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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 23:00

Michele Rua

1837-1910

 

Il était né le 9 juin 1837 dans la quartier Borgo Dora de Torino, où se trouvait l’arsenal : son père y travaillait et la famille habitait aussi sur place. 

Les deux garçons furent bientôt orphelins de leur père. Michele fit sur place les deux premières classes, puis fréquenta les Frères des Ecoles Chrétiennes. C’est là qu’il rencontra don Giovanni Bosco (v. 31 janvier).

On sait que ce saint prêtre avait le don d’entrevoir le futur ; au garçon, il lui dit : A nous deux, on se partagera tout le travail. Don Bosco devint le confesseur de Michele.

Orphelin, Michele allait travailler dans l’arsenal, mais don Bosco proposa à sa mère de l’envoyer à l’oratoire de Valdocco, où se trouvaient déjà quelques centaines de garçons. Peu à peu Michele entendit l’appel au sacerdoce et revêtit l’habit clérical en 1853.

Peu après mourut son frère.

En janvier 1854, don Bosco réunit quatre de ses jeunes, parmi lesquels Michele Rua ; ce dernier rédigea le procès-verbal de cette journée, qui marquait en fait le début de la congrégation salésienne.

Malgré son jeune âge, Michele devint comme le bras droit de don Bosco, aussi bien auprès des garçons que comme secrétaire, relisant pour lui les manuscrits et les épreuves des livres qu’il éditait. Quand il eut recopié les Règles de la future congrégation, il accompagna don Bosco à l’audience de Pie IX pour les lui présenter : le pape dut les corriger de sa propre main, avant de donner sa bénédiction à la Congrégation salésienne.

En 1856, à la mort de la maman de don Bosco, Michele appela la sienne pour venir la remplacer. Elle resta fidèlement à cette charge pendant vingt ans, jusqu’à la mort.

En 1860, Michele est ordonné prêtre, à vingt-trois ans. Trois ans plus tard, il ouvre et dirige une nouvelle maison, le Petit séminaire à Mirabello Monferrato.

Il revient en 1865 à Valdocco, où il seconde don Bosco, dans cette œuvre qui formait maintenant plus de sept cents garçons. Des vocations naissaient, en 1872 se formaient les Filles de Marie Auxiliatrice, en 1875 partirent les premiers missionnaires pour l’Argentine ; on commença l’impression d’un bulletin. Le pape Léon XIII demanda aux Salésiens de construire la basilique du Sacré-Cœur à Rome. Don Rua accompagnait don Bosco dans tous ses voyages (en France et en Espagne).

A partir de 1884, don Rua fut nommé vicaire de don Bosco, avec droit de succession, ce qui se fit à la mort du Fondateur, le 31 janvier 1888.

Si don Rua connut les joies d’une rapide expansion de l’Institut (les pères salésiens furent bientôt des milliers répartis en divers pays d’Amérique du Sud et d’Asie, où don Rua ne ménagea pas sa peine pour aller les visiter et les encourager), il vécut aussi des heures sombres : le gouvernement anticlérical de l’Equateur éloigna les Salésiens en 1896, puis la France maçonnique en 1902 ; en 1907, un pénible procès ourdi par la Maçonnerie en Ligurie, accusa les Salésiens de malfaçons, et se termina finalement par la fuite des accusateurs à l’étranger.

Exténué par tant de travaux, de voyages, de fatigues et de soucis, don Michele Rua mourut le 6 avril 1910. Sa dernière parole fut une invocation que lui avait enseignée don Bosco : Ô Vierge Marie, ma Mère, fais que je sauve mon âme.

 

Don Rua fut enseveli auprès de don Bosco ; il fut béatifié en 1972.

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 23:00

Zefirino Agostini

1813-1896

 

Aîné des deux enfants de Antonio Agostini et Angela Frattini, Zefirino naquit à Verona le 24 septembre, baptisé quatre jours après. Monsieur Agostini était médecin et bon chrétien.

Zefirino fit de bonnes études au Grand séminaire et fut ordonné prêtre en 1837.

Nommé vicaire dans sa propre paroisse des Saints-Nazaire-et-Celse, il reçut aussi la charge de vice-chancelier de l’évêché et accompagna fréquemment l’évêque dans ses tournées pastorales ; puis il fut curé de la même paroisse à partir de 1845, jusqu’à la mort.

Cette période fut lourde à cause des guerres qui travaillaient l’Italie (en 1848, 1859 et 1866) et aussi à cause de la grande épidémie de choléra de 1855.

Pour l’assister dans son activité pastorale, surtout en direction de la jeunesse féminine, il s’entoura de pieuses personnes qui voulaient travailler dans l’esprit de sainte Angela Merici, fondatrice des Ursulines (voir au 27 janvier). Peu à peu ces personnes en vinrent à vivre en communauté, et devinrent, sous l’inspiration de don Zefirino, les Ursulines Filles de Marie Immaculée.

Ce fut bien sûr une responsabilité supplémentaire pour don Zefirino, qui continua à se dépenser de toutes ses forces pour répandre la Parole de Dieu.

Il mourut le 6 avril 1896, et fut béatifié en 1998.

 

Son dies natalis tombant en période de Carême, sa fête locale a été établie au 24 septembre, qui était son anniversaire «sur terre».

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 23:00

5e dimanche de Carême-A

 

 

Notre route vers Pâques approche de son terme et les textes nous parlent plus explicitement de la Résurrection.

 

*       *       *

 

Nous trouvons dans le prophète Ezéchiel des passages fondamentaux sur la vie nouvelle et sur la conversion. Ces temps-ci, au bréviaire nous répétons souvent cette phrase magnifique qu'Ezéchiel retranscrit de la part de Dieu : Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il s'écarte de sa voie et qu'il vive (Ez 33:11). La prophétie d'Ezéchiel comporte, au début, de nombreux passages sur la faute d'Israel, qui a oublié Dieu et a gravement péché, mais la fin de son livre contient des textes pleins d'espérance et de consolation, concernant la Résurrection et la Terre promise, la réédification du Temple et le retour du culte liturgique. Un de ces textes est celui qui est repris aujourd'hui dans la première lecture.

 

*       *       *

 

Le psaume 129 qui suit (le De Profundis) est un appel plein de confiance de l'homme vers son Dieu Rédempteur. L'homme pécheur se sent souvent au fond de l'abîme, loin de tout secours : oui, j'ai péché, mais si Dieu ne regarde que les péchés, personne ne sera sauvé ! Alors, Seigneur, pardonne : J'espère dans le Seigneur - Mon âme attend le Seigneur - Près du Seigneur est la miséricorde - Près de Lui, abonde le rachat - et finalement : C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes, par le sacrifice de la Croix.

A la suite de l’appel et de l’exemple du Pape, il semble urgent de rappeler ici combien est réconfortant ce Sacrement de la Miséricorde, où Jésus nous attend pour nous dire : Va en paix, je te pardonne tous tes péchés.

 

*       *       *

 

Aux Romains, saint Paul, rappelle que le Chrétien n’est pas sous l’emprise de la chair. Nous devons nous réveiller et considérer combien notre quotidien est, trop souvent, loin de la Vérité, loin de la Charité, loin de l’union avec Dieu. Si nous croyons que l'Esprit de Dieu habite en nous, notre corps, toute notre vie humaine doit être transcendée.

Il est différent de travailler parce que c’est nécessaire de manger, et de travailler parce que mon travail coopère à la volonté de Dieu. Nous devons (réellement) combattre les tentations de colère, de gourmandise, d’orgueil, réellement chercher, chaque jour, à remporter de petites victoires sur notre carcasse humaine. Seulement ainsi nous pourrons nous préparer à entendre, au terme de notre vie humaine : Celui qui vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort (Ap 2:11).

 

*       *       *

 

Nous lisons bien dans l’évangile que cette maladie ne conduit pas à la mort. Pourtant, Lazare va bel et bien mourir, mais seulement physiquement ; Jésus va ajouter, deux jours après, que Lazare s’est endormi. Il ne va pas connaître la seconde mort. Jésus va le réveiller.

Combien de termes inadéquats lisons et entendons-nous, concernant la mort ! Il nous a quittés, il est parti (=dé-cédé), il s’est éteint. Jésus dit : Lazare s’est endormi.

Nous pouvons peut-être sourire devant l’enthousiasme de Thomas, qui veut mourir avec lui, en pensant que non seulement presque tous les apôtres vont laisser Jésus tout seul à Gethsémani, mais que Thomas sera particulièrement celui qui s'obstinera le plus à ne pas croire à la Résurrection. Comme Pierre, qui promettait de donner sa vie pour Jésus, et qui le reniera trois fois, devant lui. Loin de nous scandaliser, ces attitudes sont un enseignement pour chacun : les meilleurs peuvent tomber un moment ; ce qui compte aux yeux de Dieu, c'est qu'ils se relèvent en demandant pardon. Nous lisons au livre des Proverbes : Le juste tombe sept fois, mais se relève (Pr 24:16).

On prétend parfois que Jésus lui-même a pleuré son ami Lazare. En relisant bien les propos de Jésus, on sera plutôt amené à douter que ces larmes soient l'effet de la tristesse d'avoir perdu un ami, puisque Jésus savait bien qu'il allait le ressusciter. 

Certes, Jésus a pu éprouver cette tristesse de la séparation ; il a pu aussi éprouver par compassion la tristesse de Marthe et de Marie ; mais on dira plutôt que Jésus, à la pensée de sa mort toute prochaine, a éprouvé par anticipation quelque chose de son immense tristesse au moment de l'agonie du Mont des Oliviers…

Jésus à pu ressentir, ainsi, une immense amertume devant l'obstination des Juifs à ne pas croire en Lui, ce qui explique pourquoi l’évangéliste insiste tant sur cette émotion, dont le terme revient deux fois dans le texte français. Dans le latin, qui calque le grec, il est plutôt dit que Jésus frémit en esprit et se troubla : c’est plus qu’une émotion extérieure ; Jésus est très, très agité dans tout son être, devant les hommes aveugles et durs.

Remarquons en outre que cette agitation de Jésus ne se produit pas durant la conversation avec Marthe, mais quand il se rapproche des Juifs incrédules. Et aussi que, priant le Père, Jésus dit qu’il a parlé pour cette foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient.

De fait, les nombreux Juifs crurent en lui, cette fois-ci.

 

*       *       *

 

Dans la Préface propre de ce dimanche, le prêtre va dire : Dans sa tendresse pour tous les hommes, (Jésus Christ) nous conduit, par les mystères de sa Pâque, jusqu’à la vie nouvelle.

Ici, nous nous trouvons face au mystère ultime de notre existence : Je suis la résurrection et la vie... le crois-tu ? (Jn 11, 25-26). 

A la suite de Marthe, le temps est venu pour la communauté chrétienne de placer, à nouveau et en conscience, toute son espérance en Jésus de Nazareth : Oui Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde (ibid.27). 

La communion avec le Christ, en cette vie, nous prépare à franchir l’obstacle de la mort pour vivre éternellement en Lui. La foi en la résurrection des morts et l’espérance en la vie éternelle ouvrent notre intelligence au sens ultime de notre existence : Dieu a créé l’homme pour la résurrection et la vie ; cette vérité confère une dimension authentique et définitive à l’histoire humaine, à l’existence personnelle, à la vie sociale, à la culture, à la politique, à l’économie. Privé de la lumière de la foi, l’univers entier périt, prisonnier d’un sépulcre sans avenir ni espérance.

A une Ame privilégiée, morte comme le Christ à trente-trois ans (Sœur Josefa Menéndez, 1890-1923), Notre-Seigneur s'exprima ainsi (1923) : Pauvres pécheurs ! comme ils sont aveugles ! Je ne désire que leur pardonner et ils ne cherchent qu'à M'offenser ! Voilà ma plus grande Douleur : que tant d'âmes se perdent et qu'elles ne viennent pas toutes à Moi, afin que mon Cœur leur pardonne. 

Avec d’autres mots, c’est le même message que Jésus donnera à sainte Faustine, elle aussi morte à trente-trois ans (1905-1938), quelques années plus tard.

C'est qu'elle devait être bien embarrassante, cette résurrection de Lazare, comme la guérison de l'aveugle-né, pour ceux qui refusaient de croire ! Combien devait coûter à l'âme sensible de Jésus cette obstination de ses contemporains ! Quelle tristesse pouvait être la sienne, à la pensée de tant et tant d'âmes qui ne voudraient pas profiter de Sa grâce, des bienfaits de Sa Croix… 

Jésus a besoin d'être consolé. Non pas seulement par de bons sentiments, mais par notre vraie conversion, par notre amour sans faille ; sans se décourager, sans abandonner nos efforts, sans cesser de Le rechercher, en croyant en la puissance de Sa Résurrection. 

Dans une autre communication, Jésus a dit (1854) : Mon Cœur a soif d'amour, comme un mendiant a faim de pain.

 

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 23:00

Mariano de la Mata Aparicio

1905-1983

 

Né le 3 décembre 1905 à Puebla de Valdavia (Palencia, Espagne) dans une famille très chrétienne, Mariano et ses trois frères aînés devinrent prêtres dans l’Ordre des Augustins. Leurs parents, Manuel et Martina, eurent huit enfants.

Il prit l’habit en 1921, qu’il reçut du père Anselmo Polanco, futur évêque de Teruel, qui sera béatifié en 1995 (v. 7 février).

Après ses études à Valladolid et Burgos, Mariano fut ordonné prêtre en 1930.

Moins de deux ans après, il fut envoyé en mission au Brésil, où il restera pendant plus d’un demi-siècle.

Il fut d’abord deux ans vicaire à la paroisse de Taquaritinga (São Paolo), puis professeur de sciences naturelles au collège jusqu’en 1949, en même temps que directeur du collège et vice-provincial de son Ordre de 1945 à 1948.

Après, il fut professeur et supérieur au séminaire des Augustiniens à Engenheiro Schmidt (São Paulo).

Le père Mariano ne fit rien d’extraordinaire : il sut montrer la charité dont était rempli son cœur, envers les pauvres et les malades. En plus de ses responsabilités, en effet, il savait donner du temps pour chacun de ses Confrères, pour secourir ceux qui lui tendaient la main, visitant assidûment les malades. Par exemple, pendant un an il alla chaque jour donner des leçons à un étudiant malade, pour lui éviter de perdre son année ; il rendit visite tous les jours pendant deux mois à un autre malade d’hépatite, Horacio Gentile, sans compter la fatigue de la distance et des escaliers.

Il se tenait régulièrement au courant des événements de son Espagne natale, traversée par la douloureuse guerre civile de 1936, qui fit près de dix mille martyrs, dont Mgr Polanco en 1939.

Il avait un grand amour pour la nature, les plantes, les animaux, toutes les belles choses que le Bon Dieu avait créées. Il avait aussi une passion pour la collection de timbres !

Il assista spirituellement les membres de l’Atelier Sainte-Rita, où les ouvrières confectionnaient des habits pour les pauvres. Il fonda un très grand nombre de ces ateliers, donnant ainsi une occupation à des personnes désœuvrées.

Sa vue diminua beaucoup, mais ne l’empêcha pas de continuer toutes ses activités pastorales.

En 1983, il dut être opéré d’une tumeur maligne au pancréas. Le mal ne put être arrêté.

Le père Mariano de la Mata mourut le 5 avril 1983, et fut béatifié en 2006.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 23:00

Anna (Maria Crescentia) Höß

1682-1744

 

Cette religieuse était née à Kaufbeuren, dans le diocèse bavarois de Augsburg, le 20 octobre 1682, septième des huit enfants de Matthias Höß et Lucia Hörmann, et donna dès l’enfance des indices de ce que serait un jour sa sainteté. 

Il semble qu’elle ait eu la notion des vérités du salut avant même d’avoir l’usage de la parole. Jeune fille, elle garda l’intégrité de la foi au milieu des dangers où l’exposait la nécessité de vivre parmi les luthériens. Elle s’affermit dans la pratique des vertus chrétiennes et provoqua même l’admiration des non-catholiques. 

Sa demande d’admission chez les Franciscaines du Tiers-Ordre Régulier de Mayerhoff où elle désirait se consacrer à Dieu, fut plusieurs fois repoussée, parce que l’on ne pouvait fournir une dot suffisante. Enfin un personnage de l’endroit, bien que luthérien, plaida en sa faveur et comme il était un insigne bienfaiteur de la maison, la jeune fille fut admise sans dot : elle avait alors vingt et un ans.

Son noviciat achevé, Crescentia fit profession en 1704. Les supérieures furent bien disposées envers elle et lui confièrent maintes responsabilités : portière d’abord, maîtresse des novices en 1726, elle fut enfin élue prieure en 1741, malgré son refus pour un tel poste, qu’elle ne finit par accepter que par la contrainte. Dans toutes ces charges, elle montra la plus grande générosité et le don total d’elle-même.

Elle recommandait aux sœurs d’observer le silence et le recueillement, d’avoir de saintes lectures, l’évangile en premier lieu. L’école de sa vie religieuse était la Crucifixion du Christ. C’est à cette école qu’elle acquit un degré de grande prudence et qu’elle put être une conseillère providentielle pour tous ceux qui venaient chercher auprès d’elle du réconfort, comme on peut aussi s’en rendre compte par son abondante correspondance. 

Durant ses trois années de supériorat, elle fut comme une nouvelle fondatrice de sa communauté de Mayerhoff ; elle justifiait ainsi son choix des novices : “Dieu veut que notre couvent soit riche de vertus, et pas de biens temporels”. Les points principaux sur lesquels elle appuya la renouvellement de la maison furent : une confiance illimitée en la divine Providence, la promptitude dans l’accomplissement des activités de la vie commune, l’amour du silence, la dévotion à Jésus crucifié, à l’Eucharistie et à la Vierge Marie.

La renommée de sa sainteté porta son nom dans toute l’Allemagne, dans la Hongrie et parmi d’autres nations protestantes. Cette sainte religieuse eut de nombreuses extases : l’ardeur de l’amour divin dont son cœur était rempli, bien plus que la maladie, occasionna sa mort qui arriva à Pâques, le 5 avril 1744. Son corps repose toujours dans la chapelle de son monastère, entouré d’une profonde vénération.

Des miracles avaient illustré sa vie ; il y en eut au jour de ses funérailles et, dans la suite, auprès de son tombeau.

 

Béatifiée en 1900, elle a été canonisée en 2001 et le Martyrologe Romain la commémore le 5 avril. 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 23:00

Francisco Solís Pedrajas

1877-1937

 

Francisco naquit le 9 juillet 1877 à Marmolejo, premier des quatre enfants de Miguel Solís Padilla, un charpentier, et de Antonia Pedrajas Rodríguez.

Ils s’étaient mariés en 1875 et eurent, après Francisco, Manuel, María Rosario et Miguel.

La maman mourut en 1915 (le 22 janvier), le papa en 1921.

Francisco fréquenta le séminaire et fut ordonné prêtre en 1900.

Il fut vicaire à Santiago Apóstol de Valdepeñas (Jaén), puis curé à Baños en la Encina (1906), ensuite à Santisteban del Puerto (1913) et prépara un diplôme de théologie. Puis il fut nommé à Mancha Real, avec le titre d’archiprêtre.

A Mancha Real, il fut curé de 1914 à sa mort, en 1937.

Dans cette paroisse, il se montra réellement préoccupé du bien de tous, des ouvriers et des pauvres, et encouragea un Syndicat Catholique. Quand l’instruction religieuse fut interdite dans les écoles, il sollicita la SADEL (Société Anonyme D’Enseignement Libre) pour ouvrir un collège libre à Mancha Real (1934).

Ce curé se montra en tout un vrai pasteur, pieux, dévot de l’Eucharistie et de la Sainte Vierge, soucieux des âmes, excellent théologien et prédicateur, directeur spirituel avisé. Il vivait très pauvrement ; quand on voulut le retrouver dans la fosse commune, on ne le reconnut que par les initiales brodées sur ses habits : c’étaient en réalité celles d’un cousin, dont il avait reçu les effets déjà usés.

Il fonda dans la paroisse l’Action Catholique et suscita maintes vocations sacerdotales et religieuses, dont un fut martyrisé en 1936.

Peu avant les piteux événements de la guerre civile, le vicaire de la paroisse appela un séminariste, dont les parents habitaient sur la paroisse, à consommer les hosties du Tabernacle, pour qu’elles ne fussent pas profanées ; le jeune homme le fit en présence de ses pieux parents, tout émus. Le vicaire, quant à lui, s’était enfermé chez lui et évitait de sortir. Il fut bientôt arrêté et assassiné.

En juillet 1936, lors de la guerre civile, le curé resta dans son presbytère : ce furent quelques-uns parmi ses propres fidèles qui vinrent l’arrêter pour le mettre dans la prison municipale, où il fut malmené, torturé, interrogé sur l’éventuelle présence d’armes (!) dans son presbytère. De là, il fut conduit à la «prison» de Jaén, cette prison étant la cathédrale, réquisitionnée à cet effet, car la prison municipale était déjà trop pleine. Là aussi fut détenu l’évêque de Jaén.

Ces jours-là, les images saintes, les livres de chant, les archives, les vases sacrés, tout fut retiré de l’église paroissiale, brûlé, détruit, confisqué ; on fit une procession burlesque avec les ornements sacerdotaux, qui furent ensuite brûlés aussi.

Durant les jours où il fut prisonnier dans cette cathédrale, don Francisco y retrouva son évêque, ses confrères, dont certains déjà blessés après tant de mauvais traitements, quelques-uns très âgés aussi, et tant de braves gens arrêtés à cause de leur foi. Arriva le Jeudi Saint, 25 mars, où tout ce peuple saint se trouva réuni pour célébrer la Dernière Cène et adorer devant le Reposoir.

Cette fois-ci, ils étaient tous véritablement autour de l’Agneau, proches de l’immolation, de la Croix, mais aussi de la Résurrection.

Don Francisco fut le prêtre qui célébra pour tous les autres, consacra les Hosties pour donner la Communion à tous les prêtres et fidèles présents.

Au matin du 4 avril, on vint annoncer aux «prisonniers» les noms de ceux qui avaient été «choisis». Ils furent ligotés, on les fit monter dans des camions qui partirent en direction de Grenade, puis se dirigèrent vers Mancha Real, la propre paroisse de Don Francisco.

Avec sa voix d’orateur, le prêtre exhorta ses compagnons à ne pas craindre ceux qui peuvent faire du mal au corps, mais pas à l’âme (cf. Mt 10:28) ; il leur fit répéter les invocations Dieu soit béni, Béni soit son saint Nom… Il sut tellement bien les exhorter qu’ils entonnèrent ensemble des chants ; leurs chants continuèrent pendant les vingt kilomètres qui séparaient Jaén de Mancha Real, et jusqu’au moment suprême. Quand les fusils se pointèrent en face d’eux, ils chantaient encore, jusqu’au moment où ils tombèrent l’un après l’autre.

Juste avant le sacrifice, Don Francisco adressa encore la parole aux bourreaux : Nous, en échange de la vie que vous allez interrompre, nous allons recevoir la vie éternelle. Vous, en revanche, vous allez éprouver les plus profonds remords d’avoir commis ces crimes ; sachez bien que ceux qui vont mourir entre vos mains, n’auront aucune rancœur contre vous ; au contraire, ils vont demander pardon pour vous au Christ Crucifié.

Aucun des soldats ne voulait tuer ce saint prêtre. Il y en eut cependant un qui était davantage déterminé que les autres, et qui l’abattit. Don Francisco était le dernier debout.

 

Don Francisco Solís y Pedrajas reçut ainsi la palme du martyre le 4 avril 1937, et fut béatifié en 2013.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 23:00

Giuseppe Benedetto Dusmet

1818-1894

 

Né en la fête de l’Assomption, le 15 août 1818 (la fête existait avant la proclamation du dogme), à Palermo, Giuseppe Benedetto était le fils d’un capitaine de vaisseau, Luigi Dusmet, des marquis de Smours, et de Maria Dragonetti.

Dès l’âge de cinq ans il est confié à l’abbaye bénédictine de San Martino delle Scale à Palermo, où se trouvaient déjà deux oncles maternels.

Il y fit les vœux le jour de ses vingt-deux ans, 15 août 1840.

Son intelligence très vive le fit remarquer : il fut secrétaire personnel de l’abbé, également quand ce dernier fut élu à Caltanissetta ; l’évêque le prit aussi comme confesseur.

En 1850, il fut nommé prieur à Naples, puis en 1852 à Caltanissetta, où il sut résoudre les graves problèmes existants et rétablir l’ordre dans les monastères.

En 1854, l’épidémie de choléra lui donna l’occasion de montrer toute sa charité envers les malades, pauvres et riches.

En 1858 il fut nommé abbé à Catania, où là encore il rétablit la règle dans sa rigueur.

En 1866, le couvent fut fermé, confisqué par le nouvel Etat italien.

En 1867, le pape Pie IX nomma Don Dusmet archevêque de Catane : ce seront des années douloureuses, marquées par l’éruption de l’Etna, des tremblements de terre, des inondations, des épidémies. Au terme de l’épidémie de choléra de 1889, Mgr Dusmet reçut la Médaille d’Or du Mérite pour les services rendus à la cause de la Santé publique.

En 1888, le pape Léon XIII le créa cardinal, le chargeant en plus de restaurer l’abbaye Saint-Anselme sur l’Aventin et de fonder la Confédération Bénédictine.

Le cardinal Dusmet fut honoré de la distinction de Chevalier Grand-Croix de l’Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Il s’éteignit à cette vie le 4 avril, si pauvre qu’on ne trouva pas même un drap pour couvrir son corps marqué par ses jeûnes sévères.

 

Mgr Dusmet a été béatifié en 1988.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 23:00

Francisco Marto

1908-1919

 

Né le 11 juin 1908 à Aljustrel (Fátima, Portugal) de Manuel et Olimpia Marto, Francisco était le grand frère de Jacinta, avec laquelle il reçut les messages de la Vierge Marie.

Il ne fréquenta pour ainsi dire pas l’école, qui n’était pas obligatoire à l’époque. Il gardait les moutons avec sa sœur et sa cousine Lúcia, tout en jouant du fifre, pour lequel il était très doué.

D’après les souvenirs de sa cousine, il était très indépendant, très solitaire, très respectueux des grandes personnes aussi, d’une grande sensibilité.

A partir du moment où il vit la Vierge Marie, il comprit qu’il ne fallait plus offenser Dieu et se retirait dans la solitude, avec son chapelet, pour consoler Jésus des péchés du monde.

A neuf ans, il comprit déjà que de petits sacrifices, acceptés avec amour, pouvaient racheter beaucoup de péchés et il ne se priva pas de s’imposer même de grandes pénitences, peut-être même des jeûnes excessifs pour son âge.

En 1919, il fut atteint par l’épidémie de grippe espagnole qui décima l’Europe entière, ajoutant encore des milliers de victimes à celles de la guerre à peine achevée.

Francisco Marto mourut le 4 avril 1919, à dix ans.

Francisco, ainsi que sa petite sœur Jacinta, ont été béatifiés en 2000, le 13 mai, anniversaire de l’apparition mariale (et de l’attentat au pape Jean-Paul II). 

Ils ont été canonisés le 13 mai 2017.

Le miracle reconnu pour cette célébration a été la guérison totale d’un bébé atteint de diabète 1.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 23:00

Gaetano Catanoso

1879-1963

 

Gaetano Catanoso naquit le 14 février 1879 à Chorio di San Lorenzo, province de Reggio Calabria (Italie), de riches parents propriétaires, chrétiens exemplaires.

Il entra au petit séminaire à dix ans, fut ordonné prêtre en 1902.

D’abord préfet au séminaire, il fut de 1904 à 1921 curé de campagne à Pentidattilo, un village pauvre et isolé.

Il avait une singulière dévotion envers la Sainte Face, et entreprit la publication d’un bulletin qui en portait le nom, puis fonda une Confraternité de la Sainte Face en 1920. Il répétait : La Sainte Face est toute ma vie. C’est ma force. Il unissait cette dévotion à la piété eucharistique.

Transféré en 1921 dans une grande paroisse (Sainte Marie de la Candelaria), où il resta jusqu’en 1940, il montra sans cesse une grande disponibilité, sachant d’adapter, montrant une grande habilité à maintenir la concorde et l’harmonie au milieu des multiples tendances, parfois opposées, qui apparaissent fatalement dans une paroisse. C’est ainsi que se répandit sur lui une réputation de sainteté.

Comme il ne se montrait pas affecté par les événements externes, positifs ou négatifs, Gaetano fit un travail très fructueux au milieu des âmes, cherchant d’abord à intensifier son union avec le Christ et à chercher à faire la volonté de Dieu, pour le bien de ceux qui lui étaient confiés. Il voulait être à leur service, tant à Pentidattilo qu’à Candelaria, et sa “promotion” à cette grande responsabilité ne l’enfla pas le moins du monde.

En tant que curé, il s’efforça de conduire les âmes au Christ par une Eucharistie vivante et la dévotion à Marie. Il ouvrit des œuvres, promut l’instruction catéchétique, fit une réelle croisade contre le blasphème et contre la profanation des jours de fête.

Il pensait que c’était son devoir sacerdotal d’aider les enfants et les jeunes, qui risquaient de tomber dans la corruption, par manque de modèles ; il allait assister les personnes âgées et les prêtres qui étaient dans la solitude. Il se prêta aussi à la restauration d’églises et de tabernacles abandonnés.

En un mot, il voyait la Face du Christ dans tous ceux qui souffraient et disait : Travaillons à défendre et à sauver les orphelins, qui sont abandonnés. Il y a trop de dangers et trop de misère. Avec Jésus, tournons notre regard vers les enfants abandonnés et vers les jeunes ; aujourd’hui, l’humanité est plus malade moralement que jamais.

Gaetano passait souvent des heures, voire des jours entiers devant le Tabernacle de la Présence Réelle, promouvant dans sa paroisse et alentour l’Adoration Eucharistique. Pour la soutenir, il suscita des sortes d’ “escadres” de prêtres disponibles, qui allaient prêcher et confesser dans les paroisses à l’occasion de l’Adoration.

De 1921 à 1950, Gaetano fut confesseur dans divers instituts religieux, ainsi qu’à la prison de Reggio Calabria, mais aussi chapelain à l’hôpital et directeur spirituel au Grand Séminaire.

C’est en 1934 qu’il donna naissance à la Congrégation des Filles de Sainte Véronique, Missionnaires de la Sainte Face, dont la mission devait être la constante prière de réparation, l’humble service dans le culte, dans l’assistance aux enfants, aux jeunes, aux prêtres et aux vieillards. Le premier couvent ouvrit à Riparo (province de Reggio Calabria). Sur sainte Véronique, voir au 4 février. 

Gaetano montra un profond esprit de soumission quand l’Archevêque voulut réduire les activités de cette congrégation, dont les Constitutions furent toutefois approuvées au niveau diocésain en 1958.

Au terme de cette vie exemplaire, Gaetano Catanoso mourut le 4 avril 1963, fut béatifié en 1997 et canonisé en 2005.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 23:00

Thurston Hunt

1555-1601

 

Thurston (ou Thurstan) appartenait à une famille de Carlton Hall (Leeds). C’était un neveu de Margaret Clitherow (ou Clitheroe). Il était né vers 1555.

Il étudia en vue du sacerdoce aux Collèges anglais de Reims et de Rome, entre 1594 et 1598.

On verra dans la notice de Robert Middleton que Thurston était un des quatre qui tentèrent de le libérer, en vain. Thurston fut à son tour arrêté, après une bonne altercation.

Robert et Thurston furent mis aux fers, jour et nuit. Sur l’ordre de la Commission, ils furent attachés sous le ventre de leur cheval et conduits dans cette position jusqu’à Londres, puis de Londres à Lancaster, où ils furent condamnés à mort pour leur sacerdoce.

Ils furent tous deux exécutés le 3 avril 1601 ; toute la population locale, Protestants et Catholiques, exprima sa désapprobation pour cette exécution. 

Tous deux furent béatifiés en 1987.

Ci-dessous, une chanson qui fut composée en l’honneur de Robert et Thurston : 

 

Hunt’s hawtie corage staut,

With godlie zeale soe true,

Myld Middleton, O what tongue

Can halfe thy vertue showe !

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