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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 23:00

Władysław Demski

1884-1940

 

Né le 5 août 1884 à Straszewo (Prusse orientale, Pologne), il était le fils de Francis et de Rozalia Kamrowska, des agriculteurs. Il avait deux frères, Agaton et Bolesław.

Après ses études il entra au séminaire de Braniewo (1906-1910) et fut ordonné prêtre en 1910.

Ses postes successifs le portèrent à Sząbruku Barczewo, Biskupcu, Powiśle. Il se montra ardent défenseur des traditions et des droits des Polonais.

En 1920 il fut co-fondateur de l’Union des Polonais en Prusse orientale, et vice-président de l’Association de l’Ecole polonaise catholique dans la région de la Vistule.

Nommé aumônier pour l’hôpital militaire de Königsberg, il soutint des associations culturelles «indépendantes», mais les autorités allemandes l’obligèrent à quitter la Vistule en 1922.

Installé à Inowrocław comme préfet de l’Ecole Kasprowicz, il fit des études de philosophie et de philologie à l’université de Poznan : après avoir passé l’examen, il fut admis à enseigner le grec et le latin à temps plein. On le disait sévère, mais très intéressant.

Arrêté par les autorités allemandes le 2 novembre 1939, il fut mis en prison à Inowrocław, puis envoyé au camp de concentration de Stutthof en février 1940, d’où il fut transféré à celui de Sachsenhausen le 10 avril suivant ; il fut au bloc 20 avec le numéro 9103.

Il y reçut de mauvais traitements, on lui versa de l’eau froide, son corps fut tout gonflé et couvert de plaies. 

Lors d’un changement de vêtements, son chapelet tomba à terre. Le surveillant cria au «gros curé» de le piétiner, il refusa. Le surveillant l’envoya dans la boue et ordonna à l’abbé Demski d’aller l’embrasser, avec force insultes et moqueries. L’abbé Demski se pencha pour baiser le chapelet de ses lèvres : à ce moment-là, il reçut une rossée de coups de bâtons sur la tête, le dos et les reins.

S’étant relevé avec peine, l’abbé revint au bloc en s’appuyant au bras d’un camarade, disant simplement : Il faut tout supporter, sans se plaindre.

Malgré ses souffrances et la fièvre, on s’en prit encore à lui le lendemain. A l’appel, il s’appuyait au bras d’un autre prêtre qui, ayant survécu, put témoigner. Mais lui, ne pouvant rester sur ses jambes, s’écroula. Les témoins affirmèrent qu’il était tombé comme un Martyr des premiers siècles.

C’était le 28 mai 1940.

Władisław Demski a été béatifié en 1999, parmi les cent-huit Martyrs polonais de l’époque nazie.

 

Il a été choisi comme patron de l’école primaire de Straszewie et des écoles catholiques de Inowrocław.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 23:00

Antoni Julian Nowowiejski

1858-1941

 

Né le 11 février 1858 (le jour de l’apparition mariale à Lourdes), à Lubienia (Opatów, Pologne), Antoni Julian étudia à Płock et à Saint Petersbourg, avant de recevoir l’ordination sacerdotale en 1881.

Il fut professeur et recteur au séminaire de Płock, chanoine à la cathédrale et vicaire général.

En 1908, il fut nommé et consacré évêque de Płock.

Parmi ses initiatives, fut la création du petit séminaire. Pendant la Première guerre mondiale, il eut l’initiative de mesures charitables diverses.

Deux synodes diocésains (1927 et 1938) et un congrès de l’Action Catholique relancèrent la réforme spirituelle du diocèse.

Des ouvrages historiques (sur l’histoire de Płock) lui valurent le titre de docteur honoris causa de l’université de Varsovie. Un ouvrage sur la liturgie en paroisse fut un texte de base qui eut jusqu’à sept rééditions.

Dès le début de la Deuxième guerre mondiale, l’administration nazie voulait éliminer l’intelligentsia polonaise : Mgr Nowowiejski et Mgr Wetmański furent arrêtés en 1940, et mis en prison à Słuck et Działdowo.

On lui offrit une opportunité de fuir, qu’il refusa, préférant rester dans son pays, près de son troupeau.

