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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 23:00

Francis Page

1577 ? -1602

 

Né à Anvers (Belgique), il était d’une famille protestante anglaise de Harrow-on-the-Hill (Middlesex, Londres), et donc probablement parent d’Antony Page, prêtre martyrisé en 1593, également un 20 avril.

Il vint à Londres pour se former dans le Droit, et tomba amoureux de la fille d’un avocat catholique, chez lequel il travaillait. Mais cette jeune fille n’acceptait de se marier que s’il devenait catholique à son tour.

Il rencontra le confesseur de son camarade de chambrée, un père jésuite du nom de John Gerald, et étudia la religion catholique. Mais plus il l’étudiait, plus il se sentait appelé au sacerdoce. Au désespoir de sa fiançée, mais suivant l’appel de Dieu, il renonça au mariage.

Quand le père Gerald fut arrêté, Francis passait chaque jour à la prison pour entrevoir le prêtre et en recevoir la bénédiction. Il finit par être remarqué et arrêté quelque temps.

Relâché, réconcilié dans l’Eglise catholique, il passa en France où il fut formé au Collège Anglais de Reims. Puis il fut ordonné prêtre à Douai en 1600.

Passé en Angleterre, il échappa de justesse à une première arrestation lorsque, sur le point de célébrer la messe, des «chasseurs de prêtres» firent irruption dans la maison. Il eut juste le temps de retirer les habits liturgiques, de cacher les objets du culte et de se mêler aux personnes présentes, venues pour prier. La maîtresse de maison l’aida à s’enfuir, mais fut elle-même arrêtée et plus tard exécutée pour avoir abrité un prêtre (il s’agit de Anne Line, v. 27 février).

Francis fut finalement arrêté à son tour l’année suivante. En prison, il fut admis dans l’Ordre des Jésuites.

Condamné à mort pour le délit d’être prêtre, il subit le martyre avec ses confrères Robert Watkinson et Thomas Tichborne, par pendaison à Tyburn le 20 avril 1602.

Lui et Robert furent été béatifiés en 1929, Thomas à son tour en 1987.

 
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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 23:00

Antony Page

1563 ? -1593

 

Ordonné prêtre à vingt ans, en 1591, Antony (Anthony) ne peut être né en 1571. Au moins quelques années plus tôt, certains donnent 1563.

De bonne famille, il était né à Harrow-on-the-Hill (Middlesex, Londres).

Il étudia à Oxford, comme «scholaris Mri-Wodson» (élève du maître Wodson), puis passa à Douai, au Collège Anglais, en 1584. 

Après avoir reçu les ordres mineurs (1585), il reçut le diaconat à Douai en 1590, et le sacerdoce à Reims en 1591.

Un témoin contemporain le décrit comme un homme d’une admirable humilité, d’une modestie et d’une pureté virginales, d’une érudition et d’une piété hors du commun, et ayant fait l’unanimité autour de sa singulière candeur d’esprit et de la douceur de son comportement. 

Il revint très vite en Angleterre pour assister les Catholiques durant la persécution d’Elizabeth I.

Arrêté, jugé coupable du crime d’être prêtre, il fut exécuté à York en avril 1593, le 20 ou le 30 avril. Le Martyrologe le mentionne le 20 avril.

 

Il a été béatifié en 1987.


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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 23:00

Dina Bosatta

1858-1887

 

Née le 27 mai 1858 à Pianello del Lario (Côme, Italie N) de Alessandro Bosatta (un producteur de soie) et de Rosa Mazzucchi, Dina était la sœur de Marcellina Bosatta. Elle avait aussi un frère.

Elle fut très vite orpheline de son père, qui mourut d’un infarctus à quarante-sept ans, en 1861. La Maman confia la soierie à son fils aîné, et la petite Dina à sa grande sœur, qui avait quinze ans. 

Dina reçut la Confirmation en 1868, et la Première communion l’année suivante.

