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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

Jaime Llach Candell

1878-1937

 

Jaime naquit le 1er octobre 1878 à Torelló (Barcelone, Espagne), de Vicente et Concepción.

Des neuf enfants de la nombreuse fratrie, quatre furent membres des Fils de la Sainte Famille (trois prêtres et un frère), deux furent clarétins, une religieuse, et deux furent des épouses chrétiennes. 

Sur les traces de son frère aîné Ramón, Jaime entra à son tour dans le même institut des Fils de la Sainte Famille, où il reçut l’ordination sacerdotale.

Il fut vicaire et économe au collège de Vilafranca del Penedés, ainsi qu’examinateur général.

Comme Ramón, il possédait une vaste culture, autant ecclésiastique que civile, et particulièrenet dans les sciences et les mathématiques.

Après Vilafranca, il fut à Vilatorta, jusqu’à la guerre civile.

En 1936, il accompagna son frère Ramón à Girona jusqu’au début de 1937, puis rejoignit Barcelone, en attendant des jours meilleurs.

Mais voilà que le 17 avril 1937, dans l’après-midi, des miliciens vinrent arrêter Ramón et son frère Jaime. Les deux prêtres furent conduits au poste central, puis à la prison San Elías.

Deux jours après, le 19 avril 1937, ils furent conduits au cimetière de Montcada, où on les fusilla.

On n’a pas pu identifier leurs restes ; leur mort fut consignée sur un registre de Barcelone.

 

Le père Jaime, ainsi que son frère Ramón, furent béatifiés en 2013.


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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

Ramón Llach Candell

1875-1937

 

Ramón naquit le 24 mai 1875 à Torelló (Barcelone, Espagne), de Vicente et Concepción.

Des neuf enfants de la nombreuse fratrie, quatre furent membres des Fils de la Sainte Famille (trois prêtres et un frère), deux furent clarétins, une religieuse, et deux furent des épouses chrétiennes. 

En 1887, Ramón entra au collège de Palomar, où il étudia le latin, la rhétorique, la poésie, la philosophie et les premiers éléments de théologie dogmatique et morale.

En 1888, il commença le noviciat et fit les premiers vœux à Cambrils en 1894.

Après la profession solennelle (1897), il reçut l’ordination sacerdotale en 1899.

Il fut très vite destiné à l’enseignement, particulièrement des mathématiques où il excellait. Professeur remarquable, il fit partie de la commission pour l’enseignement et, en 1926, participa au pélerinage à Rome du Magistère National.

Travailleur persévérant, le père Ramón écrivit dans le bulletin de l’Institut, autant en latin qu’en catalan et en espagnol. 

Homme pédagogique et de gouvernement, il eut à diriger plusieurs maisons, y laissant le souvenir de quelqu’un de sérieux dans son travail, en même temps qu’agréable par son entrain.

En 1936, il se trouvait à Les Corts, comme économe et professeur. Il s’en vint à Girona jusqu’au début de 1937, puis rejoignit Barcelone pour enseigner à l’Académie Guiu, en attendant des jours meilleurs.

Mais voilà que le 17 avril 1937, dans l’après-midi, des miliciens vinrent arrêter Ramón et son frère Jaime. Les deux prêtres furent conduits au poste central, puis à la prison San Elías.

Deux jours après, le 19 avril 1937, ils furent conduits au cimetière de Montcada, où on les fusilla.

On n’a pas pu identifier ses restes ; sa mort fut inscrite sur un registre de Barcelone.

 

Le père Ramón, ainsi que son frère Jaime, furent béatifiés en 2013.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

Léon IX

1049-1054

 

Léon IX fut le cent cinquante-deuxième pape, successeur de Damase II. Le très agité 11e siècle vit se succéder sur le siège de Pierre vingt-deux papes et quatre anti-papes.

Baptisé Bruno au baptême - certains disent Brunon, les deux sont possibles - il était né le 21 juin 1002 au château d’Egisheim en Alsace, de Hugo et Hedwige, qui étaient de l’aristocratie. Sa sœur, Gepa, devint abbesse de Neuß.