Il fut battu impitoyablement et en mourut dans le camp de Działdowo, le 28 mai 1941, à quatre-vingt trois ans.

 

Mgr Nowowiejski a été béatifié parmi les cent-huit Martyrs polonais de la répression nazie, en 1999.


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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 23:00

Phaolô Hạnh

1826-1859

 

Phaolô (Paul) était né vers 1826 à Chợ Quán (Gia Định, Vietnam), et avait reçu le baptême.

Mais - Dieu le permettant pour sa plus grande gloire - Phaolô oublia le bon chemin et s’enlisa dans la boue de la délinquance, devenant chef d’une bande de voleurs.

La grâce travailla son cœur et il se repentit pour ne plus jamais dévier de sa route.

Arrêté en 1859, il fut interrogé, torturé, accusé d’avoir servi de guide aux Français pour prendre le fort de Cai-Mai ; il nia absolument : Jamais je n’ai servi de guide aux barbares d’Occident, jamais je n’ai eu de relations avec eux !

L’accusation tombait de soi, car il n’y avait aucune preuve. En revanche, le mandarin demanda à Phaolô s’il était chrétien et disposé à apostasier. Il trouva un roc : Phaolô persévéra inébranlable dans sa foi.

Il subit le supplice des verges, puis celui des tenailles froides ; le lendemain, celui des tenailles rougies au feu, et, comme la question n’avait aucun résultat, on fit étendre les jambes du patient sur une enclume et les bourreaux les frappèrent au marteau ; ce qui restait du pauvre Martyr n’avait plus qu’à être décapité.

C’était le 28 mai 1859, à Saigon (qu’on appelle aujourd’hui Ho-Chi-Minh-Ville). 

 

Phaolô Hạnh fut rangé au nombre des Martyrs vietnamiens, canonisés en 1988 et fêtés ensemble le 24 novembre.


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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 23:00

Yi Barbara

1824-1839

 

Née à Ch’ŏngp’a (Seoul, Corée), Barbara perdit encore petite ses parents et vécut chez ses deux tantes, Magdalena Yi Yŏng-hŭi et Yi Chŏng-hŭi Barbara, elles aussi martyrisées peu après, les 20 juillet et 3 septembre 1839, et canonisées.

On peut dire qu’elle ne vécut sur terre que pour Dieu.

Arrêtée par la police, elle fut durement torturée.

Conduite devant la Haute Cour, elle fut pressée par le juge d’apostasier, et de nouveau torturée. Mais le juge, la trouvant trop jeune, la renvoya à la police.

On la mit en prison, où elle se trouva dans la même cellule que trois autres garçons : tous quatre s’encouragèrent les uns les autres.

Comme l’autre Barbara (Kim), qui mourut le même jour, Barbara attrapa la fièvre typhoïde, qui sévissait dans ces cellules sans aucune hygiène.

Après une semaine de souffrances, Barbara acheva cette vie terrestre pour rejoindre l’Epoux divin.

C’était le 27 mai 1839. Elle n’avait que quinze ans.

Barbara Yi fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, tout comme Barbara Kim et ses chères tantes Magdalena et Barbara Yi.

Les Martyrs coréens sont fêtés tous ensemble le 20 septembre.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 23:00

Kim Barbara

(Gim Bareubara)

1804-1839

 

Barbara était servante dans une famille coréenne catholique.

Elle voulait conserver sa virginité

Un jour son père vint la voir et lui dit qu’il fallait se marier. Il disait qu’il lui avait trouvé un bon compagnon, catholique. En réalité, son père la trompait ; il se refusait simplement à voir sa fille rester vierge.

Barbara accepta ce mariage, et découvrit bien vite que son mari était un païen convaincu. Elle essaya de l’amener au Christ, en vain. Elle eut plusieurs d’enfants, dont une seule fille fut croyante.

Après la mort de son mari, Barbara fut baptisée par les missionnaires, qui venaient d’arriver en Corée. A partir de ce moment-là, Barbara fut une fervente catholique.

Arrêtée en mars ou avril 1839, avec toute la famille à laquelle appartenait la maison où elle habitait, elle refusa d’apostasier et de donner des noms d’autres Catholiques.

