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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 23:00

Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie

1756-1794

 

Huitième des neuf enfants de Yrieix-Jean Labrouhe de Laborderie, Pierre-Yrieix naquit à Saint-Yrieix (Haute-Vienne) le 24 mai 1756.

Le père de ces trois filles et six garçons avait épousé Louise de Jarrige de la Morélie et était avocat au parlement de Bordeaux, avant de devenir maire de Saint-Yrieix.

Pierre-Yrieix fut ordonné prêtre et nommé chanoine de Saint-Yrieix.

Arrêté dans la vague anticléricale de la Révolution, il se retrouva à bord du Deux-Associés aux pontons de Rochefort, où presque tous ces prêtres moururent des conditions inhumaines dans lesquelles ils étaient entassés.

Un des rares rescapés de ces pontons écrivit de lui que c’était un très bon prêtre, fort régulier, appliqué à l’étude, très dur à lui-même, fort aumônier, rempli, en un mot, de l’esprit et des vertus de son état, qu’il honora constamment par la pureté de ses mœurs et une grande délicatesse de conscience. Il avait reçu, entre autres dons de la grâce, l’esprit de prière. Il périt d’une fluxion de poitrine, maladie très rare parmi nous, tandis que nous demeurâmes sur les vaisseaux.

 

L’abbé Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie mourut ainsi le 1er juillet 1794, à trente-huit ans, et fut béatifié avec ses Confrères en 1995.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 23:00

Jean-Baptiste Duverneuil

1737-1794

 

Ce prêtre était né probablement en 1737 à Limoges (Haute-Vienne).

C’était un carme d’Angoulême, dont le nom de religion était Léonard.

Il fut arrêté dans la vague anticléricale de la Révolution et conduit aux pontons de Rochefort.

A bord du Deux Associés qui ne partit jamais, le père Duverneuil fut soumis aux conditions inhumaines de détention de tous ces prêtres réfractaires. Un des rescapés, témoin de toutes ces atrocités, put écrire du père Duverneuil qu’ il avait entre autres vertus beaucoup d’assiduité à la prière, et un zèle ardent pour le maintien de la religion. Il ignorait absolument les timides ménagements du respect humain : il n’y avait ni menaces, ni dangers qui pussent lui lier la langue, et l’empêcher de reprendre avec force les blasphémateurs, quelle que fût l’autorité dont ils étaient revêtus, et le pouvoir qu’ils avaient de le punir de sa liberté. L’insuffisance de la nourriture contribua plus qu’aucune autre cause à sa mort.

Ce saint prêtre mourut le 1er juillet 1794.

 

Il fut béatifié, avec ses Compagnons, en 1995.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 23:00

Thomas Hunt (Benstead)

1573-1600

 

Thomas Hunt était né vers 1573 à Norfolk (Grande-Bretagne).

Il fut ordonné prêtre au Collège anglais de Séville.

Une première fois emprisonné à Wisbach, il put s’échapper avec cinq autres Religieux.

De nouveau arrêté avec d’autres prêtres, ils furent suspectés pour avoir dans leurs malles les Saintes Huiles et des Bréviaires.

Au jugement, il n’y eut aucune autre preuve de leur sacerdoce, puisqu’ils restèrent tenacement muets et n’ «avouèrent» rien concernant leurs activités sacerdotales. Mais le juge força les jurés à les déclarer coupables.

Fait étonnant : le juge mourut de façon tout-à-fait inexplicable, seize jours après ce jugement.

 

L’abbé Thomas Hunt fut exécuté à Lincoln le 1er (ou le 11) juillet 1600, et fut béatifié en 1987.


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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 23:00

Thomas Sprott (Parker)

1571-1600

 

Thomas était né vers 1571 à Skelsmergh (Kendal, Westmoreland, Grande-Bretagne).

Il reçut le sacerdoce à Douai en 1596 et fut immédiatement envoyé dans son pays.

Il signa la lettre au pape (1598), concernant la création d’un archiprêtré.

Arrêté et condamné pour avoir osé être prêtre et célébrer en Grande-Bretagne, il fut exécuté à Lincoln le 1er (ou le 11) juillet 1600.

 

Il a été béatifié en 1987.


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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 23:00

Esther

5e siècle avant Jésus-Christ

 

Lorsque Cyrus eut autorisé les Juifs à rentrer en Terre sainte, plusieurs préférèrent rester en exil où ils avaient leurs habitudes et leur confort.

A Suse, la capitale perse, vivait un Juif nommé Mardochée, de la race de Benjamin. Il élevait une jeune parente, Edissa, qui devait devenir célèbre sous le nom perse d’Esther (= astre). Comme elle était fort belle, il la présenta au concours pour le remplacement de la reine Vasthi. Elle conquit le roi Assuérus. Mardochée eut une place importante à la Porte du Prince.

