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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 00:00

Christopher Wharton

1546 env.-1600

 

Né avant 1546 à Middleton (Yorkshire), Christopher, jeune frère de Thomas, était le fils d’Henry Wharton et d’Agnes Warcop.

Il étudia au Trinity College d’Oxford, prit ses grades en 1564 et devint Compagnon.

En 1583, on le trouve au Collège anglais de Reims, où il reçoit le sacerdoce en 1584 et où il continue des études jusqu’en 1586.

A cette date, il quitte Reims avec un collègue, Edward Burden (voir au 29 novembre).

On ne connaît pas exactement ses activités une fois revenu en Angleterre, mais le juge de son procès affirma l’avoir rencontré à Oxford après 1596.

Christopher fut arrêté en 1599 chez Madame Eleanor Hunt et tous deux furent enfermés au York Castel, où on leur imposa des sermons de teneur protestante.

Christopher et Eleanor passèrent en jugement début 1600. Le prêtre fut condamné pour haute trahison, sa protectrice (qui mourut en prison), pour crime (de catholicisme). Ils refusèrent la liberté qu’on leur proposait s’ils acceptaient de se conformer.

Le bienheureux Christopher fut exécuté à York le 28 mars 1600.

 

Il aurait été béatifié en 1987 et le Martyrologe le mentionne comme Bienheureux. Mais la Catholic Encyclopedia  le réfère seulement comme Vénérable.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 00:00

Józef Sebastian Pelczar

1842-1924

 

Józef Sebastian Pelczar naquit le 17 janvier 1842, dans la petite ville de Korczyna (Krosnoa), au pied des Carpates (Pologne). Il y passa son enfance, en grandissant dans l’atmosphère de piété propre à l’ancienne Pologne, entouré de ses parents, Wojciech et Marianna née Miesowicz. 

Il débuta sa scolarité à l’école populaire de Korczyna, et après deux années, remarquant les prédispositions exceptionnelles de l’enfant, ses parents l’envoyèrent à l’école principale de Rzeszow, puis au collège-lycée de cette ville.

Tandis qu’il était encore au collège, Józef Sebastian décida de se consacrer au service de Dieu. Nous pouvons lire dans ses mémoires : Les idéaux terrestres se fanent. Je vois l’idéal de la vie dans le sacrifice, et l’idéal du sacrifice – dans le sacerdoce

Après le collège, il fut admis au Petit séminaire puis, en 1860, commença des études de théologie au Grand séminaire de Przemysl.

Ordonné prêtre en 1864, il travailla pendant un an et demi comme vicaire à Sambor. 

Envoyé à Rome pour continuer ses études (1866-1868), il fréquenta le Collegium Romanum (l’actuelle Université Grégorienne) et l’Institut Saint-Apollinaire (l’actuelle Université du Latran). Il en retira un savoir approfondi et surtout un amour indéfectible pour l’Eglise et son chef visible, le Pape. 

Peu après son retour au pays natal, on lui confia un poste de professeur au Grand séminaire de Przemysl, puis durant vingt-deux ans à l’université Jagellone à Cracovie. En sa qualité de professeur et de doyen de la faculté de théologie, il fut unanimement considéré comme un homme cultivé, un organisateur remarquable, proche de la jeunesse. Pour lui exprimer sa reconnaissance, l’université de Cracovie l’éleva à la dignité de recteur de l’Almæ Matris (1882-1883).

Pour accomplir son idéal de prêtre et de Polonais œuvrant avec piété pour son peuple, l’abbé Pelczar, outre son activité scientifique, se dépensa sans compter en faveur de l’action sociale et caritative. Il fut membre actif de la Société Saint-Vincent de Paul, et président de la Société de l’Instruction Populaire. Durant les seize années où il occupa cette fonction, la Société créa plusieurs centaines de bibliothèques, dispensa des cours gratuits, diffusa dans le peuple plus de cent mille livres et ouvrit une école pour jeunes filles au pair. 

En 1891, l’abbé Pelczar fonda la Confrérie de Marie Immaculée Reine de Pologne. Il lui assigna une double tâche, religieuse, mais aussi sociale : apporter aide et protection aux artisans, aux pauvres, aux orphelins et aux employées de maison (avec une attention spéciale pour les malades et les chômeurs).

Discernant dans les problèmes de son époque des appels de Dieu, et pour y répondre, il fonda en 1894, à Cracovie, la Congrégation des Servantes du Sacré-Cœur de Jésus pour propager le Royaume de l’Amour du Sacré-Cœur. Il voulait que les Sœurs fussent signe et instrument de cet Amour auprès des jeunes filles, des malades et de toute personne en détresse morale et matérielle.

En 1899, il fut nommé évêque auxiliaire puis, un an plus tard, évêque du diocèse de Przemysl. Il choisit pour devise : Tout pour le Très Saint Cœur de Jésus à travers les mains immaculées de la Très Sainte Vierge Marie. Durant les vingt-cinq années de son épiscopat, il demeura un pasteur ardent, soucieux du bien des âmes qui lui étaient confiées.

Malgré sa santé précaire, Mgr Pelczar se consacra sans relâche à l’activité religieuse et sociale. Pour encourager les fidèles à réveiller en eux-mêmes l’esprit de foi, il visitait souvent les paroisses et veillait particulièrement à élever le niveau moral et intellectuel du clergé. 

Il donnait d’ailleurs lui-même l’exemple d’une profonde piété, qui s’exprimait par sa dévotion personnelle au Sacré-Cœur de Jésus et à la Mère de Dieu. Adorateur fervent du Saint-Sacrement, il encourageait les fidèles à participer à l’adoration eucharistique. Pour faciliter leur participation, il fit ouvrir les églises plus longtemps dans la journée. Grâce à ses efforts, de nouvelles églises et chapelles furent édifiées, d’autres furent restaurées. Malgré un contexte politique défavorable, il réunit trois synodes diocésains, qui donnèrent une assise juridique à ses différentes initiatives, les rendant solides et durables.

Monseigneur Pelczar, sensible aux besoins de ses fidèles, entoura d’une grande sollicitude les personnes les plus démunies de son diocèse. Parmi ses nombreuses initiatives, il faut citer des garderies pour les enfants, des cuisines populaires, des foyers pour les sans-abri, des écoles ménagères pour les jeunes filles, des études gratuites dans les séminaires pour les garçons issus de familles pauvres. Il dénonçait le sort malheureux des ouvriers et se préoccupait des problèmes causés à l’époque par l’émigration et l’alcoolisme. Dans ses lettres pastorales, publications et discours, il préconisait le respect scrupuleux des directives du pape Léon XIII, consignées dans ses encycliques sociales.

Comblé par Dieu de grands talents, il ne les gaspilla pas, mais les multiplia et les fit croître. On retiendra, pour preuve de son inlassable activité, son œuvre imposante d’écrivain, qui comprend des ouvrages théologiques, historiques, des traités de Droit Canon, des manuels et des livres de prières, ainsi que des lettres pastorales, des discours et des homélies.

L’abbé Antoni Bystrzonowski, ancien élève et remplaçant de l’abbé Pelczar comme professeur à la chaire universitaire, le jour de ses obsèques déclara à son sujet :

Le défunt évêque de Przemysl réunissait en sa personne les plus belles qualités et les plus grands talents propres à l’épiscopat. (Il a montré) un zèle pastoral inlassable, un esprit d’initiative énergique dans l’action, la lumière d’une grande science et une sainteté de vie sans doute plus grande encore, mais, par dessus-tout, il demeure l’exemple et le modèle d’un travailleur exceptionnel, accomplissant son labeur avec une ardeur toujours nouvelle

Monseigneur Pelczar mourut dans la nuit du 27 au 28 mars 1924.

 

Les reliques du bienheureux Józef Sebastian reposent dans la cathédrale de Przemysl. A Cracovie, le bienheureux Józef Sebastian est particulièrement vénéré dans l’église des Sœurs du Sacré-Cœur de Jésus, dans une chapelle qui lui est consacrée. 

Józef Sebastian a été béatifié en 1991, puis canonisé en 2003.

Le Martyrologe Romain commémore saint Józef Sebastian au 28 mars. Mais cette date coïncidant toujours avec le temps du Carême et même parfois de la Semaine Sainte, on célèbre en Pologne la fête liturgique au 19 janvier.

 

 

 

 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:00

Hanani, prophète

9e siècle avant Jésus-Christ

 

Le prophète Hanani (Ananias) intervint auprès d’Asa, roi de Juda (911-870).

Ce dernier avait fait disparaître l’idolâtrie de son royaume et, pour cela, avait reçu la bénédiction de Dieu : Il n’y eut point de guerre jusqu’à la trente-cinquième année du règne d’Asa (2Chr 15:19).

C’est alors que le roi d’Israël, Basha, marcha contre Asa. Ce dernier fit alors alliance avec son voisin de Syrie et ils repoussèrent Basha.

Ce fut l’occasion de l’intervention d’Hanani, qui vint dire au roi Asa : Parce que tu t’es appuyé sur le roi d’Aram et non sur Yahvé ton Dieu, … tu auras désormais la guerre (2Chr 16:7,9).

Cette menace déplut fort au roi, qui fit mettre le prophète aux ceps en prison (2Chr 16:10).

L’Ecriture reste discrète sur la suite des événements : on ne sait pas quelles guerres dut affronter le roi, ni si Hanani fut délivré.

On connaît encore moins les circonstances de sa mort.

Il reste que l’Eglise grecque fait mémoire de ce prophète au 27 mars, tandis qu’il n’est pas mentionné dans le Martyrologe Romain.

 

 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:00

Matthieu d’Agnetz

11e siècle

 

Ce jeune homme était d’Agnetz (Clermont, Beauvaisis), ami d’enfance de Guibert de Nogent, à qui nous devons ces renseignements.

Une fois chevalier, il resta un militaire pieux et de bonnes mœurs. Il partit en croisade. Voilà au moins un exemple de croisé qui se comporta en vrai chrétien durant sa présence en Orient.

Durant son séjour à Constantinople, Matthieu édifia l’empereur Alexis, par sa vie de prière et d’aumônes.

Matthieu fut fait prisonnier des Sarrasins, qui voulaient l’exécuter s’il ne reniait pas sa foi. Le noble chevalier demanda seulement un délai, qui lui fut accordé.

Or ce délai expirait le jour du Vendredi Saint. Matthieu expliqua alors aux Sarrasins que son intention n’était pas, lâchement, de retarder de quelques jours l’exécution, mais bien plutôt de pouvoir mourir le même jour que le Sauveur. Tuez-moi donc, dit-il, selon votre désir ; pourvu que je donne ma vie à Celui qui donna la sienne pour le salut du genre humain, peu m’importe le reste.

Il tendit alors son cou au bourreau.

Ce Martyr des Musulmans était inscrit dans l’ancien Martyrologe au 27 mars, mais n’a pas  été repris dans le nouveau.

 

 

 

 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:00

Panacea De’ Muzzi

1368-1383

 

Née en 1368 à Quarona (Piémont, Italie) de Lorenzo Muzio et Maria Gambino, Panacea perdit tôt sa mère.

Lorenzo se remaria avec Margherita, une veuve avec une petite fille. L’intention du papa était de ne pas laisser sa fille sans une présence maternelle, mais la belle-mère et sa fille devinrent vite très et trop exigeantes envers Panacea, qui fut bientôt chargée de toutes les corvées, outre qu’elle fut objet de dérision pour sa piété et ses œuvres charitables.

Un soir de printemps de l’année 1383, la jeune Panacea ne revenait pas avec les brebis. Aussitôt sa belle-mère partit à sa rencontre, et la trouva en train de prier près de l’église. Furieuse, elle gronda violemment la jeune fille et la frappa à la tête avec un bâton (ou un fuseau). Panacea s’écroula, morte.

La malheureuse femme, désespérée, se jeta dans un ravin.

Or les cloches du pays se mirent à sonner spontanément. Papa Lorenzo et le curé, avec les habitants, accoururent, mais ne réussirent pas à soulever le corps de la petite jeune fille. 

Appelé, l’évêque vint ordonner au corps de se laisser transporter : on put le soulever, mais les bœufs n’arrivaient pas à tirer le charriot. Deux génisses, en revanche, conduisirent alors, sans guide, le corps de la jeune martyre sur un champ appartenant à la famille ; le propriétaire ayant refusé de recevoir le corps de Panacea, les génisses reprirent leur trajet, toujours suivies par l’évêque, le clergé et la population. On traversa plusieurs localités avant d’arriver à Ghemme, là où était enterrée la maman de Panacea. L’arrivée de Panacea fut à nouveau saluée par le son spontané des cloches.

Le martyre de la jeune Panacea eut lieu, dit-on, le 27 mars, le dies natalis retenu dans le Martyrologe.

Les funérailles ayant eu lieu le 1er mai, la fête locale de la Bienheureuse se célèbre soit au 5 mai, soit au premier vendredi de mai.

 

Le culte de la bienheureuse Panacea se répandit largement dès le 14e siècle, et fut confirmé par l’Eglise en 1867.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:00

Pellegrino de Falerone

? - 1233

 

Pellegrino, de la noble famille des Paleroni, au diocèse de Fermo (Italie), étudiait la philosophie et le droit canon à l’université de Bologne lorsqu’en 1220, François d’Assise, revenant d’Orient, passa dans cette ville. A la suite des prédications faites par ce saint homme, sur la place publique, Pellegrino avec Rizziero (voir la veille, au 26 mars), vint se présenter pour être admis parmi les pauvres de Jésus-Christ : Pour toi, lui dit François en l’accueillant, tu serviras Dieu dans l’humble condition de frère lai, et tu t’appliqueras surtout à pratiquer l’humilité.

Pellegrino était déjà très avancé dans la connaissance des sciences sacrées et profanes ; mais sur la parole de François, il se voua à la modeste condition qui lui était assignée, assuré d’avance qu’il y trouverait la sanctification de son âme. Il fut bientôt récompensé de sa fidélité par des faveurs spirituelles, oraison sublime, cœur embrasé du divin amour. 

Le désir du martyre lui fit tourner ses regards vers l’Orient : il obtint de faire le pèlerinage de la Terre sainte, visita Jérusalem et la Judée, le livre des Évangiles à la main ; chaque endroit sanctifié par la présence du divin Rédempteur fut arrosé de ses larmes. Les Musulmans eux-mêmes se sentaient émus au spectacle de sa foi vive et de son ardente charité ; au lieu des mauvais traitements et de la mort qu’il était venu chercher, il ne rencontrait que respect et vénération.

Il revint donc en Italie, évita tout rapport avec le monde en demeurant dans les couvents les plus pauvres et les plus retirés. Il était à même de voir souvent ses parents, mais il n’en voulut point profiter : il se contentait de rares visites durant lesquelles il ne parlait aux siens que de Dieu et du salut de leurs âmes. Par cette vie humble et cachée, Pellegrino s’éleva à une très haute perfection. Au témoignage du bienheureux Bernardo de Quintavalle, l’un des plus éminents disciples de François d’Assise, Pellegrino fut un des plus parfaits religieux. Il vivait comme un voyageur et un étranger sur la terre : ses pensées, ses entretiens, ses affections étaient au ciel.

Pendant sa vie, Pellegrino se rendit célèbre par le don des miracles. Après sa mort qui eut lieu au couvent de San Severino (Septempeda) dans les Marches, de nouveaux miracles attirèrent les foules à son tombeau. Longtemps après sa mort, son corps fut retrouvé sans corruption : il fut conservé avec honneur dans l’église des conventuels. A la dernière suppression des ordres religieux, on le transféra dans la chapelle de Notre-Dame-des-Lumières, en la ville de San Severino. 

Pellegrino est principalement invoqué pour guérir les maux de dents.

Son culte fut approuvé en 1821, et le Martyrologe Romain le mentionne au 27 mars.

 

 

 

 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:00

Francesco Faà di Bruno

1825-1888

 

Francesco Virginio Secondo Maria (tels furent ses prénoms de baptême) était le douzième et dernier fils de Luigi Faà, marquis de Bruno, comte de Carentino, et de Carolina Sappa de’ Milanesi. Des sept filles et cinq garçons de cette belle famille noble, deux seront religieuses et trois prêtres. 

Francesco naquit à Alexandrie le 29 mars 1825. On remarquera qu’il est contemporain de saint Giovanni Bosco (v. 31 janvier).

La maman mourut en 1834, après avoir soigné chez elle sept ou huit malades, de la famille ou de ses domestiques ; après vingt-six années de vie commune où ils n’eurent “qu’un seul cœur et une seule âme” (cf. Ac 4:32), le papa lui promit de ne pas se remarier. 

Francesco étudie au collège des Pères Somasques, puis est admis à l’Académie Militaire de Turin. En 1846, il est lieutenant et commence une spécialisation en imprimerie ; il étudie les langues étrangères.

Il participe en 1848 à la guerre d'indépendance, comme aide de camp de Vittorio Emanuele. Il dresse une carte exacte des terrains de guerre, alors que les généraux n’en possédaient pas encore ! Grâce à cette carte, les troupes remportèrent les uniques victoires de cette campagne désastreuse. En 1849, il est capitaine d’Etat-major et, blessé à la jambe, reçoit une décoration de guerre.

Le roi Vittorio Emanuele le désire comme précepteur de mathématiques pour ses fils, et l’envoie prendre sa licence de sciences à la Sorbonne de Paris. 

Francesco publiera en particulier en 1855 son résultat le plus célèbre, la “formule de Faà di Bruno”, une formule très complexe, réservée aux spécialistes ; il rencontre Urbain Le Verrier à l’Observatoire National et en 1856, sous l’égide de Augustin Cauchy, sera reçu docteur en mathématique et astronomie. 

Dans la capitale française, il fréquente Frédéric Ozanam (v. 8 septembre). 

Il est l’ennemi déclaré de la Maçonnerie, qui lui barrera de toutes façons tout accès dans la hiérarchie, tant militaire qu’universitaire.

En 1853 il renonce à la carrière militaire, après avoir refusé une provocation à se battre en duel.

Musicien, excellent pianiste et organiste, il compose des chants qui recevront même les applaudissements de Franz Liszt. 

Il s’intéresse à la promotion sociale et spirituelle de la femme ; c’est d’abord l’Ecole de chant dominicale, où il tient l’orgue tout en dirigeant. 

A partir de 1858, il ouvre à Turin des Fours économiques pour travailleurs, comme il en avait vus à Paris, et fonde en 1859 l’Œuvre de sainte Zita (patronne des domestiques, v. 27 avril) ; c’est une véritable « ville de la femme », équipée d'écoles, d'ateliers, d'infirmeries et de pensionnats. 

Avec l’aide de saint Giovanni Bosco il fonde l’Œuvre pour la sanctification des fêtes, pour défendre les travailleurs contre le travail du dimanche. 

Puis il fonde une branche interne à l’Œuvre de sainte Zita, la “Classe des Clarines” (par référence à sainte Claire, v. 11 août), où seront assistées à vie des femmes diminuées physiquement, mais qui travailleront au service de l’Œuvre. Elles assureront entre autres la blanchisserie ultramoderne dont bénéficieront l’Académie Militaire, la Mairie, les Chemins de fer…

C’est ensuite le tour de l’Infirmerie Saint Joseph, pour femmes pauvres malades et convalescentes. En 1862, c’est le Pensionnat-hospice pour femmes âgées et invalides, puis un Pensionnat pour les prêtres âgés et malades. En 1863, il crée une Bibliothèque tournante, pour diffuser de bons livres, y compris en langues étrangères. En 1864, il fonde la Classe des Jeunes Ouvrières, pour la formation des jeunes filles pauvres ; en 1866, celle des “Élèves Maîtresses et Institutrices” pour former des maîtresses d’école primaire. 

En 1868, commence l’édification de l’église “Notre Dame du Suffrage”, pour soutenir son Œuvre et faire prier pour les âmes du purgatoire, trop oubliées. Étonnante construction qui repose sur un socle de cinq mètres seulement, et s’élève à quatre-vingt mètres de hauteur, l’équivalent d’un immeuble de vingt-cinq étages. L’ensemble est surmonté d’une magnifique statue de saint Michel Archange de cinq mètres de haut en bronze. Prouesse technique qui reste encore maintenant en parfait état. Selon Francesco cette église devait donc alimenter la vie spirituelle de toute son œuvre, rappeler à tous l’annonce du jugement final, mais aussi indiquer l’heure à tout le quartier pauvre de l’endroit, outre que montrer la possibilité pour un croyant de se servir du progrès technique à des fins chrétiennes.

Enfin, couronnement de tout ce travail ingénieux, c’est la fondation d’une Congrégation de religieuses qui devront “prier, agir, souffrir”, avec cinq heures de prière quotidienne. La première supérieure en sera Giovanna Gonella, qui travaillera avec lui en parfait unisson, et saura le remplacer efficacement,  particulièrement lorsqu’il devra s’absenter à Rome.

En 1871, on le nomme “professeur titulaire” d’analyse mathématique et de géométrie, mais il ne sera jamais professeur “ordinaire” ; tout juste sera-t-il professeur “extraordinaire” en 1876, avec le salaire le plus bas de l’échelle.

En 1872, il publie un petit Essai sur l’Eucharistie, où il essaie de rendre accessible le Mystère eucharistique à la mentalité rationaliste du temps.

En 1874, il acquiert le périodique “Le Cœur de Marie”, qu’il dirige et pour lequel il rédige des articles religieux. Il ouvre une imprimerie moderne, où ne travaillent que des femmes. Nouveauté “scandaleuse” pour l’époque ! 

C’est en 1875, à cinquante ans, qu’il se décide à embrasser le sacerdoce. Il se forme à Rome, où il est ordonné prêtre. L’église du Suffrage est consacrée le 1er novembre, mais l’abbé Francesco, qui l’a fait construire sur ses propres deniers, n’assiste pas à la cérémonie : c’est qu’un différend est apparu entre lui et l’évêque de Turin, qui ne s’aplanira que quelques mois plus tard. Nouvelle expérience d’humilité, sereinement acceptée par l’intéressé.

L’abbé Francesco n’a pas fini de montrer son zèle apostolique en faveur des femmes : il ouvre une “Maison de Préservation” pour les filles-mères en 1877, acquiert en 1881 un petit château dans une zone parmi les plus pauvres du Piémont, pour y former de futures maîtresses d’école et y ouvrir une école.

Le 27 mars 1888, deux jours avant d’accomplir ses soixante-trois ans, il s’éteint, victime d’une infection intestinale. Il avait prédit que son ministère n’aurait duré “guère plus de dix ans”. Magnanime durant sa vie, il le fut aussi après sa mort, en faisant donation à l’ingrate Université de Turin de sa bibliothèque personnelle, une des plus riches d’Italie.

 

Francesco Faà di Bruno sera béatifié en 1988, et inscrit au Martyrologe le 27 mars.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 00:00

Rizziero de Muccia

? - 1236

 

Rizziero naquit à Muccia, diocèse de Camerino (Italie), d’une famille fortunée qui l’envoya étudier à l’université de Bologne. 

François d’Assise, qui rentrait d’Orient, s’arrêta dans cette ville, et y prêcha le jour de l’Assomption devant une affluence considérable. Rizziero se trouvait au milieu de la foule avec un autre étudiant nommé Pellegrino (voir au 27 mars) : tous deux furent vivement touchés de la grâce et résolurent de renoncer à tous les avantages que pouvaient leur offrir dans le monde leur naissance et leur éducation. Sans plus tarder, ils allèrent demander à François de les admettre au nombre de ses disciples : le saint homme était divinement éclairé sur leur vocation et leur aptitude. A Rizziero, il dit : Tu seras prêtre, tu exerceras l’apostolat, tu serviras Dieu et tes frères dans les charges de l’Ordre.

Ce fidèle disciple, admis dans la familiarité de François, devint en peu de temps un religieux d’une rare prudence et d’une vertu consommée. Ministre provincial dans la Marche, il s’appliqua à maintenir les religieux dans la parfaite observance de la règle, surtout en ce qui concerne la sainte pauvreté. Plein de tendresse et de charité pour les autres, il était sévère pour lui-même ; après plusieurs années de pénitence, il veillait toujours sur son âme pour ne pas s’exposer au danger. Dieu se plut à éprouver sa vertu ; la tentation fondit sur cette âme comme la tempête ; la plus cruelle de ses angoisses spirituelles fut la pensée que son bienheureux Père François avait prévu sa damnation éternelle, et, en conséquence de cette prévision, ne l’aimait plus et ne priait plus pour lui. Vainement il eut recours aux jeûnes, aux macérations, aux larmes, à la prière ; la tentation en devenait de jour en jour plus violente. Le Seigneur cependant veillait sur lui et préparait le remède à ses maux.

Un jour, Rizziero se leva et se dit à lui-même : J’irai trouver mon Père, s’il me reçoit avec sa tendresse et sa bonté ordinaires, j’aurai l’espoir que Dieu me sera propice. Il partit donc d’Ancône et se dirigea vers Assise, où François se trouvait dans le palais épiscopal, atteint de la maladie dont il mourut. Dieu avait révélé à son serviteur l’amer chagrin de Rizzier et la cause de son voyage. Appelant sur-le-champ deux de ses plus illustres disciples, Masseo et Leone, François leur dit : Allez au-devant de frère Rizziero qui vient ici me voir, parlez-lui avec beaucoup de tendresse, et dites-lui que de tous les frères qui sont au monde, il est un de ceux que j’aime le plus. 

Quand il entendit ces paroles, Rizzier se sentit transporté comme de l’enfer au ciel, le calme se fit dans son âme, il se hâta d’arriver auprès de François. Celui-ci, oubliant son propre mal, se leva de sa couche, vint au-devant de Rizzier, répéta les paroles qu’il lui avait envoyé dire et ajouta : Mon fils bien-aimé, Dieu a permis cette tentation pour augmenter tes mérites, mais si elle t’est un fardeau trop pesant, sois-en délivré. Aussitôt la tentation disparut entièrement et ne revint plus.

Pénétré de reconnaissance, Rizziero obtint du Séraphique Père la permission de rester auprès de lui pendant sa maladie. Il l’interrogea sur la manière d’observer fidèlement la règle et voulut connaître sa pensée tout entière sur la pauvreté : Un vrai frère mineur, répondit François, ne doit rien avoir à sa disposition en dehors de ce que la règle lui accorde pour se vêtir. Il reçut la dernière bénédiction et les derniers avis de François à ses enfants, et, après les funérailles, retourna à son couvent plus animé que jamais du zèle de sa perfection.

Rizziero vécut dix années encore, rendu célèbre par ses vertus et ses miracles. 

Il termina ses jours à Muccia, sa patrie, dans un ermitage, près d’une petite église dédiée à l’apôtre saint Jacques. C’est dans cette église que depuis plus de six siècles repose son corps.

Son culte immémorial a été approuvé en 1838, et le Martyrologe Romain le mentionne au 26 mars, bien que, selon toute probabilité, il soit mort un 7 février.

La bibliothèque Vaticane possède un manuscrit de deux pages contenant une exhortation du bienheureux Rizziero :

 

Quiconque veut parvenir à la connaissance de la paix par un chemin rapide et direct, et posséder pleinement cette paix dans son âme, doit d’abord se dépouiller de l’amour de toute créature et de soi-même, ensuite s’abandonner entièrement à Dieu, sans se réserver pas même le temps, dont on se doit plus disposer selon son propres attrait, mais toujours selon l’appel de Dieu et sa sainte vocation.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 00:00

Maddalena Caterina Morano

1847-1908

 

Maddalena Caterina Morano est née en 1847 dans une famille nombreuse de Chieri, près de Turin. Elle est la sixième des huit enfants ; à 8 ans, elle a déjà perdu ses cinq frères aînés et son père. La même année, elle commence l'apprentissage de couturière. Deux ans après, elle est attirée par l'enseignement, et sera aidée par son oncle prêtre.

Elle vient à  Buttigliera d'Asti et continue d'étudier pour sa propre instruction. Elle reçoit en 1866 son diplôme d'institutrice en école primaire. Elle parfait ses connaissances de la doctrine chrétienne, en même temps que s'intensifie son désir de sanctification. Des difficulté familiales la font remettre son entrée en religion. Elle travaille pendant douze années encore à l'école de Montaldo et enseigne le catéchisme dans la paroisse, inaugurant une école maternelle en collaboration avec le curé du lieu. Sa vocation pour la vie religieuse mûrit.

En 1878, ayant mis de côté assez d'économies pour les besoins futurs de sa mère, et après un échec de vie chez les Filles de la Charité et chez les Dominicaines, elle entre chez les Filles de Marie Auxiliatrice, fondées six ans plus tôt par saint Giovanni Bosco (v. 31 janvier). 

Elle est une religieuse modèle, et après un bref mais intense noviciat elle prononce ses premiers vœux. Elle demande au Seigneur la grâce de rester en vie jusqu’à ce qu’elle ait complété la mesure de la sainteté, et fait sa profession religieuse en 1879. 

Son expérience lui vaut d'être vite chargée de hautes responsabilités. En 1881, avec la bénédiction de Don Bosco, appelée par l'évêque de Catane, elle est envoyée à Trecastagni (diocèse de Catane), en Sicile, chargée d'un établissement pour femmes, auquel elle donne une nouvelle orientation, inspirée par les principes Salésiens. Quatre ans après elle revient à Turin et repartira, définitivement cette fois-ci, pour la Sicile, qui sera sa patrie de coeur.

En vingt-six ans, la Mère Morano fondera dix-neuf maisons, douze oratoires, six écoles, cinq écoles maternelles, quatre patronages et trois écoles de religion, sans parler de la formation de nouvelles religieuses. 

Son véritable amour, cependant, sont les cours de catéchisme, depuis qu'elle est convaincue que la formation de la conscience chrétienne est le fondement de la maturité personnelle et de toute amélioration sociale. Elle coordonne l'instruction catéchétique dans dix-huit églises de Catane et forme les catéchistes laïcs et religieux à apporter le message chrétien aux garçons et aux filles indigents.

Nommée provinciale, elle se charge aussi de la formation des nouvelles et nombreuses vocations, attirées par son zèle et par le climat communautaire qui se crée autour d’elle. Son apostolat multiple est apprécié et encouragé par les Évêques. Elle passe ainsi un quart de siècle en Sicile. Mère attentive, elle vit fidèlement le charisme de Mère Maria Mazzarello, co-fondatrice de l’Institut (v. 14 mai). 

Minée par une tumeur, elle meurt à Catane à l'âge de 61 ans le 26 mars 1908, ayant toujours cherché à ne jamais mettre d’obstacle à l'action de la Grâce en cédant à l'égoïsme personnel.

Elle est béatifiée en 1994, et inscrite au Martyrologe le 26 mars. 

 

 

 

 

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 00:00

Omeljan Kovc

1884-1944

 

Né le 20 août 1884 à Kosmach (Kosiv, Ukraine occidentale), Omeljan était fils d’un prêtre gréco-catholique : dans cette Eglise de rite oriental en effet, les futurs diacres peuvent choisir entre le mariage et le célibat. Omeljan se mariera à son tour et aura six enfants.

Il fit des études de théologie, à Lviv puis à l’Université Urbaniana de Rome, où il résidait au Collège Ukrainien (collège des Saints Serge et Bacchus).

Ordonné prêtre en 1911, il exerça le ministère sacerdotal dans des paroisses de Galicie, puis se porta volontaire pour la Yougoslavie (actuelle Bosnie), auprès des Ukrainiens émigrés.

En 1919, il est aumônier des soldats ukrainiens au cours de la lutte contre les troupes bolcheviques.

En 1922, il est curé à Peremyschlyany (Lviv), une paroisse majoritairement habitée par des Juifs. Omeljan y organisa des congrès eucharistiques, des pèlerinages, des activités avec les jeunes (scouts en particulier), accueillant chez lui les enfants pauvres et les orphelins. Sa maison fut appelée la maison où les anges volent sur le toit.

Arrêté par les communistes en 1941, il fut d’abord libéré par l’armée allemande.

Mais quand les nazis envahirent le pays et commencèrent à persécuter les Juifs, le père Omeljan entreprit, au péril de sa vie, de baptiser beaucoup de Juifs, pour les faire échapper aux rafles.

Il fut arrêté en décembre 1942 et jeté en prison à Lviv. Malgré les efforts du métropolite (évêque), le père Omeljan fut ensuite déporté en août 1943 dans le camp de concentration de Majdanek (Pologne).

Même là, le père Omeljan continua à célébrer et à confesser. Voici un extrait d’une lettre qu’il envoya à ses enfants : 

Le ciel mis à part, c’est ici le seul endroit où je veuille me trouver. Ici, nous sommes tous égaux, Polonais, Juifs, Ukrainiens, Russes, Lettons, Estoniens. J’y suis le seul prêtre. Lorsque je célèbre la Liturgie, ils prient tous. Chacun dans sa langue. Mais est-ce que Dieu ne comprend pas toutes les langues ? Ici, je vois Dieu, ce Dieu qui est le même pour tous, malgré les différences de religions qu’il y a entre nous.

Ayant su qu’on cherchait à obtenir sa libération, il écrivait encore : 

Hier, cinquante prisonniers ont été exécutés. Si je n’étais pas ici, qui les aiderait à passer ce moment-là ? Que pourrais-je demander de plus au Seigneur ? Ne vous inquiétez pas pour moi. Réjouissez-vous ensemble, avec moi.

Rempli de charité sacerdotale, il écrivait encore : 

Priez pour ceux qui ont construit ce camp et ce système. Eux, ils n’ont besoin que de prières… Seigneur, pitié pour eux.

D’après les documents du camp, le père Omeljan mourut gazé dans ce camp, le 25 mars 1944.

Il a été béatifié en 2001, parmi vingt-sept Martyrs Ukrainiens victimes de la persécution nazie et dont la fête locale commune est au 27 juin.

Le bienheureux Omeljan a été désigné comme Juste par le Conseil juif d’Ukraine.

Son dies natalis est au 25 mars.

 

 

 

 

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