Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 23:00

Norbert de Xanten

1080-1134

 

Norbert naît à Xanten, petite ville de Rhénanie, entre 1080 et 1085, dans une famille noble. De sa jeunesse, on sait tout juste qu’il la passait dans l’aisance et le plaisir mondain.

Ajoutant à son ascendance quelques bonnes études, il reçoit à Xanten une prébende canoniale, dont il ne se soucie guère. Il accède toutefois au sous-diaconat, et devient secrétaire de son évêque.

Ayant gagné la cour de l’empereur, il accompagne ce dernier à Rome en 1111 : là, la conduite de l’empereur va heurter sa conscience, car il voit Henri V extorquer au pape Pascal II l’investiture des évêques ; nous sommes à l’époque de la Querelle des Investitures, quand l’autorité civile prétend remettre aux évêques la crosse et l’anneau. Norbert, lui, refuse l’archevêché de Cambrai qu’on lui propose. 

Peu à peu l’appel à la conversion intérieure va faire son chemin. Il renonce à la cour, porte un cilice et vit dans la solitude.

A Noël 1115, il est ordonné prêtre : à partir de ce jour, il ne portera plus qu’un pauvre habit de peaux d’agneaux. Il se prépare à sa première Messe pendant quarante jours. 

Son nouveau style de vie heurte ses confrères : on l’accuse, il doit se justifier lors d’un concile à Fritzler en 1118, et décide de se dépouiller davantage, quittant son bénéfice et tous ses biens.

Il vient d’abord à Saint-Gilles-de-Provence porter ses hommages au pape légitime, Gélase II, mis en fuite par l’antipape : le pape l’autorise à prêcher dans toute l’Eglise romaine, mais Norbert, ne connaissant pas la langue romane, revient en pays germanique.

C’est durant cette première prédication qu’il rencontre une recrue de choix, en la personne de Hugues de Fosses, qui sera son successeur.

Tous deux parcourent le Hainaut et le Brabant en prêchant. Leur vie ascétique frappe les populations ; Norbert réconcilie les factions et reçoit le surnom de Angelus pacis, ange de paix.

En 1119, l’évêque de Laon et le nouveau pape, Calixte II, aident Norbert à s’établir dans le diocèse de Laon. Près de Coucy-le-Château va naître la fondation de Prémontré, un nouvel ordre né de la réforme de Norbert, qui s’inspirera à la fois de la règle bénédictine et de la règle des chanoines augustins.

L’ordre de Prémontré avait deux buts essentiels : la régénération du clergé et l’évangélisation du peuple chrétien.

Comme toujours dans la vie de l’Eglise, l’exemple d’un réformateur entraîne une sainte émulation, et l’exemple de Norbert suscitera tant de vocations qu’on comptera bientôt une centaine de monastères.

En 1126, Norbert reçoit du pape lui-même à Rome l’approbation de son travail.

Lors d’un autre voyage qui le menait à Spire, où il était question du nouvel archevêque à nommer pour le siège de Magdebourg, il fut reconnu et unanimement acclamé.

Étant entré dans Magdebourg pieds nus, il s’efforça désormais de ramener ce grand diocèse à la réforme, à la sainteté de mœurs.

Il dut affronter une sédition en 1129, qui heureusement finit dans la pacification.

Il installa ses disciples à Magdebourg, dans la collégiale de Sainte-Marie, leur confiant l’administration de l’Hôtel-Dieu et l’évangélisation des Wendes rebelles.

Lors de l’élection du nouveau pape Innocent II (1130), il s’unit de toutes ses forces avec saint Bernard et Pierre le Vénérable pour appuyer cette élection contre l’antipape Honorius II, et rallia ainsi l’empereur et l’Allemagne au pape légitime.

En 1132, l’empereur partit à Rome pour en chasser l’antipape, et Norbert l’accompagnait encore. Norbert reçut le pallium et le titre de chancelier d’empire, par suite de la vacance du siège de Cologne.

Mais la santé de Norbert était compromise. Son retour fut pénible. Il put encore célébrer le Jeudi Saint et la Pâque. A la Pentecôte, il reçut le saint viatique et mourut le 6 juin 1134.