Dina dut d’abord se contenter de l’enseignement que donnait le brave curé de Pianello chaque dimanche après-midi ; en contre-partie, elle lui rendait des services à la cuisine et à la sacristie.

Puis elle fut confiée aux Filles de la Charité (Canossiennes) de Gravedona Lario. Elle pensait entrer en religion chez elles, et commença le noviciat à Côme. Mais Dina, qui avait une faible constitution, se montrait trop introvertie, trop refermée sur elle-même et semblait plutôt destinée à une vie plus contemplative. Elle revint dans son pays, assez découragée.

Elle se lia, avec sa sœur Marcellina, à l’œuvre fondée par leur curé pour assister les vieillards et l’enfance abandonnée, l’hospice du Sacré-Cœur. Marcellina l’aida à dépasser son «blocage» et Dina put s’occuper avec fruits de l’instruction des petites filles. Elle y montra un zèle admirable pendant sept années.

A la mort de ce bon prêtre, arriva en 1881 don Luigi Guanella (v. 24 octobre), qui donna un nouvel élan à l’œuvre : les pieuses femmes qui y travaillaient purent se consacrer, et Dina prit le nom de Chiara (Claire). Elle qui était si timide, fut chargée de la formation spirituelle des autres Sœurs et, comme telle, considérée comme co-fondatrice des Filles de Marie de la Providence, dont la devise était In omnibus caritas, en toutes choses l’amour du prochain.

Chiara n’était pas seulement maîtresse des novices : elle fut active à la paroisse auprès des enfants et des jeunes, et auprès des malades. Entre 1881 et 1882, elle rejoignit les Sœurs canossiennes de Gravedona, où elle pensait suivre une formation pour le diplôme d’enseignante de premier degré, qui était alors obligatoire. Mais le ministre de la culture retira cette obligation et Chiara resta dans cet hospice jusqu’en juillet, avant de revenir à Pianello, où on l’attendait : elle fut tour à tour infirmière, enseignante, formatrice de couture et broderie, et représentante de l’hôpital.

En 1884, les Canossiennes (qui, on s’en souvient, l’avaient écartée quand elle avait dix-huit ans), la rappelèrent pour diriger des travaux d’embellissement dans leur église. Elle pensait venu le moment de re-solliciter son admission chez elles, mais don Guanella eut la claire inspiration de lui dire que sa place était à Pianello, à l’hospice du Sacré-Cœur. 

Il y avait là tout un monde de Religieuses, postulantes, orphelines, vieillards, malades, mourants aussi… sans oublier la catéchèse des filles et les soins aux malades.

Cela ne suffisait pas. Chiara fut envoyée dans une école de Dongo, sur le lac de Côme, pour remplacer une institutrice. Elle y alla chaque jour à pied, exposée parfois aux moqueries des passants. Ce qui la soutint, fut son amour de l’obéissance, par laquelle Dieu lui donna beaucoup de grâces.

Don Guanella avait un frère, Lorenzo, qui voulait ouvrir une Citadelle de la Charité à Ardenno, et où le rejoignit Chiara. Elle devait se partager entre Ardenno et Pianello. Puis don Guanella put louer une maison à Côme, qu’il appela la Petite Maison de la Divine Providence. Ce fut encore Chiara qui fut appelée à diriger cette fondation, la future maison-mère de l’œuvre de don Guanella.

Celui-ci finit par transformer sa petite communauté en congrégation des Filles de Marie de la Providence.

Chiara fut frappée par beaucoup d’épreuves et de tentations intérieures ; elle se sentit coupable, une voix intérieure l’accusait. Cela dura plusieurs années, sans que personne ne s’aperçut de rien, sinon qu’on pouvait supposer qu’elle souffrait de sa faible constitution.

