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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 00:00

Bernardo Gambaro

1869-1900

 

Né le 7 août 1869 à Galliate (Novara, Italie N) de Pacifico et Francesca Bozzola, Bernardo reçut de ses bons parents chrétiens une très bonne éducation.

A huit ans, il faisait déjà la Première communion (pour l'époque, c'était précoce), et sentit l'appel au sacerdoce dès l'âge de treize ans.

Après cette heureuse enfance, l'adolescent n'eut pas de peine à obtenir des parents la permission d'entrer au collège des Franciscains à Monte Mesma, où les pères lui remarquèrent son humble obéissance et son application à l'étude.

En 1886, il fut admis au noviciat, où il prit le nom de Giuseppe Maria, par dévotion aux saints parents de Jésus sur la terre.

Après ce noviciat, il compléta ses études secondaires à Voghera pendant trois ans, au couvent de Sainte-Marie-des-Grâces.

Il étudia, finalement, la théologie au couvent de Cerano, où il prononça les vœux de religion en 1890 et reçut le sacerdoce en 1892.

Son premier poste fut la direction du collège d'Ornavasco, où chacun reçut de lui les attentions d'un père, d'une mère, d'un frère, en un mot : d'un ami.

Un secret désir mûrissait en lui : aller dans la mission de Chine. Pour cela, il alla célébrer plusieurs fois la Messe au sanctuaire du Boden, pour obtenir des lumières. Finalement, ses supérieurs et ses propres parents cédèrent pour l'envoyer en Extrême-Orient.

Il passa un “examen” à Rome en décembre 1895, puis s'embarqua à Naples pour la Terre Sainte (où il resta deux mois) et arriva en Chine où il s'habilla et se coiffa “à la chinoise”.

Après quelque temps à Hankow, il vint à Heng-tciau-fu, où Mgr Fantosati lui confia la formation des jeunes clercs, ainsi que l'enseignement de la philosophie et de la théologie.

Au bout de trois ans, il put laisser cette charge à d'autres missionnaires, et reçut du même Mgr Fantosati la charge de la communauté de Yen-tcion, où sa douceur d'âme conquit immédiatement les chers Chinois, chrétiens ou non.

En mai-juin 1900, il accompagna Mgr Fantosati en tournée pastorale à Lei-yang. Au retour, ils s'arrêtèrent à San-mu-tciao pour y reconstruire la chapelle ; c'est alors qu'ils apprirent les événements du 4 juillet : les Boxers avaient détruit la résidence de l'évêque, l'orphelinat, et toutes les maisons des Chrétiens. Le père Giacomantonio avait été martyrisé.

L'évêque et le père Gambaro, avec quatre Chrétiens s'embarquèrent pour rejoindre au plus vite Hoang-scia-wan, car Mgr Fantosati voulait être présent au milieu de son troupeau. Mais à l'arrivée, des païens crièrent Mort aux Européens et reçurent les voyageurs à coups de pierres et de bâtons.

Le père Gambaro tomba, frappé à mort, et chercha à “ramper” jusqu'à l'évêque, lui aussi frappé à mort, mais encore agonisant, pour lui demander une suprême bénédiction, que l'évêque chercha à lui donner en levant difficilement la main.

Jetés à l'eau, les corps furent repêchés et brûlés, pour ne pas être ensevelis dignement.

Ainsi mourut martyr le jeune père Gambaro, à peine âgé de trente-et-un ans. 

C'était le 7 juillet 1900.

Le père Giuseppe Maria Gambaro fut béatifié en 1946, et canonisé en 2000.

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 00:00

Rosa de Viterbe

1240-1253

 

À l'époque où Frédéric II d'Allemagne persécutait l'Église et s'emparait des États pontificaux, Dieu suscitait sainte Rose pour la défense de Viterbe, capitale du patrimoine de saint Pierre et du territoire qui appartenait au souverain pontife.