D’abord inhumé dans la collégiale de Sainte-Marie de Magdebourg, il fut plus tard transporté à Strahor en Bohême car les Luthériens avaient expulsé les Prémontrés de Magdebourg.

 

D’innombrables miracles furent consignés dans un registre, mais la canonisation officielle n’arriva qu’en 1582.

Partager cet article
Repost0
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 23:00

Łucja Szewczyk

1828-1905

 

Née vers 1828 à Szepetówka (Pologne, aujourd'hui en Ukraine), Łucja fut toute jeune orpheline et fut élevée par une demi-sœur.

A vingt ans, elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain, sans pouvoir intégrer vraiment une congrégation, en raison de la situation politique.

En 1870, après un pèlerinage en Terre Sainte, elle voulut se consacrer aux pauvres, aux vieillards et aux malades.

Au début, elle soigna chez elle deux femmes âgées, mais discrètement, car toute activité charitable était strictement interdite.

D'autres jeunes femmes ayant exprimé le désir de s'associer à son travail, elle acquit un peu plus tard une maison avec jardin et, les circonstances le permettant, fonda la congrégation des Filles de la Bienheureuse Vierge Marie des Douleurs, surnommées Serafitki.

Elle-même y prit le nom de Małgorzata (Marguerite) et dirigea l'œuvre naissante pendant vingt années. Elle fut désormais considérée comme la mère des pauvres et des orphelins.

Toute sa vie, elle se dédia courageusement aux nécessités des autres, tout particulièrement des enfants des orphelinats, des vieillards des maisons de retraite, des malades des hôpitaux.

Les derniers mois, elle se trouvait dans le couvent de Nieszawa (Pologne).

 

Elle mourut le 5 juin 1905 et a été béatifiée en 2013.

Partager cet article
Repost0
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 23:00

Đaminh Toai

1811-1862

Đaminh Huyện

1817-1862

 

Ces deux Martyrs vietnamiens ont eu une existence très semblable, d’après les rares renseignements qu’on peut en trouver.

Ils naquirent à peu d’années près à Đong Thành (Thái Bình, Vietnam), l’un vers 1811, l’autre vers 1817, et portaient le même prénom, Đaminh (Dominique).

Ils étaient tous deux pêcheurs et mariés.

Condamnés à mort, ils furent brûlés vifs le même jour à Nam Định, le 5 juin 1862.

Ils furent béatifiés ensemble, en 1951, et canonisés ensemble, en 1988.

Partager cet article
Repost0
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 23:00

Luca Vŭ Bá Loan

1756-1840

 

Luca était né vers 1756 à Trại Bút (Phú Đa, Vietnam). Personne ne se souvenait de ses parents ; seulement, on savait qu’il avait étudié la théologie près de Thăng Long.

Il fut arrêté en janvier 1840 à Kế-Chuông et, à cause de son grand âge (quatre-vingt quatre ans), il fut assez bien traité dans la prison.

Il fut condamné toutefois à la peine capitale et fut décapité à Hanoï le 5 juin 1840.

 

Il a été béatifié en 1900 et canonisé en 1988.


Partager cet article
Repost0
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 23:00

Adam Arakawa

1551-1614

 

Adam était un villageois de l’île de Chichi (Îles Bonin, Japon). Il était né vers 1551 à Arima (Hyōgo, Japon).

Les missionnaires lui confièrent la responsabilité de baptiser les enfants, de visiter les malades et d’enterrer les morts.

La persécution païenne s’étant déclarée, Adam fut arrêté.

Le vendredi avant le dimanche des Rameaux, les païens le dévêtirent, le firent déambuler par les rues et l’attachèrent entre deux colonnes. Il resta ainsi pendant huit jours, durant toute la Semaine Sainte, puis fut remis aux arrêts.

Pendant ce temps, son épouse, la chinoise Maria, avait apostasié sous l’effet des tortures, et son mari la persuada de revenir à la foi.