A l’automne 1886, la mauvaise saison fut la cause de plusieurs maladies parmi les patients. On manquait de couvertures et Chiara donna la sienne à une vieille dame. Elle en contracta une broncho-pneumonie, et une forte irritation des voies respiratoires, qui aboutirent à une phtisie généralisée.

Revenue à Pianello, elle dut garder le lit pendant cinq mois, et offrit sa vie pour la conversion des pécheurs et l’avenir de l’Œuvre. Le médecin lui conseilla de ne plus quitter son Pianello natal ; elle s’établit dans la cure de Pianello. La maladie empira et elle mourut saintement le 20 avril 1887, à vingt-neuf ans.

 

Elle a été béatifiée en 1991, gratifiée du titre de martyre de la charité, que lui donna le pape dans son homélie.

 
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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 23:00

Anicet

155-166

 

Anicet, né à Émèse de Syrie, fut le onzième pape, succédant à saint Pie Ier.

Dans le clergé de Rome se trouvaient alors Soterius et le diacre Eleutherius, qui tous deux succédèrent à Anicet.

Ce pape reçut la visite de Polycarpe (v. 23 février), vénérable évêque de Smyrne, lui-même disciple de l’apôtre saint Jean. Polycarpe, qui mourut martyr peu après son retour à Smyrne (156) était alors un vieillard de quatre-vingt cinq ans, qui n’épargnait pas sa fatigue pour aller rencontrer l’évêque de Rome.

Ils discutèrent de plusieurs points de doctrine, et Anicet condamna plusieurs erreurs : de Valentinus, de Marcion, et d’autres. Marcion en était arrivé à contester les textes de l’Ancien Testament, prétendant que le Dieu de l’Ancien Testament n’était pas le même que Celui du Nouveau. On sait que Marcion fut exclu de la communauté de Rome dès 144.

Mais Anicet et Polycarpe ne purent se mettre d’accord sur un point : comment établir la date de la fête de Pâques ? Polycarpe avait connu auprès de saint Jean une pratique, tandis que Rome avait fini par en établir une autre. Anicet ne voulait pas faire revenir Polycarpe sur un si saint héritage, et Polycarpe ne pouvait s’opposer à l’autorité du Successeur de Pierre. Anicet se contenta de dire qu’il fallait suivre l’usage des Anciens.

La date de Pâques fut un objet de controverse en Orient et Occident pendant très longtemps , et ne fut réglée qu’au concile de Nicée en 325 (encore qu’actuellement l’Eglise d’Orient célèbre souvent la fête de Pâques plus tardivement que l’Eglise d’Occident). Mais la paix entre Anicet et Polycarpe ne fut pas brisée pour autant : le pape déféra même à Polycarpe la célébration de l’Eucharistie.

Il est dit qu’Anicet aurait prohibé aux clercs de porter les cheveux longs.

On doute qu’Anicet mourut martyr. S’il le fut, on n’en connaît pas les circonstances.

Il mourut un 17 ou un 20 avril, et c’est cette dernière date qui est retenue par l’actuel Martyrologe.

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 17:40

Dimanche de Pâques - A

La résurrection du Christ peut se vivre à plusieurs niveaux, celui simplement historique, celui plus théologique et spirituel.

* * *

L’événement historique de la résurrection est surtout le fait de l’Évangile du jour et de la première lecture, tirée des Actes de Apôtres. L’Évangéliste Jean raconte les faits qu’il a vécus lui-même : il a entendu Marie-Madeleine, tout essoufflée, venir lui dire ainsi qu'à Pierre qu’on a enlevé le Seigneur.

Jean raconte donc comment il arriva le premier au sépulcre — car il est encore jeune — et, reconnaît-il, après y être entré à la suite de Pierre, il vit et il crut. Aurait-il douté de la résurrection, comme Thomas ? Pas forcément, mais il ne faisait pas encore le lien entre la Passion et cette Résurrection ; dès qu’il voit ce tombeau vide, tout s’éclaire pour lui.

Que virent donc Pierre et Jean ? Jésus n’est pas là. Si on l’avait emporté, subrepticement, ç’aurait été en hâte, on n’aurait pas pris le temps de retirer les bandelettes, le linceul, tous les linges qui enveloppaient le Corps du Seigneur. Ou même si on L’avait “volé”, à la hâte, profitant du sommeil des gardes, on n’aurait pas pris le temps de rouler proprement ce linge, à part, à côté du linceul. Non : les apôtres se rendent compte que le Seigneur a laissé là son linceul, comme un être humain quitterait son drap en sortant du sommeil ; ou aussi comme un bon soldat qui range ses affaires "au carré". Jésus, donc, est bien vivant, “sicut dixit” : le troisième jour, il ressuscitera, leur avait-Il prédit à l’annonce de sa Passion (Mt 16:21 ; 17:22 ; 20:19). Lors de sa Transfiguration, Jésus avait montré sa prochaine gloire de Ressuscité à Pierre, Jacques et Jean : dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jacques “disparaît”, jusqu’à la mention de son martyre dans Ac 12:2. Pierre et Jean sont les premiers apôtres à constater la Résurrection, et Jésus apparaîtra aux autres au soir même de ce dimanche (et à Thomas le dimanche suivant).

* * *

Le linceul et le suaire, bien rangés, sont une première “preuve” de la résurrection. Une autre preuve sera désormais la détermination des apôtres, de Pierre en premier, à annoncer le Christ. En effet, s’ils avaient pris peur et avaient fui au moment de l’arrestation de Jésus à Gethsémani, a fortiori ils n’auraient pas davantage eu le courage d’en parler après la mort et la “disparition” de Jésus. Au contraire, convaincus désormais et certains de la puissance du Christ ressuscité, ils parlent ouvertement, comme on le constate dans les discours successifs de Pierre ; celui d’aujourd’hui a lieu chez le centurion Corneille, donc en présence de Romains, une dizaine d’années après la Résurrection. De plus, ces apôtres sont aussi conscients de leur devoir de Vérité, de proclamer Celle-ci jusqu'au bout du monde, comme des pains sans levain de vérité, selon l'expression de saint Paul aux Corinthiens.

* * *

Car si ces faits historiques nous aident assurément à croire à l’historicité de la Résurrection — et à nous en réjouir, nous devons maintenant “vivre” profondément cette Résurrection. C’est l’autre manière pour nous de vivre la Résurrection, au niveau spirituel.

Saint Paul nous explique comment, autant dans l’extrait aux Colossiens que dans celui aux Corinthiens — suivant le choix qu’en fera le célébrant - en mourant, Christ a immobilisé sur la Croix ce Corps qu’Il prit de nous ; en ressuscitant, il a conféré à ce même Corps une splendeur céleste, une vie nouvelle. Ce corps est le même, mais transfiguré, mais glorieux. Désormais notre humanité a reçu de Christ cette Vie qui doit transformer toute notre condition, et cela jusque dans les moindres détails de notre quotidien.

Comme les apôtres ont désormais témoigné avec force devant les hommes, sans craindre les difficultés, les souffrances et la mort, nous aussi nous devons continuer désormais notre route avec, dans le cœur, cette joie irremplaçable de la Résurrection de Jésus-Christ, avec Lequel et en Lequel nous aussi nous vivons.

Certes, nous continuons de travailler, de voyager, de peiner, de manger et de dormir, comme tous les hommes ; certes, nous ne sommes pas au Ciel avec les Anges et les Saints ; mais la certitude de la Résurrection donne à tous nos événements quotidiens une saveur de Nouveau. C’est comme lorsque, par exemple, une maman met au monde son enfant : avant comme après, elle doit faire son ménage et ses courses, mais comme elle est heureuse de savoir qu’une vie nouvelle est apparue ! Dans sa maison tout prend désormais une couleur nouvelle.

