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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

 

Yajin Hao Kaizhi

1782-1839

Yayin (Joachim) était né vers 1782 à Zhazuo (Xiuwen, Guizhou) et était devenu un catéchiste dans la mission de Ghizhou.

Fait prisonnier, il subit une longue peine d’exil qui dura vingt années.

Après une période de «liberté» de treize ans (1814-1827), il fut de nouveau arrêté en 1839, et cette fois torturé : on le gifla avec une semelle de cuir, et il fut étranglé.

C’était le 9 juillet 1839.

Kaizhi fut béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

Adrian Fortescue

1480 env. - 1539

 

Ce vaillant confesseur de la Foi était originaire de Ponsbourne, Hertfordschire (Angleterre SO). Il était de vieille famille, cousin par sa mère d’Ann Boleyn. Il épousa Ann Stonor, qui lui donna deux filles. Douze ans après la mort de son épouse, il épousa Ann Rede de Boarstall, qui lui donna trois fils.

Il se battit en France en 1513 et 1523 ; il fit partie de la suite de la reine Catherine d’Aragon lorsqu’elle vint à Calais au camp du Drap d’Or. Ce gentilhomme avait de la religion ; il se fit inscrire parmi les tertiaires des dominicains d’Oxford et parmi les Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, communément appelés ensuite Chevaliers de l’Ordre de Malte.

Dans le conflit qui mit aux prises Henri VIII et Rome, Sir Adrian se montra circonspect. Le 29 août 1534, il fut arrêté et emprisonné pour des raisons qui nous échappent. Il fut libéré vers le printemps de 1535 - année des martyres de More, de Fisher, et des chartreux (voir les fiches de ces Martyrs).

En février 1539, il fut de nouveau arrêté et envoyé à la Tour de Londres. Il fut condamné pour avoir refusé l’allégeance fort traîtreusement et mis la sédition dans le royaume.

Il était en bonne compagnie avec le cardinal Pole, Thomas Goldwel et le franciscain Guillaume Peto. Ce Père avait prêché devant Henri VIII et fait, à propos d’Achab, une allusion transparente au mariage illégitime du roi. Un lord déclara que Peto et son Père gardien Elstow méritaient d’être cousus dans un sac et jetés à la Tamise ; sur ce, Elstow de répliquer : Grâce à Dieu nous savons qu’on peut aller au ciel aussi bien par eau que par terre. Peto dut s’exiler sur le continent et mourut cardinal. Goldwel également mourut en exil. Pole trépassa en Angleterre (1558) pendant un bref retour en faveur du catholicisme.

Le bienheureux Adrian, lui, fut décapité avec Thomas Dingley le 9 juillet 1539. On ne sait pourquoi, ce dernier n’est pas inscrit parmi les compagnons de martyre d’Adrian.

Les Chevaliers de Malte ont honoré d’un culte Adrian Fortescue.

Béatifié en 1895, il est inscrit au 9 juillet dans le Martyrologe

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 23:00

Zhang Huailu

1843-1900

 

Nous savons, d’après notre Catéchisme, qu’une personne qui n’a pas encore reçu le sacrement du baptême, peut cependant en recevoir la grâce par le baptême de sang, c’est-à-dire par le martyre, si cette personne confesse le Nom du Christ.

C’est ce qui arriva à ce catéchiste chinois, Zhang Huailu, né à Zhukotian (Hengshui, Hebei, Chine) en 1843. Son nom peut aussi être orthographié en Chang Huai-lu ou aussi Tchang-Hoai-Lou.

Il n’était pas encore baptisé, et ne portait pas encore de prénom «latin», comme ce fut le cas des baptisés chinois.

Zhang Huailu fut martyrisé le 1er (ou peut-être le 9) juillet 1900, lors de la révolte des Boxers, au village de Zhang Hyaila (Jieshui, Hunan). Il n’eut que le temps de dire qu’il était chrétien et de faire son signe de croix.

Le Martyrologe mentionne son dies natalis au 1er juillet, puis aussi le 9 juillet, jour de la fête des Martyrs chinois. Ailleurs, le dies natalis est au 9 juillet.

 

Il fut béatifié en 1955, et canonisé en 2000.

 

(Consultez aussi la notice Chinois (Martyrs en 1900)


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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 23:00

Ruowang Wu Wenyin

1850-1900

 

Né vers 1850, Ruowang (Ioannes) était né à Dongertou (Hongnian, Hebei, Chine).

Laïc, il subit le martyre le 8 juillet 1900, lors de la révolte des Boxers.

 

Il fut béatifié en 1946, et canonisé en 2000.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 23:00

Mancius Araki Kyūzaburō

1590-1626

 

Mancius était né vers 1590 à Kuchinotsu (Japon).

Il fut martyrisé le 8 juillet 1626 à Shimabara (Nagasaki).

Il fut béatifié en 1867.

 

 

Au même endroit et la même année, deux jours après, devait être aussi martyrisé son jeune frère, Matthias.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 23:00

Pancratius de Taormina

† 98

 

Ce saint Pancratius, d'après une tradition qui n'a pas de confirmation précise, aurait été un jeune garçon d'Antioche de Cilicie, dont le père, vivement touché par ce qu'il entendait dire de Jésus-Christ, s'en vint avec son fils à Jérusalem, où tous deux eurent la joie de rencontrer Jésus en personne.

Plus tard, peu après l'Ascension du Seigneur, saint Pierre baptisa Pancratius, puis l'ordonna prêtre.

En 40, saint Pierre consacra évêque le jeune prêtre et l'envoya en Sicile pour évangéliser. C'est ainsi que Pancratius devint le premier évêque de Taormina.

Sur l'île, Pancratius fit beaucoup de conversions, parmi lesquelles le préfet lui-même. Furieux, un païen de l'endroit résolut de tuer l'évêque. Il l'invita à un banquet. A un moment donné, il lui présenta une idole à vénérer, que l'évêque cependant réduisit en poussière d'un seul signe de croix. Les convives alors s'acharnèrent sur Pancratius à coup de bâtons, de poings, de pierres et d'épées.

Caché au fond d'un puits, le corps fut signalé par une lumière mystérieuse, de sorte qu'il put en être retiré et dignement enseveli.

Pancratius aurait ainsi obtenu la grâce du martyre en 98, année de l'avènement de Trajan ; il pouvait être nonagénaire.

Saint Pancratius est donc vénéré à Taormina comme premier évêque, mais aussi à Canicatti.

 

Le jour de la fête de saint Pancratius a été établi au 8 juillet.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 23:00

Pierre Vigne

1670-1740

 

Pierre naquit à Privas le 20 août 1670 à Privas, dans une famile de commerçants du textile. La France était encore marquée par les récentes “guerres de religion”.

Outre la bonne éducation et l’instruction qu’il reçut,  Pierre montra de réelles dispositions pour la vie spirituelle, et manifesta son désir d’être prêtre. Il entre au grand séminaire de Viviers en 1690.

On raconte que Pierre aurait été de religion protestante et que, à Genève lors d’une procession en l’honneur du Saint-Sacrement qu’il ne voulait pas honorer, ce fut son cheval qui se cabra et le jeta à terre ; cet événement serait à l’origine de sa profonde dévotion envers l’Eucharistie. Cet épisode, taxé de “légendaire” par certaines sources, ne trouve effectivement guère sa place dans la chronologie de la vie de Pierre.

Ordonné prêtre en 1694, il est d’abord vicaire à Saint-Agrève, où l’entente avec le curé est excellente.

Son zèle sacerdotal est stimulé par la nécessité d’évangéliser les villes et les villages, trop abandonnés. Il entre ainsi chez les Lazaristes (1700), cette Société fondée par saint Vincent de Paul pour les missions populaires (v. 27 septembre). 

Encore insatisfait, il quitte les Lazaristes avec le plein consentement de ses supérieurs et devient missionnaire itinérant, parcourant tous les chemins du Vivarais, du Dauphiné, du Forez, de l’Hérault, jusqu’en Haute-Savoie et en Haute-Garonne. Il prêche, il confesse, il célèbre les Sacrements et la Messe, montrant aux fidèles comment adorer, comment prier, comment implorer la Vierge Marie. Cette activité intense rappelle celle de saint François-Régis (v. 31 décembre).

En 1712, il fonde la Confrérie du Rosaire.

Arrivé au village de Boucieu-le-Roi (Ardèche), il y organise un grand Chemin de Croix (1714), que les habitants pratiquent encore de nos jours, le Vendredi Saint. Ce Chemin de Croix comporte trente stations, rappelant tous les épisodes vécus par Jésus-Christ depuis la dernière Cène jusqu’à la Résurrection au matin de Pâques. Pierre Vigne aime particulièrement ce village, dont la topographie lui fait penser à celle de Jérusalem ; il y donne le nom de Cédron au petit ruisseau qui y passe. C’est là qu’il s’établit.

Une, puis plusieurs jeunes filles vinrent lui demander conseil pour leur vocation religieuse. Il les réunit ; elles prennent le nom de Sœurs du Saint Sacrement.

Les consignes qu’il leur donne : se succéder dans l’église pour une adoration constante de Jésus présent dans le Saint Sacrement ; bien s’entendre entre elles ; donner un enseignement aux jeunes ; aider et assister la prière durant le Chemin de Croix.

Les nouvelles Sœurs font leurs premiers vœux en 1722, elles se multiplient, rejoignent la Provence et le Dauphiné. La Révolution trouble beaucoup leur activité, qu’elles poursuivent dans la clandestiné. En 1901 elles sont durement frappées par la loi anti-cléricale.

Une autre Confrérie avait vu le jour à Boucieu en 1719, les Pénitents Blancs, à la vie austère, qui furent totalement effacés par la Révolution.

Pierre Vigne écrivait beaucoup, allait régulièrement à Lyon pour y rencontrer les pères sulpiciens et son directeur spirituel. Il fut membre de la Société des Prêtres du Saint-Sacrement (1724).

Pierre Vigne était déjà malade lors de sa dernière prédication à Rencurel (Vercors) ; il dut interrompre sa prédication et s’éteignit le 8 juillet 1740. On ramena son corps à Boucieu-le-Roi.

Le siège principal des Sœurs du Saint-Sacrement est maintenant à Valence, leurs quarante-quatre maisons sont en France, Italie, Angleterre, Irlande, Espagne, Brésil, Tanzanie.

Pierre Vigne a été béatifié en 2004. Il est inscrit au Martyrologe le 8 juillet.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 23:00

Aquila et Priscilla

1er siècle

 

Ce que nous savons de certain sur ce couple chrétien du premier siècle est seulement scripturaire.

Ils sont mentionnés aux Actes des Apôtres (18:1-3), puis par saint Paul écrivant aux Romains (Rm 16:3), aux Corinthiens (1Co:16:19), enfin à Timothée (2Tm 4:19).

Ainsi donc, l’apôtre Paul les rencontre à Corinthe : Aquila était originaire du Pont (nord de l’actuelle Turquie), avait épousé Prisca, connue avec le diminutif de Priscilla, et vivait à Rome ; l’édit de Claude expulsait les Juifs de Rome (en 49 ou 50, d’après ce qu’on lit chez Suétone) : Aquila, qui n’est plus juif, quitte cependant Rome et s’installe à Corinthe, espérant regagner bientôt la capitale romaine.

Ils reçoivent Paul, qui travaille chez eux, car ils étaient du même métier, celui de fabriquer des tentes, et l’accompagnent ensuite dans son retour à Antioche, en passant par Ephèse. (Ac 18:18).

On le remarque, Aquila et Priscilla voyageaient facilement !

L’amitié de Paul pour ce saint couple ne s’éteignit jamais ; les passages cités plus haut en témoignent.

Aquila et Prisca durent participer activement à la vie de l’Eglise, par l’hospitalité, par leur exemple, par leur parole aussi. On voit qu’ils aidèrent Apollos à embrasser plus exactement la Voie  (Ac 18:26).

D’eux encore, Paul dit aux Romains qu’ ils ont exposé leur tête pour (lui) sauver la vie  et que toutes les Églises leur rendent grâces, parlant sans doute d’un témoignage engagé envers saint Paul.

On ne connaît pas d’autres détails sur ce saint couple dans la Tradition.

Actuellement, l’Eglise orthodoxe les commémore le 13 février, et certaines communautés orthodoxes attribuent le titre d’Apôtre à Aquilas, qu’elles fêtent le 14 juillet ; l’Eglise luthérienne les fête avec les autres Apôtres.

 

Dans le Martyrologe Romain, Aquila et Priscilla sont nommés le 8 juillet.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 23:00

Eugène III

1145-1153

 

Bernardo Paganelli di Montemagno naquit à Pise vers 1100. On a parfois confondu son nom de famille avec celui des Pignatelli. Pour l’anecdote, paganelli signifie “les petits païens”.

Bernardo devint chanoine de la cathédrale de Pise et vidame, c’est-à-dire administrateur temporel. Mais il fut conquis par la personnalité spirituelle de Bernard de Clairvaux, qui était venu au concile de Pise sur l’invitation de Innocent II (1134).

A Clairvaux, notre Bernardo fut d’abord chargé de l’entretien de la chaufferie, qu’il assuma humblement.

L’abbé de Farfa et de San Salvatore de Scandriglia demanda alors à Bernard de Clairvaux une colonie de moines pour apporter plus de ferveur parmi sa communauté : aussi Bernardo quitta-t-il la Bourgogne pour l’Italie. Successivement, le pape Innocent II, voulant rendre vie à l’abbaye romaine des Trois-Fontaines (voir notice sur l’apôtre Paul), ne se gêna vraiment pas en y appelant les moines de Clairvaux et en y mettant à la tête Bernardo.

Voilà donc le fils de Bernard de Clairvaux devenu abbé aux Trois-Fontaines. Ce n’est pas l’orgueil qui tenta le nouvel abbé ; toujours humble, il écrivait à Bernard (de Clairvaux) : Ô mon père, depuis que je suis éloigné de vous, ma vie s’écoule dans l’affliction et mes jours s’écoulent dans les larmes…

En revanche, apprenant que l’endroit était quelque peu insalubre, Bernard lui répond : Je sais bien que tu habites un endroit malsain… ce qu’il faut craindre et éviter, c’est l’infirmité des âmes. Il ne sied pas à notre saint état de chercher des médecines corporelles, cela n’est pas avantageux pour le salut. Que vous preniez parfois, comme il est d’usage et comme il convient à des pauvres, des herbes et des simples, passe ! Mais il ne sied point à l’honneur et à la pureté de notre ordre d’acheter des spécialités, de courir les médecins, de prendre potion. Laissez cela aux mondains. Notre élixir, c’est l’humilité.

Et voilà qu’en 1145, Rome connaît une sombre agitation : le pape Lucius II est tué en voulant reprendre le Capitole tombé aux mains des révoltés (15 février 1145). Le soir même, les cardinaux décident d’élire le nouveau pape : ne sachant qui élire, ils s’accordent pour appeler au siège de Pierre l’abbé des Trois-Fontaines : voilà l’abbé Bernardo qui prend le nom d’Eugène III et qui, ne pouvant être intronisé dans cette Rome agitée, fuit vers Farfa où il est consacré.

Loin de s’en réjouir, Bernard de Claivaux proteste véhémentement auprès du Sacré Collège : Que Dieu vous pardonne ! Qu’avez-vous donc fait ? Vous avez rappelé sur terre un homme qui était déjà dans le tombeau ; vous avez embarrassé de soins et d’affaires celui qui ne voulait avoir ni soins, ni affaires, Vous faites monter à la première place celui qui ne pensait qu’à la dernière. Vous contraignez un moine qui était crucifié au monde à revivre dans le monde. N’y avait-il donc pas de sages parmi vous ?

Et au nouveau pape, le même Bernard : Je n’ose plus te nommer mon fils, car le fils est devenu père et le père est devenu fils. Tu es au-dessus de moi, mais c’est par moi que tu es. Quoique j’aie perdu le titre de père à ton égard, j’en conserve le cœur et la tendresse. Je suis ravi de l’éclat de ta dignité, et je frémis à la pensée des périls qui t’environnent.

Les périls ne manquèrent pas, et Eugène III ne put guère séjourner à Rome.

Il fixa d’abord sa demeure à Viterbe. Il engagea des pourparlers avec la nouvelle administration romaine et crut pouvoir entrer dans Rome. Mais l’agitateur Arnaldo de Brescia souleva la Ville, que dut quitter Eugène pour revenir à Viterbe (janvier 1146).

Puis se présenta l’affaire des Chrétiens d’Orient, assaillis par les Turcs. Le pape invita le roi français Louis VII à appeler les Grands du royaume à une nouvelle croisade, en vain. Il supplia Bernard de Clairvaux d’intervenir, qui à Vézelay finit par convaincre toute la noblesse présente. Bernard pouvait écrire au pape : Tu as ordonné, j’ai obéi… A présent les villes et les bourgs sont vides, et c’est à peine si l’on peut y trouver un homme pour sept femmes. Malgré cet enthousiasme, l’expédition militaire fut un échec, par manque d’entente et de coordination.

Eugène III voyagea beaucoup dans l’Europe chrétienne, et tint plusieurs conciles régionaux.

De Viterbe, il gagna Lyon, Cluny, Dijon, Clairvaux, Paris. A Paris, il célébra la Pâque et consacra l’église des bénédictines de Montmartre, ayant pour “diacre” Bernard de Clairvaux et “sous-diacre” Pierre le Vénérable, l’abbé de Cluny ; puis il condamna dans un concile la doctrine trinitaire de Gilbert de La Porrée. 

Puis ce fut Auxerre, Cîteaux (où il présida le chapitre général, durant lequel les abbés de Savigny et d’Obazine réunirent leurs monastères à l’ordre cistercien) ; de là il alla consacrer l’abbatiale de Fontenay, puis la cathédrale de Châlons.

A Trèves (novembre 1147) il réunit un concile où furent approuvées les révélations de sainte Hildegarde.

Retour à Reims, où un autre concile condamne les théories d’Eon de l’Etoile, puis Clairvaux, Langres, Lausanne, Saint-Maurice d’Agaune, Verceil. Il voulait gagner Rome, mais s’arrêta à Viterbe, toujours à cause de l’agitateur Arnaldo de Brescia. Après plusieurs séjours dans les environs de Rome, il put enfin s’installer au Latran, en 1152.

Cette absence de la Ville éternelle n’empêcha pas le pape d’y entreprendre des travaux importants : la restauration du Latran et de la basilique Sainte-Marie-Majeure ; il fit traduire par l’helléniste Burgundio de Pise des œuvres des Pères grecs, Jean Chrysostome et Jean Damascène. 

Saint Bernard (de Clairvaux) lui dédia son De Consideratione, où le maître cistercien ose rappeler à son ancien disciple comment vivre dans la sainteté son rang de pontife suprême : l’humilité ! Et saint Bernard de stigmatiser l’administration romaine, trop bureaucratique et pesante, et qui devrait plutôt rayonner l’idéal du Christ.

Selon les plans de la Providence, Bernard de Clairvaux et Eugène III moururent à peu de distance l’un de l’autre, l’été 1153, Eugène le 8 juillet, Bernard le 20 août.

Le pontificat d’Eugène III avait duré huit ans et cinq mois. Son successeur devait être Anastase IV.

Le culte d’Eugène III fut ratifié en 1872, le Martyrologe le mentionne donc comme Bienheureux au 8 juillet.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 23:00

Adrien III

884-885

 

Il semble que l’orthographe “Hadrien” soit réservée à l’empereur romain, tandis qu’ailleurs on doive écrire “Adrien”, mais même de solides références ne s’accordent pas là-dessus. C’est sans doute de la même façon qu’on a transcrit des noms comme Teresa ou Natalis en Thérèse et Nathalie, avec une manie inexpliquée pour l’introduction d’h finalement inutiles tant pour la prononciation que pour l’étymologie. Mais laissons là les mystères de la langue française.

Adrien III, donc, fut le cent-neuvième pape : il succédait à Marin Ier.

On en sait vraiment peu de choses : son père, romain, s’appelait Benedetto, et lui-même reçut au baptême le nom de Agapito, qu’il changea en Adriano en entrant dans la cléricature.

Durant son pontificat de seize mois, il prit le temps de promulguer un décret interdisant aux délégués impériaux de participer à l’élection papale, laquelle n’avait plus à être ratifiée par l’empereur.

Rome souffrit la famine cette année-là, et le pape s’efforça de venir en aide à la population par un ravitaillement exceptionnel.

S’étant mis en marche pour aller rencontrer l’empereur Charles le Gros, il mourut en route, le 8 juillet 885, non loin de Modène.

Son culte au diocèse de Modène fut plus tard ratifié, en 1891.

Le bienheureux Adrien III est inscrit au Martyrologe le 8 juillet.

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