Les noms de Jésus et Marie furent les premiers mots qui sortirent de la bouche de cette candide créature. Elle avait trois ans lorsque Dieu manifesta sa toute-puissance en ressuscitant par son intermédiaire une de ses tantes qu'on portait au cimetière. Lorsqu'elle fut capable de marcher, elle ne sortait que pour aller à l'église ou pour distribuer aux pauvres le pain qu'on lui donnait. Un jour son père la rencontra en chemin et lui demanda d'ouvrir son tablier pour voir ce qu'elle portait. Ô prodige ! Des roses vermeilles apparurent à la place du pain.

Au lieu de s'amuser comme toutes les fillettes de son âge, Rose de Viterbe passait la plus grande partie de son temps en prière devant de saintes images, les mains jointes, immobile et recueillie. À l'âge de sept ans, elle sollicita instamment la permission de vivre seule avec Dieu dans une petite chambre de la maison. La petite recluse s'y livra à une oraison ininterrompue et à des austérités effrayantes qu'elle s'imposait, disait-elle, pour apaiser la colère de Dieu. Entre autres mortifications, sainte Rose marchait toujours les pieds nus et dormait sur la terre.

Dieu lui révéla les châtiments éternels réservés aux pécheurs impénitents. Rose en fut toute bouleversée. La Très Sainte Vierge Marie lui apparut, la consola, la bénit et lui annonça que le Seigneur l'avait choisie pour convertir les pauvres pécheurs. « Il faudra t'armer de courage, continua la Mère de Dieu, tu parcourras des villes pour exhorter les égarés et les ramener dans le chemin du salut. » Une autre vision la fit participer au drame du Calvaire ; dès lors, la soif de sauver les âmes ne la quitta plus. Sa pénitence aussi austère que précoce, réduisit le frêle corps de Rose à un tel état de faiblesse qu'on désespérait de sauver sa vie. La Très Sainte Vierge la visita de nouveau, la guérit miraculeusement et lui dit d'aller visiter l'église de Saint-Jean-Baptiste le lendemain, puis celle de Saint-François où elle prendrait l'habit du Tiers Ordre.

Obéissante à la voix du ciel, elle commença à parcourir les places publiques de la ville de Viterbe vêtue de l'habit de pénitence, pieds nus, un crucifix à la main, exhortant la foule à la pénitence et à la soumission au Saint-Siège. Des miracles éclatants vinrent confirmer l'autorité de sa parole. Instruit de ce qui se passait, le gouverneur impérial de la ville de Viterbe craignit que cette enfant extraordinaire ne détruisît complètement le prestige de l'empereur Frédéric et que l'autorité du pape s'affirmât à nouveau. Il fit comparaître sainte Rose à son tribunal et menaça de la jeter en prison si elle continuait à prêcher. La servante de Dieu lui répondit : « Je parle sur l'ordre d'un Maître plus puissant que vous, je mourrai plutôt que de Lui désobéir. » Sur les instances d'hérétiques obstinés, sainte Rose est finalement chassée de Viterbe avec toute sa famille, en plein cœur de l'hiver.

Peu après, sainte Rose de Viterbe annonça le trépas de l'ennemi de Dieu, Frédéric II d'Allemagne. En effet, il ne tarda pas à expirer étouffé dans son lit. À cette nouvelle, les habitants de Viterbe s'empressèrent de rappeler leur petite Sainte, absente depuis dix-huit mois. Celle que tous regardaient comme la libératrice de la patrie, la consolatrice des affligés et le secours des pauvres fut reçue en triomphe dans sa ville natale, tandis que le pape Innocent IV, ramené à Rome, rentrait en possession de Viterbe.

Sa mission apostolique terminée, sainte Rose songea à réaliser son vœu le plus cher. Elle se présenta au couvent de Sainte-Marie-des-Roses, mais n'y fut pas acceptée, probablement à cause du genre de vie extraordinaire qu'elle avait menée auparavant. Rose vécut donc en recluse dans la maison paternelle, se vouant à la contemplation et aux plus rigoureuses pénitences. Plusieurs jeunes filles dont elle s'était déjà occupée la supplièrent de les prendre sous sa conduite. La demeure de la Sainte devint un véritable couvent où des âmes généreuses se livrèrent à l'exercice des plus sublimes vertus.