Mais un ministre antisémite obtint d’Assuérus un décret d’extermination contre les Juifs. Beaucoup convoitaient en effet leurs richesses. On le voit, l’Histoire n’a pas retenu la leçon de ce récit.

Dénoncé par Esther, le ministre fut pendu, en suite de quoi les Juifs se permirent de massacrer leurs ennemis.

Toute cette histoire se trouve au livre d’Esther, dans la Sainte Ecriture. On y trouvera en particulier la prière confiante de Mardochée et celle d’Esther, qui appellent le secours de Dieu (Est 4).

 

Autrefois, la reine Esther était mentionnée au 1er juillet dans le Martyrologe.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 23:00

Jan Nepomucen Chrzan

1885-1942

 

Polonais, ce prêtre était né le 25 avril 1885 à Gostyczyna (Wielkopolskie), dans une famille qui eut sept enfants.

Après ses études à l’Ecole Royale de Ostrow, il obtient son diplôme en 1906.

Puis il fréquente les séminaires de Poznan et Gnieżno, et reçoit le sacrement du sacerdoce en 1910.

En 1941, il est arrêté par les Nazis et déporté à Dachau, où il porte le numéro 28097.

C’est là qu’il meurt le 1er juillet 1942, à la suite des mauvais traitements qu’il y subit. Son corps fut brûlé.

Jan Nepomucen Chrzan est au nombre des cent-huit Martyrs polonais béatifiés en 1999 et fêtés en Pologne le 13 juin.

 

Il est inscrit au 1er juillet dans le Martyrologe.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 23:00

Justino Orona Madrigal

1877-1928

 

Justino naquit à Acoyal (province de Jalisco, Mexique) le 14 avril 1877.

Prêtre, il fut curé de Cuquio (province de Jalisco, diocèse de Guadalajara) et fonda la Congrégation des Sœurs Clarisses du Sacré-Cœur.

Quand survint la persécution, il préféra rester au milieu de ses fidèles, au péril de sa vie, malgré les interdictions gouvernementales de célébrer publiquement la Messe et les Sacrements.

Avec son fidèle vicaire, Atilano Cruz, il s’était réfugié dans un ranch nommé “le Ranch des Croix”, près de Cuquio. En pleine nuit, la maison fut assaillie par des hommes des troupes gouvernementales. Il ouvrit la porte de sa chambre en criant : Vive le Christ Roi, à quoi il lui fut répondu par une pluie de balles.

Le père Justino s’écroula, martyr, ce 1er juillet 1928, suivi de son vicaire Atilano, qui n’avait que onze mois d’ordination sacerdotale.

Tous deux sont commémorés au Martyrologe le 1er juillet, après avoir été béatifiés en 1992 et canonisés en 2000.

 

Leur fête commune, cependant, est le 21 mai au calendrier. 

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 23:00

Atilano Cruz Alvarado

1901-1928

 

Né le 5 octobre 1901, le petit Atilano Cruz Alvarado s’occupait du bétail, à Ahuetita de Abajo, son village natal

A dix-sept ans, il commence ses études en vue de parvenir au sacerdoce. Il est ordonné prêtre en 1927 : à cette époque, être ordonné prêtre pouvait être le crime le plus grave que pût commettre un Mexicain. Mais Atilano en était immensément heureux et débordait de joie. 

A ce moment, la persécution du gouvernement mexicain contre l’Eglise catholique est à son comble. Peu après son ordination, Atilano remplace un martyr, Toribio Romo Gonzalez, qui vient d’être exécuté par les soldats.

Le 29 juin 1928, il rejoint le père Justino Orona à la paroisse de Cuquio. Ils prient, ils s’entretiennent de la situation de la paroisse.

Peu de temps auparavant, le père Atilano avait écrit : Notre Seigneur Jésus Christ nous invite à l’accompagner dans sa passion.

Une nuit qu’ils se sont réfugiés au Ranch des Croix, une troupe armée vient assaillir le ranch. Après que le père Justino est abattu, au petit matin du 1er juillet 1928, le père Atilano se réveille et attend dans son lit le moment de son sacrifice ; il est vite découvert et abattu à son tour : il n’a pas vingt-sept ans, et tout juste onze mois de sacerdoce.

Le jeune père Atilano Cruz sera béatifié en même temps que son curé Justino, et aussi que Toribio Romo, en 1992, et successivement canonisé en 2000.

Tous les martyrs mexicains de cette période sont fêtés ensemble le 21 mai, tandis que chacun est commémoré à son dies natalis dans le Martyrologe : Justino et Atilano, le 1er juillet.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 23:00

Aaron et Marie

14e siècle avant Jésus-Christ

 

Le Martyrologe romain mentionnait autrefois le 1er juillet trois personnages de l'Ancien Testament : Aaron et sa sœur Marie, et Esther. La récente version ne mentionne plus qu’Aaron, mais on dira quand même quelques mots ici sur cette Marie et, ailleurs, sur Esther.