Bruno fut confié à cinq ans à l’école épiscopale de Toul, où il se montra extrêmement doué pour les études, qu’il accomplit avec rapidité.

Durant son adolescence, Bruno fut un jour durant son sommeil agressé au côté droit du visage par quelque bête venimeuse : réveillé par la douleur, Bruno put se débarrasser de la bête, mais resta longtemps blessé. Une nuit, il vit un saint moine lui faire le signe de la croix sur les lèvres et les parties tuméfiées, après quoi la guérison complète se fit en quelques jours : Bruno fut toujours convaincu qu’il s’était agi de saint Benoît, en récompense pour l’action bienfaitrice de ses parents en faveur des monastères.

Bruno entra dans la cléricature, il était diacre à vingt-trois ans (et probablement prêtre à vingt-quatre), quand on le proposa pour succéder à l’évêque défunt de Toul. L’empereur Conrad voulut le faire sacrer à Rome par le pape, mais Bruno refusa humblement, par égard pour son métropolite, l’archevêque de Trêves qui le sacra à Trèves. C’était en 1027, Bruno avait vingt-cinq ans.

Une des priorités du nouvel évêque, fut l’attention aux monastères, surtout bénédictins. Il agrégea à Cluny les deux abbayes de Saint-Mansuy et Moyenmoutier, où il nomma des abbés choisis parmi les moines en remplacement des abbés laïcs indignes ; il acheva l’abbaye de moniales de Poussay.

Lors d’une malheureuse guerre entre Eudes de Champagne et Conrad de Bourgogne, il vendit les vases sacrés pour venir en aide aux populations malheureuses.

Chaque jour, Brunon priait beaucoup, veillait la nuit, il priait particulièrement saint Pierre, et fit chaque année le pèlerinage à Rome. Une année que sa suite avait été frappée par une contagion, il trempa une relique de saint Epvre dans du vin, qu’il distribua aux malades : la contagion disparut. Une année où il fut particulièrement éprouvé intérieurement, il se fit une nuit porter devant l’autel de saint Blaise, où il fut ravi en extase : saint Blaise vint le soigner ; sortant de l’extase, il sentit ses forces revenir et put chanter tout l’office de nuit avant de revenir chez lui à pied.

Il fut touché par plusieurs deuils dans sa famille : deux frères, ses parents, l’empereur Conrad moururent, et son beau-frère subit une condamnation et une excommunication.

Le pape Damase II mourut en 1048. A cette époque, le choix du pape devait avoir l’agrément de l’empereur, et ce fut Bruno qui fut désigné à l’unanimité. Il prit le temps de célébrer Noël dans son diocèse, et arriva à Rome le 2 février 1049, où il fut acclamé.

Avec le nom de Léon IX, Bruno commença alors une campagne en règle contre deux abus qui sévissaient dans le clergé : la simonie et l’incontinence des clercs. Un premier synode romain ne réunit que peu d’évêques ; il le compléta par d’autres synodes tenus en diverses localités, dans l’ordre : Pavie, Reims, Mayence, Salerne, Siponto, Rome, Mantoue (où ses ennemis pénétrèrent dans l’église-même pour en empêcher les débats.

En dehors de ces synodes, le pape s’arrêta aussi en diverses localités : entre autres à Toul, dont il conserva l’administration, mais il parcourut les diocèses d’Italie, la Bourgogne et l’Alsace, les villes d’Allemagne. L’archevêque Berthald de Besançon fut déposé ; le duc de Basse-Lorraine fut excommunié jusqu’à ce qu’il fît pénitence ; l’abbé de Pothières fut déposé ; l’évêque de Langres excommunié ; l’hérésiarque Bérenger fut excommunié. Le schisme de Michel Cérulaire s’étant accentué, les légats du pape durent l’excommunier au nom de Léon IX.

Une expédition malheureuse contre les Normands de basse Italie tourna finalement en faveur du pape : les Normands se soumirent à lui et se constituèrent ses vassaux.

En février 1054, il sentit que son heure approchait. Il revint à Rome et se fit porter devant l’autel de saint Pierre. Le 17 avril, il annonça sa mort pour le 19. Le 18 il se fit porter encore une fois devant l’autel de la Confession, où il s’endormit pour son dernier sommeil. 

Selon une autre version, Léon IX avait fait venir tout le clergé romain en la basilique Saint-Pierre le 19 avril ; il leur adressa la parole une dernière fois et, s’étant retourné vers l’autel, il se signa et s’écroula, mort.

Il s’éteignit au matin du 19 avril 1054, après un pontificat de cinq années, deux mois et sept jours.

On grava sur sa tombe le distique suivant : 

Victrix Roma dolet, nono viduata Leone            Rome victorieuse souffre, devenue veuve de Léon IX,

Ex multis talem non habitura Patrem.                Parmi tant d’autres, elle n’aura plus un tel Père.

 

 

Dans les quarante jours qui suivirent les funérailles de Léon IX, on put attribuer au défunt soixante-dix guérisons extraordinaires. En 1087, la canonisation populaire fut officiellement ratifiée, selon l’usage de l’époque. Lors d’une exhumation des restes en 1606, le corps fut trouvé en parfaite conservation.

Le successeur de Léon IX fut Victor II.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

 James Duckett

?-1601

 

Né à Gilfortrigs (Skelsmergh, Westmoreland, Angleterre), James grandit dans le protestantisme. Son parrain fut James Leybourbe de Skelsmergh, qui fut martyrisé lui aussi.

Il semble que James ait trouvé la foi catholique durant les années où il fut apprenti à Londres,  après la lecture de livres catholiques.

Avant-même d’être reçu dans l’Eglise, il subit la prison par deux fois, pour n’avoir pas assisté aux offices protestants. Il fut contraint de transiger pour son apprentissage : son employeur (chez lequel il avait trouvé les livres en question) intercéda à chaque fois pour obtenir sa libération, mais le pria ensuite de changer d’employeur.

Il put enfin entrer dans l’Eglise catholique, grâce à un vénérable prêtre nommé Weekes, lui aussi en prison à Gatehouse (Westminster).

Deux ou trois ans après, vers 1590, James épousa une veuve catholique mais, des douze années que dura cette vie conjugale, il en passa pas moins de neuf en prison, à cause de son zèle pour propager la littérature catholique, tant il était convaincu dans sa nouvelle foi.

C’est son fils John, devenu chartreux, qui put raconter plus tard ce qu’il savait de son père.

Sa dernière arrestation fut le résultat d’une trahison : Peter Bullock, un relieur mis en prison, avait donné son nom pour obtenir sa propre libération. Le 4 mars 1601, la maison de James fut fouillée, on y trouva des livres catholiques, et James fut immédiatement transféré à Newgate.

Durant le procès, Bullock témoigna qu’il avait relié des livres catholiques pour James, qui reconnut le fait. Le barreau ne jugeait pas coupable James, mais le Juge fit remarquer que James Duckett avait fait relier un livre particulièrement odieux aux Anglicans pour son contenu virulent. Le jury modifia alors son verdict, déclara James coupable de crime et le condamna à mort. 

En même temps, on condamna trois prêtres : Francis Page, Thomas Tichborne, Robert Watkinson, qui furent exécutés le lendemain. 

Le traître Bullock ne sauva pas sa peau pour autant : il fut emmené dans la même charrette à Tyburn. En chemin, on tendit un verre de vin à James, qui le but et le tendit à son épouse en lui demandant de boire aussi pour Bullock, en lui pardonnant. L’épouse refusait, mais James la «gronda» gentiment, jusqu’à ce qu’elle acceptât.

Parvenus à la potence, James pensait toujours à son traître : il l’embrassa et le conjura de mourir dans la foi catholique. Malheureusement, il ne semble pas que Bullock ait consenti.

C’était le 19 avril 1601.

 

James Duckett fut béatifié en 1929.


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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

Corrado d’Ascoli

1234-1289

 

Corrado (Conrad) était de la noble famille des Miliani et naquit à Ascoli le 18 septembre 1234, le lendemain du jour anniversaire où François d’Assise reçut les stigmates (cette commémoration se faisait jusqu’au récent Concile Vatican II).

Un religieux franciscain avait prédit à la mère de Corrado que son enfant serait un Saint. Or Corrado eut l’esprit prophétique dès l’enfance : toutes les fois qu’il rencontrait un certain petit garçon du nom de Girolamo (Jérôme) Massi, il s’agenouillait devant lui avec révérence : ce garçon se lia d’amitié avec Corrado, et devint plus tard le pape Nicolas IV.

Corrado et Girolamo furent inséparables : ils entrèrent ensemble dans l’Ordre franciscain à Ascoli, d’où ils furent envoyés à Assise puis à Pérouse.

Par humilité, ils auraient voulu éviter l’honneur du doctorat, mais un ange les avertit de suivre la volonté de leur supérieur. Puis ils prêchèrent à Rome plusieurs années.

Girolamo devint supérieur général de l’Ordre, et permit à Corrado de passer en Afrique, où il convertit de nombreuses familles d’idolâtres. Sa prédication avait pour centre le Mystère de la Sainte Trinité.

Corrado était si adonné à la méditation de la Passion, qu’il ne pouvait penser à autre chose, surtout le Vendredi saint. Ce jour-là chaque année, Notre-Seigneur lui apparaissait crucifié, couronné d’épines, et le faisait participer à ses souffrances depuis minuit jusqu’à la neuvième heure.

Comme le Sauveur, Corrado guérissait les malades, rendait la vue aux aveugles, faisait marcher les paralytiques, chassait les démons. Il ressuscita deux morts.

Il se mortifiait sévèrement, couchant sur une planche, dormant peu, marchant nu-pieds, jeûnant au pain et à l’eau quatre fois par semaines. Les mardis et les jeudis il priait spécialement pour les âmes du purgatoire.

Revenu à Rome, il prêcha deux années, passa à Paris pour enseigner la théologie ; le dimanche il prêchait et trouvait encore le temps de visiter les malades.

C’est alors que Nicolas IV le rappela à Rome, sans lui dire pourquoi : il voulait le faire cardinal. Mais Corrado tomba malade en chemin, justement à Ascoli.

Il prédit le jour et l’heure de sa prochaine mort, et mourut effectivement le 19 avril 1289.

En 1371, on voulut exhumer son corps, qu’on trouva incorrompu et exhalant une merveilleuse fragrance.

Le culte de Corrado d’Ascoli fut approuvé au 19e siècle, mais notre Bienheureux s’est humblement retiré du Martyrologe.

 
 
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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

Werner d’Oberwesel

1271-1287

 

L’histoire de ce garçon fut longtemps considérée comme véridique ou au moins vraisemblable. Ce n’est pas la seule du genre, et pourrait avoir pris naissance dans un milieu anti-sémite.

Werner donc, serait né à Womrath (Bacharach, Rhénanie-Palatinat, Allemagne) d’un vigneron qui le laissa orphelin assez tôt. 

Sa mère s’étant remariée, son beau-père le maltraita suffisamment pour lui faire quitter la maison.

Il se mit ainsi au service d’un Juif d’Oberwesel, tout en conservant ses habitudes chrétiennes de l’enfance.

Le Jeudi saint, 19 avril 1287, le garçon de seize ans assista à l’office et communia. Sur le chemin du retour, une bande de malfaiteurs l’arrêta ; on voulait lui faire rendre l’Hostie. Pour cela, ils le maltraitèrent, le pendirent par les pieds jusqu’à le faire vomir, puis s’acharnèrent sur lui, lui ouvrant les veines et, finalement, le firent mourir.

La nuit suivante, ils voulurent noyer le corps dans le Rhin, mais n’y parvenant pas, l’enfouirent dans un trou quelque part à Bacharach.

Le corps fut découvert et enterré décemment à Saint-Cunibert de Bacharach ; des miracles attestèrent la sainteté et le martyre du jeune adolescent.

La rumeur du crime fanatique, durant la Semaine Sainte, tourna vite en celle de crime rituel anti-chrétien, et l’on accusa les Juifs. Peut-être s’agit-il d’ailleurs d’un crime sexuel. Une vingtaine de Juifs furent arrêtés et exécutés. 

L’empereur Rudolf ordonna de verser une «rançon» réparatrice à la communauté juive, et de brûler le corps de Werner, mais ses ordres ne furent pas exécutés.

Au 15e siècle, une église fut élevée en l’honneur de Werner ; au 16e siècle, des reliques (un doigt) arrivèrent à l’église Sainte-Madeleine de Besançon, où les vignerons prirent Werner pour leur patron, sous le nom de Vernier, et ceux d’Auvergne sous le nom de Verny.

En réalité, Werner n’a pas été béatifié officiellement.

Une des ombres évidentes de ce récit est l’impossibilité où les malfaiteurs se sont trouvés de «noyer» le corps de leur victime dans le Rhin : le corps serait-il devenu soudain trop pesant pour leurs bras ? ou serait-il revenu sur la berge du fleuve malgré le courant ? Par ailleurs, comment a-t-on découvert ce corps «par hasard», justement au moment de Pâques ?

Récemment, en 1963, le diocèse de Trier fit rayer le nom du «martyr Werner» dans son calendrier.

 

Une telle histoire fait frissonner. Que Dieu pardonne aux uns et aux autres, qu’ils soient les assassins ou les auteurs de la légende… Werner serait bien inspiré de nous révéler la vérité.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 23:00

Elphege

954-1012

 

Elphege (ou Alphege) s’appelait aussi Godwine : né en 954, il suivit l’appel de Dieu et quitta sa mère toute jeune veuve.

Après un séjour au monastère de Deerhurst (comté de Gloucester), il s’orienta vers une vie plus solitaire et se construisit une cabane près de Bath, où le rejoignirent d’autres compagnons. Ainsi naquit un monastère, dont Elphege devint abbé, en 970 : il avait seize ans !

Un de ses avis aux moines était d’éviter le “mensonge d’action”, en prenant l’habit religieux sans en garder le véritable esprit.

En 984, l’archevêque de Cantorbury, saint Dunstan, eut révélation de choisir Elphege pour succéder à Ethelwold comme évêque de Winchester ; ayant fini par céder, il fut consacré le 19 octobre.

Ce fut un évêque très austère pour lui-même, rempli de charité pour les pauvres, au point qu’on ne rencontrait plus de mendiant dans Winchester. Il concentra tous ses efforts pour amener à la conversion les païens du nord de l’Angleterre. Il reçut le roi norvégien Olaf et lui administra la Confirmation.

Elphege fut ensuite choisi pour succéder à saint Dunstan à Cantorbury. Parti à Rome pour recevoir le pallium, il fut dépouillé et renvoyé par les habitants d’une petite localité de l’Italie du nord : comme un incendie se déclara juste après, les habitants coururent chercher Elphege pour lui demander pardon, et sur sa prière l’incendie épargna la ville (mais on ne connaît pas le nom de cette localité).

Dans son diocèse, Elphege réprima les abus et restaura la discipline ; il fit établir le jeûne du vendredi (concile d’Enham en 1009).

Les Danois vinrent ravager le royaume et Elphege s’employa à secourir les populations éprouvées, mais aussi à convertir les envahisseurs. Ce fut le signal de son sacrifice.

Les barbares massacrèrent sans pitié les habitants, assaillirent la cathédrale où s’étaient réfugiés Elphege et ses moines, y mirent le feu, firent périr une partie des moines et capturèrent l’archevêque, espérant en tirer une bonne rançon. Sur ces entrefaites, une grave épidémie ravagea les rangs danois, qui recoururent aux prières du prélat et recouvrèrent la santé, le jeudi saint 1012. 

Mais les chefs danois ne renonçaient pas à la rançon qu’ils avaient exigée ; à quoi le pauvre Elphege fit remarquer qu’après la destruction de la ville, il ne restait rien à leur donner. Aussi les barbares se jetèrent sur lui, le frappèrent avec leurs haches, le lapidèrent avec tout ce qu’ils trouvaient sous la main, tandis qu’Elphege, comme autrefois saint Etienne, priait : “Jésus, bon et incomparable pasteur, aie compassion des enfants de ton Église, que je te recommande en mourant”. Un Danois, d’ailleurs confirmé la veille par le même Elphege, l’acheva en lui fendant la tête avec sa hache.

Le martyre d’Elphege eut donc lieu il y a mille ans, le samedi de Pâques, 19 avril 1012.

Son corps fut plus tard transporté à Londres, puis à Cantorbury. Dès 1078, il fut reconnu comme martyr, et vénéré comme saint. Le Martyrologe le mentionne effectivement au 19 avril.

 

 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 23:00

Luca Passi

1789-1866

 

Luca était né le 22 janvier 1789 à Bergame (Italie NE) dans une famille célèbre. Son père était le comte Enrico Passi de’ Preposulo, sa mère était Caterina Corner. Un parent fut le célèbre prêtre Marco Celio Passi. Luca avait un jeune frère, Marco, qui serait prêtre lui aussi.

Dès 1810, Luca fut le directeur spirituel d’une confraternité du Saint Sacrement à Calcinate et, en 1811, d’une autre de la Doctrine Chrétienne.

Après le séminaire, il fut ordonné prêtre en 1813.

Dès sa jeunesse, Luca fut vivement impressionné par les événements révolutionnaires français, et de leurs conséquences néfastes en Italie : dégradation morale, analphabétisme, ignorance religieuse…

En 1815, il fit partie du «collège apostolique», une pieuse union sacerdotale regroupant des prêtres liés par un vœu spécial d’obéissance à leur évêque et au pape. Luca reçut le titre de missionnaire apostolique.

Avec son frère Marco, il organisa une nouvelle confraternité, de Saint-Raphaël et de Sainte-Dorothée, pour l’éducation chrétienne des enfants et de la jeunesse. Le pape les encouragea. La branche masculine (Saint-Raphaël), prit pied à Gênes, mais sans beaucoup se développer, à cause des mouvements révolutionnaires de 1848-1849. En revanche, la branche féminine (Sainte-Dorothée) se développa davantage, donnant naissance même à des congrégations nouvelles.

C’est ainsi que naquit en 1838 à Venise l’Institut des Sœurs Maîtresses de Sainte-Dorothée, qui se trouve encore actuellement en diverses contrées d’Afrique et d’Amérique Latine.

Don Luca disait aux dorothéennes : Qui ne brûle pas, ne met pas le feu (Chi non arde, non accende), pour stimuler toujours plus leur zèle.

Don Luca Passi mourut à Venise le 18 avril 1866, et fut béatifié en 2013.

 

 

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 23:00

Joseph Moreau

1763-1794

 

Joseph était né le 21 octobre 1763 à Saint-Laurent-de-la-Plaine (Maine-et-Loire).

On connaît quelques détails de sa vie par l’interrogatoire qu’il subit à Angers, d’abord le samedi 12 avril 1794, veille du dimanche des Rameaux.

Il reçut au baptême les noms de Joseph René Jacques Henri.

Vicaire à Saint-Laurent-de-la-Plaine au début de la Révolution, il quitta ses fonctions et passa en diverses localités (Botz, La Chapelle-Aubry, Saint-Quentin, Ancenis), demandant l’hospitalité et un peu de pain pour survivre.

Il fut arrêté à Legatz, près de Combrée, où il se cachait avec un autre prêtre, qui fut tué.

Après ce premier interrogatoire, il fut conduit dans les prisons d’Angers. Il fut de nouveau interrogé le Lundi saint, 14 avril 1794, devant le Comité révolutionnaire qui siégeait à l’évêché.

Le Jeudi saint, 17 avril 1794, il fut à nouveau interrogé devant la Commission militaire. Il reconnut avoir conduit des processions à un «chêne» où l’on priait une bonne vierge ; il s’agit de toute évidence d’une dévotion locale à Notre-Dame du Chêne. Les Républicains l’accusèrent de se cacher dans l’arbre pour faire mouver une ci-devant bonne vierge (!) et l’abbé Moreau répondit qu’il n’aurait pu se mettre dans le chêne parce que le chêne n’était pas assez gros. On lui demanda combien de fois il avait baisé la mule du Pape, en réalité ou en idée (sic !), à quoi il répondit, non sans ironie, qu’il y avait trop loin pour entreprendre ce voyage. Curieusement, on lui demanda aussi quels étaient ses rapports avec les fidèles de Louis XVII : les Révolutionnaires avaient-ils conscience que l’héritier de Louis XVI était bien vivant ?

Joseph Moreau fut déclaré coupable et devait être exécuté dans les vingt-quatre heures.

Il fut guillotiné le Vendredi saint 18 avril 1794, sur la place du Ralliement à Angers.

Il fait partie des quatre-vingt dix-neuf Martyrs de la Révolution française, béatifiés en 1984 (voir la notice Avrillé (Martyrs d’))

 
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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 23:00

Savina Petrilli

1851-1923

 

Née le 29 août 1851 à Sienne, elle était la deuxième fille de Celso et Matilde Venturini.

Savina fut profondément marquée par sainte Catherine de Sienne, dont elle lut la vie à dix ans. C’est par cette lecture qu’elle conçut une grande dévotion envers l’Eucharistie, la Passion du Christ et l’Eglise. 

Dès sa Première communion (à douze ans), elle chercha à recevoir souvent l’Eucharistie et fit partie des Enfants de Marie. 

Elle fit le vœu de virginité à dix-sept ans et eut le privilège d’être reçue en 1869 par le pape, qui l’invita à imiter sa compatriote, sainte Catherine de Sienne.

Elle avait dans son cœur un projet, qu’elle confia à sa sœur mourante, Emilia, laquelle lui promit de prier pour elle au Ciel.

Avec quelques compagnes, elle fonda en 1874 la congrégation des Sœurs des Pauvres de Sainte Catherine de Sienne, qui reçut l’approbation papale en 1877. La première maison s’ouvrit à Onano (Viterbe), la première mission au Brésil en 1903, et l’approbation définitive se fit en 1906.

Le charisme de Savina était de vivre radicalement le sacerdoce du Christ dans l’adoration et dans la totale dépendance de la volonté du Père, jusqu’à l’immolation, et ce en priorité dans le service des pauvres.

Les Religieuses s’occupèrent des personnes les plus démunies, leur apportant réconfort matériel et moral.

Savina émit le vœu de ne rien refuser volontairement au Seigneur, celui de parfaite obéissance à son confesseur, celui de ne jamais se plaindre consciemment au milieu des souffrances externes ou internes, celui enfin de complet abandon à la volonté de Dieu.

Dans ce «complet abandon», Savina eut constamment à faire front à des problèmes financiers, et même à quelques persécutions religieuses.

L’action des Sœurs atteignit l’Amérique Latine, où elle se rendit plusieurs fois.

Après sa mort, l’Institut gagna l’Argentine, le Paraguay, les Etats-Unis, l’Inde et les Philippines. Il y a une vingtaine de maisons en Italie.

Savina mourut du cancer, à Sienne, le 18 avril 1923, et fut béatifiée en 1988.

 
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Présentation

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  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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