L'élue de Dieu avait dix-sept ans et six mois lorsque le divin Jardinier vint cueillir sa Rose tout épanouie pour le ciel, le 6 mars 1252. 

À l'heure de son glorieux trépas, les cloches sonnèrent d'elles-mêmes. Sainte Rose de Viterbe apparut au souverain pontife pour lui demander de transporter son corps au monastère de Sainte-Marie-des-Roses, translation qui eut lieu six mois après sa mort. À cette occasion, son corps fut trouvé intact. Il se conserve encore, au même endroit, dans toute sa fraîcheur et sa flexibilité. D'innombrables miracles ont illustré son tombeau.

Sainte Rose a été canonisée en 1457.

 

À Viterbe, elle est fêtée le 4 septembre, jour de la translation de son corps.

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 00:00

Colette  Boylet

1381-1447

 

Cette grande thaumaturge naquit à Corbie (Somme), de Robert, charpentier. Lui et son épouse avaient longtemps prié saint Nicolas de guérir la stérilité de la maman, c’est pourquoi leur fille reçut le prénom de Colette, abréviation de Nicolette. On dit que la vie de Colette ne fut qu’une suite de miracles, mais il n’y eut pas que ces signes extraordinaires : Colette était une âme de vie intérieure intense, et souffrit beaucoup pour réformer la vie monacale.

Encore jeune, Colette se délectait à entendre l’office des bénédictins, la grand-messe, et aurait bien voulu aller aussi aux heures nocturnes. Elle en eut la permission aux grandes fêtes, puis un vieil ami l’accompagna pendant un temps.

Elle perdit ses parents à dix-huit ans, et fut aidée par l’abbé de Corbie, Raoul de Roye, ainsi que par son directeur spirituel, le père Bassand. Colette voulait une vie religieuse entière, vraiment donnée à Dieu, mais l’abbé Raoul n’y consentit pas tout de suite ; après quelques essais parmi les béguines puis parmi les bénédictines, Colette obtint le statut de recluse : avec l’assentiment de son nouveau directeur, le père Pinet, elle s’isola dans la solitude complète, entre deux contreforts de l’église paroissiale, dans une vie d’austère pénitence. Elle avait vingt-et-un ans passés. Mais sa solitude ne dura guère : on venait la consulter, solliciter ses prières ; le démon aussi vint la tenter. Mais une vision la marqua : celle de François et de Claire d’Assise, qui la pressaient d’intervenir pour réformer leur ordre : François et Claire d’Assise étaient morts respectivement en 1226 et 1253, et la règle rigoureuse initiale avait déjà été mitigée (v. 4 octobre et 11 août). Colette restait perplexe…

Dans le même temps, en Avignon, un bon père franciscain était divinement averti de se rendre “dans le nord de la France, à Corbie, pour être le guide et le soutien d’une jeune fille à qui Dieu donnait une grande mission”. C’était Henry de La Baume. Ils obtinrent du pape d’Avignon  la dispense du vœu de reclusage, et Colette sortit de sa cellule.

Rappelons ici que ce pape d’Avignon, Benoît XIII (Pedro di Luna), n’avait pas encore été déposé. Une fois déposé, il ne voulut rien entendre et s’isola complètement, jusqu’à sa mort, six ans après l’élection du pape unique, Martin V, qui ainsi mit fin au schisme d’Occident.