Elle fut torturée, frappée jusqu’à ce que ses os fussent brisés, mais elle proclama sa foi jusqu’à la fin.

Elle mourut en prison, victime de la typhoïde qui sévissait dans les geôles de la prison, à cause des très mauvaises conditions hygiéniques où se trouvaient les prisonniers.

C’était le 27 mai 1839. Elle n’avait que trente-cinq ans.

Kim Barbara fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1984.

Les Martyrs coréens sont fêtés ensemble le 20 septembre.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 23:00

Antanansio Bazzekuketta

1866-1886

 

Antanansio (Athanase), ce jeune homme de vingt ans environ fut martyrisé pour sa foi en Ouganda, le 27 mai 1886, et fut canonisé en 1964.

 

Se reporter à la notice Ouganda (Martyrs de l’)

 

 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 23:00

Gonzaga Gonza

1862-1886

 

Gonzaga (Gonzague), ce jeune homme de vingt-quatre ans environ fut martyrisé pour sa foi en Ouganda, le 27 mai 1886, et fut canonisé en 1964.

 

 

Se reporter à la notice Ouganda (Martyrs de l’)

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 23:00

Yosep Chang Sŏng-jip

1785-1839

 

Joseph était né dans une famille païenne de Séoul.

Il était pharmacien. 

Il se maria deux fois, mais ses deux épouses moururent rapidement. Vers trente ans, il commença à étudier la foi catholique.

Joseph avait une difficulté pour croire en l’Incarnation du Verbe et en sa naissance virginale : il ne pouvait se résoudre à croire que Dieu s’était humilié au point de devenir un homme comme nous, uniquement par amour pour l’humanité.

Découragé par ce problème, il abandonna l’étude du catéchisme pendant quelque temps et chercha à se faire de l’argent. Mais un de ses amis le persuada de revenir à Dieu et Joseph se repentit de son éloignement.

Il se livra à la prière, à la méditation, à la lecture de l’Ecriture ; il évitait de rencontrer les amis et vivait dans une grande solitude.

Ses amis lui demandaient pourquoi il ne travaillait plus ; il répondait qu’il préférait souffrir la faim et le froid par amour pour Dieu et pour obtenir le bonheur éternel, plutôt que de conserver la santé de cette terre.

Il reçut le baptême et la confirmation le même jour en avril 1838. 

Quand il entendit parler des martyrs, il en fut si ému qu’il voulut se rendre volontairement à la police pour partager leur sort, mais son beau-père l’empêcha.

Il fut tout de même arrêté le 18 mai 1839. Des voisins, des amis et les policiers eux-mêmes le pressaient de renier sa foi. Au contraire, il leur rappela la doctrine catholique, selon laquelle chacun doit aimer Dieu, créateur de toutes choses sur terre, qui recevra au ciel tous les hommes bons, et repoussera en enfer tous les mauvais.

Finalement, le chef de la police l’envoya à la Haute Cour. Comme on ne l’interrogeait pas tout de suite, Joseph demanda pourquoi on le laissait tout seul, sans l’interroger et sans le torturer. On le prit pour un fou et on l’envoya en prison. 

Pressé par le chef de police de renier sa foi, il refusa et fut sévèrement battu : il reçut au moins vingt coups de konjang, ce gourdin en chêne, long 1,5 mètre, large 15 cm, épais 5 cm, avec un long manche. Une dizaine de coups seulement de ce gourdin sur le postérieur du supplicié, couché sur le ventre, fait jaillir le sang et met la chair en lambeaux.

Puis il fut renvoyé en prison à Séoul.

C’est là qu’il mourut quelques jours plus tard, le 26 mai 1839. 

Joseph Chang Sŏng-jip fut béatifié en 1925 et canonisé en 1984.

 

Saint Antonius Kim Sŏng-u (martyrisé le 29 avril 1841 et canonisé avec lui) serait son frère, d’après certains.

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 23:00

Matthêô Nguyễn Văn Đắc (Phượng)

1808-1861

 

Matthêô (Matthieu) était né vers 1808 à Kẻ Lái (Quảng Bình, Vietnam).

Il fut orphelin vers douze ans. Marié, il eut huit enfants. 

Il devint catéchiste. Une de ses filles fut religieuse, des Amantes de la Croix.

Ayant hébergé le père Gioan Đoàn Trinh Hoan, il fut brutalement battu. Il reçut d’abord quarante coups de fouet, mais il garda le silence. Interrogé et battu à plusieurs reprises, il supporta ces horribles tortures patiemment. 

Pendant les cinq mois de sa captivité, il donnait souvent ses maigres repas à d’autres prisonniers. Il fut condamné à mort avec le père Gioan, mais étant dans une cellule isolée, jusqu’au dernier moment il ne savait pas quel jour devait avoir lieu son exécution.

Avant de mourir, il recommanda à ses enfants : 

J’accepte volontiers mon sort ; mais vous, aimez-vous les uns les autres ; vivez en bonne intelligence ; aidez-vous spirituellement et matériellement ; et quels que soient les malheurs qui vous accablent, ne vous laissez jamais aller par faiblesse à renier Dieu.

Il fut décapité près de Đồng Hới (Quảng Bình, Vietnam), le 26 mai 1861.

 

Il a été canonisé en 1988, parmi les cent-dix-sept Martyrs du Vietnam, dont la fête commune est au 24 novembre.


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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 23:00

Gioan Đoàn Trinh Hoan

1798-1861

 

Gioan (Jean) était né vers 1798 à Kim Long (Thùa Thiên, Vietnam), dans une famille déjà chrétienne, qui comptait plusieurs prêtres et plusieurs martyrs. Le père de Gioan s’appelait Batolomeo. La sœur de Gioan, Elizabeth, était religieuse.

Il entra au séminaire ouvert par les missionnaires des Missions Etrangères de Paris, et fut ordonné prêtre à Saigon en 1836.

Pendant un quart de siècle, le père Gioan fut très actif, inspirant l’enthousiasme tout en restant prudent.

Il devait constamment changer d’habitation et vécut peut-être plus souvent dans sa barque que sur la terre ferme.

Il s’efforçait de former consciencieusement les catéchistes et suscita beaucoup de vocations sacerdotales.

Au début de 1861, il vint à Quảng Bình pour célébrer la fête de l’Epiphanie, après avoir entendu les confessions des fidèles.

Dans la soirée parvinrent des bruits de soldats qui se rapprochaient. Tous se dispersèrent et le père Gioan se cacha derrière un tas de bois ; un soldat l’aperçut.

Devant le tribunal, le père Gioan fut brutalement battu, on lui appliqua un fer rouge sur la cuisse, on voulut le faire piétiner la croix, révéler des noms et apostasier, mais rien n’y fit. Il fut condamné à mort, tandis que les autres Chrétiens étaient condamnés à l’exil.

Pendant les cinq mois de sa captivité, le père Gioan ne cessa d’assister les Chrétiens, confessant, bénissant, encourageant. On put aussi lui porter l’Eucharistie, qu’il reçut en Viatique.

Quand on annonça au père Gioan la date de son martyre, il dit : 

Tout est consommé. Je rends grâces à Dieu de ce qu’il m’a fait connaître l’heure où je verserai mon sang pour sa gloire.

La veille de son martyre, le père Gioan visita encore une fois les prisonniers, leur recommandant de rester fidèles et de prier pour lui.

Le matin, il s’entretint encore tranquillement avec son père, jusqu’au moment où le gardien vint le chercher. Il se leva, portant sa lourde chaîne.

On donna lecture du verdict : le père Hoan était coupable d’être un prêtre catholique, d’avoir séduit les gens, d’avoir violé le droit de l’Etat ; il devait être décapité immédiatement.

Au soldat qui lui enlevait la chemise et voulait aussi lui retirer le scapulaire de la Vierge Marie, il dit : Non, c’est l’image de ma Mère.

On voulut l’attacher à une colonne ; il s’agenouilla de lui-même et assura qu’il ne bougerait pas. Il demanda quelques instants pour prier.

Le soldat dut s’y prendre à trois fois pour le décapiter.

Le martyre eut lieu près de Đồng Hới (Quảng Bình, Vietnam), le 26 mai 1861.

 

Le père Gioan a été béatifié en 1909, et canonisé en 1988, parmi les cent-dix-sept Martyrs du Vietnam, dont la fête commune est au 24 novembre.


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