, et se dirigèrent hors de Madrid, au village de Canillejas.

Là, il fallut descendre «pour un contrôle» ; on fit encore marcher les pauvres Religieuses ; parvenues à la carrière de Barajas, elles furent assassinées de neuf coups de fusil, dont certains à la tête.

C’était le 20 juillet 1936.

 

La Mère Francisca, avec la Mère Rita, furent béatifiées en 1998.

 
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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 23:00

Rita Josefa Pujalte y Sánchez

1853-1936

 

Née le 18 février 1853 à Aspe (Alicante, Espagne) de Antonio Pujalte et Luisa Sánchez, Rita reçut une éducation bourgeoise et profondément chrétienne.

Elle s’engagea dans les œuvres de charité et dans la catéchèse. Elle fit partie des Filles de Marie, du Tiers-ordre franciscain, de la société Saint-Vincent-de-Paul.

En 1888, elle entra dans l’institut des Sœurs de la Charité du Sacré-Cœur de Jésus, qui avait été fondé en 1877.

Elle fit la profession religieuse en 1890, prenant le nom de Rita Dolores (des Douleurs ou de Notre-Dame des Douleurs).

Elle eut la charge de maîtresse des novices puis, en 1900, celle de supérieure générale, succédant à la Fondatrice.

En 1928, elle se retira à Madrid, au collège Sainte Suzanne.

Elle était devenue aveugle, et devait garder le lit à cause du diabète, épreuve où elle montra toute sa patience.

Durant la persécution de 1936, elle se trouvait en compagnie d’une autre Religieuse (Francisca Aldea Araujo, voir plus bas), dans le collège de Sainte Suzanne (un quartier périphérique de Madrid) où elles recevaient de petites filles, pauvres et orphelines. A cause de celles-ci, les Religieuses avaient décidé de rester sur place.

Rita fut invitée plusieurs fois à trouver un endroit plus sûr pour se protéger, mais elle pensait qu’elle perdait plus à aller se cacher qu’à rester sur place. L’autre Religieuse préféra rester aussi pour l’assister. C’est que Rita avait alors quatre-vingt trois ans… 

On arriva ainsi au 20 juillet. Le collège fut pris d’assaut.

Les deux Religieuses n’avaient rien d’autre à faire que d’aller se recueillir à la chapelle et de se préparer au martyre. Mère Rita dit : Mettons-nous dans les bras de Dieu et que soit faite sa sainte volonté.

Les miliciens les firent sortir. Elles récitèrent alors le Credo. Les miliciens les accompagnèrent jusqu’à un appartement voisin. Vers midi, on les conduisit avec violence dans une camionette pour les emmener à la carrière de Barajas, près du cimetière de Canillejas, où on les fusilla, vers trois heures de l’après-midi. C’était vers la neuvième heure… (cf. Mt 27:46).

Des témoins furent émerveillés de la sérénité qui se lisait sur le visage des deux Martyres, et même du parfum qui émanait de ces corps désormais sans vie.

Quand on voulut exhumer la dépouille de Mère Rita, on la trouva sans corruption (en 1954).

Mère Rita Dolores (ainsi que l’autre Religieuse) furent béatifiées en 1998. 

Leur dies natalis est au 20 juillet.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 23:00

Paul Denn

1847-1900

 

Né le 1er avril 1847 à Wazemmes (Lille, Nord), Paul fut tôt orphelin d’un père, percepteur de son état, qui mourut du choléra.

La Maman dut élever seule ses cinq enfants.

Très tôt, Paul parla d’aller en Chine pour baptiser les petits Chinois, mais il dut d’abord gagner sa vie et fut employé de banque. Très engagé dans les Œuvres, il fonda une association pour les jeunes ouvriers.

Il entra à vingt-deux ans à l’Ecole apostolique d’Amiens, se mit au latin et put, en 1872, entrer au noviciat des pères Jésuites de Saint-Acheul, là où entrera à son tour Léon-Ignace Mangin.

Ils ne s’y rencontrèrent pas : dès 1872, Paul fut envoyé en Chine, où il apprit la théologie… et le chinois. C’est en Chine qu’il rencontrera Léon-Ignace Mangin.

