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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 23:00

Bernadette Soubirous

1844-1879

 

Qui ne connaît pas le sanctuaire de Lourdes ? 

Le plus souvent, on se rappelle que la Voyante qui vit Marie à Lourdes, s’appelait Bernadette, mais on connaît beaucoup moins sa vie et son caractère.

Elle naquit le 7 janvier 1844 à Lourdes, où l’on a si froid en hiver, aînée des nombreux enfants de François Soubirous et Louise Castérot, qui la confièrent à une nourrice de Bartrès.

Au baptême, cette petite fille reçut les prénoms de Marie-Bernarde, mais on l’appela habituellement Bernadette.

L’enfance de Bernadette ne fut pas «malheureuse», mais la pauvreté et la maladie l’empêchèrent d’aller à l’école.

François Soubirous, meunier, dut quitter son moulin de Boly et trouver refuge chez un parent dans la rue des Petits-Fossés. Bernadette, qui souffrait déjà de l’asthme, resta toujours chétive et maladive.

En 1857, sa nourrice de Bartrès l’appela pour «garder les enfants», en réalité pour garder les troupeaux, si bien qu’à quatorze ans, Bernadette ne savait guère plus que le Notre Père, le Je vous salue Marie, le Je crois en Dieu.

C’est en 1858 qu’elle fut favorisée des apparitions de la Vierge Marie.

Première apparition : jeudi 11 février. Comme Bernadette priait le chapelet, la Vierge égrenait son chapelet en même temps que Bernadette, mais ne s’unissait à elle que pour les Gloire au Père. C’est déjà là un signe évident : Marie ne peut pas dire à elle-même Je vous salue, Marie.

Bernadette décrivit la Vierge comme une jeune fille de seize à dix-sept ans. Elle porte une robe blanche serrée à la ceinture par un ruban bleu qui glisse le long de la robe presque jusqu’aux pieds. Sur sa tête, un voile blanc laisse à peine apercevoir les cheveux ; il retombe en arrière, enveloppe les épaules et descend au-dessous de la taille. Les pieds nus, que couvrent en grande partie les derniers plis de la robe, portent chacun à l’extrémité une rose couleur d’or. Elle tient sur le bras droit un chapelet aux grains blancs et dont la chaîne d’or brille comme la rose de ses pieds.

C’est au 11 février que l’Eglise a établi la fête de Notre-Dame de Lourdes.

Deuxième apparition, le dimanche 14 février. Bernadette jette de l’eau bénite en direction de la Dame, qui apprécie de la tête, mais ne parle toujours pas.

Le 18 février, Bernadette tend un papier et un crayon à la Dame, qui lui répond : Ce que j’ai à vous dire, il n’est pas nécessaire que je l’écrive ; faites-moi seulement la grâce de venir ici pendant quinze jours. Bernadette remarqua que la Dame la voussoyait. C’est ce jour-là que Marie dit aussi : Je vous promets de vous rendre heureuse, non pas en ce monde, mais dans l’autre.

Les 19 et 20 février, la foule augmentait.

Le dimanche 21, un docteur observa de près Bernadette. Ce jour-là, elle pleura, voyant la tristesse de la Dame qui lui dit : Priez pour les pauvres pécheurs, pour le monde si agité.

Les autorités commençaient à se remuer, mais pas pour protéger Bernadette. Au procureur qui la sommait de ne plus retourner à la grotte, elle répondit : Monsieur, je ne vous le promets pas.

Pas d’apparition les 21 et 22. La Dame n’avait pas dit qu’elle apparaîtrait tous les jours, elle avait demandé à Bernadette de venir pendant quinze jours.

Septième apparition le 23. On voit Bernadette s’agenouiller, baiser la terre, se déplacer à genoux.

Mercredi 24, huitième apparition : Bernadette pleure abondamment, et invite la foule : Pénitence ! Pénitence ! Pénitence !

Jeudi 25, la Dame fait découvrir à Bernadette la source de l’eau que les pèlerins devraient utiliser.

Vendredi 26, dixième apparition.

Samedi 27, onzième apparition, la Dame dit : Allez dire aux prêtres qu’il doit se bâtir ici une chapelle. Vu la «méfiance» spontanée du clergé, c’est à cette petite fille que la Dame demandait de transmettre le message, car au moins elle, elle y croirait.

Les jours suivants, autres apparitions, sauf le 3 mars. Le jeudi 4, la Dame vint ; c’était le dernier jour de la quinzaine. Durant tout ce temps, la foule a pu être largement informée, au point que les autorités ne pouvaient plus mettre en doute les paroles de Bernadette.

La Dame revint le 25 mars, fête de l’Annonciation. C’est ce jour-là que la Dame révéla (en patois) : Que soy era immaculada councepciou ! Je suis l’Immaculée Conception ! 

Or, Bernadette ignorait que ce dogme de l’Immaculée Conception avait été proclamé en 1854, elle ignorait jusqu’à l’expression elle-même. En revanche, dès qu’elle répéta la phrase de la Dame aux foules, tous se mirent à répéter : Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !, l’invocation que Notre-Dame avait enseignée en 1830 à la chapelle de la Rue du Bac, à sainte Catherine Labouré.

Cette seizième apparition se renouvela le 7 avril, puis le 16 juillet, dix-huitième et dernière apparition.

Pendant et après cette période particulière, Bernadette ne perdit pas sa candeur enfantine : simple, humble, parfois espiègle mais jamais blessante.

A son curé qui ironisait un peu parce que la Dame était muette, Bernadette répondit : Si elle était muette, elle n’aurait pas pu me dire de venir vous trouver. Et quand le curé prétend qu’il ne croit pas à ces apparitions, elle rétorque : La Dame ne vous demande pas d’y croire, elle m’a dit de vous le dire ! 

Un jour que le médecin l’avait contrainte à priser, elle fit passer à toutes ses camarades de classe une petite prise, qui provoqua un éternuement général.

Sa prière était efficace ; quand on voulait obtenir une grâce, une guérison, on savait recourir à sa prière.

Elle préférait la discrétion, et un jour qu’on la présenta à des pèlerins, elle remarqua : Vous me faites voir comme une bête curieuse.

Sa vocation se précisa après les apparitions et, encouragée par l’évêque, elle put obtenir son admission chez les Religieuses de Nevers, qu’elle avait connues à Lourdes. Elle quitta Lourdes en 1866,  à vingt-deux ans.

A Nevers, on imposa le silence aux jeunes postulantes et novices, et Bernadette s’abstint de parler des apparitions qu’elle avait reçues, sauf si une autorité lui demandait d’en parler.

Elle reçut l’habit en 1866, et, pourrait-on dire, «de nouveau» le nom de Marie-Bernard. Cette année-là, elle souffrit beaucoup de son asthme, et de la mort de sa maman.

En 1867, lors de sa profession, elle renouvela ses vœux avec les autres, mais on ne lui donna pas de charge car, dit la Mère générale à l’évêque, elle n’est bonne à rien. On lui confia une présence à l’infirmerie, pour seconder l’infirmière : C’est tout ce qu’elle peut faire, dit aussi la Mère, qui, on le voit, savait humilier son monde.

Le médecin apprécia ses qualités auprès des malades, et la défendit avec autorité lorsqu’on se permit de la traiter d’hallucinée.

En 1874, Marie-Bernard fut chargée de la sacristie.

La guerre de 1870 lui donna l’occasion d’exprimer toute son angoisse pour notre Pays. Nous aurions plus besoin de pleurer que de nous réjouir, en voyant notre pauvre France si endurcie et si aveugle. Que Notre-Seigneur est offensé ! Prions beaucoup pour ces pauvres pécheurs afin qu’ils se convertissent. Après tout, ce sont nos frères : demandons à Notre-Seigneur et à la très sainte Vierge de vouloir bien changer ces loups en agneaux.

Sa vie religieuse fut une ascension continue. Elle prit le parti de faire toujours ce qui lui coûterait le plus. Autour d’elle se répandait à son insu cette onction de l’amour pour Dieu. Sa mission était de ramener les pécheurs à la vie de la grâce. Elle priait, elle s’offrait. Elle acceptait avec grand empressement les humiliations que lui imposait la Supérieure pour l’éprouver.

A partir de 1877, elle reconnut que Notre-Seigneur l’appelait à l’emploi d’être malade. L’asthme empirait, avec les crises, les vomissements de sang, l’oppression de la poitrine, mais aussi avec un abcès au genou droit qui évolua en une tumeur énorme.

En 1878, elle émit les vœux perpétuels. Alors que jusque là elle disait qu’elle mourrait «plus tard», à partir de 1879, elle montra clairement qu’elle s’attendait à mourir bientôt.

En la fête de saint Joseph (19 mars), elle demanda la grâce d’une bonne mort. Le 28 mars, elle reçut volontiers le Sacrement des Malades. Au moment de Pâques, elle vécut une réelle agonie et on l’entendit répéter plusieurs fois : Va-t-en, Satan !

Le mercredi après Pâques, sœur Marie-Bernard, comme Jésus en croix, dit : J’ai soif ! Elle invoqua une dernière fois la Vierge Marie : Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour moi, pauvre pécheresse, pauvre pécheresse, et elle expira. 

C’était le 16 avril 1879.

 

Celle que tous connaissent sous le nom de Bernadette Soubirous, fut béatifiée en 1925, et canonisée en 1933.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 23:00

 

Martyrs d’Avrillé

1794

Les fusillades du Champ des Martyrs d’Avrillé furent les horribles journées de la période de la Terreur, durant la Révolution française, où furent exécutés des hommes et des femmes laïcs, en haine de la foi.

Des rafles eurent lieu en janvier, dont la plupart des habitants de la Poitevinière. 

Voici la liste des victimes d’Avrillé reconnues. On a suivi d’abord l’ordre chronologique, puis l’ordre alphabétique des prénoms.

Le 12 janvier 1794 :

  • Antoine Fournier, né le 26 janvier 1736 à La Poitevinière (Maine-et-Loire).

Le 18 janvier 1794 :

  • Charlotte Lucas, née le 1er avril 1752 à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loir).
  • Félicité Pricet, née vers 1745 à Châtillon-sur-Sèvre (Deux-Sèvres).
  • Monique Pichery, née le 4 avril 1762 à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loir).
  • Victoire Gusteau, née vers 1745 à Châtillon-sur-Sèvre (Deux-Sèvres).

Le 1er février 1794 :

  • Anne Hamard, née vers 1742, à Saint-Clément (Maine-et-Loire).
  • Anne-Françoise de Villeneuve, née le 11 septembre 1741, à Seiches-sur-le-Loir (Maine-et-Loire).
  • Catherine Cottanceau, née vers 1733, à Bressuire (Deux-Sèvres).
  • Charlotte Davy, née le 19 octobre 1760, à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire). 
  • Françoise Bellanger, née le 24 juin 1735, à La Trinité-d’Angers (Maine-et-Loire).
  • Françoise Bonneau, née vers 1763, à Saint-Léger-en-Anjou (auj. sous-Cholet) (Maine-et-Loire).
  • Françoise Michau, née vers 1765, à ?
  • Françoise Pagis-Railleau, née le 14 octobre 1732, à Gouis (Maine-et-Loire).
  • Gabrielle Androuin, née le 6 septembre 1755 à Saint-Lambert-du-Lattay (Maine-et-Loire). 
  • Jacquine Monnier, née le 16 janvier 1726, à Saint-Melaine (Maine-et-Loire).
  • Jeanne Bourigault, née le 24 octobre 1757, à Chaudefonds (Maine-et-Loire).
  • Jeanne Fouchard-Chalonneau, née le 10 septembre 1747, à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire).
  • Jeanne Gruget-Doly, née vers 1745, à Châtillon-sur-Sèvre (Deux-Sèvres).
  • Jeanne Sailland d’Espinatz, née le 3 juillet 1769, à Saint-Nicolas-de-Saumur (Maine-et-Loire).
  • Louise Déan de Luigné, née le 17 novembre 1757, à Argeton-Notre-Dame (Mayenne).
  • Louise-Olympe Rallier de la Tertinière-Déan de Luigné, née le 24 avril 1732, à Châteaugontier (Mayenne).
  • Madeleine Blond, née vers 1763, à Angers (Maine-et-Loire).
  • Madeleine Perrotin-Rousseau, née le 30 mars 1744, à Saint-Germain-des-Prés (Maine-et-Loire).
  • Madeleine Sailland d’Espinatz, née le 9 août 1770, à Saint-Nicolas-de-Saumur (Maine-et-Loire). Avec ses vingt-trois ans, c’est la plus jeune de tout ce groupe.
  • Marguerite Rivière-Huau, née le 20 août 1756, à La Ferrière-de-Flée (Maine-et-Loire).
  • Marie Cassin-Moreau, née le 21 janvier 1750, à Chanteloup (Maine-et-Loire).
  • Marie Fausseuse-Banchereau, née vers 1740, à Boësse (Deux-Sèvres).
  • Marie Gallard-Quesson, née vers 1739, à Saint-Laurent-de-la-Plaine (Maine-et-Loire).
  • Marie Gasnier-Mercier, née le 8 novembre 1756, à Ménil (Mayenne).
  • Marie Grillard, née le 5 octobre 1753, à Saint-Pierre de Cholet (Maine-et-Loire).
  • Marie Lenée-Lepage de Varancé, née le 14 juillet 1729, à Saint-Nicolas-de-Saumur (Maine-et-Loire).
  • Marie Leroy, née le 19 mai 1771, à Montilliers (Maine-et-Loire).
  • Marie Leroy-Brevet, née vers 1755, à ? 
  • Marie Rouault-Bouju, née le 26 octobre 1744, à Vezins (Maine-et-Loire).
  • Marie-Anne Pichery-Delahaye, née le 30 juillet 1754, à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire).
  • Marie-Anne Vaillot, née le 13 mai 1736 à Fontainebleau (Maine-et-Loire), des Filles de la Charité.
  • Marie-Jeanne Chauvigné-Rorteau, née le 21 février 1755, à La Jumellière (Maine-et-Loire).
  • Odile Baumgarten, née le 15 novembre 1750 à Gondrexange (Moselle), des Filles de la Charité. 
  • Perrine Androuin, née le 31 août 1760 à Saint-Lambert-du-Lattay (Maine-et-Loire). 
  • Perrine Besson, née vers 1742, à Essarts (Vendée).
  • Perrine Grille, née le 6 février 1742, à Rochefort-sur-Loire (Maine-et-Loire).
  • Perrine Ledoyen, née le 16 septembre 1764, à Saint-Aubin-de-Luigné (Maine-et-Loire).
  • Perrine Sailland d’Espinatz, née le 24 mars 1768, à Saint-Nicolas-de-Saumur (Maine-et-Loire).
  • Perrine-Charlotte Phelippeaux-Sailland d’Epinatz, née le 13 mai 1740, à Saint-Nicolas-de-Saumur (Maine-et-Loire).
  • Renée Cailleau-Girault, née le 6 juillet 1752, à Saint-Aubin-de-Luigné (Maine-et-Loire).
  • Renée Grillard, née le 10 février 1766, à Saint-Pierre de Cholet (Maine-et-Loire).
  • Renée Martin-Martin, née vers 1752, à ?
  • Renée Valin, née le 8 mars 1760, à Chaudefonds (Maine-et-Loire).
  • Rose Quenon, née le 20 janvier 1764, à Mozé-sur-Louet (Maine-et-Loire).
  • Simone Chauvigné-Charbonneau, née le 12 mars 1728, à Chaudefonds (Maine-et-Loire).
  • Suzanne Androuin, née le 16 mars 1757 à Saint-Lambert-du-Lattay (Maine-et-Loire). 
  • Victoire Bauduceau-Révélière, née le 20 septembre 1745, à Thouars (Deux-Sèvres).

 

Le 10 février 1794 :

  • Catherine du Verdier de la Sorinière, née le 29 juin 1758 à Saint-Pierre-de-Chemillé (Maine-et-Loire).
  • Louise Bessay de la Voûte, née le 22 août 1721 à Saint-Mars-des-Prés (Vendée). A soixante-treize ans, c’est la «doyenne» de tout ce groupe, 
  • Louise Poirier-Barré, née le 22 février 1754 à Le Longeron (Maine-et-Loire).
  • Marie-Anne Hacher du Bois, née le 3 avril 1765 à Jallais (Maine-et-Loire).
  • Marie-Louise du Verdier de la Sorinière, née le 27 juin 1765 à Saint-Pierre-de-Chemillé (Maine-et-Loire).
  • Pierre Frémond, né le 16 septembre 1754 à Chaudefonds (Maine-et-Loire).

 

Le 16 avril 1794 :

  • Anne Maugrain, née le 12 avril 1760 à Rochefort-sur-Loire (Maine-et-Loire).
  • Françoise Micheneau-Gillot, née le 19 mai 1737 à Chanteloup-les-Bois (Maine-et-Loire).
  • Françoise Suhard-Ménard, née le 5 février 1731 à Saint-Gemmes-d’Andigné (Maine-et-Loire).
  • Jean Ménard, né le 16 novembre 1736 à Andigné (Maine-et-Loire).
  • Jeanne Gourdon-Moreau, née le 8 octobre 1733 à Sainte-Christine (Maine-et-Loire).
  • Jeanne Leduc-Paquier, née le 10 février 1754 à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire).
  • Jeanne Onillon-Onillon, née le 19 avril 1753 à Montjean (Maine-et-Loire).
  • Jeanne Thomas-Delaunay, née vers 1730 à ?
  • Madeleine Cady-Desvignes, née le 7 avril 1756 à Saint-Maurille de Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire).
  • Madeleine Sallé-Havard, née vers 1751 à ? 
  • Marguerite Robin, née le 22 décembre 1725 à Montjean (Maine-et-Loire).
  • Marie Forestier, née le 16 janvier 1768 à Montjean (Maine-et-Loire). 
  • Marie Gingueneau-Coiffard, née vers 1739 à ?
  • Marie Lardeux, née vers 1748 à ? 
  • Marie Piou-Supiot, née le 19 mai 1755 à Montrevault (Maine-et-Loire).
  • Marie Rechard, née le 29 avril 1763 à Montjean (Maine-et-Loire).
  • Marie Roger-Chartier, née le 14 janvier 1727 à Montjean (Maine-et-Loire).
  • Marie-Geneviève Poulain de la Forestrie, née le 3 janvier 1741 à Lion-d’Angers (Maine-et-Loire).
  • Marthe Poulain de la Forestrie, née le 2 octobre 1743 à Lion-d’Angers (Maine-et-Loire).
  • Perrine Bourigault, née le 7 août 1743 à Montjean (Maine-et-Loire).
  • Perrine Laurent, née le 2 septembre 1746 à Louvaines (Maine-et-Loire).
  • Perrine Pottier-Turpault, née le 26 avril 1750 à Cléré-sur-Layon (Maine-et-Loire).
  • Pierre Delépine, né le 24 mai 1732 à Marigné (Maine-et-Loire).
  • Renée Bourgeais-Juret, née le 12 novembre 1751 à Montjean (Maine-et-Loire).
  • Renée Rigault-Papin, née le 14 mai 1750 à Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire).
  • Renée Sechet-Davy, née le 28 décembre 1753 à Montjean (Maine-et-Loire).

 

 

On remarquera dans ces groupes : deux Religieuses des Filles de la Charité, et quatre hommes ; toutes les autres sont des veuves, des épouses, des mères, des jeunes filles.

Tous ces Martyrs ont été béatifiés en 1984. Le «chef de file» de ces quatre-vingt dix-neuf Bienheureux est le prêtre Guillaume Repin, commémoré le 2 janvier.

La notice d'aujourd'hui concerne les seuls Martyrs d'Avrigné, qui furent fusillés en cinq jours différents entre janvier et avril 1794 : les 12 et 18 janviers, les 1er et 10 février, et le 16 avril. Pour faciliter la recherche, on a répété cette notice en ces cinq jours.

Les Bienheureux sont mentionnés au Martyrologe à leur dies natalis, parfois avec de petites altérations orthographiques.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 23:00

Benoît-Joseph Labre

1748-1783

 

Né le 25 mai 1748 à Amettes (Boulogne-sur-Mer, Pas-de-Calais), Benoît-Joseph était l’aîné des quinze enfants de parents chrétiens, qui vivaient de leur terre et d’un petit commerce de mercerie.

Le nom de Benoît-Joseph lui fut donné par son parrain, un saint prêtre de la famille.

Le garçon apprit à développer de bonnes qualités pour modérer les moins bonnes : la douceur et l’obéissance dominèrent sa vivacité. Très tôt il sut recevoir des mortifications sans se plaindre, comme lorsqu’un domestique du presbytère le maltraita sans raison (car il arrive que ces braves gens se croient un peu plus maîtres de céans que leurs «patrons» et finissent par n’en faire qu’à leur tête). 

Benoît-Joseph avait le cœur ouvert aux malheureux, aux étrangers de passage ; il s’imposa des pénitences sévères, comme de dormir la tête sur une planche, de pratiquer l’abstinence avant même l’âge autorisé par l’Eglise.

Dès seize ans, il pensa à la vie religieuse. Commença alors pour lui une série de démarches et de voyages infructueux. Benoît-Joseph se sentait attiré par la vie des Trappistes. Sa famille s’y opposait, son confesseur l’en dissuadait aussi ; on lui suggéra la Chartreuse, mais Benoît-Joseph n’y trouva jamais la paix.

Pendant quelques années, il fut ainsi aux Chartreuses de Val-Sainte, Neuville ; aux Trappes de Mortagne (Normandie), de Sept-Fonts… toujours à pied.

Ces échecs successifs l’amenèrent à comprendre qu’il devait vivre son idéal trappiste dans le monde, dans l’abnégation totale, dans la vie d’oraison, la pauvreté et la pénitence. Il devint un perpétuel pèlerin, et voyagea à travers l’Europe, de sanctuaire en sanctuaire, édifiant partout les fidèles et le clergé par son humilité, sa piété, malgré l’aspect repoussant de ses haillons. On a dit que par pénitence il ne s’était plus jamais lavé de sa vie.

Son bagage consistait en trois livres : le Nouveau-`Testament, l’Imitation de Jésus-Christ, le Bréviaire. Il portait sur la poitrine un crucifix, au cou un chapelet et dans ses mains le rosaire.

D’après les souvenirs de ses passages en divers lieux, on a pu estimer qu’il parcourut à pied quelque vingt-cinq mille kilomètres. Il fit par exemple onze fois le pèlerinage de Rome à Loreto.

Ses trajets le portèrent à : Paray-le-Monial (Saône-et-Loire, où apparut le Sacré-Cœur), Tarare (Lyon, où les Capucins le prirent pour un espion et le jetèrent), Dardilly (où l’accueillit le père de Jean-Marie Vianney), Chieri (Piémont, d’où il écrivit pour la dernière fois, à ses parents) ; Loreto, Assise, Rome, Fabriano (au tombeau de saint Romuald)…

On sait qu’il parcourut l’Italie (Bari, Cossignano, Vérone), la Suisse, l’Allemagne, la France (Reims, Moulins, Aix-en-Provence, Nancy, Paris, Gray), l’Espagne (Barcelone, Burgos, Saint-Jacques de Compostelle)…

A Bari (Italie du sud), ému d’entendre les plaintes des prisonniers, il mit son chapeau à terre et commença à chanter les Litanies de Lorette : il recueillit ainsi des aumônes des passants touchés, et les fit remettre aux prisonniers.

Il multiplia le pain pour des pauvres, guérit un malade, sauva de la noyade un enfant (alors qu’il n’avait jamais appris à nager) ; parfois, on parlait de lui et il s’effaçait bien vite ; parfois, on le recevait mal aussi. Jamais une plainte…

Il eut le don de prophétie : plusieurs fois il parla des «prochains» événements qui allaient s’abattre sur la France, et l’on comprit plus tard qu’il entrevoyait les horreurs de la Révolution. La onzième fois qu’il fut à Loreto, il annonça qu’il n’y serait pas l’année suivante, «devant regagner sa patrie», sa patrie céleste.

On lui observa aussi le don de bilocation, car il fut remarqué par des témoins simultanément en deux endroits différents. Quand l’un d’eux lui en posa alors la question précise, l’humble pèlerin, «pris la main dans le sac», baissa la tête sans rien répondre.

Il eut des extases, élevé de terre dans une position sans équilibre, pendant des heures entières.

Benoît-Joseph sentit sa mort approcher. Il mourut le Mercredi Saint 16 avril 1783, ayant pour une fois accepté l’hospitalité d’un boucher qui le connaissait et qui le reçut chez lui. Il s’éteignit dans la soirée.

Tout Rome répétait : ‘E morto il Santo ! Le Saint est mort !

Il fut inhumé dans l’église de Sainte-Marie-aux-Monts, où on l’avait si souvent vu en prière.

Benoît-Joseph Labre fut béatifié en 1860, et canonisé en 1883, un siècle après sa mort.

 

 

Benoît-Joseph Labre

1748-1783

 

Né le 25 mai 1748 à Amettes (Boulogne-sur-Mer, Pas-de-Calais), Benoît-Joseph était l’aîné des quinze enfants de parents chrétiens, qui vivaient de leur terre et d’un petit commerce de mercerie.

Le nom de Benoît-Joseph lui fut donné par son parrain, un saint prêtre de la famille.

Le garçon apprit à développer de bonnes qualités pour modérer les moins bonnes : la douceur et l’obéissance dominèrent sa vivacité. Très tôt il sut recevoir des mortifications sans se plaindre, comme lorsqu’un domestique du presbytère le maltraita sans raison (car il arrive que ces braves gens se croient un peu plus maîtres de céans que leurs «patrons» et finissent par n’en faire qu’à leur tête). 

Benoît-Joseph avait le cœur ouvert aux malheureux, aux étrangers de passage ; il s’imposa des pénitences sévères, comme de dormir la tête sur une planche, de pratiquer l’abstinence avant même l’âge autorisé par l’Eglise.

Dès seize ans, il pensa à la vie religieuse. Commença alors pour lui une série de démarches et de voyages infructueux. Benoît-Joseph se sentait attiré par la vie des Trappistes. Sa famille s’y opposait, son confesseur l’en dissuadait aussi ; on lui suggéra la Chartreuse, mais Benoît-Joseph n’y trouva jamais la paix.

Pendant quelques années, il fut ainsi aux Chartreuses de Val-Sainte, Neuville ; aux Trappes de Mortagne (Normandie), de Sept-Fonts… toujours à pied.

Ces échecs successifs l’amenèrent à comprendre qu’il devait vivre son idéal trappiste dans le monde, dans l’abnégation totale, dans la vie d’oraison, la pauvreté et la pénitence. Il devint un perpétuel pèlerin, et voyagea à travers l’Europe, de sanctuaire en sanctuaire, édifiant partout les fidèles et le clergé par son humilité, sa piété, malgré l’aspect repoussant de ses haillons. On a dit que par pénitence il ne s’était plus jamais lavé de sa vie.

Son bagage consistait en trois livres : le Nouveau-`Testament, l’Imitation de Jésus-Christ, le Bréviaire. Il portait sur la poitrine un crucifix, au cou un chapelet et dans ses mains le rosaire.

D’après les souvenirs de ses passages en divers lieux, on a pu estimer qu’il parcourut à pied quelque vingt-cinq mille kilomètres. Il fit par exemple onze fois le pèlerinage de Rome à Loreto.

Ses trajets le portèrent à : Paray-le-Monial (Saône-et-Loire, où apparut le Sacré-Cœur), Tarare (Lyon, où les Capucins le prirent pour un espion et le jetèrent), Dardilly (où l’accueillit le père de Jean-Marie Vianney), Chieri (Piémont, d’où il écrivit pour la dernière fois, à ses parents) ; Loreto, Assise, Rome, Fabriano (au tombeau de saint Romuald)…

On sait qu’il parcourut l’Italie (Bari, Cossignano, Vérone), la Suisse, l’Allemagne, la France (Reims, Moulins, Aix-en-Provence, Nancy, Paris, Gray), l’Espagne (Barcelone, Burgos, Saint-Jacques de Compostelle)…

A Bari (Italie du sud), ému d’entendre les plaintes des prisonniers, il mit son chapeau à terre et commença à chanter les Litanies de Lorette : il recueillit ainsi des aumônes des passants touchés, et les fit remettre aux prisonniers.

Il multiplia le pain pour des pauvres, guérit un malade, sauva de la noyade un enfant (alors qu’il n’avait jamais appris à nager) ; parfois, on parlait de lui et il s’effaçait bien vite ; parfois, on le recevait mal aussi. Jamais une plainte…

Il eut le don de prophétie : plusieurs fois il parla des «prochains» événements qui allaient s’abattre sur la France, et l’on comprit plus tard qu’il entrevoyait les horreurs de la Révolution. La onzième fois qu’il fut à Loreto, il annonça qu’il n’y serait pas l’année suivante, «devant regagner sa patrie», sa patrie céleste.

On lui observa aussi le don de bilocation, car il fut remarqué par des témoins simultanément en deux endroits différents. Quand l’un d’eux lui en posa alors la question précise, l’humble pèlerin, «pris la main dans le sac», baissa la tête sans rien répondre.

Il eut des extases, élevé de terre dans une position sans équilibre, pendant des heures entières.

Benoît-Joseph sentit sa mort approcher. Il mourut le Mercredi Saint 16 avril 1783, ayant pour une fois accepté l’hospitalité d’un boucher qui le connaissait et qui le reçut chez lui. Il s’éteignit dans la soirée.

Tout Rome répétait : ‘E morto il Santo ! Le Saint est mort !

Il fut inhumé dans l’église de Sainte-Marie-aux-Monts, où on l’avait si souvent vu en prière.

Benoît-Joseph Labre fut béatifié en 1860, et canonisé en 1883, un siècle après sa mort.

 

 

On pourra remarquer qu’en 1984, à peu près deux siècles après la mort de saint Benoît-Joseph Labre, furent béatifiés les Martyrs d’Avrillé : quatre-vingt dix-neuf victimes de la Révolution française, qu’avait prophétisée le Saint. Parmi ces victimes se trouvent vingt-six Martyrs laïcs, deux hommes et vingt-quatre femmes, fusillées ce même 16 avril en 1794, onze ans après la mort de saint Benoît-Joseph.

 Au moment de la canonisation de saint Benoît-Joseph Labre, le poète français, Paul Verlaine, écrivit ce sonnet en son honneur :


 Comme l’Église est bonne en ce siècle de haine,

 D’orgueil et d’avarice et de tous les péchés,

 D’exalter aujourd’hui le caché des cachés,

 Le doux entre les doux à l’ignorance humaine,

 

Et le mortifié sans pair que la Foi mène,

 Saignant de pénitence et blanc d’extase, chez

 Les peuple et les saints, qui, tous sens détachés,

 Fit de la Pauvreté son épouse et sa reine,

 

Comme un autre Alexis, comme un autre François,

 Et fut le Pauvre affreux, angélique, à la fois

Pratiquant la douceur, l’horreur de l’Évangile !

 

Et pour ainsi montrer au monde qu’il a tort

Et que les pieds crus d’or et d’argent sont d’argile,

Comme l’Église est tendre et que Jésus est fort !


 

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 23:00

Turibius du Mans

1er ou 3e ou 5e siècle

 

Saint Turibius fut évêque au Mans, à une époque qu’on met en doute : 1er siècle, 3e siècle, 5e siècle ?

Il aurait été le deuxième évêque du Mans, après en avoir été archidiacre.

Des monastères, des églises, et des miracles, lui ont été attribués.

Des reliques de lui ont été portées à Paderborn (Allemagne).

Il fut inséré au 16 avril, sans doute par affinité avec l’autre Turibius, évêque d’Astorga, mais ne se trouve plus dans le Martyrologe romain.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 23:00

Turibius de Astorga

† 460

 

Saint Turibius fut choisi en 420 pour être évêque à Astorga (León).

Il se mit en devoir de combattre énergiquement l’hérésie priscillianiste, que son prédécesseur soutenait.

Priscillianus, évêque à Avila, prétendait que les trois Personnes de la Sainte Trinité n’en étaient qu’une ; il prônait une ascèse excessive, comme le jeûne même le dimanche et l’abstinence totale du mariage ; on l’accusa aussi de magie. Il fut condamné et même mis à mort par l’autorité ecclésiastique (385). 

Il faut sans doute admettre que les partisans de Priscillianus avaient adopté des positions beaucoup plus radicales et dangereuses que celles de leur «fondateur». 

Saint Turibius obtint l’appui du pape, Léon le Grand. Un synode confirma ses décisions.

Il eut la sainte et audacieuse initiative d’insérer dans le Credo le fameux terme Filioque, voulant par là bien rappeler à tous les fidèles que le Saint Esprit procède du Père et du Fils.

Mort un 16 avril d’une année proche de 460, il est le patron principal d’Astorga.

 

 

Il y a un autre saint Turibius, évêque au Mans et commémoré le même jour.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 23:00

Basilissa et Anastasia de Rome

1er siècle

 

Sur ces deux Martyres romaines, les informations sont un peu maigres et, peut-être aussi, douteuses.

Ces deux saintes femmes auraient été parmi les premières converties par la prédication de saint Pierre et/ou saint Paul.

Après le martyre des Apôtres, elles leur auraient donné la sépulture et, pour ce fait, auraient été dénoncées auprès de l’empereur Néron.

Etant donné d’une part que les Apôtres Pierre et Paul n’ont pas reçu le martyre au même moment, et que d’autre part saint Pierre semble avoir subi ce martyre le 29 juin, il pourrait être étonnant que la dénonciation et l’arrestation aient eu lieu presque un an après, en avril. Peut-être ont-elles enseveli les corps d’autres Martyrs…

Seules ces Martyres pourraient, si elles le voulaient bien, nous renseigner mieux par quelque révélation… 

Basilissa et Anastasia auraient donc reçu à leur tour la palme du martyre par la décapitation, le 15 avril.

Elles ne sont pas mentionnées au Martyrologe Romain.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 23:00

César de Bus

1544-1607

 

Né à Cavaillon (Vaucluse) le 3 février 1544, de Jean-Baptiste de Bus, consul de la ville, et d’Anne de la Marche, César fut le septième de treize enfants.

Il étudia sur place avant d’aller chez les pères Jésuites en Avignon.

On parle aussi d’un séjour (ou d’un passage) à la cour de la reine Catherine de’ Medici, qu’il n’apprécia pas énormément.

A dix-huit ans, il s’engagea dans l’armée du roi et prit part aux conflits contre les Huguenots.

C’est ainsi qu’il participa au «massacre de la Saint-Barthélemy» le 24 août 1572 ; il devait rejoindre l’armée pour le siège de La Rochelle en 1573, mais une sérieuse maladie l’en empêcha.

Il vécut à Paris pendant trois ans, s’adonnant à la poésie et à la peinture, et menant une vie quelque peu dissipée où il sembla avoir oublié ce qu’il avait reçu de ses parents dans son enfance.

Quand Henri IV entra dans Paris, il retourna à Cavaillon.

En 1575, à la mort de son frère, chanoine de Salon, il choisit la voie ecclésiastique, mais plus pour la position sociale et les revenus qu’il en retirerait. Mais bientôt, la grâce le toucha un soir où, se rendant à un bal masqué, il aperçut une effigie de la Madonne devant laquelle brûlait une veilleuse. Il se souvint qu’une amie priait pour lui ; il réalisa en un instant qu’il ne pouvait pas attendre sa dernière heure pour se convertir sérieusement. Sur place, il changea toute sa vie. Il semble qu’il ait aussi bénéficié là des conseils du sacristain. César désormais vint assister chaque matin à la Messe.

Bientôt, l’évêque d’alors le nomma chanoine de la cathédrale (Saint-Véran) et l’ordonna prêtre en 1582.

Il se passionna pour saint Carlo Borromeo (v. 4 novembre), dont il souhaita imiter le zèle pour la catéchèse, qu’il enseigna à Aix-en-Provence aux enfants, mais aussi aux adultes, qui en avaient bien besoin. Saint François de Sales l’apprécia beaucoup.

En 1592 César fonda la congrégation des Pères de la Doctrine Chrétienne, dont la mission devait s’exercer dans toute la région pour la catéchèse. Il fonda aussi les Filles de la doctrine chrétienne, plus tard appelées Ursulines de Provence. Les Pères de la Doctrine Chrétienne, appelés aussi Doctrinaires, furent approuvés par le pape en 1597. En France, ils furent supprimés au moment de la Révolution, mais une branche survécut et refleurit en Italie, en France et au Brésil.

César devint aveugle en 1594. C’est avec cette infirmité qu’il passa les treize dernières années de sa vie, avant de s’éteindre le jour de Pâques, 15 avril 1607, en Avignon.

Ses reliques sont à Rome, en l’église Santa Maria in Monticelli.

Quand il fut béatifié en 1975, des membres de sa famille assistaient à la cérémonie.

En 2020, a été signé le décret pontifical reconnaissant l’authenticité d’un miracle, ouvrant ainsi la voie à la canonisation.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 23:00

Jozef de Veuster

1840-1889

 

Jozef (Jef) de Veuster est né le 3 janvier 1840 à Ninde (Tremelo), dans le Brabant flamand en Belgique, il est l’avant-dernier des quatre fils et quatre filles de Frans de Veuster, un marchand de maïs, et d'Anna-Katrien Wouters. Lorsque la ferme et le commerce de grains rapportent moins, Frans gagne l'Autriche avec un des frères aînés de Jef. Ils y récoltent des sangsues qu'ils vendent ensuite en Belgique. À cette époque, les sangsues étaient encore couramment utilisées dans les hôpitaux pour effectuer les saignées.

Deux des sœurs de Jef entrent au couvent. Son frère Auguste se destine également à une vie dans les ordres religieux. Il n'est dès lors pas étonnant que Frans, le père, place tous ses espoirs en Jef pour qu'il reprenne un jour l'affaire familiale.

Jef se révèle un garçon plein de santé. Il n'a pas peur de mettre la main à la pâte. Il est courageux. Un jour, il sauve de l'étang un ami qui était tombé à travers la glace alors qu'ils patinaient ensemble. Son intrépidité risque aussi de lui jouer de mauvais tours. L'un de ses jeux favoris consiste en effet à sauter du haut d'un talus dans la benne d'une charrette qui passe à toute allure ; un jour, Jef saute trop tôt et se retrouve sous les roues du véhicule. Il en gardera des douleurs au dos et une blessure à l'œil.

Jef commence l'école à l'âge de six ans dans la ville de Werchter, et non à Tremelo. Maître Bols est un instituteur remarquable et exigeant. Le niveau en classe est très élevé et Maître Bols est sévère. Il ordonnera plus d'une fois à Jozef de porter le bonnet d'âne. Il arrive également assez souvent que Jef soit en retard à l'école à cause de ses jeux interminables sur le chemin de halage le long de la Dyle. Il lui est même parfois impossible de se rendre à l'école parce que la route est inondée.

Une des histoires que lui raconte sa mère le soir, est celle des frères Saint Côme et Saint Damien. Ces jumeaux médecins seront persécutés, torturés et finalement décapités en l'an 304. C’est en pensant à eux que plus tard Jef prendra le nom de Damien.

En 1847, Mélanie, la plus jeune soeur de Jef, meurt du choléra. C’est ensuite Eugénie, devenue entre-temps Soeur Alexis, qui décède en 1854. Pauline, la soeur de Jef, décide alors de prendre la place d’Eugénie au couvent. Son frère Auguste se découvre également une vocation religieuse. Il entrera au monastère pour rejoindre la Société des Sacrés Cœurs, aussi appelée « Congrégation de Picpus ». Auguste est, en fait, le frère que Jef admire depuis qu’il est tout petit. 

Après avoir suivi l'enseignement primaire en flamand dans une école de Werchter, un village voisin, Jef est envoyé en 1858 à Braine-le-Comte pour y améliorer son français et pouvoir ainsi reprendre plus tard la ferme familiale. C’est du moins ce qu’espère son père Frans, mais les études et le climat de l’internat ne réussissent vraiment pas à Jef. Pourtant sa vocation mûrit, il s’attache à son frère Auguste, devenu maintenant Pamphile.

Finalement, le 4 janvier 1859, quand il vient de fêter son dix-neuvième anniversaire, il arrive à Louvain pour demander son admission chez les Pères des Sacrés-Cœurs de Picpus, un ordre missionnaire chrétien. Il commence son noviciat en février 1859, et prend pour nom Damien. Il suit ainsi les pas d'Auguste, son frère aîné. C’est un gros sacrifice pour les parents, qui cependant acceptent courageusement l’épreuve.

Jef mise le tout pour le tout pour réaliser son rêve. Il travaille comme un damné aux tâches du monastère et dans ses études. Il impressionne ses supérieurs par son assiduité. Il étudie le latin et le français. Afin de récupérer son retard, il se lève tous les jours à 3 heures du matin et ne va se coucher que très tard le soir, accablé de fatigue. Il consacre chacun de ses temps libres à la prière.

À la fin de son noviciat à Louvain, Damien est envoyé à Paris (au couvent de la rue de Picpus). Il y prononce ses vœux le 7 octobre 1860. Il fait "du latin et du grec du matin au soir" écrit-il à ses parents.

En septembre 1861, il est de retour à Louvain pour les études de philosophie et théologie qui le préparent plus immédiatement au sacerdoce. Elles sont brusquement interrompues...

En octobre 1863, un groupe de missionnaires est prêt à partir pour les îles du Pacifique. Auguste (en religion père Pamphile, qui vient d'être ordonné prêtre) devrait en faire partie. Mais il tombe gravement malade, sans doute du typhus. Damien se porte immédiatement volontaire pour le remplacer. Son offre est acceptée. Après un dernier pèlerinage — en famille — à Notre-Dame de Montaigu, il part pour Brême et Paris. Il embarque le 29 octobre 1863 sur le trois-mâts R.W. Wood avec 5 confrères et 10 sœurs. 

Le 19 mars 1864, à 24 ans, il débarque à Honolulu. Ce qui le frappe d'abord c'est l'accueil chaleureux des habitants et leur ferveur. Très vite, l’évêque le prend en considération et veut l’ordonner : quelques jours après la Pentecôte, le 21 mai de la même année, Damien est ordonné prêtre dans la cathédrale d'Honolulu avec deux autres séminaristes. Désormais il signe ses lettres du seul titre qui lui tient à cœur : prêtre-missionnaire.

Comme première mission le jeune prêtre est envoyé dans le district de Puna, au sud-est de l'ile d'Hawaï, littéralement au pied du volcan Kilauea. Il est presque toujours en route, visitant les communautés chrétiennes, baptisant et construisant des chapelles. Il partage la vie des habitants, apprend leur langue, mais fait peu de conversions, car les habitants sont attachés à leur déesse Pélé, déesse du volcan.

Pour aider un confrère surchargé il demande et obtient en 1866 son transfert dans les districts de Kahola et Hamakua, où il reprend pendant neuf années ses tournées pastorales. Mais il s'y retrouvera seul prêtre et il lui coûte beaucoup de n'avoir personne à qui se confesser. Le catéchisme, quatre écoles catholiques à superviser et surtout la construction de chapelles l'occupent. Pour les chapelles il obtient l'aide d'un frère religieux. C’est là qu’on lui donne le surnom de «prêtre-menuisier». 

Le Père Damien vit la hantise des âmes qui se perdent faute de baptême. La compétition avec les protestants, avec lesquels les conflits sont fréquents, fait partie de l'effort missionnaire. Kawaihae, Waiapuka, Waipio (1867) Kapulena (1868), Halawa (1870) sont quelques-unes de ces chapelles construites ou réparées. Les fidèles doivent participer au projet de «leur» chapelle, financièrement ou autrement.

Pour freiner la propagation de la lèpre, le gouvernement avait décidé, en 1865, de créer un léproserie à Molokai, une île voisine, et d'y déporter tous ceux qui étaient atteints de ce mal alors incurable. Leur sort préoccupe les autorités religieuses.

Le 4 mai 1873 l'évêque lance un appel aux missionnaires. Il cherche des volontaires pour se rendre à tour de rôle apporter un secours spirituel aux lépreux de l'ile de Molokai. Damien se trouve parmi les quatre volontaires choisis. Le 10 mai, le père Damien et un autre confrère débarquent à Molokai, sa “patrie” définitive. 

Les malades qui arrivent par navires entiers à Molokai demandaient à grands cris d’avoir un prêtre avec eux. Pendant sept ans bien des malheureux sont morts sans recevoir soit le baptême, soit le sacrement des malades. Damien est accueilli par ces êtres vivants en putréfaction, dont l’odeur est tellement nauséabonde qu’il ne pourra s’empêcher de la masquer un peu qu’en fumant la pipe.

Dans cet enfer, Damien devient le pasteur des huit-cents lépreux, ainsi que leur médecin. Les progrès de la maladie sont rapides et effrayants, la mortalité élevée. “Kamiano” partage leur vie et est amené à prendre en mains les problèmes matériels de ses fidèles. Peu à peu, il construit une vraie communauté, organisant la vie sociale, éducative et religieuse de ses lépreux. avec une église, des chemins, un hôpital, une école, un orphelinat. Il s'identifie à eux : «Nous autres lépreux», écrit-il dans ses lettres. Il considère les enfants comme les siens, et les laisse jouer avec sa pipe…

Son amour évangélique pour les lépreux force l'admiration, y compris celle d'un médecin agnostique, Arthur Mouritz qui visite régulièrement l'île entre 1883 et 1888. Il lui rendra un vibrant témoignage. Les protestants également sont admiratifs même si le Père Damien n'est pas tendre pour eux : “Les hérétiques sont toujours en embuscade pour surprendre mes pauvres chrétiens”. Son catholicisme intransigeant ne l'empêche pas de voir le bien que font certains protestants, comme ce luthérien allemand, représentant du gouvernement dans la léproserie de Molokai. Sa réaction est typique : «Il n'a plus qu'un petit pas à faire pour être tout à fait catholique».

En octobre 1881, Damien reçoit la plus haute décoration hawaïenne. Dans la lettre qui accompagne la décoration de Chevalier-Commandeur de l'Ordre royal de Kalakaua, la princesse Liliuokalani, alors régente du Royaume de Hawaï, lui exprime en termes très chaleureux sa profonde admiration. À en juger par la mention qu'il en fait dans ses lettres, Damien est touché par cette reconnaissance publique de son œuvre.

En décembre 1884, le docteur Arning informe le père Damien : il est atteint par la lèpre. Le diagnostic est confirmé en janvier 1885. Il en parle à son ami Charles Stoddard : «Je suis réputé moi-même attaqué de la terrible maladie. Les microbes de la lèpre se sont finalement nichés dans ma jambe gauche et dans mon oreille. Ma paupière commence à tomber».

Au début de 1886 la nouvelle fait rapidement le tour du monde. Des volontaires arrivent à Molokai : l'abbé Conrardy en mai 1888 et trois religieuses franciscaines en novembre. Damien n'accepte pas facilement ce qui lui arrive. Il était tellement convaincu d'être protégé par la Vierge Marie pour qui il a une dévotion sans bornes ! Dans sa correspondance il évite d'abord le mot lèpre. Après quelques mois, il se résigne et fait face avec courage. Dans une lettre à son provincial : «Il n'y a plus de doute pour moi : je suis lépreux». Homme de foi, il ajoute «Que le Bon Dieu soit béni !»

A l'épreuve physique s'ajoute une épreuve morale. Son compagnon lui est retiré. Damien est de nouveau seul prêtre à Molokai. Plus grave encore - la lèpre étant souvent associée à la syphilis à l'époque - il est soupçonné d'avoir rompu son vœu de chasteté. Il accepte de se soumettre à un examen médical (par le docteur Arning) qui se révèle négatif. Finalement, son supérieur restreint drastiquement ses visites et contacts à Honolulu. Damien est un homme très seul, soutenu cependant par l'amour de ses lépreux. Il l'écrit lui-même dans ses lettres : plus que la lèpre ce sont les soupçons et incompréhensions de ses supérieurs qui le font souffrir.

Damien continue cependant ses activités pastorales comme de développement des deux villages sous sa responsabilité, Kalawao et Kalaupapa : canalisations d'eau, agrandissement de l'hôpital, route entre les deux villages, reconstruction de l'église. Médicalement il s'observe et s'analyse, communiquant ses idées sur la propagation de la lèpre. 

Avec quatre collaborateurs, il continue ainsi d'assumer sa mission même s’il ne peut déjà plus célébrer la messe depuis plusieurs mois. Le 12 février 1889 il écrit une dernière lettre à son frère, le Père Pamphile : «Je suis toujours heureux et content, et quoique bien malade, je ne désire que l'accomplissement de la sainte volonté du bon Dieu…» Il se confesse une dernière fois le 30 mars et meurt le 15 avril 1889, à Kalaupapa sur l’île de Molokai (Hawaï) à l'âge de 49 ans.

Lui qui avait fabriqué presque quatre mille cercueils pour ses lépreux, il sera maintenant enseveli dans un cercueil fabriqué par eux et porté par six d’entre eux, escorté par la fanfare des lépreux qu’il avait mise sur pied, et inhumé à l’ombre du pandanus sous lequel il avait passé sa première nuit, dix-sept ans plus tôt. 

Son corps sera cependant rapatrié en Belgique par le Mercator en 1936, et terminera son long périple à Louvain, où il est inhumé dans la crypte de l'église Saint-Antoine.

En 1945, le Mahatma Gandhi rend hommage à l'héroïsme du Père Damien : «Le monde politique et journalistique ne connait pas de héros dont il peut se glorifier et qui soit comparable au père Damien de Molokai».

Lorsque Hawaï accède à la fédération des États-Unis, ce sont les statues du roi Kamehameha († 1959) et du Père Damien que ce nouvel état choisit de placer au Capitole de Washington comme «personnes ayant joué un rôle important dans son histoire».

En 1989, la Belgique organise l'année Damien. La ville de Tremelo a fait une fête en l'honneur de Damien. 

Le 4 juin 1995, il est béatifié par le Pape Jean-Paul II. Après cette cérémonie une relique (main droite) du père Damien a été transférée à Molokaï et y a été enterrée le 22 juillet 1995 à Kalawao.

Benoît XVI l'a canonisé le 11 octobre 2009. Barack Obama affirme le jour même son "admiration" pour la vie du père Damien de Molokai.

 

Il est de coutume de fêter un bienheureux ou un saint le jour de sa mort, ou Dies Natalis, anniversaire de sa naissance au ciel. Pour saint Damien de Molokaï, mort un 15 avril, il en va autrement. Tandis que le Martyrologe mentionne régulièrement Jozef de Veuster ou Père Damien au 15 avril, pour mettre en relief la figure de Damien et pour éviter que sa fête liturgique ne tombe lors des fêtes de Pâques, Jean-Paul II a choisi la date du 10 mai, jour qui correspond à l'arrivée du Père Damien à la léproserie de Molokaï en 1873.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 23:00

Milhey, Kukley, Nizilon

† 1342

 

Milhey et Kukley étaient deux frères Lituaniens. Avec leur ami Nizilon, ils proposèrent leurs services au grand duc, Olgerd, qui en fit volontiers ses chambellans, en raison de leur intelligence et de leur candeur.

Ils furent évangélisés par un missionnaire, un certain Nestor, qui leur donna au baptême, respectivement, les noms de Jean, Antoine et Eustache.

Tout se passa bien, tant que les trois amis pratiquaient leur religion discrètement. Un jour cependant, ils refusèrent de manger la viande qu’on leur servait un vendredi ou une veille de fête où l’on observait l’abstinence, ce qui irrita profondément le duc.

Ils furent mis en prison, maltraités et condamnés à mort.

On les pendit sur la place centrale de Vilnius, à la branche d’un chêne qui servait là de potence.

Ils moururent à des jours différents, Milhey-Jean le 24 avril, Kukley-Antoine le 14 juin, Nizilon-Eustache le 13 décembre, de l’année 1342.

Les moines de Saint-Basile ensevelirent leurs corps dans leur église et le patriarche les fit honorer comme Saints.

Une fête commune les honore comme patrons de Vilnius le 14 avril.

 

L’actuel Martyrologe ne les mentionne pas.

 
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 23:00

Valerianus, Tiburtius, Maximus

† 177

 

Valerianus passe pour avoir été l’époux très chaste de sainte Cécile, qu’on vénère le 22 novembre.

Cécile lui demanda l’absolue continence par respect pour son ange qu’elle voyait constamment près d’elle. Valerianus se convertit, accepta le baptême et put lui aussi voir cet ange.

Il convertit à son tour son frère, Tiburtius.

Tous deux, affrontant les dispositions légales, s’efforçaient de donner une digne sépulture aux Martyrs.

Dénoncés, ils furent condamnés à mort et décapités.

En chemin vers le lieu de leur martyre, ils convertirent le juge, Maximus, qui fut décapité avec eux.

 

Ce martyre eut lieu un 14 avril, probablement vers 177-180, peut-être même plus tard au troisième siècle, selon certains : dans ce cas, nos martyrs ne devraient pas avoir rapport avec sainte Cécile. 

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