* * *

Notre psaume 117 illustre cette joie : Rendez grâce au Seigneur ! Je ne mourrai pas !

C’est là aussi que nous trouvons ce verset que Jésus citait à ses contradicteurs : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, est devenue pierre d’angle (Mt 21:42).

Maintenant, si nous faisons attention à la mélodie grégorienne du Chant d’entrée, qui reprend le psaume 138, nous serons surpris de n’y relever aucun accent de “victoire”, vif, glorieux ; c’est au contraire un chant d'une intense gravité, tout discret, méditatif, splendide allusion à cette Pierre d'angle : invitation à recevoir très intimement la Résurrection, à la vivre dans une conversion profonde et profondément joyeuse.

* * *

Alleluia !

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

Jaime Llach Candell

1878-1937

 

Jaime naquit le 1er octobre 1878 à Torelló (Barcelone, Espagne), de Vicente et Concepción.

Des neuf enfants de la nombreuse fratrie, quatre furent membres des Fils de la Sainte Famille (trois prêtres et un frère), deux furent clarétins, une religieuse, et deux furent des épouses chrétiennes. 

Sur les traces de son frère aîné Ramón, Jaime entra à son tour dans le même institut des Fils de la Sainte Famille, où il reçut l’ordination sacerdotale.

Il fut vicaire et économe au collège de Vilafranca del Penedés, ainsi qu’examinateur général.

Comme Ramón, il possédait une vaste culture, autant ecclésiastique que civile, et particulièrenet dans les sciences et les mathématiques.

Après Vilafranca, il fut à Vilatorta, jusqu’à la guerre civile.

En 1936, il accompagna son frère Ramón à Girona jusqu’au début de 1937, puis rejoignit Barcelone, en attendant des jours meilleurs.

Mais voilà que le 17 avril 1937, dans l’après-midi, des miliciens vinrent arrêter Ramón et son frère Jaime. Les deux prêtres furent conduits au poste central, puis à la prison San Elías.

Deux jours après, le 19 avril 1937, ils furent conduits au cimetière de Montcada, où on les fusilla.

On n’a pas pu identifier leurs restes ; leur mort fut consignée sur un registre de Barcelone.

 

Le père Jaime, ainsi que son frère Ramón, furent béatifiés en 2013.


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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

Ramón Llach Candell

1875-1937

 

Ramón naquit le 24 mai 1875 à Torelló (Barcelone, Espagne), de Vicente et Concepción.

Des neuf enfants de la nombreuse fratrie, quatre furent membres des Fils de la Sainte Famille (trois prêtres et un frère), deux furent clarétins, une religieuse, et deux furent des épouses chrétiennes. 

En 1887, Ramón entra au collège de Palomar, où il étudia le latin, la rhétorique, la poésie, la philosophie et les premiers éléments de théologie dogmatique et morale.

En 1888, il commença le noviciat et fit les premiers vœux à Cambrils en 1894.

Après la profession solennelle (1897), il reçut l’ordination sacerdotale en 1899.

Il fut très vite destiné à l’enseignement, particulièrement des mathématiques où il excellait. Professeur remarquable, il fit partie de la commission pour l’enseignement et, en 1926, participa au pélerinage à Rome du Magistère National.

Travailleur persévérant, le père Ramón écrivit dans le bulletin de l’Institut, autant en latin qu’en catalan et en espagnol. 

Homme pédagogique et de gouvernement, il eut à diriger plusieurs maisons, y laissant le souvenir de quelqu’un de sérieux dans son travail, en même temps qu’agréable par son entrain.

En 1936, il se trouvait à Les Corts, comme économe et professeur. Il s’en vint à Girona jusqu’au début de 1937, puis rejoignit Barcelone pour enseigner à l’Académie Guiu, en attendant des jours meilleurs.