 

*   *   * 

 

Aaron appartenait à la tribu sacerdotale de Lévi, de trois ans le frère aîné de Moïse ; fils de Amram et de Yokhabed.

Lors des démarches auprès du Pharaon, Aaron fut chargé de parler au nom de Dieu et fut aux côtés de Moïse durant l'exode du peuple juif dans le désert en vue de la Terre Promise.

On peut relire avec fruit les épisodes du livre de l'Exode, des Nombres (Nb 20), du Deutéronome (Dt 10:6).

D’après les Nombres, Aaron est mort sur le mont Hor, dans le Negheb, près de Cadès ; d’après le Deutéronome, à Moséra, sans qu’il y ait vraie contradiction entre ces deux assertions, si on peut les prendre dans un sens métaphorique.

Aaron était investi du sacerdoce. Il a été le grand-prêtre de la nouvelle alliance. Malgré ses fautes, qui lui ont fermé l’accès à la Terre Promise, il reste digne d’être célébré hautement par le livre de l’Ecclésiastique (Si 45:7-27) ou par l’Epître aux Hébreux (He 7:11).

Les Grecs fêtent ensemble, au 20 juillet, Elie et Elisée, Moïse et Aaron. 

 

*   *   * 

 

Marie, la sœur aînée de Moïse et Aaron, est mentionnée dans les livres de l'Exode et des Nombres. 

C’est elle qui “surveille” la nacelle où son petit frère Moïse a été laissé sur les eaux du Nil, et qui, sur l’invitation de la fille du Pharaon, appelle leur mère pour allaiter l’enfant qui pleure (Ex 2:4-7).

Après le passage de la Mer Rouge, on la voit chantant le cantique de Moïse en s'accompagnant du tympanon (Ex 15:20-21).

Elle eut un moment la lèpre, en punition divine de la pensée orgueilleuse qu’elle eut contre son frère Moïse, mais dont elle guérit sur la prière de Moïse lui-même (Nb 12).

Elle mourut au campement de Cadès (Nb 20:1), peu avant la mort de Aaron.

D’après saint Jérôme, on voyait encore son tombeau à Cadès.

 

Dans le livre du Coran, à la sourate XIX, il est question d’une Marie, vierge à qui est promis un enfant, et qu’on donne comme la sœur d’Aaron (v.29). Il y a là une confusion manifeste entre la sœur de Moïse et la mère de Jésus.

 

 

Comme on l’a dit au début, Aaron seul est mentionné le 1er juillet au Martyrologe.

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 23:00

Gennaro Maria Sarnelli

1702-1741

 

Gennaro (Janvier, le prénom est fréquent dans la région de Naples, où mourut le Martyr saint Janvier - Ianuarius, v. 19 septembre) naquit le 12 septembre 1702 à Naples, quatrième des huit enfants du baron de Ciorani, Angelo Sarnelli et de Caterina Scoppa.

A quatorze ans, il exprima à son père son désir d’entrer chez les Jésuites. Son père le trouvait encore bien jeune pour une telle décision et l’orienta vers les études de Droit. En 1722 il fut reçu docteur en droit civil et en droit canonique, en latin : utriusque iuris.

Tout en exerçant sa profession de juriste, il s’engagea dans les rangs d’une pieuse association, la Congrégation des Chevaliers Professionnels du Droit et de la Médecine, dirigée par les Pieux Ouvriers de saint Nicola de Tolentino, dont le but était d’assister les malades. Ainsi se précisa la réelle vocation de Gennaro. C’est aussi durant ces années qu’il connut saint Alfonso de’ Liguori, qui était alors un avocat de premier ordre (v. 1er août).

En 1728, il fréquenta le séminaire, tout en résidant au collège de la Sainte-Famille et, en 1729, commença le noviciat dans la Congrégation des Missions Apostoliques, tout en continuant ses visites à l’hôpital, auprès des vieillards, parmi les marins malades, sans oublier ses leçons de catéchisme aux enfants.

En 1732, au terme de ce noviciat, il fut ordonné prêtre.

Avec saint Alfonso de Liguori, ils organisèrent des cours du soir.

L’archevêque lui confia la paroisse des Saints-François-et-Matthieu, un quartier espagnol. Gennaro y trouva une telle corruption parmi les jeunes filles, qu’il décida de mettre tout en œuvre pour combattre la prostitution.

En 1732, il se décide à faire partie de la Congrégation du Rédempteur, fondée par Alfonso de’ Liguori, sans se départir des Missions Apostoliques. Les deux idéaux se rencontraient ; don Gennaro participerait ainsi aux missions en paroisses, organisées par Alfonso de’ Liguori.

Il écrivit une trentaine d’ouvrages, préconisant la sanctification des laics, luttant contre le blasphème, traitant de la pédagogie, de la morale, de la pastorale, des droits de la femme.

Sa santé déclina prématurément et il mourut à Naples le 30 juin 1741.

Gennaro Maria Sarnelli a été béatifié en 1996.

 

 

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