Il ne faut pas s’étonner de cette intervention d’un antipape dans la vie de l’Eglise et dans la mission de Colette. On était en plein schisme d’occident ; deux papes s’affrontaient ; c’était le désarroi partout en France et en Italie ; même saint Vincent Ferrier pensait sincèrement que Benoît XIII était le pape légitime. En l’occurence, ce dernier agit malgré tout sagement : il reconnut l’authenticité de la mission de Colette, l’autorisa à embrasser la règle des Clarisses, et l’établissait réformatrice de l’ordre de sainte Claire, et abbesse générale de tous les monastères qu’elle fonderait. En même temps il autorisait Colette à se choisir un confesseur, qui aurait du même coup le pouvoir d’admettre à la profession de la règle primitive les frères mineurs qui le désireraient.

La première fondation de Colette, fut le couvent des Clarisses à Besançon, où elle séjourna longtemps, avant d’aller fonder à Poligny, plus tard à Gand puis enfin à Corbie, sa ville natale. La réforme gagna maintes parties de France et d’Espagne.

Colette rencontra saint Vincent Ferrier, rallié maintenant au pape de Rome (voir au 5 avril), et tous deux allèrent à Rome solliciter du pape légitime la confirmation des décisions de Benoît XIII. De retour à Besançon, elle y rencontra aussi saint Jean de Capistran (v. 23 octobre). 

On a dit que la vie de Colette était une suite de miracles. Déjà dans son enfance, elle obtint un accroissement subit de sa taille, pour consoler son papa qui s’affligeait de ne pas la voir grandir assez ; à Besançon, elle obtint la guérison d’une malade atteinte de douleurs intolérables ; elle obtint à plus de cent enfants mort-nés la grâce de revivre assez pour recevoir le baptême. Les miracles furent encore plus nombreux après sa mort. Colette eut des visions, des dons d’introspection, de prophétie.

Colette mourut en 1447, comme elle l’avait annoncé peu de temps avant. C'était à Gand, le lundi 6 mars, jour où elle est commémorée au Martyrologe. Elle a été canonisée en 1807.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 00:00

Ion Kostistik

1556-1625

 

C’est la Roumanie qui vit la naissance de ce Religieux, le 29 juin 1556, à Tzazo (Valacchia, Vlahia en roumain).

En grandissant, Ion (Jean) se convainquit que les meilleurs chrétiens étaient en Italie et rêvait d’y aller les rejoindre. Ses parents, les agriculteurs Stoika Kostist et Margherita Barbat, le laissèrent partir en 1575.

Son voyage s’arrêta d’abord a Alba Julia (toujours en Roumanie), où il se mit au service d’un médecin.

Il arriva à Bari en 1578, mais ne trouva pas ce à quoi il s’attendait. Il rejoignit Naples, où il arriva au moment du Carême. Les Capucins le reçurent comme Frère laïc, c’est-à-dire non destiné à recevoir les Ordres sacrés. Giovanni prit le nom de Geremia.

Selon les nécessités, Geremia fut envoyé en divers couvents et se retrouva à Naples en 1584.

Il se vit confier les charges les plus humbles, les plus ingrates, tandis que sa charité le rendait extrêmement populaire parmi les gens les plus pauvres, parce qu’il avait un don tout particulier de compatir aux souffrances des autres.

Il priait sans cesse ; ses prières préférées étaient simplement le Notre Père, et le Salve Regina. 

Il mendiait, quémandait vivres et vêtements pour ces malheureux ; il leur donnait sa portion de repas quotidien, au point qu’on se demandait de quoi il vivait. Quand il n’était pas parmi eux, c’était pour aller voir les malades, dans le couvent ou à l’hôpital, surtout auprès des plus abandonnés, des plus répugnants, des paralytiques, des fous, de ceux pour lesquels il n’y avait plus d’espérance humaine. Il les soulageait avec ses herbes médicinales ; kinésithérapeute avant la lettre, il redonnait de l’agilité aux membres immobiles. 

On lui confia un frère malade, Martino, couvert de plaies répugnantes, abandonné de tous ; il le prit en charge, le lavant jusqu’à dix fois par jour. Il y perdit les forces et la santé et dut changer de couvent. Mais il revint auprès de son frère Martino, ayant reçu de Dieu, disait-il, l’invitation à revenir auprès du malade : il le soigna encore pendant plus de quatre années, pleurant à la mort de son «pauvre frère Martino».

Des personnalités vinrent le trouver, le consulter, lui, l’analphabète, qui ne parlait ni roumain, ni italien, ni napolitain, ou plutôt qui s’exprimait avec un mélange des trois langues.

Ion-Geremia mourut le 5 mars 1625.

Il y eut une telle «prise d’assaut» populaire pour l’approcher, le revoir encore une fois, lui arracher quelque cheveu ou quelque morceau de sa bure comme relique (on dut le rhabiller sept fois !), qu’on dut faire intervenir les soldats, et organiser ses funérailles en secret.

 

Frère Geremia a été béatifié en 1983.


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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 00:00

Lucius 1er

253-254

 

Suivant deux sources assez autorisées, Lucius aurait eu pour père soit Porphyrius, soit Licinius, et serait né à Lucques en Toscane (Italie).

Ayant appartenu au clergé romain, il fut désigné pour succéder à saint Corneille, comme vingt-deuxième pape.

Il fut presque aussitôt envoyé en exil par l’empereur Gallus, favorable aux hérétiques novatiens, puis revint sous l’empereur Valérien, favorable aux chrétiens. 

Son retour à Rome fut accueilli par les fidèles enthousiastes.

Lucius mourut en paix, le 5 mars 254. Son exil lui valut longtemps le titre de martyr, qui signifie «témoin», mais il ne mourut pas de mort violente.

Son successeur fut saint Etienne 1er.

Il est possible que des reliques de saint Lucius furent données au Danemark, ce qui expliquerait que plusieurs églises de ce pays soient dédiées au saint pape Lucius.

 

 

 

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 00:00

Carlo Gaetano Calosirto

1654-1734

 

Carlo Gaetano naquit un jour de l’Assomption, le 15 août 1654, dans le quartier de Ponte à Ischia, du noble Giuseppe et de Laura Gargiulo.

Après avoir fréquenté l’école des pères Augustiniens, il entra à quinze ans chez les Franciscains “alcantarini”, du nom du réformateur espagnol saint Pedro de Alcantara (v. 18 octobre). C’est alors qu’il prit le nom religieux de Giovanni Giuseppe (Jean Joseph) de la Croix, et fit son noviciat sous la direction du père Giuseppe Robles.

Il fut le plus jeune du petit groupe détaché en 1671 pour fonder un couvent non loin de Naples, à Piedimonte d’Alife, non loin duquel il se fit aussi construire une petite retraite pour y prier plus dans la solitude.

Il fut ordonné prêtre en 1677. Il fut alors simultanément Guardien (supérieur) à Piedimonte et maître des novices à Naples, et s’occupa de la construction d’un autre couvent.

Au début du dix-huitième siècle, une forte tempête agita l’Ordre, aboutissant à la scission en deux groupes, l’un (espagnol) des alcantarini proprement dits, l’autre (italien) guidé par Giovanni Giuseppe. Les deux groupes avaient leurs couvents en Italie et les difficultés étaient grandes. Giovanni Giuseppe appela chacun à plus de respect de la Règle et réorganisa les études.

A la fin de son mandat, il reçut la charge de diriger environ soixante-dix couvents napolitains, de même aussi dans le diocèse voisin d’Aversa.

Comme directeur de conscience, il reçut des personnages de toutes conditions, nobles, ecclésiastiques, parmi lesquels saint Alfonso de’ Liguori et saint Francesco De Geronimo (v. 1er août et 11 mai).

Giovanni Giuseppe reçut des charismes vraiment exceptionnels : apparitions de Marie et de l’Enfant-Jésus, prophétie, lecture des cœurs, lévitation, bilocation, miracles (guérison du marquis Gennaro Spada) ; on le vit traverser les rues de Naples en extase totale, à quelques centimètres au-dessus du sol…

En 1722, les deux groupes furent enfin de nouveau réunis, et Giovanni Giuseppe s’éteignit dans la réconciliation générale le 5 mars 1734, jour où il est commémoré dans le Martyrologe.

Les napolitains l’ont adopté comme co-patron (avec saint Gennaro, v. 19 septembre). De grandes fêtes le célèbrent, non pas en mars, durant le Carême, mais en septembre.

Il fut béatifié en 1789, et canonisé en 1839 en même temps que Alfonso de’ Liguori, Francesco De Geronimo, Pacifico de San Severino et Veronica Giuliani (pour ces deux derniers, v. 24 septembre et 9 juillet).

 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 00:00

Louise-Elisabeth de Lamoignon

1763-1825

 

Née le 3 octobre 1763 dans l’hôtel particulier des Lamoignon à Paris, Louise-Elisabeth était une des sept enfants du Garde des Sceaux de France, Chrétien-François de Lamoignon de Basville.

Le jour-même elle reçut au baptême les noms de Marie, Louise, Elisabeth.

Elle avait une grand-mère très pieuse, qui lui donna de salutaires conseils. L’abbé Bourdaloue était le directeur spirituel de la famille, et la petite fille en reçut d’excellents enseignements.

Evénement rare pour l’époque, elle fit sa Première Communion à l’âge de huit ans. Elle en reçut des grâces très particulières, qu’elle n’oublia jamais. Depuis ce jour, elle vécut sous le signe de l’union à Dieu chaque instant de sa vie. L’Eucharistie restera le centre de sa vie. Elle voulait y conduire «tout ce qu’il y a d’hommes sur la terre».

Contrairement à ses sœurs, elle préféra toujours une vie retirée et studieuse. Elle jouait du clavecin d’une façon telle que son professeur, Balbâtre, venait non plus pour la perfectionner, mais pour l’entendre jouer, écrira son premier biographe.

Elle était tendre et sensible, mais n’aimait pas se plier à la volonté des autres ; elle était forte et généreuse ; elle apprit peu à peu à se transformer en une cire molle à laquelle l’Esprit donne la forme qu’il veut, écrivit-elle dans une lettre.

Jeune encore, elle épousa en 1779 un conseiller au Parlement de Paris, Edouard François Mathieu Molé, comte de Champlâtreux. De son mari, Louise-Elisabeth dira qu’il était l’homme le plus vertueux comme aussi le meilleur. De leurs cinq enfants, deux seulement atteindront l’âge adulte : Louis-Mathieu, futur ministre sous la Restauration, et Félicité, qui épousera le frère de Louise-Elisabeth (donc son oncle).

Louise-Elisabeth fit un pacte avec la croix, décidant de s’abandonner intégralement dans les bras du Sauveur. On le verra, elle ne sera pas épargnée par l’épreuve. Une de ses dévotions chères sera Marie dans ses Douleurs, dans sa Compassion, celle qui consentit au sacrifice et à la mort de son Fils.

Cette haute noblesse n’empêcha pas Louise-Elisabeth de se pencher sur la misère du temps. Suivant les bons conseils du curé de Saint-Sulpice, elle réunit d’autres pieuses Dames pour secourir les pauvres du quartier, durant l’hiver 1788-1789. On l’appela l’ange des mansardes.

La période de la Révolution vint troubler cette famille : après un cours séjour à Bruxelles, les époux revinrent en France en 1792, à cause de la loi sur les émigrés.

Ils furent toutefois arrêtés et enfermés à la Conciergerie. Monsieur Molé sera guillotiné le jour de Pâques, 20 avril 1794. Madame Molé, elle, fut libérée à cause de son état de santé. La même année, mourut sa fille de quatre ans, Louise.

Expulsée de chez elle, elle put tout de même retrouver sa propriété de Méry-sur-Oise l’année suivante, lorsque mourut à son tour son frère, qui combattait en Bretagne contre la Convention thermidorienne.

Elle forma le projet d’entrer en religion, mais elle attendit plutôt le moment opportun de fonder une nouvelle famille religieuse, sur les conseils de son confesseur, l’évêque de Vannes, qui voulait soulager les nombreuses fillettes laissées à elles-mêmes.

En 1803, une fois entré en vigueur le nouveau Concordat, elle fonda les Sœurs de la Charité de Saint-Louis, qu’elle établit près de Vannes ; il y avait déjà là quelques autres compagnes, ainsi que sa propre mère, Madame de Lamoignon. Elles reçurent des fillettes de familles pauvres, leur enseignant en particulier la dentelle et le tissage du coton.

Elle-même prit le nom de Sœur Saint-Louis. Elle puisa sa force dans la fréquentation quotidienne de l’Eucharistie et de la Parole de Dieu.

Le pape Pie VII, venu en France pour le couronnement de l’empereur, bénit cette noble Fondatrice et ses compagnes. 

Une autre maison s’ouvrit en 1808 à Auray, dans un ancien couvent, puis un noviciat séparé en 1810. Le couvent d’Auray sera malheureusement saccagé lors d’une révolte en 1815.

En 1816, une ordonnance royale reconnut la congrégation. La même année s’ouvrit la maison de Pléchâtel (Ille-et-Vilaine).

En 1824, Mère Saint-Louis acheta l’ancien couvent de Saint-Gildas de Rhuys, pour y ouvrir une école gratuite et une œuvre de retraites.

Mère Saint-Louis mourut le 4 mars 1825. Elle fut enterrée à Vannes.

Elle fut béatifiée en 2012.

Les Sœurs de la Charité de Saint-Louis ont ouvert une maison en Angleterre dès 1898, au Canada (1903), aux Etats-Unis (1908), en Haïti (1945), à Madagascar (1956), au Mali (1966), au Sénégal et en Martinique (1972), au Mexique (2000). Elles sont plusieurs centaines.

Le miracle reconnu en vue de la béatification, a été la guérison totale d’un Québécois souffrant d’ostéomyélite chronique. La relation en est émouvante.

Marcel Lesage, né en 1937 et aujourd'hui décédé, travaillait dans les bois, étant jeune, en dépit d’une ostéomyélite chronique. Sœur Thérèse Hardy, nonagénaire, était la maîtresse d’école de la sœur de Marcel Lesage, Denise. Elle a raconté que le bras de Marcel était tout violacé, avec une grosse bosse en dessous, et les médecins de Québec ne savaient pas quoi faire. Il a été transféré à Montréal, où l'ostéopathe lui a dit : "Mon jeune homme, il n'y a pas d'autre solution que de te couper le bras".

Ce jour-là, Denise, est arrivée dans la classe de sœur Hardy en pleurant. Croyant fortement à la bonté de mère Saint-Louis, l'enseignante a demandé à toute sa classe de prier celle-ci pour empêcher l'amputation du jeune homme, prévue le lendemain matin. Toute la journée, à chaque instant, j'arrêtais mon cours et je disais avec mes élèves : "Bonne mère Saint-Louis, faites qu'on ne coupe pas le bras de Marcel." Son bras a repris son aspect normal durant la nuit. L'opération a été annulée : c'était le jour du 25e anniversaire de Marcel Lesage (1962).

 
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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 00:00

Władysław Maćkowiak

1910-1942

 

Władysław Maćkowiak naquit le 14 (27 ?) novembre 1910 à Sytki (Podlaskie, Pologne).

Après ses études secondaires à Drohiczyn, il entra au séminaire de Vilnius et fut ordonné prêtre en 1939. 

Il obtint sa licence de théologie à l’université Batory et fut nommé curé à Ikaźni.

Arrêté par la Gestapo le 3 décembre 1941, il fut mis en prison à Braslav.

Avec son vicaire, Stanisław Pyrtek, et un autre prêtre, ils furent fusillés dans les bois de Borek près de Berezwecza, le 4 mars 1942.

Le jour de son exécution, il écrivit à son évêque : Je vais faire l'ultime offrande de ma vie. Dans trois heures, je serai devant le Seigneur. Je suis heureux que Dieu m'ait choisi pour lui rendre témoignage par ma mort et je l'invoque pour qu'il m'accorde grâce et force

Ses dernières paroles furent: Vive le Christ roi !

 

Tous trois furent béatifiés le 13 juin 1999 parmi les cent-huit Martyrs polonais de l’époque nazie, qu’une fête locale célèbre ensemble le 12 juin.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 00:00

Stanisław Pyrtek

1913-1942

 

Stanisław naquit le 21 mars 1913 à Bystra Podhalańska (Małopolskie, Pologne).

C’était un alpiniste chevronné. Il fit ses études secondaires à Nowy Tard, puis entra au séminaire de Vilnius.

Prêtre, il exerça à Ikazn (diocèse de Vilnius). Il fut secrètement informé que sa tête était mise à prix, mais ne voulait pas abandonner son troupeau.

Quand la police nazie vint arrêter le curé, l’abbé Stanisław intervint à Braslav pour défendre son curé. Arrêté à son tour, il fut très maltraité et sévèrement battu. Il fut ensuite emprisonné à Berezvecz.

Peu avant de mourir, il écrivit à sa famille : Je n'ai que quelques heures à vivre. Le devoir d'un prêtre est de faire ce sacrifice pour le Christ. Je meurs pour mon service de prêtre. Ne pleurez pas et ne soyez pas tristes pour ma mort. Je vous laisse ma bénédiction sacerdotale. Après trois mois de prison, je me réjouis d'être digne de souffrir et de mourir.

Il fut fusillé avec Władysław Maćkowiak et Mieczysław Bohatkiewicz dans les bois de Borek, le 4 mars 1942. Devant le peloton, les trois prêtres s’écrièrent : Vive le Christ Roi !

Les trois prêtres furent béatifiés en 1999, parmi les cent-huit Martyrs polonais de la période nazie.


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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 00:00

Mieczysław Bohatkiewicz

1904-1942

 

La Lituanie était alors un territoire polonais. Elle allait être envahie par les troupes nazies et subir l'occupation. 

Mieczysław naquit le 1er janvier 1904 à Kriukai (en polonais Krykały).

Après ses études secondaires à Nowogródek, il entra au Grand séminaire de Pinsk.

Ordonné prêtre pour le diocèse de Vilnius, en 1933, Mieczysław fut à Drohiczyn, puis Luniniec.

Au moment de la guerre il se retira d’abord chez son frère, Stanisław, prêtre également. 

Fin 1941, il devint curé de Drysa (aujourd’hui Wierchniedwinsk en Biélorussie). Il y exerça le ministère pastoral, célèbre pour ses homélies ardentes et sa grande charité envers les pauvres.

La police politique nazie vint l’arrêter en janvier 1942. Il fut d’abord emprisonné à Braslav, puis transféré dans l’hôpital de la prison, dans le «couloir de la mort». Il put encore discrètement entendre des confessions, célébrer des messes, écrire des billets pour d’autres prisonniers, en utilisant les pages de son bréviaire.

Il écrivit à son archevêque : Je vais faire le sacrifice ultime de la vie. Dans trois heures, je me tiendrai devant le Seigneur… Je suis heureux que Dieu m’ait choisi…

Il fut fusillé à Berezwecz, près de Głębokie, actuellement en Biélorussie, dans le diocèse de Minsk, le 4 mars 1942, avec deux autres prêtres.

Peu avant son exécution, il écrivit à ses parents : Ne pleurez pas, mais réjouissez-vous que votre fils ait passé son examen. Je ne vous demande qu'une prière. Je pardonne de tout mon coeur à tous mes ennemis et j’aimerais gagner le Ciel pour eux.

 

Mieczysław a été béatifié en 1999 parmi les cent-huit Polonais martyrs de l’époque nazie, qu’une fête locale commune honore le 12 juin.

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