Mais voilà que le 17 avril 1937, dans l’après-midi, des miliciens vinrent arrêter Ramón et son frère Jaime. Les deux prêtres furent conduits au poste central, puis à la prison San Elías.

Deux jours après, le 19 avril 1937, ils furent conduits au cimetière de Montcada, où on les fusilla.

On n’a pas pu identifier ses restes ; sa mort fut inscrite sur un registre de Barcelone.

 

Le père Ramón, ainsi que son frère Jaime, furent béatifiés en 2013.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

Léon IX

1049-1054

 

Léon IX fut le cent cinquante-deuxième pape, successeur de Damase II. Le très agité 11e siècle vit se succéder sur le siège de Pierre vingt-deux papes et quatre anti-papes.

Baptisé Bruno au baptême - certains disent Brunon, les deux sont possibles - il était né le 21 juin 1002 au château d’Egisheim en Alsace, de Hugo et Hedwige, qui étaient de l’aristocratie. Sa sœur, Gepa, devint abbesse de Neuß.

Bruno fut confié à cinq ans à l’école épiscopale de Toul, où il se montra extrêmement doué pour les études, qu’il accomplit avec rapidité.

Durant son adolescence, Bruno fut un jour durant son sommeil agressé au côté droit du visage par quelque bête venimeuse : réveillé par la douleur, Bruno put se débarrasser de la bête, mais resta longtemps blessé. Une nuit, il vit un saint moine lui faire le signe de la croix sur les lèvres et les parties tuméfiées, après quoi la guérison complète se fit en quelques jours : Bruno fut toujours convaincu qu’il s’était agi de saint Benoît, en récompense pour l’action bienfaitrice de ses parents en faveur des monastères.

Bruno entra dans la cléricature, il était diacre à vingt-trois ans (et probablement prêtre à vingt-quatre), quand on le proposa pour succéder à l’évêque défunt de Toul. L’empereur Conrad voulut le faire sacrer à Rome par le pape, mais Bruno refusa humblement, par égard pour son métropolite, l’archevêque de Trêves qui le sacra à Trèves. C’était en 1027, Bruno avait vingt-cinq ans.

Une des priorités du nouvel évêque, fut l’attention aux monastères, surtout bénédictins. Il agrégea à Cluny les deux abbayes de Saint-Mansuy et Moyenmoutier, où il nomma des abbés choisis parmi les moines en remplacement des abbés laïcs indignes ; il acheva l’abbaye de moniales de Poussay.

Lors d’une malheureuse guerre entre Eudes de Champagne et Conrad de Bourgogne, il vendit les vases sacrés pour venir en aide aux populations malheureuses.

Chaque jour, Brunon priait beaucoup, veillait la nuit, il priait particulièrement saint Pierre, et fit chaque année le pèlerinage à Rome. Une année que sa suite avait été frappée par une contagion, il trempa une relique de saint Epvre dans du vin, qu’il distribua aux malades : la contagion disparut. Une année où il fut particulièrement éprouvé intérieurement, il se fit une nuit porter devant l’autel de saint Blaise, où il fut ravi en extase : saint Blaise vint le soigner ; sortant de l’extase, il sentit ses forces revenir et put chanter tout l’office de nuit avant de revenir chez lui à pied.

Il fut touché par plusieurs deuils dans sa famille : deux frères, ses parents, l’empereur Conrad moururent, et son beau-frère subit une condamnation et une excommunication.

Le pape Damase II mourut en 1048. A cette époque, le choix du pape devait avoir l’agrément de l’empereur, et ce fut Bruno qui fut désigné à l’unanimité. Il prit le temps de célébrer Noël dans son diocèse, et arriva à Rome le 2 février 1049, où il fut acclamé.

Avec le nom de Léon IX, Bruno commença alors une campagne en règle contre deux abus qui sévissaient dans le clergé : la simonie et l’incontinence des clercs. Un premier synode romain ne réunit que peu d’évêques ; il le compléta par d’autres synodes tenus en diverses localités, dans l’ordre : Pavie, Reims, Mayence, Salerne, Siponto, Rome, Mantoue (où ses ennemis pénétrèrent dans l’église-même pour en empêcher les débats.