Ses tortures n’étaient pas finies. Les bourreaux lui amputèrent un à un les doigts et les orteils. Il leur répondit qu’il était prêt à souffrir n’importe quoi pour l’amour de Dieu et pour expier ses péchés.

Peu après, il reçut une vision de la Sainte Vierge, qui portait une croix dans ses mains. Adam pressentit alors son prochain martyre.

Le 5 juin 1614, il fut décapité. Des témoins païens affirmèrent qu’au moment où la tête d’Adam se détachait de son corps, on l’entendit prononcer deux fois le nom de Jésus.

 

Il a été béatifié parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais, en 2008.

Partager cet article
Repost0
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 23:00

Fernando de Portugal

1402-1443

 

Fils du roi Joan Ier de Portugal et de l’anglaise Philippa de Lancastre, il naquit le jour de la fête de l’Archange saint Michel, le 29 septembre 1402 à Santarem.

Au moment de la naissance, qui s’annonçait difficile, sa mère refusa énergiquement de perdre son enfant, qui naquit en bonne santé.

Philippa éleva ce fils dans le goût pour la liturgie. Fernando suivait l’office divin, se levait la nuit, jeûnait souvent. Il conserva jalousement la sainte chasteté.

Nommé contre son gré grand maître des chevaliers d’Aviz, il refusa humblement la dignité cardinalice que lui proposait le pape.

Enthousiasmé par l’idée d’une croisade contre les Maures d’Afrique, il convainc le roi son frère, s’embarque, déjà malade, pour Ceuta où il aborde avec des effectifs beaucoup trop insuffisants. 

Battus, les Portugais sont faits prisonniers. Fernando est de ceux-là. D’abord traité avec égard, car les Maures espèrent obtenir des avantages conséquents, il est ensuite relégué au fond d’une prison infecte, à Fez, condamné à servir comme jardinier et comme balayeur des écuries.

N’en ayant rien à obtenir, les Maures relâchèrent la contrainte et permirent quelques visites d’amis, un confesseur, un médecin.

D’autres visiteurs s’invitèrent, sans autorisation aucune : la Vierge Marie et la cour céleste, saint Michel Archange, saint Jean l’Evangéliste.

Les négociations avec le Portugal n’ayant pas abouti, Fernando reste et meurt en prison après quinze mois douloureux, le 5 juin 1443, énième victime de l’Islam.

Ses amis lui prélevèrent le cœur, que rapporta au Portugal le fidèle Alvarez ; c’est de ce dernier, libéré en 1451, que nous tenons tous ces détails sur l’Infant de Portugal Fernando.

Sur place, à Fez, le gouverneur fit pendre ignominieusment Fernando par les pieds aux portes de la ville.

Finalement, les restes du Prince seront rapportés en 1463 en l’église monastique de Notre-Dame de Batalha, en Estremadure.

La devise de Fernando était (en français) : “Le bien me plaît”.

 

Ce Bienheureux n’est pas recensé dans le Martyrologe.

Partager cet article
Repost0
4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 23:00

Sanche

† 851

 

Sanche (en latin Sanctius, sans doute dérivé de Sanctus, Saint) était originaire d’Albi. Enfant il fut capturé par des Musulmans et emmené à la cour du khalife de Cordoue, Abdérame II.

Tout soldat du khalife qu’il était, il ne cachait pas sa foi chrétienne. En 851, une persécution le condamna au supplice du pal, qu’il subit au Campo de la Verdad (le Champ de la Vérité).

Ce supplice était pratiqué déjà par les Assyriens, et consistait à “embrocher” la victime sur un pieu qui le traversait depuis le séant et ressortait soit sous le sternum, soit aux épaules, soit par la bouche. 

On imagine la cruauté vraiment barbare des bourreaux et des persécuteurs qui pensaient ainsi se débarrasser des Chrétiens.

Beaucoup de martyrs furent exécutés à Cordoue, par différents genres de supplices, tant que cette ville espagnole fut sous la domination de l’Islam, c’est-à-dire pendant cinq siècles, jusqu’à la libération apportée par le pieux roi Fernando III (v. 30 mai). Pour le seul mois de juin, le Martyrologe Romain en retient seize.