En 1880, il fut ordonné prêtre.

Pendant vingt ans, il eut la joie de «baptiser des petits Chinois».

Lors de la révolte des Boxers en 1900, il était curé de Kou-tcheng, qu’il ne voulait pas quitter pour rester avec ses fidèles. Mais le père Mangin lui ordonna d’aller se mettre à l’abri à Tchou-Kia-Ho, qui avait été organisée en forteresse.

Le 20 juillet au matin, il écrivait encore à son neveu que la situation était très difficile et lui demandait de prier pour que le bon Dieu (leur) accorde la grâce du martyre.

Le prêtre se trouva donc aux côtés du père Mangin lors de l’assaut final des Boxers, le 20 juillet 1900, où périrent dans l’église une cinquantaine de Chinois.

Paul Denn, martyr avec eux, fut béatifié en 1955 et canonisé en 2000.

 

La fête liturgique des Martyrs chinois est au 9 juillet.

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 23:00

Léon-Ignace Mangin

1857-1900

 

Léon-Ignace naquit le 30 juillet 1857 à Verny (Moselle), onzième et dernier enfant de François-Xavier et de Adelaïde Braun. Le père est juge de paix (on remarquera que lui aussi porte le nom d’un célèbre Saint jésuite). 

C’est parce que Léon était né le 30 juillet, veille de la fête de saint Ignace, fondateur de la Compagnie de Jésus (Jésuites), que ses pieux parents lui ajoutèrent le nom d’Ignace. Au baptême, la marraine de Léon demandait secrètement à Dieu que son filleul devînt prêtre. Petit, Léon signait régulièrement Léon-Ignace.

Il étudia chez les Frères de Beauregard, puis chez les Jésuites à Metz, où il reçut la Première communion en 1869 : à partir de cette date, il exprime son désir d’être Jésuite à son tour.

Les Jésuites ayant été expulsés de Lorraine par les Allemands, Léon-Ignace retrouve les Jésuites à Amiens, avant d’entrer chez les Jésuites à Saint-Acheul en 1875. Il a dix-huit ans.

C’est dans ces années-là que, apprenant le martyre des missionnaires en Chine, Léon-Ignace avait fait cette boutade que, si l’on avait besoin de lui, on pouvait faire appel à lui.

Les lois laïques, françaises cette fois-ci, obligèrent les Jésuites à émigrer à Louvain (Belgique) ; Léon y acheva ses études de philosophie (1880) et fut professeur de sixième à Saint-Servais de Liège.

Et voilà que, en 1882, son Provincial lui propose à brûle-pourpoint, de partir en Chine. D’abord stupéfait, Léon-Ignace répondit : Me voilà exaucé, il ne me reste plus qu’à obtenir la grâce du martyre. 

L‘annonce aux parents fut douloureuse, ou plutôt pleine d’émotion, que la foi chrétienne sut dépasser avec force.

Parti dès septembre 1882 de Marseille, Léon-Ignace aborda six semaines après à Tien Tsin. Il avait alors vingt-cinq ans.

Il dut d’abord achever sur place ses études de théologie, en même temps qu’il apprenait les usages chinois. C’est là-bas qu’il fut ordonné diacre en 1885, et prêtre en 1886, le 31 juilllet, fête de saint Ignace.

Monsieur Mangin mourut peu après cette immense joie.

Clairvoyant, d’une gaieté communicative, Léon-Ignace ne s’embarrassait pas des conventions de la diplomatie. C’était un organisateur, et fut un excellent intermédiaire entre les autorités chinoises et l’Eglise. 

Jusqu’en 1890, il exerça son apostolat dans le district de Kou Tcheng. 

Dès 1890, il est doyen à Ho Kien Fou : il organise la pastorale avec neuf curés, tous jésuites, pour vingt-mille chrétiens. Il organisa le baptême des petits enfants en danger de mort, avec des associations de femmes «baptiseuses» : il y eut jusqu’à douze mille baptêmes par an.

En 1897, il est doyen de Kin-Tcheou.

C’est là que le surprend en 1900 la Révolte des Boxers, qu’il avait pressentie dès 1898.

Il résidait à Tchou Kia Ho, où il apprit le martyre des pères Andlauer et Isoré, le 20 juin. Il n’avait plus de doute sur son sort…

Les Boxers firent une première attaque le 15 juillet, revinrent le 17, puis le 18, cette fois-ci avec des canons Krupp ; les pères eurent le temps de célébrer la Messe une dernière fois. Jusqu’au 20 juillet, une pluie de projectiles tomba sur la résidence des pères, réfugiés avec d’autres fidèles dans l’église.

C’est le 20 juillet au matin qu’eut lieu l’attaque proprement dite. Les orphelines et leurs maîtresses s’étaient déjà mises sur ce qui restait des «remparts», pour mourir avant d’être vendues aux païens.

Les assaillants finirent par pénétrer dans l’église. Le père Mangin fut frappé d’une première balle qui le fit tomber de son fauteuil ; il demanda qu’on l’aidât à s’agenouiller sur la marche de l’autel : là il reçut le coup fatal qui le tua.

L’église fut alors la proie des flammes. Les chrétiens qui n’étaient pas asphyxiés étaient massacrés dès qu’ils sortaient de l’église.

C’était donc le 20 juillet 1900.

Léon-Ignace Mangin sera béatifié en 1955, et canonisé en 2000.

 

La mémoire liturgique des Martyrs chinois est fixée au 9 juillet.


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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 23:00

José María Díaz Sanjurjo

1818-1857

 

José naquit le 26 octobre 1818 à Santa Eulalia de Suegos (Lugo, Espagne).

Du séminaire de Lugo, il passa à l’université de Compostelle.

En 1842, il entra dans l’Ordre des Dominicains, à Ocaña, où il fit le noviciat et la profession religieuse.

En 1844, il fut ordonné prêtre.

Il devait rejoindre le Tonkin : il partit d’abord avec cinq Compagnons pour Manille, où, dans l’attente de pouvoir pénétrer au Tonkin, il enseigna à l’université ; il en profita aussi pour commencer l’étude de la langue tonkinoise.

Il atteignit le Tonkin en 1845. On lui confia le séminaire tonkinois de Luc-Thuy. Mais en 1847 une émeute populaire saccagea la maison et le père José María dut se réfugier à Cao-Xa.

C’est alors que se déchaîna la persécution, où l’empereur promettait une somme de trois-cents onces d’argent à qui aurait découvert un missionnaire européen. Mais le père Sanjurjo préféra affronter le danger et continuer son apostolat avec son enthousiasme habituel.

En 1849 le père fut nommé évêque coadjuteur pour le nouveau vicariat du Tonkin oriental. Il fut consacré à Doung-Xuyen et, à partir de 1852, résida à Bui-Chu comme vicaire titulaire. La persécution continuait, mais, pour l’heure, l’évêque réussissait à poursuivre son travail apostolique, en demeurant prudent dans ses mouvements.

En 1857, un nouveau décret menaça de mort tout chef de localité qui n’aurait pas dénoncé la présence de missionnaires. Le nouveau mandarin donna la chasse à l’évêque.

Quand on l’arrêta, on lui arracha la croix pectorale et l’anneau, qu’on détruisit. On le jeta en prison, on l’invita à apostasier, sous peine de mort. L’évêque résista et fut condamné à mort.

La sentence fut exécutée par décapitation à Nam-Ɖịnh le 20 juillet 1857. Au moment du supplice, l’évêque donna un pourboire au bourreau, en lui demandant de lui couper la tête en trois coups : Le premier, en action de grâces au Seigneur pour m’avoir envoyé ici ; le deuxième, pour demander à Dieu la bénédiction pour tous les membres de ma famille ; le troisième, comme testament pour mes chers Chrétiens, pour qu’ils n’aient pas peur et que, si c’est le cas, ils sachent affronter la mort pour mériter le ciel et posséder la vie éternelle avec tous les Saints.

On commença par exposer sa tête au bout d’un pieux, pour servir d’avertissement à la population, puis on la jeta dans le fleuve avec le corps.

Béatifié en 1951, Mgr Sanjurjo fut canonisé en 1988.

La fête de tous les Martyrs du Vietnam est au 24 novembre.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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