En dehors de ces synodes, le pape s’arrêta aussi en diverses localités : entre autres à Toul, dont il conserva l’administration, mais il parcourut les diocèses d’Italie, la Bourgogne et l’Alsace, les villes d’Allemagne. L’archevêque Berthald de Besançon fut déposé ; le duc de Basse-Lorraine fut excommunié jusqu’à ce qu’il fît pénitence ; l’abbé de Pothières fut déposé ; l’évêque de Langres excommunié ; l’hérésiarque Bérenger fut excommunié. Le schisme de Michel Cérulaire s’étant accentué, les légats du pape durent l’excommunier au nom de Léon IX.

Une expédition malheureuse contre les Normands de basse Italie tourna finalement en faveur du pape : les Normands se soumirent à lui et se constituèrent ses vassaux.

En février 1054, il sentit que son heure approchait. Il revint à Rome et se fit porter devant l’autel de saint Pierre. Le 17 avril, il annonça sa mort pour le 19. Le 18 il se fit porter encore une fois devant l’autel de la Confession, où il s’endormit pour son dernier sommeil. 

Selon une autre version, Léon IX avait fait venir tout le clergé romain en la basilique Saint-Pierre le 19 avril ; il leur adressa la parole une dernière fois et, s’étant retourné vers l’autel, il se signa et s’écroula, mort.

Il s’éteignit au matin du 19 avril 1054, après un pontificat de cinq années, deux mois et sept jours.

On grava sur sa tombe le distique suivant : 

Victrix Roma dolet, nono viduata Leone            Rome victorieuse souffre, devenue veuve de Léon IX,

Ex multis talem non habitura Patrem.                Parmi tant d’autres, elle n’aura plus un tel Père.

 

 

Dans les quarante jours qui suivirent les funérailles de Léon IX, on put attribuer au défunt soixante-dix guérisons extraordinaires. En 1087, la canonisation populaire fut officiellement ratifiée, selon l’usage de l’époque. Lors d’une exhumation des restes en 1606, le corps fut trouvé en parfaite conservation.

Le successeur de Léon IX fut Victor II.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

 James Duckett

?-1601

 

Né à Gilfortrigs (Skelsmergh, Westmoreland, Angleterre), James grandit dans le protestantisme. Son parrain fut James Leybourbe de Skelsmergh, qui fut martyrisé lui aussi.

Il semble que James ait trouvé la foi catholique durant les années où il fut apprenti à Londres,  après la lecture de livres catholiques.

Avant-même d’être reçu dans l’Eglise, il subit la prison par deux fois, pour n’avoir pas assisté aux offices protestants. Il fut contraint de transiger pour son apprentissage : son employeur (chez lequel il avait trouvé les livres en question) intercéda à chaque fois pour obtenir sa libération, mais le pria ensuite de changer d’employeur.

Il put enfin entrer dans l’Eglise catholique, grâce à un vénérable prêtre nommé Weekes, lui aussi en prison à Gatehouse (Westminster).

Deux ou trois ans après, vers 1590, James épousa une veuve catholique mais, des douze années que dura cette vie conjugale, il en passa pas moins de neuf en prison, à cause de son zèle pour propager la littérature catholique, tant il était convaincu dans sa nouvelle foi.

C’est son fils John, devenu chartreux, qui put raconter plus tard ce qu’il savait de son père.

Sa dernière arrestation fut le résultat d’une trahison : Peter Bullock, un relieur mis en prison, avait donné son nom pour obtenir sa propre libération. Le 4 mars 1601, la maison de James fut fouillée, on y trouva des livres catholiques, et James fut immédiatement transféré à Newgate.

Durant le procès, Bullock témoigna qu’il avait relié des livres catholiques pour James, qui reconnut le fait. Le barreau ne jugeait pas coupable James, mais le Juge fit remarquer que James Duckett avait fait relier un livre particulièrement odieux aux Anglicans pour son contenu virulent. Le jury modifia alors son verdict, déclara James coupable de crime et le condamna à mort. 

En même temps, on condamna trois prêtres : Francis Page, Thomas Tichborne, Robert Watkinson, qui furent exécutés le lendemain. 

Le traître Bullock ne sauva pas sa peau pour autant : il fut emmené dans la même charrette à Tyburn. En chemin, on tendit un verre de vin à James, qui le but et le tendit à son épouse en lui demandant de boire aussi pour Bullock, en lui pardonnant. L’épouse refusait, mais James la «gronda» gentiment, jusqu’à ce qu’elle acceptât.

Parvenus à la potence, James pensait toujours à son traître : il l’embrassa et le conjura de mourir dans la foi catholique. Malheureusement, il ne semble pas que Bullock ait consenti.

C’était le 19 avril 1601.

 

James Duckett fut béatifié en 1929.


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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

Corrado d’Ascoli

1234-1289

 

Corrado (Conrad) était de la noble famille des Miliani et naquit à Ascoli le 18 septembre 1234, le lendemain du jour anniversaire où François d’Assise reçut les stigmates (cette commémoration se faisait jusqu’au récent Concile Vatican II).

Un religieux franciscain avait prédit à la mère de Corrado que son enfant serait un Saint. Or Corrado eut l’esprit prophétique dès l’enfance : toutes les fois qu’il rencontrait un certain petit garçon du nom de Girolamo (Jérôme) Massi, il s’agenouillait devant lui avec révérence : ce garçon se lia d’amitié avec Corrado, et devint plus tard le pape Nicolas IV.

Corrado et Girolamo furent inséparables : ils entrèrent ensemble dans l’Ordre franciscain à Ascoli, d’où ils furent envoyés à Assise puis à Pérouse.

Par humilité, ils auraient voulu éviter l’honneur du doctorat, mais un ange les avertit de suivre la volonté de leur supérieur. Puis ils prêchèrent à Rome plusieurs années.

Girolamo devint supérieur général de l’Ordre, et permit à Corrado de passer en Afrique, où il convertit de nombreuses familles d’idolâtres. Sa prédication avait pour centre le Mystère de la Sainte Trinité.

Corrado était si adonné à la méditation de la Passion, qu’il ne pouvait penser à autre chose, surtout le Vendredi saint. Ce jour-là chaque année, Notre-Seigneur lui apparaissait crucifié, couronné d’épines, et le faisait participer à ses souffrances depuis minuit jusqu’à la neuvième heure.

Comme le Sauveur, Corrado guérissait les malades, rendait la vue aux aveugles, faisait marcher les paralytiques, chassait les démons. Il ressuscita deux morts.

Il se mortifiait sévèrement, couchant sur une planche, dormant peu, marchant nu-pieds, jeûnant au pain et à l’eau quatre fois par semaines. Les mardis et les jeudis il priait spécialement pour les âmes du purgatoire.

Revenu à Rome, il prêcha deux années, passa à Paris pour enseigner la théologie ; le dimanche il prêchait et trouvait encore le temps de visiter les malades.

C’est alors que Nicolas IV le rappela à Rome, sans lui dire pourquoi : il voulait le faire cardinal. Mais Corrado tomba malade en chemin, justement à Ascoli.

Il prédit le jour et l’heure de sa prochaine mort, et mourut effectivement le 19 avril 1289.

En 1371, on voulut exhumer son corps, qu’on trouva incorrompu et exhalant une merveilleuse fragrance.

Le culte de Corrado d’Ascoli fut approuvé au 19e siècle, mais notre Bienheureux s’est humblement retiré du Martyrologe.

 
 
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