Sanche, bienheureux, est commémoré le 5 juin.

Partager cet article
Repost0
3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 23:00

Clatæus de Brescia

1er siècle

 

Saint Clatæus est considéré traditionnellement comme le premier évêque de Brescia (Italie N), et aurait été martyrisé sous Néron. On situe donc sa mort en l’an 64, l’année où l’empereur déclencha une terrible persécution contre les Chrétiens, rendus responsables de l’incendie qui détruisit Rome.

Les historiens se heurtent cependant à un problème de datation, concernant les évêques successifs de Brescia. 

L’évêque de Brescia qui signe les actes du concile de Sardique, est donné comme le cinquième évêque de cette ville. Le concile eut lieu en 343, ce qui fait que, de Clatæus à ce concile, quatre évêques se seraient succédé sur le siège épiscopal, pour une moyenne de plus de soixante-dix années chacun.

Certes, une telle longévité s’est bien vérifiée dans le cas de saint Remi de Reims, mais un fait aussi exceptionnel n’a jamais été mentionné pour les évêques de Brescia. 

On pourrait plutôt supposer qu’il y eut une assez longue vacance du siège, ou aussi que Brescia ait pu être temporairement réunie à Milan.

Saint Clatæus était mentionné au 4 juin dans l’ancien Martyrologe, mais ne l’est pas dans l’actuel.

Partager cet article
Repost0
3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 23:00

Petronilla de Rome

† 90

 

Aurelia Petronilla, une Romaine de noble famille, descendait de Titus Flavius Petronius et était parente de la famille impériale des Flaviens. Elle aurait été sœur de lait de Felicula.

Elle était chrétienne. On la dit fille spirituelle de s.Pierre, qui l’aurait baptisée.

Petronilla rendait tous les services possible à s.Pierre, mais fut un jour prise de paralysie. On demanda à Pierre pourquoi il ne la guérissait pas : s.Pierre répondit que Petronilla était éprouvée dans sa santé pour le bien de l’Eglise, mais il la guérit pour montrer la puissance de Dieu ; Pierre lui aurait dit de «reprendre sa maladie», mais elle resta en bonne santé.

Par la suite, elle aurait été courtisée par le comte Flaccus, mais elle pria et jeûna avec sa sœur Felicula et mourut trois jours après, vers 90-96.

D’autres considérations - dont se fait écho le Martyrologe - voudraient faire de Petronilla une martyre, dans des circonstances que nous ignorons.

Il est sans doute erroné de rapprocher le nom de Petronilla de celui de Petrus, faisant de cette pieuse vierge la propre fille de Pierre, née de son mariage avant d’avoir été appelé par le Christ.

C’est aussi à cause de cette méprise, qu’on a rapproché Petronilla, fille de s.Pierre, de la France, fille aînée de l’Eglise, d’où la chapelle dédiée à sainte Pétronille non loin de la chaire de s.Pierre : on y invoque sainte Petronille comme patronne spéciale de la France. La lampe qui brûle dans cette chapelle, est entretenue aux frais de la France.

Sainte Petronilla de Rome est commémorée le 31 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

 
Partager cet article
Repost0
3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 23:00

Antoni Zawistowski

1882-1942

 

Ce prêtre polonais est né le 10 novembre 1882 à Strumiany, près Wielkopolskie (Pologne).

Vice-recteur et professeur de théologie à Lublin (1918-1929), il présidait l’Action Catholique à Lublin et collaborait étroitement avec le père Maximilien Kolbe.

Arrêté par les Nazis en novembre 1939 et déporté à Dachau, il s’efforça d’y continuer son apostolat auprès des déportés, malgré la surveillance étroite, malgré les vexations multiples. 

Ses camarades de détention se souvinrent de ses paroles : Nous sommes ici pour la foi, l’Eglise et la Patrie, et nous donnons consciemment notre vie.

 

Il mourut des conséquences des mauvais traitements, et s’éteignit le 4 juin 1942, jour où il est commémoré au Martyrologe, tandis qu’il est fêté le 13 juin parmi les cent-huit Martyrs polonais béatifiés en 1999.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens